Neptune

  • Planète à influence nettement collective.
  • Intuition (J’identifie et m’identifie), imagination, inspiration, dissolution, dilution, immersion, diffusion, osmose, symbiose, sublimation, transcendance, dépassement, évolution linéaire…
  • Lymphe, moelle épinière, drogues, névroses, cauchemars, traumatismes, phobies, dépressions, système immunitaire, chakras frontal et cardiaque, processus osmotiques…

Analogies : L’intuition, l’inspiration, le mystère, l’évolution; la mer, le bohème, le clairvoyant, le médium.

Correspondances anatomiques et pathologiques : Les données sont incertaines encore, néanmoins NEPTUNE semble faciliter les troubles des voies respiratoires, ceux qui sont dus à l’impureté des humeurs ou à un excès de liquide : éruptions, furonculose, pleurésie. Cette planète semble spécialement jouer un rôle capital dans les troubles mentaux et dans la toxicomanie. Tempérament lymphatique-sanguin .

Le neptunien doit surtout se méfier de tout ce qui est antinaturel et en particulier de l’alcool et des excitants.

Plan mental et spirituel : Les dispositions intellectuelles ressemblent beaucoup à celles du lunaire. NEPTUNE confère en effet, comme la LUNE, une prépondérance des facultés passives : intuition, imagination, mémoire, mais ici il y a généralement plus d’inspiration et parfois l’intuition atteint à la clairvoyance. Les tendances religieuses et mystiques sont fortement accentuées de sorte que le neptunien est peu doué pour les réalisations pratiques et se lance plutôt dans les mouvements de propagande à tendance religieuse ou humanitaire, ou encore tente-t-il sa chance dans une carrière artistique, souvent dans des rôles de collaboration. Il manifeste un intérêt très accusé pour tout ce qui touche aux choses merveilleuses, aux mystères de la vie et de la mort, aux sciences occultes, etc. Dans certains cas l’inspiration du neptunien peut jouer un rôle décisif dans les découvertes ou dans l’élaboration des théories nouvelles. Les éclairs de génie appartiennent surtout à cette planète. Fort penchant aux rêveries utopiques (principalement si cet astre est mal aspecté ).

Goûts, sentiments, passions : Le neptunien est assez doux, conciliant, serviable et très compatissant. Ses sentiments sont sincères, spontanés, profonds, parfois il y a du fanatisme de sorte que les chagrins affectifs sont parfois très douloureux et peuvent même inciter à des décisions extrêmes dans certains cas (suicide ou crime passionnel). Étant donné cette fougue et cette intensité de sentiments on pourrait croire que les affections sont indélébiles, or il n’en est rien, car NEPTUNE doit être considéré comme une planète de changements, de caprices et les sentiments peuvent disparaître aussi soudainement qu’ils sont nés.

On pourrait dire que le neptunien est capable de se ruiner aujourd’hui pour une femme qu’il quittera peut-être demain. La même chose peut d’ailleurs se produire au sujet d’une affaire ou d’une idée.

Les caractéristiques fondamentales de ce type planétaire sont donc l’instabilité, l’indécision, la suggestibilité, les emballements et les dépressions irraisonnés.

Les appétits sensuels semblent plutôt modérés lorsque NEPTUNE n’est pas affligé. Dans le cas contraire ils dépassent de beaucoup la puissance de l’organisme et pour les satisfaire le sujet est tenté de recourir aux excitants ou aux plaisirs contre nature, sans qu’il puisse y trouver la volupté recherchée, et, surtout s’il s’agit d’un désoeuvré, il risque de traîner avec lui une insatisfaction perpétuelle et les excès auxquels il se laisse aller écourtent bien souvent sa vie. En règle générale la sensualité comporte quelque chose d’anormal – défaut ou excès.

Sociabilité : On attribue parfois au neptunien un magnétisme attractif assez puissant qui le rend sympathique et partant fort sociable. D’ailleurs il aime la compagnie, il possède le don de deviner les pensées d’autrui, il pressent les personnes qui sont susceptibles de s’accorder avec lui et dans ces conditions il choisit ses relations avec un réel bonheur. En somme il ne manque pas de «sex appeal». Cependant, lorsqu’il s’agit d’un esprit supérieur, il arrive parfois que le sujet trouve difficilement un esprit aussi évolué que le sien et dans ce cas un sentiment de solitude intellectuelle peut se faire jour.

Lorsque NEPTUNE est fortement affligé on peut avoir à faire à un maniaque, à un mélancolique, à un rêveur qui ne peut sortir de ses idées fixes et qui peut devenir pour cela insupportable.

Action et réalisation : Le neptunien est certainement plus apte aux efforts intellectuels que physiques, mais même dans ce cas on dirait qu’il manque d’énergie et de régularité dans son travail, sauf dans les cas – ou les périodes – où il est mu par une idée qui lui tient à coeur, et encore cette phase d’EXALTATION ne saurait-elle durer longtemps. En règle générale il ne se distingue donc ni par son activité, ni par sa persévérance et dans la plupart des cas on peut dire qu’il est peu apte à faire preuve de sens pratique. Si l’on pouvait en faire le recensement on trouverait probablement que NEPTUNE joue un rôle de première importance dans les thèmes des «ratés», des incompris, des illuminés. Ce type planétaire, comme le type uranien, doit donc de préférence choisir une activité qui sorte un peu de l’ordinaire ou bien s’intéresser à la création ou à l’exploitation d’affaires nouvelles, de découvertes, etc.

Si NEPTUNE est Maléfique la réussite est rare; si NEPTUNE est bien disposé, le sujet peut bénéficier, au cours de sa vie de circonstances nationales ou mondiales inattendues venant le favoriser. Il doit toujours, pour faciliter son succès s’efforcer de développer son sens pratique et se méfier des conceptions trop nébuleuses. Il gagnerait à travailler avec un martien ou mercurien.

C’est évidemment dans les mouvements de propagande religieuse, mystique ou humanitaire que le neptunien se trouve particulièrement dans son élément. Tout ce qui touche à la navigation, à l’Eau peut également convenir.

Si NEPTUNE est très mal placé le destin est extrêmement chaotique.

On dit parfois que les afflictions d’URANUS et de NEPTUNE rendent le sujet particulièrement sensible aux événements Maléfiques d’ordre mondial (crises, guerres, changements sociaux, etc.) et cela semble correct.

Par contre, dans les cas favorables, NEPTUNE semble indiquer la notoriété ou même la gloire à la suite d’événements exceptionnels (un des exemples le plus typiques nous paraît être celui de Foch, qui sans être. neptunien» avait NEPTUNE au MC; or sans la guerre mondiale il est évident que le Maréchal n’aurait jamais atteint ce degré de célébrité).

En résumé le neptunien réussit (plutôt rarement) grâce à ses inspirations, a sa clairvoyance ou par suite de circonstances mondiales propices dont son intuition lui permet de tirer parti. Il échoue par manque de fermeté, par indécision et surtout par utopie.

Professions : Romancier, poète, peintre, inventeur, occultiste, clairvoyant, astrologue, magnétiseur, médecin; navigateur, marin, pécheur, explorateur, débitant de boissons, carrières coloniales.

Renseignements divers : NEPTUNE est une planète d’EAU, féminine.

On lui attribue comme domicile le signe des POISSONS et elle serait par conséquent faible dans la VIERGE. Expérimentalement son cycle est trop long pour permettre des recherches étendues.

NEPTUNE se consulte dans le thème pour évaluer la valeur de l’inspiration ou de l’intuition ainsi que les tendances mystiques. Il fournit également des indications sur les possibilités de voyages sur mer et sur les événements mystérieux ou inattendus qui peuvent se produire au cours d’une vie. Cependant il semble imprudent d’accorder à URANUS, NEPTUNE ou PLUTON la même importance qu’aux 7 planètes traditionnelles, C’est pour cela qu’il semble préférable, pour le VERSEAU et pour les POISSONS – tout en considérant URANUS pour l’un et NEPTUNE pour l’autre – de ne pas perdre de vue SATURNE et JUPITER, les maîtres traditionnels. Cette théorie des «maîtres des signes» devient quelque peu incertaine avec les nouvelles planètes aussi est-il préférable de n’avoir recours aux maîtrises qu’après avoir tiré tout le parti possible des autres éléments du thème ( signes, position en signes et Maisons, planètes prédominantes, aspects). On réduira ainsi au minimum les risques d’erreurs en attendant que le problème du domicile de PLUTON, NEPTUNE et URANUS puisse être réglé par l’observation.

Quel est le rôle de NEPTUNE dans l’horoscope?

Avez-vous une vie active en fantaisie? Vous a-t-on dit qu’il y avait une qualité hypnotique à votre personnalité? Avez-vous de la compassion pour la souffrance des autres? Êtes-vous intéressé par l’occulte et les phénomène psychique? Si vous avez répondu oui à ces questions, NEPTUNE exerce une forte influence sur votre vie.

NEPTUNE a été nommé selon le dieu romain de la mer, qui régit les océans, les rivières, les ruisseaux et les fontaines et toutes les choses cachées par la profondeur de l’Eau. En astrologie, NEPTUNE est la planète de l’idéalisme et de la spiritualité. Son royaume est le monde subconscient, la mémoire cachée, l’intuition et la clairvoyance.

L’action positive de NEPTUNE se démontre dans le mystère, l’imagination artistique, les rêves et les visions. Son action positive est caractérisée par la déception, la confusion, la fraude, la trahison et la honte. NEPTUNE régit un vaste domaine de l’activité humaine: les films, le théâtre, la danse et la poésie jusqu’à l’hypnose et les anesthésies, les hôpitaux, les institutions et les prisons, les poisons et les drogues.

La position de la planète indique le type d’idéal et de but vous avez, si vous avez des talents psychiques ou des visions et si vous possédez une personnalité magnétique auquel les gens répondent. L’influence de NEPTUNE apporte une grande profondeur de compréhension, des dons extrasensoriels et un génie créatif. Non comme le pouvoir d’URANUS, soudain et imposant, le pouvoir de NEPTUNE est subtile et éthérique, apportant l’inspiration et provenant d’un autre monde. Plusieurs affirment que NEPTUNE peut mettre quelqu’un en contact avec un haut niveau de conscience. Lorsque cette planète est bien placée dans l’horoscope, la personne est alors impliquée dans le mysticisme, les phénomènes psychiques et l’interprétation des rêves. Lorsque NEPTUNE est mal positionné, la personne ne peut séparer la fantaisie de la réalité. Elle recherche à résoudre ses problèmes dans la drogue et l’alcool et même peut démontrer des tendances criminelles.

Comme les autres planètes modernes (PLUTON et URANUS), NEPTUNE a une forte influence sur la génération. Parce qu’elle se déplace si lentement dans le zodiaque, NEPTUNE prend approximativement 14 ans par signe. En 1846, lorsque NEPTUNE a été découverte, ce fut un temps pour un renouveau spirituel, l’hypnose devint un traitement médical, et les anesthésiques ont fait leur apparition. Dix ans plus tard, Sigmund Freud est né. Au cours de sa vie, les théories de Freud sur l’inconscient collectif et la nouvelle science de la psychanalyse ont révolutionné les traitements des désordres mentaux et ont changé la façon dont les êtres humains se percevaient.

Dans les années 60, NEPTUNE étaient en SCORPION. Au cours de cette période nous avons vu l’arrivée de la génération de drogués. De 1970 à 1984, alors que NEPTUNE traversait le signe du SAGITTAIRE, nous avons vu une nouvelle façon d’aborder des idéaux plus libéraux et une plus grande liberté individuelle.

Parce que NEPTUNE a une influence sur la génération, vous partagez les caractéristiques de NEPTUNE avec les gens de votre époque. Le signe où il est situé détermine comment vous et votre génération influenceront l’histoire. L’influence de NEPTUNE peut être perçu plus clairement par les historiens une fois que l’ère est passée.

NEPTUNE DANS LES DOUZE MAISONS

Neptune dans l’Ascendant ou Première Maison. Neptune est, de sa nature, occulte, prophétique et spirituel. L’Ascendant signifie le corps physique au moyen duquel nous fonctionnons dans le monde terrestre. En combinant ces idées, nous voyons que Neptune placé dans l’Ascendant donnera un corps particulièrement sensitif, capable de percevoir les vibrations les plus subtiles de la nature; et, en accord avec les aspects que la planète reçoit, ces vibrations seront bonnes, mauvaises ou indifférentes. Neptune fort et en bon aspect avec le Soleil, Jupiter ou Uranus, annonce une nature latente intensément mystique.

Que cette nature se développe ou non dépend des occasions et du milieu. Neptune affligé, indique une mentalité inférieure, peut-être même la folie, en tout cas, une nature fantasque, romanesque, et en général peu pratique, du moins au point de vue courant. Les facultés transcendantes prophétiques de clairvoyance sont généralement développées à un haut degré lorsque Neptune, dans la Première Maison, ne reçoit pas d’affliction; il donne alors l’amour de l’art, de la musique, du luxe, de tout ce qui fait la valeur et la saveur de la vie. Mais s’il est affligé dans la Première Maison il marque une nature indolente, indécise, changeante, de goûts, de désirs pervers qui incitent à des actions imprudentes pouvant entraîner de graves conséquences; la prostitution des facultés spirituelles; la tromperie et la malhonnêteté, une tendance à la médiumnité et à l’obsession.

Neptune dans la Deuxième Maison, bien aspecté, assure des gains dans toutes les choses où l’eau joue un rôle principal, ainsi qu’en matières mystiques ou occultes. Mais si Neptune est affligé, les finances de la personne sont toujours dans un état chaotique incertain.

Neptune dans la Troisième Maison, bien aspecté, développe considérablement les facultés mentales et donne une grande capacité littéraire et oratoire, de haute inspiration. Mais lorsque Neptune est affligé dans la Troisième Maison, la mentalité est inférieure; le sujet est rusé, sournois, parfois imbécile, idiot avec des goûts fantasques et les sens pervertis.

Neptune dans la Troisième Maison annonce de fréquents voyages, surtout par eau, mais pour savoir s’ils seront heureux ou non, il faut consulter les aspects.

Neptune dans la Quatrième Maison, bien aspecté, signifie une atmosphère spirituelle au foyer et des conditions toutes spéciales pour le développement spirituel, grâce aux associations, aux relations qui s’y formeront. Neptune affligé annonce fraudes, déceptions, infortunes, situations étranges, nombreux changements de résidence; pauvreté extrême vers la fin de la vie, voire même internement dans une institution de charité.

Neptune dans la Cinquième Maison, fort et bien aspecté présage des fiançailles heureuses, d’une nature hautement spirituelle; des succès comme professeur de sujets mystiques; des gains par des placements dans des affaires dominées par Neptune, là où l’élément liquide paraît, telles que sports aquatiques, etc.

Neptune dans la Sixième Maison, bien aspecté dénote des facultés psychiques latentes qui pourront être développées avec avantage au point de vue spirituel; tandis que Neptune affligé prédispose à la prostitution des facultés spirituelles par la médiumnité, etc., le sujet pourra ainsi devenir la proie d’esprits-contrôles et courir de graves dangers d’obsession. Cette position présage ennuis et pertes par les employés, maladies chroniques amenant des difformités, en général, ces tendances sont encore accentuées par une nature sensuelle et dissolue.

Neptune dans la Septième Maison, en bonne configuration, indique un mariage avec une personne de haute aspiration occulte, généralement, un amour platonique qui satisfait pleinement les désirs de l’âme, une union de deux âmes véritablement faites l’une pour l’autre. Cette position indique aussi des succès comme conférencier sur des sujets occultes ou mystiques. Neptune affligé dans la Septième Maison annonce un conjoint extrêmement émotif, enclin à la médiumnité, peu digne de confiance; ou bien fraude ou tromperie par rapport au mariage, peut-être bigamie de la part d’un des époux. Il peut aussi indiquer un de ces parasites de la société, ou un de ceux qui deviennent victimes de la défaveur publique, tout ceci selon la nature des aspects.

Neptune dans la Huitième Maison, bien aspecté, pronostique fortune par mariage, mais non point par la voie ordinaire mais d’une manière singulière. Cette position est également favorable pour les recherches occultes, et rend souvent la personne capable de parvenir à la connaissance directe. Lorsque Neptune est affligé dans la Huitième Maison, il y a perte par fraude ou déception de la part du conjoint; ennuis financiers au sujet de propriétés ou avec des corporations; mort étrange, extraordinaire.

Neptune dans la Neuvième Maison est très favorable à la culture des facultés spirituelles. Lorsque la planète est bien aspectée, elle procure des visions étranges et de singuliers pressentiments intuitifs; elle pronostique gains et plaisirs dans de longs voyages.

Si Neptune est affligé dans la Neuvième Maison, l’esprit sera craintif, anxieux, toujours sur le qui-vive, avec de vagues pressentiments. Cette position indique une inclination pour les voyages, qui ne seront pas exempts d’ennuis, un danger de procès et de pertes en résultant.

Neptune dans la Dixième Maison, bien aspecté, signifie hautes aspirations du sujet spirituellement doué qui pourra arriver à la direction d’affaires, à la célébrité, aux honneurs, soit dans quelque société mystique, soit à la suite de recherches scientifiques. Cette position de Neptune indique aussi un accident, probablement par eau à l’un des parents du sujet encore enfant, en cas de mauvaise configuration; lorsque la planète est bien aspectée, un héritage arrive souvent.

Neptune dans la Dixième Maison en trigone avec le Soleil ou avec la Lune est un signe de faculté de développer la vision spirituelle dans cette vie; un nombre de clairvoyants bien connus ont cet aspect.

Lorsque Neptune est affligé dans la Dixième Maison, il indique fraudes, déceptions, malhonnêtetés qui, avec le temps, apporteront leur rétribution de chagrins, d’ennuis, de scandales.

Neptune dans la Onzième Maison, bien aspecté, dénote une personne douée de hautes aspirations spirituelles et de la faculté d’attirer à elle d’autres personnes de nature semblable qui l’aideront à réaliser ses désirs, ses espoirs et ses ambitions. Neptune affligé dans la Onzième Maison indique déception, trahison de la part de personnes qui, en se posant en amis, causeront ennuis et pertes. C’est pourquoi ceux qui ont cette position dans leur thème astrologique doivent être très circonspects dans leurs fréquentations, et très soigneux dans le choix de ceux qu’ils admettent dans leur intimité.

Neptune dans la Douzième Maison, en bonne configuration, assure le succès dans des travaux de recherches scientifiques ou occultes, travaux accomplis en secret. Il indique une union d’âmes, secrète honorable, d’un grand avantage aux deux amis dont souvent l’un est dans le monde des esprits; la liaison, en ce cas, est beaucoup plus étroite qu’elle ne pourrait l’être entre amis habitant le plan physique.

Neptune affligé dans la Douzième Maison indique la possibilité d’emprisonnement ou d’internement dans une prison, un hôpital ou un asile, par suite de manœuvres d’ennemis secrets mais puissants; il présage aussi maladie chronique, aliénation mentale ou démence dues à des pratiques corrompues.

NEPTUNE DANS LES DOUZE SIGNES

eptune dans le Bélier, bien disposé, remplit le sujet d’un enthousiasme religieux, point nécessairement orthodoxe, et lui donne à la fois l’énergie et l’ambition de se frayer un chemin jusqu’au premier rang, quelle que soit son genre de pensée ou de croyance. Cette position comporte le désir d’élever l’humanité à un plan de vie plus haut et plus noble et met la personne en relief avec plus ou moins d’importance selon les aspects et le caractère général de la nativité.

Neptune affligé dans le Bélier incline aux tendances destructrices, avec le même désir d’élever l’humanité aux régions du bonheur, mais par des méthodes anarchistes comprenant le meurtre de ceux que l’on suppose être les ennemis de la société; aussi la personne sera-t-elle exposée à être emprisonnée pour conspiration contre le gouvernement ou ceux qui sont au pouvoir.

Neptune dans le Taureau donne un caractère aimable, sociable, le goût du beau et de l’art, l’amour de la musique et de tous les plaisirs de la vie. Cette position est aussi de bon augure pour l’acquisition de terres et de propriétés. Neptune affligé dans le Taureau donne une nature sensuelle et passionnée, une forte tendance à la gourmandise, qui, avec le temps, finira par apporter ennuis et souffrances.

Neptune dans les Gémeaux, bien aspecté, est une des meilleures indications de rares facultés mentales, car Neptune est l’octave de Mercure, planète de l’intellect, de la logique et de la raison. Dans cette position il développe les facultés occultes, prophétiques et inspiratrices; il rend la personne sensible aux vibrations intuitives les plus subtiles de la nature. C’est la signature du génie dans une direction ou dans une autre, selon les conditions générales de la nativité. Cette position donne l’aptitude à la mécanique et aux mathématiques; elle procure l’éloquence, le talent littéraire; en somme, il n’y a pas de champ d’action demandant de l’ingéniosité mentale où la personne ayant Neptune dans les Gémeaux n’excelle pas.

Neptune affligé dans les Gémeaux indique la difficulté de se concentrer sur quelque but utile. L’esprit est inquiet, chaotique, vague, enclin à user de manœuvres frauduleuses, de ruse. Tout au mieux, cet aspect rend la personne visionnaire, chimérique et, ainsi, apte à devenir la dupe des autres. Il y a, en général, les difficultés avec frères, sœurs et voisins qui détestent cordialement la personne ayant cet aspect dans son thème.

Neptune dans le Cancer, bien aspecté, donne une nature sympathique, intuitive et aimante, prompte à comprendre les chagrins et les joies des autres, et à les ressentir avec eux et pour eux. Il en résulte que ces personnes sont généralement très aimées, à la fois dans leur famille et dans le cercle de leurs relations immédiates. Cette position les met en contact avec les forces les plus subtiles de la nature; les rend capables de cultiver des facultés spirituelles telles que la psychométrie, leur donne une sorte d’intuition par laquelle elles peuvent entrer à volonté en relation avec les gens et les choses pour le bien des autres. Elles sont capables de se développer spirituellement de différents côtés, et peuvent s’élever à de grandes hauteurs par le dévouement dont elles sont animées.

Neptune affligé dans le Cancer, donne une disposition au laisser-aller qui crée une désastreuse atmosphère au foyer, peut-être plus par insinuation que par accusation directe. Cette position donne aussi des goûts et des appétits singuliers qui ne manqueront pas d’apporter de grands troubles dans les organes digestifs, ainsi qu’une forte inclination pour l’alcool et les drogues.

Neptune dans le Lion, bien aspecté, donne un caractère généreux, sympathique, cordial, une nature sociable, le goût des plaisirs et des études artistiques. Ces personnes réussissent dans la carrière éducative où elles montrent un grand talent parce qu’elles ont une compréhension intime de la nature des autres, et la faculté de leur inculquer le savoir qu’elles possèdent elles-mêmes. Elles sont heureuses dans les affaires de cour.

Neptune affligé dans le Lion donne une nature supra-sensuelle et, de ce fait, rend susceptible d’éprouver des déceptions en amour. Ces personnes sont gouvernées bien plus par leurs impulsions que par la raison; elles manquent d’énergie pour faire front aux circonstances; elles sont lâches, capricieuses, inconstantes, on ne peut compter sur elles; elles sont, en général, détestées.

Neptune dans la Vierge. Mercure, planète de l’intellect, de la logique et de la raison, est exalté dans la Vierge, et Neptune, planète occulte, prophétique, spirituelle, religieuse et musicale est l’octave de Mercure; en conséquence, le mélange des qualités mercuriennes et neptuniennes, produit par Neptune dans la Vierge, donne des facultés mentales excessivement raffinées, avec l’inspiration prophétique, le dévouement à un idéal élevé en plus, lorsque Neptune est en bonne configuration, car alors Neptune ajoute sa douceur et sa sympathie à la froideur de Mercure. Cependant de telles personnes ont des idées étranges, surtout en ce qui concerne le mariage qu’elles considèrent comme purement platonique. Si Neptune est affligé dans la Vierge, il leur donne des tendances à l’hypocondrie et à la manie de se découvrir toutes les maladies dont elles entendent parler, ce qui leur rend la vie misérable. Cette position indique une tendance à devenir le jouet d’esprits-contrôles, non seulement à titre de médium, mais par obsession directe, lorsque cette calamité est une fois survenue, il est très difficile de libérer le corps de l’entité obsédante.

Neptune dans la Balance, bien aspecté, donne un tempérament musical, poétique, artistique, et indique une union d’une nature hautement spirituelle qui assurera le bonheur de la personne. Neptune affligé dans la Balance annonce une tendance à des relations clandestines, illégales, irrégulières, soit de la part de la personne elle-même, soit de celle de son conjoint, selon la nature des aspects de Neptune. Le caractère du sujet sera faible et super-émotif, ce qui amènera, à juste titre, l’animosité de son entourage immédiat.

Neptune dans le Scorpion, bien aspecté, donne la faculté de sonder les secrets de la nature; c’est donc une

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bonne position pour ceux qui s’adonnent aux recherches scientifiques et occultes. Cette position donne de l’énergie, de l’enthousiasme, une perception inspirée, dépassant le domaine de la raison, et présage l’accomplissement heureux de tout ce qu’on entreprend.

Neptune affligé donne un caractère sensuel, une passion déréglée pour les liqueurs fortes et les drogues et le danger de se noyer par accident ou à dessein.

Neptune dans le Sagittaire, bien aspecté accentue les tendances d’aspiration, de dévotion, de religiosité indiquées par la nativité. Il fait naître des rêves, des visions, des manifestations occultes. Il signifie l’amour des voyages et la jouissance des plaisirs qu’on en retire. Lorsque Neptune est affligé dans le Sagittaire, le sujet est enclin à des craintes, des pressentiments, des rêves de danger et des visions de détresse qui fondent sur son mental et rendent sa vie misérable. Parfois, ces personnes ont un grand désir de voyager qu’elles ne peuvent satisfaire, ou bien si elles arrivent à faire ces voyages, elles n’en recueillent que des ennuis et des accidents.

Neptune dans le Capricorne, bien aspecté, donne une nature sérieuse et contemplative, capable de se concentrer sur n’importe quel sujet: aussi de telles personnes font-elles des gens d’affaires heureux, avisés, clairvoyants qui travaillent généralement sur une vaste échelle. Dans le cas où la nature des autres aspects les portent vers des travaux secrets, ils font d’excellents policiers, capables de résoudre les problèmes les plus inextricables; vers l’occultisme, ils font des chercheurs heureux dans le domaine psychique: en somme, ces gens excellent dans toute occupation où la pensée et la concentration sont les clés du succès.

Neptune affligé dans le Capricorne rend la nature mélancolique, renfermée et souvent trompeuse et fait généralement des reclus qui évitent la société de leurs semblables.

Neptune dans le Verseau, bien aspecté, donne des dispositions altruistes et utopiques, un désir d’émanciper le monde entier de tous les maux sociaux, mentaux ou physiques qu’on constate. Par suite, ces personnes trop en avance sur leur époque pour être comprises sont considérées comme des rêveurs, des visionnaires, des idéalistes et on les trouve dangereuses pour la société à cause de leur originalité et de leur indépendance à l’égard des conventions établies, cependant elles sont très estimées par les partisans du progrès. Elles captent facilement les forces subtiles de la nature et sont des pionniers dans les champs d’action encore inexplorés et inconcevables aux temps présents.

Neptune affligé dans le Verseau donne la même originalité, la même indépendance en ce qui concerne les conventions, mais il y a beaucoup de probabilités que les personnes et leurs idées encourent discrédit et disgrâce.

Neptune dans les Poissons, en bons aspects, donne l’amour du mysticisme et la tendance à des recherches dans le monde occulte au sujet qui pourra développer ses facultés spirituelles et obtenir la connaissance directe. Compatissant, modeste, réservé dans ses manières; il sera très aimé et recevra souvent d’autrui une aide donnée de grand cour.

Lorsque Neptune est affligé dans les Poissons, la personne est sujette à la médiumnité, à l’obsession et à des déceptions causées par des ennemis secrets. Il y a danger d’emprisonnement, une tendance à aimer les boissons, les narcotiques, ce qui peut n’amener que chagrin et conduire à la déchéance.

Mercure

  • Communication, échange, transfert, relation, médiation, mobilité, vitesse, intelligence (Je discerne et comprends) , analyse, déduction, habileté, connaissance, compréhension…
  • Système nerveux, folie, instabilité, système respiratoire, vaisseaux capillaires, bras, mains, côtes, chakra laryngé…

Analogies : La raison, la compréhension, l’assimilation, l’adaptation, l’interprétation, la diffusion, l’ingéniosité, l’adresse, la souplesse, la rapidité, le sens des affaires; le messager, l’intermédiaire, l’intellectuel, le journaliste, le commerçant; les écrits, la presse, les jeunes gens.

Correspondances anatomiques et pathologiques : MERCURE gouverne principalement les poumons et le système nerveux, mais il exerce également une influence sur l’intestin et les troubles mentaux. Ses principales maladies sont : le rhume, la bronchite, la pleurésie, la pneumonie, la congestion pulmonaire, la phtisie. MERCURE affligé peut également provoquer de la paresse intestinale, des douleurs névralgiques, des troubles neuro-sensoriels, la paralysie ou même la folie.

Le Mercurien doit surtout se méfier du surmenage nerveux.

Plan mental et spirituel : MERCURE est le principal significateur des facultés intellectuelles dans tous les thèmes. Pour peu qu’il soit bien disposé il indique la prédominance de ce qu’on peut appeler les facultés actives : raisonnement, déduction, adaptation, ingéniosité, ce qui n’exclut pas une certaine intuition scientifique. C’est la planète de la curiosité, de la vivacité, de la compréhension et présage habituellement des connaissances vastes mais plutôt superficielles; elle favorise l’élocution, l’éloquence, la rédaction et confère souvent des dons linguistiques.

Le Mercurien peut se distinguer dans toutes les branches du savoir.

Les mauvais aspects de MERCURE ne paraissent pas supprimer les facultés qu’il confère (s’il existe par ailleurs quelque rayon Bénéfique), ils indiquent seulement quelques points faibles ou quelques exagérations. De nombreux auteurs disent que des aspects Maléfiques sont préférables à une absence d’aspect. C’est lorsque MERCURE est faible et vide d’aspect, ou lorsque les mauvais aspects qu’il reçoit sont sans compensation que les facultés paraissent le moins étoffées ou qu’on peut craindre des dérangements cérébraux.

Tendances spirituelles plutôt faibles, les aspirations scientifiques ou les préoccupations d’affaires étant presque toujours prédominantes.

Goûts, sentiments et passions : La raison domine (ou s’efforce de dominer) les sentiments et les sensations, de sorte que le Mercurien, malgré une sensibilité exquise, est généralement peu sensuel, peu sentimental et ne connaît guère les accès passionnels des autres types planétaires, surtout des martiens ou des vénusiens. Ses affections sont assez superficielles, souvent multiples et hésitantes et l’instabilité est une des caractéristiques de cette planète, surtout si elle est en signe mutable ou mal disposée. Dans ce dernier cas la moralité peut aussi laisser à désirer. Souvent les questions d’intérêt interviennent dans la vie affective Le Mercurien aime le changement, les voyages, et se montre très curieux dans tous les domaines.

Sensualité plutôt restreinte mais capricieuse et nuancée.

Sociabilité : C’est le diplomate par excellence, qui peut jouer un grand rôle social en bien ou en mal, parce qu’il est doué à la fois pour aplanir les difficultés familiales, sociales ou même internationales, pour réconcilier des adversaires; ou bien pour semer la zizanie parmi ses parents, ses collègues ou même dans les sphères sociales ou politiques.

Le Mercurien se fait en général beaucoup d’amis, il fréquente souvent des personnalités ayant une situation au-dessus de la sienne et sait se faire apprécier, parfois même se rendre indispensable, dans les milieux les plus divers.

Ses gestes sont très vifs, nombreux, sa parole est très aisée, persuasive et pleine d’à-propos. En société il assume volontiers le rôle de narrateur, mais se laisse souvent aller à des exagérations, à des fantaisies ou même à de graves inexactitudes. Il n’attaque jamais directement ses ennemis, mais, par des calomnies aussi adroites que pernicieuses, il peut provoquer de grands ravages et mettre hors de combat des adversaires apparemment beaucoup plus puissants que lui.

Le Mercurien se fait estimer et apprécier par sa subtilité, par son entrain, par son esprit et sa jeunesse de caractère.

Mais si l’influence est Maléfique, il a toujours tendance a faire prédominer les questions d’intérêt sans se soucier outre mesure de la vérité, de l’équité ou de la morale et il devient alors une personnalité inquiétante qui sait à la fois persuader, séduire, mentir ou calomnier avec la même maîtrise et c’est pour cela qu’un adversaire ou un concurrent Mercurien est toujours redoutable.

Action et réalisation : Ici, c’est l’homme des situations difficiles, des besognes délicates où l’ingéniosité est plus utile que la force. Le martien affronte les obstacles directement au risque de se briser, le mercurien cherche toujours à les contourner, à les atténuer ou à les éliminer sans intervenir directement : il est sans pareil pour se faire aider, pour faire agir les autres à sa place et dans son intérêt.

Aussi, en dehors des travaux intellectuels, c’est dans le domaine commercial qu’il se distingue tout particulièrement soit pour la vente, soit pour la représentation, soit surtout pour l’organisation des campagnes de publicité ou de prospection.

L’activité physique du mercurien est rapide et adroite, mais comme le système musculaire est relativement peu développé, les efforts prolongés lui sont pénibles et souvent il échoue par manque de persistance.

Plus souvent il entreprend trop de choses à la fois, de sorte qu’il ne peut les mener à bien. On constate également un manque de persévérance, dans les travaux littéraires ou scientifiques, mais ici cela n’est pas dû à une faiblesse de l’organisation cérébrale, mais bien à la curiosité qui disperse les efforts.

Il gagnerait à être soutenu dans son travail soit par un martien qui pourrait fournir l’effort indispensable soit par un jupitérien ou un saturnien qui lui apporterait la pondération nécessaire.

Destin : sentimental, financier, professionnel et honorifique : Comme MERCURE n’est pas la planète des attachements profonds, comme elle indique une certaine curiosité sentimentale, comme le rôle de la raison est toujours prépondérant, les expériences amoureuses sont habituellement nombreuses, mais ne laissent pas de traces profondes. L’attrait pour la vie conjugale est peu marqué et cette signature fournit un pourcentage important de célibataires. Lorsque le mariage a lieu, ce sont souvent des questions d’intérêt qui ont incité le natif à accepter une union parfois mal assortie, d’où risques de mésentente dans le ménage et possibilité d’affection extra-conjugale. En général, le destin sentimental ne tient pas dans la vie une place très marquante et il est rare, pour un mercurien, qu’un chagrin d’amour, ou une passion, puisse compromettre sa santé ou sa situation.

Sur le plan financier, cette planète assure un minimum de sécurité, mais ce n’est pas un indice de gros bénéfices, de fortune, à moins que MERCURE ne soit soutenu par JUPITER. Le sujet peut cependant gagner sa vie dans les occupations les plus diverses en raison de sa souplesse et de son sens pratique.

Si MERCURE est très mal disposé, le sujet peut chercher à gagner de l’argent par des procédés répréhensibles ou du moins peu recommandables. (Selon la mythologie MERCURE est le dieu des voleurs.)

Dans sa profession le mercurien sait toujours se faire apprécier et sa marche ASCENDANTe s’en trouve facilitée, mais il est assez rare qu’il parvienne au tout premier plan, car si c’est un excellent collaborateur, il est moins doué pour la direction intégrale des grandes entreprises. C’est davantage un artisan ou un bricoleur ingénieux plutôt qu’un grand patron. Dans les carrières intellectuelles cependant le besoin de concours extérieurs ne se fait pas aussi impérieusement sentir mais, même dans ce cas, il faut une forte sous-influence du SOLEIL, de JUPITER ou de SATURNE pour qu’un mercurien puisse atteindre les toutes premières places.

En général, les changements sont assez fréquents, les possibilités de redressement sont presque inépuisables et le principal écueil à éviter c’est la dispersion des efforts dans deux ou plusieurs entreprises différentes.

Le Mercurien réussit grâce à son ingéniosité, à son sens pratique.

II échoue par manque de persévérance ou en raison de la multiplicité des projets.

Professions : Littérateur, journaliste, éditeur, imprimeur, libraire, savant, statisticien, géomètre, métreur, diplomate, conférencier, instituteur, secrétaire, employé de bureau, commerçant, représentant, vendeur, employé de chemin de fer ou d’entreprise de transports, livreur, etc.

Renseignements divers : MERCURE est un astre froid et sec, de sexe féminin et de nature Bénéfique. Cependant tous les auteurs ne sont pas d’accord à ce point de vue. Ptolémée dit qu’il ne possède pas de nature propre et qu’il s’imprègne de la nature de la planète qui le domine (qui gouverne le signe où il se trouve) ou qui l’aspecte de plus près.

Théoriquement il est bien placé dans les GEMEAUX – son domicile – dans le signe de la VIERGE – domicile et EXALTATION – et dans les signes d’AIR qui présentent une analogie avec l’influence de MERCURE. Il est mal placé dans le SAGITTAIRE et surtout dans les POISSONS.

Expérimentalement, MERCURE semble faible dans les six premiers signes du zodiaque, notamment dans le TAUREAU, les GEMEAUX, le CANCER et le LION. Il semble beaucoup mieux placé dans les six derniers signes du zodiaque, surtout dans le VERSEAU; le CAPRICORNE et le SCORPION. Son domicile de la VIERGE semble meilleur que celui des GEMEAUX ce qui tendrait à confirmer l’opinion que le signe des GEMEAUX pourrait être gouverné par une planète encore à découvrir.

Dans un thème on consulte surtout MERCURE pour être renseigné sur l’intelligence en général, sur les facultés d’expression et sur les aptitudes à surmonter adroitement les obstacles.

MERCURE représente, au point de vue familial et social, les enfants, les frères puînés, les voisins, les serviteurs, les confrères et en général les personnes jeunes; comme lieux terrestres MERCURE régit les académies, les collèges, les écoles, les bibliothèques, les foires et les marchés, les gares, les agences de voyages.

On attribue à MERCURE la couleur grise, le bleu tendre; son métal est le MERCURE; ses pierres précieuses : la marcassite, l’Agathe, le jaspe; ses plantes sont la lavande, la menthe, la verveine, la valériane, la mélisse, le liseron, l’anis, la marguerite; ses animaux : la pie, la linotte, l’hirondelle, le papillon et le perroquet.

Comment le pouvoir de MERCURE se manifeste-t-il dans votre personnalité?

Commencez-vous facilement les conversations avec les étrangers ou parlez-vous seulement à vos amis? Êtes-vous la genre de personne qui, sans préavis, fait ses bagages et se précipite à l’aventure ou préférez-vous les soirées tranquilles à la Maison à écouter de la musique ou à vous plonger dans votre lecture favorite. Aimez-vous vous exprimer en public ou raconter des histoires dans votre salon? Vous accrochez-vous à une idée fixe pour la mener à terme avant toutes choses ou préférez-vous travailler sur plusieurs projets à la fois?

Vous pouvez obtenir une réponse à ces questions en observant la position de MERCURE dans votre carte natale puisque MERCURE est la planète de la pensée.

Dès le début des observations de cette planète élusive, MERCURE a été associé à la vitesse et à l’agilité. En mythologie ancienne, le dieu MERCURE était le messager des dieux. Il était jeune, beau et rapide comme le vent car à ses pieds il avait des ailes. Son domaine a toujours été le langage. Il inventa aussi la musique, les mathématiques et l’astronomie. Au temps des romains, MERCURE devient aussi le dieu des voleurs, car il était un joueur habile.

En astrologie, MERCURE est la planète de l’activité intellectuelle, la communication et l’énergie mentale. Il régit l’intelligence, la perception et la raison, la mémoire, le langage et l’écriture. Il reflète la façon que vous voyez, entendez, comprenez et assimilez l’information. Les voyages de tous les jours, les petits déplacements et les différents moyens de transport sont sous sa domination. Il contrôle aussi les nerfs, les bras, les mains et les doigts.

Lorsque MERCURE est bien positionné dans l’horoscope, le natif a la parole facile; il peut raconter des histoires avec verve et il saura faire des affaires avantageuses pour lui. Sa mémoire sera grande, il aura un talent inné pour les débats et ses mouvements seront rapides.

MERCURE régit aussi la voix, et avec un MERCURE bien positionné vous pouvez réussir à parler en public sans difficulté, à chanter et à jouer la comédie avec brio. MERCURE apporte aussi une protection aux voyageurs, une bonne éducation et un esprit analytique qui pousse parfois à la recherche.

Les effets négatifs de l’influence de MERCURE produit une tendance à la critique, au sarcasme, à l’argumentation, au mensonge et à la fraude pour ne nommer que quelques exemples des pouvoirs négatifs de MERCURE.

Puisque MERCURE voyage si près du SOLEIL, il n’est jamais très loin de celui-ci dans votre carte natale. Il peut se situer soit dans votre signe solaire, dans le signe qui le précède ou dans le suivant. Voici quelques mots-clés de la position de MERCURE dans chacun des signes:

  • BELIER original, rapide & franc
  • TAUREAU pratique, stable & rigide
  • GEMEAUX dualité, éclair de génie & versatilité
  • CANCER sensible, intuitif & poétique
  • LION éloquent, dirigeant & déterminé
  • VIERGE analytique, scientifique & apprentissage rapide
  • BALANCE comparatif, recherche équilibre & indéfini
  • SCORPION interrogateur, investigateur & têtu
  • SAGITTAIRE rapide, libre penseur & étudie toujours
  • CAPRICORNE ambitieux, méthodique & prudent
  • VERSEAU connaisseur, inventif & excentrique
  • POISSONS psychique, intuitif & mystérieux

MERCURE DANS LES DOUZE MAISONS

Mercure dans l’Ascendant ou 1e Maison donne à la personne un esprit vif et tranchant, en accord avec la nature du signe Ascendant et les aspects qu’il reçoit des autres planètes. Les signes de feu et les signes d’air ont, sous ce rapport, la plus forte influence. Dans le Bélier ou dans le Lion, il est plus impulsif que lorsqu’il se lève dans le Sagittaire; mais les meilleurs signes sont les Gémeaux, la Balance et le Verseau. Lorsque Mercure se lève dans un signe d’eau, tel que le Cancer, les Poissons, l’intellect est somnolent, mais s’il se lève dans le Scorpion où il est embrasé par l’énergie martienne du gouverneur de ce signe et armé du dard empoisonné du Scorpion, il a une influence à peu près semblable à celle de Mars, quoique un peu moins prononcé

Mercure dans la 2e Maison annonce des gains provenant d’occupations mercuriennes, spécialement si la personne est employée par quelqu’un d’autre, car cela mettra en évidence ses capacités gouvernées par Mercure comme agent, messager, clerc, écrivain, etc.

Mercure dans la 3e Maison, bien disposé, a une merveilleuse influence sur les qualités du natif. Il lui donne un intellect pondéré et optimiste, enclin à l’étude et aux travaux de recherche et une grande facilité d’élocution. Il lui assure le succès dans de courts voyages, et rend harmonieuses les relations entre frères et sœurs. Lorsque Mercure est affligé dans la 3e Maison, le natif est sujet au soucis, au pessimisme; il aura des désagréments avec ses frères et sœurs, et éprouvera des désappointements pendant les courts voyages qu’il pourra faire.

Mercure dans la 4e Maison donne l’instabilité au foyer. Il signifie l’homme errant, sans intérieur, changeant sans cesse de lieu, à moins qu’un bon aspect de Saturne n’intervienne pour le fixer quelque part. C’est néanmoins une bonne position pour les personnes qui ont une occupation d’ordre mercurien requérant une résidence temporaire, telle que celle de journaliste, rédacteur, employé dans une librairie, maison de commission, agence ou autre établissement du même genre. Si Mercure est affligé par Saturne, des perturbations domestiques causeront beaucoup de soucis au natif.

Mercure dans la 5e Maison concentre l’intellect sur l’éducation, les amusements, les flirts et les enfants. Si Mercure est bien disposé, a de bons aspects à Saturne et à Jupiter, il donne de la profondeur à l’intelligence, assure le succès dans les entreprises ayant rapport à l’éducation, les publications, les amusements publics. De bons aspects de Mars ou de Vénus donnent des succès en amour, mais des aspects adverses rendent la personne cruelle, inconstante dans ses affections; sujette à s’inquiéter dans les questions concernant ses enfants; superficielle comme instructrice. Un bon aspect venant du Soleil, conjonction ou parallèle, est un excellent indice de succès dans une position gouvernementale ou dans un emploi pédagogique.

Mercure dans la 6e Maison rend la mentalité du sujet trop active pour son propre bien, car il sera extrêmement ambitieux et, de ce fait, susceptible de se surmener au détriment de sa santé; aussi la faiblesse de son système nerveux (par suite du surmenage) se manifestera-t-elle probablement par un désordre des fonctions digestives dans la région gouvernée par la Vierge-sixième signe-c’est-à-dire les intestins. Le natif est ultra-sensihle à la condition physique et mentale de ceux qui l’entourent, et beaucoup d’ennuis et de désagréments dérivent de son commerce avec ses domestiques ou ses subordonnés, ce qui affecte sa santé. Il aime l’étude de l’hygiène, de la diététique, et il réussit à merveille dans la pratique de la chimie alimentaire, surtout si Mercure est bien disposé. Les aspects adverses formés par Mercure et Saturne dans la 6e Maison font du sujet un invalide chronique, d’un esprit mélancolique. Les aspects de Mars et d’Uranus sont des sources fécondes de suicide, dû à l’entretien de pensées morbides sur l’état de la santé.

Mercure dans la 7e Maison, bien disposé, rend la personne populaire dans les cercles littéraires et scientifiques. C’est une bonne position pour les orateurs, les conférenciers et pour tous ceux qui suivent une carrière d’activité mercurienne de nature publique. Mais si Mercure est affligée en 7e Maison, cette position apportera nombre de critiques hostiles de la part du public, capables d’impliquer la personne dans un procès fait en vue de se défendre contre des écrits diffamatoires ou, au contraire, pour avoir à répondre d’écrits injurieux contre d’autres personnes. Mercure bien disposé dans la 7e Maison indique un mariage heureux avec un parent ou un employé; mais si Mercure est affligé, le natif ou son conjoint sera d’un caractère indomptable: aussi la vie conjugale sera-t-elle le théâtre de disputes, de querelles constantes dues à des légèretés et à des infidélités commises.

Mercure dans la 8e Maison, lorsqu’il est bien disposé, assure des gains par des moyens littéraires, scientifiques ou autres occupations du domaine de Mercure, pourvu que ce soit seulement à titre d’associé. Cette position indique aussi un legs et le succès financier du mariage. Mais si Mercure est affligé, sa position dans la 8e Maison présage des soucis financiers amenés par le conjoint, et probablement une affaire litigieuse en raison d’un legs fait au natif.

Mercure dans la 9e Maison, bien disposé, inspire l’amour de la religion, de la science, des lettres, du droit. Il donne un esprit studieux, capable de scruter profondément les problèmes de la vie; des tendances philosophiques et philanthropiques, le désir de voyager au loin si cela est nécessaire pour augmenter ses connaissances. Cette position donne la facilité d’écrire, et assure le succès en religion, philosophie, droit ou science. L’esprit est large, flexible, adaptable: de ce fait, la personne est susceptible de changer plusieurs fois de point de vue sur les divers sujets qu’elle aura étudiés-ce qui sera toujours amené par une bonne raison.

Si Mercure est affligée dans la 9e Maison, le natif est extrêmement instable d’esprit, changeant comme une girouette dans toutes ses entreprises et activités. Il ne restera jamais attaché assez longtemps à une chose pour l’éprouver; de ce fait, il ira au-devant d’une série de désastres pendant toute sa vie. Il voyagera probablement d’un endroit à un autre à la poursuite du succès, mais il ne le rencontrera pas jusqu’à ce qu’il ait appris à concentrer toute son énergie sur un seul objectif. Cette position indique aussi une source féconde d’ennuis avec la loi ou affaires judiciaires.

Mercure dans la 10e Maison, bien disposé, indique faculté d’adaptation et sagacité, rendant apte à parer à toutes les éventualités. Cette position fait les conférenciers, les publicistes, les écrivains distingués. C’est une position également favorable au succès en occultisme. Si Mercure est placé dans un signe d’air, son pouvoir d’expression en est de beaucoup rehaussé. Il arrive souvent que des personnes ayant cette position ont plusieurs occupations; mais, en général, elles réussissent mieux comme subordonnées.

Mercure dans la 11e Maison donne un grand nombre de connaissances parmi les gens de lettres, de sciences ou adonnés à quelque occupation mercurienne; cependant, aucune ne sera assez stable pour que le natif puisse compter sur elles, à moins que Mercure ne soit très bien disposé. Cette position donne une tendance à la critique et au cynisme. Elle aiguise néanmoins l’intelligence et donne une grande facilité d’élocution.

Mercure dans la 12e Maison, bien disposé, donne un intellect particulièrement apte à des recherches secrètes, mystérieuses et occultes Ceci sera spécialement le cas si Mercure est situé entre le Soleil et le M. C., c’est-à-dire si Mercure est avant le Soleil (se lève avant ce luminaire), car, dans ce sens, la lumière de l’esprit brille en éclat, et donne à la personne une intelligence claire et vive. C’est une bonne position aussi pour investigations policières, recherches scientifiques ou occultes. Des chimistes de grande habileté ont cet aspect dans leur nativité, car le propre de ces personnes est d’analyser dans leurs moindres détails des choses qui paraîtraient insignifiantes à d’autres. Lorsque Mercure est affligé dans la 12e Maison, surtout par Saturne ou par Mars, ou qu’il est combuste, ou encore qu’il vient après le Soleil, il y a danger que l’intellect s’obscurcisse et que la folie en résulte. On doit aussi remarquer que l’affliction varie suivant la nature de la planète en aspect avec Mercure; si c’est Mars ou Uranus, le sujet pourra être extrêmement violent; si c’est Saturne, il deviendra mélancolique; mais quel que soit le cas, si Mercure est affligé dans la 12e Maison, quelque forme de limitation restreindra l’intelligence, car la 12e Maison indique la restriction, la contrainte.

La surdité est aussi le résultat de cette position de Mercure lorsqu’il est gravement affligé par Saturne.

MERCURE DANS LES DOUZE SIGNES

Mercure dans le Bélier rend la personne adonnée aux disputes et à la contradiction. Il donne la répartie et une tendance à l’exagération-pas nécessairement à dessein, cependant. Si Mercure est bien disposé, le natif a l’esprit large; il est tolérant, d’un caractère studieux, habile à saisir les idées et les situations; soigné de sa personne et ordonné. Lorsque Mercure est affligé dans le Bélier, la personne saute les obstacles avant de les avoir mesurés; elle manque de pondération; l’intellect est vacillant; étant dépourvue de tout sens de responsabilité, on ne peut compter sur elle en quoi que ce soit.

Mercure dans le Taureau donne un esprit qui prend son temps pour réfléchir, mais une fois qu’il est arrivé à une décision, il est presque aussi difficile de le faire changer que de modifier la loi des Mèdes et des Perses. Cependant, le jugement du natif est digne de confiance, car il est toujours basé sur la réflexion et la raison. Le natif croit dans l’ancien adage: «Le silence est d’or» et l’observe. Il fait un bon conseiller auquel on peut, en toute sécurité, confier un secret. Pourtant le natif est loin de vivre retiré et a, au contraire, un naturel aimable et sociable. Il aime à plaisanter et à s’amuser; il a du penchant pour la musique, les arts, la littérature-ceci si Mercure est bien disposé. Mais s’il est affligé, le sujet est obstiné, dissimulé et avare.

Mercure dans les Gémeaux donne l’amour des déplacements et des voyages. La personne est toujours prête à faire quelque nouvelle investigation ou à aller dans quelque autre nouvel endroit par amour du changement: en somme tout ce qui est nouveau l’attire. Mais en même temps si Mercure est bien fortifié, le natif gagnera beaucoup à cet état de fluidité mentale, car il est clairvoyant et pénétrant dans ses jugements, et dès qu’il a pu se rendre compte d’une chose, il l’apprécie à sa valeur sans être influencé par des idées préconçues ou des opinions établies. Ceux qui ont Mercure dans les Gémeaux sont, par conséquent, d’habiles hommes d’affaires, et leur faculté de juger sainement des choses en fait de judicieux hommes de loi. Ils réussissent également bien comme voyageurs de commerce.

Mercure dans le Cancer donne une intelligence claire, une bonne mémoire et une merveilleuse faculté d’adaptation. Les personnes qui ont Mercure ainsi placé sont aptes à remplir n’importe quel office, à occuper n’importe quel emploi, et elles s’adaptent facilement aux idées et aux opinions des autres. Elles aiment les louanges et la flatterie, c’est pourquoi elles évitent soigneusement tout ce qui pourrait leur faire perdre la bonne opinion des autres.

Mercure dans le Lion donne un noble idéal, des aspirations élevées; une intelligence vive, positive, persévérante qui dédaigne de s’abaisser à des actes vils ou mesquins et méprise toute équivoque. Le natif est brusque, emporté, dit franchement ce qu’il pense; mais il est bon et sympathique. Les personnes qui ont Mercure bien fortifié dans le Lion ont d’excellentes facultés d’organisation et font de capables leaders. Elles aiment les enfants, sont passionnées pour les plaisirs. Lorsque Mercure est affligé dans le Lion, il rend volage et inconstant dans les affections, malheureux au jeu, en spéculations, et donne une nature basse et sensuelle.

Mercure dans la Vierge est au zénith de sa puissance, car c’est là qu’il est exalté. Par conséquent s’il y est bien disposé, il donne à la personne une intelligence claire, logique; un esprit scientifique, de l’éloquence et la facilité de s’exprimer en plusieurs langues; une judicieuse et vaste perspective de la vie; ses conclusions sont généralement pratiques et au point, parce que le Mercure de la Vierge, comme celui du Taureau, regarde avant de sauter. Du reste, cette caractéristique de Mercure est applicable à un certain degré à tous les signes de terre. Mercure affligé dans la Vierge rend le natif irritable, emporté, égoïste, trouvant toujours à redire à tout. Les personnes avec Mercure dans la Vierge font des diététiciens et des chimistes excellents; elles sont aussi douées d’une dextérité peu commune.

Mercure dans la Balance, lorsqu’il est bien disposé, donne des idées larges, un intellect bien équilibré, l’amour de l’art et de la musique et une grande facilité d’expression. Il présage succès comme orateur public, parfois comme chanteur. Lorsque Mercure est affligé dans la Balance, il indique des ennuis provenant de procès intentés par des associés ou par un conjoint infidèle.

Mercure dans le Scorpion donne un esprit subtil, des aspirations ardentes, une intelligence vive, une langue acérée, capable de mordants sarcasmes qui piquent comme le dard du Scorpion. Le natif est opiniâtre, entêté, il est difficile de pouvoir s’accorder avec lui. Cependant ces sujets sont pleins de ressource, indomptables et capables de vaincre tous les obstacles qu’on peut leur opposer. Ils sont attirés vers les choses occultes comme l’aiguille vers l’aimant. Lorsque Mercure est affligé, ils sont susceptibles d’avoir des désappointements dans tout ce qu’ils entreprennent; querelleurs, cyniques, ils avancent toujours un avis contraire à celui des autres.

Mercure dans le Sagittaire est une des plus fortes positions de cette planète et, si elle est bien disposée, doue la personne d’un esprit excessivement noble à tendance religieuse et philosophique, qui méprise les entraves conventionnelles partout où elles mettent obstacle à la liberté de la pensée et de la parole, sans cependant s’égarer dans les voies contraires à ce qui est communément accepté comme règles du savoir-vivre et des bonnes mours. Le sujet se confie toujours dans les limites de la loi et de l’ordre, ce qui fait que les personnes qui ont Mercure dans cette position sont fort respectées de la société. Mercure dans le Sagittaire donne le goût des voyages, dans le but d’admirer les beautés de la nature et de connaître les coutumes des peuples étrangers. Il donne également l’amour des bêtes, d’animaux favoris. Lorsque Mercure est affligé, il porte au mépris de la loi, à la mauvaise foi, au sophisme, à la fourberie.

Mercure dans le Capricorne donne un esprit critique et pénétrant, quelque peu soupçonneux, méditatif, diplomatique. Ces sujets font de merveilleux espions et agents de la police secrète, sachant dépister un secret de la manière la plus ingénieuse. Ils ont aussi la persistance des Saturniens gratifiée par le signe du Capricorne, de telle façon qu’ils n’abandonnent jamais une piste, tant que leur but n’est pas atteint. Cette position donne l’amour de la science de la chimie en particulier. Ils sont très attirés vers l’occultisme. Ils sont pratiques et économes; ils tiennent à ce qu’ils ont, et sont ainsi bien pourvus pour les mauvais jours. Lorsque Mercure est affligé dans le Capricorne, la personne est avare, cruelle, dure, malicieuse, vindicative et rancunière.

Mercure dans le Verseau donne les qualités uraniennes d’originalité, d’indépendance, et un amour indomptable de la liberté d’esprit. Les personnes ayant Mercure dans cette position sont capables de répudier toutes conventions mondaines, et de vivre en accord avec leurs plus hautes conceptions idéales. Elles ne se soucient guère de suivre la mode et s’habillent tout à fait selon leur goût. Elles se font les partisans d’idées sociales d’un millier d’années en avance sur le stade actuel de développement. Par exemple, la théorie des âmes-sœurs et des affinités qui, de nos jours, causent tant de troubles – dûs à ce que l’avancement spirituel de ses innovateurs n’est pas encore arrivé au point de faire abstraction de sexe et de vivre la vraie vie d’amour uranien qui est entièrement spirituel. Ce qui précède s’applique surtout à Mercure en configuration avec Uranus, et les personnes décrites ici sont le produit extrême de Mercure dans le Verseau. Tous ceux qui ont cette configuration sont très intellectuels; ils ont un idéal élevé, de nobles aspirations, l’amour de la science populaire et des mathématiques. Ils sont généralement attirés vers les sciences occultes, spécialement vers l’astrologie, car ils ont un véritable talent pour déchirer un thème astrologique. Ils sont bienveillants, sociables, aiment à s’entourer d’amis et attirent nombre de gens intellectuels dans le cercle de leurs connaissances. Lorsque Mercure est affligé, il rend la personne déloyale, prête à accabler ses amis, à les critiquer, à en médire.

Mercure dans les Poissons, signe occulte d’eau, doue le sujet d’une certaine faculté psychique qui n’est pas tant intuition qu’imagination. Il s’imagine ou croit qu’une chose doit être ainsi et, fait saisissant, le plus souvent, il en est ainsi; mais cette faculté est dangereuse, car elle entraîne vers la médiumnité si Mercure est affligé ou si Neptune, octave supérieur de Mercure, se trouve dans la 12e Maison. Si Mercure est affligé par Saturne, dans les Poissons, il rend la personne sujette à la mélancolie, constamment inquiète, acariâtre; mais généralement les personnes qui ont Mercure dans les Poissons sont de caractère aimable et bienveillant. C’est aussi une bonne indication de succès comme chimiste, diététicien ou hygiéniste.

MERCURE EN ASPECT AVEC LES AUTRES PLANÈTES

Le Soleil en conjonction ou en parallèle avec Mercure. (voir aux aspects de Mercure au Soleil.)

Vénus en parallèle, en conjonction ou en sextile à Mercure. (voir aux aspects de Mercure à Vénus.)

La Lune en parallèle, en conjonction, en sextile ou en trigone à Mercure donne un esprit réceptif et une bonne mémoire-facultés assez rares- c’est pourquoi ces aspects, le sextile et le trigone en particulier, sont des indices de succès dans la vie, spécialement dans une occupation mercurienne, telle que littérature bureaucratie, voyages. Les personnes qui ont ces configurations sont, en général, très loquaces, surtout si la conjonction ou le trigone sont dans un signe de la voix ou dans des signes d’air, car alors le pouvoir de s’exprimer atteint un degré superlatif, et elles deviennent des linguistes, ou des orateurs distingués. Cependant, à moins que ces configurations de Mercure et de la Lune ne soient fortifiées par une bonne influence, on ne peut se fier à ces personnes, à cause de leur tendance à changer d’avis à tout instant et de la manière la plus inattendue. Elles sont enclines à voir toujours le beau côté de la vie; elles aiment les plaisirs, et particulièrement les voyages.

La Lune en quadrature ou en opposition à Mercure donne une mémoire médiocre, une mentalité instable, indécise, avec tendance à s’inquiéter de tout et de rien, et une prédisposition aux maladies cérébrales et nerveuses. Ces caractéristiques font que la personne n’est point aimée et qu’elle est, comme l’on dit, «malchanceuse».

Saturne en sextile ou en trigone à Mercure agit comme un frein sur le changeant intellect et lui donne un sérieux, une pénétration et un pouvoir de concentration qui sont d’une valeur inestimable dans la vie. Ces aspects indiquent une prudence, une profondeur de raisonnement qui assurent le succès, quelle que soit la carrière que poursuit la personne. La patience et la persistance qu’elle emploiera empêcheront tout échec accidentel de venir compromettre le succès final: sa prévoyance et sa diplomatie finiront par la rendre invincible. C’est pourquoi de tels sujets ne tardent pas à se distinguer dans quelque affaire d’importance concernant une société secrète, l’Eglise, ou même la politique ou le gouvernement. Ils sont recherchés pour de hauts emplois dans de grandes entreprises qui ont besoin d’une main ferme à la direction. Cependant, ils ne brillent pas en public, parce qu’ils sont très réservés, effacés, modestes dans leurs gestes et dans leurs manières. De plus, ils sont rigoureusement honnêtes, justes, et font, par conséquent, les meilleurs juges possibles.

Saturne en conjonction ou en parallèle à Mercure ajoute la profondeur de jugement et le don de prévision aux autres bonnes qualités résultant du sextile et du trigone, pourvu que Mercure soit bien disposé d’autre part, mais point dans une aussi pleine mesure cependant-du moins la personne ne semble pas aussi apte à leur donner corps: conséquemment, elle ne rencontrera pas le même succès que présagent les bons aspects; elle souffrira d’une tendance à la mélancolie indiquée par le carré ou l’opposition, surtout si cet aspect se rencontre dans un signe commun ou dans le Capricorne. Dans les Gémeaux, ces aspects nuisent beaucoup à l’habileté et le natif est sujet à laisser tout échapper de ses mains; ils donnent aussi une timidité embarrassée et, si Mercure est affligé, les caractéristiques résultant du carré ou de l’opposition sont presque inévitables.

Saturne en carré ou en opposition à Mercure indique que la personne sera sujette à des ennuis et des délais, toute sa vie. Elle sera entravée de toutes parts par la médisance d’ennemis cachés, ce qui la rendra de plus en plus amère et sarcastique-d’où il en résultera que tous l’éviteront autant que possible. Cette condition la poussera à une vie de recluse consacrée à sasser et à ressasser ses infortunes, et la fera la proie d’une mélancolie des plus pitoyables. Ce aspects rendent aussi rusé et fourbe; ils gratifient le même désir d’étudier les sciences occultes que les bons aspects, mais avec cette notable différence que les bons aspects de Saturne et de Mercure inclinent à l’étude de l’occultisme dans un but altruiste, tandis que les mauvais aspects poussent à cette étude pour un gain ou un pouvoir personnel.

Jupiter en conjonction, en parallèle, en sextile ou en trigone à Mercure est un des plus heureux présages possibles, car il donne un caractère gai ou optimiste, avec la faculté de toujours voir le beau côté des choses et de ne pas se laisser abattre aux heures de l’adversité. L’esprit est large, souple, apte à raisonner d’une façon juste, et à former un jugement sûr, après mûre délibération. Ces personnes ne prennent jamais de décision hâtivement; elles demandent du temps pour réfléchir, mais la conclusion une fois atteinte, est irrévocable. Le sujet a du succès dans la littérature ou dans la magistrature, et il est respecté pour son honnêteté et sa sincérité Ces aspects sont particulièrement favorables aux personnes qui voyagent, soit pour leurs affaires, soit pour leur plaisir, car elles recueillent à la fois profit et agrément de leur vie nomade; ils assurent santé, fortune, sagesse au-dessus de la moyenne, et l’affection de tous, à cause des vibrations vitales qui irradient de leur personne.

Jupiter en carré ou en opposition à Mercure donne un caractère instable, irrésolu, si bien que le sujet ne peut se décider à prendre parti lorsque plusieurs perspectives s’offrent à lui. Il en résulte souvent des opportunités qui lui sont présentées par ses hésitations, son manque de jugement et, de ce fait, se trouve rangé parmi les «ratés». Les personnes qui ont ces aspects sont menacées de scandale et de médisances de la part d’associés perfides; elles ne devraient pas voyager car cela leur attirerait des ennuis et des pertes; être extrêmement prudentes en faisant des contrats relatifs à des livraisons qui devraient être faites à une époque déterminée, car elles seront probablement incapables de remplir leurs engagements.

Mars en sextile ou en trigone à Mercure donne un esprit vif, ingénieux et plein de ressources. Il rend le sujet prêt à accepter avec enthousiasme tout ce qui éveille son intérêt et le gratifie du don de faire partager aux autres son enthousiasme et ses vues. Ce sera un travailleur infatigable pour toute cause qui attire sa sympathie, mais non un illuminé, car il ne s’intéresse qu’aux choses concrètes. Les personnes qui ont ces aspects aiment les arguments, la controverse; elles possèdent un fonds inépuisable d’esprit et de bonne humeur, uni quelquefois à une pointe d’ironie qui atteint droit son but, mais est toujours sans malice et sans méchanceté. Elles ont une remarquable dextérité qui leur permet de faire tout ce qu’elles veulent de leurs mains, vite et bien, de façon vraiment étonnante. Elles ne font rien lentement ou à demi, et emploient toute leur énergie à faire, et à bien faire, tout ce qu’elles entreprennent. C’est pourquoi ces aspects donnent le succès dans presque toutes les voies choisies, mais surtout en littérature et en mécanique.

Mars en conjonction ou en parallèle à Mercure assure la même énergie, le même enthousiasme la même dextérité que donnent les bons aspects précédents mais ces facultés sont employées dans un but destructeur, pour une bonne ou mauvaise fin suivant le signe, la position dans la maison, et les autres aspects. Par exemple, si la configuration a lieu dans un signe où l’une ou l’autre des planètes, sinon les deux, sont puissantes et bien situées, comme Mars dans le Bélier ou dans le Capricorne, ou bien Mercure dans les Gémeaux ou dans la Vierge, ou encore si les planètes sont fortifiées par de bons aspects du Soleil, de Vénus ou de Jupiter, Mars en conjonction ou en parallèle à Mercure agira de la façon indiquée dans le paragraphe précédent pour le trigone ou le sextile. Mais si Mars et Mercure sont dans un signe d’eau (le Cancer, le Scorpion ou les Poissons) ou si l’une ou l’autre des planètes, ou les deux sont affligées par Saturne, Uranus ou Neptune, la conjonction ou le parallèle de Mars et de Mercure donnera les mêmes tendances maléfiques que le carré ou l’opposition décrits dans le paragraphe suivant.

Mars en carré ou en opposition à Mercure donne au sujet un esprit vif, pénétrant, alerte, impulsif, irritable, emporté, qui décide et agit sans réfléchir, ce qui lui amène aussi bien qu’aux autres une foule de désagréments et fait de lui un dangereux associé. La sincérité n’est pas son fort; incapable de jamais dire la vérité, il lui est aussi naturel d’exagérer ou de colorer les faits que de respirer. Il est virulent dans ses colères; sa langue est plus venimeuse que la morsure d’un serpent à sonnettes: aussi est-il redouté ou même haï et évité de tous ceux qui ont le malheur d’être dans son entourage. Véritable brute, il doit dominer et détruire partout où il se trouve; il ne permet à rien de lui faire obstacle. La force et la calomnie sont ses armes. Il est égoïste au superlatif, fanfaron et vain. Ces tendances peuvent, naturellement, être modifiées par d’autres bonnes configurations, mais si elles ne le sont pas, les personnes affligées de ces aspects sont une sérieuse menace pour la société. Si Mars ou Mercure sont placés l’un ou l’autre en Maison 6 ou 12, ou dans quelque autre position qui fait que le mauvais aspect influe sur la santé, il y a indication probable de prostration nerveuse, de fièvre cérébrale ou de folie.

Uranus en sextile ou en trigone à Mercure confère un esprit original, indépendant, excentrique, rebelle au joug de la mode, de la tradition ou des conventions. Une personne avec cet aspect est intrépide dans ses efforts de se frayer un chemin en parfaite liberté. C’est donc là le signe des pionniers de la pensée et de l’invention, l’indice du génie. Les idées et les idéals sont excessivement élevés, tournés vers le progrès, et de très haute inspiration, trop de fait, selon l’opinion des esprits qui prennent les actions de telles personnes pour des divagations ou des aberrations d’un esprit malade. Néanmoins, elles ont beaucoup d’amis, à cause de leur naturel aimable et sympathique. Ces aspects sont favorables au travaux littéraires ou scientifiques, aux inventions, surtout celles qui ont rapport avec l’air ou l’électricité.

Uranus en conjonction ou en parallèle avec Mercure. Si Mercure est affligé, la conjonction ou le parallèle doivent être considérés comme maléfiques; mais si, au contraire, Mercure est bien disposé, l’indication, donnée pour le sextile et le trigone sera applicable.

Uranus en quadrature ou en opposition à Mercure pronostique le déséquilibré ou l’anarchiste au idées outrées concernant la destruction de l’édifice social ou les réformes à y apporter. Leur marotte est d’avancer leurs opinions en publics, mais ils ne font qu’extravaguer, et leur langage est généralement aussi brutal que les mesures qu’ils préconisent. Quels que soient les talents qu’ils puissent posséder, ils leur assignent des objectifs impraticables, si bien qu’ils doivent les abandonner bien vite.

Neptune en conjonction, en parallèle, en sextile ou en trigone à Mercure donne au natif un esprit particulièrement adapté à l’art occulte, spécialement si la conjonction a lieu en Maison 3 ou en Maison 9, ou que le trigone soit dans les signes d’eau du Cancer ou des Poissons. Ces personnes sont appelées à réussir dans les sciences occultes et y déploient des facultés supranormales. Elles sont spécialement bonnes comme guérisseurs par le magnétisme.

Neptune en carré ou en opposition à Mercure donne un esprit chaotique, sujet au manque de mémoire, à l’indolence, à la rêvasserie. Il donne un désir inquiet d’atteindre à la célébrité, avec une incapacité de s’adapter à quoi que ce soit. Les personnes qui ont ces aspects sont capables de fraude, de supercherie et de calomnie; elles sont aussi portées au suicide.

Mars

  • Activité (J’agis), force, désir, motivation, entrain, effort, lutte, vaillance, réactivité, répulsion, virilité…
  • Muscles, sang, sexualité masculine, brûlures, coupures, inflammations, infections, déchirures, fièvres, opérations, tensions, chakra solaire…

Analogies : L’action, la réalisation, l’énergie, le courage, l’audace, le sport, la lutte, l’antagonisme, la passion, le FEU, la sécheresse, la construction, la destruction, l’amant, le mari, les frères aînés, les militaires.

Correspondances anatomiques et pathologiques : MARS gouverne la tête, les organes génitaux externes, la vésicule biliaire, (l’oreille gauche) – et les muscles en général. MARS confère habituellement un tempérament bilieux-sanguin. Ses principales maladies sont :

Fièvres et éruptions de toutes nature : scarlatine, varicelle, variole, fièvre typhoïde

Troubles inflammatoires : gastralgie, diarrhée, cystite, rhumatisme musculaire

Troubles vénériens : blennorragie, syphilis

MARS provoque aussi les maux de tête, peut-être le CANCER des fumeurs et facilite l’éclosion des maladies attribuées principalement à n con. La constitution est habituellement résistante, mais comme le sujet est trop actif, il s’use prématurément et une forte influence de MARS ne constitue jamais un indice de longue vie. D’autre part, il ne faut pas oublier que cette planète provoque fréquemment des accidents ou blessures, parfois la mort violente.

Le martien doit surtout se méfier des imprudences et des efforts trop intenses.

Plan mental et spirituel : L’intellect est avant tout actif, positif, et porté vers le contrôle et l’expérimentation. Cette planète ne semble pas conférer ni la subtilité mercurienne, ni les traits de génie du solaire, mais le martien s’instruit facilement parce que c’est avant tout un travailleur et parce que la curiosité intellectuelle peut suppléer aux qualifications éventuellement absentes. Il sera surtout attiré par les sciences exactes et naturelles, notamment par la physique, la chimie, la balistique, la stratégie, la mécanique et en second lieu par la médecine, la biologie et toutes les questions de la technique moderne.

Étant donné ce qui précède, il est beaucoup moins doué pour tout ce qui touche à la philosophie, à la sociologie, à la littérature, aux arts, à la métaphysique ou l’occultisme. S’il s’intéresse cependant à l’une de ces branches, ce sera pour s’efforcer de les utiliser ou de les vérifier.

La science pure l’intéresse beaucoup moins que ses applications. Il ne faudrait pas en conclure qu’une forte position de MARS est un indice contraire aux succès scientifiques, littéraires ou artistiques car si MARS est bien aspecté, il accélère les réalisations heureuses dans tous les domaines.

Le martien réussit au point de vue intellectuel grâce à son activité et à son ambition.

Les tendances spirituelles sont faibles, type du sceptique ou du savant positiviste.

Goûts, sentiments et passions : La volonté, l’indépendance et la combativité sont les qualités prédominantes de ce type planétaire qui se montre d’autre – part très impulsif, imprudent et même brutal dans certains cas, lorsque MARS est très affligé. Il y a habituellement de la générosité, de l’enthousiasme et beaucoup de franchise. le martien agit toujours loyalement, ouvertement, même si cela doit lui porter préjudice.

Ses sentiments sont plus fougueux que profonds et stables; ses sollicitations sensorielles sont particulièrement puissantes, et, dans certains cas, peuvent être à l’origine d’un drame passionnel, car souvent le martien est très jaloux et ses colères – quoique de courte durée – sont toujours dangereuses.

Sociabilité : Ici c’est la franchise presque brutale, la liberté de langage et de manières qui prédominent. Le bon martien peut être un ami très précieux, car il est toujours prêt à rendre service et il possède le dynamisme qu’il faut pour redonner confiance aux faibles et aux découragés. Il sait se montrer large et désintéressé et on peut généralement compter sur ses promesses, car il ne ménage pas sa peine lorsqu’il s’agit de tenir ses engagements.

Le mauvais martien par contre se laisse souvent aller à la tyrannie, la brutalité, et à la violence. Il est souvent trop impulsif, trop irascible et il est particulièrement redoutable en raison de ses rancunes. Les discussions avec un martien Maléfique sont toujours dangereuses parce qu’elles risquent de se terminer par des voies de fait.

Le martien se fait apprécier par son courage et sa serviabilité spontanée.

Il se fait craindre par sa vantardise, son esprit de contradiction et sa violence.

Action et réalisation : C’est le type planétaire qui est incontestablement le plus doué pour les efforts physiques intenses et soutenus.

Dans ces conditions, le martien représente donc le type de l’homme d’action, qui peut se lancer dans les réalisations les plus importantes et les plus variées, et y remporter d’enviables succès.

Un martien fera toujours quelque chose dans la vie, et il n’hésitera pas à recommencer plusieurs fois des besognes pénibles et de grande envergure. Sa faiblesse au point de vue réalisateur réside dans le fait qu’il est trop impatient, trop présomptueux ou trop imprudent, d’où échec fréquent et résultat plutôt restreint eu égard au travail fourni. A noter un goût très marqué pour détruire afin de pouvoir reconstruire sans entraves.

Souvent son besoin de mouvement ou son esprit d’aventure l’oriente vers les sports violents, vers la carrière militaire, l’exploration ou la colonisation.

En résumé, MARS symbolise l’activité sous toutes ses formes et il est indispensable partout où il faut agir, où il faut combattre, où il faut anéantir ou édifier rapidement. Même si l’influence de MARS est maléficiée, les aptitudes réalisatrices subsistent mais, dans ce cas elles se manifestent seulement par intermittence et n’aboutissent à aucun résultat appréciable parce que le sujet manque de patience et est incapable de s’astreindre à la moindre discipline.

Destin : sentimental, financier, professionnel et honorifique : Le martien est beaucoup plus ardent, passionné, sensuel que sentimental. Il n’est pas toujours constant dans ses sentiments et sa forte sensualité l’incite aux aventures passagères, mais en général il ne s’attache pas profondément de sorte que les chagrins d’amour sont assez rares. Cette légèreté ne semble d’ailleurs pas incompatible avec une jalousie ombrageuse et incoercible – le plus souvent injustifiée – qui vient presque toujours ternir ou désoler sa vie amoureuse. Le martien doit éviter d’épouser les saturniennes et les martiennes s’il veut diminuer les risques de discussions dans le ménage. Il s’accorde facilement avec les vénusiennes et les lunaires.

Les femmes fortement signées par MARS ont tendance à prendre la direction du ménage et conviennent assez bien aux vénusiens et aux lunaires parce qu’elles savent les stimuler et les pousser à l’action. On pourrait dire qu’elles imposent en quelque sorte le succès à leurs maris en les obligeant à tirer parti de leurs aptitudes, ce qu’ils auraient été incapables de faire sans elles.

En général vie sentimentale et matrimoniale orageuse.

Les gains du martien sont assez faciles et importants en raison de l’activité qu’il sait déployer, mais comme la chance est très faible, les bénéfices sont rarement à l’échelle des efforts fournis.

D’autre part il est assez insouciant, impulsif dans ses dépenses et son train de vie est souvent trop large par rapport à ses gains, de sorte que le martien disparaît souvent en plein travail – usé prématurément – sans avoir pu constituer de réserves appréciables. Pour qu’une large réussite financière soit possible, il est indispensable que MARS soit soutenu par VENUS ou JUPITER (chance) ou par SATURNE (sens de l’économie). Les pertes sont principalement occasionnées par des imprudences, que ce soit en affaires, que ce soit dans le domaine des spéculations.

En général, situation financière incertaine pendant la majeure partie de la vie.

Sur le plan professionnel, son indépendance rend le martien peu apte aux postes subalternes et c’est comme artisan, comme chef de service ou directeur d’entreprise qu’il donne toute la mesure de ses capacités. Dans certains cas, il faut cependant reconnaître qu’il est capable de se montrer discipliné (les militaires par exemple).

Comme l’effort est une chose toute naturelle pour le martien, il se figure qu’il en est ainsi pour tout le monde, aussi les patrons et les chefs fortement signés par cet astre sont-ils «très durs, pour leurs employés ou collaborateurs, à qui ils demandent le maximum de travail.

L’ouvrier martien ne doit pas être recherché pour sa subtilité, ni pour sa minutie ou sa patience, mais il est parfaitement doué pour un effort plus musculaire que nerveux ou intellectuel et il est imbattable partout où il faut des décisions rapides, là où il faut aller vite, là où il faut avant tout produire rapidement et en grande quantité.

L’ambition est appréciable, la bonne volonté est certaine et il est rare qu’un bon martien ne réalise pas au cours de son existence d’importants progrès d’ordre professionnel.

Sur le plan honorifique MARS apporte quelquefois la notoriété dans la carrière militaire, dans l’industrie métallurgique, dans les sports de compétition, dans la médecine et la chirurgie, parfois comme avocat, mais dans un cas comme dans l’autre le martien n’obtient rien aisément, il doit toujours se dépenser, lutter, parfois même pour des choses insignifiantes.

La destinée semble suivre une courbe ASCENDANTE avec quelques brusques arrêts ou revers dus aux décisions impulsives, aux précipitations ou aux coups de tête. Souvent le martien est obligé de se refaire une situation à plusieurs reprises au cours de son existence. Plus rarement un accident interrompt brutalement une carrière qui s’annonçait brillante.

Lorsque MARS est très maléficié le sujet ne parvient guère à surmonter ses instincts et bien qu’il conserve une certaine aptitude au travail, son ascension se trouve empêchée soit par des penchants regrettables – jeu, boisson, etc. – soit par une malchance insurmontable qui réduit à néant ses tentatives les plus méritoires.

Le martien réussit par son activité et son audace;

Il échoue par présomption, imprudence, passion, malchance ou accident.

Professions : Militaire, médecin, chirurgien, dentiste, ingénieur, mécanicien, avocat, sculpteur, chef de service, armurier, serrurier, forgeron, boucher, cuisinier, pompier, manutentionnaire, docker, chauffeur, employé de chemins de fer. Parfois propagandiste révolutionnaire ou anarchiste, prospecteur, explorateur, boxeur, coureur cycliste, motocycliste, automobiliste.

Renseignements divers : MARS est un astre de FEU, chaud et sec, masculin et positif et son influence est considérée comme Maléfique : on l’appelle «la Petite infortune». On le consulte principalement dans tous les thèmes, pour évaluer l’énergie, le courage, les aptitudes réalisatrices ainsi que les risques de blessures.

D’après la tradition MARS est bien placé dans le BELIER et dans le SCORPION ses domiciles, ainsi que dans le CAPRICORNE son signe d’EXALTATION et enfin dans les signes de FEU du SAGITTAIRE et du LION. Il est faible dans la BALANCE et le TAUREAU ses signes d’exil ainsi que dans le CANCER son signe de chute.

Expérimentalement, en raison de l’irrégularité des rétrogradations de MARS il est difficile de déterminer les signes qu’il semble affectionner le plus. On peut cependant constater que son influence paraît meilleure dans le SCORPION que dans le BELIER ce qui semblerait appuyer l’hypothèse émise ces dernières années sur la maîtrise de PLUTON au BELIER. D’autre part le signe du CAPRICORNE ne semble pas lui convenir ainsi que les signes des POISSONS, du TAUREAU et du SAGITTAIRE dans l’ordre. Par contre le signe de la BALANCE ne lui semble nullement nuisible. (A noter que dans toutes les statistiques on trouvera toujours une hausse de fréquence pour les signes du CANCER, du LION et de la VIERGE et une baisse pour les signes opposés, mais cela est dû aux lois astronomiques régissant la marche de MARS).

On lui attribue comme lieux terrestres : les fonderies, les forges, les arsenaux, les usines métallurgiques, les abattoirs, les stades. Comme couleur : le rouge, comme métal : le fer, comme pierre : le rubis, le grenat, la cornaline; comme plante : l’aloès, la pivoine, le dahlia, la rhubarbe et le tabac; comme animaux : le tigre, le vautour, le coq. Son jour est le mardi.

Quel est le rôle de MARS dans l’horoscope?

Depuis le début des temps, MARS a excité et exalté l’imagination de tous. À cause de sa couleur rouge, MARS a toujours été connue comme la planète de FEU. Elle a été nommée selon le dieu romain de la guerre, MARS, dont le nom signifie « celui qui est brillant et brûlant ». Il était un guerrier qui se plaisait à faire la guerre et la querelle. Agressif et querelleur il n’hésite jamais avant de s’engager dans un conflit.

En astrologie, MARS gouverne l’énergie, le courage, la volonté de gagner, le talent de changer des idées en action. C’est la planète de la passion, de la sexualité et de la force. Elle indique l’ambition et le désir, le courage et la force. Une grande partie du domaine de la planète est la sexualité car MARS gouverne les organes sexuelles comme le SCORPION. La position de MARS dans une carte indique ce qui éveille la passion et si vous pouvez agir selon ce que vous désirez. Elle décrit aussi l’endurance physique que vous possédez et si vous avez tendance à avoir des accidents ou non.

L’influence de MARS apporte aussi les conflits et les querelles, la tension et la colère, les accidents et la destruction. Elle régit la chaleur, le FEU, les tremblements de TERRE, la violence et la guerre. Le côté négatif de MARS peut apporter des blessures soudaines ou la maladie.

Positivement, MARS représente l’énergie relâchée et la volonté humaine. C’est à vous d’utiliser cette force constructivement.

Voici quelques mots-clés de la position de MARS dans chacun des signes:

  • BELIER : Confiance en soi et force de caractère
  • TAUREAU : Efforts persistants et déterminé, forte vitalité et ténacité
  • GEMEAUX : Activités énergiques de la pensée, brillante intelligence
  • CANCER : Approche émotive, sensuelle mais raffinée
  • LION : Extraordinaire, impulsif et de tempérament chaud
  • VIERGE : Travailleur prodigieux, ambitieux et fier, très forte volonté
  • BALANCE : Fluctuation, impulsif et sensuel en amour, mais idéaliste
  • SCORPION : Persistance et intensité, beaucoup de ressources, effort bien discipliné
  • SAGITTAIRE : Courage, indépendance et audace, facilement distrait
  • CAPRICORNE : Force et énergie gardée sous contrôle à être utilisée lorsque nécessaire
  • VERSEAU : Rapide en action, orienté vers les gens, impliqué dans une variété de projet
  • POISSONS : Imagination sans borne, réceptif à votre environnement

MARS DANS LES DOUZE MAISONS

Mars dans l’Ascendant ou la Première Maison, lorsqu’il est bien aspecté, a l’influence la meilleure sur la constitution, particulièrement s’il occupe un signe de feu-Bélier, Lion ou Sagittaire-ou s’il se trouve dans le signe de son exaltation, le Capricorne. Parfois lorsqu’un signe faible comme le Cancer est à l’Ascendant, et que les autres planètes sont très affligées, Mars dans l’Ascendant, peut infuser dans le corps une énergie suffisante pour surmonter la période critique de l’enfance. Cette position donne aussi de l’énergie, de l’ambition, du courage; confiance en soi-même et détermination, caractéristiques extrêmement avantageuses pour remporter la victoire dans la lutte pour la vie. Cette position indique une personne pratique et entreprenante aussi ne répugnera à aucun effort pour arriver au succès. Lorsque Mars est affligé dans la Première Maison, il n’en fortifie pas moins la constitution et donne force musculaire et endurance, mais il rend les personnes téméraires, impulsives, têtues; elles négligent les précautions les plus élémentaires au sujet de leur santé, elles deviennent alors enclines au fièvres et autres maladies inflammatoires. Elles sont aussi sujettes à des accidents et à des pertes de sang dues à des lésions plus ou moins graves, à des maux tels que brûlures, etc., selon la nature de la planète affligeante. Ainsi, le Soleil produit généralement des fièvres et des inflammations; Mars expose la personne à des fractures d’os ou des accidents de chemin de fer ou de locomotion quelconque; Uranus et Saturne à des chutes et à des meurtrissures; Vénus, à des maladies résultant d’excès passionnels.

Mars dans la Deuxième Maison, lorsqu’il est bien aspecté, indique une nature libérale, généreuse en matière d’argent. C’est l’indice d’une rapide fortune, d’un gros succès financier dans toute entreprise de nature martienne, c’est-à-dire comportant l’usage du feu, d’outils ou de machines de fer. C’est aussi une indication d’argent par mariage ou legs. Cependant bien que la fortune vienne aisément et rapidement, la personne ne thésaurisera pas, car elle sera très généreuse, et aimera le confort, les plaisirs.

Lorsque Mars est affligé dans la Deuxième Maison, tantôt l’argent viendra tout aussi vite que sous de bons aspects, tantôt les mauvais aspects porteront la personne à une folle extravagance, à une audacieuse témérité en matière d’argent, avec le résultat inévitable de grosses pertes et peut-être d’une indigence complète. L’aisance peut-être acquise et perdue plusieurs fois. Ces personnes ne se découragent cependant jamais, et lorsqu’elles se trouvent devant un désastre financier, elles se relèvent immédiatement pour édifier à nouveau leur situation sur les ruines de l’ancienne, en général, elles réussissent de nouveau; mais comme elles ne peuvent jamais apprendre à être plus circonspectes, moins extravagantes, elles sont toujours sujettes à de nouveaux naufrages financiers.

Mars dans la Troisième Maison, lorsqu’il est bien aspecté, donne un esprit fin, brillant, alerte, porté à la controverse, ingénieux, inventif, plein de ressources; beaucoup d’initiative et d’habileté constructive, une répartie vive. Mais lorsque Mars est affligé dans la Troisième Maison, il y a probabilité d’accidents pendant de courts voyages; la personne sera d’une nature querelleuse, irascible, qui lui attirera des ennuis, avec ses frères, ses sours et ses voisins. Elle sera très acerbe envers tout le monde et par suite crainte et évitée autant que possible.

Mars dans la Quatrième Maison, lorsqu’il est bien aspecté, donne une vigoureuse constitution qui se maintiendra même dans un âge avancé. Les fonctions digestives sont particulièrement bonnes; aussi la santé et la vigueur sont-elles robustes. Cet aspect rend la personne très agressive dans ses efforts pour «faire sa pelote» et pour thésauriser en prévision de la vieillesse et des mauvais jours. Il y a possibilité d’héritage du côté des parents. C’est une position très favorable, spécialement si Mars est dans le Bélier, le Lion ou le Capricorne; mais si Mars est faible comme dans le Cancer ou dans les Poissons, et affligé par un carré ou une opposition, des troubles digestifs ou une vie dissolue ruineront la vitalité, et la personne deviendra de plus en plus querelleuse et désagréable. Il y a danger d’accident par incendie dans la maison; également de fièvres et de maladies inflammatoires. Les personnes ayant Mars dans la Quatrième Maison devraient quitter le lieu de leur naissance aussi vite que possible et essayer ainsi d’écarter les dangers.

Mars dans la Cinquième Maison, lorsqu’il est bien aspecté, donne une nature ardente, démonstrative, amoureuse. Cette position rend la personne passionnée pour les exercices athlétiques, les sports les efforts musculaires; elle fait un homme net de sa personne, fort, très admiré du sexe opposé, ou une femme vraiment assortie à son compagnon. Ces personnes font d’excellents instructeurs, très aimés de leurs élèves. Elles réussissent mieux encore comme principal ou proviseur d’un établissement d’instruction, car elles sont meilleures comme chefs que comme subordonnés. Mars affligé dans la Cinquième Maison rend la personne très inconstante dans ses affections: elle se jettera dans un nouvel amour, avant même d’en avoir fini avec l’ancien, flirtant à la ronde, et s’attirant beaucoup d’ennuis. L’abandon à la volupté est capable de saper sa vitalité et de créer un fâcheux état de santé. Dans la nativité d’une femme, cette position cause des couches laborieuses. Dans le thème d’un enfant, quel que soit le sexe, c’est un danger de mort prématurée. Les personnes qui ont Mars affligé dans la Cinquième Maison sont aussi susceptibles de pertes au jeu ou en spéculation sur des valeurs.

Mars dans la Sixième Maison, lorsqu’il est en bonne configuration, fait un travailleur vif, énergique, capable de s’élever à une position éminente en sous-ordre, donc plus la maison de commerce dans laquelle il aura un emploi sera importante, plus grande sera sa chance. Il devra se garder de se lancer dans des affaires pour son propre compte, car les gens ayant Mars en Maison Six réussissent toujours mieux comme employés que comme patrons. Cette position augmente aussi la vitalité, et, si par suite d’autres configurations planétaires, la personne devenait sujette à la maladie, l’énergie dynamique et le pouvoir régénérateur de Mars auraient bientôt brûlé et éliminé les poisons de l’organisme et rendu une santé meilleure qu’auparavant. Lorsque Mars est affligé dans la Sixième Maison, il y a menace d’ennuis et de querelles avec employés ou patron. Si la personne était elle-même à la tête d’une affaire, elle serait toujours en désaccord avec ses employés, et sujette à des pertes soit par vol ou malhonnêteté de leur part; ils gaspilleraient ses marchandises et n’auraient aucun souci de ses intérêts. Cette position donne une tendance aux fièvres, aux maladies inflammatoires; elle indique danger de brûlures, de coups de feu ou d’accidents subis au cours du travail.

Mars dans la Septième Maison, lorsqu’il est en bon aspect, donne un conjoint capable, laborieux, extrêmement actif, infatigable dans sa recherche du bien-être de la famille; une forte personnalité, désignée pour gouverner, mais qui le fera avec bienveillance. Ceci s’applique aux deux sexes; et lorsque dans le thème de nativité d’un homme, la femme est représentée par Mars dans la Septième Maison, elle aussi sera masculine et voudra gouverner, mais comme Mars dans la Septième Maison donne une tendance à une union prématurée, alors que les deux jeunes gens sont encore plastiques, ils s’accommoderont de ces conditions plus aisément que si l’union était consommée dans un âge plus avancé. Mars affligé dans la Septième Maison indique pour le conjoint qui aura été d’une nature autoritaire et querelleuse, accident ou mort subite, et si l’un des signes d’eau-Cancer, Scorpion ou Poissons-est sur la pointe de la Maison VII, le conjoint sera enclin à la boisson et à la dissipation, cette dernière si Mars est affligé dans le Scorpion. Dans ce cas, il apportera aussi des maladies inflammatoires du rectum et des organes génitaux.

Mars dans la Huitième Maison, bien aspecté, apporte des avantages financiers par mariage ou par héritage.

En affaires, cette position est également bonne et indique des gains par associations, procès gagnés, ou autres affaires indiquées par la Huitième Maison. Lorsque Mars est affligé dans la Huitième Maison, l’état de fortune périclite après le mariage à cause de la prodigalité du conjoint. Les associations, les procès devraient être évités, le natif est sûr d’y perdre. Ceux qui ont Mars dans cette position ne doivent pas tarder à faire leur testament, car la mort vient les surprendre soudainement et inopinément.

Mars dans la Neuvième Maison, bien aspecté, donne des vues libérales, larges, progressives sur tous les problèmes de la vie. Les personnes ayant Mars dans cette position pourraient embrasser une cause ayant pour objet le relèvement social et spirituel de l’humanité, et devenir des adeptes enthousiastes du culte qui aura éveillé leurs sympathies. Ces personnes aiment la vie errante, et tirent profit des changements, surtout en pays étrangers. Elles ont un esprit net, pénétrant, prompt, une façon engageante d’exposer leurs vues; aussi font-elles d’excellents missionnaires, quelle que soit la branche de propagande où elles s’engagent. Si Mars est affligé en Maison IX, ces personnes seront bigotes, fanatiques, de véritables énergumènes qui choqueront tous ceux qu’elles essaieront de rallier à leurs idées, qu’elles soient religieuses ou athées. Ces personnes ne devraient jamais voyager, mais demeurer dans le lieu de leur naissance, elles seront toujours exposées à des accidents de voyage; bien qu’elles puissent être détestées dans le lieu de leur naissance, elles se verraient encore plus mal accueillies en pays étrangers.

Mars dans la Dixième Maison, bien aspecté, est un des meilleurs présages de succès dans la vie, car il donne une nature ambitieuse et enthousiaste, avec un fonds inépuisable d’énergie, si bien que quels que soient les obstacles placés sur son chemin, la personne les surmontera. Cet aspect pronostique aptitude de direction et habileté d’exécution. Ces personnes réussissent mieux dans les occupations martiennes où le feu, le fer, les outils tranchants doivent être employés avec habileté, comme celles d’ingénieur, de mécanicien, de tailleur, ou de chirurgien, etc. Lorsque Mars est affligé dans la Dixième Maison, il donne la même énergie, la même ambition que les bons aspects, mais la personne manquera de discernement; elle voudra se surpasser, et, de ce fait, suscitera autour d’elle des inimitiés qui provoqueront sa chute et amèneront la perte de sa réputation, d’où sa vie sera remplie d’oppositions, de luttes, d’infortunes jusqu’à ce qu’elle ait appris à se maîtriser, à tenir compte des droits d’autrui, à abandonner son attitude autocrate et à se corriger de son égoïsme. Cette position rend aussi sujet aux accidents et à la médisance.

Mars dans la Onzième Maison fait les «leaders» de cercles sociaux, enthousiastes dans la poursuite des plaisirs, et attirant de nombreux amis recrutés parmi les personnes d’allure martiale et athlétique. Cet aspect donne de l’énergie et de l’ardeur pour réaliser les désirs, les espoirs et les aspirations. Mais si Mars est affligé dans la Onzième Maison, ces personnes seront susceptibles, extrêmement irritables pour leurs amis et, en conséquence, impopulaires et sujettes à se faire tort à elles-mêmes par leur ardent désir de réaliser leurs ambitions.

Mars dans la Douzième Maison, lorsqu’il est en bon aspect, peut apporter au sujet le bénéfice de toutes les choses signifiées par cette maison: hôpitaux, prisons, institutions de bienfaisance, qu’il soit employé comme gardien ou comme chirurgien; comme administrateur d’une propriété ou comme agent de la police secrète.

Avec Mars affligé dans la Douzième Maison, la personne est susceptible d’éprouver des chagrins, ennuis et vicissitudes pendant toute sa vie. Elle encourra l’inimitié de son entourage, pourra être enfermée en prison ou dans un asile d’aliénés. Si le Cancer ou les Poissons se trouvent sur la pointe de la Douzième Maison, Mars conduira à l’ivrognerie ou à la dissipation. Si c’est le Scorpion qui se trouve sur la pointe, la vitalité sera sapée par l’abus des plaisirs des sens ou par l’onanisme. Dans les deux cas, Mars affligé dans la Douzième Maison fait un déclassé, à moins que d’autres configurations dans l’horoscope ne rachètent celle-ci.

MARS DANS LES DOUZE SIGNES

Mars dans le Bélier donne une nature énergique, enthousiaste, impulsive, agressive, s’irritant de toute contrainte. Quels que soient les obstacles dressés, sur leur chemin, ces personnes tenteront l’impossible pour les surmonter, et souvent y réussiront à force d’audace. Elles sont originales, pleines de ressources, très habiles dans la mécanique. Plus une entreprise leur paraîtra aventureuse et hardie, plus elles s’y acharneront. Cette position donne une surabondance de vitalité, l’amour des sports et des exercices musculaires. La personne est aussi enthousiaste dans ses joies, ses récréations, ses plaisirs que dans son travail, et de la sorte, tire le maximum de jouissance de la vie. Mars affligé dans le Bélier donne un caractère violent, expose aux accidents par brûlures, fièvres et maladies inflammatoires; le mental est également menacé.

Mars dans le Taureau, bien aspecté, est l’indication d’un mariage précoce. Cette position présage gains faciles, et un caractère libéral et généreux en ce qui regarde l’argent; une force intérieure invincible qui permettra à la personne d’arriver à ses fins coûte que coûte, grâce à sa détermination inébranlable, à une tranquille persévérance qui ne s’avoue jamais vaincue, et va sans cesse de l’avant, vers le but proposé, malgré tous les obstacles. Il y a indication d’héritage. Mars affligé dans le Taureau donne un caractère excessivement obstiné, violent et vindicatif. De telles personnes n’en font qu’à leur tête, en dépit de tout raisonnement, argument, prière, et si quelqu’un tente de contrecarrer leurs projets, elles ne pardonnent jamais. L’argent leur vient facilement, mais elles le gaspillent follement et se trouvent souvent en proie à des difficultés financières. S’il leur vient un legs, elles le perdront probablement à cause de difficultés légales. Elles sont destinées à avoir des ennuis domestiques.

Mars dans les Gémeaux, bien aspecté, donne une nature ardente, active, alerte. Les personnes qui ont Mars dans cette position sont extrêmement franches, honnêtes et discrètes, disent exactement ce qu’elles pensent, peut-être un peu trop carrément. Elles aiment les joutes oratoires, c’est pourquoi cette position assure le succès en matière de loi ou de littérature. Elles réussissent dans les professions d’ingénieurs, car leur esprit est ingénieux, plein de ressources; elles ont le goût des travaux mécaniques, une aptitude remarquable à apprendre, à trouver vivement la solution d’un problème. Mars affligé dans les Gémeaux rend le natif cynique, lui donne un esprit caustique, enclin à la critique qui le fait craindre et fuir par tous à cause de son caractère désagréable; il est aussi hésitant et incapable de prendre une décision. On ne peut donc se fier à lui, ni se reposer sur ses promesses, car ce n’est qu’accidentellement qu’il tient ses engagements. Il a toujours des démêlés avec ses frères, sœurs ou voisins, il risque d’avoir des accidents en voyage. Cette configuration prédispose aux bronchites, à l’inflammation des poumons, à la pleurésie, à la pneumonie.

Mars dans le Cancer, bien aspecté, donne une nature indépendante et courageuse, avec tendance à se rebeller contre toute contrainte, l’amour du foyer. Il rend très industrieux, ambitieux à réunir tout ce qui constitue confort et luxe et à en prendre soin: le natif est donc, dans tous les cas, très utile à son foyer. Mais en même temps, celui qui a cet aspect dans sa nativité tend à exercer une autorité absolue sur les gens et les choses dans le cercle intime de la famille. Cette position fait le caractère plutôt indécis, et donne la tendance et le désir de changer d’occupation, si bien que la personne ne s’arrête jamais à une ligne de conduite, elle entreprend nombre de choses pour les abandonner tout d’un coup. Mars affligé dans le Cancer suscitera des chagrins domestiques, des querelles fréquentes, des scènes violentes dans la maison avec tendance à changer souvent de résidence; les maladies inflammatoires de l’estomac, les troubles digestifs, les accidents par le feu (incendie dans la maison par négligence) sont à redouter.

Mars dans le Lion, bien aspecté, donne une nature active, industrieuse, honnête, intrépide et indépendante, le sentiment de l’honneur et de la responsabilité, ce qui rend éminemment capable d’occuper un poste de confiance dans les affaires publiques ou privées. Ces personnes sont enthousiastes et énergiques, tant dans leur travail que dans le plaisir; elles ont généralement le goût des sports et du «bon temps»; elles ont une admiration très ardente pour le sexe opposé et courtisent l’objet de leur flamme avec une intensité qui abolit les difficultés, emporte tout, et aboutit à une rapide consommation. Ces personnes ne prennent jamais de détours pour dire ce qu’elles pensent, et elles le font d’une manière brutale qui est souvent extrêmement embarrassante. Leurs arguments sont puissants et péremptoires pour les opinions qu’elles croient être justes, d’où de vives oppositions de la part de leurs interlocuteurs d’opinion différente. Ces gens sont très aventureux, et se font gloire des risques qu’ils courent soit dans les plaisirs, soit dans les affaires. Mars affligé dans le Lion donne un tempérament de feu, violent à l’excès, sujet à la fièvre, aux maladies inflammatoires, aux palpitations du cour, aux attaques bilieuses, aux hallucinations. Il y a danger de liaisons illégales, de désagréments pendant les fiançailles, de pertes d’enfants, de pertes financières par spéculation. Un Mars affligé dans le Lion donne la même audace que lorsqu’il est bien aspecté, mais le danger d’accidents est plus grand parce que la personne qui a des planètes affligées est téméraire et irréfléchie.

Mars dans la Vierge, en bons aspects, donne une nature ambitieuse, une intelligence éveillée, capable de saisir une idée, de la fouiller à fond. Il fortifie les qualités mentales et leur donne une tournure scientifique, avec le sens d’application de ces facultés soit à un travail de recherches, soit aux affaires. Les personnes avec cet aspect sont énergiques, entreprenantes; la finesse et la vivacité de leur intelligence leur assurent le succès et l’avancement dans des métiers en rapport avec les malades, tels que ceux d’infirmiers, docteurs, chimistes, hygiénistes, diététiciens, etc.

Si les personnes qui ont Mars dans la Vierge sont elles-mêmes sous l’empire de la maladie, cette position leur donne la possibilité de recouvrer rapidement leurs forces et les rend moins sujettes aux maladies chroniques, comme cela arrive souvent à nombre de natifs de la Vierge.

Mars affligé dans la Vierge dispose le mental à l’inquiétude, à l’irritabilité et donne une tendance à sasser et à ressasser des ennuis purement imaginaires. Quel que soit le travail ou l’endroit où ces gens sont occupés, ils critiquent toujours leurs camarades ou leurs patrons, sont mécontents de tout ce qui a rapport à leur travail, d’une nature peu honnête, on ne peut leur confier aucun poste de responsabilité. Cette position rend sujet à la gourmandise et, en conséquence, à des désordres intestinaux.

Mars dans la Balance, bien aspecté, donne une nature ardente, démonstrative, aimante, fortement attirée vers le sexe opposé, d’où inclinée à un mariage précoce. Il donne aussi un amour enthousiaste pour la beauté et l’art dans toutes leurs manifestations; il assure la popularité publique et sociale; une excellente position pour un homme de loi, car elle le favorisera de ce côté. Elle est, en général l’indication d’une bonne santé.

Mars affligé dans la Balance rend la personne très impopulaire, sujette à l’opposition et à la critique; il l’expose au danger d’un scandale public, par suite d’infidélité dans ses relations amoureuses, car Mars dans la Balance produit toujours une forte attraction pour le sexe opposé, et s’il y est affligé, la nature est ardente et volage, d’où résultent des désagréments inévitables pour s’être joué de l’affection d’autrui.

Mars dans le Scorpion, bien aspecté donne une intelligence vive et solide, de la brusquerie dans les manières et de l’indifférence pour les sentiments délicats des autres. En conséquence, ces gens se font détester à première vue, jusqu’à ce qu’on se soit habitué à leurs manières et rendu compte qu’ils ne sont pas les ogres qu’ils paraissent. Ils sont très ingénieux, très habiles en mécanique avec un courage indomptable, une énergie inépuisable qui leur fait franchir tous les obstacles et atteindre le but assigné. Ils sont très personnels et prêts à sacrifier tout ce qui se trouve sur leur chemin; ils excellent comme agents de police, soldats, chirurgiens; ils sont capables de remplir toute situation qui demande une autorité de commandement ou l’emploi d’outils tranchants. Dans la nativité d’une femme, cette position indique que le mari sera capable de gagner beaucoup d’argent, mais sera trop dépensier, trop généreux pour ses moyens. Elle indique aussi la possibilité d’un héritage.

Mars affligé dans le Scorpion met à jour le plus mauvais côté de la nature passionnée du natif; le conduit à des excès sexuels ou à l’onanisme qui tarissent sa vitalité; à moins de se corriger, il est voué à une mort prématurée. Dans la nativité d’une femme, cette position indique que le mari gaspillera son argent pour son propre plaisir; un accouchement sera pour elle un événement dangereux. Pour l’un et l’autre sexe, Mars dans le Scorpion indique un caractère querelleur et une langue caustique.

Mars dans le Sagittaire, bien aspecté, donne le goût de l’argumentation et l’amour des discussions sur des sujets d’une nature sérieuse tels que la loi, la philosophie, la religion. Il rend la personne franche et ouverte dans tous ses rapports, pleine d’enthousiasme, d’ambition, anxieuse de paraître à son avantage dans son milieu, bien que peu portée à se rallier à des concepts qui ne s’accordent pas avec ses idées de probité et de justice. Ces personnes font d’intéressants, d’idéals causeurs, spécialement dans la dernière partie de leur vie, car ayant aimé les voyages et, étant fines observatrices, elles ont un fond de sujets instructifs et attrayants dont elles sont toujours disposées à faire part à leurs auditeurs. Elles aiment aussi les sports, où elles excellent du reste, et les exercices en plein air. Mars bien aspecté dans le Sagittaire est une position idéale pour un homme de loi, car il aiguise et avive les facultés mentales et oratoires.

Mars affligé dans le Sagittaire donne une langue acérée et un caractère querelleur avec un trait de malhonnêteté; aussi on trouve que de telles personnes sont généralement détestées dans leur milieu, et en particulier dans les cercles sociaux, où elles semblent toujours être en opposition avec les idées et les opinions des autres et adopter une attitude de suprême dédain envers ceux qui ne sont pas de leur avis. Ces personnes sont aussi sujettes à éprouver des accidents en voyage et nombre de fractures.

Mars dans le Capricorne, bien aspecté, ajoute beaucoup de force au caractère, il donne de l’ambition, de l’enthousiasme, soutenus par un courage indomptable et une énergie presque inépuisable propres à surmonter tous les obstacles et à atteindre finalement le but désiré. Les personnes avec Mars dans cette position sont appelées à s’élever dans la vie, particulièrement si le Capricorne est placé dans la Dixième Maison: ce qui leur promet l’estime et le respect de tous, et les amène à exercer avec succès des fonctions publiques (en sus de leurs entreprises privées), où elles sont naturellement qualifiées pour de hauts emplois par leurs aptitudes remarquables.

Mars affligé dans le Capricorne donne l’ambition d’exécuter de grandes choses, mais la personne sera téméraire, impulsive, entêtée, de sorte qu’elle entreprendra plus qu’elle ne pourra faire, elle manquera de la persévérance et de la ténacité nécessaires pour surmonter les obstacles, et comme son caractère sera fondamentalement déloyal, bien qu’elle puisse s’élever du fait de son enthousiasme et de sa nature ambitieuse à quelque poste en relief, elle est certaine de se voir dépouillée de son autorité, à la joie ironique de son entourage. Il n’y a rien de plus mauvais qu’un Mars affligé dans le Capricorne. Il rend aussi sujet aux accidents affectant les membres, et son action réflexe sur la partie du corps gouvernée par le signe opposé, le Cancer, à savoir l’estomac, donne une tendance aux troubles gastriques. Les personnes avec cette affliction ont un caractère violent et vindicatif.

Mars dans le Verseau, lorsqu’il est bien aspecté, annonce une personne spirituelle et intuitive, ingénieuse et originale, entreprenante et ambitieuse, travailleuse infatigable pour s’assurer le succès dans la carrière choisie, aussi elle gagnera l’amitié de personnes qui seront à même de l’aider à réaliser ses espoirs et ses désirs. Ces gens sont aussi très habiles en mécanique, et dans les choses qui ont rapport à l’électricité; ils réussissent aussi comme gérants, fonctionnaires ou employés dans une association philanthropique ou une société d’utilité publique.

Mars affligé dans le Verseau rend la personne trop indépendante, pédante, et portée à la haine de toute autorité, brusque dans ses discours et ses manières envers les autres, et rancunière au plus haut degré, si on ne la traite pas avec le respect et la considération qui lui paraissent dus. Ces personnes très difficiles de caractère se querellent souvent avec leur entourage. Elles auront tendance à subir des pertes par jeu et spéculation. Un Mars affligé dans le Verseau prédispose à des troubles visuels parce que le Verseau gouverne les éthers. Par action réflexe dans le signe opposé, le Lion, il peut causer des palpitations cardiaques.

Mars dans les Poissons, bien aspecté, donne de l’habileté comme policier, gardien de prison ou chirurgien dans un hôpital, et autres situations où la personne n’est pas en contact direct avec le public, mais exerce son autorité d’une manière discrète. Cette position donne aussi une tendance à des amours secrètes que la personne doit dissimuler aux yeux du public, lorsque Mars est affligé dans les Poissons, ces relations clandestines amènent de nombreux ennuis.

Il y a aussi danger d’attaques d’ennemis secrets, d’affaires judiciaires et d’emprisonnement; ou d’un goût déréglé pour la boisson qui pourra conduire à un internement ou à un emprisonnement. Beaucoup d’ennuis et d’infortunes sont indiqués à cause de la nature déloyale du sujet.

MARS EN ASPECT AVEC LES AUTRES PLANETES

Le Soleil en carré ou en opposition avec Mars. (voir aspects de Mars au Soleil.)

Les aspects du Soleil avec Mars sont absolument nécessaires pour donner de la saveur à la vie; des aspects adverses sont même meilleurs qu’aucun aspect, car lorsque ces astres sont sans aspects, la personne est généralement indolente, nonchalante et n’aboutit jamais à rien, quelque bénéfique que puisse être son thème astrologique sous d’autres rapports.

Vénus en quadrature ou en opposition avec Mars donne un tempérament très voluptueux et très sensuel, capable de se livrer aux pires excès pour satisfaire des passions qui ruineront la vitalité, la santé et la constitution, faisant de la personne une misérable épave sur l’océan de la vie. Ces personnes sont en général trop généreuses, spécialement envers le sexe opposé, très extravagantes et dépensent plus que leurs moyens ne le leur permettent, aussi quoiqu’elles gagnent beaucoup d’argent, elles ont le plus souvent des difficultés financières, et à ce sujet, sont souvent appelées en justice. Si Mars ou Vénus sont dans le Cancer, le Scorpion ou les Poissons, il y a une telle tendance à une existence dissipée, dissolue, assoiffée de vils plaisirs qui, si elle n’est pas refrénée, entraînera l’être humain au-dessous du niveau des animaux.

Uranus en sextile ou en trigone avec Mars donne une nature énergique et ambitieuse, un esprit original, ingénieux, alerte, intuitif, fertile en ressources, capable de lutter contre les plus grandes difficultés, dans les circonstances les plus critiques; un esprit aux inventions qui apportent un plein succès. L’électricité, l’aviation, les champs encore inexplorés les attirent particulièrement, ces aspects sont une des marques du pionnier de l’Age du Verseau où la science et l’invention atteindront des sommets auxquels, à l’heure actuelle nous ne pouvons même pas songer. Mais ces forgeurs de rêves sont aussi pratiques, énergiques, entreprenants à un degré suffisant pour réaliser leurs rêves; ils ont une vision large une nature noble qui les élèvent au-dessus des mesquines distinctions de race, de croyance; ils reconnaissent dans tout être humain une étincelle divine qui est la base de la fraternité universelle; ils ne sont peut-être pas exactement religieux dans le sens orthodoxe du mot, mais leurs croyances sont vraiment cosmiques: c’est pourquoi, ils sont souvent pris pour des visionnaires par ceux qui ne les comprennent pas.

Uranus en conjonction, en parallèle, en quadrature ou en opposition avec Mars donne un caractère instable, excentrique, un tempérament violent et de la pire nature; une singulière rancune à la plus légère contradiction. Il rend la personne entêtée, fermement déterminée à aller de l’avant dans toute voie d’action qu’elle a arrêtée, quoi qu’il puisse en résulter. Elle n’écoutera ni conseils ni prières, mais suivra son chemin au mépris de tout le monde. Les gens avec ces configurations deviennent souvent des anarchistes de la pire espèce, car ils ne s’arrêtent même pas devant l’effusion du sang, si d’autres aspects soutiennent, renforcent ces configurations. Ils sont froids, durs, cruels, sans une étincelle d’amour sincère au cour, bien qu’ils puissent être embrasés d’une passion de la plus dévorante intensité. Ceci est particulièrement le cas lorsque Mars est en quadrature à Uranus et que l’une ou l’autre planète est placée dans le Taureau ou dans le Scorpion. Dans la nativité d’une femme, Mars en quadrature à Uranus conduit généralement à la séduction, quel que soit l’endroit où cet aspect est formé, mais si c’est dans le Taureau ou dans le Scorpion, il est presque impossible d’y échapper. Les autres caractéristiques de ces planètes dans ces configurations agissent suivant les signes dans lesquels elles sont placées, de façon que leur position dans le Taureau ou dans le Scorpion agit sur le sexe, gouverné par ces signes.

Lorsqu’une de ces planètes se trouve dans le Scorpion, et que le natif a adopté la profession de chirurgien, il deviendra très cruel, impitoyable même, prêt à opérer pour le seul plaisir de causer de la souffrance. Pour satisfaire cette passion, il se livrera probablement à la vivisection et s’ingéniera à torturer ses victimes. Avec Mars ou Uranus dans le Scorpion ou dans les Poissons, la personne sera fourbe et rusée, et sachant bien cacher son jeu en public. Dans le Bélier, le natif sera un écervelé; dans les Gémeaux et la Vierge, l’esprit sera extrêmement vif, mais vif à chercher comment tromper les autres; dans le Sagittaire, cet aspect rendra la personne très matérielle, athée ou fanatique contre la religion établie ou la société. Ainsi les planètes allient-elles leur nature avec chaque signe particulier.

Neptune en sextile ou en trigone avec Mars intensifie la nature émotive du sujet, et lui donne le goût de l’étude et de la pratique de l’occultisme et du mysticisme. Souvent, lorsque les autres aspects de la nativité concourent en ce sens, l’énergie martienne dirigée vers les sujets psychiques indiqués par Neptune aide considérablement la personne à atteindre son but, à pénétrer de façon consciente les mondes invisibles.

Neptune en parallèle, en conjonction, en quadrature ou en opposition avec Mars. Cette configuration donne une nature grossière et sensuelle, impulsive et irascible, batailleuse et extravagante en paroles et en actes. Le sujet, intempérant à l’extrême, est incapable de se contrôler dans quelque direction que le mènent ses passions. Cet aspect lui donne un esprit fanatique qui s’exprimera en religion ou en athéisme. Si les circonstances s’y prêtent, il pourra devenir victime d’esprits désincarnés qui l’obséderont ou se serviront de lui comme médium. Ces aspects donnent aussi une tendance à s’insurger contre les lois, à participer à des plans ou à des complots anarchistes.

Lune

  • Forme, apparence, matière, support, moule, archétype, modèle, matrice, fécondité, capacité productrice, atavisme, instinct (Je sens et survis), sensibilité…
  • Fécondité, menstruation, cycles (hormonaux, veille-sommeil…), nutrition, liquides organiques, maladies psychosomatiques, allergies, œsophage, estomac, organes génitaux féminins, vessie, chakra sacré…

Analogies : La fécondation, l’absorption, la passivité, le reflet, la nuit, l’humidité, les liquides, le caprice, le changement, la fantaisie, la périodicité, l’imagination, la rêverie; le sexe féminin, l’épouse, la mère, la foule, la vie intime.

Correspondances anatomiques et pathologiques : La LUNE représente la vie végétative et indique un tempérament lymphatique lorsqu’elle prédomine dans le thème. Elle gouverne principalement l’estomac et l’appareil digestif en général, ainsi que la lymphe, le grand sympathique, la vue (plus spécialement l’œil gauche). En second lieu, elle paraît exercer également une influence sur le cervelet, sur les fonctions féminines, sur la gestation, les tissus adipeux, la vessie, les sérosités et peut-être aussi sur les voies respiratoires.

Les maladies correspondantes sont tous les désordres digestifs;

indigestion, dyspepsie, nausées, gastralgie, intoxication alimentaire, ptôse, aérophagie, ulcère de l’estomac; faiblesse de la vue, myopie et autres troubles oculaires. En combinaison avec d’autres planètes, la LUNE, peut également provoquer la pleurésie, la phtisie, avec SATURNE ou MERCURE; l’anémie et la chlorose avec le SOLEIL; les troubles de la vessie avec MARS ou VENUS; l’hydropisie et les émotions avec JUPITER.

L’influence de la LUNE sur la santé se fait sentir plus fortement pendant l’enfance et la jeunesse que pendant l’âge mûr; elle est également plus grande en thème féminin qu’en thème masculin.

Le lunaire doit se méfier des excès de boissons même non alcoolisées.

Plan mental et spirituel : La LUNE influence principalement l’imagination et la mémoire et présage une prédominance des facultés passives : inspiration, intuition et parfois clairvoyance.

Les facultés de raisonnement, de réflexion ou de déduction sont moins développées de sorte que le lunaire est habituellement peu doué pour les mathématiques, les sciences appliquées et les hautes spéculations mentales. Il est attiré par conséquent vers le roman, la littérature, la poésie ou l’occultisme (où son intuition lui rend de grands services).

Pour le lunaire l’effort physique est particulièrement pénible, de sorte qu’il est plutôt porté vers les besognes sédentaires ou vers les besognes qui n’exigent ni de la vitesse, ni une dépense musculaire excessive. Le Lunaire a besoin d’être guidé, dirigé, encouragé, secondé, chaque fois qu’il se lance dans une initiative qui sort un peu de l’ordinaire. Il doit de préférence poursuivre ses réalisations en collaboration ou bien agir pour le compte de quelqu’un.

Malgré ses caprices, le lunaire montre cependant une certaine ténacité lorsqu’il s’agit d’un objectif qui lui tient réellement à cœur.

Parmi les écueils qu’il doit éviter nous mentionnerons tout spécialement la paresse et les emballements imaginatifs qui l’incitent souvent à se lancer dans des entreprises tout à fait utopiques ou largement au-dessus de ses connaissances et possibilités.

Destin : sentimental, financier, professionnel et honorifique : Sur le plan sentimental, une distinction doit être faite selon qu’il s’agit d’un thème masculin ou féminin et bien que dans les deux cas il faille noter un vif désir de fonder un foyer. En thème masculin la LUNE puissante indique généralement les faveurs de l’autre sexe et c’est un indice important de mariage précoce et favorable ou du moins un indice de satisfactions sentimentales. Souvent la famille intervient dans la préparation ou la conclusion de l’union. Enfin la LUNE étant la plus féconde des planètes, une forte influence de cet astre annonce généralement de nombreux enfants.

En nativité féminine, la LUNE n’exerce pas une influence aussi directe sur la vie sentimentale et sur le mariage, elle présage seulement de la douceur, de la sensibilité, un esprit romanesque, un grand besoin d’appui, de compagnie, toutes tendances qui défavorisent également d’une façon indirecte le mariage précoce ou tout au moins un mariage normal.

Dans un cas comme dans l’autre une forte influence lunaire est de bon augure pour l’harmonie conjugale et même pour les relations familiales en général.

Une grande instabilité et beaucoup de changements sont toujours l’apanage d’une destinée lunaire. Ces changements peuvent affecter à la fois le travail et le lieu de résidence et, au point de vue financier, il y a des oscillations très marquées dans les gains et les dépenses. Le sujet éprouve toujours de sérieuses difficultés pour obtenir quelque chose de définitif et souvent les circonstances l’orientent vers un travail saisonnier où les périodes d’action alternent avec les périodes d’inaction.

Au point de vue honorifique la LUNE bien disposée serait précieuse pour une carrière politique parce qu’elle assure la faveur ou la bienveillance des foules. Dans les cas les plus fréquents, la réussite se trouve facilitée dans toute occupation plaçant le sujet en contact direct avec le public. L’élévation est parfois considérable mais le lunaire réussit rarement tout seul, même lorsqu’il parvient aux postes les plus élevés il reste toujours au service d’un parti, d’un groupement ou d’une personnalité plus puissante. En somme il reste voué au rôle de satellite.

En mauvaise part, l’influence lunaire indique une destinée tout à fait effacée, obscure, au cours de laquelle le sujet est contraint de se dévouer ou d’obéir

Le lunaire réussit grâce à sa docilité et à la fécondité de son imagination.

Il échoue par manque de sens pratique ou par paresse.

Professions : Poète et romancier, voyageur, navigateur, marin, pêcheur, établissements de bains, blanchisserie, débitant de boissons, de laitage, d’eaux et tous liquides en général.

Vendeur. représentant, gens de Maison. nourrice, infirmière, etc,

Renseignements divers : La LUNE est un astre féminin,. un astre d’EAU, elle est froide et humide et selon la tradition elle s’imprègne de l’influence de la planète qui la gouverne et des planètes qui l’aspectent de près.

Théoriquement elle est bien placée dans le CANCER, son domicile, dans le TAUREAU, son signe d’EXALTATION : elle est mal placée dans SCORPION et dans le CAPRICORNE, ses signes de chute et d’exil respectivement.

Expérimentalement la LUNE semble bien placée dans les six premiers signes du Zodiaque, du BELIER à la VIERGE inclus, et mal placée dans les six autres signes à l’exception du CAPRICORNE ou son influence semble aussi bonne que dans l’un des six premiers signes.

On consulte la LUNE dans un thème pour être renseigné sur l’harmonie des fonctions organiques, sur la vie intime et familiale, sur le rôle possible du sexe féminin dans la vie, sur la fécondité de l’imagination, la précision de la mémoire ainsi que sur l’intuition.

La LUNE représente la mère, l’épouse, les sœurs, la foule.

Les lieux terrestres correspondants sont les bois, la mer, l’Eau, les lieux publics. Sa couleur est le blanc ou le bleu; son métal : l’argent; sa pierre : la perle ou le cristal, l’opale, la labradorienne; son jour : le lundi; ses plantes : le nénuphar, l’iris d’EAU, le pavot, le myosotis, la belle de nuit; ses animaux : en général les animaux de nuit : la phalène, la chauve-souris, l’orfraie, la chate.

Quelle est la relation entre l’intuition et la LUNE?

Avec les sens physiques, les gens ont différents talents. Certains ont un entendement extra-sensible, alors que d’autres ont un sens de l’odeur très développé. Nos facultés intuitives ne sont pas différentes. Nous avons tous des prédispositions alors que certains de nos talents demeurent sous-développés.

La phase de la LUNE au moment de votre naissance nous donne certains indices quant à nos talents naturels intuitifs. Les gens nés au moment de la Pleine LUNE et au cours du troisième quartier lunaire sont typiquement des clairaudiants naturels. Ils peuvent recevoir des informations par des paroles entendus, des sons ou des pensées. Ils peuvent développer ce talent jusqu’à la télépathie ou devenir médium.

Ceux qui sont nés à la Nouvelle LUNE et au cours du premier quartier lunaire auront un talent pour la clairvoyance. Ils peuvent recevoir l’information par des visions, les couleurs, l’imagerie des rêves, la vision seconde, les lumières ou la lecture de l’aura. Ils peuvent aussi devenir adepte à recevoir des intuitions sur l’état émotif d’une personne.

Ceux qui sont nés au moment du deuxième quartier lunaire seront sujet à recevoir les impressions par les sens plus subtils du toucher, du goût, ou de l’odeur. Ils peuvent développer ce talent jusqu’à la psychométrie, manipuler des objets personnels et en recevoir l’impression des odeurs, goûts, textures, d’être touché et ainsi de suite.

Finalement, ceux qui sont nés sous le quatrième quartier lunaire peuvent démonter des talent naturels intuitifs comme l’empathie. Ils ont une intuition profonde et peuvent ressentir les sentiments des autres. Ils peuvent ressentir l’énergie qui est resté à un endroit, que ce soit calme et paisible ou violent et turbulent. Ils peuvent aussi recevoir les sensations de mouvement. La télékinésie (déplacement d’objet, plier des cuillères) est un art qu’ils peuvent essayer de maîtriser.

Certains peuvent être excellents pour transmettre l’information s’ils sont nés au deuxième quartier lunaire ou au troisième quartier lunaire (Pleine LUNE). D’autres auront le talent de recevoir l’information: ceux qui sont nés au premier quartier lunaire (Nouvelle LUNE) et au cours du quatrième quartier lunaire.

Vous pouvez aussi approfondir vos talents intuitifs en examinant le signe où se trouve votre LUNE à la naissance. Si votre LUNE natale se situe dans les signes du BELIER, LION, ou SAGITTAIRE (signes de FEU) vos talents peuvent inclure également des dons visuels et émotifs tel que décrits ci-haut chez les gens nés au moment du premier quartier lunaire (Nouvelle LUNE). Si votre LUNE natale est dans les signes des TAUREAU, VIERGE ou CAPRICORNE (signes de TERRE) vous pouvez aussi avoir le talent sensitif décrit au deuxième quartier lunaire. Si votre LUNE Natale est dans les signes des GEMEAUX, BALANCE ou VERSEAU (signes d’TERRE), vos pouvez aussi avoir la talent de clair audience de la personne née au troisième quartier lunaire (Pleine LUNE). Finalement si la LUNE Natale se trouve dans les signes des CANCER, SCORPION, ou POISSONS (signes d’EAU), vous pouvez aussi développer des talents d’empathie tel que décrit ci-haut dans le quatrième quartier lunaire.

Aussi, la position de votre LUNE natale par Maison décrit dans quel département de votre vie vous serez intuitif. Voici quelques mots clés en relation avec les Maisons astrologiques:

  • Maison 1 : corps physique, la première rencontre
  • Maison 2 : estime personnel, les possessions
  • Maison 3 : les communications, la parenté, les petits voyages
  • Maison 4 : la Maison, la mère, la fondation
  • Maison 5 : la créativité, la romance, les spéculations, les enfants
  • Maison 6 : la santé, les organisations, le travail quotidien
  • Maison 7 : le public, les relations personnelles, le mariage
  • Maison 8 : les ressources partagées, la mort, l’occulte
  • Maison 9 : la loi, la philosophie, les voyages, la religion
  • Maison 10 : la carrière et les affaires, la position sociale
  • Maison 11 : les amis, les inventions, les buts
  • Maison 12 : la santé mentale, le karma, l’emprisonnement, la méditation.

LA LUNE DANS LES DOUZE MAISONS

La Lune dans la Première Maison. Lorsque la Lune se lève en Première Maison, à la naissance, et particulièrement dans un signe cardinal, ou commun, elle donne au sujet une nature très instable. Celui-ci s’efforcera constamment de changer de situation, d’entourage, d’occupation. Il s’ensuit un insatiable besoin d’errer, d’être toujours prêt à partir à l’aventure. La Lune dans un signe fixe indique plus de stabilité, mais même alors, le sujet dépensera probablement une grande partie de son temps à une existence errante. Les personnes avec la Lune en Première Maison sont ordinairement sensitives, spécialement si la Lune est dans un signe psychique, le Cancer ou les Poissons. Elles ont l’imagination très vive et elles sont très intuitives. Cette position de la Lune a un puissant pouvoir sur la santé, surtout dans le thème de nativité d’une femme, les aspects que reçoit la Lune déterminant la vigueur de sa constitution. C’est aussi une indication de succès dans les occupations où la personne se trouvera en contact avec le public.

La Lune dans la Deuxième Maison. Cette position présage des fluctuations financières, à moins qu’elle ne soit fortifiée par de bons aspects avec Jupiter, planète de l’opulence, ou de Vénus, planète de l’attraction. Les bons aspects du Soleil rendent les choses plus stables.

La Lune dans la Troisième Maison indique le goût de l’étude, une imagination vive et fertile, un penchant pour des occupations intellectuelles, surtout si celles-ci ne requièrent pas la continuité, par exemple le reportage et la rédaction dans les journaux où l’on doit être en alerte pour recueillir les nouvelles, et errer de-ci de-là pour en glaner. Ces personnes aiment la lumière factice; si la Lune est renforcée par de bons aspects de Mercure, elles peuvent arriver à une position en vue.

La Lune dans la Quatrième Maison, si elle est bien aspectée indique d’heureuses conditions dans le mariage et la vie familiale, spécialement vers la fin de la vie; mais si la Lune est mal aspectée, elle présage le contraire. Cette position donne aussi une tendance à des expériences psychiques, surtout si la Lune occupe son propre signe, le Cancer, ou bien les Poissons autre signe d’eau. Elle indique aussi de nombreux changements de résidence qui seront heureux ou malheureux selon les autres aspects de la Lune.

La Lune dans la Cinquième Maison, et dans un signe commun ou un signe cardinal indique une personne très inconstante dans ses affections, passionnée pour le jeu et pour les plaisirs. C’est aussi un présage de fécondité dans le mariage, surtout dans le Scorpion. Même dans un signe de stérilité, comme le Lion, par exemple, la Lune favorisera quand même la procréation si elle est placée dans la cinquième maison. Cette question cependant doit être jugée par l’examen des thèmes des deux futurs parents, car si l’un était complètement stérile, la Lune en Cinquième Maison, dans le Lion ou dans la Vierge de l’autre thème ne serait pas une position suffisante pour amener le résultat annoncé.

La Lune dans la Sixième Maison est une position peu favorable, particulièrement dans la nativité d’une femme. Toute personne qui aura la Lune dans cette position réussira mieux dans un emploi subalterne que dans une affaire pour son compte personnel, car alors elle aurait une grande difficulté à garder serviteurs ou employés.

La Lune dans la Septième Maison présage heureux mariage, réussite par associations et, en général, succès dans tous rapports avec autrui. Mais si la Lune est sérieusement affligée, elle indique un conjoint léger, inconstant; pertes d’argent par procès, associations, opposition publique et impopularité

La Lune dans la Huitième Maison assure des gains par le mariage, des legs, si elle est en bons aspects. Elle accroît le nombre des enfants, bien qu’il y ait à redouter que ces enfants ne vivent pas. Si la Lune est affligée, des revers de fortune seront éprouvés après le mariage, et s’il survient des héritages, ils amèneront une série de procès que la personne perdra.

La Lune dans la Neuvième Maison, en bons aspects, donne au sujet une intelligence claire, sérieuse, à tendances religieuses, légales ou philosophiques, selon la nature de l’aspect. Elle présage de longs voyages procurant gains et plaisirs; parfois, notoriété. Le sujet est porté a la rêverie, aux visions, surtout si la Lune est en configuration avec Neptune. Si la Lune est affligée, le sujet sera impulsif et irréfléchi, à son grand détriment. S’il entreprend des voyages, il sera exposé à en éprouver beaucoup d’ennuis. Il sera aussi susceptible de changer de religion, de façon inconsidérée, ce qui lui attirera de nombreuses critiques.

La Lune dans la Dixième Maison est un signe de bonne fortune, de popularité et de prospérité lorsqu’elle est en bonne configuration. Elle pronostique faveurs des femmes et acquisition de richesse. Cette position donne un esprit profond, diplomatique, avide de savoir. Lorsque la Lune est affligée, la personne est sujette à rencontrer de l’hostilité de la part du public et à subir des revers de fortune. Il peut même arriver qu’elle soit impliquée dans un scandale public.

La Lune dans la Onzième Maison, en bonne configuration, donne au sujet de nombreux amis, spécialement parmi les femmes; mais si elle est affligée ceux qui viendront à lui sous le masque de l’amitié le feront dans l’espoir de tirer de lui un profit personnel.

La Lune dans la Douzième Maison, en bons aspects, assurera le succès de tout travail accompli dans la retraite, loin des regards du monde, dans les prisons, les hôpitaux ou institutions de charité. Elle indique aussi la possibilité de contracter une liaison amoureuse clandestine qui demeurera secrète, si la Lune est bien aspectée. La Lune affligée indique danger par des ennemis secrets qui susciteront ennuis et persécutions.

LA LUNE DANS LES DOUZE SIGNES

La Lune dans le Bélier donne au sujet un esprit indépendant dont le but est de se frayer un chemin dans la vie, coûte que coûte; il est prompt à s’irriter contre ceux qui se mêlent de ses affaires; il est ambitieux, agressif, il manque de prévoyance ce qui lui fera éprouver bien des échecs. Cependant, cette position donne un courage intrépide et difficile à vaincre. Quand une telle personne a été battue d’un côté, elle tente immédiatement une autre aventure; sa persistance la met en valeur et lui assure un succès final, à moins que la Lune ne soit affligée. Dans ce cas, elle est portée à courir d’une occupation à une autre sans se donner le temps d’essayer sérieusement de réussir dans l’une ou dans l’autre.

La Lune dans le Taureau. Le Taureau est le signe d’exaltation de la Lune et son effet est, par conséquent, très puissant pour le bien, si cet astre est libre d’afflictions et bien disposé, car la nature fixe du Taureau mitige alors l’instabilité de la Lune qui se mélange aussi avec le rayon de Vénus, et rend ainsi le caractère doux, aimable, bien que déterminé et confiant en soi-même. Cette position donne persévérance, prévision, bonté-ce qui attire à la personne tous les bonheurs de la vie: santé, fortune, amis, famille, maisons et propriétés avec la faculté de jouir pleinement de tous ces dons, car elle est sociable, hospitalière, amie des plaisirs sains, des arts, de la musique et de tout ce qui fait la beauté de la vie.

La Lune dans les Gémeaux confère une intelligence vive, passionnée de littérature et de sciences, pleine de ressources et apte à se mesurer avec les vicissitudes de la vie. L’esprit est large, libéral, prêt à adopter les idées nouvelles de progrès dont il se saisit avec avidité. Le sujet est fortement attiré par les travaux littéraires, mais en particulier par le journalisme qui lui permettra de passer d’un sujet à un autre comme l’exige sa tournure d’esprit extrêmement remuante. Cette position donne aussi un goût marqué pour les voyages et pour toute profession qui met en rapport avec le public; elle favorise donc les emplois de commis-voyageurs, d’agents électoraux ou autres occupations du même genre.

La Lune dans le Cancer donne un caractère aimable, sociable, sympathique, mais indolent, ennemi de tout effort physique, moral ou mental. Ces personnes aiment à voguer avec le courant, et seul le fouet de la nécessité peut les stimuler. Elles sont souvent sensibles aux conditions psychiques, surtout si la Lune est en conjonction avec Neptune ou Uranus: la nature de l’aspect détermine alors si l’influence est favorable ou non. Cette position donne aussi l’amour du foyer et de son confort. Elle active la digestion et, par conséquent, agit d’une manière favorable sur la santé, si les aspects sont bons; s’ils sont mauvais, elle causera des troubles digestifs.

La Lune dans le Lion éclaire l’intelligence et donne un caractère fort, confiant en soi-même, une nature hardie, téméraire et un rare talent comme organisateur. C’est la raison pour laquelle les personnes qui ont la Lune dans cette position arrivent ordinairement à diriger leur cercle immédiat. Elles sont d’une probité absolue, tant en matière financière que sociale; elles sont nobles et magnanimes dans leurs rapports avec les autres et sont aussi très recherchées.

La Lune dans la Vierge exalte les qualités mentales, si elle est bien aspectée; elle donne alors une merveilleuse mémoire, l’amour de l’étude des sciences ou de l’occultisme, et l’ambition d’y exceller. La chimie est la science favorite de ces sujets; ils se surpassent comme hygiénistes et diététiciens. Ils sont plutôt calmes et réservés dans leurs manières et détestent la flatterie et l’ostentation. A moins qu’ils ne se vouent à la diététique, ils réussissent mieux comme subalternes ou employés qu’en affaire pour eux-mêmes.

La Lune dans la Balance procure un grand nombre d’amis et la faveur publique, car elle rend la personne aimable, sympathique, serviable, optimiste et amie du plaisir et de la société. Cette position procure un bon raisonnement et la faculté de juger sainement les choses. La personne aimera les arts, la musique, aura parfois un grand talent comme artiste si de bons aspects y aident.

La Lune dans le Scorpion donne un caractère courageux, indépendant, énergique. La personne qui a cette configuration ne permettra pas qu’on intervienne dans ses plans et ne supportera aucune contrainte. Elle est souvent très brusque dans ses manières et dans ses paroles, prompte à la colère, indifférente aux menaces, mais singulièrement sensible à la bienveillance. Elle a une volonté forte et obstinée, avec la détermination bien arrêtée d’arriver à ses fins, quoi qu’elle entreprenne. Cette position donne aussi une grande attraction vers les sciences occultes, mais si elle est affligée, elle incline à la débauche et attire des ennuis avec les femmes. Elle cause des difficultés dans les accouchements.

La Lune dans le Sagittaire rend la personne alerte et active, lui fait adorer la marche, les promenades à cheval ou toute autre forme d’exercice physique; elle donne une nature vagabonde, l’amour des voyages à l’étranger, celui des animaux, spécialement des chevaux et des chiens; une vive inclination pour l’étude de la religion, du droit, de la philosophie ou des sciences occultes. Toujours de bonne humeur, optimiste et enjoué, le sujet fait un compagnon idéal, à moins que la Lune ne soit affligée: sa position dans le Sagittaire conduit alors à l’indolence et à l’intempérance.

La Lune dans le Capricorne, lorsqu’elle est bien aspectée, assure au natif l’appui de personnes plus élevées

sur l’échelle sociale, de sorte que quels que soient les succès obtenus dans la vie, il y parviendra par les autres, car il est trop timide pour se pousser lui-même; de plus, étant d’une tournure d’esprit mélancolique, il sera excessivement sensible à des revers réels ou imaginaires. Si la Lune est affligée, elle expose à la médisance, méritée ou non. Cette position a aussi un effet nuisible sur la digestion. Les personnes avec la Lune dans cette position ont souvent une peur insensée de tomber dans le besoin, c’est pourquoi elles deviennent avares, se refusant tout confort afin de mettre de côté pour les mauvais jours. Elles ont peu de pitié pour elles-mêmes et pas du tout pour les autres.

La Lune dans le Verseau, en bonne configuration, donne une imagination vive, avec le pouvoir de présenter des images à l’esprit, au point qu’elles paraissent presque tangibles. Du reste, ces personnes ne comptent pas sur leur faculté de raisonnement, car leur intuition est excessivement bien développée. Leur caractère est sociable, aimable et courtois; par suite, elles s’attirent beaucoup d’amis et sont très recherchées dans leur entourage. Elles sont aidées par leurs amis, dans la mesure des aspects favorables de la Lune. D’autre part, la Lune affligée donne un esprit excessivement vagabond.

La Lune dans les Poissons donne un intellect réceptif, une imagination fertile, un caractère indolent, instable, avec tendance à s’apitoyer sur soi-même. La personne sera portée à la rêverie plutôt qu’à l’action: d’où les ennuis et les déboires qui l’assiégeront sur le chemin de la vie. Cette position conduit assez fréquemment à la médiumnité, spécialement si Neptune a un aspect adverse, car ces personnes sont particulièrement sensibles à la flatterie des esprits-contrôles, et aiment tout ce qui excite leurs émotions.

Elles sont également très loquaces. Si un bon aspect de Vénus ou de Mercure les rend aptes à s’adonner à la musique, elles joueront avec beaucoup de sentiment et d’inspiration. Si la Lune est affligée dans les Poissons, des affaires d’amour pourront amener des chagrins. Les Poissons sur la pointe de la Douzième Maison et la Lune dans cette maison indique de la part des parents une tendance à l’ivrognerie qui leur fera négliger leurs enfants, et ceux-ci pourront bien être à la charge d’institutions charitables jusqu’à leur majorité.

LES ASPECTS DE LA LUNE AVEC LES AUTRES PLANÈTES

Le Soleil en parallèle à la Lune ou en conjonction avec elle. (voir aspects de la Lune au Soleil.)

Le Soleil en sextile ou en trigone avec la Lune. (voir  aspects de la Lune au Soleil.)

Le Soleil en carré ou en opposition avec la Lune. (voir  aspects de la Lune au Soleil.)

Vénus en parallèle, en conjonction, en sextile ou en trigone avec la Lune. (voir aspects de la Lune à Vénus.)

Vénus en carré ou en opposition avec la Lune. (aspects de la Lune à Vénus.)

Mercure en parallèle, en conjonction, en sextile ou en trigone avec la Lune. (voir p. 192, aux mêmes aspects de la Lune à Mercure.)

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Mercure en carré ou en opposition avec la Lune. (voir aspects de la Lune à Mercure.)

Saturne en sextile ou en trigone avec la Lune confère à l’esprit toutes les meilleures qualités saturniennes, et rend la personne confiante en elle-même, sérieuse, pondérée, ordonnée, soigneuse et économe, et le tact et la diplomatie qu’elle apportera dans ses relations sociales lui assureront le succès. Elle aura une haute idée de sa responsabilité en matière d’honneur et de justice; elle gagnera la confiance et l’estime de son entourage. Sa patience et sa persévérance seront inépuisables.

Saturne en parallèle ou en conjonction avec la Lune. Cet aspect ne doit pas toujours être classé parmi les mauvais, du moins en ce qui concerne les qualités mentales, car il donne un jugement sûr et profond, un grand pouvoir de concentration. Si Saturne est fort par signe, la Balance ou le Capricorne, que d’autre part la Lune soit bien aspectée, cette position conférera les vertus de Saturne, bien qu’en toute autre occasion cet aspect donne un caractère sombre et une tendance à de périodiques accès de mélancolie. Mais si Saturne est faible par signe, le Bélier en particulier, et si d’autre part la Lune est affligée, sa conjonction doit être interprétée de la même manière que le carré ou l’opposition.

L’effet de la conjonction dépend aussi du département de la vie que nous examinons: par exemple, comme il a été dit précédemment, la conjonction de la Lune et de Saturne est bonne pour la concentration mentale, mais elle est mauvaise pour la digestion, surtout dans l’horoscope d’une femme, avec tendance à obstruer le flux menstruel et à amener toutes les conséquences fâcheuses qui en résultent. Dans une nativité masculine, cet aspect indique la mort du conjoint. Les mêmes distinctions devraient être faites lorsqu’on interprète les conjonctions des autres planètes soi-disant maléfiques.

Saturne en carré ou en opposition avec la Lune est une des signatures d’une vie chagrine; car, de nature mélancolique, inquiète, la personne condense autour d’elle une atmosphère sombre et triste. Or, comme les pensées se concrétisent, cette tournure d’esprit amène des délais et des désappointements dans tous les départements de la vie. Le natif éprouvera des difficultés de la part des choses ou des gens représentés par Saturne, probablement par les parents. S’il a quelque argent, il sera sujet à le perdre et aura mille empêchements pour en gagner davantage; aussi sera-t-il dans le besoin toute sa vie. Il se fera plus d’ennemis que d’amis et sera victime de la médisance, voire même du scandale. Cependant cette défaveur qu’il rencontrera sera incontestablement méritée, car ces aspects rendent le caractère amer et égoïste. De tels gens sont indélicats, personnels, avares et durs envers les autres. Sous le coup de fouet de Saturne, les ennuis et les chagrins qu’ils éprouveront attendriront peut-être leur cour. Si l’aspect manque de six, cinq ou même quatre degrés pour être partiel, et que Saturne soit dans le signe de son exaltation, la Balance, ces aspects ne seront pas tout à fait aussi mauvais dans la dernière partie de sa vie. Ils pourraient indiquer alors que le sujet a appris sa leçon et qu’en conséquence il a mérité de meilleures conditions. Les aspects adverses de Saturne à la Lune sont très mauvais pour la santé, particulièrement dans une nativité féminine, car ils indiquent une obstruction dans les organes sexuels. Dans le thème astrologique d’un homme, ces mêmes aspects présagent soit le célibat, soit la mort du conjoint. Leur tendance est l’obstruction en toutes les choses relatives aux maisons ou aux signes dans lesquels ils sont placés dans la nativité.

Jupiter en parallèle, en conjonction en sextile ou en trigone avec la Lune donne au natif une nature optimiste, noble, généreuse, un cour ouvert, honnête, loyal, bienveillant qui le rendent excessivement populaire. Ces aspects renforcent à la fois les facultés mentales et la constitution physique; ils donnent une âme forte dans un corps sain, et par suite un puissant magnétisme personnel dont il peut se servir avantageusement pour la guérison des malades. Il aura un idéal très élevé et une imagination fertile, joint au pouvoir de s’enrichir. Sa fortune s’accroîtra sans cesse s’il l’emploie à fonder et à soutenir les ouvres philanthropiques auxquelles il est enclin à rêver. Ces aspects sont les meilleurs qui soient; ils indiquent invariablement le succès dans la vie, tant au point de vue physique que spirituel.

Jupiter en carré ou en opposition avec la Lune agit au détriment de la faculté de raisonnement et cause des ennuis au natif par des litiges-par défaut de prévoyance, par indécision et par manque de droiture. Les personnes qui ont ces aspects dans leur thème sont portées à l’ostentation et à la prodigalité; elles sont enclines à tenter désespérément la chance au jeu ou dans des spéculations hasardeuses en vue de rétablir leur fortune; et, destinées à perdre, elles sont ainsi vouées à la ruine, à une mauvaise réputation, voire même la banqueroute.

Ces aspects sont également néfastes pour la santé, spécialement dans la nativité d’une femme où ils indiquent une affection de l’estomac et du foie.

Mars en sextile ou en trigone avec la Lune donne une étonnante vitalité et un organisme vigoureux, si bien que le sujet est capable de vaincre toutes les tendances à la maladie qui sont sous le contrôle de ces aspects. Chez lui, le pouvoir d’endurance est à son maximum, si bien qu’il peut résister à des labeurs sous le poids desquels beaucoup succomberaient. Ces aspects donnent en outre une nature résolue, courageuse, énergique et ambitieuse, pleine de ressources et éminemment constructive. Ils rendent la personne vive, mais non précipitée dans ses décisions. En conséquence, elle obtient la confiance et l’estime de son entourage et gagne beaucoup d’argent; mais étant de nature extrêmement libérale et généreuse, elle ne thésaurise pas et dépense presque aussi vite qu’elle gagne.

Mars en conjonction ou en parallèle avec la Lune. Ces aspects peuvent être bons ou mauvais, selon le sexe du sujet et le département de la vie à considérer. Ils fortifient la santé et la vitalité, spécialement dans la nativité d’une femme. Dans celle d’un homme, ils indiquent un mariage avec une femme robuste, d’humeur impérieuse, au mauvais caractère, point aussi mauvais, cependant, que dans le cas du carré ou de l’opposition. Le sujet est très impulsif, surtout si la conjonction est en troisième ou en neuvième maison. Si Mars est en conjonction ou en parallèle avec la Lune dans le Scorpion, il indique dépravation sexuelle, surtout si Vénus occupe aussi le Scorpion. La nature est inquiète et agitée, car en elle se combinent les deux éléments feu et eau. Dans les signes d’eau, la personne sera portée à boire.

Mars en carré ou en opposition avec la Lune donne un caractère très emporté avec une tendance à parler ou à agir d’une manière impulsive, ce qui est sujet à occasionner au natif chagrins et ennuis. Ceux qui ont ces aspects dans leur nativité se rebellent contre tout ordre, règlement ou mesure tendant à entraver leurs désirs ou la satisfaction de leurs appétits, de quelque nature qu’ils soient. Par contre, s’ils jouissent d’une certaine autorité, ils sont très impérieux et très exigeants envers leurs subalternes dont ils requièrent une obéissance immédiate: ils n’hésitent pas à les contraindre par force, lorsqu’il pensent pouvoir le faire sans trop de danger pour eux-mêmes. Ils se livrent parfois à des extrémités désespérées pour satisfaire leur ressentiment et, ayant un esprit assez mal équilibré, ils sont téméraires dans leurs tentatives et en viennent à des choses auxquelles une personne d’esprit sain ne penserait jamais.

Par suite de ces malheureuses caractéristiques, ils se font beaucoup d’ennemis et causent bien du chagrin à leur entourage, surtout aux membres de leur famille qui doivent les supporter. Si ces aspects se produisent dans des signes d’eau, surtout avec Mars ou la Lune dans les Poissons, la personne sera en outre un ivrogne invétéré. Au point de vue de la santé, ces aspects donnent une tendance à la fièvre et aux accidents; aux troubles du coté des organes génitaux amenant des opérations, généralement inutiles. La personne est extrêmement prodigue et incorrigiblement menteuse.

Uranus en sextile ou en trigone avec la Lune donne une grande originalité, un esprit indépendant et une imagination vive, intuitive: d’où une grande faculté d’invention, une attraction irrésistible vers les sciences occultes, une puissance magnétique peu commune, une grande facilité pour l’étude de l’astrologie. Si le sujet se voue à l’étude de l’électricité et qu’il en fasse sa vocation, il aura beaucoup de succès. Ces aspects donnent aussi une grande attraction pour le sexe opposé et conduisent généralement, ou du moins souvent à un amour clandestin ou à une union illégitime.

Uranus en conjonction ou en parallèle avec la Lune donne le même esprit original, les mêmes facilités psychiques, les mêmes tendances aux amours illicites que les bons aspects, mais ces dispositions ne sont pas aussi prononcées. Un amour, secret, formé sous la conjonction d’Uranus et de la Lune pourra avoir des suites désastreuses, semblables à celles qui ont été mentionnées à propos des mauvais aspects. Si la conjonction se produit dans le Cancer, il y a tendance à des indigestions nerveuses; dans le Lion, elle incline à des palpitations cardiaques, contrarie le rythme des battements du cour et provoque une action spasmodique qui peut devenir fatale au cours des années. Dans le Scorpion, ces aspects inclinent aux habitudes perverses; dans le Sagittaire, l’action réflexe se fera sentir sur les poumons et ainsi de suite avec les autres signes.

Uranus en carré ou en opposition avec la Lune rend le sujet excentrique et très susceptible: c’est une poudrière ambulante, prête à éclater à tout instant; autoritaire, suffisant, intolérant, évité de tous. S’il est patron, personne ne voudra travailler pour lui; s’il est employé, personne ne le gardera. Il ne demeure jamais longtemps dans la même place: ou bien on le renvoie, ou bien il abandonne sa position sous le plus futile prétexte. Les personnes qui ont ces aspects sont attirées vers les sciences occultes, mais elles n’y réussissent jamais, à cause de leur excentricité. Comme pour les autres aspects d’Uranus et de la Lune, le carré et l’opposition indiquent une liaison clandestine, soit de la part du sujet, soit de celle de son conjoint. Si cet aspect a lieu dans la Septième Maison, dans la nativité d’un homme, la femme sera infidèle: il en résultera un scandale public suivi éventuellement d’un divorce. Les mauvais aspects du Soleil et d’Uranus donnent des indications semblables dans une nativité féminine.

Neptune en sextile ou en trigone avec la Lune accroît la faculté d’imagination à un degré superlatif, surtout si l’une ou l’autre de ces planètes se trouve dans la Neuvième Maison. Ces aspects favorisent alors les rêves prophétiques et les visions qui mettent la personne en contact avec les mondes invisibles. Ils rendent aptes à l’étude de l’occulte et présagent le succès, car la nature est essentiellement élevée, et le caractère aimable et sympathique. Les qualités spirituelles peuvent ne pas être apparentes, même à la personne elle-même, mais elles n’en sont pas moins latentes et aptes à se développer. On peut aussi dire, sans crainte de se tromper, qu’au cours de la vie, les personnes possédant ces aspects entreront en relation avec les mondes invisibles, et seront attirées vers l’occultisme, que les qualités de l’âme soient subséquemment développées ou non.

Neptune en parallèle ou en conjonction avec la Lune indique les mêmes fortes qualités psychiques que les bons aspects surtout si Neptune est placé dans l’un des signes psychiques du Cancer ou des Poissons. Les personncs nées avec de bonnes configurations de Neptune pendant les quatorze années où cette planète occupait le signe d’air des Gémeaux sont maintenant en train de conquérir l’air et de perfectionner des inventions scientifiques dont nous nous émerveillerons; mais les enfants qui sont nés sous des configurations favorables pendant les quatorze années où Neptune s’est trouvé dans le signe psychique du Cancer grandissent maintenant autour de nous comme une phalange de mystiques qui, lorsqu’ils auront atteint l’âge mûr nous étonneront par leur pénétration et leurs pouvoirs spirituels. Parmi d’autres facultés, ils développeront l’amour de la musique.

Neptune en carré ou en opposition avec la Lune est aussi une indication des qualités de l’âme semblables à celles des bons aspects, mais sous les configurations présentes, la personne sera d’une nature négative, apte à devenir la proie des esprits-contrôles et sujette à la médiumnité. Aussi devrait-elle s’abstenir d’assister à des séances de spiritisme.

DIRECTIONS LUNAIRES PROGRESSÉES

La Lune parcourt le zodiaque à la vitesse moyenne de douze à treize degrés par jour, et comme le jour, en matière de progression, est pris comme une mesure de temps équivalant à une année, nous pouvons donc dire que la Lune, par progression, de la naissance à la mort, voyage au taux de douze à treize degrés par an, ou d’un degré environ par mois. Par conséquent, au cours de vingt-huit années environ, elle parcourt le thème astrologique tout entier et forme tous les aspects possibles avec les différentes planètes qu’il renferme. Elle peut donc en parcourir deux ou trois fois le cercle pendant une vie de durée moyenne. C’est son passage autour de la nativité qui rend la vie féconde en évènements, car les aspects des planètes elles-mêmes indiquant l’année où une certaine influence est prête à agir, sous forme de destinée mûre et à se traduire en évènements dans la vie, ne produisent par eux-mêmes aucun effet bon ou mauvais, si un aspect de la Lune progressée ou une lunaison ne concentre cette influence et ne marque le mois où l’événement aura lieu. Il arrive donc parfois que des aspects, même puissants, entre le Soleil et les planètes ou entre les planètes elles-mêmes n’amènent aucun résultat, lorsqu’ils ne sont pas fortifiés par un aspect lunaire progressé ou par une lunaison en harmonie avec les aspects. Les aspects lunaires, de leur côté, n’ont point d’influence qui leur soit propre, ou, du moins, celle-ci ne se fait sentir que lorsqu’ils sont en harmonie avec la direction primaire alors en force.

Ce sont là des points importants que l’étudiant doit toujours avoir présents à l’esprit. Il faut observer aussi que les aspects de la Lune progressée vis-à-vis des planètes également progressées produisent peu ou point d’effet, et que les influences citées ci-dessous se rapportent aux planètes radicales.

La Lune progressée, en parallèle, en conjonction, en sextile ou en trigone avec le Soleil radical. Ces aspects indiquent une période plutôt prospère, apportant d’importants changements vers une amélioration. Fréquemment, il en résulte des mariages à la fois prospères et heureux, un grand développement dans les affaires, si la personne est un patron, une augmentation de salaire, si elle est employée, car à ce moment-là, les supérieurs et ceux qui sont dans une position d’accorder des faveurs sont d’humeur généreuse et prêts à apprécier tout ce qu’il y a de bon en elle.

La Lune progressée en quadrature ou en opposition avec le Soleil radical. Ces aspects indiquent une période de soucis et de pertes. Il y a tendance à des difficultés avec les patrons ou les clients qui amèneront la perte de l’emploi ou des affaires. L’esprit est hésitant, de sorte que la personne est incapable d’aucune décision, et ainsi sujette à perdre des occasions qui pourraient lui procurer des gains et ne sont pour elle qu’une source de pertes. Elle aura des ennuis avec le sexe opposé, spécialement avec son conjoint si elle est mariée. Ces aspects présagent altération de la santé et changement en mal dans toutes les affaires de la vie.

La Lune progressée, en parallèle, en conjonction, en sextile, ou en trigone avec Vénus radicale. Si Vénus est forte et bien aspectée dans le thème natal, cette période amènera à la fois plaisir et gains, car la personne formera de nouvelles amitiés et aura des occasions d’avancer, financièrement, et socialement. Ces aspects indiquent aussi fréquemment fiançailles ou mariage dans un thème masculin. Ils apportent la bonne santé, une heureuse disposition d’esprit qui fait que le monde entier semble baigner dans un rayon de soleil: c’est en un mot, une période de succès général et de bonheur.

La Lune progressée, en quadrature ou en opposition avec Vénus radicale. Si Vénus est affligée à la naissance, ces aspects marqueront une période de nombreux soucis et de désappointements. Des fiançailles pourront être rompues ou un mariage dissous par séparation; les finances pourront souffrir ainsi que la santé. On pourra s’attendre à recevoir des leçons, à être tenu à l’écart dans les relations mondaines. La personne devra donc être particulièrement prudente dans ses rapports avec le sexe opposé, car tant que cet aspect durera, de graves troubles pourront surgir de cette source. Connaissant la nature et la durée de cette influence, elle devra essayer de gouverner ses étoiles en gardant un état d’esprit aussi optimiste que possible, et en s’étudiant à agir sagement dans les questions où son thème natal marque des points dangereux.

La Lune progressée, en parallèle, en conjonction, en sextile, en trigone avec Mercure radical. Si Mercure était en bons aspects à la naissance, ces directions épanouiront les facultés mentales. C’est donc un temps favorable pour toute étude vers laquelle le natif se sentira attiré. S’il avait en vue quelque changement important, ce serait le moment d’agir, car, sous ces directions, le succès est plus sûr que sous des influences moins propices. S’il a quelque affaire à régler avec ses frères et sours ou avec ses voisins, il arrivera à une conclusion favorable bien plus rapidement qu’à aucun autre moment.

La Lune progressée, en quadrature ou en opposition avec Mercure radical. Si Mercure était affligé à la naissance, le natif devra être très circonspect pendant la période d’activité de ces influences planétaires, car il aura tendance à tenir des propos indiscrets et inconsidérés qui l’exposeraient à être accusé de diffamation ou de calomnie. Il est également probable que si, pendant ce temps, des actes ou des papiers légaux étaient signés, ce serait à son détriment et qu’il aurait à le regretter plus tard Il devra aussi faire très attention aux termes employés dans sa correspondance, s’il est homme de lettres, il devra redoubler de prudence, car ses écrits seront presque certainement la cause d’ennuis sérieux pour lui ou pour d’autres. Son mental sera très ébranlé et il ne devra ni voyager, ni faire aucun changement pendant la durée de ces directions, mais se tenir aussi tranquille que possible.

La Lune progressée, en parallèle ou en conjonction avec Saturne radical. Si Saturne était affligé dans le thème natal, cette période serait très critique. Dans la nativité d’une femme, ces aspects indiquent mauvaise santé, ennuis, soucis; dans celle d’un homme, s’il est marié, difficultés domestiques ou mauvaise santé de sa femme. Des contrariétés, de délais, des désappointements, dans tous les plans de la vie sont à redouter; il y a tendance à voir tout en noir et à devenir mélancolique et morbide.

La Lune progressée, en quadrature ou en opposition avec Saturne radical. Si Saturne est affligé à la naissance, ces aspects marqueront une très mauvaise période, spécialement en ce qui concerne la santé et les conditions du foyer. Ils pourront provoquer un trouble passager dans le mental, irritabilité, préoccupation et tendance au pessimisme et au désespoir. Les affaires financières souffriront également, il faudra se bien garder de faire aucun changement ou aucun placement de fonds à ce moment-là. Le seul remède est de s’efforcer de conserver une attitude aussi philosophique que possible, de voir le bon côté des choses et d’apprendre les leçons que cette période doit enseigner.

La Lune progressée, en sextile ou en trigone avec Saturne radical. Si Saturne, à la naissance, avait de bons aspects, cette période marquera pour le sujet une époque de bonheur et de prospérité, où ses capacités seront reconnues dans sa sphère d’action. Il sera alors capable d’assumer de nouvelles responsabilités et de répondre à la confiance qu’on aura mise en lui et s’il avait en vue quelques placements en maisons, terres ou mines, ce moment serait très favorable. Ce temps fera époque dans sa vie: une fondation nouvelle, solide et stable pour le succès de ses affaires sera posée, sur laquelle il pourra édifier une vie prospère.

La Lune progressée, en parallèle, en conjonction, en sextile ou en trigone avec Jupiter radical. Si Jupiter recevait de bons aspects à la naissance, ces directions indiqueront une période de succès et de bonne fortune; une santé excellente et, en cas de maladie, une amélioration marquée. La disposition d’esprit du sujet sera des plus heureuses, il jouira pleinement de tous les plaisirs de la vie, ce sera pour lui un temps particulièrement favorable aux grands voyages, il recevra partout un cordial accueil. Sa fortune s’accroîtra s’il profite des directions présentes pour opérer des placements ou si ses affaires sont poussées avec toute l’habileté dont il est capable, c’est le moment où les choses prendront une tournure définitive vers le mieux; et s’il tire avantage des occasions qui lui seront alors offertes, il en ressentira longtemps les heureux avantages.

La Lune progressée, en quadrature ou en opposition avec Jupiter radical. Si Jupiter était affligé à la naissance, la personne devra apporter beaucoup d’attention à son régime pendant la durée de ces aspects, car il y a tendance à des excès qui donneront lieu à des maladies occasionnées par un sang intoxiqué. Les accès de colère devront être soigneusement évités, car si le thème natal révèle quelque danger d’apoplexie, il est presque certain que la manifestation de cette crise aura plutôt lieu sous ces influences stellaires qu’à tout autre moment. Il est donc de toute nécessité de garder son sang-froid, et d’éviter toute boisson excitante, de n’entreprendre de spéculations à aucun prix pendant la durée de ces directions, car l’insuccès est certain, il y a danger d’être trompé et frustré. Ces aspects présagent aussi chagrins domestiques, pertes par suite de procès ou d’affaires analogues. Le prestige social souffrira des allures hautaines, présomptueuses, autoritaires du sujet: que celui-ci s’efforce donc d’être circonspect, modéré en tout et de se contenir.

La Lune progressée, en parallèle, en conjonction, en quadrature ou en opposition avec Mars radical. Si Mars était affligé à la naissance, ces aspects marqueront une période très mauvaise. Dans la nativité d’une femme, ils indiquent, entre autres choses, une santé précaire, dans celle d’un homme, de violentes querelles de ménage. Il y a tendance aux querelles, à l’emportement, à la témérité, d’où pourraient résulter accidents et blessures; à l’abandon aux plaisirs des sens les plus vils, ce qui pourra amener bien des conséquences fâcheuses. Le sujet devra user de prudence dans ses relations avec l’autre sexe, faute de quoi, calomnies et discrédit social surviendront certainement. Ces directions rendent le sujet très imprudent, extravagant en matière de finances, porte à formuler des jugements hâtifs et erronés: aussi s’il signe des papiers d’affaires pendant ce laps de temps, un désastre en sera très probablement la conséquence. Ces directions sont parmi les mieux fondées, l’on n’y échappe rarement sans souffrir perte ou dommage de quelque sorte, aussi, le sujet devra-t-il apporter la plus grande attention à sa conduite pendant cette période.

La Lune progressée, en sextile ou en trigone avec Mars radical. Si, à la naissance, Mars était bien aspecté, ces directions marquent une période d’activité considérable dont le sujet tirera de grands avantages. Elles signifient une somme d’énergie vitale accumulée, comme cette force dynamique doit trouver une voie d’écoulement, c’est une période favorable à l’expansion des affaires, à la mise à exécution de nouveaux projets: la réussite est certaine, si la personne n’est pas trop précipitée dans ses efforts, mais qu’au contraire elle met un peu de prudence dans la dépense de cette grande énergie. Ces aspects sont particulièrement actifs chez ceux qui travaillent avec les éléments de Mars, le fer et le feu; ils leur apportent honneur et avancement.

La Lune progressée en parallèle, en conjonction, en carré, en opposition avec Uranus radical. Si Uranus était affligé à la naissance, ces aspects marquent une période très critique où la personne sera exposée à un changement soudain, imprévu qui aura sur sa vie un effet préjudiciable. Elle devra donc se garder contre une telle éventualité. Il y a aussi probabilité d’une liaison clandestine qui apportera soucis et chagrins. Le natif devra éviter toute association avec le sexe opposé et si elle est inévitable, être très circonspect dans sa tenue et sa conduite, car sous l’influence de ces directions, on sera porté à le juger sévèrement pour la moindre apparence de mal. Il y a tendance à une irritabilité et à une cruauté dans l’expression qui peuvent causer malheur conjugal et perte d’amis qu’on regrettera vivement plus tard. On devra donc s’efforcer de se contenir et même, on serait sage d’éviter ses amis autant que possible pendant cette période critique.

La Lune progressée, en sextile ou en trigone avec Uranus radical. Ce sont là d’excellents aspects pour ceux qui sont assez avancés pour y répondre. Si, lors de la naissance, Uranus recevait de bons aspects, les facultés originales, intuitives et inventives du sujet trouveront à ce moment une expression très heureuse pour lui. S’il s’intéresse à l’étude de la pensée abstraite ou de l’occultisme, c’est un temps particulièrement bon pour la poursuivre. Sous ces directions, une expansion de la conscience peut plus aisément se réaliser, des amitiés se former avec des personnes avancées au grand bénéfice du natif, des changements ou des déplacements avantageux avoir lieu. Ces aspects indiquent donc une époque dans la vie qui vraisemblablement laissera sa marque permanente pour le plus grand bien.

La Lune progressée, en parallèle, en conjonction, en carré ou en opposition avec Neptune radical. Si Neptune était affligé dans le thème natal, ces directions indiqueraient une période d’étranges et fâcheuses circonstances; la personne est vraisemblablement disposée à subir l’influence de l’hypnotisme ou de la médiumnité à avoir des visions ou à commencer à entendre des voix, toutes choses de caractère indésirable, et dont il lui faudra, autant que possible, se garder. Elle serait donc bien mal avisée d’entrer, sous ces directions, dans une salle de séance spirite, dont l’ambiance favorise ces dispositions. De plus, si ces aspects sont formés dans des signes d’eau, le Cancer, le Scorpion et les Poissons, ils la pousseront à boire, à prendre des drogues, ce qui lui amènera des ennuis et des chagrins pour le reste de la vie. Comme ces aspects produisent une lassitude physique et mentale, la personne est négative, ses forces vitales sont amoindries, et ces influences indésirables sont plus aptes à prendre pied. Il y a aussi danger d’intrigues de la part d’ennemis secrets qui plongeront dans les ennuis et le discrédit le sujet, lui causeront même emprisonnement ou internement dans un hôpital, car Neptune gouverne les prisons, les hôpitaux, les asiles d’aliénés et autres lieux du même genre. Une grande prudence devra donc être observée dans tous les rapports avec les autres.

La Lune progressée en sextile ou en trigone avec Neptune radical. Si Neptune a de bons aspects à la naissance, ces aspects peuvent apporter un léger développement de la conscience, et si, en même temps, les aspects solaires avec Neptune sont agissants, on peut prévoir une initiation pour ceux qui sont suffisamment avancés pour répondre à cette influence; mais pour la grande majorité des personnes, ces aspects indiquent seulement une période agréable, fête musicale ou quelque autre plaisir de ce genre.

La Lune progressée en parallèle ou en conjonction avec l’Ascendant ou MC radical. Ces aspects apportent des changements dans la vie qui seront bons ou mauvais suivant les autres influences qui s’exercent dans l’horoscope à ce moment.

La Lune progressée sextile ou trigone avec MC radical. Si les autres influences le permettent ce moment représente un temps de changements avantageux, promotion ou honneurs, et succès général dans les diverses scènes de la vie.

La Lune progressée en carré ou en opposition avec le MC radical. Ces aspects marquent perte de prestige, troubles, anxiété, pertes financières spécialement si l’on traite avec les femmes. C’est une période mauvaise pour voyager et faire des changements.

La Lune progressée sextile ou trigone avec l’Ascendant radical. Ces aspects apportent des changements avantageux, une prospérité financière et généralement la bonne fortune.

La Lune progressée en quadrature ou en opposition avec l’Ascendant radical. Ces aspects marquent une période d’ennuis. Il faut s’attendre à une mauvaise santé, et si quelques changements ou déplacements ont lieu, ils apporteront désavantage au sujet.

Jupiter

  • Expression (Je m’exprime), expansion, extériorisation, aisance, facilité, brio, grandeur, sagesse, accélération…
  • Tous les processus en « hyper- » (hyperactivité, hypertrophie du moi, hypersensibilité, hypertension…), mégalomanie, tachycardie, obésité, foie, circulation artérielle, centre sacré…

Analogies : La chance, la richesse, la prospérité, l’expansion, l’ordre, l’organisation, la hiérarchie, la cohésion, le jugement, l’équité, la générosité, la justice légale. Les gens en place, les magistrats, les banquiers, les oncles.

Correspondances anatomiques et pathologiques. – JUPITER gouverne principalement le foie et la circulation artérielle, il semble également influencer les poumons, les cuisses, les muscles et l’odorat. Ses principales maladies sont celles qui affectent le foie : congestion, insuffisance biliaire, cirrhose, lithiase biliaire; la circulation : aortite, artériosclérose hypo ou hypertension artérielle, par ailleurs JUPITER indique parfois des maladies de la peau, des troubles pulmonaires, notamment asthme; il faut aussi lui imputer la goutte et les douleurs rhumatismales pour une large part.

Une forte influence jupitérienne correspond habituellement à un tempérament sanguin. Elle favorise l’assimilation, la croissance, l’épanouissement des tissus mais le jupitérien doit toujours se méfier des excès de table.

Cette planète bien placée peut néanmoins être considérée comme un indice de longue vie et surtout de bonne santé.

Plan mental et spirituel : JUPITER représente le jugement, l’ordre et l’équilibre, de sorte que l’intelligence se caractérise par une homogénéité remarquable, et par des facultés d’observation et d’assimilation qui peuvent permettre de s’intéresser aux branches les plus diverses du savoir humain. Le jupitérien apprend facilement parce qu’il sait étudier avec ponctualité, avec ordre et méthode, ce qui facilite le travail de sa mémoire qui, d’ailleurs, est généralement très fidèle. Il peut donc s’intéresser aux questions les plus variées et y réussir facilement, mais il semble plus particulièrement doué pour tout ce qui touche aux lois, à la religion, à la philosophie, à la sociologie, à la peinture et à l’organisation du travail, domaines où il peut remporter de brillants succès. En littérature son trait dominant est la clarté. Dans le domaine scientifique le jupitérien semble tenir le juste milieu entre les tendances synthétiques du Solaire et l’esprit trop analytique du Saturnien. Il est trop respectueux pour la tradition pour lancer des théories sensationnelles et il a plutôt tendance à perfectionner, à ordonner qu’à créer de toutes pièces. Tendances spirituelles et religieuses habituellement très nettes. En cas de très mauvaises influences sur JUPITER le sujet a tendance à trop entreprendre et à se surmener intellectuellement sans obtenir de résultats appréciables, ou bien les plaisirs sensuels le détournent de l’étude.

Goûts, sentiments et passions. La bonté, la droiture, la loyauté et le souci de son prestige et de son honorabilité sont les qualités maîtresses de, cette signature astrale qui confère habituellement des sentiments nobles et une bonne moralité. il ne faut pas perdre de vue en effet que c’est l’influence jupitérienne qui est chargée de maintenir les traditions et les bonnes mœurs, et qui préside également à toutes les initiatives sociales et philanthropiques.

Cette planète confère donc des sentiments sincères, profonds, stables. un caractère facile, aimable. gai, conciliant et des tendances conservatrices. Les enfants jupitériens sont respectueux, obéissants et, partant, assez faciles à élever. Lorsque JUPITER est puissant, les appétits sensoriels sont toujours intenses, mais sans complications; si JUPITER est très affligé il faut alors prévoir un orgueil exagéré, de l’hypocrisie, une forte tendance à la gourmandise et aux excès de toute nature.

Sociabilité : Ce type planétaire, comme le vénusien, est très sociable, très sympathique, très expansif, et très recherché en raison de sa bonne humeur, de son optimisme, de sa jovialité et de sa distinction.

Le jupitérien est cérémonieux, respectueux des us et coutumes, il sait faire preuve de générosité, se montrer obligeant et c’est en général un ami précieux non seulement parce qu’il est fidèle, mais parce que sa situation matérielle ou sociale lui confère presque toujours une influence considérable qui lui permet de rendre aisément de grands services à ceux qu’il estime. D’ailleurs il a tendance à protéger les faibles, mais peut-être plus par gloriole que par charité chrétienne.

Comme le vénusien, il se met rarement en colère et déteste la discussion, la tristesse, le pessimisme et la solitude. Il apprécie trop les louanges et parfois les flatteurs en abusent.

Il ne faut cependant jamais perdre de vue que le jupitérien est très sensible aux blessures d’amour-propre, très pointilleux pour tout ce qui touche à son honorabilité, à son savoir, à son prestige professionnel ou social, de sorte qu’il se vexe facilement lorsqu’on se permet de mettre en doute sa droiture, son désintéressement ou ses capacités et ceci même si l’ensemble du thème est harmonieux.

Si JUPITER est maléficié, il dénote alors des attitudes pleines d’affectation, une prétention insupportable, une soif des honneurs, des décorations et richesses, qui peut devenir une obsession et assombrir toute une existence – au fond assez paisible ou même favorisée – ou peut-être l’inciter à des actions illégales pour satisfaire ses aspirations. L’ami jupitérien devient alors trop exigeant, trop susceptible et parfois trop dangereux.

En résumé, le jupitérien se fait apprécier par sa bienveillance et sa gaieté.

Il se fait redouter par son insistance déplacée, son sans-gêne, sa susceptibilité et son orgueil.

Action et réalisation : Le sens de l’organisation, sous toutes ses formes, étant sa qualité essentielle, il est évident que le jupitérien est admirablement doué pour toute réalisation de grande envergure d’autant plus qu’une chance parfois extraordinaire, vient presque toujours appuyer ses efforts.

Il sait être autoritaire sans brusquerie; il fournit volontiers un effort intellectuel et, partant, il excelle dans les rôles de patron, de directeur, d’administrateur, de chef mais il apprécie trop les satisfactions sensorielles pour ne pas être, au fond, un adversaire du travail pénible, de sorte qu’il est beaucoup moins à son aise dans les obscures besognes d’exécution. Il sait cependant se dominer et accomplir correctement la tâche qui lui incombe par devoir, par souci de sa réputation. (Toutefois, au cours de sa jeunesse il pratique souvent un sport quelconque, surtout la marche ou la chasse)

Il est très sensible aux compliments et aux reproches. Un peut obtenir beaucoup d’un chef ou d’un employé jupitérien à condition de savoir l’aborder et de savoir lui demander ce que l’on désire.

Ce type planétaire est indispensable partout où il faut remettre de l’ordre ou restaurer la discipline; dans toute entreprise qui doit être renflouée, aussi bien que dans toute organisation étendue. Il n’aime pas les efforts trop violents mais comme il travaille avec ordre et méthode son rendement est excellent. D’ailleurs il résiste très bien à la fatigue.

En raison de sa chance, il peut s’occuper – avec un égal succès – des affaires les plus diverses – industries, lois, arts, banques – et ses échecs sont très rares lorsque JUPITER est bien disposé.

Si l’influence s’exerce plutôt en mode Maléfique : échec par erreurs de jugement, par présomption, par hostilité des sphères influentes ou des pouvoirs publics et par manque de capitaux nécessaires.

En résumé, JUPITER est appelé à mettre de l’ordre en toutes choses.

Destin (sentimental, financier, professionnel et honorifique). Le jupitérien est respectueux des lois et coutumes sociales, il craint les critiques et médisances, il aime les choses régulières, légales, et dans ces conditions, malgré ses penchants sentimentaux et sensuels, il est peu attiré par les aventures amoureuses passagères ou par les liaisons avouées.

L’union légale est donc très fréquente et elle a lieu ordinairement d’assez bonne heure. La chance fondamentale se fait également sentir dans ce domaine et la vie conjugale et familiale est peu agitée, les séparations, les divorces et les veuvages prématurés sont extrêmement rares. Il y a généralement plusieurs enfants que le jupitérien élève avec le plus grand soin, avec le secret espoir que l’un d’eux au moins deviendra une personnalité notoire.

S’il s’agit d’une influence dissonante, il y a parfois mariage d’intérêt ou bien les questions financières viennent troubler la vie conjugale ou familiale. Tendance au divorce ou à la séparation amiable, plutôt qu’au veuvage, mais souvent l’union n’est pas rompue officiellement, malgré tous ses inconvénients, car JUPITER n’est jamais totalement Maléfique.

Il est évident que cette planète qui représente la richesse est celle qui autorise les plus belles espérances financières. Même en influence Maléfique, il y a encore un train de vie assez large, mais ici les gains deviennent très aléatoires et sont souvent réalisés sans tenir un compte trop strict des lois morales. Les procès sont fréquents et onéreux, les pertes spéculatives ou autres sont nombreuses et l’incertitude du lendemain est à peu près constante. En somme le mauvais jupitérien peut faire montre d’une certaine opulence, mais il vit souvent d’expédients. Néanmoins, il réussit généralement à éviter la chute définitive parce qu’il n’est jamais abandonné complètement par sa bonne étoile.

Si JUPITER est bien configuré on peut déjà prévoir des appuis familiaux qui permettent au sujet de franchir sans difficultés la première partie de sa vie, et assurent son accès à quelque place intéressante. Ensuite les gains personnels sont habituellement importants et facilités par les circonstances; parfois la porte de la richesse s’ouvre toute grande à la suite de quelque coup de chance providentiel.

Il ne faudrait pas en conclure que le jupitérien n’a aucun mérite : au contraire, il sait admirablement seconder la chance et l’aide de son sens de l’organisation, de la précision de son jugement et de la régularité avec laquelle il sait s’astreindre à sa tâche.

En résumé, JUPITER puissant est le meilleur indice de prospérité facile.

Comme pour les finances, la réussite professionnelle est aisée parce que le jupitérien – au contraire des marsiens et saturniens – n’a jamais de peine pour faire reconnaître et apprécier ses capacités et pour obtenir de son travail une rémunération adéquate. Souvent même il gagne largement pour un travail dérisoire (on pourrait peut-être citer en exemple les jetons de présence des administrateurs de sociétés, certaines situations dans les grandes entreprises ou administrations…) et il gravit allègrement les échelons qui le séparent des postes responsables.

On peut dire qu’il y a fort peu d’ouvriers manuels parmi les bons jupitériens, mais beaucoup de directeurs, de patrons, de magistrats, d’administrateurs, de présidents de sociétés, de hauts fonctionnaires, de carrières libérales, etc. Ajoutons qu’en général un chef d’entreprise jupitérien sait se montrer compréhensif et bon vis-à-vis de ses subalternes, mais il est habituellement hostile à toute manœuvre ou revendication subversive.

Au point de vue honorifique, l’action de JUPITER est également de très bon augure, elle apporte presque toujours une élévation très marquée par rapport au niveau de la situation familiale au moment de la naissance. Le jupitérien est d’ailleurs très attiré par tous les postes officiels, par tous les titres honorifiques, et souvent il réussit au moins partiellement – à satisfaire ses aspirations. En effet, plus que tout autre, il est bien doué pour comprendre les hommes, pour les diriger, ce qui lui permet de jouer un grand rôle sur le plan social en participant à toutes les initiatives législatives, politiques, humanitaires ou philanthropiques, et d’accéder ainsi aux sphères dirigeantes (si le thème est étoffé).

Si l’influence s’exerce selon le mode Bénéfique, les revers ne sont pas à craindre et les progrès peuvent se poursuivre jusqu’à la fin de la vie. Dans le cas contraire les scandales sont fréquents ainsi que les pertes de situation, mais même pour les escrocs, pour les financiers véreux, pour les politiciens indignes, JUPITER dissonant manifeste encore de la clémence en leur épargnant presque toujours le châtiment qu’ils auraient dix fois mérité.

Renseignements divers : JUPITER est un astre masculin, chaud et humide, son influence est harmonieuse puisqu’on appelle cette planète : le Grand Bénéfique.

D’après la tradition il est bien placé dans le SAGITTAIRE et les POISSONS signes qu’il gouverne ainsi que dans le CANCER, son signe d’EXALTATION. Il est faible dans les signes de la VIERGE et les GEMEAUX, ses signes d’exil, ainsi que dans le CAPRICORNE, son signe de chute.

Expérimentalement il ne semble pas très affaibli dans le signe de la VIERGE, par contre l’exil des GEMEAUX semble se confirmer pratiquement, ainsi que sa chute dans le CAPRICORNE, mais dans un cas comme dans l’autre, la prédilection de JUPITER pour certains signes ne semble se marquer que très faiblement. Signalons cependant qu’il semble en très bonne place dans le signe du VERSEAU.

Socialement il représente les gouverneurs, les conseillers, les hommes politiques, les prélats, les magistrats, les banquiers et les hauts fonctionnaires.

On lui attribue comme lieux terrestres : les tribunaux et les palais de justice, les églises, les banques, les mairies, les ministères.

Sa couleur est le bleu et le violet; son métal est l’étain, ses pierres sont l’améthiste, le saphir; ses fleurs et plantes sont : le laurier, l’eucalyptus, l’olivier, le cèdre, la violette, la marjolaine. Ses animaux sont l’aigle, le paon.

Son jour : le jeudi.

On consulte surtout JUPITER dans un thème pour être renseigné sur les aptitudes organisatrices, sur la précision du jugement et sur la chance en général. De plus JUPITER a une grande influence sur les finances dans tous les horoscopes.

Professions : les hauts dignitaires de l’Église ou de l’Etat; les hommes politiques; les hauts fonctionnaires; les légistes et magistrats; les directeurs ou employés d’établissements financiers; les gros commerçants ou industriels; les administrateurs, les directeurs et caissiers des entreprises importantes; et avec un JUPITER faible tous les emplois administratifs. En art : les peintres, les compositeurs de musique religieuse.

Quel est le rôle de JUPITER dans l’horoscope?

JUPITER est la planète de la chance, de l’optimisme, du succès et de la générosité. JUPITER apporte la joie dans la vie. Êtes vous généreux? Attirez-vous le succès dans vos associations? Êtes vous capable de transformer vos idées en profit? Votre chance travaille-t-elle pour vous lorsque vous en avez besoin? Si vous répondez oui à ces questions c’est que JUPITER a de bons aspects dans votre carte natale. La position de JUPITER dans votre carte natale indique où vos opportunités de chance se situent. Cette planète bienveillante démontre où vous avez le plus de chance de réussir à vous établir et le domaine où vous serez à votre summum.

JUPITER a toujours été associé à l’expansion et l’abondance. En mythologie, JUPITER, dieu du ciel, suprême dieu des dieux était un gardian puissant et agréable qui symbolisait l’honneur, la bonne foi et la sagesse. En astrologie, JUPITER est connu comme la Grande Fortune (VENUS étant la petite Fortune). Le royaume de JUPITER est la chance, la santé et le bonheur, la richesse et les biens de ce monde, les bonnes positions et le pouvoir. Il régit la connaissance, l’éducation, la vision d’esprit et l’honnêteté. Son influence apporte une volonté de partager la vie, de vivre de nouvelles expériences. La connaissance que JUPITER apporte est à un niveau philosophique contrairement à l’intelligence de tous les jours qu’apporte MERCURE.

La position de JUPITER dans votre carte indique votre ouverture d’esprit et votre génie, si vous attirez l’argent et les possessions, et dans quelle carrière vous avez le plus de chance de réussir. JUPITER signifie les bonnes choses qui viennent à vous aisément et avec peu d’effort. Il est dit que lorsque JUPITER travaille pour vous, vous ne serez jamais pris de cours. Vous trouverez souvent que JUPITER vient à votre aide à la dernière minute.

Lorsque JUPITER est important dans votre horoscope vous avez tendance à être aimé et être populaire, amical, ouvert d’esprit, et vous avez du succès en affaire et dans votre carrière. JUPITER aussi peut apporter trop de bonnes choses, car son influence peut être extravagante, paresseuse, et vous faire préférer le luxe en gaspillant l’argent ou adopter une attitude aveuglément optimiste. Si les choses tombent dans vos mains trop facilement, vous ne développerez jamais une force de caractère ou une sagesse spirituelle nécessaire pour l’évolution de l’âme. Ne l’oublions pas toutefois, JUPITER est la planète des bénédictions – bénédictions que l’on doit apprendre à utiliser sagement.

Voici quelques mots-clés de la position de JUPITER dans chacun des signes:

  • BELIER : Individualiste sans compromis – chance en affaire seul
  • TAUREAU : Succès dans les finances, la sécurité est très importante
  • GEMEAUX : Attitude aventureuse, succès dans le domaine de la pensée
  • CANCER : Position des plus avantageuses – bonne disposition, humour et optimiste
  • LION : Avantage publique extraordinaire, charme personnel et vitalité chaleureuse
  • VIERGE : Capacité de rendre un hobby gratifiant et réussi – intelligent et persévérant
  • BALANCE : Personnalité charmante et magnétique – bénéfice provenant d’association
  • SCORPION : Influence puissante – volonté et magnétisme personnel
  • SAGITTAIRE : Vous aimez vivre bien et dépensez, heureusement vous attirez la chance financièrement
  • CAPRICORNE : Bonne position grâce à votre travail et votre volonté, vous avez l’instinct des affaires
  • VERSEAU :   Talent pour attirer les amis qui en retour vous apportent de bonnes opportunités
  • POISSONS : Pouvoir d’atteindre les émotions, vous avez l’imagination, la sagesse et de grands idéaux

JUPITER DANS LES DOUZE MAISONS

Jupiter dans la Première Maison, lorsqu’il est bien aspecté, est un signe de bonne santé et, en général, de prospérité. Il donne un bon naturel, un caractère aimable, une nature qui respire la cordialité, l’honneur et la droiture. Le natif aime les plaisirs, surtout les sports et les voyages. Une grande habileté d’exécution le fera rechercher pour des positions éminentes. Il aura une tendance à devenir très fort dans les dernières années de sa vie.

Jupiter affligé dans l’Ascendant indique l’abandon à une passion quelconque, déterminée par le signe où il est placé. Dans le Cancer, il signifie un glouton invétéré faisant un dieu de son estomac avec le résultat inévitable, au cours des années, d’un embonpoint exagéré et de l’hypertrophie du foie. Dans le Sagittaire, il prédit un joueur enragé qui risquerait son âme à pile ou face. Dans les Poissons, il pronostique un ivrogne incurable. Dans le Scorpion, un sensuel de la pire espèce, et ainsi de suite avec les autres signes. On peut dire aussi que lorsque Jupiter est affligé dans l’Ascendant, la santé s’altère par quelque intoxication du sang.

Jupiter dans la Deuxième Maison, en bons aspects, en particulier avec le Soleil ou avec la Lune, pronostique une grande prospérité financière; c’est, sous ce rapport, une position heureuse, même lorsque Jupiter est affligé; seulement dans ce cas, la personne est susceptible d’éprouver des pertes par mauvaise administration. Lorsque Jupiter n’a aucun aspect, il n’aide aucunement, et la personne peut alors être réduite à la profonde misère.

Jupiter dans la Troisième Maison, en bons aspects, donne une nature extrêmement optimiste, de sorte que quels que soient les obstacles que le natif pourra rencontrer dans la vie, il verra toujours le revers argenté du nuage, et en arrivera à oublier le nuage lui-même. Il jouira d’avantages exceptionnels pour son éducation; et, mieux encore, il en retirera tout le profit possible. Il sera très aimé de ses frères et sœurs, et des personnes de son entourage dont l’aide lui sera très utile. Cette position indique succès par voyages, écrits et publications. Lorsque Jupiter est affligé dans la Troisième Maison, la personne sera exposée à des naufrages et à des accidents au cours de ses voyages, mais il ne lui arrivera aucun mal, bien qu’elle l’aura échappé belle. Jupiter affligé par Saturne rend insouciant et indolent; la personne perd alors le respect et l’estime de ses proches et si Mars est adverse, ceux-ci n’auront plus aucune confiance en lui à cause de ses actes imprudents et téméraires.

Jupiter dans la Quatrième Maison, en bons aspects, est l’augure le plus heureux du bonheur domestique, en particulier dans la dernière partie de la vie. Les personnes qui ont Jupiter dans cette position réussiront mieux dans le lieu de leur naissance que partout ailleurs. Elles recevront une grande aide de leurs parents et probablement un héritage venant d’eux. Leurs affaires reposeront sur une base solide et marcheront sans encombre, de sorte qu’à la fin de la vie, elles auront amassé une fortune considérable, en rapport avec leur situation et les opportunités fournies par leur entourage. Leurs jours s’écouleront dans la paix et finiront au milieu d’un cercle d’amis dans la richesse et la prospérité. Mais lorsque Jupiter est affligé dans cette maison, le sujet devra quitter sa ville natale, tôt dans la vie car les conditions y seront préjudiciables à son succès. Prodigalité, dépenses extravagantes, amour du faste et autres tendances coûteuses épuiseront ses ressources et l’acculeront à la ruine. En outre, un faux orgueil l’empêchera d’entreprendre la réforme radicale de son genre de vie, même lorsqu’il se trouvera en face du fait qui devrait l’y obliger et qu’il se rendra compte que le seul moyen d’en sortir serait de tenter la chance dans une autre ville.

Jupiter dans la Cinquième Maison, en bonne configuration, augmentera le nombre des enfants qui seront pour leurs parents une source de plaisir et de profit; il assure la popularité, de bons amis qui seront d’une grande aide au natif. Cette position donne un caractère sociable et l’amour des plaisirs, une grande intelligence. Elle pronostique des gains par spéculation, des succès en éducation, publication ou journalisme. Le natif fera un excellent professeur et aura une manière convaincante de présenter les choses. Jupiter affligé dans la cinquième Maison, spécialement dans le Sagittaire, donne la passion du jeu, le goût des sports, l’aversion pour le travail. Il indique des ennuis avec les enfants.

Jupiter dans la Sixième Maison donne une bonne santé et du succès dans les soins et la guérison des malades; des serviteurs fidèles, le respect et l’estime des personnes qui seront en contact avec le cours de ses occupations. Mais Jupiter affligé dans la Sixième Maison prédit des troubles hépatiques, l’hypertrophie du foie, l’obésité et autres désordres produits par les excès de table.

Jupiter dans la Septième Maison donne un conjoint sympathique, au cour noble et généreux qui apportera à la personne faveur, fortune et prestige social. C’est une position idéale pour le mariage et aussi pour association en affaires, car le natif peut être assuré que son associé sera sincère, honnête, digne de confiance et que sa coopération contribuera, dans une grande mesure, au succès commun. Pour un avocat, elle indique le succès en jurisprudence, et l’habileté à réconcilier les adversaires. Mais si Jupiter est faible ou affligé, la personne perdra tous ses procès ou souffrira d’une confiance mal placée dans son associé; son mariage sera remis ou rompu, ou-s’il est consommé-l’indolence et l’égoïsme du conjoint troubleront l’union.

Jupiter dans la Huitième Maison, bien aspecté, indique gains par mariage, par association ou par héritage; une mort paisible. Mais lorsque Jupiter est faible ou affligé, il indique procès et pertes d’argent.

Jupiter dans la Neuvième Maison donne un caractère noble, optimiste, pacifique; une grande bonté, des tendances religieuses; un esprit large et tolérant, mais favorise les idées les plus orthodoxes et les mieux établies. La personne est très estimée dans la société; elle est capable d’occuper des situations éminentes dans l’Eglise, l’Etat ou des institutions d’enseignement ou des associations philanthropiques. Cette position donne aussi l’amour des voyages qui procureront gains et plaisirs. Mais lorsque Jupiter est faible ou affligé par signe ou par des aspects, il donne de l’arrogance, un amour de l’ostentation et de la dépense, d’un faste disproportionné aux ressources: d’où probabilité de poursuites judiciaires et de discrédit public. Cette position indique aussi des dangers au cours de voyages.

Jupiter dans la Dixième Maison, bien aspecté présage une vie très prospère et vertueuse, spécialement s’il est en bonne configuration avec Saturne, le Soleil et la Lune, car alors la personne s’élèvera à une haute position dans l’Eglise, l’Etat ou la jurisprudence, et y gagnera fortune, bonheur et estime publique. De plus, elle méritera tous ces avantages, car son caractère sera de la plus haute noblesse. Mais Jupiter faible ou affligé, particulièrement par Saturne ou les luminaires, indique un caractère peu honorable. La personne pourra s’élever, mais ses mauvaises actions la démasqueront et lui feront éprouver des revers de fortune et la perte de son prestige.

Jupiter dans la Onzième Maison bien aspecté, annonce des amis riches et influents, sur lesquels le natif pourra compter pour l’aider à réaliser ses espérances, ses désir et ses ambitions. Cette position donne aussi un caractère sociable et l’amour des plaisirs. Dans la nativité d’un homme, elle signifie que le mariage sera fécond et que ses enfants lui feront honneur et l’aideront; cependant, avant de porter un jugement dans ce sens, il est bon d’examiner la nativité de la femme afin de voir si elle concourt en ce sens, autrement les pronostics doivent être modifiés. Lorsque Jupiter est affligé dans la Onzième Maison, la personne rencontrera des amis bons et sincères dans leur désir de l’aider, mais ils seront incapables de le faire, ou bien elle attirera des amis qui viendront à elle dans quelque but égoïste. Dans les deux cas, peu aidée par ses amis, elle devra compter sur ses propres ressources pour atteindre son but.

Jupiter dans la Douzième Maison, lorsqu’il est bien aspecté, donne gains et succès par des occupations dans un lieu de réclusion relative; par exemple travaux de laboratoire, emploi administratif dans les hôpitaux, les asiles, dans un ordre de fraternité ayant pour objet le soin des malades, ou dans l’étude et la pratique du mysticisme ou des sciences occultes. Si les personnes qui ont Jupiter dans cette position sont personnellement indigentes, elles seront comblées de bienfaits par des gens charitables ou des associations fraternelles ou des institutions de charité. Si elles sont à leur aise, elles seront généreuses et donneront sans compter à des ouvres de bienfaisance. Si elles ont des ennemis, elles les changeront en amis. Jupiter affligé rend la personne indolente, imprévoyante, si bien qu’avec le temps, elle échouera dans une institution de charité où elle finira ses jours.

JUPITER DANS LES DOUZE SIGNES

Jupiter dans le Bélier donne une nature fière et énergique, ambitieuse, toujours sur le qui-vive pour de nouvelles méthodes utilisables pour l’avancement de l’ouvre mondiale; il fait le vrai pionnier, ni trop conservateur, ni trop impulsif, au caractère réfléchi, sympathique, honnête, sincère, digne de confiance, d’inclination plutôt religieuse. Il donne des aptitudes pour la législature ou la littérature; le goût des jeux en plein air; il assure la popularité dans les milieux d’affaires et les cercles sociaux. Mais si Jupiter est affligé, la mentalité ne sera ni aussi conservatrice ni aussi bien équilibrée. Il y aura tendance aux actions téméraires, impulsives; à l’impatience et à la colère devant les circonstances adverses, entraînant, en conséquence, la perte de l’estime publique et de la popularité.

Jupiter dans le Taureau, en bonne configuration, donne une nature éminemment bonne et sympathique envers tous, mais un amour profond, vif et tendre pour ceux envers lesquels les relations familiales permettent cette expression. Cette position attire la fortune et donne de généreuses dispositions pour aider à des entreprises philanthropiques; cependant Jupiter dans la Deuxième Maison n’est jamais prodigue ni extravagant dans sa générosité, mais plutôt conservateur et enclin à examiner soigneusement les avantages de toute proposition avant de donner son concours; d’autre part, il est toute générosité pour les siens. Son foyer, sa famille sont tout pour lui. Lorsque Jupiter est affligé dans le Taureau, il pousse à d’extravagantes dépenses par ostentation ou pour la satisfaction de la nature inférieure. Le sujet sera très gourmand et sera enclin, comme résultat de sa gourmandise, à des maladies indiquées par la nature des différents aspects des planètes. Il aura souvent des difficultés d’argent, des ennuis avec ses créanciers.

Jupiter dans les Gémeaux, en bonne configuration, donne un talent littéraire de premier ordre et si celui-ci est appuyé par l’éducation voulue, le succès dans cette voie est certain. Cette position fait prévoir aussi la réussite dans les inventions, le goût des mathématiques et l’attrait de l’occulte. Jupiter dans les Gémeaux indique que les voyages procureront à la fois profit et plaisir. Il donne à la personne un caractère honorable, des manières courtoises et obligeantes. Mais si Jupiter est affligé, la personne sera susceptible de subir de grosses pertes et de courir des dangers dans les voyages qu’elle pourra faire: elle n’y échappera que de l’épaisseur d’un cheveux. Elle aura des ennuis au sujet de la religion et de la loi, et des difficultés avec ses frères et sœurs et autres parents.

Jupiter dans le Cancer. L’influence de Jupiter, soit en bien, soit en mal, ne se fait jamais sentir dans son plein avant le milieu de la vie, et ceci est spécialement le cas lorsqu’il est placé dans le quatrième signe ou dans la quatrième Maison. Bien aspecté, il donne un caractère extrêmement paisible, bienveillant et courtois envers tout le monde; une imagination vive, fertile en projets imaginaires qui n’aboutissent jamais; un goût prononcé pour l’occultisme et le mysticisme. Il y a cependant un côté pratique dans la nature du sujet, car cet aspect le rend ambitieux d’arriver à des succès matériels. Il sera heureux dans ses placements en maisons, terres ou mines, si bien qu’il amassera une fortune et sera très à son aise, surtout dans la seconde moitié de sa vie. Cette position indique aussi que la personne recevra beaucoup d’aide de ses parents durant leur vie, et un héritage après leur mort. Jupiter dans le Cancer rend la personne très portée aux plaisirs de la table; si cet astre est en bons aspects, elle saura se tenir sur la réserve et sa santé n’en souffrira pas, mais si Jupiter est affligé, il porte à une gloutonnerie excessive, laquelle-éventuellement-corrompra le sang et causera des maladies et des excroissances pernicieuse.

Jupiter dans le Lion donne une nature franche, alliant la bienveillance au courage, la fermeté à la loyauté, la volonté à la compassion, la miséricorde à la justice. Il indique, en outre, un modèle de vertu qui ne peut être surpassé ailleurs. Il donne une abondance de vitalité et une forte constitution: aussi indique-t-il un «leader» physiquement, moralement et spirituellement. Une telle personne ne se contente jamais de suivre, mais ambitionne des emplois de confiance, de grande responsabilité, et les plus élevés lui paraissent les meilleurs. Toujours à la hauteur de sa tâche, elle n’abuse jamais de la confiance de ceux qui la lui ont confiée. Elle se montre magnanime, extrêmement intelligente, se passionne pour tout ce qui tend au progrès de l’humanité; elle a une nature essentiellement religieuse, sincère. Cette position présage le succès dans les placements spéculatifs. Lorsque Jupiter est affligé dans le Lion, la personne est cruelle, sensuelle, passionnée pour les plaisirs et sujette à des pertes par mauvais placement, spéculations et jeu.

Jupiter dan la Vierge donne une nature prudente, analytique et pratique, avec la faculté presque infaillible de savoir discerner la réalité de l’apparence, la vérité de l’erreur et d’arriver aux faits. Ces personnes ne pourront pas, il est vrai, découvrir les secrets par des méthodes clandestines comme Saturne dans le Capricorne qui fait le «détective» idéal, mais si un juge a son Jupiter dans la Vierge, personne ne sera assez habile pour lui cacher la vérité. Un Jupiter,bien aspecté dans ce signe est une marque de succès sous le rapport des serviteurs qui seront loyaux et fidèles, toujours prêts à exécuter les ordres de leurs maîtres: il présage aussi la prospérité dans les affaires ou dans la profession. Mais Jupiter affligé dans la Vierge rend la personne cynique, critique, méfiante envers tous et, de ce fait, l’expose à des pertes par ses employés et ses serviteurs: il annonce insuccès dans les affaires et une grande difficulté à garder une place; en tous cas, sa condition sera très inférieure.

Jupiter dans la Balance, lorsqu’il est en bonne configuration, donne une nature bienveillante, sympathique et affectueuse, consciencieuse et sociable, prenant grand intérêt à tout ce qui concerne l’avancement de l’humanité-musique, art, littérature, relations sociales, etc. Aussi la personne est-elle très aimée. Cette position annonce réussite dans les affaires et succès dans la vie publique. Mais si Jupiter est affligé dans ce signe, l’indulgence accordée aux exigences de la nature inférieure amènera au sujet des ennuis, un scandale public, la perte de sa popularité et de son prestige.

Jupiter dans le Scorpion donne une nature ardente, agressive, confiante en elle-même, un esprit enthousiaste, inventif, plein de ressources avec le courage d’affronter sans faiblir toutes les circonstances possibles de la vie; la faculté de s’assurer le succès par des occupations pratiques. Il annonce une grande famille et les moyens de pourvoir amplement à ses besoins. Cette position porte vers les recherches occultes. Mais Jupiter affligé dans le Scorpion indique dépravation sexuelle et goût pour une nourriture trop lourde; en conséquence, elle pronostique pertes d’argent, graves ennuis et maladies.

Jupiter dans le Sagittaire, s’il est bien aspecté,annonce fortune et succès; un esprit large, philosophique, philanthropique; il donne le respect de la loi et de la religion; aussi, les personnes ayant cette configuration s’élèvent à de hauts emplois soit dans l’Eglise, ou dans l’Etat, soit dans des entreprises commerciales, soit dans des institutions scientifiques ou philosophiques. Jupiter affligé dans le Sagittaire rend la personne dissipée, amoureuse du faste et de la parade, extravagante et prête à risquer la chance à n’importe quel jeu; il cause la perte de la situation sociale, des ennuis avec la loi et des difficultés d’argent. L’esprit, s’il est incliné vers la religion, est étroit, sectaire.

Jupiter dans le Capricorne donne une nature ambitieuse, indépendante, maîtresse d’elle-même; anxieuse de s’élever à une position conférant de l’autorité sur les autres. Cette position donne le talent de commander bien et sagement, une nature soigneuse, économe; l’horreur du gaspillage; ingéniosité, quelque talent comme mécanicien. Les personnes qui ont cette position sont dignes de confiance, sincères, honnêtes dans toutes leurs entreprises, et tiennent scrupuleusement leurs promesses, c’est pourquoi elles s’élèvent généralement à l’estime, à la popularité, aux honneurs. Le but de ces personnes, comme nous l’avons dit plus haut, est d’acquérir une position indépendante à la tête de quelque affaire; mais si elles ne réussissent pas, et qu’elles doivent travailler pour les autres, il sera préférable pour elles de prendre un emploi dans le gouvernement. En raison de la confiance aveugle que ces personnes inspirent par leur caractère intègre, leur franchise et leur fidélité, elles sont souvent appelées à recevoir les secrets de gens qui éprouvent le besoin de faire part de leurs soucis à une personne sur la discrétion et le conseil sincère et désintéressé de laquelle ils peuvent compter.

Jupiter, affligé dans le Capricorne fait l’avare qui thésaurisera tout ce dont il pourra se saisir, se refusant le strict nécessaire. Il sera par conséquent, méprisé de tous.

Jupiter dans le Verseau, lorsqu’il est en bonne configuration, rend la personne secourable, optimiste, originale, philosophe, amie de la compagnie des autres, particulièrement de ceux qui s’intéressent aux sciences, au mysticisme, à la littérature, à la musique. En conséquence, le sujet attirera à lui des personnes de cette nature qui lui seront d’un grand secours pour l’aider à réaliser ses espoirs, ses désirs et ses ambitions. Il est possible qu’il obtienne une situation importante dans une société secrète ou occulte. C’est une bonne indication de succès, en général; mais si Jupiter est affligé, il donne une nature inquiète, nerveuse, excentrique avec des idées révolutionnaires, anarchistes, et une horreur de tout travail sérieux. De telles personnes inspirent l’aversion et la défiance.

Jupiter dans les Poissons donne une nature charitable, sympathique et hospitalière, aimant à rendre service aux parias de la société. Ces personnes sont de véritables anges de compassion, se penchant sur toutes les souffrances du corps, de l’âme et de l’esprit. Les malades et les prisonniers les connaissent bien. Etant douées d’une grande sensibilité et sujettes aux influences du monde invisible, elles ont fréquemment des manifestations psychiques et deviennent des adeptes de l’occultisme. Elles aiment la musique, les arts, la littérature, et si Jupiter est en bonne configuration avec Vénus dans les Poissons, il indique une grande habileté d’exécution. Jupiter affligé dans les Poissons donne un esprit vacillant, une nature apathique, couarde, se complaisant dans le vice et la dépravation la plus honteuse; il en fait les parasites de la société.

LES ASPECTS DE JUPITER

Mars en sextile ou en trigone avec Jupiter. La nature de Jupiter est conservatrice et digne, alliée au feu de Mars, il donne l’enthousiasme et la faculté d’infuser aux autres les mêmes sentiments. Cette position dénote une nature noble, sincère, honnête et sans détours; elle est favorable aux opérations financières, car Mars et Jupiter, lorsqu’ils sont en bonne configuration donnent la faculté de gagner de l’argent et en favorisent l’accumulation. Jupiter est conservateur sous le rapport des dépenses, Mars, libéral; mais quand un bon aspect allie les tendances jupitériennes aux tendances martiennes, il en résulte une nature idéalement généreuse, ni trop prodigue, ni trop économe. Cet aspect accorde à la fois ingéniosité et habileté d’exécution, avec l’aptitude nécessaire pour mener toute entreprise à bien. Il assure popularité et succès, donne le goût des sports et celui des voyages. Mars gouverne l’hémoglobine du sang-important facteur de la santé et de la vitalité; c’est pourquoi les bons aspects de Mars et de Jupiter augmentent les globules rouges du sang, si bien que les personnes qui ont cet aspect jouissent d’une santé florissante, d’une vitalité abondante et d’une grande endurance.

Mars en parallèle ou en conjonction avec Jupiter fortifie la constitution et, de même que les bons aspects, augmente la vitalité. Il indique aussi que la personne est capable de gagner beaucoup d’argent et d’en user libéralement, généreusement; mais les qualités mentales sont les mêmes que celles qui sont conférées par les mauvais aspects: la personne est dissipée, fanfaronne, menteuse, fourbe, impulsive dans ses jugements, et l’on ne peut compter sur elle. Si la conjonction a lieu dans un signe d’eau, spécialement dans celui des Poissons, le sujet sera probablement adonné à la boisson, quoique cela ne soit pas aussi certain qu’avec le carré ou l’opposition.

Mars en carré ou en opposition avec Jupiter signifie un joueur invétéré et, si l’une des planètes est dans un signe d’eau, surtout les Poissons, il sera enclin à boire. Cette position donne un caractère rusé, une nature déshonnête, agissant toujours impulsivement. Sous le rapport de la santé, le sujet souffrira principalement de maladies du sang et du foie; sa circulation sera lente et, le sang étant riche, il y aura danger d’apoplexie.

Uranus en sextile ou en trigone avec Jupiter dénote un esprit large, une nature philanthropique avec une tendance à cultiver les arts et les sciences occultes. Il favorise l’association avec des ordres secrets, donne des promesses de prospérité. Le sujet est honnête, sincère, sociable, hospitalier et capable de bénéficier largement de l’influence d’amis occupant des situations officielles. Cette position fait prévoir le succès en ce qui concerne les institutions pédagogiques.

Uranus en parallèle ou en conjonction avec Jupiter donne des indications semblables à celles des bons aspects, mais leur influence n’est pas aussi décisive, surtout si l’une ou l’autre des planètes est faible par signe ou affligée, dans ce cas, les tendances conférées sont plutôt celles des mauvais aspects.

Uranus en carré ou en opposition avec Jupiter donne au sujet une nature impulsive, capable d’agir d’une façon soudaine, imprévue, préjudiciable à ses intérêts. Cette position présage des pertes par spéculations et des procès, beaucoup de changements d’occupation et de résidence, pertes d’amis et de réputation.

Neptune en sextile ou en trigone avec Jupiter donne une nature mystique et inspirée, et assure le succès dans une occupation en rapport avec des ordres occultes – cela lorsque le caractère est suffisamment développé pour que Neptune puisse y faire sentir son influence; car, alors, cette position fait naître la force la plus noble et la plus spirituelle des deux planètes. Des expériences occultes ne sont pas rares. Pendant les heures de sommeil, ces personnes ont parfaitement conscience des mondes invisibles.

Neptune en parallèle ou en conjonction avec Jupiter a une influence semblable à celle des bons aspects lorsque Neptune et Jupiter ne sont pas affligés, mais s’ils sont dans un signe faible ou s’ils reçoivent un carré ou une opposition, leur influence sera la même que celle des mauvais aspects de Jupiter et de Neptune.

Neptune en carré ou en opposition avec Jupiter indique un manque de contrôle dans les émotions. La personne est sensible aux basses influences de la région limitrophe du monde visible et des mondes invisibles; ces influences seront d’un caractère repoussant et terrifiant, capables d’occasionner toutes sortes de troubles hystériques accompagnant un psychisme négatif. Au point de vue matériel, il y a danger de supercheries, d’imposture, par spéculation ou de la part de grandes compagnies, et toute affaire aux intérêts illicites devrait être soigneusement évitée.

Vierge

Le Signe de la Vierge

23 Août – 22 Septembre

par

Béatrice Guérin et Françoise Hardy

La Symbolique du Signe

Dernier des six premiers signes du Zodiaque, situé au plus bas du cercle zodiacal – représentant ainsi le terme de l’involution de l’esprit dans la matière -, le signe de la Vierge marque à la fois un aboutissement et un départ.

Aboutissement du cycle végétal, d’abord, puisque la fin de l’été amène l’époque de la moisson : l’épi mûr est prêt à être fauché ; puis ce sera la rentrée des récoltes et l’engrangement. La terre, en produisant, a épuisé toutes ses ressources. Elle est maintenant stérile. Mais elle est également une terre vierge, prête à recevoir une nouvelle semence.

Cette ambiguïté, ou du moins cette dualité, se retrouve au niveau de la symbolique du signe et des mythes qui s’y rattachent. Le symbole figuratif du signe est une jeune fille vierge, ailée, portant un épi de blé. De même, les cultes mentionnés à propos de la Vierge sont généralement des cultes agraires de fécondité. D’ailleurs Mercure (Hermès), planète directrice du signe, était à l’origine, dans la mythologie, une divinité agraire, protectrice des bergers. Le mythe d’Isis (égyptien) et celui de Déméter (grec) illustrent également ce principe d’alternance entre fertilité et stérilité.

Transposé sur le plan du développement de la conscience de l’individu, le signe de la Vierge constitue le « passage de la courbe involutive à la courbe évolutive, c’est-à-dire la transition entre le quadrant de l’individuation et de la conscience distinctive du Moi et du Non-Moi, et celui de la conscience intuitive de l’unité cosmique ».

Dans le signe du Lion, précédant celui de la Vierge, la conscience du Moi, l’égocentrisme sont poussés à leur paroxysme. Et pourtant l’individu est loin de se sentir comblé. Arrivé au terme de la recherche de son identité (réalisée à travers les cinq premiers signes), il aspire maintenant à autre chose. La Vierge est justement un signe charnière en ce qu’elle amorce le passage à cette « conscience de l’unité cosmique », conscience qui atteindra le stade de la sublimation dans le signe des Poissons, situé à l’opposé de celui de la Vierge sur le cercle zodiacal. Preuve des rapports particulièrement étroits qui existent entre la Vierge (signe de Terre) et son signe complémentaire, les Poissons ( signe d’Eau), l’eau (purificatrice – régénératrice) tient une place essentielle dans les mythologies et les symboles en rapport avec la Vierge. Les déesses des moissons étaient, à l’origine, des divinités des eaux. Plus près de nous, dans la religion chrétienne, le nom de la Vierge Marie vient du latin mare (eau).

Mythe d’Isis et Osiris

Dans le Zodiaque égyptien, c’est Isis qui occupe le sixième signe. Elle est la plus illustre des déesses égyptiennes. Elle fut adorée comme la déesse suprême et universelle, dans tout le bassin méditerranéen. Mais il semble qu’elle ait d’abord symbolisé, par sa fidélité et son dévouement, la déesse du foyer.

La légende d’Isis et Osiris est contée en détail dans l’oeuvre de Plutarque. Fille Seb, dieu de la Terre, et de Nout, déesse du Ciel (correspondant dans la mythologie grecque à Cronos et Rhéa), Isis épousa son frère aîné Osiris (principe du Bien). Durant leur règne, l’Egypte connut les bienfaits de la civilisation et du savoir.

Le frère d’Osiris, Seth (principe du Mal) – époux de sa sœur Néphtys, déesse de la Mort -, dévoré de jalousie, réussit à enfermer Osiris dans un coffre qu’il jeta dans le Nil. Atterrée à l’annonce de cette nouvelle, Isis partit à la recherche de son époux (cette quête est à rapprocher de celle de Déméter, recherchant sa fille Coré). Enceinte, Isis donna naissance, dans le delta du Nil, à un fils, Horus – symbole du Soleil qui renaît à l’aube.

Pendant ce temps, le coffre contenant le corps d’Osiris était emporté par les eaux jusqu’à la ville de Byblos en Phénicie. Là, il s’encastra dans un tronc d’arbre qui fut, peu après, abattu pour édifier un pilier dans le palais du roi.

Mise au courant, Isis supplia le roi de lui rendre le coffre. Elle n’obtint satisfaction qu’après avoir subi un temps d’épreuve (période nécessaire d’humilité) durant lequel elle s’occupa de l’éducation du fils du roi. Elle fut alors autorisée à libérer le coffre encastré dans le pilier et le déposa dans un bateau, afin de l’emporter avec elle. Mais Seth le découvrit ; profitant d’une absence d’Isis, il s’empara du corps de son frère, le découpa en morceaux et le dispersa aux quatre coins de l’espace.

Isis se met de nouveau en quête. Accompagnée de son fils, Horus, elle finit par retrouver tous les membres d’Osiris, sauf le phallus. Avec l’aide de Néphtys (sa sœur et l’épouse de Seth) et de Thot (dieu de la Sagesse, assimilé plus tard à Hermès-Mercure), Isis embaume le corps et procède au rituel funéraire. Il est raconté, dans certains mythes, que des ailes auraient alors poussé dans le dos d’Isis et que le souffle produit par leur battement, ainsi que l’ampleur des paroles incantatoires, auraient aidé à ressusciter le dieu mort.

La légende d’Isis symbolise la conscience émergeant de la confusion, et la naissance de l’intelligence, « énergie d’analyse, de sélection et de réceptivité intuitive' ». Au moment où elle veille le corps de son époux, de son maître, Isis a atteint le fond de la douleur. Malgré les épreuves victorieuses traversées, malgré les renoncements consentis, les cérémonies funéraires marquent l’adieu définitif à celui qui fut, pour Isis, l’amour, la lumière. Mais la puissance qui jusqu’alors veillait en elle, mal connue, mal définie, surgit brusquement, glorieuse. Les ailes poussées mystérieusement indiquent qu’Isis est maintenant capable de s’élever au-dessus d’elle-même. Ayant atteint le même plan de conscience que le dieu, elle est devenue son égale.

Mythe de Déméter et Coré

Fille de Cronos et de Rhéa, Déméter (en latin Cérès) était la déesse de la terre cultivée ; elle présidait aux moissons et aux travaux agricoles. Sous l’aspect d’un taureau, Zeus la rendit mère d’une fille, Coré (ce qui signifie la jeune vierge). La double figure

Déméter-Coré représente la symbolique de l’élément Terre (les trois signes de Terre sont le Taureau, la Vierge, le Capricorne). Elle indique le passage de la terre plantureuse du Taureau à la terre moissonnée de la Vierge.

Un jour qu’elle cueillait des fleurs dans une prairie, Coré fut enlevée par Hadès (Pluton), le dieu des Enfers, qui l’entraîna vers son royaume sur un char tiré par quatre chevaux noirs (les quatre directions de l’espace).

Déméter n’avait pas assisté à l’enlèvement. Dès qu’elle apprend la disparition de sa fille, elle s’élance dans une course angoissée, mais seul l’écho des monts et des vallées répond à ses appels. Depuis, un rocher de la région de Megara porte le nom d' »Analkethra » (la héleuse).

L’échec des premières recherches était peut-être inconsciemment souhaité par Déméter qui, détestant Hadès et le redoutant, orientait sans doute ses pas vers des chemins détournés. Il a été donné une explication initiatique à cette quête « volontairement » infructueuse : tant que l’être n’est pas prêt à recevoir l’initiation nécessaire aux mystères de la Vie, il ne trouve pas, parce qu’au tréfonds de lui-même il ne veut pas trouver. Il est bien dans le caractère du natif de la Vierge d’éprouver un double sentiment de crainte et de haine envers ce qu’il convoite ardemment.

Selon certains textes, Poséidon aurait profité du désarroi de Déméter pour la poursuivre de ses assiduités. La déesse tenta de lui échapper en se transformant en cavale. Avec un remarquable sens de l’à-propos, Poséidon (Neptune) prit la forme d’un étalon pour saillir la belle jument.

Après s’être réfugiée dans une grotte pour se remettre de ses émotions, Déméter reprit sa quête, longue, dure, épuisante. Mais les conséquences en sont catastrophiques, car les semences se dessèchent, la terre devient stérile, la végétation s’amenuise. Emue par le désespoir de Déméter, Hécate, déesse des morts, lui conseille d’avoir recours à Hélios (le dieu Soleil) qui lui révèle la vérité.

Déméter décide alors de parcourir la terre sous les traits d’une vieille femme. Un après-midi, elle s’arrête dans une chaumière où vit un couple de paysans. Elle est accueillie par le fils de la maison, mais celui-ci se permet un geste qui choque la prude Déméter (la pudeur confinant à la pruderie est un signe distinctif du Virginien). Aussitôt, elle le change en lézard. Cependant, la vieille paysanne tente encore de dérider la déesse ; elle en vient même à soulever ses jupes devant elle. Et voici que Déméter, libérée, éclate de rire.

L’attitude de la déesse peut s’interpréter comme un effort pour ne pas se laisser aller à l’abattement, et un rappel de la fertilité qui finit par triompher de la stérilité (symbolisée par la vieillesse de la femme qui fait le geste). Sur le plan initiatique, on peut également avancer que l’initiation de Déméter par Hélios a été facilitée à la suite de cette aventure. Une évolution intérieure s’opère chez Déméter qui est désormais prête à accepter les rythmes de la Vie, symbolisés par le jugement que Zeus va rendre pour clore le différend opposant son frère (Hadès) à sa sœur (Déméter).

En effet, à la suite de la requête de Déméter auprès d’Hélios, celui-ci a chargé Hermès (Mercure) d’aller chercher la jeune captive. Mais Coré (devenue Perséphone) a commis l’erreur d’accepter un grain de grenade offert par son époux. Elle a rompu la loi formelle des Enfers, le jeûne, et ne peut plus retourner sur terre (le grain de grenade est le symbole de la faute et du plaisir qui la retiennent aux Enfers). Le jugement de Zeus indique qu’il y a un rythme de la nature et de la vie à respecter : pendant l’époque du sommeil des forces végétatives, Perséphone demeurera aux Enfers, au côté de son époux, et elle retournera sur l’Olympe, auprès de sa mère, à l’époque de la floraison et de la maturation.

Initiations – Mystères

Le mythe de Déméter-Coré symbolise les alternances de la vie et de la mort, qui rythment le cycle de la végétation et de toute existence. Ce concept est à la base de tous les cultes, de toutes les religions à mystères.

C’est en effet à Déméter et à Coré, les « vénérables ou grandes maîtresses », que sont consacrés les mystères d’Eleusis. Ils célèbrent le cycle de naissance et de mort, suivi de la renaissance sacrée de l' »initié », celui qui a reçu l’illumination divine.

Au cours de ses longues recherches pour retrouver son enfant, Déméter, sous l’apparence d’une vieille femme, s’arrêta un jour au pays d’Eleusis. Les filles du roi la découvrirent et elle fut accueillie par la reine Métancie. Chargée de s’occuper du jeune Démophon, fils de ses hôtes, Déméter le plongea dans les flammes pour le rendre immortel. Mais la reine, surprenant la déesse, prit peur et arracha l’enfant du feu avant que le prodige ne fût accompli.

Déméter révéla alors son identité. Elle gratifia Triptolème, fils aîné du roi Céleus, du premier grain de blé et le chargea d’aller répandre parmi les hommes les bienfaits de l’agriculture. Un temple fut alors élevé à Eleusis pour célébrer le culte de la déesse.

Signalons ici l’interprétation analytique très intéressante de Paul Diehl : « Déméter, qui a donné aux hommes le pain, symbole de la nourriture spirituelle, leur donnera le sens véridique de la vie ; la sublimation-spiritualisation du désir terrestre ; c’est-à-dire la libération à l’égard de toute exaltation, comme de tout refoulement. Déméter devient le symbole des désirs terrestres justifiés, trouvant satisfaction grâce à l’effort ingénieux de l’intellect-serviteur, lequel, tout en cultivant la terre, demeure accessible à l’appel de l’esprit. » C’est le natif de la Vierge, réaliste, capable de résoudre les problèmes concrets de la vie, mais dont la cérébralité le porte à apprécier à leur juste valeur les nourritures de l’esprit.

Selon Diehl, la signification cachée des mystères d’Eleusis consisterait en la « descente dans le subconscient en vue de libérer le désir refoulé » (en vue de chercher la vérité à l’égard de soi-même, ce qui peut être l’accomplissement le plus sublime).

Si des symboles sexuels interviennent au cours de l’initiation aux mystères d’Eleusis, il apparaît, en effet, que c’est moins pour évoquer la fécondité de l’union sexuelle que pour garantir à l’initié la seconde et véritable naissance.

Les similitudes entre la légende d’Isis et celle de Déméter ne manquent pas. La déesse égyptienne et la déesse grecque subissent, au cours de leur quête, de dures épreuves. L’une comme l’autre sont soumises à une période de servage qui contraint à l’humilité (Isis chez le roi de Byblos, Déméter chez Céleus, roi d’Eleusis). Toutes deux échouent dans leur tentative de rendre immortel l’enfant d’un simple mortel : l’immortalité de l’âme ne s’obtient pas si facilement ! Une dure initiation est nécessaire afin d’y parvenir.

La difficulté de s’ouvrir à l’intelligence et d’accéder à la compréhension des lois de la création est suggérée par la présence attentive d’Hermès-Mercure auprès de Déméter, et de Thot (la divinité égyptienne qui lui correspond) auprès d’Isis. Mercure-Thot est la personnification de la raison, de l’intelligence, et de la sagesse des dieux. Lors des rites funéraires, lorsque Isis croit son époux Osiris à jamais perdu pour elle, Thot est à ses côtés, à la fois guide et soutien. De même, alors que Déméter est sur le point de céder au désespoir, Hermès-Mercure intercède en sa faveur auprès d’Hadès.

On retrouvera à maintes reprises dans la caractérologie du signe l’illustration de cette idée. Pour la Vierge, signe besogneux, laborieux, qui se méfie considérablement de la facilité, tout s’acquiert au prix d’un effort soutenu et d’une discipline de tous les instants. Mais l’intelligence, arme maîtresse du Virginien, lui permet de triompher des épreuves et de vaincre les obstacles.

Athéna

Le symbole majeur de l’intelligence et de la raison, c’est naturellement Athéna (Minerve), autre figure mythologique rattachée au signe de la Vierge.

Selon la légende, Athéna (à son nom est accolée l’épithète Pallas, la jeune fille), fille de Zeus, sortit tout armée du crâne de son père, qu’Héphaïstos (Vulcain) avait fendu d’un habile coup de hache. A l’origine, elle paraît représenter l’éclair qui sort du nuage. Mais cette figure mythologique a subi une évolution considérable dans l’Antiquité (tour à tour guerrière, déesse de la fécondité et de la sagesse, vierge protectrice des enfants, inspiratrice des arts et des travaux de la paix), celle-ci se faisant constamment dans le sens d’une spiritualisation.

Sur le plan moral, Athéna représente le combat de l’intelligence et de la raison contre les forces de l’obscurantisme. Déesse guerrière, elle n’évoque pas la joyeuse liberté des camps mais le devoir, l’austérité, la discipline militaires. Si elle n’enfante pas de héros, elle les protège. Elle veille sur Hercule, conseille Ulysse, et c’est grâce au bouclier qu’elle prête à Persée que celui-ci vient à bout de la Gorgone.

Aussi Athéna est-elle la déesse victorieuse par la sagesse, l’ingéniosité, la vérité. Nous verrons que, dans les moments très graves de l’existence, le natif de la Vierge force l’admiration par son esprit de décision, son sang-froid, son intelligence des situations. A l’instar du mythe d’Isis et du mythe de Déméter, le mythe d’Athéna montre que la déesse n’a atteint cette perfection qu’au terme d’une longue évolution – celle-ci reflétant l’évolution de la conscience humaine.

L’emblème d’Athéna est la chouette. Sans doute cet animal symbolise-t-il la sagesse parce que ses yeux étranges, implacables, percent la nuit, les mensonges, les faux-semblants. La lucidité Virginienne est parfois ressentie par le natif comme un fardeau lourd à porter, mais elle lui évite bien des erreurs.

La Symbolique du Signe

Liens entre les deux Signes complémentaires : Vierge-Poissons

Comme nous l’avons évoqué précédemment, l’importance de l’élément Eau dans les mythologies se rattachant à la Vierge s’explique par les liens de ce signe avec son signe complémentaire et opposé, les Poissons.

Selon certaines interprétations, l’hiéroglyphe de la Vierge, représenterait un M, symbole de l’eau. En hébreu, le M signifie mère. La finale de l’hiéroglyphe serait un caractère phénicien signifiant poisson (or, en hébreu, poisson, noun, veut dire fils). Selon Marcelle Sénard, ce motif serait donc la contraction des lettres symbolisant la Mère et le Fils.

Dans le mythe égyptien, les trois initiations majeures d’Isis sont en rapport avec l’eau (le corps d’Osiris est emporté par le Nil ; Isis donne naissance à son fils Horus dans le delta du Nil ; lorsqu’elle a retrouvé le corps de son époux, elle le confie au Nil).

Dans l’histoire de la Vierge Marie, les « sources miraculeuses » et les eaux baptismales tiennent aussi une place importante. Et, bien sûr, c’est au contact de l’eau purificatrice que les malades cherchent la guérison, à Lourdes.

« C’est parce que l’eau est le premier véhicule du germe de l’Esprit qu’elle peut féconder la substance Terre. De même, la Vierge (intelligence) porte en elle ce germe de l’Esprit (verbe) qui lui permet de se féconder elle-même. »

Le désir, parfois obsessionnel, de pureté est très marqué chez l’homme ou la femme de la Vierge. Mais il faut aussi prendre ce terme dans son sens le plus précis. Dire qu’une eau est pure c’est indiquer qu’elle est exempte de sédiments, ou d’autres impuretés comme des substances organiques (microbes). De même, le natif de la Vierge s’efforce de se débarrasser des « impuretés » – ingérences extérieures ou éléments étrangers à sa nature individuelle vraie – qui sont sources de conflits et de tensions et menacent la réalisation de ce qu’il porte en lui, en accord avec son être profond.

La Symbolique et la Mythologie mercuriennes

Mercure, maître planétaire de la Vierge

Du point de vue astrologique, la planète Mercure gouverne deux signes : les Gémeaux et la Vierge.

Si le Mercure des Gémeaux évoque surtout le petit fripon qui vola les boeufs de son frère Apollon – incarnation de la ruse, de l’adresse, de la souplesse des mains et de l’esprit, de l’amoralité – le Mercure de la Vierge a plutôt le caractère du Mercure romain, dieu des finances, du commerce, protecteur des marchands (on retrouve dans son nom la racine du mot merx, marchandise).

Il est aussi le messager de Zeus-Jupiter. Nous avons vu qu’il fut chargé de la délicate mission d’arracher Coré des bras de Hadès, son ravisseur devenu son époux.

Ainsi, Mercure établit par la pensée, la parole, des rapports sur le plan sensible ou des liens entre les facultés rationnelles de l’homme. Il représente l’intellect, la logique.

Par son rôle de messager des dieux, Hermès-Mercure symbolise également les moyens d’échange entre le Ciel et la Terre. Il est comme un médiateur entre les divinités et les hommes. D’ailleurs, il occupe la fonction de guide des âmes dans le séjour des Morts. D’où son nom d’Hermès Psychopompe : l’accompagnateur d’âmes.

Ici, Mercure représente le lien entre l’intellect et l’Esprit. Dans la mythologie égyptienne, c’est Thot, le dieu « mesureur de toutes choses », à l' »intonation juste », à la parole magique, qui aide Isis à ressusciter Osiris. Dans la religion chrétienne, on peut l’assimiler à l’Ange annonciateur à Marie. Sur le plan psychique, le rôle de Mercure consiste, à ce stade, à « faire sortir la conscience subjective (la logique, la raison) de l’inconscient. »

L’emblème d’Hermès est le caducée. Tout en gardant les troupeaux qu’il avait volés à son frère Apollon, Hermès inventa la flûte. Apollon (à qui Hermès, pour se faire pardonner son larcin, avait déjà fait don de la lyre, sa première invention) voulut obtenir ce nouvel instrument de musique. En échange, il donna à Hermès des leçons de magie divinatoire et lui offrit la houlette d’or qu’il utilisait pour garder les troupeaux d’Admète, roi de Phères en Thessalie. Voilà pourquoi le caducée (verge d’or) figure parmi les attributs d’Hermès. C’est une baguette autour de laquelle s’enroulent en sens inverse deux serpents (à partir de l’époque grecque, des ailes ont surmonté les serpents).

Le caducée évoque « l’équilibre dynamique de forces opposées, qui s’harmonisent pour constituer une force statique et une structure active plus hautes et plus fortes. La dualité des serpents et des ailes montre ce suprême état de force, et de maîtrise de soi qui peut être achevé sur le plan des instincts (serpents) aussi bien qu’au niveau de l’esprit (ailes) ».

L’un des comportements typiques du natif de la Vierge consiste, d’ailleurs, à s’acharner à maîtriser ses instincts et à opposer au débordement des émotions le contrôle de la raison.

Le serpent présente un double aspect symbolique, l’un bénéfique, l’autre maléfique. Dans son aspect maléfique, il incarne la démesure des forces naturelles insurgées contre l’esprit.

Sur le plan bénéfique, il est le « vivificateur-inspirateur » (le caducée est désormais l’emblème de la science médicale).

Une nouvelle fois l’on remarque, par caducée interposé, les liens qui unissent Mercure aux figures mythologiques symbolisant la Vierge. En effet, toutes les déesses de la nature, déesses-mères, ont le serpent pour attribut :

Isis : son front est orné du cobra royal, symbole de souveraineté et de connaissance ;

Déméter : c’est sur un char traîné par des serpents que la déesse des moissons fit monter

Triptolème lorsqu’elle l’envoya enseigner l’agriculture dans tout l’univers ;

Athéna : lors des fêtes en l’honneur de la déesse, l’on offrait des gâteaux en forme de

serpent et de phallus, symboles de fertilité et de fécondité.

Mais la Vierge Marie, mère du Christ, écrasera la tête du serpent au lieu de l’écouter.

Notons que certains alchimistes ont assimilé Mercure à la Vierge Marie : « C’est pourquoi Mercure est, non sans raison, comparable à la divine et glorieuse Vierge Marie (…). Car Mercure est Vierge, parce qu’il n’a jamais multiplié aucun corps métallique dans le sein de la Terre, et qu’il a cependant engendré pour nous la Pierre par la solution du « Ciel ». »

De fait, la Pierre philosophale est parfois appelée « le lait de la Vierge« .

En résumé, Mercure est un principe de liaison et d’échanges avec le milieu (Hermès, messager des dieux). Il est le symbole de la synthèse des contraires, esprit et matière – le caducée représente l’antagonisme et l’équilibre, par polarisation (séparation) de ces tendances. Il faut voir dans cette dualité l’étape initiale du développement de l’intelligence : un mouvement de distanciation par rapport aux choses est nécessaire pour ne plus se confondre avec elles et pouvoir les analyser objectivement.

La Vierge dans la Vie

Vocation : être humain. Ainsi pourrait se présenter un homme, ou une femme, né entre un 24 août et un 23 septembre. Il n’y a guère de signes plus humanisés, plus humanistes, plus humains que la Vierge. Le premier privilège de l’homme est d’être doué de raison. Par cette faculté, qui le distingue de la bête, il peut connaître et juger. On retrouve chez le Virginien cette impérieuse exigence de comprendre chaque phénomène visible en le rattachant à d’autres phénomènes. N’avez-vous pas remarqué que, dans une conversation, le mot « pourquoi » revient fréquemment dans sa bouche ? Qu’il ait dix ans ou quarante ans, le natif de la Vierge veut savoir le pourquoi et le comment des choses.

Dans sa quête inlassable de connaissance, de « préhension » du réel, il met à plat les mécanismes régissant les êtres et le monde. Il veut les démonter comme on démonte une montre, afin d’avoir sous les yeux chaque pièce, chaque rouage. Car il est le champion de l’esprit d’analyse. L’approche synthétique d’un problème lui est étrangère. Il dissocie les éléments d’un tout puis les analyse l’un après l’autre, en vue de trouver le fil conducteur qui les relie, la clef de voûte qui soutient l’ensemble. Satisfait, il peut alors reconstituer le puzzle, en usant d’un raisonnement logique. Il n’ignore pas les dangers d’un tel morcellement, mais seule cette méthode convient à sa forme d’esprit.

Pourquoi ce besoin vital de tout expliquer rationnellement ? Parce que rien n’est plus sécurisant. La Vierge n’aime pas travailler « sans filet ». Elle a peur de ce qui échappe à son champ de conscience. L’inconnu, c’est le gouffre, l’abîme insondable où l’on risque de perdre son identité. L’univers des constructions logiques, dans lequel la même cause entraîne invariablement le même effet, est infiniment plus rassurant.

Rassurant aussi est le savoir, qui comble les vides, fait reculer les limites de l’angoisse, en transformant l’inconnu en connu. Consciente de ses manques, la Vierge sait, pour son plus grand malheur, que sa difficulté à ouvrir les vannes de son imagination et de son intuition lui rend quasi inaccessible le chemin de la création pure. Alors, à la pensée créatrice, elle substitue l’accumulation de connaissances.

L’érudition est un luxe que peut s’offrir tout natif de la Vierge. Une vie entière lui suffit à peine pour remplir les petits tiroirs de son cerveau. Curieux, observateur, il engrange et se nourrit de faits, d’informations glanées au hasard de ses rencontres. Par-delà les ennuis, les soucis de la vie quotidienne, il est heureux lorsqu’à la fin d’une journée il est conscient d’avoir appris quelque chose.

La richesse intellectuelle débouche sur l’humanisme, acte de foi dans la nature humaine.

L’humanisme, c’est aussi, pour reprendre la formule d’André Gide, la conviction qu' »il n’y a d’art qu’à l’échelle de l’homme ». L’espace d’un instant, faisons un bond dans le passé pour mieux saisir l’importance de cette tradition chez le signe de la Vierge. Qui, au XVIe siècle, coordonna les élans culturels enthousiastes de ses contemporains et favorisa l’éclosion d’une nouvelle forme d’expression artistique ? C’est un roi nommé François 1″ (Soleil, Jupiter en Vierge). Le rôle qu’il a joué pour la Renaissance française, Louis XIV (Soleil, Mercure, Milieu-du-Ciel en Vierge) le jouera pour le classicisme.

Peut-on croire aussi fort en l’homme et en ses réalisations, et se méfier de lui ? Le Virginien réussit ce paradoxe (étant entendu que le type Vierge « inférieur » ou dissonant aura des comportements beaucoup plus rigides, figés et intransigeants). Sa méfiance vis-à-vis de ses semblables, parfois outrée au point de déboucher sur la misanthropie, n’est qu’un effet de sa lucidité. Il ne s’illusionne pas sur les êtres et ne leur demande pas plus qu’ils ne peuvent donner. Il connaît bien leurs défauts, la lâcheté, l’égoïsme, l’avidité… mais les accepte puisqu’ils sont le lot de tout homme. On ne change pas la nature humaine. On s’en accommode ou on la fuit ! S’il ne fuit pas la compagnie de ses congénères, le natif de la Vierge est capable de faire preuve d’une profonde humanité. Il se sent surtout proche des petits, des humbles, qu’il sera prêt à défendre contre les puissants, les nantis.

Exclusivement à l’aise dans un monde à la mesure de l’homme, le Virginien ressent pourtant cruellement l’inaptitude ou la tragique difficulté à accéder à l’univers de la foi religieuse. Admettre l’existence d’un dieu invisible, intangible, est tâche bien ardue pour lui le réaliste, le sceptique, qui ne croit que ce qu’il voit. Il n’en éprouve pas moins le besoin impératif de se soumettre à une « force supérieure ». Ce mécanisme le conduit fréquemment à se choisir un « maître », modèle de référence, point d’attache. Il l’élève presque au rang d’idole, reporte sur lui toute sa capacité d’admiration et aspire à lui ressembler, poussant parfois très loin le phénomène d’identification.

Un choix aussi délibéré de dépendance (d’ordre intellectuel, principalement) trouve son explication dans le sentiment d’infériorité dont la Vierge est affligée. Sa tendance à se sous-estimer la conduit à surestimer les êtres qui l’entourent.

Mais nous aurons l’occasion de revenir à maintes reprises sur ce complexe, vécu sous différentes formes.

La Vierge et l’Amour

Ceux pour qui l’amour est un don de soi, total et passionné, pourront s’étonner, voire s’indigner, du comportement amoureux du Virginien. Cet être pétri de pudeur et de timidité possède, de surcroît, une méfiance innée à l’égard des impulsions, des élans, des débordements affectifs. Ce cérébral contrôle en permanence ses émotions et n’extériorise ses sentiments qu’après les avoir soigneusement passés au filtre de sa raison.

Un tel personnage ne semble certes pas taillé pour vivre un amour fou. Il est beaucoup trop raisonnable pour cela ! Trop lucide aussi. Cette lucidité implacable l’empêche d’enjoliver la réalité ou de se mentir à lui-même. Il sait que tôt ou tard l’amour meurt ou s’enlise dans l’habitude, que les couples les plus unis se défont. Du moins, son objectivité l’oblige à le penser. L' »amour heureux », il voudrait bien y croire, mais il a si peur d’être déçu qu’il préfère opter pour le scepticisme. A tout prendre, mieux vaut avoir une bonne surprise !

Aussi, pour se préserver des blessures, met-il au point un système d’autoprotection excessivement perfectionné, dont la forme supérieure est la pudeur. Pudique, donc, le natif de la Vierge n’est pas d’un abord aisé. Par sa réserve, par son apparente froideur, il peut décourager l’amoureux le plus empressé. D’ailleurs, il ne s’en laisse pas facilement conter.

Rien ne lui fait plus peur que d' »être dupe », que de se laisser prendre au piège d’un sentiment simulé. Chez lui, la conscience est toujours en éveil. Au moindre signe de fléchissement, elle le rappelle à l’ordre. S’abandonner serait déjà se perdre. Sa susceptibilité exacerbée lui donne un sens aigu du ridicule. Lâcher la bride à son affectivité, laisser transparaître l’intensité de ses désirs équivaudrait pour lui à faire tomber ses barrières de protection. Privé de sa carapace de contrôle et de raison, devenu excessivement vulnérable, il serait en danger d’être ridiculisé par un partenaire quelque peu caustique. D’une telle expérience il ressortirait doublement inhibé et meurtri. A aucun prix il ne veut courir un tel risque.

Il dispose de tout un arsenal d’astucieux procédés de dissuasion, parmi lesquels il accorde une préférence marquée à l’humour. La forme d’humour « façon Vierge » a de quoi dérouter (c’est le but 0. Elle mêle l’ironie, l’autocritique, la dérision. C’est une arme de défense ou de contre-attaque, bien utile pour se sortir d’une situation qui risque de mal tourner.

Parfois, quand le Virginien se sent embarqué, à son insu, dans une aventure sentimentale qu’il ne contrôle pas, il prend peur et manie alors les mots comme un fleuret, pour décourager l’audacieux d’approcher trop près. Il ne déteste pas mettre entre les autres et lui la distance d’un mot d’esprit, plus fréquemment reçu, au demeurant, comme un sarcasme.

Le plus souvent, il prévient les critiques en se moquant de lui-même le premier. Faire rire à ses dépens, pourquoi pas, à condition que ce soit lui qui mène le jeu.

Mais il arrive que le rire se fige, que l’humour bascule. Le mur d’incommunicabilité se dresse, plus menaçant que jamais. Le Virginien s’estime pourtant sauvé puisqu’il a réussi à décourager les avances trop pressantes. Pour l’amener à se montrer parfaitement naturel et à se débarrasser de sa panoplie « anti-accostage », il faut une bonne dose de patience, beaucoup de diplomatie, et infiniment de subtilité.

Déjà peu enclin à se laisser aller dans l’intimité, il est encore beaucoup plus « corseté » en public. Même s’il éprouve un tendre penchant, il ne le montre pas, jugeant qu’il n’est pas convenable de se donner ainsi en spectacle. Quant aux rares témoins de sa vie privée, ils devront avoir l’œil bien exercé pour déceler, à d’infimes détails, qu’il est fortement épris.

Le Virginien considère l’amour comme une chose sérieuse, qui ne souffre ni le jeu, ni la frivolité. Encore moins l’inconscience ! C’est une affaire d’adultes capables d’assumer leurs responsabilités en toute connaissance de cause. Voilà sans doute pourquoi il est extrêmement rare que des natifs de la Vierge aient accès au vert paradis des amours enfantines. Ils auraient plutôt tendance à juger d’un œil critique ces « gosses, qui croient s’aimer ». Sait-on seulement ce qu’est l’amour quand on est adolescent ?

La perspective d’une brève aventure n’excite aucunement le Virginien. Ce besoin d’un engagement absolu, définitif, le porte, du même coup, à hésiter longuement avant de lier son destin à celui d’un autre être. L’angoisse de se tromper, de faire fausse route, le paralyse.

Il s’interroge sans fin, tente de discerner la nature exacte de ce qu’il ressent. Eprouve-t-il une attirance purement instinctive – qu’il rejetterait aussitôt – ou est-il sérieusement, profondément amoureux ? Il n’a de cesse d’avoir analysé, dépecé, disséqué ses sentiments, cherchant désespérément à prendre du recul pour juger objectivement la situation, comme s’il était possible de faire intervenir la logique dans le mystérieux domaine de l’amour.

L’autre, le partenaire, il le jaugera, le soumettra à des tests subtils, pour déterminer s’il est digne d’être aimé. Il y a en effet chez la Vierge un étonnant mélange d’orgueil et d’humilité, qui lui donne une personnalité complexe, difficile à cerner. L’amour ne fait qu’accentuer son anxiété latente et décupler ses complexes d’infériorité. Mais en même temps, il se montre terriblement exigeant dans le choix d’un partenaire. Cet élitiste pourvu d’un redoutable sens critique ne va tout de même pas se contenter de « n’importe qui » !

On ne s’étonnera pas, dès lors, que le signe de la Vierge fournisse un fort contingent de célibataires. A force d’hésiter, de tergiverser, de se poser mille questions, le Virginien peut passer à côté de l’amour de sa vie, parce qu’il n’aura pas pu, ou pas su, se décider à temps.

Ou bien, faute d’avoir trouvé l’être parfait, il préférera rester seul plutôt que de vivre un bonheur médiocre.

Pourtant, et ce n’est pas le moindre paradoxe de cette personnalité contradictoire, la Vierge n’est pas à l’abri d’un mariage de raison, passé la trentaine, lorsque, somme toute, la solitude devient trop dure à supporter. Mais l’on peut craindre qu’il ne s’agisse que d’un ersatz d’amour, d’un mariage de célibataires, où l’on vit côte à côte sans vraiment se rencontrer.

Le plus souvent, néanmoins, lorsque ni la pudeur, ni la raison, ni l’ironie – maniée contre soi-même et contre le partenaire – n’ont pu le garantir contre les dangers de l’amour, le Virginien se laisse prendre au tendre piège.

Lui qui aime à se considérer comme un aristocrate de l’esprit est très attiré par l’intelligence. C’est même son « talon d’Achille ». Bien qu’il ait le sarcasme facile, il pardonne beaucoup à quelqu’un qui a su le séduire par ses facultés intellectuelles.

A l’inverse, toute forme de grossièreté et de vulgarité, physique, morale ou, pis encore, sexuelle, le choque profondément. N’est-ce pas une nouvelle manifestation de ces instincts répugnants qui ramènent l’homme au rang de bête ?

Son goût de l’absolu, son sens des vraies valeurs le portent à choisir un être sérieux, sincère, et authentique comme il l’est lui-même. Car il refuse le bluff et les faux-semblants, et s’attache plus aux qualités morales qu’à la séduction physique.

Avide de sécurité affective, il recherche un compagnon sûr, solide, capable de le conforter et de le rassurer dans les fréquents moments de doute. Lui-même est un partenaire digne de confiance. Une fois qu’il a vaincu ses craintes et ses réticences, et qu’il s’est fait à l’idée que quelqu’un puisse venir troubler sa quiétude, il s’attache très profondément. Il demeure fidèle, à la fois par intégrité, probité morale et sens des convenances.

Le respect des conventions l’incite à juger assez sévèrement l’union libre. Pour la Vierge, le mariage, loin d’être une simple formalité, constitue bel et bien un acte lourd de signification. En revanche, elle n’est pas du tout hostile, bien au contraire, à une période de probation, au cours de laquelle chacun apprendra à mieux connaître l’autre. Le Virginien ne se marie pas les yeux fermés ! Si la vie commune semble se dérouler sans accrocs, il ressent la nécessité de légaliser son union (au bout d’un, deux, ou trois ans, parfois).

Il organise alors sa vie conjugale de façon à en exclure totalement le côté aventureux et bohème qui lui inspire une peur panique.

Son attachement ne se traduit pas par des débordements de tendresse, des serments pathétiques ou des effusions chaleureuses. A des démonstrations intempestives, il préfère un clin d’œil complice, un mot de connivence. Bien qu’il ait, généralement beaucoup de mal à communiquer, il en éprouve le douloureux besoin.

C’est encore sa cérébralité qui fait de lui un sensualiste plutôt qu’un sensuel. Une grande partie de son plaisir naît de l’analyse des sensations qu’il ressent. Mais, pour son plus grand déchirement, l’instinct sexuel est puissant chez lui comme chez tous les signes de Terre.

Bardé de tabous et d’interdits, aspirant de tout son être à la pureté, il est animé d’un sentiment de culpabilité vis-à-vis de l’acte charnel. Sentiment qui le bloque, parfois même l’inhibe complètement.

Ce type Vierge « classique », chez lequel la puissance d’inhibition prend le pas sur les pulsions instinctives, est le plus répandu. Si, dans le thème individuel, des planètes comme Mars ou Pluton dominent, les rapports s’inversent. Ces fameux instincts que la Vierge s’efforce avec tant de soin – et au prix d’une angoisse latente – de maîtriser, prennent le dessus. Le type Vierge s’apparente alors au type Scorpion. Le cas est suffisamment fréquent pour qu’il mérite d’être signalé.

Dans le domaine de l’amour, l’image « Vierge sage », « Vierge folle », est particulièrement suggestive. A la réserve, au conformisme, à la pudeur, voire la pruderie de la Vierge sage, s’opposent la fantaisie, l’impudeur, la démesure de la Vierge folle. L’une s’attache à conserver en tout une juste mesure. L’autre s’attaque aux valeurs traditionnelles et cherche à faire éclater le carcan des usages et des convenances.

Il arrive souvent que ces deux tendances cohabitent chez le Virginien, provoquant une alternance entre l’inhibition et l’instinct, entre le contrôle et le relâchement.

La femme du signe, on l’aura deviné, n’est pas une amoureuse passionnée, impulsive, apte à se laisser entraîner par le tourbillon de ses sentiments et de ses sens.

Dotée, très jeune, d’une étonnante maturité psychologique, habituée à raisonner, à réfléchir, à poser un œil observateur et critique sur ce qui l’entoure, elle est souvent attirée par des hommes plus âgés qu’elle, qui sont séduits par sa conversation intelligente, sa simplicité, son naturel.

Elle-même pense pouvoir trouver auprès d’un homme mûr la sécurité matérielle et affective indispensable à son équilibre. Elle ne veut pas d’un « inconscient », incapable d’assumer les lourdes responsabilités de l’existence, mais d’un homme qu’elle estime et qu’elle admire. Elle aspire à un amour stable, sans caprices, sans remous, sans pénibles sautes d’humeur. Celui qui lui fera la cour devra s’armer de patience. Ce n’est qu’après de longs travaux d’approche que, mise en confiance, elle consentira enfin à convoler.

Une fois qu’elle a accordé son amour, elle ne le reprend plus. Sa rigidité, sa loyauté sentimentale en font une femme fidèle. Au point de considérer comme une trahison envers celui qu’elle aime le simple fait de penser à un autre homme.

Kiraz, natif de la Vierge, a su créer les célèbres « Parisiennes », longues tiges dégingandées, qui mêlent une extrême féminité à d’involontaires maladresses : elles portent bien la signature astrologique de leur créateur.

Fidèle en actes comme en pensées, elle souhaite naturellement la réciproque. Mais elle ne se fait pas suffisamment d’illusions sur les êtres pour oser espérer que son partenaire ne commette jamais d’incartade. Elle gardera pourtant, au plus profond d’elle-même, une blessure secrète qui ne se refermera jamais complètement si l’homme aimé ne répond plus à ses sentiments. Trahie une fois, elle aura beaucoup de mal à reconstruire sa vie privée.

Mariée, la native de la Vierge est une parfaite maîtresse de maison. Attentive, dévouée, sérieuse et économe, elle seconde efficacement son mari, tout en ayant l’intelligence de s’effacer devant lui.

Elle est de celles dont on dit : « Quelle épouse modèle ! » Sa discrétion, sa compréhension, son abnégation vous tirent du cœur de grandes exclamations d’admiration. Qu’elle se garde, toutefois, de tomber dans le piège de la routine. Sans aller jusqu’à donner à la vie commune un ton d’improvisation permanente – ce qu’elle serait bien en peine de faire -, elle doit apprendre à « casser » ses habitudes et à faire passer, de temps en temps, le plaisir avant le devoir. Sinon, son mari finirait par s’ennuyer auprès d’elle. La perfection à temps complet et à horaires fixes est chose si lassante !

Il serait sage, aussi, qu’elle mette un frein à son esprit critique. Lorsqu’elle ne se surveille pas – généralement dans les périodes d’intense fatigue et de surmenage – elle a tendance à critiquer tout et n’importe quoi, à ne faire grâce d’aucune faiblesse, d’aucune imperfection. Sans doute ne se rend-elle pas compte qu’un homme peut être tenté de divorcer pour bien moins que cela !

La Vierge folle met plus de passion dans ses relations amoureuses que la Vierge sage. Toutes proportions gardées, évidemment. Car elle ne perd jamais la tête au point de commettre ce qu’elle jugerait être une folie irréparable. Elle est capable d’éviter les « naissances non désirées » et autres impondérables de l’existence. Ce qui ne l’empêche pas, surtout dans sa jeunesse, de collectionner les aventures. Ce n’est pas par goût réel du plaisir ou du changement, mais parce qu’elle est en quête d’un amour absolu, parfait, quasi impossible à découvrir en ce bas monde. Ses frasques ne sont qu’une manifestation d’angoisse, de frustration. Si elle a la chance de rencontrer un homme qu’elle aime assez pour avoir envie de l’épouser, avec quel soulagement, alors, va-t-elle se débarrasser de ce personnage de femme facile qui lui collait à la peau mais l’étouffait. Libérée, elle se sentira de nouveau en plein accord avec sa nature profonde, faite pour la sagesse et la fidélité.

L’homme de la Vierge est encore moins souple dans ses comportements que la femme du signe. Adolescent, il souffre souvent d’un grave complexe d’infériorité, accentuant sa gaucherie et sa timidité envers les femmes. Sa difficulté à communiquer, son manque d’aisance sont autant d’obstacles à un épanouissement affectif précoce. Il éprouve, vis-à-vis de la sexualité, un mélange d’attirance et de répulsion. Entre la vie et la vertu, entre la décence et l’indécence, il ne sait pas toujours à quel saint se vouer. Sa cérébralité excessive, ses principes moraux, sa tentative de répression des instincts, créent un carcan d’inhibitions lourd à porter, dont il ne réussit à se débarrasser qu’avec peine. Parfois, ses blocages le paralysent au seuil d’une aventure. Il est capable de sublimer ses sentiments et de se contenter longtemps de relations platoniques. En tout cas, sa première expérience amoureuse aura pesé lourd sur sa vie sexuelle d’adulte. Hélas, tous les adolescents mal dans leur peau n’ont pas la chance de trouver sur leur route une femme plus âgée qu’eux, douce et compréhensive, une initiatrice apte à leur apprendre combien l’amour peut être simple, pur et beau.

Par sa réserve, par sa retenue, l’homme de la Vierge attire et déconcerte. Quand il fait la cour à une femme, c’est avec un mélange de hardiesse, de fierté farouche et de total manque d’assurance. Mais il n’a rien du « dragueur », n’ayant, en outre, aucun goût pour les conquêtes faciles. Il faut, quelquefois, un bon coup de pouce du destin ou un heureux concours de circonstances pour qu’il se résolve à aborder une fille qui lui plaît. Par conséquent, il est généralement l’homme d’un seul (grand) amour.

Il est attiré par une femme sérieuse, réfléchie, dotée d’une certaine noblesse de sentiments. Doit-elle être belle ? Pas au sens classique du terme. Il est indispensable, en revanche, qu’elle ait de la classe, de l’allure, qu’elle soit sobre mais soignée. Le Virginien déteste les fofolles, les aguicheuses et les coquettes. Il veut une femme capable de s’assumer à part entière.

De tous les hommes du Zodiaque, il est l’un des plus portés à défendre (et à pratiquer) l’égalité entre hommes et femmes.

Bien que… bien que… son authentique respect de la liberté de l’autre se heurte parfois à

un conformisme contraignant. Bref, point trop n’en faut. Que sa femme ne s’avise pas de vouloir bousculer impunément les convenances ! S’il a l’impression qu’elle le ridiculise, il ne le lui pardonnera jamais.

Et puis, dans son for intérieur, il estime que la règle du jeu traditionnelle – femme au foyer, homme au travail – n’est pas si mauvaise. Mais si son épouse lui fournit des arguments logiques et convaincants, si elle insiste pour exercer un métier, il ne fera pas opposition. Il n’aime pas imposer sa volonté, forcer quelqu’un contre son gré.

Ses rapports de couple gagneront en chaleur et en intensité s’il consent à se confier plus volontiers à sa femme. D’autant plus qu’il est le premier à aimer être soutenu moralement. Le simple fait de parler d’un problème qui. l’angoisse le soulagera… même si ensuite il ne tient pas compte du conseil !

La Vierge et l’Amitié

L’individu marqué par le signe de la Vierge est d’abord subjugué par l’intelligence ; les qualités de cœur ne suffisent pas. Pour qu’il se lie d’amitié, il lui faut donc avoir reconnu la supériorité de l’intelligence chez l’autre dans certains domaines. Pour lui, l’amitié, comme le reste, doit être féconde, productive, c’est-à-dire débouchant sur autre chose que le simple plaisir d’être ensemble, de boire un verre, d’admirer le paysage ou d’échanger des propos anodins. Sa cérébralité dominante l’incitera donc à ne se porter qu’au devant des fortes personnalités, celles ayant quelque chose à dire, quelque chose à lui apprendre, mais sa retenue, souvent excessive, due à un complexe d’infériorité latent, gênera, bloquera même, son initiative : il ne va pas aux autres, il attend sans grand espoir – sans vraiment attendre, en fait, que les autres aillent à lui.

Ses qualités sont si discrètes, il est vrai, qu’il est souvent le dernier à en prendre conscience : il s’étonnera par conséquent qu’on vienne à lui, alors qu’il est le plus attentif, le plus loyal, et naturellement le plus discret des amis.

Evidemment, par son attitude de retrait – qui n’est guère encourageante, quand elle ne le fait pas passer complètement inaperçu -, il faudra des circonstances particulièrement favorables pour que des liens se nouent : et comme les circonstances sont généralement l’aboutissement d’un choix et non le résultat d’un comportement que nous avons, de facteurs extérieurs plus ou moins fortuits, le Virginien aura finalement peu d’amis. C’est d’ailleurs ce qu’il souhaite : son temps et ses propres capacités d’échange sont trop limités, mesurés, pour que l’amitié occupe une place très grande dans sa vie. Il considère l’amitié comme une chose précieuse, mais pour lui, le précieux va avec le rare, et on ne doit pas en abuser, au risque de voir se dégrader les relations : on ne peut pas avoir toujours quelque chose d’intéressant à se dire, et mieux vaut ne pas se voir que se voir pour rien, sans la possibilité d’un apport, d’un échange intellectuel le plus souvent.

Le paradoxe du Virginien est de se trouver parfaitement à l’aise dans le « quotidien », et d’en appréhender les dangers au niveau de l’émoussement, de l’usure et en fin de compte du retournement des sentiments d’intérêt que l’on porte -à autrui ou que l’on suscite.

Conservateur et fidèle, il pratique la politique parcimonieuse du compte-gouttes : peu de fois, un petit peu à chaque fois.. pour que ça dure longtemps.

Le cercle vicieux de ses amitiés se résume donc à l’obligation pour la relation d’échapper au quotidien, afin de rester dans le domaine d’un « exceptionnel » où il ne se sent pourtant pas à l’aise.

La correspondance lui permet de faire d’une pierre deux coups : en effet, sécurisé par sa solitude et son cadre habituels, il lui est possible d’exprimer sur le papier les beaux et bons sentiments, les vérités profondes, qui autrement viennent buter contre les murs d’une timidité, d’une pudeur bloquantes, ou d’une réalité fade et propre au ridicule. Sans compter que Mercure lui confère l’amour du langage, du mot juste, que l’expression écrite – sur laquelle il peut revenir autant de fois qu’il lui plaît – lui permet de satisfaire bien plus que l’expression orale qui exige des qualités d’improvisation dont il n’est pas doté a priori.

Le Virginien pense d’ailleurs souvent que l’on connaît mieux quelqu’un par ses écrits que par son comportement. Cela revient à dire qu’il accorde plus d’importance aux intentions qu’aux actes, et peut-être n’a-t-il pas tout à fait tort, les intentions étant des points de départ, et les actes des aboutissements qui ont dû subir en chemin des détournements non souhaités. Seulement, combien de gens ont-ils des intentions aussi honnêtes que celles des Virginiens ? Ayant du mal, avant de l’avoir vérifié concrètement, à supposer chez les autres les défauts qu’il n’a pas, c’est avec ses écrivains préférés qu’il entretiendra les plus parfaits liens d’amitié -amitiés platoniques-, dont l’autre partie, et pour cause, ne saura jamais rien. Et c’est dommage, car peu de gens ont un jugement aussi sûr que les Virginiens.

Si vous avez un ami du signe de la Vierge, il est probable que c’est d’abord vous qui êtes allé vers lui. Et c’est seulement quand votre relation aura suffisamment évolué, répondu à des critères bien précis, qu’il sera rassuré sur la qualité de votre amitié. De toute façon, vous lui donnerez plus souvent de vos nouvelles que lui.

Un détail utile en passant : vous le mettrez particulièrement à l’aise en le tutoyant assez vite, car même s’il en éprouve l’envie et le besoin, il n’osera jamais être le premier à le faire, pouvant aller jusqu’à se casser la tête, pour trouver des tournures de phrases qui évitent l’emploi de la deuxième personne.

Ce n’est pas lui qui vous téléphonera au milieu de la nuit pour vous faire part de son vague à l’âme. En revanche, il admettra la réciproque, tout au moins au début, et si, encouragé par son aptitude à vous écouter, vous n’abusez pas de cette liberté.

Peut-être vous plaindrez-vous qu’il ne vous appelle jamais, et vous aurez raison dans un sens, car il n’a pas un besoin vital de vous voir ou de vous entendre, mais, d’un autre côté, vous aurez tort, car vous auriez dû vous rendre compte que son mélange d’inhibition et de correction lui fait toujours craindre d’appeler au mauvais moment, de déranger, de s’imposer et qu’il préfère attendre que vous l’appeliez vous-même.

Ce n’est pas avec lui non plus que vous pourrez faire la fête toute la nuit, d’ailleurs ça ne vous serait sans doute pas venu à l’esprit, tant il a l’air sobre… et l’œil fixé sur sa montre. Et pourtant, il aimerait sûrement, comme ça, une fois tous les dix ans, le temps de s’en remettre, que vous le forciez à sortir de sa discipline et de son train-train.

S’il a des problèmes, il y a de fortes chances pour qu’il ne vous en parle qu’une fois le plus dur déjà passé. Il n’aime pas parler de lui, mais à partir d’un certain degré d’amitié, il le fera cependant très ouvertement, davantage parce qu’il croira qu’il le doit à votre légitime curiosité (lui-même appréciant beaucoup les confidences des autres, tout en sachant mieux que personne les garder pour lui), que parce qu’il en éprouvera un réel besoin.

Il n’est en amitié ni exclusif ni jaloux. Il sera tout disposé à estimer vos autres amis et sera ravi que vous appréciez les siens. Il acceptera même parfaitement que naisse et se développe, entre vous et quelqu’un qu’il vous aura présenté, une relation apparemment plus intense que celle qui vous lie. Egalement capable d’admettre que vous puissiez avoir des affinités avec des gens qui lui déplaisent, ou, à l’inverse, être allergique à ses propres amis, malgré tout, il ne pourra s’empêcher d’être perturbé et de se poser des questions.

Ne sachant pas se mettre en valeur, il sera facilement porté à essayer de se justifier, et voudra donner à tout prix, l’impression qu’il se situe à mi-chemin entre l’orgueil et la fausse modestie. Si vous le complimentez, il se minimisera instinctivement soit en vous signalant les petits revers de médaille que vous n’auriez pas perçus, ou par-dessus lesquels vous vouliez justement passer, soit en utilisant une de ses formules habituelles : « n’exagérons rien », ou « je n’y suis pour rien », etc… Et s’ensuivra un échange ennuyeux de « mais non », « mais si », où vous serez obligé de renchérir dans un sens, et lui dans un autre. Ainsi, alors que vous vouliez simplement lui rendre une banale politesse, son honnêteté, le poussant à vouloir se faire passer strictement pour ce qu’il croit être ou ne pas être, va du même coup le mettre au centre d’un fastidieux désintérêt.

Vous apprécierez pourtant la qualité de son amitié : une amitié fondée sur l’estime, jamais superficielle, toujours très bien élevée, un tact rare grâce auquel il sera souvent le seul à comprendre certaines choses, à être présent ou absent exactement quand il le faut : une présence qui n’envahit jamais, une absence qui ne s’offense pas, n’oublie pas. Vous admirerez son désintéressement : le premier à rendre un service, il sera aussi le dernier à vous en demander. Enfin, sa sincérité vous sera précieuse : il ne vous dira jamais à votre sujet que ce qu’il pense, enrobé bien sûr de gentillesse et des réserves sur sa non-infaillibilité. Il a cette méritoire objectivité de voir à la fois ce qui va chez ses ennemis et ce qui ne va pas chez ses amis sans pour autant s’en servir pour indisposer tout le monde.

Des ennemis, il en a lui aussi, mais sans le savoir vraiment, ou tout au moins sans s’en soucier : aucune tendance paranoïaque chez lui, et sa compréhension assez fine et subtile des êtres, ainsi que la conscience de ses défauts, lui permettent d’accepter tout à fait bien qu’on ne l’aime pas ; il a presque envie de dire : « comme vous avez raison », et à ceux qui l’aiment : « comme vous avez tort ». Il se trouve ennuyeux, trop sérieux, trop raisonnable, terre-à-terre, besogneux, rigide, et il éprouve profondément la nostalgie du « non-soi », en l’occurence du signe opposé et complémentaire, celui des Poissons : ah ! pouvoir une fois ne pas être à l’heure, ne pas venir à un rendez-vous embêtant, jeter l’argent par les fenêtres, laisser tomber les cendres sur la moquette (car il est, c’est connu, exact, responsable, économe, ordonné). Surtout, pouvoir porter en soi ce mystère qui l’attire d’autant plus irrésistiblement et douloureusement qu’il en est totalement dépourvu, bien qu’assez lucide pour tabler un tout petit peu sur le fait que l’on est toujours mystérieux pour qui ne vous connaît pas, et principalement pour qui est le contraire de vous ; mais il lui semble que ses mécanismes sont les moins compliqués de tous, qu’il est possible de les démonter très vite, et de s’en désintéresser aussi vite : ce n’est que ça ? rien de drôle, rien d’inattendu, rien de fou ?

Et voilà encore une autre façon d’expliquer pourquoi il espace les contacts : il n’a pas envie, au fond, de lire dans vos yeux ce qu’il pense de lui-même, qu’une relation plus suivie ne manquerait pas de vous révéler.

Il a aussi ses antipathies, ses bêtes noires, et il a beau détester ses défauts, ou du moins ce qu’il juge comme tels, il tient à certaines de ses qualités et éprouvera une allergie instantanée envers les personnes à qui elles manqueront trop à son goût : il n’aimera pas a priori les bavards futiles et vaniteux, les arrivistes, les despotes, les indiscrets. Même s’il est tout à fait capable de mettre en doute ses premières impressions, ou d’envisager derrière d’insupportables défauts les inévitables qualités compensatrices, il ne poussera pas la bonne volonté jusqu’à chercher à les découvrir ; il n’aura pas à le faire, aidé en cela par la distance qu’il met instinctivement entre lui et les autres, et que les autres franchissent d’autant moins qu’ils sentent la réprobation culpabilisante que ce signe sait si bien faire peser sur autrui.

Cette dernière caractéristique vous dérange aussi : c’est vrai que, parallèlement à son infinie délicatesse, il a un œil critique auquel rien ne semble échapper, et un jugement d’une paralysante vérité, quand il n’est pas déformé par un moralisme exagéré : même s’il doit être le dernier à vous en parler, il sera le premier à détecter votre plus petite faille. Sous son regard, vous vous sentirez parfois comme en pleine lumière, devant une caméra à laquelle vous ne pourriez rien cacher, et vous vous surprendrez à vous demander s’il s’agit là d’attention et d’observation bienveillantes, ou de froides dissections.

D’un point de vue négatif, son excès de sens critique envers les autres empêche les confidences, tout comme l’excès de sens critique envers lui-même freine les personne – constituent d’infranchissables, et par là-même, d’agaçantes barrières ; la spontanéité étouffée par les scrupules, la prévisibilité des répliques, le besoin de tout comprendre et de tout expliquer, arrivent à fatiguer l’interlocuteur et à tuer la conversation, qui est pourtant son terrain de prédilection.

En outre, quand elle est le résultat d’inhibitions excessives, la retenue aboutit dans les rapports humains à une timidité, une maladresse qui finissent – et le Virginien en est conscient – par embarrasser les mieux intentionnés ou les plus décontractés, ce qui n’arrange rien.

Pour la plupart des gens, un ami, c’est justement la personne avec laquelle on peut se laisser aller, à qui l’on peut tout dire ou tout demander. Mais avec un ami Virginien, vous sentez confusément qu’il y a une limite à ne pas dépasser et, là encore, vous vous posez par moments la question de savoir si cette limite est due à sa correction ou à son égoïsme : s’il a si peur de vous déranger, n’est-ce pas au fond parce que lui-même a horreur qu’on le dérange ?

Il évoque l’Angleterre, pays qu’il aime généralement, pays où l’on dit you à tout le monde, et où chacun attache tant de prix à sa petite paix personnelle qu’on y fait le plus grand cas de celle de ses voisins.

Nul n’est parfait : chez la Vierge, les qualités comme les défauts procèdent de l’instinct de conservation. Alors, bien sûr, l’économie, la retenue, la prudence, l’observation, la raison peuvent virer à l’avarice, la mesquinerie, le pointillisme, la chicanerie et l’égoïsme ; il arrive que derrière la serviabilité on trouve souvent un sens du devoir rigide, et finalement un manque de chaleur vraie, ou encore la recherche de sa propre justification au lieu de l’élan naturel vers l’autre ; et derrière la modestie, une véritable impuissance à cesser de s’analyser et à sortir de soi.

Il y a cependant de fortes chances pour que, si vous avez choisi un ami du signe de la Vierge, vous préfériez son égoïsme, qui ne lui fait jamais faire aux autres ce qu’il n’a pas envie qu’on lui fasse, à un altruisme dépourvu de discernement.

Sachez en outre que ce signe est le plus perfectible de tous : si, malgré ses fréquentes introspections, il n’a pas suffisamment pris conscience de l’un de ses défauts, c’est un service que vous lui rendrez en l’y aidant : loin de s’en offusquer, le choc difficile de la révélation passé, il vous en sera reconnaissant, car, derrière son souci permanent de bien faire, il n’y a rien d’autre que le désir de faire toujours mieux.

La Vierge et son Education

L’enfant né sous une forte influence du signe de la Vierge est calme, obéissant et souvent prêt à rendre service. Il semble facile à élever, c’est le type même de l’enfant déclaré « sans problème » par ses parents, qui tomberaient probablement des nues s’ils savaient les angoisses que recouvre cette prétendue facilité car, avec le petit Cancer, le petit Vierge est l’enfant qui a le plus grand besoin de sécurisation et le plus grand mal à acquérir une dose suffisante de confiance en soi.

Affectivement parlant, il vous faudra être attentif, pour savoir reconnaître ses discrètes sollicitations, afin d’y répondre le plus souvent et le mieux possible ; mais mieux vaut éviter, comme le font certaines mamans, de se jeter sur lui et de l’étouffer de caresses et de baisers ; tout excès, même quand il est bébé, ne peut que l’indisposer. Ce n’est pas un enfant exigeant, un enfant à caprices, et s’il vous réclame au milieu de la nuit, soyez sûrs que ce n’est pas sans raison, et qu’il a un réel besoin de votre présence. Il porte en lui un sentiment latent d’inquiétude, et le meilleur comportement serait, dès sa naissance, de parler avec lui, de lui exposer les choses normalement, comme à un enfant plus âgé. Gardez-vous de trahir sa confiance ; par exemple, si vous devez vous absenter, ne le faites jamais par surprise, prévenez-le, donnez-lui vos raisons. C’est, plus qu’un autre, un enfant qui a besoin de comprendre, et qui est tout prêt à recevoir vos explications : ne les lui refusez pas, plus vite vous le traiterez d’égal à égal, meilleure sera votre relation avec lui.

L’enfant Vierge est avant tout un cérébral. Il bénéficie d’une compréhension précoce des êtres et des situations, et saura s’exprimer de bonne heure : à vous de favoriser ce dernier don (qu’il a en commun avec les petits Gémeaux), en lui parlant le plus tôt et le plus souvent possible un langage adulte, et en lui lisant ou lui racontant des histoires, ce qui est pour lui d’un bien plus grand intérêt que le jeu.

Sur le plan pratique, il peut être très adroit, mais n’est pas à l’abri non plus d’une certaine gaucherie ; quoi qu’il en soit, ne lui montrez pas d’impatience, ne vous précipitez pas non plus à son secours pour faire les choses à sa place : son complexe d’infériorité, dû à la conscience prématurée qu’il a de ses insuffisances, ne demanderait que cela pour se développer. C’est un enfant avec lequel il faut particulièrement surveiller les reproches, et même les éviter, car il est rempli de bonne volonté, mais aussi plein de doutes quant à ses capacités, trouvant toujours qu’il ne fait pas assez bien, et donc touché à l’extrême si on le gronde pour une maladresse ou un échec.

La meilleure attitude à avoir est donc de le laisser faire sans s’occuper de lui : d’une part il est prudent, ni casse-cou, ni casse-tout, d’autre part tout regard, même et peut-être surtout bienveillant, risque de le paralyser en partie, en augmentant son désir de réussir, et parallèlement sa peur d’échouer. S’il réussit, vous le féliciterez normalement : l’enfant Vierge est très sensible à l’exagération, tout compliment excessif sonnerait faux à son oreille, et serait perçu négativement.

Si vous êtes une mère et un père extravertis, expansifs et bruyants, vos attitudes risqueront d’embarrasser et, par la suite, d’exaspérer votre enfant, dont la réserve, la timidité, l’excès de sensibilité vous agaceront de la même façon : il possède à un degré élevé le sens de la nuance, et c’est une qualité que vous avez intérêt à ménager, que vous devriez même essayer d’acquérir si vous désirez éviter qu’il vous fuie peu à peu et de plus en plus.

De même, des parents à la personnalité forte risquent, à leur insu, d’être un problème pour l’enfant Virginien qui, de par sa propension à s’estimer inférieur à ce qu’il est en réalité, a également tendance à mettre sur un piédestal très, ou trop élevé les êtres qu’il admire. L’un ou l’autre parent qu’un tel enfant poserait en modèle inaccessible et écrasant pourrait donc involontairement être la source d’un comportement négatif. Plusieurs solutions se présentent selon le style de personnalité des parents ; mais, en tout cas, savoir se mettre à l’écoute et à la portée de l’enfant, s’humaniser en se montrant parfois sous un éclairage inverse de celui sous lequel il vous voit le plus souvent, lui montrer par exemple ses faiblesses et ses hésitations, tout cela réduira la distance, et contribuera à créer ce climat de confiance sans lequel le Virginien est incapable de s’épanouir.

Dans un même ordre d’idées, la présence de frères et sœurs plus brillants, plus doués ou plus gâtés physiquement que lui, peut tourner à la catastrophe si vous ne savez pas y faire : les comparaisons (toujours peu recommandables, car de toute façon stupides et dangereuses), si elles ne sont pas à son avantage, le blesseront sans aucun doute profondément, et le feront se déprécier lui-même. Il est de ceux que la compétition, loin de stimuler, abat. Vous l’aiderez en lui faisant subtilement prendre conscience de ses propres qualités, en lui montrant que si d’autres ont des qualités qu’il n’a pas, lui a des qualités que les autres ne possèdent pas, et, surtout, en lui apprenant que la question n’est pas d’être mieux ou moins bien qu’un autre, mais qu’il s’agit d’être soi-même, au faîte de ses possibilités personnelles : il est parfaitement capable de comprendre, et aussi de mettre en pratique, ce dernier point.

Vous pouvez déjà voir comme l’éducation d’un enfant de ce type n’est pas aussi simple qu’il y paraît de prime abord : il convient en effet de faire acquérir à cet être la confiance en lui qui lui manque, par des encouragements bienvenus, ni trop rares ni trop fréquents, ni trop superficiels ni trop appuyés, ce qui exige de la part des parents de rares qualités de disponibilité, de psychologie, de finesse et d’intelligence. Des parents un peu lourds, ou ne serait-ce qu’inattentifs, entraveraient sans le savoir le développement de cet enfant sensible et délicat, qui souffre en silence des malentendus et que le moindre signe de grossièreté, de vulgarité, choque et révolte terriblement.

Si le contexte familial n’a pas permis à l’enfant Vierge d’acquérir un minimum d’assurance (avec lui il ne pourra jamais s’agir que d’un minimum), l’entrée à l’école se présentera comme une épreuve d’autant plus redoutable.

Oh ! bien sûr, cet enfant a tout pour être dans les bonnes grâces des professeurs : studieux, sage, poli, timide, l’élève idéal, en somme. Mais ce modèle de « chouchou » aura bien du mal à être populaire auprès de ses petits camarades, indisciplinés, insolents, brutaux, cruels, toujours prêts à le mettre en boîte, et plus portés à la bagarre, aux sports et aux jeux, qu’à l’étude.

Premier en littérature, mais dernier en gymnastique, sachant bien ses leçons, mais tout rouge dès qu’il les lui faut réciter devant toute la classe, incapable d’improviser une réponse à une question qu’il n’aura pas préparée, incapable de « flan », d’esbroufe, il préférera lire tout seul dans un coin quand les autres joueront au ballon, et lorsque les autres chahuteront, feront des blagues, il sera emprunté, culpabilisé, ne se sentant ni du côté des élèves, ni du côté des professeurs, mal à l’aise avec tout le monde et avec lui-même.

A moins qu’il n’y ait dans sa classe quelques autres élèves du même signe que lui, ou quelques Saturniens ou Neptuniens avec lesquels il aurait plus de possibilités de trouver un terrain d’entente, il se trouvera donc forcément confronté à des problèmes de communication qui, la plupart du temps, rendront sa scolarité malheureuse, et accentueront sa tendance à se replier sur lui-même.

Il serait évidemment préférable, que, dans la mesure du possible, la vie à la maison ne se passe pas trop en vase clos : une atmosphère familiale gaie et détendue, avec un va-et-vient d’amis qui traitent l’enfant à la fois avec chaleur et désinvolture, l’aiderait à s’épanouir.

Devant les difficultés d’adaptation de leur enfant, le voyant empêtré de son corps, maigre et contracté, recevant des coups mais incapable de les rendre, beaucoup de parents auront l’idée de lui faire pratiquer un sport individuel (judo, karaté, boxe, ou autre, éventuellement la danse), susceptible de lui faire rattraper ou compenser ses insuffisances et son manque d’assurance physique. S’ils réussissent à convaincre l’enfant, bravo ! Sinon, ils auraient tort, dans l’intérêt même de leur enfant, de forcer un refus, motivé davantage par un réel manque d’intérêt que par un entêtement borné. Dans ce dernier cas, que les parents se contentent de l’encourager habilement, c’est-à-dire sans insister pesamment, à aller plus loin dans ce qui l’intéresse vraiment. Après tout, il ne sera jamais un athlète, et il n’est ni meilleur ni pire de vous retrouver plus tard avec un intellectuel frileux certes, mais capable de se défendre avec sa matière grise et sa plume, à défaut de ses muscles.

Il vous faudra malgré tout lutter contre sa tendance à rester enfermé et à refuser systématiquement ou à rechigner devant toute forme d’activité physique : l’oxygénation, c’est-à-dire le grand air, et un minimum d’exercice physique, car ils sont indispensables à tout enfant.

Bien qu’ayant tendance à fuir ses problèmes dans les livres et à devenir un bûcheur obstiné pour compenser sa solitude et sa timidité par un savoir encyclopédique, c’est sur le plan des études qu’il posera le moins de problèmes. Il sera pourtant toujours plein d’appréhension à l’approche des examens, exagérant immanquablement à plaisir la difficultés des épreuves à subir, et minimisant de la même façon ses compétences et ses chances de réussite.

Retenez que c’est un enfant intellectuellement curieux, désireux d’apprendre et de savoir : la littérature, les langues, l’histoire, les sciences naturelles, plus tard la philosophie, seront ses sujets de prédilection. Favorisez ses penchants en lui constituant une bibliothèque fournie ou en l’inscrivant à celle de la municipalité, en l’abonnant à des revues dignes d’intérêt, en sachant orienter ses sorties, et choisir ses programmes de radio et de télévision, en attendant qu’il puisse le faire lui-même.

Interrogez-le de temps à autre sur ses lectures : pour peu que vous y preniez intérêt, ses connaissances vous surprendront, et il en sera extraordinairement stimulé (à condition toujours que vos manifestations d’intérêt et d’admiration restent dans un certain ton de justesse et de discrétion ; sachez aussi que vous le rendriez malheureux en vantant de façon outrancière ses qualités en public).

Ajoutons, pour finir, que le petit Virginien est raisonneur, au mauvais, comme au bon sens du terme : par exemple, il ne rendra pas service pour le plaisir de rendre service, mais parce qu’il se sera trouvé suffisamment de bonnes raisons pour cela ou, encore, plus simplement, parce qu’il se sera une fois pour toutes rendu compte qu’il est plus justifié de rendre service que de ne pas le faire.

D’où un manque de spontanéité parfois irritant pour son entourage, qui lui reprochera d’être calculateur, mesquin, égoïste. On ne peut pas dire, en effet, que ce soit un enfant généreux : il ne prête pas volontiers. Il n’est pas avide, il n’aura pas envie de posséder beaucoup et se contentera de peu, mais il tiendra très fort à ce qui sera à lui, en prendra le plus grand soin, et le conservera, très longtemps. Il serait inutile de l’inciter à se départir de l’un de ses jouets, sous le seul prétexte qu’il faut savoir donner (c’est d’ailleurs une mauvaise politique avec tout enfant possessif). Pourtant, avec son caractère raisonneur et raisonnable, le petit Virginien est très accessible au sens moral, à ce qui est bien, à ce qui est mal, aux « je dois », « je devrais », « j’aurais dû »… dont il a, répétons-le, une compréhension réfléchie plus qu’intuitive. Lui faire valoir qu’il y a des petits enfants comme lui, qui n’ont rien, dérangera son confort, mais ne le laissera pas indifférent, et constitue peut-être une bonne méthode pour ouvrir un cœur qui, trop préoccupé par ses problèmes personnels, n’est pas naturellement disposé à se pencher sur ceux des autres. En ce qui concerne les problèmes personnels, cet enfant introverti a tendance, si tout l’y pousse, à véritablement s’y enfermer, pouvant aboutir ainsi à une sorte de prison d’égocentrisme asocial ; on a tout intérêt, non seulement à essayer avec son concours de détourner adroitement son attention de lui-même vers les autres – car c’est un enfant capable de dévouement, même s’il est d’un abord réservé, en tout cas efficace -, mais encore à lui inculper l’humour, ce qui n’est évidemment possible que si l’on n’en est pas complètement dépourvu. Son sens aigu du ridicule peut le prédisposer à se moquer intelligemment des autres et de lui-même.

Altruisme et humour sont des voies salvatrices ; en raison de ses blocages, l’enfant Vierge s’y orientera rarement tout de suite de lui-même, mais il pourra y exceller si l’on sait l’y diriger.

La Vierge et son Travail

« Travaillons donc ! Plutôt s’user que se rouiller. » Exhortation bien dans le style de la Vierge, et lancée par Diderot, fortement marqué par ce signe malgré son Soleil natal en Balance.

C’est un fait reconnu, la Vierge produit nombre de travailleurs modèles, dont le sérieux, la conscience professionnelle, l’efficacité ne sont pas les moindres vertus. L’on n’a pas fini de louer ce signe pour ses qualités, de discrétion, d’application dans les tâches entreprises, de prudence et de prévoyance. Pour ces mêmes raisons, précisément, on lui colle invariablement l’étiquette de « brillant second » ou, à la rigueur, d' »excellent coéquipier ».

Sous prétexte qu’il maîtrise ses instincts de puissance, il est taxé de médiocrité, d’insignifiance. En vérité, ses mécanismes de défense le conduisent à demeurer en deçà de ses possibilités réelles plutôt que d’aller au-delà de ses limites, tout en se réservant de donner la pleine mesure de lui-même au moment opportun. Visant un but inférieur à ses capacités, il n’a pas à douter du succès : il lui est dû.

Il n’en reste pas moins vrai que la Vierge, souvent modeste et effacée, préfère demeurer en retrait et travailler dans l’ombre qu’affronter les feux de la rampe. Mais, dans les limites qu’il s’est volontairement imposées, le natif du signe est d’une rare efficience.

Le type Vierge croit avant tout aux vertus du travail bien fait. Rien ne vaut, à ses yeux, la compétence professionnelle. Le métier s’acquiert à force de discipline, au prix d’une rigueur et d’une patience de tous les instants.

Excessivement perfectionniste, il ne cesse d’améliorer ses techniques et ses méthodes de travail. Fallait-il que la Vierge fût puissamment valorisée dans le thème de Boileau pour que le champion de l’Art poétique conseillât : « Hâtez-vous lentement et, sans perdre courage, cent fois sur le métier remettez votre ouvrage ! »

Le Virginien a un incroyable souci du détail. Il ajoute, retranche, fignole, jusqu’à ce qu’il s’estime parfaitement satisfait du résultat. Ce sens du détail est une conséquence de son esprit d’analyse poussé au maximum. Il voit rarement un problème sous l’angle de la globalité, mais plutôt comme une accumulation d’éléments dissociés, de « corps simples », qu’il faut traiter les uns après les autres et qui ont tous leur importance.

L’autre grand fleuron de la Vierge est son fameux sens de l’organisation. Il lui permet de prévoir, de calculer, de programmer, d’anticiper. Ajoutons à cela un esprit méthodique, un goût de l’ordre et de la précision, et l’on comprendra qu’elle soit plus volontiers assimilée à l’industrieuse fourmi qu’à l’inconséquente cigale.

Elle est donc tout naturellement portée vers les métiers où il faut compter, préparer, classer, vérifier, contrôler. Métiers dans lesquels peuvent s’exprimer pleinement ses qualités de patience, d’exactitude, d’ingéniosité, et de discernement. Du bibliothécaire, archiviste ou documentaliste au statisticien, comptable, contrôleur, la liste est longue.

Un autre aspect de la personnalité du signe le guide vers les métiers « de service ». Il a besoin de se dévouer pour les autres et, plus encore, d’avoir le sentiment d’être utile. C’est une manière de donner un sens à sa vie. Selon les cas, il choisira de servir les hommes, et s’orientera soit vers des professions médicales ou para-médicales, soit vers tous les métiers liés aux prestations de service, ou bien il sera enclin à servir l’Etat. A tous les échelons il fait un parfait fonctionnaire. Michel Jobert et Alain Peyrefitte ne sont que deux exemples, parmi les plus illustres, d’hommes politiques ayant fait leurs classes à l’E.N.A.

L’habileté manuelle de la Vierge ajoute encore d’autres cordes à son arc, et lui offre un choix de métiers diversifiés, de l’artisanat à l’industrie de précision (horloger-opticien-ajusteur, etc.), en passant naturellement par les spécialisations médicales telles que la kinésithérapie ou la médecine physique.

L’éventail des orientations professionnelles est varié, mais la façon de concevoir le travail, et les méthodes employées sont quasiment identiques.

La Vierge n’entreprend jamais une tâche sans s’être auparavant longuement documentée pour connaître à fond son affaire. La superficialité et la facilité sont toujours rejetées au profit d’un travail en profondeur, exhaustif.

Le sens pratique, extrêmement développé, est une conséquence de l’intelligence aiguillée en permanence vers le besoin d’activité. Chez le type supérieur, en effet, la pensée et l’action sont étroitement liées. D’où le besoin de transformer l’idée initiale en réalisation concrète. Sans quoi, le Virginien aurait l’impression de « tourner à vide », de faire fonctionner sa matière grise inutilement. Il lui faut un résultat tangible pour être satisfait.

Bien qu’il ait suffisamment le sens de l’organisation rationnelle du travail pour avoir un rendement productif en équipe, il préfère, par goût, travailler isolément. Et cela, encore une fois, par besoin d’autoprotection, et parce qu’il tend éternellement vers le même but : ne compter que sur soi.

Si, professionnellement, il s’oriente vers la spécialisation, c’est également pour s’assurer que personne ne viendra s’immiscer dans ses affaires et tenter, éventuellement, d’émettre des réserves quant à la qualité de son travail. Encore qu’il accepte assez volontiers la « critique constructive », s’inscrivant dans la ligne d’une amélioration, d’un perfectionnement. Même dans ce cas, il faudra faire preuve de doigté et formuler la remarque en termes choisis, afin d’éviter de froisser sa susceptibilité à fleur de peau. Il a trop le sentiment de « faire pour le mieux » pour supporter les jugements désobligeants.

Au sein d’une entreprise, le travailleur de la Vierge entretient cependant d’assez bonnes relations avec son entourage. Dévoué, il est presque toujours prêt à rendre service, à s’acquitter d’une tâche fastidieuse à la place d’un collègue moins assidu que lui. Et puis, il n’est pas de ceux qui inquiètent par leur arrivisme forcené, par leur aptitude à écarter systématiquement de leur passage tout ce qui entrave leur réussite personnelle. Au nom des grands principes, il refuse d’admettre que la fin justifie les moyens. S’il aspire à ce que ses mérites soient reconnus à leur juste valeur, il ne cherche jamais à écraser des collaborateurs susceptibles de lui faire de l’ombre ou de le supplanter. On lui reprocherait plutôt de ne pas avoir les dents assez longues. Il ne fait pas partie de la race des « jeunes loups ».

Sa patience, son obstination à aller au bout de ce qu’il a entrepris le conduisent cependant à s’imposer professionnellement. Lentement mais sûrement. Sans esbroufe, presque sans que l’on s’en aperçoive. Et lorsqu’il a pris racine, il devient difficile de l’évincer.

Est-ce parce qu’il s’accroche de toutes ses forces à la sécurité de son emploi ? Pas uniquement.

Mais lui qui sait très bien que personne n’est indispensable, le devient aux yeux de ses supérieurs, trop heureux de conserver cette perle rare : un employé sérieux, compétent, consciencieux, et suffisamment peu ambitieux pour ne gêner personne. Il faudrait être stupide pour s’en séparer..!

Alors, ce « coureur de fond régulier », comme aime à se décrire Françoise Giroud, finit par rattraper puis dépasser ceux qui ont pris un départ foudroyant, mais ont finalement chuté au premier obstacle important. Lui, au contraire, se révèle dans les moments graves, dans les périodes de crise. C’est précisément lorsque la panique devient générale qu’il fait preuve d’un sang-froid et d’un esprit d’initiative confondants.

Hélas ! – mais ce n’est pas la Vierge, dont le réalisme confine parfois au fatalisme, qui s’en étonnera – toute médaille à son revers. Poussées à l’extrême, bien des qualités professionnelles du signe tendent à se transformer en valeurs négatives.

A force de fignoler son travail, le type Vierge dissonant s’englue dans les détails. Il finit par perdre complètement de vue le but ultime qu’il s’est fixé. Son esprit d’analyse devient morcellement de la pensée.

Son perfectionnisme est aussi une arme à double tranchant. Utilisé sans parcimonie, il devient un terrible handicap, car il paralyse dans l’action. Obsédé par l’idée de « faire encore mieux », le Virginien se bloque, et court le risque de ne plus rien faire du tout ! La plus légère imperfection lui saute aux yeux, il fixe toute son attention sur ce détail, s’acharne à recommencer plusieurs fois, s’exaspère, se décourage. Lorsqu’il pense avoir enfin maîtrisé la difficulté et qu’il est satisfait du résultat, il a perdu un temps précieux. Le comble, c’est qu’il est généralement le seul à remarquer la différence.

L’autre mal funeste dont souffre le natif de la Vierge est un complexe d’infériorité tenace, quasiment inguérissable puisque ni la réussite, ni même la célébrité ne parviennent à le supprimer complètement. Tout travail nouveau, toute responsabilité supplémentaire provoquent chez le Virginien une réaction initiale de panique. « En serai-je capable ? » est l’une des phrases clefs de son monologue intérieur. Cette crainte viscérale est progressivement maîtrisée et il met alors à profit son sens pratique et son esprit de ressource pour s’acquitter de la tâche.

Mais le doute demeure en lui. Telle une douleur lancinante, il empêche repos et satisfaction. Jamais le Virginien ne s’endort sur ses lauriers. Comment le pourrait-il puisque, pour lui, « tout est toujours à recommencer » ? Pas un instant il ne perd de vue que l’on est jugé « sur ce que l’on fera le lendemain ». Cette remise en question permanente tend à développer une psychose de l’échec chez le type Vierge « faible ». Il ne cesse de rétrécir son champ d’action, redoute de prendre des initiatives personnelles, et se contente d’exécuter scrupuleusement les « ordres venus d’en haut ».

Le type Vierge « fort », au contraire, se sent stimulé à demeurer toujours sur le qui-vive. Mais au prix de quelle fatigue nerveuse ! Ce n’est pas pour autant qu’il nourrit des ambitions surhumaines. Il sait bien où mènent les rêves de grandeur. La consécration sociale n’excite pas sa convoitise. Les honneurs ? Il les sait trop fragiles ou tributaires de trop de compromissions pour leur trouver une saveur agréable. Sa lucidité décapante ne lui permet pas de voir les choses comme il voudrait qu’elles soient. Le souhaiterait-il qu’il ne pourrait « arranger » la réalité.

Et même si le hasard, les circonstances (et surtout d’autres dominantes de son thème !) le conduisent au faîte de la célébrité, il demeure spectateur de sa réussite. Jamais elle ne l’aveugle. D’ailleurs le Virginien hait par-dessus tout les gens prétentieux, bouffis de fatuité, qui se gonflent d’importance sans avoir le moins du monde conscience de la relativité des choses en général, et de leurs propres limites en particulier.

Au fond, le drame de ce signe est d’être mal adapté à la vie actuelle. Dans un monde où l’on sacrifie au Veau d’or, il a le sens des vraies valeurs. Dans une société où le rendement prime la qualité du travail, il a l’âme d’un artisan et ne conçoit pas de travailler à la va-vite. L’efficacité, oui. La productivité à tout prix, non.

Il fallait que le cinéaste Jean Renoir soit du signe de la Vierge pour continuer à réaliser des chefs-d’oeuvre « avec des collaborateurs bénévoles et des bouts de ficelle' », dans une profession où le piège du « commercial » vous guette à chaque pas.

Finalement, au-delà des inquiétudes qui l’assaillent, des scrupules qui l’étouffent, le Virginien a une riche compensation : quel que soit le métier qu’il exerce, quelle que soit la tâche qu’il accomplisse, il y trouve de l’intérêt puisqu’il s’efforce constamment d’améliorer sa technique, de perfectionner son travail. Et cela non pas, comme on pourrait le croire, pour être bien vu de ses chefs (on a toujours au moins une personne au-dessus de soi), mais par rapport aux critères de qualité qu’il s’est lui-même fixés. Car il est, de loin, son juge le plus sévère.

La Vierge et l’Argent

Le spectre de l’insécurité matérielle hante jour après jour l’esprit inquiet du natif de la Vierge. L’angoisse qui en découle se manifeste par un besoin quasi maladif de thésauriser, d’économiser, « au cas où… ».

Voilà bien le domaine idéal dans lequel la prudence et la prévoyance, traits constitutifs du signe, peuvent s’exprimer pleinement. Notre Virginien possède la parfaite mentalité de l’épargnant. Quels que soient ses revenus, il s’arrange pour mettre, chaque mois, une certaine somme d’argent de côté. Pourquoi tant de précautions ? Parce qu’à la seule idée de se débattre dans des difficultés financières, il a des sueurs froides. Pour éviter un semblable supplice, il adapte ses besoins à ses possibilités. Il ne sait pas ce que signifie « vivre au-dessus de ses moyens ».

Modérée, frugale, sobre, la Vierge n’a pas, loin s’en faut, la folie des grandeurs. Son attitude a de quoi surprendre à notre époque de gaspillage et de culte du clinquant. Les publicitaires, dont la fonction essentielle consiste à créer constamment de nouveaux besoins chez les consommateurs, pourraient légitimement maudire ce signe, tant il est difficile d’avoir prise sur lui dans ce domaine. « Un bifteck, un verre de vin, un matelas, et il est heureux…. », dit Madeleine Renaud de Jean-Louis Barrault.

Les motivations agissant comme un aiguillon chez toute personne « normalement constituée » sont sans effet sur le natif de la Vierge. Il n’éprouve aucunement le désir d’épater son entourage ou ses amis par l’étalage d’un luxe tapageur. Son souci des apparences n’est pas suffisamment développé pour l’y inciter. Il méprise et condamne le pouvoir que procure la richesse… sans parler de l’usage abusif qui en est fait. Sa probité, son honnêteté, ses scrupules le placent au-dessus des sordides « combines » financières.

Ses objectifs n’ont rien d’inaccessible. Il n’aspire qu’à s’organiser une petite vie tranquille et (oui, tout de même !) relativement confortable. Aussi élimine-t-il, au départ, les sources les plus évidentes de soucis et de complications. Il a pour principe de ne jamais faire de dettes. Comment pourrait-il s’y résoudre, lui qui ne veut être redevable de personne ? La pensée de devoir de l’argent, ne serait-ce qu’à un ami intime, le hanterait et décuplerait son angoisse.

Cette disposition l’empêche parfois de réaliser des affaires intéressantes. Tant pis ! Il préférera renoncer à acheter un appartement qui le tente, plutôt que de faire un emprunt. Le mécanisme du crédit ne l’attire guère non plus. Reste l’alternative de se contenter d’un logement plus modeste ou d’attendre d’avoir suffisamment d’économies pour payer « cash »…

Il organise son budget avec soin et sagesse, prévoit en tout premier lieu une réserve mensuelle pour les factures et les charges qui tombent régulièrement. Il n’est tranquille que lorsqu’il est « en règle » avec son propriétaire, son percepteur ou son agent d’assurances… Dans son cas, la liste des traites de tous genres est longue : son besoin de sécurité l’incline à cotiser à de multiples organismes, caisses de secours et autres mutuelles, en vue de parer à d’éventuelles catastrophes et de s’assurer une vieillesse à l’abri du besoin.

Cet état d’esprit a pour corollaire une horreur viscérale des entreprises aventureuses. Prendre des risques ? Jamais ! A moins qu’ils ne soient (oh, combien !) soigneusement calculés. Au point que la marge de risque en est diminuée d’autant. La situation de salarié convient donc à merveille à la Vierge. Quoi de plus rassurant, en effet, qu’un chèque régulièrement versé à la fin de chaque mois ?

Autre préoccupation majeure du Virginien : faire des placements sûrs. Un épargnant modèle comme lui se doit d’étudier cette question de très près. Pour lui, le placement n’est que l’une des formes de lutte contre le gaspillage, auquel il fait une guerre impitoyable. Puisqu’il se voit offrir une possibilité de faire fructifier son argent, au lieu de le laisser « dormir » inutilement, pourquoi s’en priver ?

En revanche, les jeux de hasard ne le tentent pas. Il est trop pessimiste pour penser que le hasard lui sera favorable. C’est même avec une dureté implacable que la Vierge juge les joueurs invétérés, ceux que leur passion égare au point de se ruiner ou de rendre la vie infernale à leur entourage. Ils sont incapables de se retenir ! Péché capital aux yeux du Virginien.

Lui-même considère que les biens acquis par le travail sont la seule source d’enrichissement noble, et donc acceptable. Bien qu’il ne recherche pas a priori les emplois les plus lucratifs (nous avons vu sa lenteur et sa difficulté à se faire une place au soleil), il estime normal d’être rémunéré en fonction de sa valeur et des tâches dont il s’acquitte. « Tout travail mérite salaire » est une devise qui correspond à son sens de la justice.

N’en étant pas à un paradoxe près, il peut tout aussi bien offrir ses services gratuitement, dans certaines circonstances, car il y a chez lui un côté bénévole et désintéressé. Inutile, alors, de lui proposer une rétribution. Il la refuserait obstinément.

Pourtant, il est souvent perçu comme un matérialiste. C’est une méprise. Il se trouve simplement que la Vierge, signe de Terre, connaît la valeur et le prix de l’argent. Elle se targue d’avoir ce qu’elle appelle le sens des priorités. Est prioritaire, par exemple, la nécessité de subvenir aux besoins de sa famille. Il est de son devoir de lui fournir le nécessaire : logement convenable, nourriture, vêtements. La conscience aiguë qu’il a de ses responsabilités lui interdit de s’abstraire des contingences matérielles. Mais comme il souhaiterait, parfois, pouvoir s’élever au-dessus de ces considérations ! Il accorde tellement plus d’importance aux nourritures de l’esprit qu’aux nourritures terrestres. Il le souhaiterait, mais il ne le peut pas. Son réalisme l’empêche de fermer les yeux sur ce qui l’entoure. Gagner de l’argent pour vivre est une nécessité trop évidente pour qu’il soit en mesure de l’ignorer.

Le Virginien ressent de façon impérieuse le besoin d’acquérir rapidement et de conserver son autonomie financière. C’est un signe de fierté. C’est aussi une nouvelle manifestation de l’inhibition protectrice. Il se garde des infiltrations étrangères en apprenant précocement à ne rien attendre des autres… ou le moins possible. L’adolescent ou l’adolescente du signe est content de pouvoir s’affranchir sans délai de la tutelle financière de ses parents. Il verra beaucoup moins d’inconvénients à demeurer sous leur dépendance affective, en admettant que ce terme recouvre une réalité significative pour lui. Disons plutôt qu’il accueillera favorablement leur soutien moral aussi longtemps qu’ils voudront bien le lui accorder.

A l’âge où l’inconscience et l’irresponsabilité sont encore tolérées, le jeune Virginien fait déjà la distinction entre l’utile et le superflu. Au lieu de dilapider son argent de poche en babioles et en futilités, il est capable de faire des économies pour s’offrir un livre de collection, un électrophone de bonne qualité, ou tout autre objet de valeur. A l’âge adulte, naturellement, ces tendances ne font que s’accentuer.

Tout comme « la nature a horreur du vide », la Vierge a horreur de ce qui lui semble inutile. Encore faut-il s’entendre sur ce terme et déterminer où se situe exactement la frontière entre l’utile et l’inutile. Question difficile à trancher parce qu’éminemment subjective. La femme Lion jugera utile, voire indispensable, d’avoir trois manteaux de fourrure dans sa garde-robe. Prestige oblige.

Devant un tel déploiement de luxe, la native de la Vierge s’offusquera et son jugement sera aussi rapide que définitif : « Mauvais goût de parvenue ! ». II est vrai qu’elle est peut-être la femme qui échappe le plus facilement à la réputation toute faite de prodigalité et de goût pervers du luxe, dont le « sexe faible » a paraît-il l’exclusivité. On n’achète pas une femme de la Vierge avec des bijoux ou des fourrures.

Elle préfère toujours la qualité à la quantité. Son budget vêtements est néanmoins très raisonnable. Elle a généralement la chance d’avoir de l’allure et de porter bien la toilette. Classique dans ses goûts, elle sait rehausser l’élégance un peu stricte d’une robe ou d’un tailleur par un détail original.

Dans l’ensemble, le Virginien renouvelle peu fréquemment sa garde-robe. Il déteste changer et plus encore jeter ! En période dépressive, il est enclin à négliger sa façon de s’habiller. On le verra sans cesse avec les mêmes vêtements parce qu’il se « sent bien dedans ».

Et puis, il n’accorde qu’une importance très relative aux apparences. La valeur de quelqu’un ne se juge pas à sa mise. Il convient d’être net et soigné. Un point c’est tout. Dans ses achats, le Virginien porte ses choix sur des articles fonctionnels, rationnels et pratiques. Malgré son amour du beau, il fait passer au second plan les critères d’ordre purement esthétique. Il recherche d’abord la qualité et la solidité. Etre d’habitudes, il se sent sécurisé dans un cadre familier et parmi des objets qui ont fait un bout de chemin avec lui. Il les connaît bien, leur a attribué une place immuable, et ne s’en séparera que contraint et forcé (si son grenier ou ses placards sont déjà pleins à craquer).

La Vierge consent à investir des sommes importantes dans des appareils électroménagers, à condition qu’ils soient de première utilité. Les gadgets ne la séduisent pas. Même les cadeaux qu’elle fait à ses amis ou à son entourage sont utilitaires. Elle ne voit pas l’intérêt de dépenser de l’argent pour un objet dont personne ne se servira jamais.

Dans un supermarché, le Virginien est heureux comme un roi, ravi d’obtenir un escompte par-ci,’une petite réduction par-là. Parfois même, il se laisse prendre au mirage des grandes surfaces et fait des dépenses supérieures à ses prévisions. Mais il se donne bonne conscience en déclarant qu’il vaut mieux stocker qu’être pris au dépourvu. Au bout du compte, il reste persuadé d’avoir « fait une affaire », puisqu’il a acheté à des prix défiant toute concurrence.

Au demeurant, c’est un consommateur avisé, exigeant. Il s’indigne souvent devant les variations de prix d’un même produit d’un magasin à l’autre. Pour une différence de quelques dizaines de centimes, vous le verrez perdre son sang-froid. Ce n’est plus une question d’argent, mais de principe. Il a l’impression d’avoir été floué, volontairement dupé. On a cherché à se moquer de lui. Il suffit que ce doute s’infiltre inconsciemment dans son esprit pour que son attitude se transforme instantanément, rendant souvent ses réactions incompréhensibles, même à ses proches. Lui qui répugne à traverser une salle de restaurant par gêne d’être dévisagé, il est capable de faire un esclandre propre à ameuter toutes les tables voisines si l’addition qui lui est présentée lui semble indûment élevée.

Au fond, dès que ses principes, ou son intégrité, sont bousculés, il exige réparation, sur le plan moral ou financier, selon les cas. Qu’un voisin maladroit érafle la peinture de son portail avec sa voiture, et il exigera sur-le-champ, une compensation pécuniaire. Cette particularité fait aussi de lui le locataire le plus discret… ou le plus rouspéteur. S’il constate une légère tache d’humidité sur un plafond ou une fine lézarde sur son mur, il exigera qu’une enquête soit ouverte afin de déterminer la responsabilité de ses voisins, et que, le cas échéant, des dommages et intérêts lui soient versés sans délai.

Beaucoup verront là la marque indiscutable d’un esprit économe, peu porté à l’excès de consommation. Il est exact que le natif de la Vierge y est prédisposé. Tapie au fond de lui, la peur obscure des lendemains lui inspire une attitude réflexe vis-à-vis de l’argent. Il ne lâche pas volontiers ce qu’il a accumulé avec tant de soin et de patience. L’impulsivité ou les coups de tête n’étant pas de son ressort, il apparaît évidemment comme un affreux calculateur. Avant d’engager les moindres frais, il prend effectivement le temps de la réflexion… le temps d’évaluer l’impact de la dépense en question sur l’état général de ses finances. S’il n’y a pas péril en la demeure, il s’octroie le feu vert. Ce comportement ne laisse pas de place à une générosité débridée !

Et pourtant le sens de l’économie du Virginien s’exerce suivant un rythme souvent inexplicable. Parfois, le voici qui dépense d’un seul coup la réserve qu’il a scrupuleusement amassée sou après sou ! C’est la manifestation du mécanisme d’ambivalence, déjà mentionnée, mais là n’est pas l’unique raison. Toujours prêt à pratiquer une introspection poussée, l’homme ou la femme du signe s’analyse sans complaisance. Il sait bien de quels défauts il est affligé. De temps à autre, sa tendance à la mesquinerie le révolte. Délibérément, il fait sauter les verrous de sécurité et dépense sans compter, ne serait-ce que pour se prouver à lui-même qu’il est capable de largesse. Ensuite, il se sent à la fois coupable… et très soulagé.

La Vierge et sa Santé

La Vierge a hautement conscience de ses carences, de sa fragilité, et cela explique son caractère craintif, son recul instinctif devant la vie, devant les menaces de l’inconnu. Pour s’en préserver, elle édifie tout un système de défense constitué principalement par un réseau d’habitudes, que l’imprévu a bien du mal à traverser ; dans le pire des cas, elle risque d’en devenir complètement prisonnière.

Mais, de même que dans le travail, angoissée par sa lenteur, elle mettra les bouchées doubles et finira, telle la tortue de la fable, par faire souvent plus vite et mieux que d’autres plus rapides, plus doués (donc plus insouciants), de même, gênée très tôt par les divers inconvénients dus à sa constitution physique, elle se mettra en quelque sorte à l’écoute de son corps, elle l’étudiera, afin de l’entourer de mesures hygiéniques et prophylactiques appropriées, tant et si bien qu’elle finira, sur la longueur, par mieux tenir le coup que des natures plus robustes. Triomphe modeste, car durement acquis et mérité. Si ce signe est si prodigue de petits soins envers sa personne, c’est finalement pour pouvoir en tirer le maximum, et éviter que les troubles chroniques prennent un caractère aigu et plus irrémédiable.

Le tempérament est nerveux. Les principales caractéristiques en sont évidemment la prédominance du développement du système nerveux et la prédominance de la fonction d’excrétion, qui entraîne le ralentissement des autres fonctions : d’abord celui de la capacité respiratoire, correspondant à l’étroitesse de la cage thoracique, puis des sécrétions qui sont diminuées, des liquides réduits, des sels retenus. Ce tempérament va également de pair avec une tendance sclérosante, une production de chaleur faible, une tendance à l’auto-intoxication liée à une élimination que l’excès de cérébralité rend difficile. Les maladies typiques du signe sont principalement les troubles intestinaux et hépatiques, les maladies de peau, la neurasthénie, l’insomnie, l’arthritisme, l’artériosclérose, le diabète, l’impuissance ou la frigidité.

La pauvreté constitutionnelle du tempérament nerveux oblige l’être à donner la primauté à l’instinct de conservation sur celui d’expansion, ce qui, morphologiquement, donne des rétractés au cadre étroit. (Nous considérons ici le type Vierge pur, étant bien entendu que, selon le thème, d’autres facteurs sont susceptibles de faire prédominer la dilatation sur la rétraction, ou d’amalgamer davantage l’une et l’autre.)

L’étroitesse du cadre (contours du visage) indique bien l’énergie limitée ; les récepteurs abrités ou fermés (yeux petits et légèrement enfoncés dans les orbites, narines plus ou moins pincées et cachées sous le lobule du nez, lèvres serrées) et le front redressé marquant la défensive, le recul, le contrôle, c’est-à-dire l’économie de cette énergie et plus généralement la secondarité. La finesse des mêmes récepteurs correspond à la sensibilité, la délicatesse, la sélectivité.

A la lumière de ces données, il est plus aisé de comprendre pourquoi le type Vierge s’entoure de tant de précautions : sa fatigabilité l’oblige à mener une vie calme, sédentaire, l’empêche de se dépenser sans compter : par exemple, il prolongera rarement une soirée, s’apprêtant à la quitter au moment précis où d’autres estimeront qu’elle va réellement commencer. C’est également pour cette raison qu’il préfèrera les techniques de relaxation, telles que le yoga, la sophrologie, aux sports violents, pour lesquels il est forcément peu doué et qui ne l’intéressent pas. Sa frilosité lui fera craindre et éviter le plus possible les écarts de température : s’il vient du froid en entrant chez vous, il ne consentira à se défaire de son précieux manteau qu’une fois réchauffé, ce qui lui prend parfois le temps de sa visite.

Quant à la fragilité de son appareil digestif, et aux troubles désagréables tels qu’entérite, colite, constipation, dyspepsie, etc., qu’elle entraîne (l’Astrologie traditionnelle attribue à la Vierge les intestins, le pancréas et le foie), elle le conduit tôt ou tard à se préoccuper de son alimentation.

On dit qu’il est fanatique des régimes : c’est vrai que bien des personnes du signe les auront étudiés et expérimentés soigneusement, par nécessité, pour réduire leurs troubles chroniques, jusqu’à ce qu’elles aient trouvé le régime leur convenant.

Le sens de l’utile est tellement développé chez ce signe, qu’à l’extrême il finira par s’en tenir strictement aux aliments susceptibles de lui fournir ce qu’il recherche – bien-être, relative énergie – et se détachera facilement du reste. Pour lui, l’agréable est indissociable de l’utile, et un aliment jugé nuisible (comme certaines charcuteries), ou simplement inutile (certaines sucreries), lui sera désagréable, même si ses goûts, ou plutôt le conditionnement de ses goûts, l’y portaient originellement.

Un bon aliment devra lui apporter une autre satisfaction que celle de ses papilles gustatives : facilités d’assimilation et d’élimination, apports caloriques, vitaminiques et minéraux, apports en protéines, graisses, sucres. Dosant savamment, s’interdisant bon nombre de mets, évitant certains mélanges particulièrement courants (viande et pommes de terre, viande et céréales), dont il aura appris, d’abord à ses dépens, ensuite dans les ouvrages spécialisés, la nocivité, il sera forcément l’invité le plus difficile qui soit. Pour ne pas l’indisposer, c’est-à-dire pour ne pas le mettre dans la très pénible obligation – pour lui si bien élevé – soit de vous refuser le plat que vous aurez longuement mijoté, soit d’en prendre du bout des lèvres quelques bouchées d’autant plus difficilement avalées qu’il sait par expérience qu’elles vont le rendre malade, contentez-vous de lui préparer un repas simple : des légumes verts ou une salade, une viande grillée ou rôtie, un fromage et un vin léger le combleront d’aise et vous vaudront des compliments que vous trouverez sans doute exagérés, puisque c’est là ce qu’il y a de plus facile à cuisiner.

Toujours limité par un corps qu’il lui faut ménager, dont il est toujours obligé de tenir compte, le type Vierge redoute la maladie et l’impuissance, ou plutôt l’improductivité, à laquelle elle le condamne. Il la redoute, et en même temps il la refuse : rationnel, logique, il pense au fond qu’une certaine intelligence du corps et de ses besoins, telle qu’il croit l’avoir et essaie de la cultiver, est une arme toute-puissante contre la maladie. Il est assez lucide pour ne pas négliger l’importance de son équilibre psychique sur la bonne marche de sa machine, et c’est encore une des raisons pour lesquelles, plus ou moins conscient de la précarité chez lui de cet équilibre (type nerveux, émotif), il protègera autant sa vie psychique que sa vie physiologique.

Seulement, c’est là que se situe une impasse difficile à éviter : car l’excès de protection aboutit inévitablement au déséquilibre, soit en sensibilisant et fragilisant outre mesure aux événements extérieurs qui parviendront à forcer le barrage, soit en créant chez l’être une carapace d’indifférence qui le mènera droit à l’asphyxie. Et c’est naturellement au bout de cette impasse que l’attend la maladie, pressée d’annihiler d’un seul coup des années d’efforts préventifs, qui avaient presque fini par faire croire au natif qu’il était devenu invulnérable.

La maladie l’affecte profondément en resserrant les limitations physiques qui l’ont entravé toute sa vie, mais ne l’abat pas, toujours persuadé qu’il est que les désordres du corps peuvent être guéris par la suprématie de l’esprit, à savoir la volonté, l’intelligence et la science, ou, autrement dit, le désir de guérir, la remise en question de certaines règles de vie, le choix du bon médecin, donc du bon remède.

Les médicaments dont l’ingestion trouble souvent les fonctions digestives et les troubles physiologiques qui lui sont propres, auront été de bonne heure pour le natif un sujet d’approfondissement et d’étude. Grâce à ses qualités d’observation et de perspicacité, il aura là, qui suppriment provisoirement un effet, sans s’attaquer à la cause latente des diverses manifestations possibles. Par conséquent, il sera le premier à laisser tomber la thérapeutique allopathique aux effets agressifs et provisoires, et à se tourner vers des médecines plus acceptables à la fois pour sa réflexion et sa fragilité : les médecines dites naturelles ou parallèles. et particulièrement l’homéopathie, médecine globale et individualisée, préventive et curative, non toxique.

Quant à la personne du médecin, là aussi il aura vite compris qu’il en est des rapports médecin-malade, comme des amitiés et des amours : celui qui fera des merveilles sur l’un, peut être catastrophique pour l’autre ; les affinités importent autant que la compétence. Le type Vierge recherchera donc d’abord un médecin doté de la même forme d’intelligence que lui, plus soucieux du long que du court terme, de la maladie que du symptôme, du malade que de la maladie, et possédant pour deux cette chaleur humaine qui lui fait personnellement défaut, mais dont il a besoin pour surmonter ses inquiétudes et ses pudeurs.

Ce sera donc un malade idéal, c’est-à-dire intelligent et discipliné, du jour où il sera tombé sur « son » médecin (ce qui risque de prendre du temps). Autrement, il sera insupportable, soulevant des questions fastidieuses et embarrassantes qui vont transformer la consultation en cours de médecine ; se méfiant des prescriptions à tel point qu’il les suivra rarement jusqu’au bout, ayant constaté ou imaginé que leur application lui faisait plus de mal que de bien ; souhaitant être considéré comme un cas très particulier, alors que la plupart des médecins n’ont pas la possibilité matérielle de faire autre chose que du général et du superficiel ; bref, le casse-pieds dans toute sa splendeur, parce que sa réserve habituelle, qui l’empêche normalement d’attirer l’attention sur lui, aura cédé le pas à la crainte, mêlée d’intérêt, que suscite en lui la maladie.

Et voilà encore l’un de ses paradoxes : alors qu’il est si plein d’égards et de respect pour les autres, il peut, en même temps, surtout pour ses proches, être un redoutable casse-pieds, assorti d’un étonnant maniaque : maniaque de l’hygiène, donc de l’ordre et de la propreté, tombant facilement dans le ridicule ; par exemple, il évitera autant que possible le métro, la foule, les toilettes publiques, il aura horreur d’utiliser un verre ou des couverts ayant déjà servi, etc., en partie par peur du microbe, de la contamination, et en partie, aussi, par dégoût de la vie, des odeurs, de la saleté, du « brut », du « cru », dont il ne sait voir que la laideur. Ses éclairages sont tamisés et, à la limite, son monde idéal est aseptisé, programmé…, et il ne s’y passe rien.

Comme le prouvent son armoire à pharmacie, toujours pleine de médicaments non toxiques et de tisanes, ainsi que sa bibliothèque, où vous trouverez au moins un dictionnaire, sinon plusieurs ouvrages de médecine, il est aux aguets de ses moindres malaises, mais répugnera en principe à en parler.

Si c’est vous qui êtes souffrant, peut-être ne serez-vous pas sans noter, bien qu’il cherche à la masquer de son mieux, la légère réticence qu’il éprouvera à vous approcher. (Du reste, il a malgré lui cette réticence instinctive pour tout ce qui est physique, et se raidira même devant un baiser ou, pire, une simple poignée de main à donner ou recevoir, si vous ne faites pas partie de ses rares intimes.) Pourtant, le récit que vous lui ferez de vos maux l’intéressera toujours, et l’amènera parfois, à la lumière de ses connaissances souvent supérieures à la moyenne, à vous conseiller avec à-propos : rien de ce qui est médical ne le laisse indifférent, et il a un certain art de relier les effets aux causes. C’est que, répétons-le, ce signe a une cérébralité dominante qui, au positif, lui donne une intelligence analytique, logique, pratique, une curiosité intellectuelle toujours en éveil, une forte sensibilité, mais, au négatif, pousse les facultés d’analyse si loin qu’il en résulte une paralysante division intérieure entre le spectateur et l’acteur, entre la pensée et l’action, entre le monde des idées et celui des faits, entre la représentation de la maladie (connaissances livresques) et son existence (chair et sang).

La Vierge et la Mort

Pour la Vierge, comme pour le Taureau et le Capricorne que la terre rend réalistes, la mort n’est pas une source d’angoisse métaphysique. Les notions de néant, de non-être, lui sont sinon étrangères, du moins indifférentes. Au « qui suis-je ? », elle oppose le « je suis », à l’éternité le présent, à l’au-delà le « là ».

Elle considère la mort comme l’échéance normale du processus d’usure qu’est la vie, et l’accepte à condition qu’elle survienne normalement.

Au fond d’elle-même, la Vierge a le respect de toute forme de vie, et le sentiment que du moment que cette vie lui a été donnée ou plus exactement qu’elle l’a prise, elle lui doit, elle se doit de la gâcher le moins possible et de s’acquitter au mieux de ses responsabilités personnelles et des nécessités quotidiennes.

Elle sera donc aussi consternée par l’interruption prématurée d’une existence quelle qu’elle soit, que par une marée noire, ou l’avarie d’une récolte. Travailleuse consciencieuse, elle s’inquiétera de sa propre mort dans la mesure où celle-ci l’empêcherait de finir une tâche importante.

Mais l’idée de sa mort ne commencera à l’angoisser profondément qu’à partir du moment où, malgré sa modestie, elle se croira indispensable à certains êtres : un enfant, un malade ou même un animal.

La peur de manquer, de perdre, qui est à la base du psychisme du signe, est naturellement exacerbée à partir du moment où la Vierge s’attache. Car elle s’attache d’autant plus fortement qu’elle s’attache difficilement. Elle a toujours présent à l’esprit le fait que la mort peut frapper n’importe qui à n’importe quel moment. Il est difficile de dire si son sentiment d’insécurité vient de là, ou si c’est son sentiment d’insécurité qui lui donne cette conscience.

La crainte de la mort des personnes aimées risque par conséquent de devenir une réelle source d’angoisse, au point de toujours faire envisager le pire à certains natifs du signe, dès que des faits anormaux, aussi minimes que retards ou maladies bénignes, surviennent dans la vie de celles-ci.

Bien que réaliste et respectueuse de la vie, la Vierge nourrit son complexe d’infériorité par ses admirations masochistes pour des personnalités qu’elle envie. Elle peut être suicidaire dans la mesure où le décalage entre ses aspirations et ses capacités serait trop fort. Mais elle envisagera surtout le suicide du jour où elle se sentira devenir une charge inutile et gênante pour les autres.

Il s’ensuit évidemment qu’elle n’est pas d’avis de laisser vivre des bébés handicapés (ce qui reviendrait à gâcher plusieurs vies, et l’on sait son horreur du gâchis), ni de prolonger jusqu’à la dernière limite la vie des malades condamnés et qui souffrent. Elle considère la souffrance physique comme inutile et dégradante. La redoutant terriblement, elle souhaite l’éviter à tout prix pour elle-même autant que pour les autres. D’ailleurs, plus que la mort, c’est le « mourir », comme disait Montaigne, qui l’effraie. Car le « mourir », c’est la maladie ou l’accident avec la souffrance physique que cela implique. C’est l’anarchie, la souillure, la mutilation, l’horreur d’un corps qu’elle n’aura toujours accepté que pur, propre, intact, sain, pas seulement parce qu’elle veut s’en servir, mais aussi parce qu’il la dégoûte secrètement. Et c’est dans le « mourir » (un peu comme dans le « naître », mais qui s’en souvient ?), au moment précis où elle va en être débarrassée, que ce corps va se manifester le plus, dans ce qu’il a de plus pesant, contraignant, limitant et humiliant, atteignant pour elle et pour les autres son ultime degré de répulsion.

La position du signe vis-à-vis de la peine de mort n’est pas tranchée.

D’un côté, la Vierge réprouve absolument la violence. Dans son respect de la vie, il y a une attitude fondamentale de respect de l’autre, de sa vie, de son temps, qui débouche sur le principe essentiel de sa relation avec lui : ne pas faire à l’autre ce qu’on n’a pas envie qu’il vous fasse. Tuer, c’est rompre ce contrat tacite, c’est aussi défaire un ordre auquel elle tient plus que quiconque. Alors, même si la suppression du perturbateur ne ressuscite pas sa victime, elle est malgré tout une manière de rappeler à l’ordre, une sorte de protection.

De l’autre côté, elle est capable d’imaginer l’enfer du criminel, et de s’apitoyer sur lui. On peut dire que, lorsque la Vierge veut bien se donner la peine de se mettre à la place des autres, elle leur trouve finalement plus d’excuses qu’à elle-même.

Alors, pour ou contre la peine de mort ? La politique Virginienne du donnant-donnant : tout travail mérite salaire, toute faute doit être punie, pencherait en faveur de l’application de la peine de mort en particulier en cas de terrorisme. Mais, plus généralement, on peut dire que le type Vierge inférieur, rigide et à principes, aura tendance à condamner d’emblée, alors que le type supérieur, plus subtil et plus humaniste, se prononcera rarement pour des solutions radicales.

Rationnelle, logique, sceptique, la Vierge n’est pas portée vers la religion, vers la foi en un dieu-fiction anthropomorphe, produit d’une pensée primitive.

Elle n’est cependant pas hostile à Dieu en tant que concept, mais s’en tiendra dans ce domaine à une prudente réserve. Elle sait que son approche du réel, c’est-à-dire du palpable, du visible, de l’audible, etc., est tributaire des limitations de ses sens et de la durée de sa vie. Sa position concernant Dieu rejoint la pensée de Krishnamurti (Soleil Taureau) lorsqu’il dit : « Comment ce qui est le produit du temps peut-il connaître l’intemporel ? Penser à la vérité, penser à Dieu est encore une forme d’évasion : car Dieu, la vérité, ne peut pas être saisi par la pensée… Etant le résultat du temps, du passé, étant un produit de la mémoire, comment la pensée peut-elle trouver ce qui est éternel, intemporel, non mesurable ? » La prédominance de la fonction pensée, et la carence des fonctions imaginatives et intuitives ne permettent pas à la Vierge d’appréhender Dieu autrement que comme une idée inappréhendable.

,Cela ne l’empêche pas d’être excessivement morale et d’avoir un sens du devoir exigeant que l’on peut résumer selon ces trois règles : essayer de ne pas nuire à autrui, d’assumer ses responsabilités, d’accomplir son travail au mieux.

Les Astromariages de la Femme Vierge

Femme Vierge et homme Bélier

Ils ne parlent pas la même langue. Ils ne vont pas dans la même direction. Ils n’ont aucun objectif en commun. L’homme Bélier est un impulsif, frondeur audacieux, presque irréfléchi, tellement il a besoin d’agir. Elle, la tendre Vierge, hésite à faire le moindre geste de peur de perturber, même infiniment, l’ordre, l’ordonnance des choses. En outre, il aime conquérir : il accumule les passions brèves et les envolées d’un soir alors qu’elle est une amoureuse exclusive, fidèle, jalouse, bien qu’elle garde ses sentiments bien enfermés à double tour dans son for intérieur.

Femme Vierge et homme Taureau

Très bonne combinaison. Terre, Terre. Lui, dominé par Vénus, risque d’être l’élément charmeur et gracieux du couple. Tandis qu’elle, mercurienne, compensera par son intelligence et sa cérébralité sans faille ce qui lui manque en souplesse dans ses contacts humains, en extériorisation affective. Ils ont, en commun, le goût de la stabilité, du calme conjugal, des plaisirs frugaux et bien terriens.

Femme Vierge et homme Gémeaux

Très difficile. La Vierge pudique, à l’affectivité profonde, authentique et grave, que voulez-vous qu’elle devienne devant un feu follet dilettante et léger, qui galvaude ses sentiments avec une facilité déconcertante ? (Il aime bien tout le monde.) Rien ne va dans ce petit ménage aux pieds ailés, excepté l’entente intellectuelle : complémentaires dans leur façon d’analyser une situation, un être ou un problème. Cela suffit-il à faire un bon couple ? Il leur manque une complicité affective et sensuelle.

Femme Vierge et homme Cancer

Ce n’est vraiment pas mal. Ils aiment l’intérieur des maisons, les chats et la solitude à deux. Lui est plus bohème qu’elle mais comme il est, en même temps, très casanier, tout s’arrange. Ils aiment de la même manière, passionnément et pudiquement. La même réserve les habite ; ils sont tous deux sensuels (Terre et Eau), mais d’une sensualité intériorisée et maîtrisée. Il lui apporte son sens artistique, sa sensibilité à l’environnement, son extrême sensorialité. Elle lui donne de la rigueur et de la persévérance.

Femme Vierge et homme Lion

Douloureuse alliance. Le Feu du Lion l’entraîne vers l’avenir, les autres, la passion, l’enthousiasme, l’affirmation. La Terre de la Vierge la retient à ses racines, à son jardin, à son espace affectif et familial bien sélectionné. Il a peut-être besoin d’une femme comme elle pour se mettre en valeur, lui ; mais elle ne s’épanouira pas aux côtés d’un Lion. Sauf si son Ascendant est en signe de Feu.

Femme Vierge et homme Vierge

C’est le mariage par totale affinité. Bien plus solide qu’on ne l’imagine. Ils pensent la même chose au même moment, ils font les mêmes choses et ils aiment, en même temps, avec le sérieux et la stabilité qu’on leur connaît. Bien sûr, ils ont aussi les mêmes défauts. Mais ils s’en accommodent, tous deux, très bien.

Femme Vierge et homme Balance

Elle peut être séduite par ce prince désinvolte et charmeur, doux et délicat. Mais la fragile Vierge se prépare de durs moments. Lui n’aime que séduire, envelopper autrui dans un nuage vaporeux de projets, de merveilleux, de parfums et de lumières. Elle a besoin de sécurité affective et d’une relation exclusive avec son mari pour être rassurée sur sa valeur, car elle se sous-estime en permanence. Elle risque de souffrir de l’aisance virevoltante de sa Balance de mari. Quant à lui, il ne supportera pas longtemps sa sagesse, sa gravité, son manque de confiance en elle.

Femme Vierge et homme Scorpion

Evidemment, lui, homme Scorpion au pouvoir étrange et fascinant, l’attire : c’est sa faculté de pénétrer viscéralement le secret de l’autre qui l’étonne et la surprend, notre femme Vierge tellement sur ses gardes. Mais elle se méfie de la sensualité sauvage du Scorpion qui lui fait peur. Alors… Attraction ou répulsion, mais pas de demi-mesures, dans ce couple-là.

Femme Vierge et homme Sagittaire

Terre et Feu. Espaces délimités, contrôlés, aux contours bien nets, contre les grandes contrées sauvages à découvrir et à ausculter. Qui va gagner ? La femme Vierge restreint l’univers sans limites du Sagittaire. C’est un mariage difficile, bien que notre douce Vierge soit de nature docile. Il lui faudrait un peu de folie ou un peu de Lion pour suivre son aventurier de mari dans ses randonnées aux confins du désert ou des pôles… A moins qu’il ne soit lui-même un peu terrien (Ascendant Taureau ou Capricorne).

Femme Vierge et homme Capricorne

Excellente combinaison : deux signes de Terre, deux signes graves, deux signes de devoir. Ils ont la même conception : un seul amour, fidèle, durable, dépourvu des folies intempestives de la passion aveugle. Ils s’aimeront calmement, peut-être sans fantaisie, mais avec le même goût des objets en matières brutes, des maisons aux murs solides, de la terre à cultiver, à jardiner, à potager. L’ambition du Capricorne est, en outre, admirablement servie par le désir inquiet qu’a notre Vierge de se rendre utile, de participer, dans l’ombre, à l’ascension de son mari.

Femme Vierge et homme Verseau

A priori, ils n’ont rien de commun. La Terre et l’Air ne se rencontrent pas. Tout au plus peuvent-ils se frôler. Elle qui a tant besoin de rendre service ou de se rendre utile, lui qui aime s’occuper des autres, du monde et des étoiles, ils se croiseront dans un hôpital, dans un 1 lycée, ou… pendant une mission délicate à l’étranger. Ils s’étonneront l’un l’autre. La femme Vierge est précise, méticuleuse. L’homme Verseau a les gestes larges et embrasse grand. Mais comment tournera cette drôle d’association dans la vie quotidienne ?

Femme Vierge et homme Poissons

Ils sont à l’opposé. La femme Vierge se crée des limites à l’intérieur desquelles elle se sent protégée, elle transforme, méticuleusement, l’inconnu en connu. L’homme Poissons, au contraire, aime l’infini, l’indiscernable, l’illimité. Il cherche toujours à agrandir son champ s de conscience, ses expériences, ses espaces extérieurs et intérieurs. Difficile de les faire cohabiter. Pourtant, c’est un couple que l’on rencontre souvent : les contraires s’attirent plus qu’il n’y paraît. Elle lui permet de canaliser sa quête tous azimuts vers un seul objectif, lui l’aide à marcher vers ce qui lui fait peur : le nouveau. Et puis, la Terre a toujours besoin de l’Eau.

Les Astromariages de l’Homme Vierge

Homme Vierge et femme Bélier

Il est prudent, avisé, économe, raisonnable. Elle est téméraire, trompe-la-mort, tête

brûlée, instinctive. Il est froid et plutôt critique. Elle est chaleureuse et enthousiaste. Comment faire pour qu’ils se rejoignent ? Ils n’aimeront ni vivre ensemble, ni voyager ensemble, ni travailler ensemble. Est-il bien nécessaire d’insister ?

Homme Vierge et femme Taureau

Elle est calme la femme Taureau, stable dans ses attachements, séduisante et les pieds sur terre. Notre homme Vierge, plutôt méfiant, est tout de suite ému, sans se l’avouer, par son charme et sa réserve, sa présence bien terrienne, son apparence luxueuse et soignée. Elle donnera un peu de lyrisme à ses dépenses : leur maison sera remplie de beaux meubles en bois massif, de beaux objets, en cuivre ou en pierre, bien lourds. Si elle consent à ne pas trop aguicher les autres hommes – ce qu’elle aime faire, cette belle vénusienne -, il sera très heureux avec elle.

Homme Vierge et femme Gémeaux

Lui, mercurien méthodique et concis, à la cérébralité pure et dure, face au Mercure brillant et virevoltant de la femme Gémeaux, il peut être ébloui, disons-le. Sa vivacité intellectuelle, son don de répartie humoristique, sa virtuosité d’élocution laissent notre homme Vierge pantois d’admiration. Mais qu’il se méfie : si elle n’a pas un Ascendant en signe de Terre, elle lui échappera toujours par une pirouette et ne prendra pas au sérieux son insécurité affective.

Homme Vierge et femme Cancer

C’est un alliage heureux : la terre et l’eau sont inséparables. Elle est un peu plus fantasque et poète que lui, il est plus conscient des réalités matérielles qu’elle. Mais comme ils aiment tous deux la nature, la solitude et la lecture intensive, que demander de plus ? C’est un ménage durable et sans histoires.

Homme Vierge et femme Lion

Ça peut marcher si elle a un métier absorbant et qu’il l’aide dans son ambition. La femme Lion a d’abord besoin d’être admirée et ensuite besoin d’admirer. Si notre homme Vierge admire sa femme Lion, elle l’aimera pour l’image flatteuse d’elle-même qu’il lui renvoie. Mais qu’il ne s’avise pas de déclencher sa somptueuse mécanique de critique intolérante : tous ses défauts Virginiens lui sembleront, soudain, insupportables et elle le quittera car elle est, de toute façon, la plus forte.

Homme Vierge et femme Vierge

Ils se ressemblent et s’assemblent. Ils sont sages, économes, timides, modestes et purs. Peut-être seront-ils, l’un ou l’autre, tentés par une grande aventure, un grand voyage ? De toute façon, aucun des deux ne cèdera à la tentation : ils se doivent l’un à l’autre, pour la vie.

Homme Vierge et femme Balance

Elle a un charme et une douceur auxquels il est difficile de résister. Mais il se méfie de cette aisance élégante et aristocratique : pour lui, tout ce qui n’est pas acquis par un travail acharné, par une volonté de tous les instants, est suspect. De toute façon, le fait qu’elle séduise tout le monde est déjà méprisable. Son amour à lui est tellement sélectif, tellement exclusivement concentré sur un seul être qu’on ne voit pas comment ils pourraient même engager une conversation, ces deux-là.

Homme Vierge et femme Scorpion

Elle l’attire par son secret, par ce qui est, en elle, mystérieusement tenu caché. L’homme Vierge aime pouvoir découvrir chez la femme Scorpion ce qu’elle dissimule aux autres. Son goût pour la difficulté et son besoin d’exclusivité amoureuse se trouvent, dans les premiers temps, exaltés par la quête -très cérébrale- de ce qui, en elle, lui échappe. Mais très vite, la sensualité farouche et brûlante de sa Scorpionne le fait reculer car il estime que le corps et ses instincts doivent être maîtrisés. Son désir de pureté -ou de purification- risque de l’emporter sur la fascination qu’elle exerce à son endroit.

Homme Vierge et femme Sagittaire

Ils auront du mal à vivre ensemble même si l’énergie dynamique et aventurière de la femme Sagittaire tente notre homme Vierge, de nature plutôt sédentaire. Elle est trop extravertie pour lui, trop tournée vers le monde et la vie en société, trop accorte et liante pour un homme aussi sauvage. Il souffrira de sa générosité, de son entrain, de tout ce qui fait le fond de sa personnalité. Dans ces cas-là, il vaut mieux renoncer.

Homme Vierge et femme Capricorne

Deux signes de Terre ensemble, c’est toujours bon. On peut être sûr déjà, de la similitude de leurs buts et de leurs motivations. Tous deux recherchent des relations qui durent, des situations stables, des sentiments profonds. Elle risque d’avoir plus d’ambition que lui, ou plus d’envergure et d’assurance dans le choix de sa carrière, ce qui, dans ce cas, peut augmenter le sentiment d’infériorité de notre homme Vierge. Mais il n’y a pas de vrais problèmes entre eux.

Homme Vierge et femme Verseau

Elle est tellement brillante, pétillante de dynamisme et d’intelligence qu’il peut être attiré par elle comme on est attiré par le danger. Mais, attention, il risque de se faire mal. Pour elle, la vie est une grande aventure qui demande une disponibilité de tous les instants, une ouverture d’esprit à tout ce qui est nouveau. Pour lui, au contraire, il s’agit de faire des choix et de s’y tenir, de classer les événements par ordre d’importance et de refuser ceux qui n’entrent pas dans sa classification. Il faut, à ces deux-là, des Ascendants qui soutiennent le signe solaire.

Homme Vierge et femme Poissons

La femme Poissons est, en quelque sorte, la nuit de l’homme Vierge : il peut être profondément séduit par elle comme il peut, au contraire, refuser obstinément de la connaître ; tout dépend de la manière dont il perçoit et accepte les contraires. Et elle est tellement le contraire de lui ! Les limites qu’il s’impartit, dans son métier, dans ses loisirs, dans sa vie quotidienne, ce sont, précisément, les lieux de son existence qui n’ont pas de frontières, pour elle. Tout est toujours possible, à ses côtés. Alors ? C’est cependant un couple que l’on rencontre fréquemment. Preuve que les extrêmes se rejoignent et s’accordent bien.

Combinaison du Signe avec les Ascendants

Le point précis où une planète s’élève au-dessus de l’horizon (se « lève ») est l’Ascendant : c’est le point d’intersection du Zodiaque et de l’horizon oriental. En face : le Descendant, où les planètes, passant au-dessous de l’horizon, se couchent. Il est cependant fort difficile de dissocier les caractéristiques psychologiques du signe solaire de celles du signe Ascendant, ainsi que du signe lunaire, ou d’autres signes valorisés du thème.

En quoi, par exemple, un Vierge Ascendant Bélier va-t-il se sentir plus Vierge que Bélier, plus Bélier que Vierge ? Il sera la plupart du temps incapable de le discerner – tant il est vrai que l’homme est global, à la fois riche ou pauvre de ses multiples contradictions, selon qu’il est capable ou non de les assumer.

Plusieurs astrologues, cependant, ont tenté d’intéressantes explications concernant la différence entre signe Ascendant et signe solaire. Citons deux points de vue modernes. Pour Claire Santagostini, « le Moi est représenté dans sa nature profonde par le signe Ascendant« , alors que le signe solaire fait « connaître le plus grand intérêt objectif de l’être qui sera attiré surtout par les objets signifiés par lui »… Ainsi Teilhard de Chardin, Gémeaux par son Ascendant, s’est passionné pour tout ce qui touche à l’incarnation terrestre : il a le Soleil en Taureau, et il en est résulté une oeuvre littéraire (nature Gémeaux).

J.-P.Nicola, lui, insiste sur la globalité de l’individu qu’il est rarement possible de réduire à sa seule formule signe solaire Ascendant, même si celle-ci contient d’ores et déjà, de précieuses indications.

Tout ceci reste valable pour l’aspect physique : il convient d’examiner le thème dans son ensemble, afin d’en déduire la ou, plus souvent, les dominantes. Si le thème comporte une dominante nette, il est évident que la personne aura le physique correspondant à sa dominante : on ne verra jamais un pur Saturnien dilaté, ni un pur Jupitérien rétracté. Mais, généralement, le thème comporte plusieurs dominantes de nature différente, et il semble impossible de dire à l’avance si, comme c’est fréquemment le cas, l’une de ces dominantes va davantage déterminer la morphologie que les autres.

En fait, au lieu de partir du thème pour déterminer la morphologie, il paraîtrait plus justifié de partir de la morphologie pour préciser le thème, grâce à l’établissement des correspondances entre ce qui « est », c’est-à-dire le vécu donné par la morphologie, et les potentialités contenues dans le thème. Les potentialités sont rarement toutes utilisées ; en tout cas, elles le sont à des degrés divers : les correspondances ne sont pas toujours évidentes. Leur étude permet de savoir lesquelles sont actualisées, elle permet éventuellement d’insister sur certains points du thème qui prennent importance et réalité s’ils sont « incarnés » morphologiquement.

Citons le cas d’un Verseau Ascendant Verseau : l’acteur Jacques Villeret avec la Lune angulaire à l’Ascendant et Uranus en Cancer : le fait qu’il soft physiquement très dilaté, le visage rond, pâle et bouffi, avec des yeux globuleux, des paupières tombantes, un petit nez et une bouche molle entrouverte, permet d’orienter l’interprétation en direction de la caractérologie lunaire, bien plus que la caractérologie Uranienne.

Venons-en maintenant à l’assertion couramment répandue selon laquelle on aurait davantage le physique de son signe Ascendant que de son signe solaire. Sans statistiques à l’appui – et encore, dans ce domaine, les statistiques sont-elles particulièrement aléatoires – on en est réduit aux observations personnelles et aux hypothèses. Remarquons toutefois que le signe solaire a un côté arbitraire, dans la mesure où il résulte du choix ou du non-choix de la date de conception. On ne peut pas en dire autant du signe Ascendant : au risque de scandaliser certains esprits, je suis tentée de croire, en effet, que l’enfant ne naît pas à n’importe quel moment, mais à l’instant précis où la disposition zodiacale correspond le plus à son acquis génétique. Il naîtra donc à un moment où le point Ascendant tombera à un certain degré d’un signe X, pour deux raisons possibles : soit parce que le signe en question est effectivement le plus conforme à son héritage génétique, soit parce que la situation du point Ascendant dans un signe X valorisera certaines planètes, ou plus simplement dit, orientera le thème dans une direction correspondant à l’héritage génétique.

Ainsi pour le Verseau cité plus haut : son héritage génétique étant un tempérament en majeure partie lymphatique, et ne correspondant pas du tout au tempérament nerveux de son signe solaire, il est né à l’heure qui mettait le plus la Lune en valeur.

Evidemment, tout cela n’exclut pas que le signe solaire corresponde à l’héritage génétique, mais explique, par exemple, pourquoi bien des individus se « sentent » être davantage leur signe Ascendant que leur signe solaire, ou bien ne se sentent ni l’un ni l’autre, dans l’éventualité où ils auraient finalement plus d’affinités avec une autre composante de leur thème.

Vierge Ascendant Bélier

Signes a priori difficiles à concilier. Le Bélier est tout en force et vitesse d’excitation, la Vierge en force d’inhibition et lenteur d’excitation : l’un est tout élan, audace, action, impulsivité ; l’autre, défense, timidité, réflexion, retenue. Le premier, instinctif et rapide, souffre d’un manque de recul, le second, cérébral et posé, d’un excès de recul.

Les deux signes ont en commun le sens du réel donné par Mars au Bélier, et par la Terre à la Vierge. Seulement, le réel Bélier est un réel brut, de sensation, d’expérimentation directes, de confrontation pure à l’événement, l’intérêt se situant dans cette confrontation elle-même, c’est-à-dire dans le mouvement qu’elle nécessite, sans souci des conséquences possibles. Le réel Virginien est davantage un réalisme, un sens des valeurs : ce n’est pas l’expérience qui compte, mais le profit susceptible d’en découler, et les leçons pouvant en être tirées. Le but à atteindre commande l’acte, alors que pour le Bélier l’acte constitue le but. Le sens du temps n’est pas le même : l’un vit, voit au présent, il y est impliqué ; l’autre prévoit et détermine le présent en fonction du passé et de l’avenir, et garde toujours une marge de distance.

On aura donc véritablement affaire à un impulsif inhibé, ou à un inhibé impulsif, c’est-à-dire à un déconcertant mélange de primarité et de secondarité, d’extra et d’introversion. On peut parler aussi d’un type sensation-pensée, où la pensée peut nuancer la sensation et la sensation muscler la pensée.

Si la cérébralité Virginienne parvient à canaliser le bouillonnement du Bélier dans des directions constructives, la combinaison peut se révéler d’une grande richesse : la Vierge apportant au Bélier la réflexion, la sélectivité qui lui font défaut, et le Bélier permettant à la réflexion Virginienne de venir à bout de ses hésitations et de se concrétiser dans le passage à l’acte. La synthèse positive aboutirait ainsi à un réalisateur avisé, ou à un penseur actif, calculant les risques, risquant les calculs, ouvrant ou fermant les vannes de ses passions et de ses enthousiasmes au moment opportun, prêt à partir et capable de s’arrêter, personnalité séduisante car audacieuse et délicate à la fois, sage doublé d’un fou.

Morphologie

L’association ViergeBélier va dans le sens de la rétraction Mercure et Mars signant respectivement les tempéraments nerveux et bilieux, qui ont en commun la pauvreté des liquides : la silhouette sera donc mince.

Quant au visage, a priori deux combinaisons évidentes : on pourrait trouver, par exemple, un front vertical correspondant aux qualités d’observation, de réflexion, d’adaptation élective au milieu, chez la Vierge, et un étage inférieur (mâchoires et menton) développé, correspondant à la force instinctive martienne. Il serait beaucoup plus négatif, mais tout aussi justifié, de trouver un front martien, à savoir oblique, indiquant les tendances propulsives de l’être et son manque de sensibilité défensive, et un étage inférieur Virginien, dont l’insuffisance témoignerait des carences instinctives ou réalisatrices. La première combinaison indiquerait d’emblée le réalisateur réfléchi, le cérébral instinctif, la deuxième appartiendrait à des êtres impulsifs et hésitants, ayant du mal à positiver leurs impulsions, ou du moins à aller jusqu’au bout de celles-ci, par manque de ténacité.

Ajoutons que cette combinaison, où se heurtent deux forces contraires d’excitation et d’inhibition, donne souvent ce que Corman a appelé un modelé rétracté-bossué, c’est-à-dire un alliage de parties en relief et de parties en creux, révélatrices des hésitations conflictuelles de l’être entre ses besoins de conquête, ses élans, et ses pudeurs, ses retenues. L’issue du conflit peut se déduire d’une étude approfondie des proportions ou disproportions des diverses parties du visage.

Vierge Ascendant Taureau

Ici, nous avons la réunion de deux forces d’inhibition : les deux signes sont compatibles.

Le sujet portant cette double signature sera très introverti ou secondarisé : fermé a priori à toutes les incitations nouvelles, essentiellement concentré, patient, pourvu à la fois de la constructivité taurine et du sens de l’utile inhérent à la Vierge, il est le travailleur type, capable de travaux de longue haleine. La tenacité de l’une alliée à l’application de l’autre en font un être responsable, sur lequel on peut compter : du moment qu’il accepte un engagement, une entreprise (ce qu’il ne fait jamais à la légère), cela signifie que, quoi qu’il arrive, il s’en acquittera au mieux. Il s’agit en fait de la combinaison la plus réaliste, la plus « pratique », de tout le Zodiaque : c’est l’association entre un producteur et un distributeur, et chacun sait à quel point le rendement a de l’importance dans ces deux catégories ; il en a tellement, d’ailleurs, qu’il risque souvent d’éclipser le reste, pour devenir une fin en soi : la jouissance normale des biens tourne alors à la possessivité mesquine, l’organisation matérielle au matérialisme organisé.

Evidemment, la finesse et l’intellectualisme de la Vierge atténuent la lourdeur terre-à-terre du Taureau ; mais la peur de manquer de la première trouve une telle possibilité de sécurisation dans l’âpreté au gain du second, qu’elle risque le plus souvent de le rejoindre sur ce plan.

Précisons que l’importance accordée au confort domestique, ainsi que les exigences en quantité comme en qualité des appétits, sont souvent à la base d’une certaine avidité. On aime le travail pour lui-même donc, mais l’obtention des avantages matériels indispensables à la satisfaction des besoins est indissociable de ce goût pour le labeur.

Conscient plus que quiconque de la nécessité de l’effort et de ses capacités professionnelles, le type ViergeTaureau compte plus sur lui-même que sur les autres. En outre, sa secondarité lui fait voir un intrus dans tout nouveau venu : il commencera toujours par percevoir la source d’éventuels dangers et problèmes que l’autre représente pour lui : l’objectivité Virginienne peut tempérer la mauvaise foi taurine, mais son sens critique plus aiguisé est, en même temps, tout aussi susceptible de l’alimenter.

Ce type n’a pas l’enthousiasme facile et ne sait pas manifester ses contentements spontanément : il s’irritera de l’emballement chez les autres, et se méfiera de l’exaltation sous toutes ses formes. Type prosaïque, têtu, égoïste, possessif, mais calme, simple, vrai, honnête, efficace, stable, jusqu’au-boutiste dans ses sentiments comme dans ses actes. Quand à l’intelligence, elle est capable de dépasser le domaine du concret pour aborder celui des idées, sans toutefois jamais se laisser submerger par celles-ci : le discours, étayé par le sens des valeurs, ne peut se contenter de la théorie.

Morphologie

Physiquement, il est à souhaiter que l’être ait la stature taurine et les traits Virginiens : la largeur de la carrure impliquant l’énergie, et la finesse des traits la sensibilité.

Une combinaison inverse révèlerait la coexistence des caractéristiques négatives des deux signes : imaginons une silhouette et un cadre étroits, et nous aurions la fragilité, le manque de puissance vitale de la Vierge ; des traits épais, et ce serait la lourdeur psychique du Taureau.

Vierge Ascendant Gémeaux

L’Astrologie attribue à Mercure le gouvernement de la Vierge et des Gémeaux : cette planète serait donc un facteur de rapprochement des deux signes, mais les éléments les séparent : on conçoit que la légèreté, la transparence de l’air s’accordent mal avec la densité, la compacité terrestres. La tradition attribue l’intelligence analytique au Mercure de la Vierge (dans la symbolique des saisons, il revient à ce signe de séparer le bon grain de l’ivraie, de faire le tri, de dissocier), alors que l’Air des Gémeaux confère à cette même planète des qualités de communication et de diffusion instantanées, qui exigent implicitement une synthèse, une simplification de la chose à communiquer.

Vierge et Gémeaux se rejoignent sur le plan de la cérébralité, de la curiosité intellectuelle, du langage qui sert à véhiculer la pensée : la fonction pensée est prépondérante chez l’un comme l’autre, mais on aurait affaire à une pensée de type intuitif avec les Gémeaux : rapide, souple, virevoltante, bien que facilement superficielle ; à une pensée de type déductif avec la Vierge, plus réfléchie, logique, mais facilement linéaire et rigide.

De même qu’au niveau de l’action, c’est l’acte même qui constitue un but en soi pour le Bélier, alors que pour la Vierge l’acte n’est qu’un moyen d’arriver à un but prémédité, de même au niveau du langage, les Gémeaux ont tendance à manipuler le mot pour le mot, à jouer avec lui, à se griser de beau langage, de belles idées, de représentations abstraites. La Vierge, elle, subordonnera toujours le mot à son sens, la forme au fond ; elle parlera pour dire quelque chose de précis, elle « utilisera » le langage, fascinée par la magie du verbe, elle essaiera de l’amener à elle, en le maniant cependant toujours avec prudence, respect, amour déférent. Les Gémeaux, eux, parleront pour parler, parfois même pour ne rien dire, en magiciens du verbe : ils seront capables de se laisser emporter par lui, vers des fantaisies colorées, éblouissantes et kaléidoscopiques.

C’est que, ici encore, coexistent deux tempéraments fondamentalement différents : comment la primarité du dernier signe du printemps va-t-elle s’arranger de la secondarité du dernier signe d’été ? Aurons-nous à faire à un être de rêve, à la fois drôle et grave, brillant et profond ? Ou alors balloté entre une agitation ou un immobilisme également stériles et insatisfaisants : papillon en proie au vertige, fourmi aux aspirations de cigale, cigale aux ambiguïtés de fourmi, mais dans tous les cas, créature tout en finesse et en fragilité, d’un verre qui tiendrait à la fois du cristal et de l’opaline.

Morphologie

La combinaison ViergeGémeaux donne le tempérament nerveux pur : la silhouette très menue, le cadre du visage étroit témoignent de la faiblesse vitale ; l’extrême finesse des traits indique l’émotivité, la sensibilité prépondérante. Sensibilité qui dominera et handicapera si les récepteurs sont trop ouverts (manque de sélectivité), si le front, partie la plus importante de ce visage est trop plat et pas assez redressé (primauté de la primarité sur la secondarité, de l’impulsion sur la réflexion et la maîtrise), et enfin si l’étage mandibulaire n’est pas assez développé, (comme c’est malheureusement souvent le cas, les pulsions d’instinct et d’affrontement, permettant de concrétiser d’une façon ou d’une autre l’impression, étant faibles, chez les deux signes).

Vierge Ascendant Cancer

La même force d’inhibition, une inhibition d’autoprotection, domine chez la Vierge et le Cancer, fermant instinctivement au monde extérieur l’être porteur de cette cosignature, le repliant doublement sur lui-même.

Combinaison d’abord fragile, où dynamisme et agressivité font fâcheusement défaut : la peur du réel, ou la peur de soi-même face au réel, se solde souvent par une tendance exagérée au découragement, une timidité paralysante, et par un comportement de fuite devant les monstres à vaincre, les démons à exorciser, quelque forme que ce comportement puisse prendre : du désir de prise en charge jusqu’à la schizophrénie.

Qui n’a pas entendu parler du « monde clos » du Cancer ? Ce signe correspond, dans le cycle de la vie humaine, à la gestation, au cours de laquelle le foetus se développe à l’intérieur du ventre maternel : le monde clos cancérien est un monde passif, où l’être se nourrit de ce qui, filtré par son enveloppe protectrice, lui parvient de l’extérieur.

Le monde Virginien – clos, lui aussi, par les barrières auto-défensives destinées à laisser le temps à l’imprévu, devant lequel on est sans arme, de s’inverser, de se transformer en prévisible – est organisé en fonction de l’utilisation et de la distribution parcimonieuse du capital limité qui lui a été imparti.

L’idéal de douceur et de bonté du Cancer se marie fort bien avec l’idéal de calme et de pureté de la Vierge, et l’on conçoit à quel point il peut être facilement blessé, amenant l’être à se recroqueviller, à faire le dos rond, pour éviter les coups.

Celui qui refuse la lutte, la laideur et la malhonnêteté, se trouve fatalement isolé, mais cet isolement, s’il ne devient pas une passivité culpabilisante, une susceptibilité maladive, ou une nymphomanie hypocondriaque coupée de lucidité défaitiste, peut lui permettre de traverser la vie en conservant intactes une candeur déroutante, une gentillesse à toute épreuve.

Une sensibilité cérébrale, c’est-à-dire une objectivité réaliste qui dissèque, minimise l’émotion, afin de mieux la connaître et la dominer, coexiste avec une sensibilité plus subjective, une imagination onirique qui amplifie et magnifie l’émotion pour mieux se laisser bercer, submergée par elle. Il est donc nécessaire de canaliser le flot des impressions sans l’assécher. A ce prix, le type ViergeCancer sera souvent un fin psychologue, un détecteur subtil des états affectifs qui agitent l’âme humaine.

Morphologie

Il serait évidemment souhaitable de retrouver la Vierge dans la finesse et la relative fermeture des récepteurs (yeux, narines, bouche), et le Cancer dans le développement de la partie haute du front : ce serait l’indication d’un heureux alliage de la sensibilité sélective et de l’imagination. En revanche, si l’on ne retrouvait la Vierge que dans l’étroitesse et la longueur du cadre, le Cancer se manifestant par une mollesse plus ou moins accusée des chairs, on serait alors en présence d’un être sans beaucoup de caractère, timide et paresseux, et doté, pour peu que les récepteurs soient ouverts et atones comme il est fréquent chez le Cancer, d’un excès d’influençabilité le prédisposant à se faire ballotter au gré de ses humeurs et des ambiances, et à s’épuiser rapidement.

En principe, la combinaison ViergeCancer favorise le front par rapport au nez et au menton, ce dernier étant généralement la partie la plus défavorisée du visage, ce qui souligne immédiatement un décalage problématique entre le monde idéal (idées, imagination) et la faiblesse d’action. Le même décalage chez la combinaison ViergeGémeaux de type purement nerveux favoriserait la dispersion, la fuite en avant, alors qu’ici, avec un tempérament lymphatico-nerveux, beaucoup plus calme et rentré, il débouche sur l’évasion intérieure, la fuite en arrière.

Vierge Ascendant Lion

Association paradoxale que celle du Lion et de la Vierge, l’un superbe et généreux, selon la formule consacrée, l’autre effacée et parcimonieuse. Comment concilier une âme de chef avec une âme de second : l’un toujours en représentation, ambitieux, sûr de lui, distribuant les ordres ; l’autre dans le sillage, modeste, timide, multipliant les services. L’un, se tenant en pleine lumière, voit grand et aurait tendance à se faire passer pour plus qu’il n’est ; l’autre préférant la pénombre, voit petit, se minimise. Le premier bombe le torse, le second a la poitrine creuse : c’est le mariage de l’exhibitionniste et du voyeur.

Le complexe de supériorité va-t-il corriger, en l’atténuant, le complexe d’infériorité chez le ViergeLion ? Les extrêmes vont-ils se compenser, ou au contraire déchirer l’être dans un conflit permanent ? A moins que l’un ne trouve en l’autre une lucidité et une humilité qui vont lui maintenir les pieds sur terre, en lui évitant les pièges de l’apparence et de la démesure ; et l’autre en l’un une envergure, une assurance, une créativité qui, alliées à sa persévérance et ses aptitudes au travail, vont porter le dynamisme réalisateur à son maximum.

Si la destinée est plus Virginienne que léonine, c’est-à-dire, obscure, ingrate, l’être risque de souffrir de la non-reconnaissance de sa valeur, étayée par des efforts souvent plus considérables que ceux de personnalités apparemment plus appréciées. Envieux, il sera porté à les critiquer et à les rabaisser méchamment, étalant ainsi ses désirs de grandeur déçus ou refoulés, dévoilant l’orgueil derrière la modestie, les appétits derrière la frugalité. Si cette destinée est au contraire éclatante, il semble, que, grâce à la Vierge, l’être, sans aller jusqu’à dénigrer un succès qui le gêne, sache le maintenir en gardant la tête froide et en poursuivant calmement le travail qui en aura été la base.

Qu’elle soit positive ou négative, selon que l’individu aura réussi ou non à harmoniser ses tendances, l’équation ViergeLion met de toute façon l’accent sur l’importance des valeurs du « Moi » et d' »Idéal du Moi » par rapport aux valeurs du « Ça ». La libido est plus axée sur la volonté de puissance que sur l’éros, l’être est volontaire, ambitieux, perfectionniste, son sens moral est développé, il a des principes, que ceux-ci lui donnent le sens de l’honneur, du devoir, de la hiérarchie, ou, au négatif, rigidité et intolérance. Il ne se départira pas facilement du masque qu’il aura jugé bon d’adopter.

Morphologie

L’alliage SoleilMercure est susceptible de fournir d’assez beaux spécimens humains : le tempérament est nervo-bilieux, et la silhouette est par conséquent mince et bien proportionnée. Les traits, forcément délicats, témoignent du raffinement de la sensibilité (un ViergeLion n’est jamais grossier). Dans le meilleur des cas, l’apport solaire contribuera à un certain élargissement des contours du visage et au développement des étages frontal et mandibulaire, amenant à la Vierge l’ampleur de vues et le dynamisme qui lui font habituellement défaut.

Mais si le conflit entre la force d’inhibition de la Vierge et la force d’excitation du Lion était trop violent, on pourrait alors avoir, comme dans la combinaison ViergeBélier, un modelé rétracté-bossué, trahissant le freinage des passions et des poussées affirmatives du Moi par la retenue et le contrôle.

Vierge Ascendant Vierge

Avoir le Soleil et l’Ascendant dans le même signe valorise non seulement le signe en question, mais aussi le Soleil, qui se trouve forcément angulaire à l’Ascendant. La valorisation solaire ajoute aux qualités et défauts du signe : volonté, activité, autorité, ambition, orgueil, égocentrisme. Cette valorisation indique également, d’emblée, l’importance du rôle social et le danger pour le sujet de tomber dans le piège de la persona, autrement dit, de se subordonner ou de s’identifier à tel point à sa fonction ou à son devoir social, qu’il pourrait finir par y perdre sa propre identité.

Dans le cas de la Vierge, si elle a opté pour les valeurs Virginiennes plus que pour les valeurs solaires, cela donnera des collaborateurs parfaits, des épouses ou des mères irréprochables (si tels sont les rôles échus), mais au bout du compte des êtres ayant refoulé les tendances ne leur paraissant pas conformes aux principes adoptés, complètement prévisibles et malheureusement, d’autant moins susceptible d’évolution qu’Ascendant et Soleil dans le même signe prédisposent à une certaine uniformité.

Mais, si les valeurs solaires vont plus loin que le maintien d’un rôle cadrant avec les qualités d’autodéfense, d’effacement et le désir d’être utile de la Vierge, on retombera plus ou moins dans la formule précédente. L’être, tout en étant d’une sélectivité plus forte que celle de la formule ViergeLion, tout en ayant un système de valeurs plus strict, s’axera sur une réussite sociale qu’il facilitera par sa ténacité, mais défavorisera par son intransigeance, son refus des concessions, un perfectionnisme à la limite de l’utopie ; toutes caractéristiques qui l’irriteront contre ses semblables, incapables de répondre à ses exigences. Il se fermera à eux, et son engagement dans des voies étroites et difficiles, dicté par son idéal de qualité et de progrès, les fermera à lui, limitant, finalement, son désir plus ou moins avoué d’être apprécié et reconnu.

La destinée aura tendance à être linéaire. Il est souhaitable que -le sujet au fond très soucieux de s’améliorer et de parvenir à un dialogue, lutte contre la rigidité de ses principes, et surtout prenne conscience des refus commodes de ses propres ombres, des refoulements confortables mais stériles, qui se trouvent souvent derrière ses attitudes raisonnables et raisonneuses de renoncement et de droiture morale, ainsi que du vide auquel finissent par aboutir les silences dictés par la discrétion ou la peur du malentendu. Si l’être ne réussit pas de temps à autre à se remettre en question, à se cabrer, à défoncer les barrières qu’il s’est imposées, à prendre et dépasser le risque de se choquer et de s’effrayer lui-même, il tournera sans fin dans le cercle de ses inhibitions et de ses rites, prisonnier figé de lui-même.

Vierge Ascendant Balance

Là où la Vierge se laisse arrêter par les différences, les incompatibilités, la Balance trouve les affinités, les points communs ; là où la première se retranche derrière un énigmatique quant-à-soi, la seconde est tout sourire ; là où l’une hésite longuement avant de dire oui, l’autre passe du oui au non avec désinvolture.

Il s’agit en vérité davantage de complémentarités possibles, que d’oppositions réelles. Les caractéristiques spécifiques des deux signes semblent devoir se nuancer réciproquement, et concourir à un type délicat, subtil, raffiné. Ainsi, certains défauts tels que concessionnisme, opportunisme facile, séduction excessive de la Balance, et scrupules étouffants, pudeurs effarouchées de la Vierge, peuvent s’annuler dans une sociabilité idéale, où la distance ne souffre jamais d’être trop courte ni trop longue, où la critique reste diplomate, l’élégance sobre, grâce à un heureux mariage du charme et de l’intelligence. Quant aux qualités, plaisons-nous à penser que la discrétion peaufine l’amabilité, que l’ordre se plie à l’harmonie, et que travail et amour se stimulent l’un l’autre, se justifient réciproquement.

Les qualités de coopérativité, de courtoisie, de douceur, qui font la force de l’être, font aussi sa faiblesse : incapable d’agressivité, il est également incapable de tenir tête, et supportera très mal les attaques. Entre le refus du risque et le pacifisme, l’affirmation de soi est d’autant moins aisée que la forme d’intelligence, en faisant apparaître les deux faces de la médaille, en faisant peser le pour et le contre, provoque une hésitation chronique.

La ViergeBalance ne sera pas manifestement envahissante, mais, si l’on y regarde de plus près, grandes seront ses exigences intérieures, même si elle ne les extériorise pas, et, par conséquent, grandes ses possibilités de frustration, sa vulnérabilité vis-à-vis de l’élu (e). Excessivement sélective, la personnalité ne se commettra jamais avec un être de qualité inférieure. Cependant, pour que l’être choisi soit indépendant et secret, pour peu que les échanges ne s’étendent pas à tous les plans d’existence, elle se sentira, sentimentalement, cruellement dépossédée. Mais, grâce à ses facultés exceptionnelles de compréhension, elle sera capable de se mettre à la place de l’autre, prête à accepter intellectuellement une situation provoquée par ce qu’elle sait n’être, au fond, qu’une façon d’aimer différente de la sienne.

Morphologie

Assez généralement, on peut dire que tout concourt à la finesse des lignes et à la délicatesse des traits, correspondant à la sensibilité sélective. Si l’on part de la Vierge, l’apport vénusien est susceptible d’atténuer la sécheresse mercurienne. Par exemple, en remplissant les joues, en enveloppant légèrement la silhouette, en élargissant le cadre qui sera ovale (Vénus, planète humide, dilate, alors que Mercure, planète sèche, rétracte).

Grâce à cet apport, les lèvres peuvent être plus charnues, indiquant un contrôle moins sévère de la sensualité que chez le Virginien pur, des appétits moins restreints. Quant aux autres récepteurs, a priori fermés, ou tout au moins abrités par la secondarité Virginienne, ils peuvent être plus agrandis, plus ouverts par la primarité, la réceptivité vénusiennes. Le nez, où l’étage affectif, risque de dominer le visage. La déficience du menton paraît devoir se rencontrer fréquemment, étant donné les difficultés des deux signes à agresser, à s’affronter aux autres.

Vierge Ascendant Scorpion

La réunion au sein du même être de deux signes aux antipodes l’un de l’autre semble devoir porter en germe plus de contradictions que toutes les combinaisons déjà étudiées, et contribuer à un tempérament d’une complexité difficile à saisir. Imaginons Eve séduite par le serpent, imaginons un être se sentant, tantôt ou à la fois, ange et démon, en proie à la double et vertigineuse tentation du bien et du mal, et nous aurons une approche des paradis infernaux ou des enfers paradisiaques qui sont susceptibles de tourmenter le type ViergeScorpion.

Ici, on est capable de tout risquer et de tout perdre, on méprise le danger en même temps qu’on est attiré par lui. L’inconnu aimante irrésistiblement.

Là, toute la politique consiste à prévoir, détourner, fuir le danger, dont l’inconnu est la plus grande forme.

Et quoi de plus inconnu, de plus attirant, de plus effrayant aussi que l’autre, que le sexe opposé en particulier, et la sexualité en général.

Les obsessions et les fantasmes vont-ils emprunter la voie de l’ascétisme ou celle de la perversion ? La fragilité extérieure va-t-elle dissimuler une force, une irréductibilité, une agressivité redoutables, ou bien découvrirons-nous, derrière l’allure farouche, une vulnérabilité, une inquiétude latentes ?

Une telle personnalité, à la fois toujours sur la défensive et toujours prête à attaquer, est de toute façon difficile à cerner. L’inhibition protectrice et l’inhibition différentielle se liguent pour décourager l’approche et renforcer le secret : l’être est impénétrable et pénétrant. Il ne se laisse pas facilement influencer, car il détecte mieux que personne ce qui se cache derrière les mots, derrière les apparences, et le dénonce sans pitié. Dans le meilleur des cas, les facultés d’observation et de discrimination, bénéficiant de la confrontation avec le réel, font le démystificateur auquel on n’en remontre pas, car ce dont il consent à parler est chargé du double poids de la réflexion et du vécu. La synthèse positive peut donner une personnalité forte, qui féconde ses instincts de la lucidité de ses doutes, et sa pensée de la richesse de ses passions, dans une maîtrise résolue, jusqu’au-boutisme sans oeillères. Une personnalité étonnamment évolutive, malgré l’angoisse et le fatalisme métaphysiques, puisque soucieuse à la fois de perfectionnisme et de remise en question.

Morphologie

Les forces d’inhibition des deux signes concourent à la rétraction. On a envie d’imaginer des yeux enfoncés dans les orbites, des narines abritées, des lèvres serrées et un front redressé, indiquant la secondarité, dans un visage plus ramassé grâce à Mars, dont on retrouverait la combativité et la vitalité, par exemple dans la saillie des pommettes et du menton bien développé, dans l’angulosité des mâchoires et la tonicité générale des traits. Un visage trop heurté, avec un excès de creux et de bosses, indiquerait le caractère conflictuel de la combinaison étudiée. Quoi qu’il en soit, c’est l’intensité du regard qui risque d’impressionner le plus, un regard d’une acuité extraordinaire, résultant de l’addition des facultés d’observation de la Vierge, et de discrimination du Scorpion.

Vierge Ascendant Sagittaire

Encore une combinaison a priori incompatible : l’extraversion optimiste et paternaliste du Sagittaire contraste singulièrement avec l’introversion pessimiste de la Vierge ; l’un, très à l’aise, se répand, claironne, rit, s’exhibe ; l’autre, toujours gêné, se recroqueville, chuchote se cache.

Chez les types que l’Astrologie traditionnelle distingue dans le Sagittaire – type « expansif », intégré au monde extérieur, dont il assure la continuité des traditions, et type « intensif » intégré à la recherche d’un ordre nouveau – existent, dans des proportions variables, un besoin d’ordre et de dépassement, qu’il se manifeste dans l’ambition socioprofessionnelle (premier type), ou l’idéalisme actif (second type).

Or, les notions d’ordre et de dépassement constituent une recherche de base commune aux deux signes considérés, bien qu’essentiellement différente, c’est-à-dire inséparable du contexte social dans le cas du Sagittaire, alors que beaucoup plus strictement individuelle chez la Vierge. Par exemple, le dépassement sagittairien fera du bruit, sera spectaculaire.

Qu’il s’agisse d’un exploit sportif ou d’une idéologie, il reposera toujours sur l’effort de l’être au sein de, ou contre, son groupe. En revanche, nous aurons chez la Vierge un perfectionnisme lent et silencieux, dont elle demeurera le plus souvent le seul témoin et juge.

Si la Vierge introvertie le Sagittaire, nous pouvons nous trouver en présence d’un être passionné de connaissances politiques, philosophiques ou religieuses, nourrissant par ses études livresques à la fois la boulimie de culture de la Vierge et l’idéalisme exalté du Sagittaire. A condition que lesdites études débouchent sur l’universel et le spirituel, à condition que l’être ait l’opportunité d’en vivre la synthèse exhaustive, et de la propager. Par contre, si le Sagittaire extravertissait la Vierge, on aurait une personnalité plus tournée vers les activités socioprofessionnelles et physiques, dont l’emphase serait simplifiée et le simplisme complexifié, les appétits disciplinés et les déplacements d’air orientés dans des directions plus strictement pratiques ou utilitaires ; une personnalité sachant évaluer à l’avance le prix de l’aventure, et fidèle à la ligne droite, malgré les détours.

Notons que le souci d’ordre, commun aux signes, peut déboucher soit sur un conventionnalisme atterrant si la personnalité est médiocre, soit sur un humour particulier, échappatoire salutaire au conflit qui oppose l’excès de critique à une certaine tendance à la fatuité et à la facilité. Le ViergeSagittaire porte en lui un juge sévère, qui s’obstine à vouloir lui prouver l’inanité de ses penchants les plus naturels : l’humour réconcilie les deux parties.

Abordons, pour finir, une autre différence essentielle qui sépare les deux signes. Le Sagittaire a la faculté de relier, coordonner, rassembler, réunir, il a une vue globale des êtres et des choses ; la Vierge sépare, dissocie, analyse et perçoit plus facilement le détail que l’ensemble. Un autre problème de cette combinaison consistera donc à accorder les deux types d’intelligence, pour voir au-delà de l’associationnisme, subordonner l’idéal social à une éthique au lieu de l’y identifier, savoir distinguer le moyen du long terme, et les relier pour les diriger vers un but qui les contente tous deux : l’être mettant son opportunisme et son savoir-faire au service de sa réflexion.

Morphologie

Il est possible d’imaginer un cadre et un modelé dilaté (tendance jupitérienne à l’expansion) et des récepteurs fins et fermés (tendance Virginienne à la rétraction). La disposition inverse est tout aussi envisageable ; la dilatation jupitérienne s’exprimant alors dans les traits du visage, et la rétraction Virginienne dans ses contours et ses chairs : cette fois, ce serait la dépense énergétique qui dépasserait les réserves, on aurait donc l’indication d’une déperdition, d’une mauvaise économie de l’énergie.

Un amalgame plus harmonieux, où dilatation et rétraction s’équilibreraient, n’est pas exclu : imaginons un cadre relativement large, des traits suffisamment fins pour que la sensibilité oriente l’énergie dans des directions imposées par sa sélectivité, et suffisamment ouverts pour que la dépense de cette énergie s’effectue normalement. D’un tel visage émaneraient une gravité souriante, une douceur ferme, une bienveillance attentive, témoignant de l’association heureuse entre les tendances positives des deux signes.

Vierge Ascendant Capricorne

Nombre de qualités et de défauts, que l’on attribue habituellement à la Vierge, sont également imputables au Capricorne. Ce sont de tout le Zodiaque, les deux signes qui présentent le plus de points communs. Cette combinaison concourt à une créature monolithique avançant avec une lenteur raide, qui l’oblige à regarder où elle va, et lui donne donc le sens du but à atteindre. Mais elle ne favorise ni les changements de direction, ni la détente. Ceci vaut également pour la combinaison ViergeTaureau, mais le but a atteindre est lié à l’avoir, à des acquisitions matérielles, alors qu’ici l’objectif est plus orienté vers l’être et le renoncement à l’avoir. La première combinaison est orientée vers la satisfaction des besoins, la seconde vers la réduction des mêmes besoins.

La réunion de l’inhibition-blocage de la Vierge, et de l’inhibition extinctive du Capricorne fait l’être très introverti, en perpétuelle attitude de défense, vis-à-vis des autres et de lui-même. Cela le prédispose d’autant plus à la solitude que, ayant par la Vierge tendance à se déprécier, et étant par le Capricorne peu enclin à se faire de cadeaux, il se trouve ainsi coincé entre sa propre part de médiocrité, qu’il exagère, et la médiocrité, qu’il ne supporte pas chez autrui ; entre la conscience douloureuse de sa petitesse et de son inadaptabilité, et son perfectionnisme intransigeant. L’idéal de pureté de la Vierge, allié au désir d’absolu du Capricorne, ne facilite ni l’estime de soi, ni l’estime des autres.

Son comportement extérieur paraîtra d’une froideur, d’une taciturnité rebutantes, masquant sa gaucherie ou son indifférence ennuyée, ou les deux si le Capricorne l’emporte. Si la Vierge domine, l’abord sera d’une gentillesse distante et timide, mais non à l’abri des gaffes intempestives : en effet, si la Vierge « sait se tenir », le Capricorne, obnubilé par le fond, ignore la forme, les formalités, les formules ; involontairement spécialiste des « pieds dans le plat », il arrive que sa sincérité brute devance la courtoisie Virginienne, plongeant l’être, après coup, dans un embarras parfois secrètement jubilateur.

L’intérêt du ViergeCapricorne pour la vérité et l’au-delà des apparences est inné. Il a besoin de trouver ce qui ne bouge pas dans le mouvant, il a besoin de découvrir l’essence des êtres, des choses et de lui-même, afin de compenser l’insécurité des fluctuations atmosphériques et de l’ignorance humaine par des certitudes sur lesquelles il puisse s’appuyer. La recherche de l’essentiel est laborieuse, austère, et risque de devenir obsessionnelle, mais elle implique la profondeur, le sens des valeurs, la gravité et l’intégrité, et se manifeste presque toujours par le goût inné pour toutes les sciences qui tentent une explication fondamentale de l’homme et de son environnement.

Morphologie

La rétraction domine évidemment la morphologie. La pauvreté du tempérament nerveux, légèrement lymphatique, est indiquée par l’étroitesse et la longueur de la silhouette et du visage. La fermeture des récepteurs : yeux enfoncés et petits, lèvres minces et serrées, narines abritées, correspond à la secondarité et à la sélectivité, leur plus ou moins grande finesse renseigne sur le degré de sensibilité, une sensibilité très contrôlée. Il est à souhaiter que les récepteurs soient esthéniques (coins droits ou relevés), indiquant des possibilités dynamiques, et non atones (coins tombants), révélant la fatigabilité et une certaine passivité.

Vierge Ascendant Verseau

La combinaison ViergeVerseau cérébralise à l’excès. L’Astrologie traditionnelle dit d’Uranus qu’il est l’octave supérieure de Mercure, rejoignant en cela l’Astrologie conditionnelle. Celle-ci, en effet, attribue aux planètes des formules inverses. Ainsi, la formule de Mercure RT, fait partir la planète du plan des Représentations R, pour arriver au plan T de Transcendance, alors que celle d’Uranus TR, situe cette dernière au plan de Transcendance, pour la faire aboutir à celui des Représentations. Autrement dit, Mercure part des signaux simples (mots, images) pour aboutir à la complexité (idées) alors qu’Uranus réduit la complexité en signaux simples ; les deux opérations s’effectuant par le biais du langage, expression de la pensée. On peut envisager que la précision Virginienne acquière grâce au Verseau une intuition, une rapidité qui donnent à la pensée et à la phrase, une concision exceptionnelle, une portée inhabituelle.

L’individualisme est puissant, bien que, curieusement, l’être se sente à la fois comme tout le monde et comme personne, on pourrait dire, aussi, inférieur et supérieur à ses semblables. A la fois proche et lointain, il se sentira aussi étranger aux autres dans la foule, que proche d’eux sur scène : grand parmi les petits, petit parmi les grands, c’est un orgueilleux modeste, un timide audacieux. Il méprise le matérialisme grossier, tout comme l’intellectualisme gratuit ; il éprouve, pourtant, une fascination secrète pour la puissance de l’argent et celle du verbe, et leurs spéculations respectives. Il n’est sûr de rien, étonne ou indispose par son ton tranchant et péremptoire ; il ne veut pas attirer l’attention, mais, quoi qu’il fasse, ne sait jamais passer totalement inaperçu.

Sensible et sec, doutant et affirmant, révolutionnaire et casanier, humaniste doublé d’un rigoriste, cet être paradoxal, écartelé entre la Terre et le Ciel, a besoin de se fixer un but qui lui permette de concilier ses idées d’avant-garde, de grandeur, ses ambitions, avec son souci du quotidien, sa prudence et son humilité. Comme pour la combinaison ViergeLion, il s’agit d’éviter que le Verseau surcompense la Vierge, ou que la Vierge rapetisse le Verseau. L’inadaptation de la signature ViergeVerseau consisterait à être toujours à contretemps ou en porte-à-faux ; à rêver d’exceptionnel dans le cadre du quotidien, et à aspirer au quotidien dans les moments exceptionnels ; à ne se satisfaire de rien, ceci étant toujours trop bien, cela ne l’étant jamais assez ; à exercer son autoritarisme, sa volonté de puissance sur ses proches, tandis qu’il se laisserait écraser par l’entourage socioprofessionnel. Le déséquilibre se traduirait alors par des alternances de tolérance et d’intransigeance, de docilité et d’explosivité, de dépressivité et d’exaltation.

Morphologie

Le tempérament est nerveux, la rétraction domine : la cérébralité est indiquée par l’étage frontal plus développé que les deux autres ; son redressement correspond à l’individualisme et à l’objectivité. Les traits sont fins et abrités, révélant la sélectivité et le contrôle. Les yeux sont rapprochés, signifiant étroitesse du champ de conscience et concentration. Le modelé est souvent rétracté-bossué, car il y a heurt entre la force d’inhibition de la Vierge et la force d’excitation du Verseau. La faiblesse des instincts, commune aux deux signes, se retrouve à des déficiences plus ou moins prononcées de l’étage inférieur du visage.

Dans tous les cas, l’être sera svelte, fin, racé et dégagera une impression et de force de fragilité en même temps.

Vierge Ascendant Poissons

De la réunion des contraires peut résulter la pire confusion ou la plus féconde complémentarité. Ce sont non seulement l’ensemble du thème, mais encore la somme des conditionnements, qui feront pencher la balance d’un côté plus que d’un autre, et influeront de manière décisive sur la réussite ou l’échec d’une combinaison, surtout lorsqu’elle est paradoxale comme celle-ci.

Eminemment réceptif, l’être signé Poissons n’émerge qu’à grand peine de son immersion dans un milieu avec lequel il fait corps. Difficile de savoir qui l’on est précisément, quand on se sent confusément être un peu tout à la fois, et comment se trouver quand on aime tant se perdre, comment cerner sa personnalité, quand c’est dans la dépersonnalisation qu’on se sent justement le plus soi-même.

A l’inverse, la cérébralité dominante de la Vierge l’oblige à se dédoubler, à prendre conscience des autres, d’elle-même, de ses moindres états d’âme, et l’empêche de se perdre, à défaut de se trouver. Si elle ne sait pas forcément qui elle est, elle sait parfaitement qui elle n’est pas : la connaissance de ses limites est également le début de celle de son individualité. Pour le sujet Poissons, l’objet n’est pas grand-chose, par rapport au pouvoir d’évocation qu’il est susceptible d’y trouver. Mensonge et vérité se fondent et ne se séparent jamais tout à fait. Parler, écrire, exprimer avec des mots, revient à réduire arbitrairement une complexité informulable.

Quant à la Vierge, même si elle est assez intelligente pour soupçonner que chaque vérité contient son mensonge, et chaque mensonge la vérité, son sens aigu du réel coupe les ailes de l’imagination : l’objet n’est en définitive qu’un objet, elle ne « l’incorpore » pas (comment le pourrait-elle alors qu’elle a tant de mal à « s’incorporer » elle-même). Comme le moi du toi, le vrai à un certain moment se distingue du faux, et le choix du mot juste est très important car il permet de délimiter les frontières, de cerner l’exprimable.

La combinaison ViergePoissons peut aboutir à une complémentarité positive, incroyablement riche et féconde sur le plan de l’intelligence et de la sensibilité et, en particulier, donner d’intéressantes dispositions artistiques. Mais elle restera toujours critique sur le plan dynamique, les deux signes ayant besoin d’être mis sur leurs rails : la réceptivité passive des Poissons, leur gentillesse vélléitaire vont dans le même sens que les complexes d’infériorité, les doutes de la Vierge.

En dehors de la sublimation artistique, le meilleur moyen pour l’être de dépasser ses inhibitions serait probablement de trouver une voie où puissent s’exercer la compassion innée des Poissons et le besoin de servir de la Vierge, dans un altruisme authentiquement généreux et efficace.

Morphologie

Le cadre, en principe étroit, et le visage atone indiquent la faiblesse vitale et une certaine passivité ou apathie, confirmées par la déficience du menton et des mâchoires. Si la Vierge seule est dominée par la rétraction, les Poissons apportent souvent un ou plusieurs éléments de dilatation, que ce soit au niveau des chairs du visage, plus ou moins molles, ou au niveau des récepteurs (œil plus ou moins globuleux, narines épaisses, lèvres ouvertes évoquant la carpe), ce qui correspond à sa grande réceptivité. Il « absorbe » le milieu, alors que la Vierge aux récepteurs plus fins, plus fermés, le filtre soigneusement.

Le front devrait être redressé, marquant la secondarité commune aux deux signes, et plus développée dans sa partie supérieure qu’avec le seul apport Virginien, grâce à l’intuition et l’imagination neptuniennes.

Comment interpréter Mercure dans les Signes

Mercure en Vierge

Nous accordons une place à part à Mercure. Maître planétaire de la Vierge, en Domicile diurne dans ce signe, il y exerce une influence privilégiée. Il convient d’abord de préciser la signification de la planète avant d’étudier ses relations avec le signe.

La définition proposée par Claire Santagostini nous semble à la fois la plus complète et la plus proche d’une synthèse heureuse des différents courants astrologiques : « Force de liaison entre les poussées de l’intérieur (richesse instinctuelle) et les « pressions de l’extérieur » par établissement de rapports entre les uns et les autres. »

Il revient donc à Mercure de permettre les liaisons entre l’homme et le monde, les échanges avec le milieu. Pour comprendre ce qu’il reçoit du monde, l’individu doit établir des rapports entre cet acquis et lui-même. D’où une distanciation, une répression de la vie sensible au profit d’une cérébralisation, d’une perception intellectuelle à travers la connaissance lucide. Cela suppose l’aptitude à analyser et à évaluer les divers éléments en jeu.

A la base du principe de Mercure, purement intellectuel, sont la création et la manipulation de la pensée. Par extension, son utilisation pratique et objective. Valeur dégagée de toute pulsion émotionnelle. Par conséquent, Mercure renseigne sur la forme de pensée d’un individu, sa forme d’intelligence, tout autant que sur son aptitude à extérioriser ses pensées en parole ou par écrit, et à se faire – ou non – comprendre d’autrui. Le langage incluant également les gestes, mimiques ou danses.

Mercure donne une insatiable curiosité, vierge de tout a-priori, libre de toute entrave. Le monde est un passionnant champ d’investigation pour le Mercurien, qui engage un dialogue permanent avec son entourage. C’est un libre penseur, toujours prêt à jeter un regard neuf sur les êtres et les choses, d’autant qu’il a l’art de changer les angles de vues.

Mercure exerce une influence bien différente dans son Domicile nocturne (Gémeaux) et dans son Domicile diurne (Vierge). Ici, point de joutes verbales, de jeux d’esprit « pour le plaisir ». Le sujet répugne autant à l’acte (intellectuel) gratuit qu’aux concepts purement abstraits. Dans un cas comme dans l’autre, il éprouverait un pénible sentiment de frustration. Il utilise son intelligence comme un outil forgé pour l’aider à résoudre des problèmes concrets. Aussi est-il plus préoccupé de capter et d’analyser les multiples détails de la vie quotidienne que d’échafauder de séduisantes théories, dont la seule faille est d’être quasiment irréalisables en pratique.

Mercure en Vierge souligne les qualités de mémoire et d’observation. Le sujet excelle dans les domaines où il faut fidèlement retranscrire une réalité plutôt que l’interpréter ou l’intellectualiser.

Mais l’on devine aisément les dangers d’un esprit aussi enraciné dans le réel. Si le reste du thème ne présente pas de solides valeurs d’imagination (valorisation des signes d’EauCancer, Scorpion, Poissons-dominante lunaire) ou de créativité (planètes de transcendance-Neptune, Pluton), le sujet risque de s’enliser dans le prosaïsme. La pensée manque alors par trop d’élévation. Le souci d’ordre, de précision, d’exactitude est poussé à l’excès, donnant un caractère tatillon, mesquin, étroit d’esprit. On peut craindre une propension à se perdre dans les détails, à buter sur des points secondaires, à se complaire dans les complications et, finalement, à perdre de vue l’aspect général d’un problème. C’est le tribut que doit payer une intelligence excessivement analytique.

L’autre danger, c’est de s’enfermer dans une logique trop personnelle et de soigner ses particularismes, sous une apparence de rigueur et de respect de la réalité. Le sujet est alors enclin à servir des vérités trop étriquées, à bâtir de grandes démonstrations sur de minces arguments, gâchant ainsi son riche potentiel intellectuel.

Quoi qu’il en soit, Mercure en Vierge stimule considérablement l’activité mentale. Il confère un amour du langage et des mots, qui peut conduire le sujet à s’orienter vers une carrière littéraire ou, du moins, à utiliser sous une forme ou sous une autre ce don.

Chez les écrivains dont le thème présente cette configuration, le style est net, concis, rigoureux. On ne se permet aucune facilité. La quête du « mot juste » se révèle parfois fastidieuse ou frustrante, mais elle est toujours ressentie comme une nécessité absolue. La phrase coule, limpide, claire, bien structurée. Naturellement, l’effort fourni pour obtenir cette forme élégante et sobre ne doit, à aucun moment, transparaître. Le manque de fantaisie de ce style peut être considéré, par certains, comme un défaut (Alain Peyrefitte, Michel Rocard, Régis Debray, Félicien Marceau).

Mercure en Balance

La pensée est juste et le jugement sûr. C’est une pensée qui pèse volontiers le pour et le contre car elle s’efforce d’être impartiale. Elle est tout en nuances et se veut conciliante.

Loin de jeter de l’huile sur le feu, le sujet cherche à apaiser les esprits et à réconcilier les points de vue. Il est doué pour jouer les intermédiaires ou les arbitres.

Mercure et la Balance se rapportent à tout ce qui est lié à la communication, y compris les moyens de communication. Voilà pourquoi le sujet, toujours dans la Maison V, se lie volontiers à des artistes, que ce soient des gens du spectacle, des écrivains, des peintres ou des musiciens.

Mercure en Scorpion

L’intuition est non seulement très fine dans ses relations avec autrui, mais encore elle porte le natif jusqu’à des vues cosmiques, des visions prophétiques ou mystiques. Doué pour la divination, perspicace, incisif, ne craignant ni Dieu ni Diable dans sa quête de la connaissance, le Mercurien du Scorpion s’aventure aux frontières des enfers. Son intelligence est attirée par les interdits à violer : elle veut tout savoir, tout connaître, quoi qu’il en coûte. C’est Eve devant l’arbre défendu qui lui ouvrait la connaissance du bien et du mal. Mercure en Scorpion est plus puissant encore lorsqu’il est en aspect harmonique avec Pluton. Il donne au sujet une grande discrétion, un grand discernement, une prudence qui lui évitent de tomber dans bien des pièges.

Mercure en Sagittaire

Celui qui craint d’être dépassé par les événements prend la peine de tout prévoir, de fixer dans les moindres détails le calendrier et l’ordre du jour. Le Sagittaire, lui, n’a pas besoin de se reposer sur un Mercure très actif et minutieux. Il se fie à ses dons d’improvisateur qui fait flèche de tout bois. Il compte sur sa chance pour achever ce qu’il n’a qu’esquissé. Il se méfie des plans dressés sur la comète et des pronostics toujours bafoués par la réalité.

Mercure en Capricorne

Extraordinaire position pour cet astre. L’intelligence est profonde, pénétrante, sûre. Le sens du détail, de l’analyse, est assorti d’un esprit de synthèse fulgurant. Excellente mémoire. Discernement, jugement presque infaillible, sens du temps. L’être est mesuré, peu expansif, mais son ambition se révèle imperturbablement tenace.

Mercure en Verseau

Mercure en Verseau signe une intelligence intuitive mais rigoureuse, à condition que le sujet soit motivé. Sinon, il se laisse plutôt envahir passivement par les informations qu’il emmagasine et qui resteront latentes, en attendant de ressortir un jour sous forme créative. Au Verseau, Mercure est souvent distrait. Il n’établit le contact avec autrui que si l’ambiance est mobilisatrice, l’interlocuteur plaisant, ou si la discussion porte sur ses convictions.

Mercure en Poissons

Cette planète est en exil dans les Poissons. Dans ce signe d’eau, elle donne un fort potentiel de sensibilité intuitive. Elle représente, en effet, le filtre intellectuel à travers lequel vous vous exprimez en tant que Poissons. Ce n’est pas seulement votre forme d’intelligence mais aussi la direction qu’elle va prendre. C’est votre faculté d’adaptation qu’elle définit, et vos relations avec l’entourage. Cette direction sera, dans le sens de Neptune, infinie. La perception des choses sera beaucoup plus intuitive, immédiate que déductive. C’est une perception sans détail. Rien de précis, mais une vision « globale » instantanée. La compréhension est « affective ».

Mercure en Bélier

La planète Mercure représentant le mental, celui-ci se trouve ici sous la domination de Mars ou Pluton : fougue, intuition foudroyante, certitude d’avoir raison. Les choses sont vécues dans l’instant, avec l’ivresse de la découverte. Cette position laisse peu de place au doute, à l’hésitation. L’intellect est très actif, avec une tendance à la polémique (Mars) et au sarcasme (Pluton).

La franchise est brutale, tranchante comme un scalpel. La diplomatie et la douceur ne sont pas le fort de Mercure en Bélier ! C’est la position des polémistes, des « fonceurs ». Le passage de la pensée à l’acte est immédiat : c’est un peu la conjonction MercureMars, avec son don de persuasion, sa rapidité redoutable.

Mercure en Taureau

L’effet du Taureau sur Mercure limite la disponibilité intellectuelle et sociale. Il n’y a pas d’affinité évidente entre l’astre de l’ouverture, des réponses réflexes aux sollicitations ambiantes, et le signe du contrôle, de la première réaction de défense contre les incitations extérieures. L’astro-psychologie insiste donc sur la spécialisation des facultés mentales plutôt que sur la diversité d’aptitudes.

Les dons d’observation, l’application travailleuse, la continuité des idées, pallient les lenteurs de l’intelligence et ses réticences (non insurmontables) devant les abstractions.

Cependant, l’esprit progresse fort loin si la matière se prête à une saisie logique, méthodique, et à une démarche analytique raisonnée du concret à l’abstrait. La curiosité serait plus vive et l’intelligence plus habile dans la détection des sources de plaisirs, profits et possessions.

Mercure en Gémeaux

La souplesse d’esprit, le besoin de connaître, celui de transmettre le message dont on est porteur s’allient à une exceptionnelle facilité d’assimilation de toutes les données que l’esprit doit intégrer. A cela s’ajoute l’association des idées, tout aussi rapide, qui permet d’élaborer très vite des ensembles d’où sortira la résolution des problèmes posés. Par contre, si la compréhension ne s’effectue pas dans l’instant même, il est fréquent que l’on doive s’y atteler à nouveau au prix d’efforts inhabituels et fastidieux. Il va sans dire qu’un tel Mercure est un atout important dans les thèmes des avocats, des hommes politiques, des représentants. Parfois s’y joint le sens de l’humour, de l’ironie, de la répartie. Le sujet est apprécié pour ses dons de causeur. Il lui est assez difficile de se spécialiser, car il veut tout savoir, tout apprendre, mais se contente trop souvent d’un survol rapide. Il sait s’insérer dans les conversations pour les orienter selon son gré.

Mercure en Cancer

La planète de l’intelligence se teinte ici de finesse analytique, de sensitivité, d’irrationnel. L’intuition s’affine, se laisse diriger par une perception subjective des problèmes, et les résout grâce au « flair », au doigté, à l’instinct beaucoup plus que par raisonnement. Mercure en Cancer fait des êtres qui écoutent plus qu’ils ne parlent, qui enregistrent et mémorisent les moindres faits et gestes pour s’en servir plus tard dans des circonstances appropriées. L’esprit, à la démarche lente et sûre, donne du poids aux synthèses. C’est un esprit qui allie les qualités inventives aux déductions logiques.

Mercure en Lion

Vous pouvez par exemple connaître la sensation grisante de pouvoir venir à bout de toutes les énigmes, d’affronter, comme en vous en jouant, les problèmes filandreux où s’entortillent les esprits moins alertes. Pour vous, les discours choc, les idées fortes et les images frappantes, pour peu qu’on les répande suffisamment, recèlent une efficacité redoutable, un pouvoir libérateur hors pair. Nulle muraille ne s’avise de résister à un trompettiste assez constant et malicieux, tous les rescapés de Jéricho vous le diront.

Comment interpréter les aspects de Mercure avec les autres Planètes

Comme nous le préciserons pour la disposition des planètes dans les signes, l’analyse des aspects ne doit pas être prise « au pied de la lettre », mais replacée dans le contexte global du thème. Sans quoi elle pourrait donner lieu à des interprétations erronées.

Le terme « aspect » indique un écart angulaire entre deux planètes.

On distingue :

les aspects majeurs harmoniques :

  • le trigone (écart de 120° jusqu’à 8° en plus ou en moins),
  • le sextile (écart de 60° jusqu’à 5° en plus ou en moins sauf pour les planètes lentes) ;

les aspects majeurs dissonants :

  • l’opposition (écart de 180° jusqu’à 13° en plus ou en moins),
  • le carré (écart de 90° jusqu’à 7° en plus ou en moins).

Quant à la conjonction (deux ou plusieurs planètes situées au même degré du même signe du Zodiaque, avec 13° d’écart en plus ou en moins), elle peut être harmonique ou dissonante. Elle est harmonique si les planètes en cause sont de nature compatible (Vénus et Jupiter, par exemple). Elle est dissonante si les planètes en cause sont de nature incompatible (Vénus et Saturne).

Mais il serait beaucoup trop simple, et souvent faux, de penser que les aspects harmoniques sont forcément « bons » et les aspects dissonants forcément « mauvais ». En fait, la notion d’harmonique indique que les forces signifiées par les planètes reliées l’une à l’autre sont en accord. La dissonance indique un conflit (carré) ou une opposition (aspect d’opposition) entre les forces signifiées par les planètes.

Si les aspects dissonants représentent, dans certains cas, des problèmes plus ou moins difficiles à résoudre, ils peuvent également avoir un effet positif, en tout cas stimulant, dans la mesure où ils empêchent le sujet de s’endormir dans une béatitude improductive. C’est ce qui explique que les thèmes de personnalités célèbres soient souvent très dissonés. Il est bien connu que les luttes et les conflits forgent une personnalité et parfois même lui permettent de se révéler. Là encore, chaque cas est unique et l’interprétation des aspects harmoniques et dissonants se fait en fonction de l’ensemble du thème.

Mercure-Soleil

Dans le cas d’un aspect entre le Soleil et Mercure, seule la conjonction existe, la distance entre ces deux planètes n’étant jamais supérieure à 28°. Cet aspect se retrouve fréquemment dans un thème. Il n’exerce pas une influence déterminante sur la formation de la personnalité.

Si elle ne reçoit pas d’aspect majeur dissonant, la conjonction, est considérée comme harmonique. Vu sous l’angle de l’Astrologie conditionnelle, le Soleil n’est pas uniquement la conscience de soi, mais également l’image représentative de soi, le masque social, l’auto-représentation, le besoin de jouer un rôle, Mercure est facteur de multiplicité, de complexité.

Le sujet marqué par SoleilMercure ne peut donc se contenter d’un rôle unique, plus ou moins imposé de l’extérieur, et dont il aurait vite fait le tour. Il lui faut multiplier les personnages, dans un besoin vital d’exprimer la multiplicité de son être profond.

Cette nécessité se traduit aussi dans l’expression de la pensée, qui prend diverses formes. Le sujet peut jouer sur différents claviers et adopter plusieurs styles. Il a l’art des rapprochements inattendus, et sa liberté de langage contraste parfois avec sa soumission aux modèles sociaux.

Lorsque la conjonction SoleilMercure reçoit des aspects dissonants, elle est elle-même considérée comme dissonante. Instabilité, nervosité, irritabilité résultant de l’incompatibilité entre une forme d’esprit fluide, perpétuellement en mouvement, et la rigidité des modèles de comportement imposés de l’extérieur.

Si les valeurs mercuriennes l’emportent sur les valeurs solaires dans le thème, le sujet a de fortes chances de se dégager des contraintes sociales et de prendre ses distances par rapport aux convenances. Il fait preuve d’une grande ouverture d’esprit et use du pouvoir libérateur de l’humour.

Mercure-Lune

Aspect harmonique (conjonctiontrigonesextile) : C’est l’indice d’une liaison harmonieuse entre le plan du mental et le plan de l’instinct, d’une aptitude à concilier, sans trop de difficulté, objectivité et subjectivité. La personne marquée par cet aspect peut aussi, plie facilement qu’une autre, exprimer par des mots les messages transmis par son inconscient.

Le champ clos de l’univers intérieur est matière à exploration, à investigation. L’intelligence puise directement dans le grand réservoir de formes, de symboles, qu’est l’inconscient.

L’apport de la Lune au niveau de l’intellect (mémoire, imagination, symboles) est fortement mis en valeur.

Du fait de la « primarité » des deux planètes en cause, l’aspect MercureLune donne également une intelligence mobile, vive, souple. L’extrême adaptabilité permet au sujet de varier ses comportements et d’aimer « se frotter » à des mentalités différant totalement de la sienne. Lui-même dénigre farouchement l’esprit de caste et se veut dégagé de toute appartenance à un groupe, un clan, ou toute autre forme de monde clos sur lui-même.

Aspect dissonant (oppositioncarré) : La dissonance accentue la mobilité et la disponibilité d’esprit, d’où un risque d’instabilité et une nette tendance à la dispersion. Le sujet a du mal à se concentrer. Dans une conversation, il passe facilement « du coq à l’âne », fait des digressions, revient à son point de départ pour sauter sur une nouvelle idée qui lui est brusquement venue à l’esprit. Il est difficile de suivre les méandres de cette pensée bondissante qui refuse de se laisser enfermer dans des cadres ou des structures étroites. Le refus de s’intégrer à un groupe est naturellement accentué en cas de dissonance.

Mercure-Vénus

Il existe de nombreux points, communs entre ces deux planètes qui ne peuvent, en outre, être reliées l’une à l’autre que par des aspects harmoniques (conjonctionsextile). Toutes deux représentent le niveau des mots, des images, des formes. Mais si Mercure tend vers l’abstraction, Vénus donne aux signes « l’apparence sensible du réel ».

Avec MercureVénus, les idées ne sont pas abstraites ou désincarnées. Le sujet est capable de leur donner épaisseur et consistance quasi charnelle, il sait exprimer les concepts les plus ardus sous forme plaisante, aisément compréhensible par tous.

L’art du verbe, qu’il possède au plus haut degré, est l’un de ses principaux atouts de séduction. Il manie les mots pour plaire et charmer (pouvoir dont il usera à bon escient si Mercure est en Vierge, et dont il abusera facilement si Mercure est en Gémeaux). Cet aspect est un élément de cérébralisation de la sensualité, dans la mesure où le désir physique naît de l’excitation, de la stimulation intellectuelles, (à moins que Vénus ne soit aspectée à des planètes d’instinct, comme Mars ou Pluton, auquel cas la composante cérébrale serait atténuée).

D’une façon générale, le sujet trouve, par le biais de la communication, un terrain d’entente avec son entourage.

Mais si l’une des deux planètes en cause est par ailleurs mal aspectée, il risque d’y avoir une distorsion entre le plan formel (Vénus) et le plan abstrait (Mercure).

Mercure-Mars

Aspect harmonique (conjonction bien aspectéetrigonesextile) : Mars représente le monde des faits, ainsi que la volonté d’affirmation de l’être par confrontation avec la réalité concrète.

Avec MercureMars, l’intelligence est donc branchée directement sur le réel. Le langage se concrétise, la pensée se transforme aussitôt en acte. La forme d’expression reflète ce besoin et ce désir d’efficacité, au détriment, le plus souvent, du sens des nuances. Cet aspect ne prédispose pas à « tourner autour du pot ». Le sujet appelle les choses par leur nom. Il exprime son opinion avec une franchise sans détour, parfois même avec brusquerie. Il a la répartie vive, la riposte acérée, se défendant âprement quand on l’attaque. Ses assauts sont tout aussi cinglants.

La promptitude de la réaction cérébrale à une stimulation, et la parfaite coordination entre « le muscle et la pensée » donnent une grande rapidité d’action.

Le sujet se met en valeur dans toutes les situations où une prise de décision immédiate s’impose.

Aspect dissonant (conjonction mal aspectéecarréopposition) : Avec la dissonance, le manque de compatibilité entre le réel (Mars) et le mental (Mercure) est fortement accentué.

Si le sujet a du mal à résoudre les contradictions qui en découlent, son comportement s’en ressent : il est nerveux, tendu, agacé que les projets qu’il a conçus si prestement ne puissent être exécutés aussi vite. Son impatience, sa fébrilité peuvent le conduire à prendre des décisions imprudentes, irréfléchies.

Il se montre souvent emporté, ses paroles dépassant généralement sa pensée. Son esprit mordant lui attire plus d’inimitiés que d’amitiés, d’autant qu’il a le goût de la lutte et qu’il est souvent le premier à provoquer les querelles.

Mais si le reste du thème permet de maîtriser les tensions engendrées par la dissonance, cette personne se distinguera dans les situations où il faut être constamment « sous pression » et prêt à agir très vite.

Mercure-Jupiter

Aspect harmonique (conjonctiontrigonesextile) : MercureJupiter signe une intelligence pratique, axée sur le court terme, sur l’intérêt immédiat. Le souci de représentativité inspiré par Jupiter est admirablement servi par le liant, la souplesse propres au Mercurien.

L’individu marqué par cet aspect a le sens de l’opportunité, et une intelligence aiguë des rapports. Ainsi pourvu, il est capable de tirer le meilleur parti des occasions qui se présentent. Le cas échéant, d’ailleurs, il sait « créer l’occasion », pour l’exploiter ensuite à fond. Mais il ne se nourrit pas d’ambitions impossibles. Ses objectifs demeurent très concrets.

L’adaptation sociale est également favorisée par la facilité d’expression, le goût des contacts. Le sujet n’est pas confronté au problème de l’incommunicabilité. Il a au contraire l’art d’établir facilement le dialogue avec son entourage. Extraverti, expansif, il réussit à créer une ambiance chaleureuse, bon enfant. Voilà quelqu’un qui sait cultiver les relations utiles pour servir ses intérêts.

Aspect dissonant (carréopposition) : La dissonance met l’accent sur le manque de rigueur et de profondeur de la pensée. Le sens de l’opportunité devient facilement opportunisme. Pour parvenir à ses fins, le sujet n’est pas très exigeant quant au choix des moyens employés. Il n’a pas grand mal à faire taire ses scrupules.

Sa sphère d’activité se limite à notre bas monde et, plutôt que de poursuivre un idéal supérieur, il préfère de loin utiliser ses qualités d’astuce, d’ingéniosité, de sens pratique pour être reconnu socialement et jouir du confort que procure l’aisance matérielle.

Le sujet est enclin à se vanter de ses mérites et de ses exploits avec une prolixité qui n’a rien à envier à celle de Tartarin de Tarascon.

Cependant, si le thème comporté une dominante saturnienne ou plutonienne (facteurs d’intransigeance, de refus des compromissions), ou si les planètes de représentativité autres que Jupiter (SoleilUranus) sont elles-mêmes très dissonées, cet aspect pourra au contraire constituer un obstacle au développement aisé de la vie sociale. Dans ce cas, le sujet ne saura pas saisir les opportunités, encore moins les exploiter. Il manquera de diplomatie, et aura du mal à s’adapter à un quelconque groupe social.

Mercure-Saturne

Aspect harmonique (conjonction bien aspectéetrigonesextile) : MercureSaturne est exactement l’opposé de MercureJupiter. Si Jupiter est un facteur d’expansion, de pléthore, Saturne est un facteur de réduction, de rétraction.

L’alliance entre Mercure et Saturne confère rigueur de pensée, puissance de réflexion, objectivité.

Le sujet rejette l’intuition au profit d’un raisonnement logique, fondé sur l’expérimentation. Il veut trouver une explication rationnelle à chaque phénomène et exige des preuves, qu’il dissèque et analyse dûment avant d’en tirer des conclusions.

Mais, s’il part de l’expérience concrète et d’une analyse rigoureuse des faits, il ne s’arrête pas là et cherche à savoir ce que les faits cachent de plus important derrière les apparences premières. Avec l’apport de Saturne, la curiosité mercurienne gagne en profondeur ce qu’elle perd en souplesse. Le sujet n’adhère pas volontiers aux idées nouvelles, surtout si elles ne sont que le reflet d’une mode. Pas plus qu’il ne s’ouvre facilement aux opinions d’autrui, ce qui rend les contacts, les échanges, assez laborieux.

Aspect dissonant (conjonction mal aspectéecarréopposition) : Cette tendance est très nettement renforcée dans le cas de la dissonance. L’élocution est souvent difficile, le sujet réfléchissant longuement avant de parler, tant il veut que ses paroles correspondent à sa pensée (celle-ci devant elle-même s’appuyer sur la réalité des faits). Il en résulte une réelle difficulté de communication, qui peut engendrer un sérieux complexe d’infériorité.

Si Mercure est particulièrement dissonant ou si une composante marxienne apporte un facteur d’impulsivité, le sujet peut au contraire se perdre en bavardages spécieux ou en spéculations intellectuelles coupées du réel. Ses raisonnements risquent alors d’être de mauvaise foi, et il peut se bloquer dans l’intransigeance, l’intolérance.

En revanche, en fonction des capacités du sujet, et des autres configurations de son thème, le handicap que constitue la dissonance peut donner lieu à une surcompensation, la personne acquérant une maîtrise remarquable dans sa spécialité.

Mercure-Uranus

Aspect harmonique (conjonctiontrigonesextile) : Tout l’impact de cette forme d’esprit réside dans sa capacité à réduire les idées à l’essentiel, d’où une efficacité et une force de conviction accrues. Les schémas de pensée se caractérisent par un souci de clarté.

La démarche intellectuelle est rigoureuse, fondée sur un travail astreignant d’unification, le but étant de tout ramener à une idée fondamentale. Il en découle une forme de synthèse qui n’exclut cependant pas la schématisation et la simplification

Pourtant, le sujet est convaincu que ses idées ont valeur de vérités universelles. Il n’a pas

son pareil pour démontrer à coup d’arguments percutants que ce qu’il avance est exact. Il ne se fonde pas sur l’expérience concrète (comme avec MercureSaturne), mais sur des suppositions diverses, qu’il mûrit et affine longuement. Au moment opportun, comme mû par un déclic interne, il en ressort la quintessence, et son jugement tombe alors comme un couperet.

MercureUranus dénote une extrême indépendance d’esprit et le besoin farouche de se démarquer, d’affirmer son individualité, son originalité. Ce qui conduit le sujet à éviter très soigneusement les sentiers battus.

Aspect dissonant (oppositioncarré) : La dissonance n’empêche nullement la possibilité de s’imposer par des créations originales, voire d’atteindre une certaine notoriété.

Mais le besoin de se démarquer tourne facilement à la provocation. L’esprit de contradiction est poussé à l’excès. Le sujet, qui s’estime libéré de tout préjugé et ouvert d’esprit, finit par faire preuve d’intolérance et d’intransigeance. Il ne se rend pas toujours compte, en effet, que ses propres principes peuvent être aussi restrictifs et limitatifs que les règles et les conventions sociales qu’il dénonce violemment. Seulement, son système de valeurs lui est personnel et il ne doit rien (ou le moins possible) aux courants de pensée du moment. C’est l’essentiel à ses yeux.

Le piège à éviter c’est de nuire à la liberté de pensée des autres à force de vouloir faire respecter la sienne.

Mercure-Neptune

Aspect harmonique (conjonction bien aspectéetrigonesextile) : MercureSaturne bridait l’imagination, MercureNeptune la libère. A l’intelligence entendue comme la compréhension objective de la réalité, cette combinaison répond par l’intelligence du cœur.

Le réel n’a guère de prise sur le sujet, qui se meut très à l’aise dans le monde du rêve et de l’imaginaire et ne comprend que le langage de la subjectivité. On entrevoit déjà toutes les formidables potentialités et tous les dangers d’une telle forme d’esprit. La personne influencée par cet aspect ne raisonne pas, elle ressent. Persuadée que son intuition ne la trompe jamais, elle se livre à des interprétations très personnelles qui n’ont parfois qu’un lointain rapport avec la vérité. Néanmoins, son approche purement intuitive des êtres et des situations donne de temps en temps des résultats époustouflants, car elle est effectivement capable d’avoir des intuitions géniales.

Aspect dissonant (conjonction mal aspectéecarréopposition) : En dissonance, les tendances mercuriennes à l’abstraction et à l’objectivité sont « court-circuitées » par les tendances neptuniennes qui portent à tout « subjectiver ».

Ainsi écartelée, la pensée ne va pas au bout de sa course, ou bien elle s’égare dans des digressions n’ayant aucun rapport avec le sujet. Les idées sont vagues, les raisonnements confus. La personne influencée par cet aspect n’a jamais de jugement tranché. Elle oscille entre plusieurs points de vue si bien qu’elle donne l’impression de ne pas avoir d’avis personnel. Ce « flou » perpétuel l’entoure d’une aura de mystère.

Incapable de s’en tenir à une observation impersonnelle des faits, elle transforme la réalité et se voit souvent accusée de mensonge ou de duperie. Ces termes sont impropres dans la mesure où il ne s’agit pas de tromperie volontaire, délibérée. Il est vrai, cependant, que son attitude ambiguë a de quoi troubler.

Si, dans le thème, la composante mercurienne domine et que les facteurs d’extraversion sont valorisés, l’expression est surabondante, mais le contenu manque de profondeur réelle. Au royaume de MercureNeptune dissonant, l’illusion est reine. Elle risque trop souvent de déboucher sur les désillusions.

Mercure-Pluton

Aspect harmonique (conjonction bien aspectéetrigonesextile) : Avec MercurePluton, la pensée est avant tout évolutive.

Par son aptitude à changer les données d’un problème et à l’étudier sous des angles insolites, inattendus, le sujet possède un riche potentiel créatif. Il est hostile aux idées toutes faites et aux a-priori. Il peut être amené à modifier ses points de vue sans pour autant se considérer comme traître à ses idées ou renégat, car il sait que rien ne demeure jamais fixe ou immuable, et que rien n’est plus relatif que la vérité.

Si MercureUranus incline à la schématisation, à la simplification, l’aspect MercurePluton est au contraire un facteur de complexité du mental. Cette faculté de complexifier des données simples renforce la richesse intellectuelle du sujet, celui-ci entrevoyant des possibilités jusque-là ignorées. Il recule aussi loin qu’il le peut les limites de son champ de conscience, expérimente les pouvoirs de ses facultés mentales, aidé en cela par une intelligence pénétrante, scrutatrice, investigatrice.

Il va bien au-delà des apparences, cherche à traquer les vérités cachées que chaque être porte en lui sans en avoir toujours conscience. Il ne cesse de tout analyser, de tout approfondir, de tout remettre en question. Il fouille les recoins les plus sombres des âmes et perce les mobiles secrets. Sa lucidité doublée de clairvoyance est redoutable et redoutée. Aspect dissonant (conjonction mal aspectéecarréopposition) : En dissonance, MercurePluton pose le problème de la communication entre les êtres. Mais celui-ci trouve rarement de solution et aboutit bien souvent à l’incommunicabilité.

Le sujet est confronté au plus délicat problème qui soit : comment traduire l’intraduisible ? Le langage le trahit, il ne réussit ni à formuler clairement ses pensées, ni à exprimer ce qui lui semble une évidence mais que les autres ne saisissent pas. Il a tendance à compliquer ce qui est simple et à se mouvoir à l’aise dans la complexité. Il s’ensuit un véritable dialogue de sourds, avec risques de quiproquos et de malentendus. Le fossé se creuse autour de lui, l’enferme dans la solitude.

Cependant, en dissonance comme en aspect harmonique, MercurePluton découple l’imagination inventive, fait fleurir l’insolite, l’inattendu, donne accès aux sources profondes, inconscientes de l’être. C’est aussi, par excellence, un aspect de désacralisation, de démystification.

Comment interpréter les Planètes dans les Signes

Si l’on comparait un thème natal à une pièce de théâtre, la scène serait le Zodiaque, le décor correspondrait aux Maisons, les acteurs aux planètes et le texte aux aspects. La précision de l’interprétation exige de tenir compte des interactions et interférences entre ces différents facteurs astrologiques, car il faut toujours considérer le thème dans sa globalité.

La même pièce, jouée sur la scène du Théâtre de l’Est parisien ou à la Comédie-Française, présente de notables différences. Il n’en va pas autrement en Astrologie. Tout en gardant ses propriétés spécifiques, une planète n’exerce pas la même influence quand elle est située en Gémeaux ou en Capricorne. Par un jeu d’interférences, la planète est tonalisée par les valeurs du signe, tandis que le signe prend la coloration de la planète. Selon la formule employée par Claire Santagostini, le signe est un mode d’être de l’individu et la planète est la force qui exprime (facilement ou difficilement) ce mode d’être.

Il existe entre signes et planètes des affinités que la Tradition a codifiées en plaçant chaque signe sous la tutelle de la planète qui semblait le mieux lui correspondre. Le Domicile, c’est le signe zodiacal où un corps céleste manifeste le plus clairement et le plus librement sa nature.

La maîtrise des planètes sur les signes obéit à un ordre général fixé à partir du Soleil et de la Lune. Les deux Luminaires ont un seul Domicile, dans les signes correspondant aux mois les plus chauds, l’un à gauche, l’autre à droite du solstice d’été. On a attribué aux autres planètes (au nombre de cinq dans l’Antiquité) deux Domiciles, l’un à droite de la Lune (Domicile nocturne), l’autre à gauche du Soleil (Domicile diurne), suivant l’ordre croissant de leur distance au Soleil.

Pour les planètes lentes, découvertes plus récemment, une répartition analogue se fait, mais dans le sens inverse, en revenant vers les signes des Luminaires, bien que l’unanimité ne soit pas faite à ce sujet.

La distinction entre Domicile diurne et Domicile nocturne est importante. Dans le Domicile nocturne, la planète exerce son action sur les zones les plus intimes de la personnalité et du comportement. Dans le Domicile diurne, elle manifeste ses tendances sur le plan pratique et cherche à leur trouver une application concrète. L’exemple de Mercure, qui gouverne la Vierge et les Gémeaux, est particulièrement frappant. Dans son Domicile nocturne, les Gémeaux, Mercure exprime l’intelligence à l’état pur, le génie gratuit. Le sujet jongle avec les idées par goût de la spéculation intellectuelle, sans chercher forcément à les concrétiser. Dans son Domicile diurne, la Vierge, Mercure (comme nous le verrons en détail plus loin) s’installe dans la réalité quotidienne. L’intelligence s’appuie sur le contrôle de l’observation, les idées sont traduites en pratique.

Dans le signe opposé à son Domicile, la planète est dite en exil. Son activité y est entravée, contrariée, ses tendances voilées, modifiées ou émoussées. Un deuxième axe de valeurs fait intervenir le signe dans lequel les tendances de la planète sont épanouies, magnifiées (exaltation), et son signe opposé, où la planète perd de la puissance, s’affaiblit (chute). Ici, la planète est située à l’intérieur d’un champ qui lui est étranger et ne lui convient pas. Ainsi la Lune, dans son Domicile en Cancer, est en exil en Capricorne, en exaltation en Taureau et en chute en Scorpion.

Chaque planète située en Vierge exerce donc une influence spécifique, selon qu’elle est en affinité ou en désaccord avec le signe. Encore une fois, les éléments fournis ici ne sont que des indications de tendances qu’il est indispensable de replacer dans le contexte global du thème natal, de façon à les « moduler » par rapport aux autres facteurs astrologiques. En outre, seule une vision d’ensemble du thème permet de déterminer sur quel plan d’existence se manifestent ces tendances, et de savoir si elles exercent une influence marquante dans la formation de la personnalité.

Ayant lu comment s’interprète la position de Saturne en Vierge, vous pourrez par exemple vous étonner de savoir que cette configuration se trouve dans le thème d’Henry Miller (natif du Capricorne de surcroît). La puissance d’inhibition, la répression des instincts ne sont pas, a priori,, ce qui semble caractériser la destinée et l’oeuvre de cet écrivain. Mais tout s’éclaire lorsqu’on sait qu’il est né avec une conjonction LuneMarsUranus en Scorpion. Toutefois, l’apport de Saturne en Vierge est loin d’être négligeable. Il donne à l’écrivain sa puissance intellectuelle, sa constructivité. Il paraît beaucoup moins surprenant de découvrir cette même configuration dans le thème de Michel Jobert. C’est uniquement parce qu’elle est renforcée par d’autres facteurs du thème : valorisation du signe de la Vierge occupé par une triple conjonction SoleilSaturneJupiter, Ascendant Capricorne, et Saturne puissant par son trigone à l’Ascendant.

Les Planètes dans la Vierge

Soleil en Vierge

La sensibilité se durcit. Elle s’insère difficilement dans le flot des sensations changeantes (Lune) et se concentre plutôt sur d’infimes détails pratiques (Vierge). Le sujet s’impose (Lune) et se concentre plutôt sur d’infimes détails pratiques (Vierge). Le sujet s’impose une « discipline émotionnelle » et refuse toute sensiblerie.

Si, dans un thème natal, la dominante lunaire est renforcée par d’autres facteurs inclinant à la passivité ou au fatalisme (NeptuneVénus), le « télescopage » qui se produit avec les valeurs Virginiennes de conscience professionnelle et de goût pour le travail peut conduire à l’immobilisme ou à la paresse.

Objectivité ou subjectivité se livrent une guerre sans merci au sein de la personnalité, et provoquent un pénible conflit, quasiment insoluble.

En cas d’aspects harmoniques de la Lune, le risque de refoulement s’atténue au profit

d’une exploitation de l’inconscient. Cette position du Luminaire est alors composante de

bon sens, de soins attentifs au (K quotidien », d’ordre et d’organisation. Le don d’analyse et l’esprit d’observation se substituent aux tendances, souvent obsessionnelles, à l’introspection. La Lune représentant la femme, les tendances positives ou négatives indiquées ici sont

l’esprit d’observation se substituent aux tendances, souvent obsessionnelles, à l’introspection. La Lune représentant la femme, les tendances positives ou négatives indiquées ici sont

La Lune représentant la femme, les tendances positives ou négatives indiquées ici sont accentuées dans le cas d’un thème féminin, et prennent une importance accrue (Jane Birkin, Danielle Darrieux, Serge Gainsbourg, Régis Debray).

Vénus en Vierge

Dire que vous êtes natif de la Vierge signifie qu’à votre naissance le Soleil occupait ce signe. Dans ce cas, la planète ne fait donc que souligner les valeurs du signe, décrites en détail dans le chapitre consacré à la caractérologie. En Vierge, en effet, le Soleil est dit pérégrin, c’est-à-dire neutre, son Domicile étant en Lion et son lieu d’exaltation en Bélier.

Lune en Vierge

Les valeurs lunaires de sensibilité, d’émotivité, de réceptivité, sont brimées et ne trouvent guère de possibilité d’épanouissement. La Lune, symbole de l’inconscient (le Ça en terme psychanalytique), n’est certes pas à son aise dans un signe répressif, qui s’acharne à contrôler les pulsions instinctives. Il en résulte un risque de refoulement, surtout en cas de dissonance de la Lune (avec Saturne ou Uranus notamment).

La difficulté d’extériorisation entraîne un malaise, un sentiment diffus de culpabilité qui se traduit par une attitude déroutante, déconcertante, même pour les proches. Inquiet, souvent affligé d’un complexe d’infériorité, le sujet se livre à une introspection poussée qui ne fait qu’aggraver ses problèmes.

La sensibilité se durcit. Elle s’insère difficilement dans le flot des sensations changeantes (Lune) et se concentre plutôt sur d’infimes détails pratiques (Vierge). Le sujet s’impose (Lune) et se concentre plutôt sur d’infimes détails pratiques (Vierge). Le sujet s’impose une « discipline émotionnelle » et refuse toute sensiblerie.

Si, dans un thème natal, la dominante lunaire est renforcée par d’autres facteurs inclinant à la passivité ou au fatalisme (NeptuneVénus), le « télescopage » qui se produit avec les valeurs Virginiennes de conscience professionnelle et de goût pour le travail peut conduire à l’immobilisme ou à la paresse.

Objectivité ou subjectivité se livrent une guerre sans merci au sein de la personnalité, et provoquent un pénible conflit, quasiment insoluble.

En cas d’aspects harmoniques de la Lune, le risque de refoulement s’atténue au profit d’une exploitation de l’inconscient. Cette position du Luminaire est alors composante de bon sens, de soins attentifs au (K quotidien », d’ordre et d’organisation. Le don d’analyse et l’esprit d’observation se substituent aux tendances, souvent obsessionnelles, à l’introspection. La Lune représentant la femme, les tendances positives ou négatives indiquées ici sont l’esprit d’observation se substituent aux tendances, souvent obsessionnelles, à l’introspection. La Lune représentant la femme, les tendances positives ou négatives indiquées ici sont

La Lune représentant la femme, les tendances positives ou négatives indiquées ici sont accentuées dans le cas d’un thème féminin, et prennent une importance accrue (Jane Birkin, Danielle Darrieux, Serge Gainsbourg, Régis Debray).

Vénus en Vierge

Vénus est en chute, c’est-à-dire en affliction dans le signe de la Vierge. L’astre qui symbolise, au premier chef, l’amour, n’a aucune affinité avec ce signe tout de maîtrise et de réserve. Comment Vénus – la sensualité, le plaisir – pourrait-elle se plaire dans un signe obsédé par la pureté et, plus encore, par la purification ?

Vénus s’adresse au cœur. La Vierge (associée en mythologie à Athéna, déesse de l’intelligence) n’écoute que la raison.

Cette problématique peut se vivre de différentes façons. Il est certain, en tout cas, que la position de Vénus dans ce signe donne souvent au sujet un comportement amoureux comparable à celui du Virginien. On retrouve le même refus de perdre la tête, de se laisser aller. La passion est tenue en bride, dissimulée sous un masque d’ironie, de scepticisme, de froideur.

Les instincts amoureux ne sont pas nécessairement inhibés, mais leur expression est freinée, sans cesse contrôlée. Parfois, cependant, les sentiments sont tièdes, les effusions rares, les unions raisonnables.

La pudeur des sentiments est extrême. Le sujet ne laisse rien transparaître de ce qu’il ressent. Surtout, il ne consent pratiquement jamais à parler de sa vie privée. Il s’accuserait aussitôt d’exhibitionnisme. Il demeure sur son quant-à-soi, pour ne pas dire sur la défensive, lorsqu’on le questionne sur ses relations sentimentales. Voilà quelqu’un qui n’égaiera pas aussitôt d’exhibitionnisme. Il demeure sur son quant-à-soi, pour ne pas dire sur la défensive, lorsqu’on le questionne sur ses relations sentimentales. Voilà quelqu’un qui n’égaiera pas lorsqu’on le questionne sur ses relations sentimentales. Voilà quelqu’un qui n’égaiera pas une soirée entre amis par le récit circonstancié de ses exploits amoureux. Mieux vaut ne pas le pousser dans ses derniers retranchements. Dans ce domaine, il ne comprend pas la plaisanterie.

En cas d’aspect de Vénus avec Mars, Jupiter ou Pluton, les instincts sont plus débridés (Brigitte Bardot, Soleil en Balance, Vénus en Vierge, conjointe à Neptune au sextile de Pluton). Si, en même temps, la Vierge ou le Capricorne sont très valorisés dans le thème, le sens du secret demeure puissant, mais le comportement du sujet change du tout au tout selon qu’il est en public ou dans l’intimité. Pudeur et impudeur forment un mélange qui ne manque pas d’attrait.

Vénus dans se signe accroît considérablement la sélectivité dans les choix affectifs (amour ou amitié). Au cours d’une interview, Catherine Deneuve (Soleil en Balance, Vénus en Vierge, dominantes Soleil, Saturne, Mars) expliquait en ces termes la raison de sa réputation de froideur : « …Parce que, dans ce métier, tout le monde aime tout le monde. Les gens qui aiment tout le monde et qui m’aiment aussi, ça ne m’intéresse pas ! » (Ingrid Bergman, Félix Leclerc, François Mitterrand, Marcel Proust.)

Mars en Vierge

Pour qui se contente de voir en Mars la manifestation des instincts agressifs, la position de cette planète dans le signe de la Vierge présente plus d’inconvénients que d’avantages. La violence, l’agressivité étant rentrées, elles se retournent contre le sujet et aboutissent à une lente autodestruction. Ou bien ses forces s’extériorisent par poussées brutales.

Selon un mécanisme que nous vous avons expliqué précédemment, les pulsions instinctives triomphent et la tendance Vierge se transforme en tendance Scorpion. La force combative s’affirme soit de façon anarchique et désordonnée, soit de manière lucide, disciplinée, avec un sens stratégique aigu (Indira Gandhi, Soleil en Scorpion, Mars en Vierge). Une remarque faite récemment par un journaliste politique à propos de Jacques Chirac (conjonction MarsNeptuneJupiter en Vierge, Soleil en Sagittaire) illustre bien l’interaction entre le signe et la planète : « L’intelligence de Jacques Chirac lui dicte d’alterner les raids et les périodes de soumission. »

Mais, au regard de l’Astrologie conditionnelles, Mars représente la prise sur le réel, le monde des faits, l’aptitude à se faire une place au soleil en devenant compétitif. Mars pousse à la confrontation directe avec le concret et tend à faire de l’individu un réaliste.

Concret, réaliste… voilà des termes qui s’accordent bien avec les caractéristiques de la Vierge. Cette configuration (surtout si Mars est harmonieusement aspecté) donne une grande puissance de travail (Jean-Louis Barrault, conjonction SoleilMars en Vierge). Le sujet est un perfectionniste qui « fignole » sa tâche dans les moindres détails.

La planète « dynamise » le signe, le pousse à l’action, décuple son efficacité en coupant court à ses hésitations. Quant au signe, il modère l’impulsivité conférée par la planète, évite certaines erreurs (Alain Peyrefitte, Maurice Druon, Jean-Paul Belmondo).

Jupiter en Vierge

Les relations entre la planète et le signe sont assez complexes. Selon la Tradition, Jupiter est en exil en Vierge. La définition suivante permet de comprendre pourquoi : « Jupiter est une force de développement de l’être humain, par assimilation de ce qui lui vient du monde extérieur. »

Au principe d’expansion, d’ampleur, de Jupiter, s’oppose le principe de rétraction de la Vierge. La planète s’ouvre et s’intègre au monde. Le signe s’entoure d’une écorce imperméable aux suggestions extérieures. Cette antinomie, loin de faciliter l’osmose, provoque des « tiraillements » intérieurs éprouvants.

Le problème est particulièrement épineux si les facteurs d’affirmation du Moi sont très puissants dans le thème, si Jupiter est valorisé (conjonction SoleilJupiter, par exemple), ou si la Vierge occupe la Maison I (personnalité profonde). Car c’est toute la puissance vitale du sujet qui est contrainte, étouffée dans les limites strictes imposées par le signe.

L’extraversion jupitérienne se heurte à l’introversion Virginienne. La tentative de résolution du conflit prend diverses formes, en fonction des autres éléments du thème. Alfred Jarry (Ascendant, Soleil, Mercure, Jupiter en Vierge, dominante Mars au Fond-du-Ciel) a, quant à lui, choisi l’humour « hénaurme », dévastateur, pour faire éclater le carcan et empêcher l’aliénation de son Moi.

Au contraire, si les valeurs d’autodiscipline, de maîtrise, de rétraction dominent, le sujet réussit à se « tenir en main ». Il fait en sorte que ses contradictions internes cohabitent sans s’affronter.

Les points d’accord entre Jupiter et la Vierge peuvent être alors être mis en valeur. En tant que personne intégrée à son environnement social, le Jupitérien se conforme, sans les remettre en question, aux valeurs établies par la société. Il pratique le respect de l’ordre. La Vierge n’engendre pas, elle non plus, les contestataires. Le signe est souvent conservateur, par souci d’ordre immuable et par peur du changement. Aussi, avec Jupiter en Vierge dans son thème, le sujet est apte à se plier sans mal aux règles que lui impose son groupe social. Il a le sens des convenances, une rigueur morale sans faille et le respect de l’autorité. Si Jupiter est harmonieusement aspecté, les qualités d’organisation, la précision, la méthode sont les points forts du sujet (Jacques Chirac, Michel Jobert, André Cayatte). Saturne en Vierge

Il y a convergence très nette entre la signification de la planète et celle du signe. Saturne, maître planétaire du Capricorne, signe de Terre, a de nombreuses affinités avec la Vierge, autre signe de Terre. Les valeurs de réalisme, de prudence, de circonspection, voire de méfiance, sont renforcées.

La tenacité de la planète s’appuie sur les qualités d’organisation du signe. Le sujet s’attache à résoudre avec efficacité les problèmes concrets. L’alliance raison-intelligence cherche ici des voies pratiques, réclame des faits et l’application stricte d’une méthode. Saturne en Vierge donne, par excellence, l' »esprit scientifique ». Comme on élague les branches d’un arbre, le sujet élimine le secondaire insuffisant et conserve l’essentiel, recherchant le « principe constant », la « structure ». Improvisation et fantaisie sont systématiquement rejetées au profit d’une démarche rigoureuse (Descartes, Lavoisier, Condorcet, Bach).

Si elle accroît la puissance intellectuelle et favorise la résolution des questions pratiques, cette position de Saturne est plutôt critique dans le domaine de la vie affective. La planète et le signe se renforcent dans leur tendance à l’inhibition et à l’introversion, entraînant une répression impitoyable des instincts.

Sous le coup de frein de Saturne, les risques de refoulement sont accentués. Par son attitude constamment « en retrait », le sujet se coupe des autres. Il méprise les relations sociales, trop superficielles à son gré. Le goût de la solitude devient facilement de la misanthropie. Il n’y a aucune fantaisie dans cette vie réglée, ordonnée, programmée. Toutes les précautions sont prises contre un déferlement de l’imprévu dans l’existence.

En cas de dissonance (avec Uranus ou Pluton, notamment), l’intransigeance, l’inflexibilité peuvent conduire à un ascétisme qui confine au fanatisme (Georges Marchais, Arthur Conte, Simone Signoret, Charles de Gaulle).

Avec Uranus, Neptune et Pluton, nous arrivons aux planètes très lentes. A cause de la longueur de leur temps de révolution sidérale (temps mis par chaque planète pour faire le tour complet de son orbite), ces planètes restent plusieurs années dans un signe : Uranus, sept ans ; Neptune, quatorze ans ; Pluton, une vingtaine d’années. De ce fait, on les appelle des « planètes de génération », et leur action, surtout importante au niveau collectif, est faible sur un destin individuel. A moins, bien sûr, qu’elles ne soient angulaires (à l’Ascendant, au Milieu-du-Ciel, au Descendant ou au Fond-du-Ciel), ou qu’elles ne soient valorisées par des aspects au Soleil ou à la Lune, par exemple.

C’est dans ce cas, uniquement, que les relations entre la planète et le signe qu’elle occupe pourront avoir une incidence sur la personnalité. D’ailleurs, avec Uranus, Neptune et Pluton, il n’est possible de dégager qu’un rapprochement de tendances.

Uranus en Vierge

Comme Saturne, Uranus conduit le sujet à adopter une attitude de rigueur, de discipline, de dépouillement. La planète et le signe sont tous deux marqués par l’étroitesse du champ de conscience. L’Uranien tend à « l’unité de l’être ». Il se veut essentiellement lui-même, affranchi des idées en usage, des coutumes. La Vierge, de son côté, cherche à ne compter que sur soi. Aussi le sujet risque-t-il, d’une façon ou d’une autre, de « faire le vide » autour de lui. D’autant plus qu’il a besoin, sur le plan professionnel notamment, de liberté et d’indépendance.

Uranus en Vierge peut aussi donner la solitude du créateur, souvent révolutionnaire, et difficilement compris de son entourage. Cette configuration se retrouve dans les thèmes de Picasso, de Modigliani (Uranus puissant par sa conjonction à Mars, lui-même conjoint à l’ Ascendant), de Coco Chanel (Uranus conjoint à Mercure opposé à la Lune, sextile à Jupiter).

Neptune en Vierge

Neptune, maître des Poissons, est en exil dans le signe opposé, la Vierge. Tout, en effet, oppose le signe et la planète. Neptune est caractérisé par l’extrême ampleur du champ de conscience. D’où une très forte intuition, une façon d’appréhender les choses et les situations sans passer par le canal de la logique, de la raison. Quel décalage avec la Vierge dont les mécanismes de pensée s’appuient précisément sur ces deux facultés !

De ce perpétuel affrontement entre rêve et réalité, entre plasticité psychique et rigidité mentale, entre désordre et ordre, naît une sorte d’inadaptation permanente. Neptune en Vierge risque de perturber la vie quotidienne, mais le sujet conserve néanmoins une dimension imaginative, une « inspiration » très favorables sur le plan artistique.

Cette position peut aussi accentuer l’idéalisme politique et le dévouement à une cause humanitaire. Prenons comme exemple « durable » Arlette Laguiller qui n’a cessé, depuis de très nombreuses années, de se battre pour améliorer le sort des ouvriers. Elle a Neptune conjoint à l’Ascendant en Vierge, opposé à la conjonction SoleilMercure en Poissons. Toutefois, l’incompatibilité entre le signe et la planète rend plus critiques encore les transits neptuniens qui réveillent les dissonances d’un thème. On peut prendre l’exemple de la princesse Margaret d’Angleterre (Neptune en Vierge, valorisé par sa conjonction avec le Soleil à 280 Lion, lui-même conjoint au Descendant). Le couple Margaret-Tony Amstrong-Jones, signé par Neptune, a commencé à se détériorier dans les années 1967-1968, durant le transit de Neptune en Scorpion, au carré du Soleil natal de la princesse.

Pluton en Vierge

Pluton a été découvert en 1930 seulement par les astronomes. C’est pourquoi les indications astrologiques sur cette planète diffèrent encore sensiblement. Il est prématuré de donner des indications détaillées sur l’influence de Pluton en Vierge. En revanche, il est intéressant de connaître le « climat général » qui a prévalu durant son transit dans le signe, de novembre 1956 à septembre 1971. C’est, par exemple, pendant cette période que s’est produite la révolte de la jeunesse contre les modèles reçus et les principes inculqués par les parents et les éducateurs, révolte ayant abouti, en France, aux événements de mai 1968.

La maîtrise du Scorpion a été attribuée à Pluton. Sa position en Vierge donne donc, comme pour Mars, des tendances Scorpion au sujet.

Comment interpréter les Signes dans les Maisons

Alors que les douze signes du Zodiaque représentent le « découpage » annuel, en douze mois, de la course apparente du Soleil, le découpage en Maisons astrologiques est réalisé à partir du mouvement diurne de la Terre – c’est-à-dire la rotation de la Terre autour d’elle-même en vingt-quatre heures.

Comme nous l’avons expliqué précédemment, le plan Horizon coupe le cercle de l’Ecliptique en deux points : l’un est l’Ascendant (ascension du Soleil), l’autre le Descendant (coucher du Soleil).

Le plan qui prolonge le méridien du lieu de naissance coupe également l’Ecliptique en

deux points, le Milieu-du-Ciel (culmination du Soleil) et le Fond-du-Ciel (à l’opposé).

Ainsi, dans le thème d’une personne née à l’aube, le Soleil sera proche de l’Ascendant ; un sujet né vers midi aura le Soleil près du Milieu-du-Ciel ; vers 18 heures, près du Descendant, et vers minuit près du Fond-du-Ciel.

A partir de ces quatre points cruciaux, appelés « Angles » (AS – DS – MC – FC), on obtient donc le découpage du Ciel en quatre quadrants. Chacun de ces quadrants a été partagé en trois parties, ce qui donne les douze Maisons astrologiques (de 30 degrés chacune à l’équateur, elles deviennent d’inégale grandeur sous nos latitudes).

Les Maisons indiquent la façon dont les structures profondes, abstraites de l’être, s’incarnent dans l’existence concrète. Chacune représente en effet un secteur particulier de notre vie.

Cependant, il ne faut pas oublier que le cycle des Maisons s’établit en fonction de l’alternance jour-nuit. C’est pour cette raison qu’il y a des axes de Maisons qui se correspondent en s’opposant. Aussi convient-il de toujours étudier une Maison par rapport à celle qui lui est opposée, chaque axe formant un tout. Voici les six axes de Maisons : Maison I – Maison VII ; Maison II – Maison VIII ; Maison III – Maison IX ; Maison IV – Maison X ; Maison V – Maison XI ; Maison VI – Maison XII.

Il est indispensable, naturellement, d’accorder une importance primordiale aux deux grands axes qui forment la structure de base d’un thème :

L’Ascendant marque le début de la Maison I : le Moi, la personnalité profonde du sujet, ses tendances, ses potentialités, mais aussi son aspect physique.

Le Descendant marque le début de la Maison VII : les autres, le sujet en contact avec les autres, les réactions des autres vis-à-vis de lui. La Maison VII concerne donc les mariages, les associations, les contrats, les ruptures, divorces, procès.

Le Méridien ou Axe des réalisations du Moi.

Le Fond-du-Ciel marque le début de la Maison IV : la souche, le foyer familial, les rapports du sujet avec sa famille et ses parents ; par extension, la patrie. Le Milieu-du-Ciel marque le début de la Maison X : les réalisations sociales, la lutte pour la réussite, l’ambition, les honneurs, la carrière.

Les autres axes se présentent ainsi :

Axe de la possession.

Maison II : Acquisition des biens matériels ; état de satisfaction ou de non-satisfaction du sujet vis-à-vis de ses possessions.

Maison VIII : Arrachement aux biens matériels (mort) ; perte des biens matériels ; sexualité (en tant que dépossession de soi par le don de son corps).

Axe de la pensée.

Maison III : Expression écrite et orale ; intelligence pratique ; contacts avec l’entourage ; petits déplacements. Il s’agit ici de la pensée tournée vers les réalisations pratiques et concrètes.

Maison IX : Etudes supérieures, philosophie, religion, idéal ; grands voyages ou voyages à

l’étranger. C’est la pensée désintéressée, mise au service d’un idéal, ou qui conduit à une

élévation morale.

Axe de la détente et des affections.

Maison XI : Les amis, les compagnons, les préférences, les projets.

Maison V : Les amours, les plaisirs, les distractions, les jeux, les créations, les enfants.

Axe de la formation du Moi.

Situées de part et d’autre de l’Ascendant et du Descendant, ces deux Maisons font équilibre aux Maisons I et VII.

Maison XII (au-dessus de l’Ascendant) : Les épreuves, les dangers à courir, les sacrifices à accepter, les maladies à supporter ; les choses cachées.

Maison VI (au-dessous du Descendant) : Préparation à la vie, le travail, les servitudes de la vie quotidienne, les ennuis domestiques, les petites maladies ou les maladies chroniques. Il est à noter que la Maison VI correspond au signe de la Vierge, sixième signe du Zodiaque. Elle met l’accent sur le travail méticuleux, les tâches de routine, la vie domestique.

La Vierge dans les Maisons

Vierge en Maison I

La pointe de la Maison I étant délimitée par l’Ascendant, le sujet a donc l’Ascendant en Vierge, ce qui lui confère les principaux traits de caractère décrits au cours du chapitre consacré à la caractérologie. Il convient, bien sûr, de faire la synthèse entre les caractéristiques du signe Ascendant et celles du signe de naissance.

En outre, si l’Ascendant se trouve dans les derniers degrés d’un signe, la Maison I repose presque totalement sur le signe suivant. Dans ce cas, l’influence de ce signe prend une importance accrue, dont il faut tenir compte dans l’interprétation.

Vierge en Maison II

Cette position indique une attitude parcimonieuse vis-à-vis des biens matériels. Une certaine avarice est probable, mais limitée aux petites choses. Toutefois, le sujet n’ayant pas de besoins très importants, il doit réussir à s’accommoder d’une existence un peu chiche. La prudence naturelle du signe interdit les spéculations hasardeuses ou les risques excessifs. Le sujet gère son budget avec sagesse.

Vierge en Maison III

La timidité inhérente au signe freine quelque peu les contacts avec le milieu social. Le sujet demeure sur la défensive, et met un certain temps avant de se sentir détendu, en confiance, avec de nouvelles connaissances. S’il ne fait pas un usage immodéré du téléphone, il se livre plus facilement par lettre. Sa correspondance sera soigneuse, méthodique et, dans l’ensemble, assez fournie.

Le sujet est plutôt sédentaire, il renonce souvent aux possibilités de petits voyages. En revanche, l’intelligence pratique est très développée. Les réalisations à court terme sont favorisées, les occasions sont exploitées habilement. Goût pour les études et grande curiosité intellectuelle.

Vierge en Maison IV

Le sujet se satisfait dans un cercle familial étroit. Peu attiré par les mondanités, il ne se sent bien qu’en petit comité. Sédentaire, il aime ses habitudes et peut se montrer excessivement tatillon, au risque d’incommoder les membres de sa famille.

Le foyer domestique est surtout considéré sous l’angle le plus utilitaire. Le sujet aimera vivre dans un décor simple, avec un mobilier solide et fonctionnel. Il fera passer au second plan les critères d’ordre esthétique.

Les rapports avec les parents ne sont pas très chaleureux, mais ils sont plutôt fondés sur le respect et la déférence. Cependant, du fait d’un grand attachement aux traditions, les vertus « travail – famille – patrie » sont exaltées.

Vierge en Maison V

Le besoin de sécurité affective est important. Toutefois, le sujet ne fait sans doute pas passer sa vie sentimentale au premier plan (à moins, bien sûr, que des planètes d’affectivité ou de sensualité n’occupent ce secteur).

La pudeur freine la sensualité. Le sujet n’apprécie pas les aventures sans lendemain. Il préfère une liaison stable, durable, mais pas trop envahissante. Il ne sait pas vraiment se détendre ou se distraire, encore moins perdre du temps. Quoi qu’il en soit, le sujet préfère les plaisirs calmes (lectures, jeux de cartes) aux loisirs de groupe ou aux sports exigeant une grande dépense physique.

L’amour pour les enfants ne se traduit pas par des démonstrations débordantes, mais plutôt par un soin très attentif porté à leur hygiène, à la propreté de leurs vêtements.

Vierge en Maison VI

Il existe de grandes affinités entre le secteur et le signe. Le sujet est très consciencieux, très méticuleux dans son travail. Il accomplit à la perfection les tâches de routine. Ses principales qualités : l’ordre, la méthode, le sens de l’organisation.

En revanche, il risque de manquer d’envergure et de se contenter de postes subalternes sans réel rapport avec ses capacités. Il a facilement une mentalité de « rond-de-cuir ». Les rapports avec les collaborateurs sont généralement satisfaisants. Le sujet sait se montrer serviable et dévoué.

Les tendances hypocondriaques du signe sont renforcées dans ce secteur qui concerne également la santé.

Les servitudes de la vie quotidienne sont bien acceptées, et les corvées domestiques accomplies avec diligence et efficacité.

Vierge en Maison VII

D’une façon générale, les rapports avec les autres sont fondés sur la sélectivité. Le sujet ne se lance pas à l’aveuglette dans le mariage ou dans toute autre forme d’association. Il n’apprécie pas à proprement parler la solitude, mais choisira cette solution plutôt que de consentir à une union mal assortie.

Une autre tendance du signe (qui devra être renforcée par d’autres configurations du thème) inclinera au contraire le sujet à faire un mariage de raison ou d’intérêt, surtout si, à force de tergiverser, il a raté les bonnes occasions ».

Le sujet peut choisir l’union libre (à condition qu’il n’y ait pas d’enfant). Mais s’il décide d’être uni à son partenaire par les liens du mariage, il s’opposera alors farouchement à un éventuel divorce.

Les associations peuvent être assez fructueuses, encore que le sujet n’apprécie guère d’avoir des « comptes à rendre ». Pour éviter les risques de dissensions, il s’efforcera de choisir ses associés sur la base de ses affinités.

Vierge en Maison VIII

L’idée de la mort n’est pas une source d’angoisse insoutenable dans la mesure où le sujet accepte, au départ, son caractère inéluctable et implacable. Mais sa prévoyance et son réalisme l’incitent à prendre des dispositions d’ordre purement pratique et à s’assurer que sa famille ne manquera de rien après sa disparition.

Le sujet peut faire preuve d’exigences tatillonnes en ce qui concerne les problèmes d’héritage. S’il se sent (à tort ou à raison) floué, il peut révéler certaines tendances mesquines.

L’attitude vis-à-vis de la sexualité est assez ambiguë. Le sujet, dans son exigence de « pureté », s’accommode mal d’avoir des besoins sexuels importants. D’où des risques de complexes, d’inhibitions débouchant sur des frustrations.

Vierge en Maison IX

La prudence restrictive du signe freine l’incitation au voyage. Cependant, la curiosité intellectuelle du sujet peut avoir raison de ses hésitations. Mais cette personne a besoin d’organiser méthodiquement ses longs déplacements. Il ne laisse jamais rien au hasard. Ce n’est pas lui qui partira « le nez au vent », à l’aventure.

La prédominance de la fonction pensée chez la Vierge met toutefois l’accent sur le développement des connaissances. Le sujet est très soucieux d’élargir constamment son horizon intellectuel. Il a de grandes aptitudes pour les études, d’autant qu’il a un goût marqué pour les diplômes. L’acquisition des connaissances se fait « dans les règles ». Le sujet, très attentif et appliqué, aime s’entourer de professeurs susceptibles de le conseiller utilement. Quel que soit le domaine concerné, il aime prendre des leçons et se révèle un élève assidu.

Le sujet peut également, dans certains cas, se dévouer totalement à une cause qu’il estime juste, voire se sacrifier au nom d’un idéal.

Vierge en Maison X

La Maison X exprime les tendances à la lutte pour la réussite sociale, et le degré d’ambition. Or, le signe de la Vierge pêcherait plutôt par excès de modestie. Loin de rechercher les honneurs, il s’en méfie. A tout prendre, il préfère servir que commander, et choisit la coulisse, abandonnant volontiers le devant de la scène aux ambitieux.

Le sujet peut avoir tendance à se sous-estimer, et l’essor de sa carrière risque de s’en ressentir. Néanmoins, dans les limites qu’il s’impose, il tient à réussir, et sa conscience professionnelle, son sens de l’organisation sont ses plus précieux atouts.

La conquête d’une position sociale élevée peut, en revanche, devenir un objectif majeur en cas d’angularité (au Milieu-du-Ciel), notamment, d’une planète de représentativité : Soleil, Jupiter ou Uranus. Dans ce cas, le professionnalisme et la compétence, caractéristiques du signe, deviendront des facteurs déterminants de réussite, en particulier dans les carrières administratives et publiques.

Vierge en Maison XI

Le sujet choisit ses amis en fonction de ses affinités. Il en a très peu, mais ceux-là sont triés sur le volet. Il cherche surtout à s’entourer d’êtres intelligents ou très cultivés. Comme il fait rarement les premiers pas, ce sont les autres qui doivent venir à lui. Mais une fois qu’il a accordé son amitié, c’est généralement pour la vie. Cependant, il peut arriver qu’une amitié de plusieurs années soit rompue brusquement du fait de la sévérité morale excessive du sujet. Celui-ci ne supporte pas d’être déçu.

Cette personne fuit les mondanités, préférant les ambiances intimes, tranquilles. Par extension, elle se refuse à cultiver les relations utiles » et choisit, délibérément, de ne pas exploiter certaines occasions.

Vierge en Maison XII

Les grandes épreuves de la vie sont généralement acceptées avec fatalisme. Elles peuvent également être l’occasion, pour le sujet, de révéler sa grandeur d’âme ou son abnégation.

Cependant les risques de renoncement a priori ne sont pas exclus, d’autant plus que la lucidité se double de pessimisme. C’est la déchéance physique ou intellectuelle que le sujet aura le plus de mal à assumer.

Il arrive que le détachement des objets matériels soit plus difficile à réaliser que le détachement moral de soi-même.

La Lune Noire

Nous savons que la Lune décrit une ellipse autour de la Terre. Une ellipse, à la différence d’un cercle, a deux centres ou foyers. La Terre est évidemment l’un de ces foyers. Le point correspondant à l’autre foyer est vide : nul corps physique ne s’y trouve. C’est ce point qui a été baptisé Lune Noire par l’astrologue français Dom Néroman, aux alentours des années 30.

Certains astrologues tiennent compte de la situation de la Lune Noire dans les thèmes, du signe qu’elle occupe, et des aspects qu’elle forme avec les planètes. Mais, comme il semble tout de même assez hasardeux d’accorder à un point fictif une quelconque forme d’influence, beaucoup d’autres ne s’en soucient pas.

La Lune Noire correspondrait au personnage de Lilith, au sujet de laquelle légendes et mythes diffèrent, tout en se recoupant plus ou moins. Retenons-en que Lilith est l’anti-Eve, c’est-à-dire la femme autonome par rapport à la femme épouse et mère soumise que symbolise Eve, C’est pourquoi elle représente pour l’homme la castratrice, car, ne lui étant pas assujettie, elle dispose de ce fait d’un dangereux pouvoir sur lui : pouvoir de fascination, pouvoir de donner ou refuser la vie.

Elle représente également la soif d’absolu : l’autonomie passe par le refus de tout ce qui peut assujettir l’homme, autrement dit par la maîtrise du désir dont la satisfaction entraîne un nouveau désir qui exige une nouvelle satisfaction. L’autonomie passe par la prépondérance accordée aux valeurs être », sur celles de « paraître » ou d' »avoir ». Ainsi, Lilith préfèrera « mourir de soif auprès de la fontaine », plutôt que boire une eau douteuse. Il se devait, de par le mythe, que la Lune Noire soit mise à la mode par une femme, et ce, à l’époque où le mouvement de libération de la femme allait prendre l’ampleur qu’on signalons pourtant que Joëlle de Gravelaine, femme d’une intelligence connaît : remarquable et astrologue de premier plan, qui a été initiée à la Lune Noire par le légendaire Jean Carteret et en est devenue la grande spécialiste, a, dans son thème, une conjonction LunePluton.

Il semble, en effet, que le symbolisme de la Lune Noire s’apparente de façon troublante à celui des relations LunePluton et de Pluton tout court. D’après Joëlle de Gravelaine, il s’agirait « avec Lilith d’un plan inconscient, le plan obscur, inquiétant, l’être d’ombre qui coexiste avec l’être de lumière… » : voilà qui ressemble mot pour mot aux définitions traditionnelles du symbolisme de Pluton. De même, 1′ »absolu » qui, selon cette même astrologue, se rattache à la Lune Noire, est également symbolisé par Pluton, planète de l’au-delà des représentations et de l’expérience, planète de transcendance pure. Joëlle de Gravelaine cite fréquemment l’exemple de Paul Valéry, dont toute la poésie illustrerait étonnamment la Lune Noire, qui occupe une position clef de son thème. Or, Paul Valéry a également la Lune conjointe à l’Ascendant et à Pluton, à l’opposition de Mars. En outre, Mercure, maître d’Ascendant, et le Soleil sont conjoints dans le signe du Scorpion à l’opposition de Pluton.

On voit donc que, dans ce cas précis, les valeurs de refus, d’absolu, de lucidité, etc., peuvent être justifiables de Pluton, corps physique, sans recourir obligatoirement au point fictif qu’est la Lune Noire.

La position de la Lune Noire dans les signes donnerait des indications sur l’animus de la femme, ou l’anima de l’homme.

Dans un thème masculin, par exemple, la Lune Noire en Vierge indiquerait que le type de femme par lequel l’homme est inconsciemment hanté est un type fragile, pur, virginal…

Pour notre part, nous avons constaté que le type de femme par lequel un homme est, consciemment ou non, attiré, est très souvent donné par le Signe où se trouve la Lune (éventuellement Vénus) et par les planètes avec lesquelles elle est en aspect.

D’après Hadès, autre astrologue qui en tient compte, la Lune Noire représenterait une épreuve à vaincre, un « karma ». Elle symboliserait également la sexualité : une sexualité trouble et néfaste, contrairement à la sexualité plus créatrice de Pluton.

Ainsi, la Lune Noire en Vierge pourrait révéler un refoulement de la sexualité ou, au contraire, donner lieu à 1′ »expression froide, lucide et perverse de la sensualité ».

Notons toutefois la profonde parenté qui existe entre le mythe de Lilith, qui préfère la virginité à la compromission, et le signe de la Vierge, symbole de purification. La réunion du point fictif et du signe serait donc susceptible d’aller dans le sens de la solitude, de la stérilité physique, de l’austérité, de la discipline et de la sagesse.

 

Verseau

Le Signe du Verseau

20 Janvier – 19 Février

par

Denise Perret-Lagrange

La Mythologie du Signe

Si, dans l’univers céleste, les galaxies dansent un ballet à la Béjart, les hommes, collés au sol terrestre par la pesanteur, parcourent les 360 degrés du Zodiaque autant de fois que leur vie compte d’années.

Pour des raisons qu’ils disent commodes (et qui ne sont peut-être que rétrogrades), les astrologues préfèrent se référer à ce qu’ils voient plutôt qu’à ce qu’ils savent et placent au centre de l’univers l’homme, objet de leur étude, faisant tourner autour de lui, en un mouvement apparent, Lune, Soleil et autres planètes. Pourquoi pas ? L’homme vit sur la Terre, mais nous ne retournons pas, pour autant, au système de Ptolémée. Bon ! L’astrologie est géocentrique. Sa pratique, aussi vieille que le monde, accompagne notre destin et son évolution s’essouffle à suivre celle de l’homme.

L’angoisse et la peur faisant partie de notre lot, nous avons toujours tenté de nous rassurer. Il y a pour cela plusieurs méthodes. En un premier temps, on conjura le mauvais sort par des pratiques magiques et superstitieuses. Autrefois, on sacrifiait des animaux, on fouillait leurs entrailles pour se ménager l’indulgence des dieux. A présent, on touche du bois, on évite de passer sous une échelle, même si ce n’est pas vendredi, on promet une obole à saint Antoine s’il vous fait retrouver un objet égaré, et on brûle un cierge en passant devant une église, sans pour autant croire en Dieu.

La mythologie gréco-latine : la plus proche de nous

L’Antiquité, elle, inventa des personnages fabuleux, inspirés par les forces de la nature, les phénomènes célestes et les aspects de la condition humaine. On leur prête un physique qui correspond à leur comportement : ils sont forts, beaux et courageux, ou bien laids, perfides et lâches. Ils symbolisent ce qui rassure ou ce que l’on craint : ce sont des mythes. Les récits, agrémentés de variantes selon les conteurs, passent de génération en génération et sont influencés par le mode de vie, la civilisation et la religion du peuple qui les inspire. L’ensemble de ces récits constitue les mythologies.

La mythologie gréco-latine est la plus proche de nous. Elle est à l’origine de notre culture et fait partie de notre patrimoine artistique et littéraire.

Pour parler du ciel, les mots ne suffisent pas à rendre le lyrisme que sa contemplation nous inspire : il faut que ces mots, évoquant des images, deviennent poésie.

Dans les montagnes de Grèce, le berger est seul avec son troupeau. L’atmosphère étant limpide, son repos est dominé par une infinité de points lumineux, les étoiles, et par la Lune qui bouge et change de forme. Pendant le jour, le Soleil rythme ses activités et la Terre le nourrit, lui et son troupeau. Les brebis sont pleines, des agneaux naissent et le berger veille. Il y a l’homme, la Terre et le ciel. La Terre, le berger la connaît… mais le ciel ! Quelle est cette forme au-dessus de sa tête ? On dirait une « amphore qui verse de l’eau… « J’appellerai ce coin du ciel le Verseau« , dit le berger. Comme les nuits sont longues, il a le temps d’inventer bien d’autres choses !

Dans le ciel aussi, il y a les héros et les victimes

Il s’identifie à tout ce qu’il voit et conçoit des êtres fabuleux, par sublimation. Il y a les bons et les méchants, les doux et les cruels, les héros et leurs victimes, les opprimés et leurs défenseurs. Comme le berger a parfois peur, il crée des dieux qui habitent sur l’Olympe (montagne qui est un peu au-dessus de lui), puis des déesses, et un héros qui, en cas de danger, saura le défendre : en Grèce, il sera nommé Héraclès, Hercule chez les Romains.

Dans l’Olympe, vivent six dieux et six déesses : pas de sexisme, l’égalité règne et chacun remplit son rôle. Pour compléter la distribution, il y a les demi-dieux, dont le papa ou la maman habite l’Olympe ; mais leur statut n’est pas très net. Pour s’approcher de la divinité, il faut le mériter, sortir de l’inconfortable condition de demi-dieu par l’héroïsme. Bien sûr, votre parent vous y aidera : pour arriver, il faut des protections ! Voyez la « carrière » d’Hercule.

La mère d’Hercule, Alcmène, est une simple mortelle, princesse de Mycène, ville de Grèce. Elle est mariée à Amphitryon et heureuse en ménage. Zeus (le dieu que le berger vient d’inventer) prend, pour triompher de la vertu d’Alcmène, la forme de son mari absent. Alcmène joue le jeu, se donnant l’illusion, sans en être tout à fait sûre, de tromper son mari avec lui-même… Molière et Giraudoux, dieux de l’Olympe du théâtre, s’en sont donné à cœur-joie d’exploiter une situation aussi humoristique que touchante.

Par son absence d’interdits et de scrupules, Zeus devient le symbole de la puissance permissive : il fait ce qu’il veut. Faire ce qu’on veut, c’est être libre… Jupiter-Zeus est donc « bénéfique » si puissance et liberté sont synonymes de bonheur. Mais il y a dans ses comportements tant de démesure qu’il nous fait l’effet d’un clown amplifiant, par ses mimiques, l’expression de la réalité.

Le Verseau : maturité et réalisation de potentialités spirituelles

Pour mériter sa présence parmi les dieux et héros de l’Olympe, Hercule dut, par douze fois, avec courage, force et ténacité, prouver que l’on peut évoluer.

Si les douze signes du Zodiaque et les douze travaux d’Hercule symbolisent l’évolution de l’homme, de sa naissance à sa mort, le Verseau, onzième signe, représente la maturité et la réalisation de potentialités spirituelles.

Au Lion, la représentativité domine, l’intégrité et l’apparence physiques ont une grande importance. Pour la sauvegarder, Hercule tua, de ses flèches acérées, les oiseaux monstrueux du lac Stymphale qui se nourrissaient de chair humaine. Au Verseau, il détruisit le dragon aux cent têtes qui gardait le jardin des Hespérides, nymphes du couchant au service des dieux, et ravit les pommes d’or de la sagesse. Au lion, Hercule c’est Pâris, fils de Priam et d’Hécube. Un mauvais présage ayant précédé sa naissance, il fut exposé tout enfant sur le mont Ida ; mais des bergers le recueillirent et le nommèrent Alexandre, le « protecteur des dieux ». Choisi comme juge dans la dispute opposant Héra, Athéna et Aphrodite pour la pomme de la Discorde lancée par Eris et qui devait récompenser la plus belle, Pâris donna la pomme à Aphrodite car elle lui promettait l’amour d’Hélène… Et la guerre de Troie eut lieu !

Au Verseau, Hercule, vainqueur du dragon et des passions humaines, en échange de la Sagesse donnera à Athéna les pommes d’or du merveilleux jardin.

Que peut encore inventer le berger, rêvant sur sa montagne grecque ? Une constellation, un trident, trois chevaux, une amphore… Ce n’est pas un poème de Prévert (natif du signe), c’est la liste, non exhaustive, des accessoires du Verseau.

Dans la mythologie de ce signe d’Air, on parle cependant beaucoup d’eau. Certains auteurs lui ont même donné Neptune comme maître. Ils devaient être exclusivement buveurs de vin puisqu’ils n’ont pas distingué de l’eau de mer l’eau douce, désaltérante et lustrale, l’eau du baptême et des ablutions purificatrices.

Le Verseau est donc un signe d’Air, où les amphores laissent s’échapper leur contenu. Il y avait, dans l’ancienne Grèce, des fontaines d’où s’écoulait une eau admirable. Dans les contrées sèches et rocheuses, l’eau est une richesse inestimable et ceux qui s’en abreuvaient le faisaient avec respect. Certains même donnaient à leurs filles le nom de leur fontaine préférée.

Erichthonios, fils de la Terre et de Vulcain, avait épousé Callirrhoé, la déesse des sources, la « Fontaine aux belles eaux ». De leur union naquirent deux enfants : Tros et Oreïthyia. Oreïthyia était belle comme le jour.

Oreïthyia séduisit Neptune

Harmonieuses étaient sa voix et sa démarche, gracieux ses gestes lorsqu’elle allait chercher de l’eau, une amphore sur l’épaule. Neptune, dieu des mers, et amateur de jolies femmes, décida de lui faire la cour. Habitué à mener rondement ce genre d’entreprises, il prit la forme d’un cheval, métamorphosa sa conquête en cavale et l’éleva jusqu’aux cieux où il s’unit à elle. Dans son émoi, avant de devenir jument Oreïthyia lâcha son amphore qui se brisa à terre, arrosant les petites graines enfouies dans le sol. Quant à son frère Tros, qui donna son nom à la ville de Troie, il eut un fils : Ganymède. D’une beauté extraordinaire, celui-ci séduisit Zeus qui se transforma en aigle pour l’enlever dans l’Olympe. Devenu immortel parce qu’il était beau, il priva Hébé de ses prérogatives, versant à sa place nectar et ambroisie qui donnaient aux dieux joie et gaîté, les gardant jeunes pour l’éternité.

Voici l’histoire d’Athéna. Héphaistos-Vulcain, fils de Zeus-Jupiter et d’Héra, était si laid à sa naissance que sa mère le jeta du haut de l’Olympe, le rendant boiteux, de surcroît ! Dieu des Enfers et forgeron habile, il fabriquait les armes des dieux, les foudres de Zeus, et fit naître Athéna-Minerve en fendant le crâne de Jupiter d’un coup de hache bien ajusté. Grande, les yeux pers, vierge et chaste, elle sortit tout armée de la tête et non de la cuisse de Jupiter. Ayant hérité de sa mère Mètis sagesse et ingéniosité, elle devint la conseillère des dieux et des mortels. Elle aida Héraclès-Hercule à accomplir ses douze travaux, emprunta l’apparence de Mentor pour accompagner Télémaque, et apaisa les Erinyes qui devinrent bienveillantes. Jalouse d’Aphrodite que lui avait préférée Pâris, elle défendit les héros grecs pendant la guerre de Troie. Mais ses colères étaient terribles, et malheur à ceux qui les provoquaient !

On dit que Vulcain, tel Pygmalion, fut amoureux d’Athéna et que Jupiter autorisa leur union. Mais comment « honorer » une déesse ainsi cuirassée ? Vulcain n’y parvint pas, et sa semence perdue féconda la Terre. Qui sait si crocus, perce-neige et autres fleurs hivernales ne sont pas les filles attendrissantes du disgrâcié Vulcain ? Un enfant, cependant, naquit de la Terre fécondée. Athéna le recueillit et l’éleva, dans son temple, sur l’Acropole : il s’appelait Erichthonios, dont nous venons de parler.

Un espoir fou peut se transformer en bonheur si…

Le Verseau ne désespère jamais ! Un espoir, si fou soit-il, mais conçu avec amour, peut se transformer, si toutefois Athéna s’en mêle, en un lumineux bonheur, malgré les épreuves et le ridicule.

Préférez-vous un récit d’où sont absentes les grâces et les séductions de déesses hors de votre portée ? Voici deux chevaux : Xanthos et Podargyre.

Dons de Neptune, ils remplacent auprès d’Erichthonios sa fille Oreïthyia. Xanthos est lumineux, ‘blond comme l’or, Podargyre est noir comme le jais avec des sabots blancs. Le premier est le symbole de toutes les vertus, le second porte sur son dos le poids de la matière. Ils pourraient être la représentation équestre du jour et de la nuit. Les sabots blancs de Podargyre, entamant l’ombre noire de sa robe, symbolisent le jour gagnant sur la nuit… A cette époque de l’année, le jour, croissant en durée, apporte avec lui des espérances de mutation. Mais la nuit est encore bien dense, la terre est nue, les arbres dépouillés, les insectes enfouis. Il faut que chaque être vivant fasse un immense effort pour renaître, que de nouvelles motivations surgissent, que chacun prenne part à cette vaste re-création et aide autrui à y participer.

La liberté créatrice du Verseau : exempte de tout effort apparent

La liberté créatrice du Verseau a quelque chose de la source : elle est exempte de tout effort apparent. Son sens de l’intuition, de la conciliation, rend parfois le natif apparemment insouciant, son côté libertaire en fait soit un illuminé, soit un révolutionnaire, souvent un utopiste, toujours un être généreux.

A l’exemple d’Athéna, il a la réputation de conseiller, d’aider, d’enseigner et de comprendre : en fait, il contribue à faire repartir ce qui s’est arrêté. Ce n’est pas, pour lui, une vertu, c’est un réflexe.

Le jour est là qui commence à être beau comme Xanthos ; tout le travail souterrain se manifeste, préfigurant le printemps et rythmant la cadence du signe. A défaut de l’angélisme que lui attribuent certains auteurs, et qui en irrite beaucoup d’autres, nous dirons qu’il suffit au Verseau, pour qu’il s’apaise, de contempler, en son temps, la métamorphose de la libellule des étangs crevant son dernier fourreau, ou d’imaginer le cheval Pégase alimentant l’inspiration des muses et des poètes à la source Hippocrène qu’il fit jaillir d’un coup de sabot sur l’Hélicon !

Le Verseau, signe de l’espoir

Si le Verseau est le signe de l’espoir, le mythe de Prométhée est, à cet égard, significatif.

Prométhée, nous dit la légende, est un Titan de la deuxième génération. Petit-fils d’Ouranos, il est le cousin germain de Zeus… et son ennemi, car il a dérobé le feu aux forges royales pour le donner aux hommes, malgré la vigilance d’Héphaïstos. Or le feu est le symbole de l’esprit.

Hésiode, poète grec du ville siècle avant Jésus-Christ, est l’auteur d’un poème réaliste, la Théogonie, dans lequel il raconte la punition infligée par Zeus : « Quant à Prométhée aux subtils desseins, Zeus le chargea de liens inextricables, entraves douloureuses qu’il enroula à mi-hauteur d’une colonne.

Puis il lâcha sur lui un aigle aux ailes déployées : et l’aigle mangeait son foie immortel, et le foie se reformait pendant la nuit, en tout point égal à celui qu’avait, le jour durant, dévoré l’oiseau aux ailes déployées’. » Hésiode, ennemi des exploits guerriers, est favorable à la justice immanente : si l’on vole quelque chose, on doit en être puni sans procès préalable.

Nous sommes encore au Capricorne, où la loi est souveraine.

Assurer le triomphe de l’esprit sur la force

Avec Eschyle, nous passons au Verseau, trois siècles plus tard.

L’évolution sociale fait changer le langage et l’interprétation des faits : l’homme a le droit de se révolter contre l’absurde vengeance, d’avoir recours à la justice pour se défendre et d’assurer le triomphe de l’esprit sur la force. Il s’agit de libérer l’homme en maintenant l’espoir de survie que symbolise le feu.

« Oui, dit Prométhée, j’ai délivré les hommes de l’obsession de la mort… J’ai installé en eux les aveugles espoirs… Je leur ai fait présent du feu. De lui ils apprendront des arts sans nombre. »

Pour Eschyle, la torture la plus injuste consiste à être retenu sur terre sans pouvoir transcender ses désirs, à rester dans la nuit de la matière sans espoir de voir la lumière de l’esprit.

A ce moment, la légende fait intervenir Héraclès. Symbole de l’évolution spirituelle pour laquelle il combat, il tue l’aigle d’une flèche et libère Prométhée.

Pour accéder aux valeurs transcendantales, il faut être initié. Héraclès fit intervenir son éducateur, le Centaure Chiron, qu’il avait maladroitement blessé d’une flèche dans le combat engagé pour sauver Pélée, et qui souffrait atrocement. Fils de Cronos, il était immortel et donc sans espoir de délivrance. A moins de pouvoir céder son immortalité comme Esaü son droit d’aînesse, Chiron était condamné à la souffrance éternelle. Dans Prométhée délivré, Zeus se réconcilie avec le Titan, son cousin, et permet à Chiron de mourir en paix.

Ainsi le jour, pour renaître, doit provoquer la mort de la nuit, et le Verseau se libérer des contraintes de l’hiver en préparant le printemps.

Si la légende de Prométhée symbolise la libération de l’homme par l’intermédiaire d’un justicier, celle du phénix préfigure les fonctions uraniennes, l’effort individuel pour se recréer soi-même.

Sa propre chaleur suffit à le consumer

Le phénix grec est un oiseau mythique dont la particularité est de renaître spontanément de ses cendres. Très grand, d’une envergure de trois mètres, il ressemble au héron pourpré ou héron de cinabre. Le dessous de ses ailes est rouge orangé allant en s’éclaircissant jusqu’au rose pâle sur le dos et la tête. Il vit très vieux, parfois plusieurs siècles ; mais comme il est à la fois mâle et femelle, il doit assurer seul sa descendance. A l’approche de la mort, il se construit avec des herbes aromatiques un nid presque complètement clos, s’y réfugie et sa propre chaleur suffit alors à le consumer.

Un autre phénix renaît alors : avec les cendres de son père il confectionne un oeuf qu’il emportera en Egypte, à Héliopolis. Il est peut-être le symbole de l’axe VerseauLion, se consumant au Lion où le Soleil est dans toute sa gloire et renaissant au Verseau, lieu de son exil.

Pour les Egyptiens, le phénix s’appelle Bennou. Il accompagne le Soleil dans sa course journalière, naît à l’aurore au-dessus des eaux du Nil et, avec lui, meurt à son coucher pour renaître le matin. Ils rythment ensemble les durées respectives du jour et de la nuit, ainsi que les crues annuelles du Nil. Comme Bennou, le Soleil est éternel : il renaît de ses cendres chaque année et chaque matin.

L’effort de l’homme pour se créer sans cesse

Dans la pensée occidentale latine, ce symbole est d’une très haute signification : il évoque la résurrection après le Jugement dernier, au moment où les âmes pesées par Dieu seront désignées pour la vie éternelle ou rejetées à tout jamais. Le mérite est le seul critère qui puisse être interprété suivant des canons bien précis.

Pour le phénix, nulle obligation sauf d’être lui-même et de répondre à son destin. Comme le Verseau, parce que c’est sa vocation Uranienne, il préconise le désir de survie, l’effort de l’homme pour se créer sans cesse.

En Camargue, un peu avant le coucher du Soleil, les flamants roses s’envolent tous ensemble pour une destination inconnue, rougissant l’horizon à l’approche de la nuit. Parmi eux, peut-être Bennou s’élance-t-il vers Héliopolis ?


La Symbolique du Signe

Pour notre hémisphère, le Verseau fait partie de la quarte d’hiver.

Il est précédé du Capricorne, suivi des Poissons, et occupe la portion du cercle zodiacal qui va de 300 degrés à 330 degrés de longitude céleste. Le Soleil traverse ce signe, chaque année, du 20 janvier au 19 février.

Pendant cette période, la nature est en attente. La nuit est plus longue que le jour, mais sa durée va décroissant. Prenons deux exemples, au hasard : à Paris, le 25 décembre, la nuit dure seize heures et le jour huit heures. Le 19 février 1980, Mardi gras pour les chrétiens, nous avons vécu, à quelques minutes près, 14 heures sous la lampe et 10 heures à la lumière solaire, qu’il ait neigé ou fait soleil !

Au signe du Lion, opposé au Verseau, l’épi de blé existe en soi, bien visible et doré par l’intensité lumineuse à défaut du chaud soleil. En hiver, cet épi a perdu son identité et sa singularité : il s’est divisé en autant de graines qu’il peut en contenir et qui sont devenues promesses. Enfouies sous la terre protectrice, elles hivernent, se replient et se concentrent.

Tout à coup, au Verseau, chaque graine reprend vie, se gonfle d’eau et sa chimie mystérieuse va produire le germe, puis la plante… L’épi est devenu la promesse d’un champ de blé. Nous passons de l’individuel au collectif, de la singularité à la multiplicité, de l’ambition personnelle à la prise de conscience d’autrui. Si les douze signes du Zodiaque symbolisent l’évolution de l’homme, nous allons de la représentativité à la maturité psychique, tentant l’accomplissement de l’homme en accord avec l’univers.

Autrefois, le Verseau, ou Aquarius (le porteur d’eau), était représenté par un homme tenant une amphore. Il la gardait sur l’épaule ou faisait don à la Terre, comme en un baptême, de l’eau qui la remplissait. Pour plus de commodité, nous avons gardé l’hiéroglyphe égyptien : deux lignes sinueuses évoquent l’eau agitée par le vent, l’élément liquide sert de support à la communication.

Le Verseau recherche les liens du cœur sans ses passions

Dans le contexte zodiacal, le Verseau est un signe d’Air fixe : c’est le pivot autour duquel tournent la Balance, signe d’Air cardinal et les Gémeaux, signe d’Air mutable.

Si, au printemps, l’homme est tout instinct, en automne il prend conscience de « l’autre » et des liens qu’il peut nouer, et en hiver il tend vers des valeurs universelles. Aux Gémeaux, il s’agit du simple sens des contacts, jeux de l’intelligence et des rapports sociaux. En Balance, c’est la relation à deux, le dialogue amoureux, l’amour qui fait des choix, accueille celui-ci, évite celui-là. Au Verseau, on compose, on tient compte de l’avis de l’autre, on le respecte, sans pour autant se laisser convaincre : c’est le signe de l’amitié qui est le lien du cœur sans ses passions.

Avant la découverte d’Uranus, la planète maîtresse du signe était Saturne, qu’il partageait avec le Capricorne. Mais il convient de distinguer le Saturne du Capricorne de celui du Verseau.

Pour les Grecs, Saturne, c’est Cronos.

Fils d’Ouranos et de Gaïa, la Terre, il devint dieu de l’Olympe en émasculant son père. Afin de garder le pouvoir pour lui seul, il élimina toute sa descendance en la dévorant ! Seul Zeus put échapper à cette fatalité grâce à sa mère : elle lui substitua une pierre et le confia à la chèvre Amalthée qui le nourrit dans une grotte.

Cronos, au Capricorne, c’est la nuit qui veut rester reine. Zeus, c’est le jour qui renaît au solstice d’hiver pour devenir roi… en attendant de se faire détrôner lui aussi, au solstice d’été !

Le Saturne du Verseau renverse les valeurs pour en établir de nouvelles

Pour les Romains, Cronos, c’est Saturne. Chassé à son tour de l’Olympe, il fut accueilli à Rome par Janus et symbolisait le héros civilisateur. Il institua les saturnales, sorte de carnaval pendant lequel toutes les licences étaient permises et les rapports sociaux renversés : les esclaves étaient servis par leurs maîtres et ceux-ci obéissaient à leurs ordres. C’est le Saturne du Verseau, celui qui renverse les valeurs pour en établir de nouvelles, c’est l’âge d’or romain, l’espoir d’un bien-être collectif par l’établissement d’une juste répartition des biens matériels, le rêve de fraternité universelle. A ce titre, Saturne procède de l’idéologie neptunienne, mais à travers l’effort d’un seul.

Quant à Janus, le dieu au double visage dont une face est tournée vers le passé et l’autre vers l’avenir, il enseigne que ce qui est devenu caduc doit être renouvelé, il est le symbole des transitions et de l’évolution, le passage d’un état à un autre, le signe de la résurrection.

Le Capricorne, c’était « hier », le Verseau, c’est « demain » ! Si nous passons du dieu à la planète qui porte son nom, pour la Tradition astrologique Saturne implique une concentration, une fixation, l’opposition à tout changement. Il est le « grand maléfique » qui complique la vie parce qu’il engage l’homme à la réflexion et à l’analyse des situations.

En 1781, Herschel, astronome anglais, croit apercevoir une comète mais, quelques années plus tard, Laplace, astronome et mathématicien français, reconnaît une planète : on l’appelle Uranus.

A Uranus, dernière planète du système solaire, on attribua l’infini

Le Verseau l’a échappé belle quant aux malédictions saturniennes : plus de dieux, plus de symboles, nous voici devant une réalité astronomique. Détrompez-vous : en lui donnant un nom, on la rattacha à un dieu : Ouranos ! Récemment découverte, elle fut considérée comme la dernière planète du système solaire et on lui attribua une notion d’infini : le ciel.

Pour les Grecs, au début était Ouranos, l’effervescence chaotique et indifférenciée. Puis vint Cronos qui, en émasculant son père, mit fin à sa fécondité. Enfin, la dernière étape aménage un ajustement entre les deux premières : un rapport est établi entre l’histoire des dieux et celle des hommes, du général nous passons au particulier par une réduction brutale, qui est dans l’ordre uranien. Pour les astrologues, il reste toujours des signes à pourvoir. Bien qu’ils ne soient pas tous d’accord sur l’attribution d’Uranus, l’astropsychologie en fait le « maître » du Verseau. Il est indiscutable que les affinités entre planète et signe sont grandes : même sens de la particularité et de l’hyper-différenciation, même possibilité de réduire, en une formule simple, un ensemble de concepts.

Si nous regardons l’idéogramme de la planète, nous voyons la représentation graphique de la Terre, surmontée de chaque côté par deux demi-cercles.

L’ensemble donne une impression de contraction, puis de dégagement brutal. C’est le départ de la fusée Apollo, l’apprenti-sorcier qui déchaîne des forces dont il n’est pas maître. C’est partir de l’informulé et, à travers des choix qui éliminent l’inutile, se dégager de l’indifférencié. C’est le chemin difficile qui va de l’inspiration à la formulation, ce n’est pas une naissance mais une renaissance : c’est l’individu qui s’enfante lui-même.


Le Verseau dans la Vie

A partir du moment où l’on se spécialise dans l’étude d’une discipline, on cherche à classer son objet, à constituer des groupements dont les composants aient soit une apparence commune, soit une même forme de comportement.

Après la vision symbolique du monde, le premier effort d’unification entre l’homme et le système solaire est la doctrine des quatre éléments (Terre, Eau, Air, Feu) en rapport avec les qualités élémentales (sec, froid, humide et chaud).

Apparue entre le vie et le Ive siècle avant Jésus-Christ, cette doctrine fut abusivement attribuée à Hippocrate; en fait, ce n’est que six cents ans plus tard que Claude Galien (131-201), philosophe et médecin grec, établira un rapport entre les quatre éléments et les qualités élémentales correspondantes.

La bile blanche, hépatique, est en rapport avec le Feu qui est chaud et sec (tempérament bilieux).

La bile noire, secrétion pancréatique, est analogue à la Terre qui est froide et sèche (tempérament mélancolique).

Le flegme est l’Eau qui est froide et humide (tempérament flegmatique).

Le sang est bizarrement en rapport avec l’Air qui est humide et chaud (tempérament sanguin).

Quinze siècles après Galien, en 1783, Lavoisier découvre la composition de l’eau (qui n’est plus considérée comme un corps simple) et prouve qu’il y a parfois du « feu » sans fumée en assimilant la respiration à une combustion sans flamme.

Voilà l’Eau et le Feu démystifiés.

A l’heure actuelle, si l’on parle de « tempérament de feu », c’est tout autre chose qu’on évoque.

C.G. Jung (1875-1961), psychiatre et psychologue suisse, rattache le devenir de l’homme et son équilibre à la fois à son pouvoir de mémorisation et à ses chances d’insertion dans le monde. Il crée des types psychologiques en faisant référence aux quatre éléments considérés comme des archétypes, des modèles d’action et de comportement.

Résurgence d’un rythme à quatre temps, accommodé avec les exigences des sciences humaines en plein essor et avec celles de la physique moderne, Jung « n’a pas hésité à voir un lien hypothétique possible entre l’importance psychologique du chiffre 4 (quatre points cardinaux d’orientation dans le monde extérieur, quatre fonctions psychologiques principales d’orientation dans l’univers mental, le phénomène universel de la croix) et la tétravalence du carbone…

Ici, s’ouvrent des horizons insoupçonnés qui, reliant physique et psychologie modernes, rendront peut-être un jour mieux compte de certains aspects de cette synthèse paradoxale entre la matière en l’homme et ce qui ne l’est pas, et qu’on appelle la vie ».

Le chiffre 4 est une façon de s’orienter dans l’espace à laquelle nous sommes adaptés.

D’où quatre grandes fonctions elles-mêmes réparties en deux sous-groupes selon qu’elles se rapportent à la réalité ou à leurs résonances intérieures chez les individus : le rationnel ou l’irrationnel.

  1. La fonction sensation est irrationnelle. Pour qu’elle soit pure, il faut qu’elle évite toute influence et toute interprétation.
  2. La fonction pensée est un acte rationnel. Elle métamorphose la sensation, fait des choix, préférencie telle ou telle sensation selon un critère intellectuel qui la transforme en idée.
  3. La fonction intuition est irrationnelle par définition. Elle appréhende l’inconnu, trouve dans le connu des aspects inhabituels ou non codifiés : c’est le fil d’Ariane qui nous guide dans le brouillard.
  4. La fonction sentiment est rationnelle. Elle fuit la pensée qui détériore son plaisir, mais émet des jugements sur l’objet de son désir. L’amateur d’art est un sentimental qui suit les critères de son goût, mais aussi le courant de la tendance artistique ou de la mode.

Un comportement apparemment irrationnel

Mais comment la « fonction » va-t-elle se faire connaître, quelle sorte de comportement inspire t-elle au sujet ? Deux attitudes semblent résumer les rapports avec autrui et le monde extérieur :

– soit il y contact et c’est l’extraversion,

– soit il y a fuite et c’est l’introversion.

L’extraverti, dans un moment de crise, raconte son histoire, étale ses déboires, cherche un interlocuteur pour se plaindre, se moquer de lui-même tout en se rassurant.

Dans un même contexte, l’introverti, fasciné par son monde intérieur, refoule ses énergies, refuse les contacts et se complaît dans la solitude qu’il recherche, utilisant ses forces à cultiver les souvenirs et les phantasmes.

Dans un tel contexte le Verseau est, pour nous, un intuitif extraverti, de comportement apparemment irrationnel.

Nous évoquons le Verseau dont le signe domine réellement le thème soit par la jonction de plusieurs planètes, soit, au moins, par la position du Soleil et de l’Ascendant. Son comportement paraît, à un œil non averti, se perdre dans des cheminements illogiques. Si on analyse le sujet plus attentivement, on constate que sa « promenade » versatile ou primesautière est intuitivement guidée par un fil conducteur très solide : une idée, une innovation, un chemin inhabituel dans la façon de raisonner, d’aimer ou de penser. Il rationalise à sa manière, qui est simplement d’une source différente. Si on l’interroge (mais qui a la patience d’interroger le Verseau ?), il explique volontiers son cheminement qui n’est jamais gratuit. Il glane à droite et à gauche de quoi étayer son argumentation, éclairer son chemin ou égayer son humeur. Rien à voir avec l’idée fixe qui est pourtant, selon Paul Valéry, « une idée particulièrement mouvante puisqu’elle revient plus souvent qu’à son tour ».

Le Verseau : un intuitif extraverti

Intuitif extraverti, le Verseau est dérangé par la sensation pure. Il la met en attente, l’oublie pour faire face à « son » immédiat, puis la retrouve pour en tirer quelque chose de neuf, d’inédit ou de cocasse. Certains appellent cela le sens de l’humour… mais l’on n’est jamais sûr de l’humour des autres ! Selon Jung, pour garder son équilibre, notre Verseau, intuitif extraverti, aura des sensations introverties…

Un passionné para-sentimental La réaction d’un Verseau confronté avec la caractérologie de Le Senne est un sentiment d’impuissance. Devant une telle complexité la tête lui tourne et l’impatience le saisit. Uranien par sympathie, le Verseau est pour la simplification : ses intuitions sont verticales, ponctuelles et fulgurantes et le flou neptunien le déroute. Acharné cependant contre ce qui lui résiste, il se définira comme « étroit » dans ses conceptions et « large » dans son comportement. Il a besoin d’une idée directrice qui, telle un fil, l’empêchera de s’égarer, mais la tolérance est une de ses vertus et il cherchera à convaincre et à transmettre. Emotif et secondaire, actif ou non-actif selon les circonstances et les possibilités de son système nerveux, c’est un passionné para-sentimental.

Naissance en hiver : lenteur et profondeur

Pour nos latitudes, le Verseau fait partie de la quarte zodiacale d’hiver : il est entouré du Capricorne et des Poissons.

A cette époque de l’année, l’arc diurne croît mais l’arc nocturne est encore dominant en durée. Il crée autour de lui un phénomène d’inhibition qui a du mal à changer d’état : c’est l’inertie ou la « lenteur » jointe à la force du processus (F – L —). Dans ce cas, il se produit au niveau du système nerveux un renversement de la tendance que Pavlov appelle « induction simultanée » et qui semble être la spécialité des signes fixes de la Tradition : Taureau, Lion, Scorpion et Verseau.

Pendant l’époque considérée, l’induction sera positive, c’est-à-dire contraire au phénomène dominant. Donc le Verseau est un excitable sur fond d’inhibition (F + L —). Dans la vie courante, si vous êtes assis depuis longtemps à votre table de travail vous éprouvez soudain le besoin de vous lever, de marcher… et vous avez bien raison de le faire car c’est votre système nerveux que vous protégez.

Une conscience en perpétuel éveil

Le Verseau est un être profondément cérébral ; ses sensations, ses impressions, ses sentiments, même, lui arrivent par coïncidence brutale avec son intelligence. Le coup de foudre, que l’on attribue au Verseau (et aux Uraniens, en général), est une déduction extraordinairement rapide des qualités qui vont l’intéresser chez un être. On croit à de l’irrationalité intempestive, là où il y a une conscience en perpétuel éveil, attentive aux signaux, parfois infimes, qu’émettent ses interlocuteurs. C’est un fonctionnement soudain quasiment électrique : voilà pourquoi il échappe au commun des mortels. Il peut arriver qu’un Verseau se trompe, mais c’est rare. Sa vivacité dans le discernement, sa faculté de jauger, en une fraction de seconde, la situation dans laquelle il se trouve, les éléments qui la composent, et l’intérêt qu’elle présente (intérêt non pas matériel mais intellectuel, humain) le disposent fort peu à l’erreur.

Un défricheur d’âmes

Sa curiosité innée, abyssale, illimitée, le porte à toutes les expériences. C’est un défricheur d’âmes, un explorateur d’inconnu, d’incompréhensible, d’insaisissable. Cet intérêt porté à la totalité du monde – extra-terrestres, être humains, animaux, pays, choses —, allié à une sensibilité artistique profonde, le rend perméable et accessible à toutes les disciplines : il est fondamentalement pluridimensionnel.

Profession : génie

C’est le seul signe du Zodiaque à pouvoir être aussi à l’aise dans les mathématiques que dans la poésie, dans la musique que dans la haute finance, dans la peinture que dans l’économie, dans la décoration et la philosophie autant que dans le sport et la psychologie, le jeu et les sciences exactes. Il ne peut pas choisir et il n’a pas besoin de choisir : son esprit est ainsi fait qu’il emmagasine et appréhende l’essentiel en toute chose. Ce qui n’interdit pas une spécialisation, dans laquelle ses théories, ou sa pratique, font généralement autorité, voire passent pour géniales. Car le Verseau fait profession de génie aussi aisément que d’autres font dans la recherche, le journalisme ou l’artisanat d’art.


Le Verseau et l’Amour

Signe « fort » et signe « faible » « Les héros ont leurs accès de crainte, les poltrons des instants de bravoure. » (Stendhal) Qu’il soit bien établi, tout d’abord, qu’il n’y a aucun jugement de valeur dans les termes « fort » et « faible ». On devrait plutôt écrire signes adaptés et non adaptés. Il n’y a pas, non plus, de signe entièrement fort ou entièrement faible. Nous vivons, dans une même journée, les deux pôles, mais il est intéressant de connaître celui que l’on vit le plus souvent et qui constitue une dominante.

Si la formule du Verseau adapté est une force d’excitation dans un contexte d’inhibition (F +L —), le pôle d’inadaptation se définira comme une faiblesse d’inhibition repos, c’est-à-dire la formule du Taureau expliquée par un manque. Un exemple concret peut être donné par l’analyse de la vie affective du Verseau vue sous les deux aspects.

Cela semble paradoxal (c’est-à-dire contraire à un comportement logique) de changer d’état alors que l’on est bien adapté à une situation : d’où le nom de phase paradoxale (P.P.) employée pour les signes où ce phénomène est le plus remarquable.

Individualiste dans son humanisme

Un Verseau, par exemple, peut rester de glace si vous attaquez brutalement son savoir ou sa situation, mais il quittera la pièce avec éclat si, par une allusion, vous mettez en doute sa fidélité à une cause ou son dévouement à une amitié : il préfigure le Bélier par la vivacité de son comportement. Ses valeurs sont rarement en coïncidence avec les valeurs traditionnelles et établies. Même lorsqu’il est intégré à un environnement socio-culturel, il apparaît comme marginal ou asocial. C’est que ses propres critères de jugement, ses propres objectifs, ses propres idéaux comptent plus que tout. Le Verseau est un grand narcissique de l’intérieur : il veut pouvoir s’admirer lui-même en étant conforme à l’image qu’il s’est projetée. A la limite, que cette image ne corresponde en rien aux schémas d’autrui ne le dérange guère. Il a besoin, d’abord, de s’estimer.

Progressant de défis en défis (qu’il se lance à lui-même), il se forge souvent une personnalité originale, profondément a-conventionnelle et riche : sans préjugés, sans a priori, curieux de tout. C’est ce qui le rend aussi « individualiste » dans son humanisme : cette force, qu’il ne détient que de lui-même, lui permet de s’ouvrir au monde extérieur, sans qu’il y ait de limites discernables à cette ouverture. Le Lion se sert des autres pour se trouver. Le Verseau part de lui pour trouver les autres. Cette démarche excentrique est essentielle pour comprendre son comportement en amour, en amitié, dans le travail, dans les affaires. C’est la démarche d’un être profondément libre.

Une affectivité en « dents de scie »

Sentimentalement, le natif, ou la native, du signe étonne parfois par ses choix.

Pour le Verseau, la beauté n’a pas de canon bien défini : il est insensible – et même réfractaire – aux coutumes ou à la mode. N’est « beau » que ce qui l’émeut et son émotion va toujours de pair avec l’admiration. Si le Verseau est amoureux – ce qui demande du temps —, il saura vous en donner les raisons car il sépare naturellement le sentiment de la sexualité. Dans ce cas, réjouissez-vous ou dépérissez : quand le Verseau est amoureux, c’est pour longtemps ! Vous vous lassez ou il s’éloigne : l’amitié continuera la douceur du lien à condition, qu’à ses yeux, vous la méritiez.

S’il s’agit de sexualité, c’est encore un détail auquel lui seul est sensible qui déclenche son émotion. Dans ce cas, point de manières, il va droit au but. Mais il peut, en l’absence de l’excitant désiré, pratiquer sans gêne la chasteté ou l’indifférence. C’est ce qui a fait, aux natives du signe, la réputation de femmes émancipées à une époque où le respect des tabous sexuels réglait la conduite amoureuse.

Préférant l’union libre parce que profondément rebelle à tout lien que la société impose, le Verseau se marie cependant volontiers car il aura l’espoir que, l’un complétant l’autre, le couple créera, en chacun, des valeurs nouvelles.

« Ce n’est pas tant le divorce que je blâme, ‘c’est le mariage. Il me semble que tout vaudrait mieux que le mariage : seulement cela ne se fait pas ! », écrit Colette dans la Naissance du jour, et, plus loin : « Souffrir, c’est peut-être un enfantillage, une manière d’occupation sans dignité – j’entends souffrir, quand on est femme par un homme, quand on est homme par une femme. J’ai bien peur que ce genre de douleur-là ne mérite aucune considération. »

En effet, par nature, le Verseau est gai ! Il peut, comme tout le monde, s’attarder dans des situations sans issues dont il se masque provisoirement l’inconfort, mais son amour de la vie provoque le dénouement brutal, inattendu, qui le laisse serein, l’amour l’ayant déjà quitté.

Ses valeurs sentimentales, établies sur une ambiguïté, créent une affectivité en dents de scie car, s’il a tendance à idéaliser son partenaire et à le recréer selon des critères personnels, il se fait peu d’illusions sur ce que l’on peut attendre de l’autre. S’il élève des statues et qu’elles tombent en l’entraînant, il attend patiemment la renaissance. « Ce n’est pas trop de naître et de créer chaque jour… Je n’ai qu’à attendre la reprise d’un rythme interrompu pendant quelque temps. Attendre… cela s’apprend à la bonne école, où s’enseigne aussi la grande élégance des mœurs, le chic suprême du savoir-décliner. » C’est encore Colette, née le 21 janvier 1873 à 22 heures, SoleilLune en Verseau.

Si la vie amoureuse du Verseau harmonique est calme et raisonnée – ce qui n’exclut pas la chaleur —, il en va tout autrement du signe mal intégré. La faiblesse d’inhibition-repos amène la poursuite infatigable de l’esthétique vénusienne qui attire l’autre pour se mirer dans son fanatisme. Pas de repos pour qui poursuit ce but ! Chaque manifestation admirative nourrit la représentativité du sujet qui ne s’implique pas.

L’amour d’un seul ne suffit pas : il faut celui de la foule. C’est l’image de la vedette du showbusiness, des clubs de « fans » où l’on cultive l’adoration hystérique, encouragée par les magnats du disque où l’indice de popularité se mesure au nombre de fauteuils cassés et aux évanouissements spectaculaires. Claude François en fut souvent la victime effrayée mais consentante. Uranus en Taureau au carré du Soleil en Verseau obligeait le chanteur à vivre des périodes de repos forcé, insuffisantes à soutenir l’image sociale indéfiniment recréée.

Pour peu que le Soleil soit en aspect avec Uranus, il y a souvent la poursuite effrénée d’aventures successives, chaque fois déçues, accompagnées de drames, de ruptures, de changements brusques, sans lesquels le sujet perdrait son identité. Cette forme narcissique de l’amour exacerbe une disposition naturelle à renouveler les impressions usées.

Contradictoire en apparence seulement

Quoi qu’on en dise, le Verseau-type s’implique fortement dans la relation amoureuse. Il veut obtenir, dans les plus brefs délais, la satisfaction de ses besoins affectifs : le devenir des sentiments passe au second plan. Sait-on ce que le lendemain nous prépare ? C’est pourquoi il est si important pour lui de s’unir à un partenaire qui sache évoluer avec lui, à son rythme et selon ses pulsions. Ce signe de changement est malgré tout un signe fixe, c’est-à-dire fidèle aux valeurs sûres, profondes, stables. Parce qu’il n’attache pas de prix à ses emballements superficiels et fugitifs, il sait vivre un seul, un grand amour dans son existence, pour peu que l’être qui l’a suscité puisse évoluer en même temps que lui. Le paradoxe est flagrant : il attend tout de l’autre, son enthousiasme permanent, son soutien et son accord inconditionnels, sa collaboration dans tous les domaines, sa compréhension tendre et attentive. Mais, simultanément, il a besoin d’être assuré que l’autre existe sans lui, s’épanouisse indépendamment de lui. Cette exigence, pour contradictoire qu’elle paraisse, n’en est pas moins chaleureuse : elle révèle le respect profond qu’a le Verseau de la personnalité de l’autre et son désir de ne pas être un obstacle à son accomplissement.

C’est, vraisemblablement, l’être le moins sujet à la passion de tout le Zodiaque – puisque la passion est « égoïste », exclusive et possessive —, mais le plus capable d’amour : à la limite, le Verseau aime l’autre pour l’autre encore plus que pour lui-même. Pour le conforter, le réconforter, pour qu’il se sente bien, même si ce doit être sans lui. Que chacune des deux parties du couple puisse bien vivre dans l’indépendance, n’est-ce pas une garantie qu’elles vivent ensemble dans l’harmonie ?


Le Verseau et l’Amitié

La Tradition astrologique fait du Verseau l’analogue du onzième Secteur, où le sujet, dans sa relation avec autrui, est présent avec plus de discrétion et de recul, favorisant ainsi l’éclosion de sentiments qui réclament le long terme et leur projection dans l’avenir.

L’amitié demande non seulement de connaître « l’autre » mais aussi de l’expérimenter, de le mettre à l’épreuve. Si l’amour est aveugle, l’amitié demande une bonne vue !

La base d’inhibition extinctive propre aux signes d’hiver rend le natif difficile et patient, en le secondarisant ; mais l’induction positive (excitation qui, au Verseau, projette l’individu vers autrui) lui enlève sa froideur. Il y a, chez lui, un grand enthousiasme pour les êtres, un large accueil ; très vite, la première illusion passée, et à moins d’une codominante en signe ou en planète, la lumière se fait sur ce qu’il peut attendre de sa relation nouvelle. Il la gardera peut-être, mais il prend les gens comme ils sont et n’en attend que ce qu’ils peuvent donner. Sagesse ? Pas toujours : on peut aussi souffrir d’avoir le nez fin et la vue claire !

En arrière-plan de l’amitié du sujet Verseau, il y a parfois un doute sur ses propres mérites ; c’est en partie la raison pour laquelle le réflexe optimiste joue toujours en faveur d’autrui. Avez vous besoin d’un service, votre situation s’éternise-t-elle dans un bourbier sans lendemain ? Ayez toujours un Verseau « dans votre poche » ! Une force l’habite qui exclut la stagnation : il faut remettre en marche ce qui s’est arrêté. C’est le spécialiste horloger du château de Versailles, chargé de remonter les pendules et qui court, de la première à la dernière, afin que le symbole du Temps garde sa pérennité.

Le sens de la composition, spécialité des signes de milieu de saison, agit en Verseau comme un catalyseur. L’amour s’y termine souvent en amitié, apaisante et subtile. Montaigne (Pluton, Mars, Vénus et Mercure dans le signe), qui s’y connaissait en amitié, y a consacré un chapitre de ses Essais. Il souligne qu' »on ne peut y comparer l’affection envers les femmes, quoi qu’elle naisse de notre choix, on ne peut la loger en ce rolle. Son feu, je le confesse, est plus actif, plus cuisant et plus aspre. Mais c’est un feu téméraire et volage, ondoyant et divers, feu de fiebvre, sujet à accez et remises, et qui ne nous tient qu’à un coing. En l’amitié, c’est une chaleur générale et universelle, tempérée et au demeurant égale, une chaleur constante et rassize, toute douceur et polissure qui n’a rien d’aspre et de poignant… Ainsi ces deux passions sont entrées chez moy en connaissance l’une de l’autre ; mais en comparaison jamais : la première maintenant sa route d’un vol hautain et superbe, et regardant dédaigneusement cette cy passer ses pointes bien Loing au-dessoubs d’elle. »

Si l’Ascendant Cancer de Montaigne, entouré de Saturne et d’Uranus, rend celui-ci enclin à l’expression de son désir d’autoprotection et à l’étude raisonnée de lui-même, il est remarquable que la voix du Verseau se soit élevée bien haut lors de sa rencontre avec La Boétie, que cette amitié ait été le résultat d’un choix et marquée par un dévouement sans relâche à l’oeuvre de son ami. Montaigne précise d’ailleurs : « Si on me demandait pourquoy je l’aymais, je sens que cela ne peut s’exprimer qu’en répondant : parce que c’estait luy ; parce que c’estoit moy. » Il est dommage que, dans Paris, qui se pique d’être le centre mondial de la culture, l’avenue Montaigne et la rue La Boétie ne se soient jamais rencontrées au carrefour de l’Amitié !

Un ami qui ne connaît pas l’interventionnisme

L’inadaptation, en amitié, est une des formes les plus odieuses de l’indiscrétion. C’est la recherche inconsciente du malheur d’autrui à soulager, pour son autosatisfaction, le conseilleur dont personne n’a demandé l’avis mais qui le donne quand même, l’ami qui prend en charge sa victime en la dépersonnalisant. Qu’Athéna nous préserve de pareilles aberrations ! Elles ne seront certes pas le fait du Verseau, qui sait, au contraire, si parfaitement révéler l’autre à lui-même, l’amener à se dépasser, à s’accomplir, à se parfaire, suivant ses propres lois et voies, sans intervenir. Aider son ami dès que le besoin s’en fait sentir, s’ouvrir à lui et lui donner tous les moyens de s’épanouir, tel est le rôle que s’assigne un Verseau (quitte à s’oublier lui-même), sans ménager ses forces ni son temps.


Le Verseau et son Éducation

Qu’est-ce que l’éducation ? Consulté, le dictionnaire nous dit que c’est la « mise en oeuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement de l’être humain » (Robert). Quels sont ces moyens, comment peuvent-ils être proposés au sujet et reçus par lui ?

D’une manière générale, l’éducation, en France, sous-entend les moyens associatifs permettant à l’individu de s’intégrer à la société de son temps et de vivre en paix avec ses semblables. C’est confondre la partie et le tout et ne voir, dans l’éducation, que l’apprentissage de la politesse qui n’est, selon Fénelon, qu’une « manière d’être, telle que, par nos actions et nos paroles, les autres soient contents de nous, et d’eux-mêmes ‘ ».

En cette matière, les parents proposent généralement et veillent à l’application de schémas qui conviennent à leur génération, sans se préoccuper si ces normes seront encore vraies quand l’enfant sera adulte.

Une éducation réelle serait de donner au sujet, selon sa forme d’intelligence et sa sensibilité, les moyens de parvenir à un équilibre, tout en éveillant, chez lui, des potentialités adaptatives afin de gérer efficacement ses dons et ses déficiences.

Chaque individu est un être à part, mais on peut percevoir des constantes qui se retrouvent chez la plupart des sujets.

Intuitif et constructif

La forme d’intelligence du Verseau est intuitive, mais cohérente. Il saisit avec une remarquable rapidité la forme générale d’un système, pour peu que celui-ci, évitant le nébuleux, soit logiquement construit. Héritée du Capricorne, la rigueur lui est nécessaire et sert de base à ses constructions audacieuses, fruits d’une imagination novatrice. Le déjà-vu l’impatiente, la routine l’exaspère et le conformisme, qui étouffe l’homme et retarde l’avancement de sa pensée et de ses réalisations, est l’une de ces cibles préférées.

Il bouscule les normes établies et pourfend les pantouflards. Hier est caduc… on l’oublie, pour penser à demain.

L’intelligence, doublée d’un flair de sourcier, devine et devance les potentialités de chacun : il n’aura de cesse de les mettre en valeur et de révéler aux autres leur Moi profond.

Nous vérifions, au passage, la fonction de re-création qu’applique, au Verseau, l’astrologie conditionnelle.

Au stade de l’adolescence, ces caractéristiques sont à l’état d’ébauche : comment l’éducation va-t-elle pouvoir les structurer ? C’est le rôle de l’éducateur qui, en fonction de ce que nous venons d’exposer, aurait avantage à être Verseau !

A cette période, et sauf dans le cas d’une dominante saturnienne, l’adolescent a parfois tendance à reculer devant la nécessité d’approfondir ses connaissances qui risqueraient alors de rester superficielles, car sa curiosité, toujours en éveil, l’incite à aborder successivement des sujets très divers. Il convient donc de l’aider à orienter ses potentialités intellectuelles qui sont innovatrices, de lui laisser suffisamment de liberté pour oeuvrer en toute quiétude, mais aussi de craindre et canaliser l’excès de ses trouvailles et la violence de leur application. Par un été particulièrement chaud, nous avons vu un petit Verseau changer l’hélice d’un modèle réduit d’avion parfaitement mis au point par son frère Capricornien, afin de le transformer en ventilateur ! L’hélice, en se détachant, faillit provoquer une catastrophe… mais c’était astucieux en diable ! Remarquons que notre héros aurait très bien pu fabriquer directement un ventilateur, mais qu’il préféra donner à un objet déjà existant une destination nouvelle, faisant revivre, en le re-créant, un objet qui avait été mis au rebut.

En possession de ce schéma (potentiel énergétique et forme d’intelligence), nous pouvons aborder quelques généralités sur la façon d’éduquer le jeune Verseau.

Lors d’une conférence au Congrès américain d’astrologie (septembre 1974, à Paris), Yves Lenoble, psycho-sociologue et astrologue, reprenant une idée de J.-P. Nicola, mit en évidence les relations des cycles planétaires et les phases successives du développement de l’enfant.

Jean Piaget, psychologue suisse spécialisé dans l’évolution de l’intelligence humaine, reconnaît dans sa continuité différents stades ou phases.

  1. La première phase est dite sensori-motrice. Comme son nom l’indique, elle va de la sensation pure des premiers mois à la maturité du système nerveux, générateur de la marche. Astrologiquement, elle va du cycle de la Lune (vingt-huit jours), dépendance du premier mois, à Mars (deux ans) conquête musculaire de l’environnement. A cette période, l’amour seul est éducatif, que ce soit dans le sevrage, l’apprentissage de la propreté ou les premiers contacts, souvent brutaux, avec le monde extérieur. Il ne s’agit pas d’enlever au petit Verseau des initiatives qu’il recherche et qui sont indispensables à son indépendance, mais d’en atténuer les effets quelquefois dangereux. Il suffit d’être là pour que le feu ne brûle pas trop et que l’épingle pique sans drame : ce n’est pas une période facile ! S’il subit le sevrage, le Verseau aime la période active de la marche.
  2. La deuxième phase est celle de la pensée concrète. Elle va de deux à douze ans et correspond à Jupiter. L’acquisition du langage va permettre une première orientation et l’éducation, dont la tâche est de faire jaillir de l’individu les forces et ressources qu’il a en lui, va prendre toute son ampleur dans la communication. A trois ans, attention au langage ! Le passage du babil enfantin au langage adulte est assez lent. Il convient, cependant, d’apprendre à l’enfant, sans les déformer, des mots utiles dont il peut comprendre le sens, afin de stimuler sa curiosité.

De trois à sept ans, la personnalité s’affirme dans le jeu et le « je ». C’est une période très importante pour le Verseau. Il y fait preuve d’une indépendance qu’il gardera toute sa vie, et s’oppose violemment à toute ingérence, car son caractère est naturellement porté à l’insolence. Il recherche l’attention des adultes et, s’il les imite, c’est souvent pour les caricaturer. J’ai surpris, un jour, une petite fille Verseau marchant le ventre en avant et les mains dans les poches, imitant, pour s’en moquer, la démarche paternelle… Elle avait cinq ans !

A ce même âge, l’éducation consiste à répondre aux questions. Il convient de donner des réponses exactes. Comment naissent les bébés ? Ni dans les roses ni dans les choux, pas d’histoire poétique de fleurs et de papillons : la vérité. L’enfant n’en retiendra que ce qu’il peut comprendre et n’insistera que s’il a perçu de la gêne ou une hésitation. A cette période s’installe la confiance… ou la méfiance. Si l’enfant s’aperçoit qu’on l’a trompé, c’en est fini pour la vie : à l’âge adulte, il se méfiera de tout… et de tous. Si l’enfant commence à se servir des mots avec une certaine aisance, la réflexion, qui exprime une pensée, n’existe pas. C’est corporellement qu’il s’exprime, il s’investit totalement dans ce qui lui plaît, devient objet, chat ou oiseau, et on peut agir sur lui en exploitant cette globalité et la curiosité qui en est le moteur. Inventer des jeux est alors la meilleure façon de l’éduquer.

Il se peut que le petit Verseau soit perturbé par l’entrée à l’école maternelle : son intuition lui fait deviner les tensions que crée le groupe et il est possible qu’il réagisse en se fermant à la réalité, utilisant l’inhibition extinctive qui est à sa portée. L’habitude et le désir de communiquer auront bientôt raison de cet inconfort passager.

Sous l’influence jupitérienne

Du point de vue des corrélations astrologiques, nous remarquons que cette période va du premier carré de Jupiter à lui-même (trois ans) à l’opposition (six ans). Quant à la morale, c’est une notion incompréhensible à cet âge : l’enfant la subit mais n’y participe pas ; elle concerne la famille ou les éducateurs. Premières interdictions, premières censures : c’est une période difficile pour le petit Verseau, rebelle par nature à tout ce qui est imposé. Pour passer l’épreuve, il suffit peut-être d’expliquer : toute communication entraînant au moins une adhésion spontanée, à défaut d’une compréhension raisonnée.

Entre sept ans et douze ans, c’est l’âge de l’écolier. Le sujet n’est plus centré uniquement sur lui-même, mais préoccupé de sa relation avec l’objet. Il ne pense pas encore : il ressent.

Vers neuf ans, la mémoire est au point, indispensable aux acquisitions intellectuelles. Si la mémoire est le souvenir d’hier que l’on vit aujourd’hui, le petit Verseau, qui vit aujourd’hui en pensant à demain, pourra ressentir quelques difficultés : la déconcentration de l’attention se manifestera par des susceptibilités ou de l’apathie. Mais le groupe constitue un moyen d’apprentissage, et entraîne des modifications de structure. Le Verseau s’en tirera en ayant une mémoire « volatile », c’est-à-dire spécialisée dans ce qui lui aura plu. Vouloir qu’il en soit autrement, ce serait lui enlever ses chances d’adaptation. Original dans son comportement, l’enfant Verseau se fera des copains par ses inventions, bien que celles-ci soient souvent perturbantes. Du point de vue scolaire, il sort tout à coup d’une indifférence apparente en faisant une remarque incisive, inspirée par son intuition, qui aura pallié son assiduité. Il est de ceux qui « peuvent toujours mieux faire », selon la formule consacrée des livrets scolaires, et les parents se désolent… Calmez-vous, parents de Verseau ! La réussite ne passe pas toujours par le succès scolaire, et votre enfant est de ceux qui ne veulent apprendre que ce qui les passionne. Il deviendra peut-être le maître d’une spécialité (ou de plusieurs spécialités successives), à moins qu’une dominante planétaire ne lui insuffle, en même temps que l’originalité, une réussite qui vous comblera… par procuration !

Pendant toute cette période d’influence jupitérienne, Saturne a cependant rempli son office. Au premier carré à lui-même (sept ans et demi), l’enfant a atteint « l’âge de raison » au cours duquel on commence à s’apercevoir, selon Piaget, que « les structures sensori-motrices constituent la source des opérations ultérieures de la pensée ».

  1. Avec l’apparition des instances saturniennes, nous entrons dans la troisième phase du développement de l’enfant qui est celle de la pensée abstraite ou formelle.

Cette période est extrêmement difficile à franchir. L’adolescent doit construire son Moi à travers les changements organiques de la puberté.

Au trigone de Saturne à lui-même, entre neuf et dix ans, (ou un peu plus tard selon les races et les climats) apparaissent les premières inquiétudes pubertaires. L’adolescent grandit en taille et en poids ; il ne se sent pas encore un adulte mais plus du tout un enfant. La puberté implique des pudeurs, des réticences et l’affectivité se détourne de la famille pour s’investir ailleurs. La camaraderie de la phase précédente se transforme en amitié élective qui préfigure l’amour, érotisation de l’émotivité. S’il y a fuite et régression au stade de la pensée magique, il convient de prendre conseil.

En revanche, vers quinze ans (demi-cycle de Saturne), l’opposition aux parents est une manière de s’affirmer. Très inconfortable pour tous, ce moment est extrêmement important. Heureusement, parallèlement aux changements organiques, l’évolution intellectuelle permet la communication. Bien que le silence et la solitude accompagnent souvent la prise de conscience des difficultés de l’existence, et une maturation qui prélude dans l’angoisse, la pensée va passer des modèles aux valeurs.

Jusque-là, la vie mentale se composait d’associations d’images et se résolvait dans l’action. A présent, la pensée est capable d’aborder des généralités, des notions, des concepts : elle s’intériorise. Il y a changement dans les intérêts et les aptitudes individuelles se précisent. On en arrive à une période d’éducation du Moi qui rassure le sujet en lui donnant conscience qu’il peut se défendre seul et s’affirmer positivement. Il va sans dire que cette évolution se fera peu à peu au cours des années suivantes, mais c’est vers quinze ans que l’adolescent a le choix entre deux formes de comportement qui peuvent infléchir son avenir, et son choix se fait, intuitivement, selon ses capacités, les dominantes de son thème, le contexte familial et social dans lequel il vit.

Sous l’impulsion Uranienne

Le premier comportement est inspiré par l’impulsion Uranienne dont c’est le premier sextile, et l’autre par l’instance saturnienne qui atteint sa demi-période. Nul ne peut savoir comment sera vécu, dans les faits, ce tournant capital. Nous pouvons seulement indiquer les caractéristiques d’Uranus, en positif et en négatif, ainsi que celles de Saturne.

Négativement, à cause de sa formulation brutale et réductrice, Uranus incite aux décisions brusques, aux fugues, à l’affirmation sans nuances de principes mal dégrossis, à une surestimation de la personne qui cache souvent une impuissance secrète. Dans ce cas, inutile de discuter, l’adolescent est sourd à tout ce qui n’est pas son orage intérieur.

Positivement, Uranus inspire une gestion sensée et raisonnée des acquisitions, un équilibre dynamique qui permet l’affirmation sociale et l’intérêt à une cause ou à une idéologie.

Positivement, Saturne prévoit la diffusion de l’action, ses conséquences abstraites, la possibilité de reconnaître les contenus implicites des difficultés rencontrées, et d’agir au mieux en généralisant les faits.

Négatives, ces tendances vont vers l’isolement, le retrait de la réalité, la sécheresse de cœur par manque d’adaptabilité à l’autre et de générosité spontanée.

Quelle que soit la direction prise, l’aide que l’on peut apporter est difficile à définir. Les parents, à cette période, ressentent un certain trouble qui peut aller jusqu’au sentiment d’échec : ils s’apaiseront plus tard. S’ils n’ont pas, déjà, considéré leur enfant comme un adulte en formation, la relation d’égal à égal sera longue à établir : elle est pourtant la clé du comportement. On peut être vigilant sans emphase, et remplacer l’affection tutélaire par l’amitié.

Hors ce sentiment qu’il privilégie, notre Verseau est en danger. Prédisposé, s’il est uranien, à tous les excès dans les moments de crise, il peut, dans la démesure, soit devenir un marginal irrécupérable ou un révolutionnaire exaspéré, soit gérer à fond ses potentialités positives. La frontière est mince qui sépare ces deux solutions.

Vers quinze ans, se pose le problème délicat de l’orientation scolaire, qui déterminera la profession future. A cet âge, on est encore très malléable et il y a des enfants plus ou moins précoces dont les dons pourraient se révéler ultérieurement ; mais le fonctionnement des établissements scolaires oblige à prendre, très tôt, des décisions. Pour les « bons » élèves, la poursuite d’études secondaires est une façon de remettre à plus tard leur orientation. Pour ceux dont la scolarité se révèle difficile, il faut savoir que la période légale de l’apprentissage va de seize à dix-huit ans.

Il est indispensable de préciser que l’astrologie ne saurait définir le métier idéal de chacun, mais qu’elle peut proposer une orientation correspondant aux goûts du sujet, à sa forme d’intelligence, à son pouvoir de réalisation compte tenu des possibilités financières de la famille… que le thème ne précise pas.


Le Verseau et son Travail

En présence d’un natif du Verseau, et nous bornant aux généralités qu’implique l’analyse globale du signe, nous allons tenter de cerner les possibilités d’orientation professionnelle.

Outre l’intelligence, nous devons rappeler que l’attention du Verseau est vive, profonde mais éphémère, par besoin de récupération nerveuse.

Parmi les valeurs émotionnelles, il choisit l’amour du beau, du vrai, la spontanéité et la gaîté.

Toujours prêt à rendre service et à s’enthousiasmer pour une cause, il peut, s’il manque d’adaptation, poursuivre frénétiquement un objectif hors d’atteinte, s’user à redresser les torts et, dans• un grand élan, pourfendre, comme don Quichotte, les moulins à vent !

Naturellement porté à faire confiance, il s’écroule parfois si on lui fait défaut : à moins que, profondément, son manque d’illusion sur la nature humaine ne lui ait soufflé un échec possible… ou inévitable.

Son insertion sociale est parfois retardée par un manque de confiance en sa propre valeur qu’il remet souvent en question, ou par une dispersion de ses activités, indispensable à son équilibre. Il perd contact avec les valeurs sûres de la sensation qui font la force du Taureau, par exemple.

Qui a dit : « Ce qu’il faut craindre, c’est la crainte » ? Franklin D. Roosevelt. Ses dominantes en signe, Verseau et Taureau à égalité, lui ont permis de conserver son équilibre apparent et de participer à la paix du monde tout en oeuvrant pour la prospérité de son pays. A moins que ce bel équilibre n’ait caché une totale inconscience et que les deux tendances, s’annulant en s’affrontant, aient créé une insatisfaction.

Une fonction de rénovation

Nous pouvons citer en exemple Louis Renault et André Citroën qui ont fait de l’automobile un moyen de transport courant alors qu’elle était réservée à une élite, ou Marcel Dassault, qui a mis l’aviation au service de son image sociale.

Dans le monde littéraire, Benoîte Groult a trouvé, en militant pour la libération des femmes, l’exutoire à une éducation bourgeoise et formaliste, et à une culture acquise « en attendant le mariage ». Son ouvrage, Ainsi soit-elle (éd. Grasset), marque un tournant dans sa carrière en renouvelant une inspiration jusqu’alors cantonnée à ses souvenirs d’enfance ou à l’exploitation pleine d’humour des méandres de la psychologie conjugale.

La politique, qui est l’histoire que nous sommes en train de vivre, ne semble pas être l’affaire du Verseau.

L’amour de la puissance que cache l’exercice du pouvoir et le conditionnement qu’il sous-entend discréditent, à ses yeux, l’amour tout court et révoltent son indépendance foncière.

Les tentatives de Valéry Giscard d’Estaing (Soleil, Mercure, Jupiter et Vénus en Verseau) pour opérer, dans nos institutions, des changements fondamentaux, n’ont pas vraiment abouti. Mais il a réussi quelques réformes, au risque de se rendre impopulaire, qui ont eu le mérite d’entériner une réelle évolution des mœurs et des mentalités.

Trouver, en dehors de Valéry Giscard d’Estaing, un homme politique natif du Verseau, n’est pas facile. Ne nous laissons pas impressionner par le Soleil de Jean-Jacques Servan-Schreiber qui, opposé à Neptune, fait évoluer son image sociale selon les caprices de son inspiration.

Parler des affinités éventuelles du Verseau avec la politique est une subtile transition pour aborder l’orientation professionnelle du sujet moins bien nanti que son homologue précédent.

Ecrire que ce qui fait la différence entre un Verseau riche et un Verseau pauvre est que l’un a de l’argent et l’autre n’en a pas, est une lapalissade. Pourtant, nous souhaitons exprimer ainsi que, hors les moyens financiers, les aptitudes de l’un peuvent égaler celles de l’autre et que les caractéristiques des valeurs intellectuelles ou des traits de comportement sont équivalentes ou de même structure.

L’apprentissage, qui devient une « mode », est une solution à bien des cas. Il permettra de donner à l’apprenti une formation rémunérée susceptible de perfectionnements. Quels sont les métiers qui font appel en même temps aux qualités de cœur et à la fonction de rénovation typiques du Verseau ?

A priori, l’orientation scolaire et professionnelle d’un sujet issu d’une famille aisée ne devrait pas poser de problèmes quant aux études, à condition qu’il veuille s’y soumettre, par goût ou par conditionnement. Mais il n’est pas rare de voir des jeunes Verseau, des deux sexes, abandonner leurs études pour aborder des métiers immédiatement représentatifs (mannequins, comédiens), où l’aisance familiale compensera la rentabilité, souvent aléatoire.

Imaginons que notre Verseau se trouve à l’aise dans le milieu scolaire et qu’il ait le goût de l’étude. Il serait prudent de chercher une première voie assez souple pour être reconduite ultérieurement. L’irrégularité et la fantaisie étant de règle chez le sujet, il aimera une orientation pluridisciplinaire : égalité entre les options scientifiques et littéraires. Si les parents, tout en restant attentifs, font preuve de libéralisme et acceptent, avec humour, des carnets scolaires où les appréciations élogieuses voisinent avec de sévères remarques, la décantation se fera lentement, l’adolescent intégrant, comme par osmose, ce qui le met en valeur.

Plus tard, toutes les options qui marieront les penchants du jeune homme ou de la jeune femme à ses possibilités intellectuelles seront permises. Si notre jeune Verseau arrive à concilier son indépendance foncière et son amour des autres, ses aptitudes le portent vers la médecine, la psychologie ou la recherche. S’il est plus attiré par le risque et la technique, celle-ci s’exercera dans des domaines inexplorés ou insuffisamment au point.


Le Verseau et l’Argent

Le flouss, le fric, l’oseille, les pépètes et le frusquin, l’auber, le blé, la fraîche, le pognon et les picaillons, les radis ; les moyens, la recette, le compte en banque, la rentabilité, les placements, la trésorerie… Même le vocabulaire est riche quand on parle d’argent ! Mais la langue « verte » introduit, dans ce domaine, l’écologie, la poésie et l’humour qu’on ne s’attendrait pas forcément à y trouver !

Pour le Verseau, l’argent est un moyen de payer ce qu’il doit, donc de conserver son indépendance. C’est aussi la possibilité de donner, de rendre service, non selon les principes d’une philantropie raisonnée mais plutôt par réflexe, afin de faire sortir quelqu’un d’une situation qui le bloque et de lui rendre sa liberté, car l’amour d’autrui est, au Verseau, une valeur sociale.

Une triste nécessité

Profondément, le Verseau n’aime pas l’argent… qui le lui rend bien ! S’il arrive qu’il soit riche, soyez sûr que c’est par héritage, et s’il défend ses biens c’est parce qu’il le faut bien et que « la vie ne vous fait pas de cadeau ». Comme il est sans illusion sur la nature humaine, il sait qu’en prêtant de l’argent à un ami, il perdra les deux… avec une indifférence apparente et une détresse secrète.

Si, depuis Vespasien, l’argent n’a pas d’odeur, pour le Verseau, il sent mauvais. Devant la marée noire échappée des flancs d’un pétrolier géant sabordé sur nos côtes, il se bouche le nez et regarde avec dégoût la « pompe à phynance ». chère à Ubu aspirer gloutonnement l’or noir. Bien sûr, il élévera la voix avec passion pour que des mesures sévères soient prises, mais aussi, et autrement qu’en un « scoop » journalistique, pour « parler aux mammifères, aux oiseaux et aux poissons ».

Une certaine marginalité

Entre exploiteurs et exploités, le Verseau a tendance à se placer du côté des exploités, car obscurément, il craint d’en être un. Jacques Prévert (Soleil, Mercure et Mars dans le signe) décrit les petites gens, qui taisent leurs modestes moyens parce que, dans la première moitié du siècle, ils étaient plus résignés que révoltés. Prévert projette sur eux ses propres fantasmes : une idéologie fraternelle en forme de protectionnisme qu’il ne pouvait exercer que sur les faibles, faute de pouvoir l’intégrer ailleurs. Peu importe la source de l’inspiration, pourvu que le poète nous émeuve... et il fut un grand poète !

Avec Stendhal, l’inadaptation sociale devient un drame. Verseau très valorisé par le Soleil, Vénus, Mercure et Pluton dans le signe, il passe toute sa vie à poursuivre son enfance endeuillée par la mort de sa mère lorsqu’il avait sept ans. Ecolier studieux, il décide, à seize ans, d’apprendre les mathématiques, de quitter Grenoble pour Paris et de ne plus revoir son père et sa tante Séraphie, « ces bourgeois bouffis d’orgueil 1 ». Il ne se présenta pas à l’Ecole polytechnique, et prétendit, toute sa vie, qu’il en fut éloigné délibérément par ses opinions politiques. Ce n’est qu’un faux alibi : la marginalité lui convient. Le reste de sa vie s’écoule dans la gêne : il est successivement soldat sous Napoléon, petit journaliste sous la Restauration et fonctionnaire besogneux le reste du temps. En fait, il veut rêver sa vie, recréer son enfance en accumulant des souvenirs joyeux qu’il pourra revivre à son gré, en les évoquant. C’est dire que l’argent ne l’intéresse pas. Sensible, ardent, timide, animé d’une tension secrète, d’un esprit lucide et critique, il préfère une vie banale aux compromissions des affairistes. Intéressé surtout par les événements, il est le « témoin » rêvé mais ne crée aucun sujet, bien trop préoccupé à se recréer lui-même à travers une auto-analyse qui est sa propre thérapeutique.

En 1838, à cinquante-cinq ans et en cinquante-deux jours, il dicte la Chartreuse de Parme et meurt, pauvre et abandonné, quatre ans plus tard. Ce n’est qu’au début du siècle que l’on retrouvera le chroniqueur qui passa sa vie à étudier, à travers les événements, les réactions humaines en général, et les siennes en particulier.

Dans la Vie de Henry Brulard, il note : « Je devrais écrire ma vie, je saurais peut-être enfin, quand cela sera fini, dans deux ou trois ans, ce que j’ai été, gai ou triste, homme d’esprit ou sot, homme de courage ou peureux, et enfin, au total, heureux ou malheureux ». Et il avoue dans son Journal en 1805 (il a vingt-deux ans) : « Dès que j’aurai corrigé mon caractère mélancolique… j’en aurai, j’espère, un très aimable : la gaité de meilleur goût sur un fond très tendre. » Il semble que ce soit là la meilleure approche de la sensibilité du Verseau.

Après cette promenade en compagnie de Stendhal, et pour généraliser un cas, peut-être extrême, nous devons reconnaître qu’en effet le Verseau est plus « pot de terre » que « pot de fer » ou, si l’on en croit Georges Simenon (Saturne, Mercure, Vénus, Soleil et Jupiter dans le signe) un davantage « fessé » qu’un « fesseur ». Mais il ne faudrait pas que la situation s’éternise ! Nous évoquons, bien sûr, les sujets équilibrés, indulgents ou compréhensifs, et non les masochistes, par goût, adeptes de Masoch (lui-même occupant du signe) ! Ceux-là se complairont à étaler leur malchance, à formuler leurs plaintes et à se réjouir de souffrir si agréablement. Laissons-les à leur bonheur !

Pour le sujet « normal », il n’est pas impossible que, par aveuglement voulu ou par paresse, il laisse la situation s’enliser. Le débiteur sans scrupule se réjouit ouvertement et arbore une mine triomphante… Attention ! Comme un chat lance sa griffe, à la surprise de tous le Verseau outragé récupère sa dette, et, préfigurant le Bélier, passe par-dessus bord le « fesseur-fessé » ! Force d’excitation sur fond d’inhibition extinctive…

Mais pourquoi cette réaction si vive ? Parce que, même si l’on est sans illusion sur le prix de la gentillesse dans une société qui apprécie davantage les valeurs économiques que les élans du cœur, il est extrêmement vexant de se rendre compte que la générosité est parfois confondue avec la faiblesse.

D’autres espérances

Les espérances de réussite du Verseau sont particulières et n’ont rien à voir avec l’argent. Nous parlons de l’accumulation de biens en vue de mettre en valeur une image sociale ou de régner à coups de dollars et non de la nécessité d’avoir de quoi vivre, et pas seulement de quoi manger… Il y a des domaines qui le laissent froid et d’autres pour lesquels il se ferait « tuer ». Sachant à quel point la réussite est contraignante, il préfère sa liberté aux obligations que crée la fortune, à la difficulté de l’acquérir… et de la garder. Son esthétisme peut se contenter d’un regard : il n’a pas besoin de posséder pour aimer.

Et la gloire… Mais qu’est-ce que la gloire ? Si c’est le désir de briller, oui, le Verseau est sensible à la gloire, née d’une légitime ambition, bien qu’il y ait dans le mot un son fêlé qui évoque le « toc ».

« Vous n’aimez donc pas la gloire ? », demandait à Colette madame de Noailles.

« Mais si. Je voudrais laisser un grand renom parmi les êtres qui, ayant gardé sur leur pelage, dans leur âme, la trace de mon passage, ont pu follement espérer, un seul moment, que je leur appartenais. »


Le Verseau et sa Santé

Du point de vue de la santé, il faut considérer deux types très différents selon qu’ils privilégient l’inertie d’inhibition ou la force d’excitation.

Le premier type est un calme qui peut s’abstraire de ce qui le gêne. Il contrôle son émotivité en inhibant les motifs de contrariété, mène une vie régulière, indifférent à la gastronomie et se contentant de mets simples qui apaisent sa faim. Sujet, dans son enfance, aux maladies osseuses et aux déformations de la colonne vertébrale par manque de tonus musculaire et hyper-laxité ligamentaire ou articulaire, il accepte de les corriger, même au prix d’une longue rééducation : sa conscience musculaire lui permettant de comprendre le bienfait de tel ou tel exercice. Une bonne élimination rénale retarde considérablement les manifestations arthritiques. Sujet aux maladies infectieuses, il s’en défend assez mal. Une forte posologie est souvent indispensable car son pouvoir de réaction est insuffisant.

Le second type est un excitable par tempérament. Hypersurrénal et hypothyroïdien ou hyperthyroïdien et hyposurrénal (les fonctions de ces deux glandes se compensent), il réagit remarquablement dans les affections les plus graves : il ressuscite comme Lazare ou « renaît de ses cendres » tel le phénix !

Très sensible aux médicaments, un traitement à faible posologie lui convient. Il préfère souvent l’acupuncture ou l’homéopathie qui donnent, chez ces sujets, un meilleur résultat que la médecine officielle. Peu patient de nature, contrairement au premier type, si un traitement n’agit pas assez vite… il en change !

Sa façon de s’alimenter est anarchique, ainsi que ses besoins. S’il affiche un sens de la gastronomie très sélectif, il lui suffira de remplacer, dans un même plat, le filet de citron préconisé dans la recette par des câpres ou des cornichons pour trouver délicieux ce qu’il repoussait. Anorexique et insomniaque par crises, il dort peu mais profondément et récupère très vite.

La sédentarité, le manque d’air et d’exercice lui sont extrêmement préjudiciables, ainsi qu’une atmosphère survoltée qui accroît sa susceptibilité nerveuse. C’est un cyclothymique dont l’équilibre varie selon le temps qu’il fait, les phases de la Lune ou la pression atmosphérique. Très sensible aux ambiances, il cherche en permanence, par son comportement, à établir l’harmonie et l’entente dont il a besoin. Sa force de composition le porte à la gaîté si la morosité s’installe, et il saura apaiser les querelles en prenant la discussion à contre-pied. En fait, il cherche l’équilibre du milieu en renversant l’élément perturbateur.

Deux signes situés à égale distance de l’axe des équinoxes (0 degré Bélier – 0 degré Balance) sont dits en « contre-antice ». Le Taureau, par exemple, est en « contre-antice » du Verseau. Le premier, en induction négative, stocke, pour s’en défendre, les excitations venues du dehors, le second, en induction positive, recrée à son profit le contact avec l’environnement. Au cas où il y aurait, dans un thème, égalité flagrante entre ces deux signes par une occupation planétaire de valeur très proche, la décharge (c’est-à-dire l’extériorisation des tensions) deviendrait problématique et risquerait de se résoudre par des conversions somatiques : ce sont des maladies n’ayant 59 pas d’origine bien définie mais qui affectent par exemple la peau (eczéma ou psoriasis), le tube digestif ou le système respiratoire (asthme ou emphysème), et qui révèlent, à un examen plus approfondi, une tendance aux spasmes attribuée, à juste titre, à une dominante Uranienne.

La Tradition, elle, prédit aux natifs du Verseau des dispositions aux troubles circulatoires, reprenant une analogie symbolique entre l’eau primordiale et les liquides du corps, en particulier le sang. Il n’est aucunement prouvé que des maladies comme l’artérite, la phlébite ou les leucémies (pour ne citer que les principales) sont plus fréquentes dans un signe que dans un autre. Nous entrons dans un domaine que seule la médecine est habilitée à traiter et qui ne saurait, en aucun cas, être celui de l’astrologie. La seule indication que nous pouvons fournir (et ce n’est pas si mal) est d’indiquer le potentiel énergétique du sujet, et la manière dont il pourra l’utiliser.


Le Verseau et son Apparence

Il y en a des petits et des grands, des minces et des athlétiques, des souriants, des tristes, des bilieux et des euphoriques… Tout existe dans la nature humaine. L’apparence, la morphologie des gens dépend peu du conditionnement astral, mais surtout de l’hérédité, de ce fameux phénotype que chacun porte en soi dans son patrimoine génétique, et qui est une sorte de programmation à laquelle nous ne pouvons guère échapper.

Cependant, on peut remarquer une certaine constante dans la façon dont se présente le sujet du onzième signe.

C’est souvent un longiligne aux muscles étirés et d’apparence plutôt fragile ; mince ou de proportions moyennes, assez gracieux, il est parfois timide mais accueillant. Un élément essentiel facilite la détermination de l’apparence : c’est le signe occupant le dixième Secteur. Pour que la réalité s’approche du portrait-robot, il faut une très forte dominante Verseau et, dans la famille, quelques sujets qui participent de la même tendance.

Beaucoup de traits caractéristiques sont la résultante de la dominante planétaire, et chaque thème est un problème différent.

Si Uranus domine, la présentation vestimentaire sera empreinte des codes personnels du sujet. Il s’inventera une mode correspondant à une valorisation intérieure et s’imposera grâce à l’originalité avec laquelle il interprétera les canons de la beauté. Il s’arrangera surtout pour ne pas passer inaperçu et une sorte d’agressivité dans le comportement peut rendre celui-ci facilement caricatural.

Si Saturne parle haut, la mise sera plus classique. Mais le sujet donnera à tous l’impression qu’un costume ou une robe d’il y a cinq ans paraissent neufs, tant la façon de les porter peut être différente selon l’humeur. Les détails ou accessoires, à force d’être recherchés pour leur pouvoir régénérateurs, attireront l’œil aux dépens de l’ensemble.

Jupiter est-il dominant ? On choisira des vêtements confortables, chauds ou légers selon la saison, qui n’entravent ni la marche ni la position assise, et qui donneront au regard des autres une sensation de bien-être que plus d’un enviera !

Mars prépondérant dans le thème donne un être décontracté, parfois négligent ou un peu débraillé, mais toujours propre. L’eau et le savon sont des éléments de rajeunissement commodes, et la fraîcheur rend neuf le vêtement le plus usagé. De toute façon, le récent est synonyme de clinquant ! On se vêt car on ne peut aller nu, on se protège des intempéries, et il s’agit d’être disponible sans avoir à s’apprêter spécialement pour telle ou telle circonstance. Un costume, une robe, sont des serviteurs qui donneront satisfaction dans la mesure ou l’on n’entendra jamais parler d’eux !

Un Vénusien du Verseau, lui, suivra la mode en s’adressant aux fournisseurs que personne ne connaît mais qu’on aura su découvrir. Il s’agira alors de les imposer. Le bizarre et l’astucieux se mêleront harmonieusement : il faut plaire à l’autre pour le séduire… et le changer !

Mercure rend habile, chacun le sait.

Une femme fera peut-être elle-même ses robes et s’en vantera, alors que tout le monde s’habille de prêt-à-porter. Un homme comptera sur sa mise pour élargir son champ de connaissances et ses rapports humains. L’accueil du Verseau se fera encore plus souple, plus vivant et plus efficace. MercureVerseau est curieux comme une belette, il s’intéresse à tout et vous écoute parce que cela le régénère !

L’originalité avant tout

Quant au Soleil, il exige que la représentativité sociale passe par l’apparence. Pour lui, « l’habit fait le moine », mais le rayonnement doit être suffisamment reconnaissable pour servir de drapeau, de totem ou d’image de marque et permettre de prendre sa revanche sur des déceptions passées ou vécues comme telles dans l’enfance. Il s’agit de renaître à soi-même, de se faire un nom et une réputation dont on soit extrêmement responsable.

Quelle que soit la dominante chez un Verseau, il y a toujours une certaine recherche dans sa mise : un détail qui le singularise, une couleur qui surprend, un accessoire insolite, quelque chose qu’on ne peut trouver nulle part sauf dans un village du Pérou. Qu’il soit classique d’apparence ou original, c’est aussi un adepte des vêtements faits sur mesure, selon ses propres modèles et indications, dans des matériaux rares ou précieux. A cet égard, c’est un être luxueux : il se refuse à porter ce que tout le monde porte (ou de la même manière que tout le monde), de même qu’il déteste les lieux communs, les idées reçues et les évidences.

Une seule exigence absolue, dans cette apparente diversité : ne jamais mijoter dans l’habitude, le refrain cent fois répété ou la grisaille génératrice d’ennui, pour soi-même et pour les autres. N’être « ni tout à fait le même ni tout à fait un autre » !


Les Astromariages de la Femme Verseau

Femme Verseau et homme Bélier

Un point commun, mais de taille : la bougeotte. Ce sont deux actifs. Ils se rejoignent pour l’aventure, le risque, les grands voyages, l’imprévu. Ils s’enthousiasment souvent, ensemble, et pour les mêmes choses. Ils brûlent les vaisseaux, les étapes, la chandelle par les deux bouts. C’est à qui étonnera l’autre, le défiera le plus. Mais elle est une cérébrale, réfléchie tout de même, qui contrôle toujours ses dérapages, alors que lui fonce tête baissée vers le danger… Peut-on vraiment l’assagir ?

Femme Verseau et homme Taureau

L’Air et la Terre. La fantaisie et la solidité. L’imprévu et la discipline. Elle fascine par son allure, son aisance, son intelligence inventive notre terrien jouisseur et possessif. Mais fera-t-elle une bonne compagne pour lui ? Elle est tellement imprévisible, séductrice, indépendante, aussi. Le voilà désarmé : lui qui prévoit tout, lui qui ne peut pas faire un pas sans sa « conjointe », lui qui charme pour charmer et non comme elle pour capter, va-t-il accepter qu’elle lui échappe ? Rien n’est moins sûr.

Femme Verseau et homme Gémeaux

Voici deux voltigeurs. Tous deux enfants des airs et des nuages, tous deux légers, optimistes, volatiles. Elle plus sérieuse que lui : ses responsabilités, son travail, sa famille, ses amis requèrent toute son attention. Lui, l’homme Gémeaux, est parfaitement insouciant. Seul le moment qu’il vit l’intéresse. Ce qui doit arriver un peu plus tard ou le lendemain l’ennuie vraiment. Son incapacité à se projeter dans le futur, même immédiat, est viscérale. Il y a entre eux une grande complicité intellectuelle faite d’humour, de réparties caustiques, de compréhension et de vivacité. Mais aucun être un peu profond n’a de prise sur un Gémeaux : et s’il était, comme on le dit souvent, indifférent ?

Femme Verseau et homme Cancer

Il y a, entre eux, une grande attirance, faite de secret et d’étrangeté. La femme Verseau représente ce que l’homme Cancer voudrait être s’il était plus courageux. Et elle admire chez lui son intériorité, son intimisme. Plein de points communs : l’humeur fantasque, la fidélité profonde, le goût de l’harmonie, l’attirance pour les voyages et encore, et surtout, un réel anti-conformisme. Lui, plus torturé qu’elle, puise dans son inaltérable optimisme les forces qui lui manquent parfois. Et elle trouve chez lui le sens du foyer. C’est un bon astromariage.

Femme Verseau et homme Lion

Ces deux extrêmes se rencontrent souvent et se séduisent presque toujours. Le narcissisme généreux de l’un renvoie au narcissisme égotiste de l’autre. La femme Verseau cultive la personnalité éclatante de l’homme Lion et tire de sa réussite, de sa popularité, de sa gloire, parfois, une secrète jouissance. Il faut aussi savoir qu’ils ont les mêmes rythmes biologiques, le même intense besoin d’activité, une grande dépendance aux autres, et, partant, l’un vis-à-vis de l’autre. Il est soucieux des conventions : elle s’applique à lui plaire. Elle a besoin de se perfectionner sans cesse en tout : il l’y encourage. Voilà une union solide et rayonnante.

Femme Verseau et homme Vierge

L’Air et la Terre à nouveau. Mêmes réserves que pour l’homme du Taureau : ces terriens sont trop sûrs et monolithiques face à cette fée légère et bleutée, imprévisible et chatoyante. Ils risquent de se perdre dans ces jeux de séduction et de hasard où elle gagne toujours parce que rien de ce qu’on appelle les biens matériels ne l’attache. L’homme de la Vierge si possessif, si exclusif, ne supportera guère ses échappées de femme libre. En outre, il recherche ce qu’elle hait : les limites. Il se protège des autres alors qu’elle s’expose à eux. Il se replie sur lui tandis qu’elle s’ouvre au monde. Attention : couple difficile.

Femme Verseau et homme Balance

Compréhension immédiate. Même langage de charme, même esthétisme, même sens de l’harmonie en toute chose. Même fascination réciproque. Même besoin des autres : la femme Verseau par réel altruisme, l’homme Balance par nécessité profonde et permanente d’être en accord avec son entourage. Elle est plus indépendante que lui pourtant, et assume le conflit s’il doit avoir lieu alors que lui l’évite comme la peste. Lui pardonnera-t-il son irréductible anticonformisme, lui si souple, prêt à toutes les concessions pour sauver l’entente sereine, l’accord parfait ? C’est un joli risque à courir.

Femme Verseau et homme Scorpion

Ces deux êtres secrets s’approchent l’un de l’autre avec défiance, échangent silences, regards, banalités avant de se quitter, imprégnés de leur étrangeté, de leur magnétisme et de leur force réciproques. Quelque chose en eux fait qu’ils se fuient. Est-ce l’angoisse sadomasochiste et torturée du Scorpion qui déplaît instinctivement au Verseau ? Est-ce la bonne humeur résolument chaleureuse et positive du Verseau qui effraie notre Scorpion ? Ils ont pourtant des ressemblances – malgré eux, peut-être ? Ils aiment étonner leur entourage. Ils se lancent des défis à eux-mêmes, dans une recherche permanente de la difficulté. Ils ont aussi la même inquiétude profonde sur leur propre valeur. Mais leur assoçiation est bien meilleure dans le travail que dans la vie.

Femme Verseau et homme Sagittaire

Ils partagent le goût de l’aventure, qu’elle soit spirituelle, intellectuelle, géographique ou physique. C’est un grand actif ; elle aussi. Là encore, l’Air de notre dame Verseau attise le Feu du Sagittaire : elle lui donne confiance en lui, elle nourrit son enthousiasme, son courage, son esprit d’entreprise. Mais y a-t-il dialogue entre eux ? Elle qui, en vraie cérébrale, s’interroge beaucoup sur les êtres, le pourquoi et le comment des choses, parviendra-t-elle à l’intéresser au « deuxième degré », aux motivations de ses actes, aux détours de la pensée, aux dédales de la réflexion ? Et puis, son individualisme à elle s’accordera-t-il de son conventionnalisme associatif ?

Femme Verseau et homme Capricorne

Affinités : le sérieux, le sens du temps, de la durée, la fidélité, la mémoire, la profondeur. Complémentarités : elle, la fantaisie, lui, la discipline. Elle, l’élan vers les autres, lui, l’isolement. Elle, la séduction, lui l’austérité. Mais les différences profondes de personnalité sont nombreuses : il est tyrannique, possessif, exigeant. Elle est libérale, permissive, tolérante. Il a l’ambition du pouvoir, elle s’assigne des missions personnelles, se provoque en combat singulier hors des sentiers battus et recherche les positions les plus élevées dans la hiérarchie en place. Les valeurs profondes étant semblables, ils peuvent s’unir avec bonheur s’ils savent empêcher la vie professionnelle d’empiéter sur la vie privée.

Femme Verseau et homme Verseau

Tous les points communs, toutes les affinités, toutes les ressemblances plus une : la faculté qu’a l’homme du Verseau de se mettre à la place de l’autre, faculté qu’il partage avec la femme du Verseau. Ils ont donc toutes les chances de s’entendre, de se comprendre et de s’aimer durablement. Un risque, qui existe dans tous les mariages du même signe : celui de ne jamais s’étonner l’un l’autre. Mais c’est un risque infime chez les gens du Verseau dont la fantaisie est très grande. Tous deux étant imprévisibles, tous deux ayant le goût du changement, de l’insolite et du singulier, on ne peut qu’applaudir leur union : c’est un spectacle permanent.

Femme Verseau et homme Poissons

Ils aiment la musique et le monde. L’homme du Poissons se fond dans les autres, la femme du Verseau s’en distingue pour créer l’échange, le dialogue, la communication. Les vibrations musicales sont très importantes pour eux. Elles leur permettent d’accéder à une dimension secrète, intime, où rien n’a besoin d’être exprimé. Mais soyons lucides : l’Air et l’Eau n’ont jamais fait bon ménage. Elle n’appréciera pas forcément les complications sadomasochistes de l’homme du Poissons, sa marginalité, son attirance pour l’échec. Et lui, appréciera-t-il a sa juste valeur son courage, sa vitalité, son âme résolument positive ?


Les Astromariages de l’Homme Verseau

Homme Verseau et femme Bélier

Il est, d’emblée, subjugué par cette boule de feu, piaffante, impétueuse et trompe-la-mort. Ensuite, il s’aperçoit qu’elle est constructive, courageuse, enthousiaste, prête à faire toutes les folies à ses côtés, gaie, vivante, combative, vigilante, et le coup de foudre se mue en grand amour. C’est une association très heureuse : ils se stimulent et se dynamisent l’un l’autre.

Homme Verseau et femme Taureau

Voilà un monsieur fantaisiste et aventurier face à une dame charmeuse mais enracinée : dans la terre ferme, au milieu de ses objets, parmi les siens. S’il parvient à la dégager de son univers un peu matérialiste, s’il la délivre de sa possessivité jalouse, ils s’entendront bien et très durablement car elle est calme, facile à vivre, enjouée. Elle peut admirablement administrer une affaire qu’il aura créée ou le seconder dans son travail pour les contingences ennuyeuses et matérielles. Autrement, conseillons-lui de chercher une âme sœur chez les aériennes (Gémeaux, Balance, Verseau) ou chez les femmes de Feu (Bélier, Lion, Sagittaire).

Homme Verseau et femme Gémeaux

Là, il y a incontestablement attirance : l’Air fait vibrer l’Air, la grâce fuyante et aguicheuse de la dame des Gémeaux intéresse au plus haut point notre monsieur Verseau et lui, par sa nonchalante désinvolture, son intelligence incisive, son discernement, la surprend. Cela dit, il comprend vite ses jeux, ses fugues et ses frasques. Si une solide intelligence et une vraie culture ne soutiennent pas cette personnalité aux multiples facettes, il s’en désintéressera.

Homme Verseau et femme Cancer

Beaucoup de compréhension mutuelle. Il recherche sa douceur, sa tendresse intimiste, sa spontanéité, son imagination jamais à court. Mais son immobilisme angoissé l’agace autant que son besoin de se protéger, en permanence, de toute agression extérieure. Lui qui a tant besoin de se confronter aux autres, aux événements, aux situations, le voilà freiné ou tout au moins ralenti par elle. C’est une alliance délicate, moins facile que la combinaison inverse (femme Verseau et homme Cancer).

Homme Verseau et femme Lion

La femme du Lion, avec sa superbe noble et généreuse, son intense popularité, son succès, ses talents multiples, impressionne le Verseau qui, pourtant, ne s’en laisse pas conter facilement. Elle a, en outre, une autonomie de pensée et d’action qui le séduit beaucoup, lui-même étant de nature extrêmement indépendante. C’est un des rares hommes du Zodiaque à savoir la mettre en valeur, en étant attentif à ses aspirations, à ses goûts, à ses humeurs. C’est, pour elle, un fin conseiller, un remarquable agent de promotion, et un grand ami : si leur sensualité (très vive et variée chez le Verseau) concorde, ils forment un bel astromariage.

Homme Verseau et femme Vierge

En principe, malgré la vive et pénétrante intelligence dont elle fait preuve, la femme Vierge agace un peu l’homme du Verseau : il la trouve trop réservée et trop timide, remplie d’interdits, de tabous, de barrages, encombrée de complexes d’infériorité, manquant totalement de liberté et d’audace, bref, elle représente à ses yeux son irrémédiable contraire. Il lui apparaît, quant à elle, comme un homme sans frein, plein de toupet, sûr de lui et prêt à tous les scandales. En un mot, ce n’est pas le coup de foudre. Cela dit, il peut exister de brillantes exceptions, notamment si la dame Vierge a plusieurs planètes en Balance

Homme Verseau et femme Balance

Là, tout semble facile : entre gens d’Air, on se comprend. Elle est fragile (d’apparence), douce, vive, sentimentale, compréhensive et tolérante ; capable d’adopter l’autre dans sa globalité, avec qualités et défauts. Donc, il se sent bien à ses côtés. S’il n’est pas trop uranien, c’est-à-dire s’il ne recherche pas constamment le changement, la fantaisie, l’imprévu, il s’entendra très bien avec elle, dans la vie quotidienne. S’il est très marqué par Uranus… il faudra qu’elle se montre inventive, toujours sur le qui-vive intellectuel, surprenante. Courage !

Homme Verseau et femme Scorpion

Il faut bien le dire : elle le subjugue d’emblée. Sa sensualité, son profond magnétisme, sa perception des êtres quasi médiumnique le vampent littéralement. Mais les signes d’Air et les signes d’Eau ne trouvent pas d’harmonie ensemble. Lui, s’intéresse à son prochain, ouvre ses portes au tout venant par réelle humanité. Elle, a trop à faire avec elle-même, ses angoisses, ses révoltes, ses violentes contradictions. Ils risquent, à long terme, de ne pas trouver de terrain d’entente. Pourtant, c’est une avide d’expériences et une aventurière sans foi ni loi, comme lui. Peut-être fera-t-elle pour lui une meilleure amante qu’une bonne compagne.

Homme Verseau et femme Sagittaire

Oui, il aime les voyages, comme elle. Oui, il est curieux et entousiaste, comme elle. Oui, le monde extérieur l’intéresse au plus haut point, comme elle. En plus, ils sont tous deux optimistes, actifs, indépendants. Et ils ont le sens du risque. Peut-on demander mieux ? En fait, toutes les alliances de signes d’Air et des signes de Feu sont dynamisantes et euphorisantes. Ils se comprennent intimement et s’entraident sans empiéter sur leur jardin respectif. Excellent tandem.

Homme Verseau et femme Capricorne

Elle, c’est la pondération, la mesure, la persévérance, la raison. Lui, il serait plutôt pour la folie (douce), l’extravagance, la démesure (ou l’immesure), l’opiniâtreté maniaque et l’imprévu permanent. Ils ont des points communs : lucidité, obstination, volonté, mais qu’ils utiliseront à meilleur escient dans une entreprise commune, où lui crée et elle administre, ou bien dans une association professionnelle où leurs compétences respectives feront merveille.

Homme Verseau et femme Verseau

L’amitié, le profond respect de la liberté de l’autre, l’extrême tolérance et la générosité constituent pour ce couple un ciment à toute épreuve. L’entente absolue et (presque) parfaite. Tous les points communs, toutes les affinités, toutes les ressemblances plus une : la faculté qu’a l’homme du Verseau de se mettre à la place de l’autre, faculté qu’il partage avec la femme du Verseau. Ils ont donc toutes les chances de s’entendre, de se comprendre et de s’aimer durablement. Un risque, qui existe dans tous les mariages du même signe : celui de ne jamais s’étonner l’un l’autre. Mais c’est un risque infime chez les gens du Verseau dont la fantaisie est très grande. Tous deux étant imprévisibles, tous deux ayant le goût du changement, de l’insolite et du singulier, on ne peut qu’applaudir leur union : c’est un spectacle permanent.

Homme Verseau et femme Poissons

Elle est aquatique, hypersensible, torturée. Lui, va de l’avant, vers les autres, l’aventure et l’imprévu. Comme toujours, l’Air et l’Eau sont difficiles à assembler : ils risquent, dans la vie pratique, de vivre en parallèle sans se rencontrer vraiment. Pourquoi ? Malgré leur goût commun et prononcé pour leur prochain, ils n’ont pas les mêmes motivations dans l’existence : elle vit dans une quête mystique de ce qui se passe au-delà (des apparences, des choses matérielles), lui, est profondément assuré dans le réel, l’immédiat, la réalisation de ses objectifs, ici et maintenant. Voilà sans doute ce qui, à long terme, risque de les séparer.


Combinaison du Signe avec les Ascendants

La combinaison du signe avec l’Ascendant met en valeur la correspondance symbolique qui existe entre la journée et l’année, entre les heures et les mois.

Pour la mythologie, les Heures et les Moires sont filles de Thémis et de Zeus.

Thémis appartient à la génération des dieux primordiaux et a dans l’Olympe un rôle prépondérant car elle personnifie la Justice au service de la Loi. Ses accessoires sont donc la balance et l’épée, et ses yeux bandés la rendent insensible aux influences du monde extérieur. Elle règle aussi le cours de la vie humaine, aidée par ses filles auxquelles les Latins donneront le nom de Parques. Les Heures symbolisent le Temps dans son rythme journalier et annuel et les Moires la destinée de l’homme en rapport avec celui-ci.

Les Heures sont, à l’origine, au nombre de trois : Thallô, Carpô et Auxô, mais elles se multiplieront par quatre quand les Grecs établieront la journée de douze heures ! Ce sont des jeunes filles gaies qui se nourrissent de fruits, et dansent parées de fleurs ou d’épis suivant les saisons. L’hiver semble ne pas exister… Il est vrai que nous sommes en Grèce !

Les Moires, elles, prennent en charge la destinée humaine. Clotho a hérité du bandeau de Thémis : immuable, elle file, et sa quenouille, tournant comme le Soleil, symbolise le Temps qui s’écoule inéluctablement.

Lachésis est la première astrologue de l’Antiquité : elle a, comme sa mère, le don de prophétie et pèse sur la balance céleste le destin de chacun qu’elle définit selon le cours des astres. Atropos, obéissant à la signification de son nom, tranche le fil de la vie de l’homme et le rend immobile à jamais !

Pour les Grecs, chaque heure est double, à la fois diurne et nocturne, divisant le jour en douze parties, comme les douze mois divisent l’année. Perpétuant ce symbole, on a partagé le thème natal en douze Maisons, ou Secteurs, qui représentent la course journalière du Soleil en rapport avec son rythme annuel. C’est donc une division du Temps. Elle est due au moine Placide, bénédictin du vie siècle que saint Benoît sauva de la noyade et qui devint, de ce fait, le patron des noyés… et des novices de son ordre, mais pas des astrologues !

Les douze Secteurs représentent un Zodiaque terrestre qui se superpose au Zodiaque céleste et précise le vécu de l’homme, en rapport avec ses tendances générales, que révèle le Zodiaque saisonnier. Chaque Secteur a son domaine qui reste à préciser.

Astronomiquement parlant, qu’est-ce que l’Ascendant ? De savantes personnes vous diront que c’est, pour un lieu et un moment donnés, le point d’intersection de l’écliptique avec l’horizon oriental. Elles ont absolument raison, mais leur définition est un peu abstraite !

En fait, c’est le degré du signe qui se lève en même temps que le Soleil, c’est Bennou, l’oiseau migrateur au plumage pourpré que les Latins appellent phénix, qui naît à Héliopolis, suit le Soleil dans sa course, se consumant à son midi, mourant à son coucher, pour renaître le matin suivant.

Il marque, symboliquement, les axes privilégiés qui valorisent les planètes et, dans son cas, signe ascendant et signe solaire se confondent ; mais tout le monde n’a pas cette chance. Il s’agit pourtant d’être à l’heure, c’est-à-dire d’intégrer deux rythmes : l’un annuel, l’autre journalier. S’ils vont de pair, pas de difficultés : on peut valser indifféremment sur une musique de Strauss ou de Chopin ; mais s’ils diffèrent, cela revient à danser la valse en écoutant la Marseillaise. Que de faux pas si l’on est pris de court ! Prévenu, on y arrive : essayez donc !

Pour certaines écoles astrologiques, l’Ascendant indique la morphologie du sujet, sa présentation et le signe solaire son image sociale. Serions-nous partagés en deux, et dans quel sens : horizontal ou vertical ? La personne humaine est une entité qui tente de trouver et de garder son équilibre d’une façon dynamique : en rattrapant les faux-pas ! Il s’agit donc d’accorder – au sens musical du mot – les deux tendances, de voir comment on peut vivre les deux signes et, s’ils sont de rythme différent, de valser tout de même sur la Marseillaise, comme si elle était faite pour ça !

Notre apparence rend compte de cette dynamique, elle inspire les gestes et la mimique qui animent le corps et le visage, y inscrivant l’histoire de notre vie.

Voyons, maintenant, comment on peut interpréter les différentes combinaisons entre le signe solaire et le signe ascendant.

Verseau Ascendant Bélier

Voilà une combinaison zodiacale qui ne manque pas de piquant : haute en couleur, elle ne passe pas inaperçue. Il s’agit d’intégrer deux signes où l’excitation domine sans pour autant être de même nature : réaction contre l’inhibition hivernale chez le Verseau, excitation naturelle et printanière pour le Bélier.

Si rien, dans le thème, ne vient augmenter ce dynamisme, tout va bien : la résistance spontanée de l’un appuiera l’effort de renouvellement de l’autre et votre abord sera vif, gai, remuant. Vous êtes le bout-en-train du groupe et on ne peut pas vous résister quand vous désirez quelque chose. Vous êtes compréhensif, mais le Bélier rend vos choix rapides, vos préférences tranchées, et vous avez du mal à les exprimer sans blesser personne. Si vous vous enthousiasmez pour une idée, votre fougue respectera les opinions d’autrui, quoi qu’il vous en coûte, mais vous serez intransigeant si l’enjeu en vaut la peine à vos yeux : défendre un idéal, un ami, une discipline.

Rapide dans l’exécution de vos tâches, vous voudriez qu’elles soient finies avant même de les avoir commencées. Intuitif, vous saisissez rapidement ce qu’on vous expose ; impatient, vous négligez de l’approfondir et restez, parfois, superficiel. Il serait souhaitable d’avoir, près de vous, un mentor habile qui calme votre ardeur et réalise, dans le détail, ce que vous avez esquissé. Choisissez-le solide, car votre suractivité le mettrait vite sur le flanc et il vous quitterait, épuisé ! Bélier bien adapté, vous le remplacerez sur l’heure en pestant contre le temps perdu, mais le Verseau comprendra la situation, se fera des reproches tout en se réjouissant du changement…

Professionnellement, l’association VerseauBélier aime la prompte réussite et, si le succès tarde, vous cherchez ailleurs une compensation à ce que vous considérez comme un échec.

Dans la vie quotidienne, le plus urgent est toujours ce qui plaît : vous choisissez une tâche qui corresponde à l’humeur du monde, et laissez le reste !

Vous achetez vite… et payez vos erreurs ! Vous aimez ce qui est original et de couleur chatoyante : il vous arrive de passer devant une vitrine et d’acheter un objet ou un vêtement dont vous n’avez nul besoin mais qui vous a séduit. Tant pis si, rentré chez vous, il se révèle immettable : vous ne le porterez jamais !

Dans la maison, pas d’armoires encombrées ni de « petits bouts de ficelle » ne pouvant servir à rien : les objets doivent être en état de marche, et s’ils résistent aux réparations, on les jette.

Vous voyagez avec une brosse à dents et quelques vêtements.

L’enthousiasme et l’impatience signent la vie sentimentale du Verseau Ascendant Bélier. Si quelqu’un lui plaît, c’est par opposition à un autre qu’il déteste : « Comparé à Pierre qui était odieux, Paul est charmant », dira la dame, sujette (comme vous Monsieur) aux coups de foudre. La nouvelle conquête, avec laquelle les préliminaires seront réduits au strict minimum, inspire un lyrisme naïf qui prend tout ce qui brille pour de l’or… jusqu’à la prochaine déception ! La fuite est alors rapide et le nouveau choix aussi soudain que le précédent. « Un de perdu, dix de retrouvés », dit cyniquement le Bélier pendant que le Verseau soupire : »Je l’aurais fait changer… » Ainsi va la vie !

Si l’Ascendant Bélier est vécu dans l’inadaptation, la démesure s’installe. Vous vous épuisez à répondre toujours plus vite aux sollicitations de l’environnement, il vous faut tenter toutes les expériences, les unes après les autres, sans jamais revenir en arrière. La femme la plus belle, l’homme le plus en vue ne rassurent plus votre orgueil, il faut gagner à tout prix, même au détriment de votre résistance nerveuse, ce que le non-conformisme vous a soufflé : refaire le monde par la révolte et prôner l’anarchie.

Si vous ne sublimez pas ces pulsions par une création artistique ou un dévouement à une cause, vous risquez d’être un Verseau qui met les gens dans l’embarras pour l’éventuelle satisfaction de les en tirer.

Verseau Ascendant Taureau

Petits taureaux de Camargue ou puissants monstres espagnols, votre bonhomie n’est qu’apparente et, devant elle, nous restons cois : car si le rouge vous indiffère, tout mouvement désordonné vous excite et, paradoxalement, vous foncez pour qu’on vous fiche la paix !

Dans une alliance VerseauTaureau, l’entente semble problématique : l’un recherche les contacts pour extérioriser une excitation bloquée par l’hiver, l’autre concentre sa vigueur pour s’isoler de l’environnement et se vouer à l’essentiel. Entre ces deux signes, le dialogue est parfois difficile, les buts étant différents : « J’ai quelque chose à te montrer », dit le Verseau excité par sa trouvaille. « Vade retro », pense le Taureau latiniste, le sourire aux lèvres mais croisant deux doigts pour conjurer le mauvais sort et décourager l’importun…

Mais l’association de ces deux signes réunis par le caprice de l’heure peut être aussi extrêmement féconde.

Si vous êtes un Verseau très valorisé, la prudence du Taureau saura mettre un frein à vos emballements. Dans la vie professionnelle, toutes les innovations seront permises, mais les initiatives les plus osées auront leur contrepoids de réalisme : l’imprévu sera canalisé, organisé. Si les valeurs Taureau priment, du fait d’une importante occupation planétaire, elles peuvent brimer, par excès de prudence, l’invention, l’amour des autres et de la liberté du Verseau. Elles vous montreront, en les grossissant, les complications qu’apporte tout changement et vanteront le confort de l’immobilisme. Cette dualité peut donc retarder vos réalisations en étouffant le goût du risque et en enlevant toute crédibilité en des intuitions futuristes dont le Verseau est fécond.

Parier sur l’avenir est, pour le Taureau, l’équivalent de tirer un chèque sans provision.

Sentimentalement, votre vie est sans contraintes et ne noue que des liens librement consentis.

Vous ne courrez pas, pour autant, deux lièvres à la fois : l’amour du moment est seul valable et induit toute autre possibilité. Le sens de la composition vous permettra de garder comme ami l’amour de la veille, car vous brûlez rarement ce que vous avez adoré ! Vos amis sont votre famille et vous prenez soin d’eux plus que de vous : en général, ils vous le rendent bien !

Si vous êtes un Verseau bon teint, votre système nerveux est fragile : bénissez donc la composante Taureau qui vous incite à dormir quand vous en avez envie, à manger par gourmandise sans penser à votre foie, vos reins ou votre cellulite et à pratiquer un doux farniente quand l’inspiration fait défaut. Vous vous sentirez un peu coupable… mais tellement détendu ! C’est elle aussi qui vous fait languir après un brin d’herbe, contempler le va-et-vient des merles sur le marronnier de la cour et vous fait soigner, avec amour, le géranium accroché à votre balcon.

La réactivité Verseau vous épargnera peut-être les difficultés de contact ou la paresse qui envahissent parfois le Taureau, à moins que vous renouveliez, dans l’isolement et la routine, la fraîcheur d’un œil candide qui saisit la cocasserie d’une situation, l’humour d’une remarque, ou la lueur d’espérance qui subsiste dans le chaos.

Verseau Ascendant Gémeaux

Le jumelage de ces deux signes est fécond en rebondissements qui prennent leur source dans le goût des contacts humains. Inspirés par une finalité dynamique au Verseau, ils s’étalent complaisamment en Gémeaux et élargissent le dialogue avec le monde extérieur. C’est dire que vos relations sont nombreuses et entretenues sans effort. Vous appréciez les mondanités à condition qu’elles aient une utilité et un but : vous serez le président actif d’une oeuvre, le représentant habile d’un groupe, car vous savez apaiser les tensions, et votre « liant » est plus efficace qu’une obstination cassante.

Si votre imagination n’a pas la dimension de celle de Jules Verne qui parcourut le monde sans sortir de chez lui et fonda une « Société pour la recherche de la navigation aérienne », vous lisez les ouvrages de science-fiction et les soucoupes volantes ou autres OVNI n’ont plus de secret pour vous.

Indépendant par le Verseau, les Gémeaux vous soumettent à l’ambiance. Vous êtes le témoin rêvé et savez raconter en larges traits les événements les plus variés. Si vous aimez les chansons de Serge Lama pour ce qu’elles racontent, vous défendez la peinture moderne parce qu’elle exprime une idée de la réalité au lieu de la représenter. Si votre signe solaire vous invite à suivre une pensée et à la démontrer, l’Ascendant peut disperser vos buts car vous avez parfois du mal à faire un choix, à exclure des opportunités parmi les intérêts qui vous sollicitent : vous les vivrez intégralement, quitte à vous renier…

Vous aimez plaire… de toutes les façons ! Quelle que soit votre morphologie, vous pesez « une plume », votre démarche est vive, légère, à la manière de ces obèses qui dansent merveilleusement ! Vêtu avec recherche, vous portez allègrement les tenues les plus absurdes… et cela vous va, car, sur vous, tout bouge. Vous préférez le flou aux vêtements ajustés et c’est vous, Madame, qui renouvelez votre toilette en la portant.. le décolleté dans le dos !

Sentimentalement, le flirt est votre affaire, vous êtes un spécialiste de l’aller-retour et dites avec sérieux : « Comme vous êtes beau ! « , pour séduire sans vous engager. Chez vous, la sensation devient idée et vous colonisez l’espace comme le danseur transforme le mouvement en abstraction. Prenez garde de ne pas être un Pygmalion collectionneur qui aime pour se mirer dans ses conquêtes et les modeler à sa guise !

Dans l’inadaptation, vous dites oui à tout sans rien réaliser, vous semez à tous vents les inventions les plus burlesques et vous pouvez vendre avec brio le fil à couper le beurre comme s’il devait refaire le monde !

Si vous n’y preniez pas garde, vous pourriez perdre votre identité à la manière de ces sujets qu’un prestidigitateur fait disparaître, et l’on ignorera toujours comment vous nous aurez quittés : par la fenêtre, par le trou de la serrure ou par la cheminée, avec la fumée…

Verseau Ascendant Cancer

Au Cancer, sous nos latitudes, la durée du jour va commencer à croître et notre cellule nerveuse, lasse de l’excitation liée à l’augmentation du temps journalier de lumière, se bloque pour s’autoréguler et répondre aux sollicitations en prenant son temps.

Au Verseau, nous l’avons vu, le sujet s’extériorise et son interrogation pressante appelle de promptes réponses. Il semble que ces deux rythmes aient du mal à s’accorder : comment vivre le Verseau sous son angle le plus cancérien et coordonner les contradictions ? Si tel est votre cas, vous paraissez calme, détendu, mais on sent dans votre attitude une tension sous-jacente.

Professionnellement, vous aimez travailler dans une atmosphère familiale où les rapports ont peu de chance d’engendrer de graves malentendus. Mais vous sentez confusément que l’on s’encroûte dans de telles situations et qu’il vous faudra une forte motivation pour changer votre mode de vie. C’est alors que le Verseau vous inspire l’idée qui révolutionne une technique attardée et lui donne un avenir : en somme, vous renouvelez pour promouvoir.

Dans votre vie personnelle, contrairement aux Gémeaux qui se diluent dans le milieu ambiant, vous l’absorbez passivement. Votre mémoire engrange les informations et les organise : vous faites votre nid avec ce que vous trouvez. Tout être qui vous sécurise est le bon, à condition que vous puissiez vous renouveler à son contact.

Le Verseau peut vous inciter à rechercher des moyens inédits pour assurer votre équilibre personnel et familial, à prendre appui sur votre force d’inertie pour scandaliser sans être ému et adopter une façon personnelle de vivre, sans pour autant renier vos modèles.

Pour illustrer notre propos par une comparaison empruntée à la vie des oiseaux, vous pouvez être comme madame Coucou qui pond ses oeufs dans le nid des autres, n’ayant pas le temps de les couver et de les nourrir. Au moment de l’éclosion, le petit, éliminant ce qui le gêne, passe pardessus bord ses frères de couvée afin de recevoir seul toute la nourriture… Et madame Coucou peut aller dire l’heure dans nos maisons !

Il peut aussi vous arriver, par nature ou par fatigue passagère, de vous couper du monde extérieur et de n’accepter que vos proches comme témoins. Vous avez alors besoin d’être pris en charge : souhaitons que votre conjoint soit à la hauteur ! De toute façon, n’importe qui fera l’affaire : il vous est indispensable d’être rassuré. Vous êtes comme ces plantes qui ne vivent qu’accrochées à un tuteur, un mur, une palissade. Si le Verseau reste vif, il vous tirera de ce mauvais pas. S’il entre en inadaptation, vous serez peut-être le révolutionnaire du Café du Commerce ou l’inventeur incapable de prendre un brevet et qui n’est un grand homme qu’aux yeux des siens. Dans ces cas-là, vous affirmez bien haut qu’il n’y a que les profiteurs qui gagnent de l’argent et qu’il faut être pistonné pour faire breveter son invention… et vous vous targuez de n’être ni ce capitaliste mercantile, ni ce flatteur à la solde de quelque magnat : vous êtes roi chez vous, cela vous suffit !

Vous pouvez aussi imaginer le monde à votre façon et nous le faire partager par une oeuvre d’art, à moins que, vivant dans le passé, vous décidiez de le faire revivre en actualisant l’histoire.

Verseau Ascendant Lion

La combinaison de ces deux signes met en valeur la fonction d’excitation et crée un déblocage de la situation saisonnière qui met en valeur l’individu : au Verseau, le sujet s’exprime à travers les autres, au Lion il se projette sur eux.

Un thème astrologique qui comporte ces deux rythmes peut être vécu dans l’harmonie ou la démesure, jamais dans la tiédeur.

Si votre signature planétaire reproduit cette configuration, vous savez vous mettre en valeur à travers vos oeuvres qui sont souvent le fruit d’une vocation. Que celles-ci aient une portée humaine, métaphysique ou d’utilité quotidienne, l’impact sera le même.

Avec vous, on sait tout de suite à qui l’on a à faire, si vous êtes dans un moment d’optimisme ou une crise de cafard, car vous extériorisez facilement vos humeurs.

Votre volonté est directive et vous l’imposez sans nuances, car l’audace est une façon de cacher une peur irraisonnée, qui se manifeste par l’attaque. Malgré l’émotivité que ces conduites révèlent, vos efforts sont bien dirigés : vous suivez votre idée et la menez à terme. Si vous l’abandonnez, c’est pour la reprendre après avoir fortifié vos arrières : chez vous, « l’intendance » suit ! L’indépendance foncière qui caractérise les deux signes s’exaspère dans le duo : malheur à qui la met en péril ! Dans le cas d’un péril éventuel que vous savez définir vous préférez organiser vous-même vos défenses.

Professionnellement, si vous vous intéressez aux autres, vous pouvez être le biographe d’auteurs contestés que vous chercherez à réhabiliter en apportant de nouvelles sources d’information : voilà pour le côté Verseau. Quant au Lion, il vous permet toutes les audaces : vos sources sont sûres, l’attaque est sans péril !

Vous pouvez, aussi, être Verseau Ascendant Lion à la manière futée du petit garçon qui promène, contre espèces sonnantes et trébuchantes, les chiens d’un quartier dont il est devenu le roi !

Derrière cette image sociale, qu’est-ce qui vous incite à reconstruire le monde ? Beaucoup d’orgueil, masqué de générosité oblative, et le désir aigu d’être un centre d’intérêt. D’ailleurs, votre présentation le marque bien : élégante et soignée, il faut qu’elle impressionne sans entraver la liberté des mouvements.

Sentimentalement, vous êtes sujet à l’instabilité. Il faut que vous admiriez l’objet aimé… ou qu’il vous admire ! La prise de contact est rapide, la séparation inattendue.

Dans la démesure, l’alliance entre le Verseau et le Lion est placée sous le signe du divorce, la disparité exaltant leurs différences, sans possibilité de dépassement. Nous aurons alors un sujet partagé entre l’exaltation de sa personnalité qui s’exprime en naïves fanfaronnades dans lesquel les on a du mal à déceler la part de l’humour et une démobilisation de ses énergies dans laquelle il se complaît : c’est le trahi content ou le « sorcier » conscient de l’efficacité de son image dont il use à tout venant, sans discrimination, et qu’il exploite maladroitement sans, pour autant, croire à ses vertus. C’est le Lion de la Metro-Goldwin-Mayer mâchant du chewing-gum entre deux baillements !

Verseau Ascendant Vierge

« Le changement dans la continuité », ça ne vous fait penser à rien ? Non, non, fermons les yeux sur cette haute figure qui nous gouverne et qui, pourtant, fait le maximum, selon son conditionnement planétaire, en bornant sa re-création aux seuls détails que lui permet sa fonction. Mais quittons l’Elysée, séjour de la vertu aux Enfers, et, enjambant la mythologie, laissons l’exception pour aborder les généralités.

La Vierge, dernier signe de l’été, marque la fin de la fonction d’autoprotection. Débutant au Cancer par un quiétisme assimilateur qui dépersonnalise le sujet, elle se débloque au Lion pour lui rendre son identité. La Vierge, forte des expériences passées, va élaborer et mettre en pratique les conduites adéquates. Le « Petit Manuel de l’autoprotection », suivi du mode d’emploi, est la bible du signe.

Etre Verseau Ascendant Vierge, c’est ressentir en soi deux tendances qui ont du mal à se comprendre et à s’accorder. L’une prend tous les risques pour faire bouger les situations embourbées, l’autre s’enferme dans un silence attentif et, avant de prendre une décision, évalue le pour et le contre sur une balance truquée, qui ne pèse que les limites. L’un diffuse, l’autre entasse, et qui dit Vierge dit économie : avoir le maximum de satisfaction pour le minimum de dépense, aménager son temps de la manière la plus confortable et disposer d’autrui selon son bon vouloir.

Si vous êtes un Verseau apocalyptique, l’Ascendant Vierge vous gardera des visions prophétiques qui dépassent le bon sens et vous épargnera les incidents annexes. Par contre, Verseau adapté, vous saurez diriger vos efforts avec le maximum d’efficacité et votre comportement sera guidé par une ligne de conduite : vous saurez vous faire valoir sans vous laisser envahir, et manier les nuances avant d’agir.

Votre apparence est sobre, vos vêtements, simples et commodes, adaptés au climat ou à la saison. Vous conservez, usez, jusqu’à ce que le Verseau vous souffle une façon inhabituelle de renouveler votre garde-robe, sans grande mise de fond. Cela peut être aussi le règne du rafistolage à domicile, du « je fais du neuf avec du vieux » et de la recette cent fois expérimentée dont vous gardez le secret.

Professionnellement, vous serez à l’aise dans les métiers qui demandent du soin, de l’attention, mais laissent une part d’invention ou de rêve. Vous pouvez être le chercheur patient qui dirige ses travaux vers un but inexploré mais riche en potentialités humanitaires, ou l’artisan amoureux de son métier et des gestes spécifiques qu’il demande. Vous employez l’outil adéquat et, si vous êtes cuisinier, vous n' »émincerez » pas des oignons avec un couteau à « trancher » ; mais vous inventerez peut-être un plat qui gardera votre nom et dont vous aurez très soigneusement noté la composition.

Sentimentalement, votre emballement initial sera suivi d’une période silencieuse pendant laquelle vous chercherez à définir la personnalité de votre conquête. Longues fiançailles, suivies d’un mariage avec contrat, établiront au mieux une vie conjugale dont vous aurez aménagé tous les détails. A moins que le célibat consciemment assumé ne vous ait paru un choix répondant à votre goût de la diversité et à votre crainte de l’erreur.

Vous aurez donc tout prévu sauf, à l’approche de la quarantaine, l’intervention du Verseau coquin qui, faisant sauter tous les verrous, vous fera mener une vie de bâton de chaise dans une carrière bien assise !

Verseau Ascendant Balance

Voici deux signes « vifs » qui poussent, dans le même sens, le char de votre destinée, tout en modulant différemment le trajet selon les obstacles rencontrés : l’un (le Verseau) résiste et s’élance en ignorant les obstacles ; l’autre (la Balance) se dérobe promptement, avec adresse, pour revenir à la charge dans un meilleur moment… ou changer de destination.

Sous nos latitudes, au printemps et en été, l’homme est envahi par les changements de l’environnement qu’il ressent d’abord, puis utilise. En automne, son intérêt se restreint et envisage plus spécialement les contacts avec ses semblables. A la Balance, il établit des critères : l’un est comme ceci, l’autre comme cela. Il s’occupe avec une belle équité de lui et de « l’autre » afin de trouver un point commun à ce qui est différent et de faire coexister, dans la paix, ce qui semble inconciliable. Comme il n’a pas le sens de la synthèse, il ne peut que s’appuyer sur des codes établis par d’autres et qu’il applique soigneusement.

Si vous êtes Verseau Ascendant Balance, vous aurez des facilités pour établir entre les êtres des rapports nouveaux. Vous n’avez pas besoin d’être le « pape du surréalisme », comme André Breton, pour vivre votre signature planétaire. Il vous suffira d’engager le dialogue avec vos confrères, vos camarades ou vos subordonnés, d’avoir un abord accueillant, de discipliner votre agressivité, et de tout mettre en oeuvre pour que la bonne entente règne. Dans les codes du savoir vivre, vous éliminerez tout ce qui est compassé, dépassé, pour faire place à un comportement inspiré par le respect de la liberté d’autrui. Vous aurez des amis dans tous les milieux, sans considération de leur situation sociale, et les choisirez pour leurs qualités de cœur, leur originalité ou leur humour.

Si la Balance domine, vous vous soumettrez à l’essentiel des obligations de votre milieu : vous vous marierez pour faire plaisir à votre famille, à votre fiancée, appréciant les facilités que vous donneront cet état pour avoir des enfants et fonder une famille, mais vous refuserez tout cérémonial, vous contentant, après la mairie, d’aller dîner dans un petit bistrot avec vos témoins.

Vous pouvez aussi, dans l’inadaptation, ne fréquenter que le « gratin » pour le tourner en ridicule ou vous faire une réputation fondée sur la méchanceté de vos « mots » à l’égard de ceux qui n’en font pas partie.

A défaut de sociabilité, vous pouvez briser les associations de mots stéréotypées, concilier ce qui est inhabituel, et créer un langage dont les effets inattendus feront votre réputation.

Verseau Ascendant Scorpion

Les deux composantes Verseau et Scorpion semblent, à première vue, difficiles à concilier. La première est fondée sur l’immixtion dans le monde, la seconde sur un retrait tactique.

Le Scorpion, qui définit votre Ascendant, est le deuxième signe automnal. Il organise une défense contre les excès de sociabilité de la Balance, ses contacts multiples, ses revirements adroits. En y regardant de plus près, l’Ascendant peut apporter une aide précieuse à votre signe solaire : il vous gardera de l’enthousiasme à tous crins et canalisera les efforts de remise en question que le Verseau a toujours tendance à élargir. Par leurs différences, les deux signes auront, l’un pour l’autre, un rôle stabilisateur.

Dans votre profession, par exemple, vous ne communiquerez vos trouvailles ou vos intuitions innovatrices qu’à ceux qui vous aideront à les préciser, à les réaliser, et le sens tactique du Scorpion vous gardera d’une naïveté qui faciliterait l’exploitation systématique de vos talents par les autres. Esprit analytique, sans pitié pour l’injustice, il trouve immédiatement l’arme précise qui économise les forces, et frappe au bon endroit. Si une discussion s’éternise, vous vous absentez sous un prétexte futile, déroutant vos interlocuteurs et désorganisant leur défense. Vous reparaissez alors, fortifié par la réflexion solitaire et le désarroi de vos protagonistes.

L’alliance des deux signes vous donne la possibilité de faire des choix réfléchis et de vous y tenir.

Vous n’êtes pas très malléable, et si vous agréez une proposition c’est que vous avez épuisé vos arguments : on peut, alors, compter sur vous. On vous dira têtu, alors que vous êtes stable.

Avec vous, le premier contact n’est pas aisé : vous déroutez par un mélange de spontanéité et de réserve, une étrangeté indéfinissable qui attire et inquiète à la fois. Vous pouvez vous montrer dynamique, plein d’entrain, causeur infatigable ou bien énigmatique et lointain : pas de demi-mesure, on vous adore ou on vous déteste !

Dans le déroulement de votre vie sentimentale, vous dosez l’absence et la présence, la générosité et la parcimonie. Jaloux dans vos rapports avec l’être choisi, vous aimez le faire évoluer, le transformer, lui suggérer une tenue, un comportement qui révéleront, aux yeux de tous, sa personnalité profonde… Gare, alors, aux scènes et aux bouderies ! Une horreur invincible de l’approbation systématique vous fait prendre le contre-pied de la mode, et vous adoptez une tenue imprévisible sur laquelle des accessoires, choisis avec soin, vous démarqueront de la foule.

Dans l’inadaptation, les deux signes créent des situations pénibles. Toute création peut vous sembler vaine et les drames sans issue, car vous vous axez sur un détail, négligeant l’ensemble des problèmes. Ayant déjà tendance à refuser la communication, vous ne fréquentez que les membres d’une petite chapelle et la relation avec autrui, si intense au Verseau, devient problématique. Vous pouvez vivre alors replié sur vous-même, toujours sur la défensive, ne trouvant plus de sens à l’existence. Vous projetez sur « l’autre » la méfiance, l’impatience ou la colère, et vous vous croyez jugé par vos propres lois.

Bien qu’axé sur vous-même, si le Verseau tient bon, vous pouvez compter sur une résurrection par les chemins les plus divers : la rencontre d’une amitié, un acte généreux qui vous mobilise ou la curiosité de situations dramatiques qui vous empêcheront de retourner contre vous le « dard » animal qui terrorise les autres, et transformeront votre cri de guerre en chant d’espoir.

Verseau Ascendant Sagittaire

Votre signe solaire change de compagnon : de l’indifférent vous passez au curieux, du silencieux au prolixe. Verseau et Sagittaire sont tous deux des excitables et adhéreraient spontanément à ce qu’on leur propose, si le Verseau ne gardait ses distances, conscient de l’ambivalence des situations. Dans ce couple zodiacal, le Sagittaire apporte la possibilité et le goût de faire face à un maximum d’options : il ouvre toutes les portes, tant est vive son envie de communiquer. Mais, pour transmettre, il faut ordonner ses expériences et son savoir : si le Cancer stocke, le Sagittaire diffuse après avoir totalisé, accumulé son savoir. Il a, avant tout, le sens de la dialectique, qui est d’employer tous les moyens pour convaincre.

Si vous êtes Verseau Ascendant Sagittaire, vous pouvez, dans le cadre de votre métier, tenter d’exercer une action sur la société, vouloir concilier le collectif et l’individuel sans perdre de vue leurs différences fondamentales. Vous pouvez, si vous êtes très fort, réaliser une synthèse humaniste afin de sauvegarder les droits de l’individu et de la collectivité. Plus simplement, vous aimerez réunir les gens afin qu’ils échangent leurs connaissances d’une spécialité et fassent évoluer un savoir qui aurait tendance à se scléroser. Dans le but d’une audience générale, vous utilisez votre dynamisme pour concilier vos antagonismes et vos contradictions. Vous savez vous entourer de collaborateurs efficaces qui faciliteront votre réussite sociale. Mais craignez le retour de bâton de ceux qui se lasseront d’être votre « chausse-pied » !

Affectivement, cette double signature inspire la curiosité de l’inconnu, de l’inhabituel. Votre soif d’être aimé vous expose à des changements ou des compromissions qu’une partie de vous-même ne saurait admettre : il vous reste à donner libre cours à vos fantasmes, à rêver d’un amour universel, d’une amitié qui ne demanderait aucun effort et qui naîtrait d’une simple rencontre, d’un seul regard, mais grâce à laquelle vous referiez le monde. Pour ne pas l’avoir trouvée, ou parce que vous avez été déçu, vous aurez peut-être la nostalgie du foyer, de ce cocon qui limite (mais protège) et coupe les ailes des conquérants. Vous pouvez, aussi, sublimer vos carences et chanter l’espoir de venir en aide aux hommes de partout et d’ailleurs, par cette « terrible tentation de la bonté ».

Verseau Ascendant Capricorne

Voici deux signes qui se donnent la réplique : l’un éteint le monde, l’autre le ressuscite. Si vous êtes Verseau Ascendant Capricorne et qu’une seule lampe éclaire votre lieu de travail, de distraction ou de repos, vous obéissez, au sens propre, au phénomène d’extinction : une seule chose existe, celle à laquelle vous donnez tous vos soins. Mais il y aura, en plus, au-dessus d’un objet, d’un meuble ou d’un tableau, une seconde lampe qui vous rappellera que le monde ne se restreint pas à une seule préoccupation, que quelque chose ou quelqu’un soutient votre effort primordial, en élargissant vos ambitions ou vos espoirs.

Que ce soit dans la vie professionnelle ou privée, vous êtes calme et discret, parfois même un peu froid : vous intimidez, car il est difficile de vous définir au premier abord. Mais l’on sent très vite que, sous cette indifférence, se cache une passion qui soutient votre tonus : une cause à défendre, une idéologie à promouvoir. Si vous vous intéressez surtout à la genèse des événements, votre intuition vous renseigne sur leur avenir éventuel, et vous dirigez vos efforts avec une économie de moyens qui minimise les risques.

Dans la vie quotidienne, vous êtes un pessimiste gai qui souhaite que tout réussisse, et si vous marchez vers le « non-espoir », ce n’est qu’à reculons. Si la vie vous a été difficile, votre humour sera défensif, un peu grinçant mais se tempérera parfois d’un sourire.

Résistant de nature, vous dissimulez votre fatigue ou vos chagrins par un « tout va très bien » qui évoque la réponse à « madame la marquise » ou les recommandations de la méthode Coué qui prétend atteindre l’équilibre organique par l’autosuggestion.

Sentimentalement… c’est bien joli ! Sous une carapace impassible se cache une sensibilité frémissante : vous êtes un « chaud-froid » dont le froid serait à l’extérieur.

Si vous hésitez à vous lier, c’est parce que vous craignez les emballements de la passion qui est, pourtant, votre eau de jouvence. La peur d’aimer vous inspire d’étranges comportements : vous disparaissez pour reprendre votre sang-froid et reparaissez, aussi serein que par le passé… et votre partenaire n’y comprend rien ! « N’avouez jamais !  » est votre bible, vous n’offrez pas de fleurs, vous oubliez les anniversaires, mais vous aimez les attentions… quand vous en êtes le bénéficiaire !

Si votre sociabilité se réduit à l’essentiel, ceux que vous avez choisis ont droit à tous vos soins : Vous êtes l’ami discret sur qui l’on peut compter, ou le conjoint dévoué « dans le meilleur comme dans le pire ». Votre vie conjugale est fondée sur l’affection et l’estime réciproques, avec des bouffées de lyrisme qui entretiennent la vivacité du sentiment. Vous pouvez paraître austère… jamais ennuyeux !

Si, par malheur, l’extinction propre aux signes d’hiver portait sur les codes de la vie à deux, vous pourriez donner le ton à un ménage où toutes les licences seraient permises, vous chercheriez, dans la multiplicité de vos aventures, un adjuvant à vos désirs et trouveriez, dans chaque conquête, les prémices de la suivante. A moins que vous ne consacriez tous vos efforts à la poursuite effrénée d’une réussite sociale, aux dépens de votre santé et de votre bonheur.

Verseau Ascendant Verseau

Même rythme pour les deux signes : nous sommes en présence d’un mariage d’amour ! Vous êtes un pur Verseau et vous le montrez bien.

De la rigueur sur un fond de timidité est la composante héritée du Capricorne, mais vous y ajoutez du dynamisme et, placé en situation de confiance, vous devenez expansif et accueillant, aimant les contacts sociaux si vous vous y sentez à l’aise. Vous découvrez souvent chez les êtres des attitudes, des comportements qui vous enchantent par leur cocasserie : vous voilà alors fasciné et vous oubliez tout le reste pour vous fixer sur ce détail. On vous taxera de distraction et vous passerez pour le professeur Nimbus du Zodiaque ! Un a priori favorable dans les contacts, inspiré par l’amour d’autrui, vous rend sensible aux difficultés des autres et, parce que cela vous fait plaisir, vous n’avez de cesse d’y trouver un remède ou une solution.

Prenez garde, cependant, que votre serviabilité ne vous fasse une réputation de « petit saint », et qu’en donnant mauvaise conscience à ceux qui sont incapables de bienveillance, vous ne soyez victime d’une impopularité dont vous pourriez souffrir.

Assidu au travail si celui-ci permet des innovations, vous trouvez les petits trucs ou les grandes idées qui président au changement et animent le travail collectif.

Tout ce qui est usé, démodé, doit être remis à neuf. Si cela heurte les habitudes de certains, on vous tiendra rigueur de bousculer la routine, mais vous savez attendre, même si l’impatience vous anime et, revenant à la charge, votre optimisme contagieux aura souvent raison des insatisfaits.

Si leur froncement de sourcils ne se change pas en sourire, vous perdez patience, bâillez d’ennui pour brusquement aller, sans déplaisir, planter votre tente ailleurs ! Tout ce qui est nouveau vous excite et si l’on vous trouve instable, peu vous chaut… C’est votre destin !

Sentimentalement, vous séduisez par le charme et l’originalité de votre comportement. Un certain humour, fait de causticité sans aigreur, anime les anecdotes et émaille la conversation : on ne s’ennuie pas avec vous ! L’inattendu est de règle : vous transformez une promenade en exploration et un dîner en feu d’artifice dans un restaurant inconnu où, quinze jours après le Tout-Paris attendra une table… vous l’aurez déjà déserté au profit d’une autre découverte !

Madame qui êtes éprise d’un Verseau ou vous, Monsieur, qui en courtisez une, gardez-vous de la jalousie ! Perdre sa liberté angoisse le natif jusqu’au vertige : il disparaîtrait sans laisser d’adresse… N’oubliez pas que, s’il vous recrée à sa guise, il se renouvelle à travers vous et que le changement est sa source de jouvence et son credo !

Verseau Ascendant Poissons

Voici deux signes d’hiver qui ne demandent qu’à s’accorder : ils ont en commun l' »inhibition extinctive » qu’ils partagent avec le Capricorne, mais si le Verseau s’en dégage en réagissant, les Poissons la vivent par affinité élective.

Le nom barbare d’inhibition extinctive recouvre un processus très simple : s’abstraire le plus possible de l’environnement pour mettre toute sa force dans une activité qui nécessite la concentration. Pour les Poissons, c’est un choix qui ne s’extériorise pas et qui, vécu harmonieusement, encourage à la réflexion. Dans la dissonance, cette disposition peut engendrer le refus de tout effort, la misanthropie, parfois la drogue ou l’excès d’alcool. Dans le premier cas, c’est un processus actif : rechercher la solitude quand on a un livre à écrire est une sage conduite qui procure le calme et la concentration nécessaires pour mener à bien sa tâche. Dans le second cas, la solitude peut être vécue comme un isolement dans lequel le sujet ressent l’impuissance de celui qui ne pense bien qu’après avoir parlé. Certains écrivent en prison, d’autres ont besoin de la radio ou d’une musique de fond : affaire de tempérament ! Entre le Verseau qui est un excité par réaction à l’hiver et un Poissons inhibé par choix, c’est, sur un même tempo, deux rythmes différents qui peuvent s’équilibrer sans se nuire, l’un apportant à l’autre ses richesses et ses faux pas.

Le signe des Poissons, habile à distinguer en toutes choses ce qu’il convient d’éliminer ou de garder, apporte au Verseau le sens tactique qui lui fait défaut : si le Verseau réagit, le Poissons agit. Il a le don de la manoeuvre ouatée : pas de bruit, aucune susceptibilité tapageuse, à peine si, de temps à autre, l’œil s’entrouve pour laisser filtrer un regard aigu qui voit tout sans rien manifester. Il va, vient, repasse, draguant dans les eaux comme un vieux marcheur oisif !

Si vous êtes Verseau Ascendant Poissons, votre excitabilité joyeuse – mais parfois désordonnée – se teinte de feinte bonhomie et de patience réelle. En éliminant systématiquement ce qui est contraire à vos buts, vous augmentez vos chances de triompher en douceur, sans trop vous faire d’ennemis. Par contre, si la manoeuvre a été particulièrement adroite et que vous avez donné l’illusion d’un abandon tout en poursuivant vos intérêts, on vous le pardonnera difficilement !

Que ce soit dans votre métier, l’éducation de vos enfants ou la poursuite d’une idylle, les Poissons vous empêchent d’enfoncer les portes : ils vous font la main de velours et la démarche feutrée, vous conseillent l’attente vigilante qui profite de la moindre brèche pour s’y précipiter.

Prenez garde cependant, si votre Ascendant est vécu dans l’inadaptation, à ne pas éteindre complètement, par paresse ou désintérêt, la fonction créative de votre signe solaire. Vous risqueriez de ressentir l’aigreur, l’envie ou les regrets de potentialités non réalisées, et vous accuseriez la société, le Diable ou la malchance d’être un phénix incapable de renaître.


Comment interpréter Uranus dans les Signes

Avec les autres planètes, l’homme s’intègre avec plus ou moins de bonheur au monde extérieur et à la société de son temps : les aptitudes à acquérir sont les mêmes pour tous. Avec Uranus, nous entrons dans l’analyse des valeurs qui sont propres à chaque individu. Indépendantes du milieu, elles font de lui un être unique.

Le cycle d’Uranus est de quatre-vingt-quatre ans et peut se diviser en deux périodes théoriquement d’égale durée :

Jusqu’à quarante-deux ans, l’homme cherche à obtenir une place au soleil, à se perfectionner dans l’exercice de son métier en y acquérant une notoriété enviable qui lui permette de jouer un rôle personnel au sein de la société. Ses forces sont intactes et, quelle que soit la forme de son dynamisme, il est au service de ses acquisitions professionnelles, culturelles ou sociales.

De quarante-deux à quatre-vingt-quatre ans, l’homme suit le chemin qui va de la « force de l’âge » au déclin.

Il va se trouver confronté à des difficultés dont il convient qu’il sorte vainqueur.

Après avoir vécu diverses modifications de ses instincts affectifs ou sexuels et subi le recyclage professionnel inévitable dans notre économie, il doit prendre le temps de faire le point sur le passé.

En abordant les instances uraniennes, il privilégie les valeurs intellectuelles et spirituelles, sources d’activités enrichissantes qu’il peut exercer très longtemps.

Uranus en Verseau

Uranus en Verseau, s’il choisit la nouveauté en tout, sait la vulgariser, la transmettre avec le maximum d’efficacité et des mots simples, accessibles à tous ; mais il lui est parfois difficile de donner un exemple concret.

Pour être Uranien du Verseau, il faut que planète et signe soient valorisés par l’ensemble du thème. Si tel est votre cas, vous possédez une force novatrice qui décèle, dans les situations collectives, ce qui peut libérer l’homme des entraves de la vie quotidienne. Vous êtes généreux, actif, souvent optimiste, toujours prêt à venir en aide quand les choses vont mal. Doué pour l’auto-analyse, vous exprimez sans embarras vos complexités secrètes et votre écoute engage aux confidences. Par Uranus, vous êtes porté à schématiser, codifier, ordonner, mais le Verseau, épris de liberté et volontiers subversif, élargit ces modèles et passe au travers des contraintes sociales.

Si Uranus légifère, en Verseau, il se méfie de la justice qui rend son verdict à travers des faits interprétés par les témoins et les avocats. Connaissant le pouvoir des mots, il laisse une chance à l’homme, contre les exigences de la société, en permettant aux jurés d’un procès d’assises d’unifier leurs hésitations par « l’intime conviction », qui fait appel aux instances uraniennes les plus pures.

Si d’autres configurations viennent, dans votre thème, amplifier ce qui précède, vous pouvez vous singulariser par une originalité à tous crins, inspirée par l’instabilité de vos goûts et de votre humeur, par une tendance à refouler des émotions légitimes, mais à prendre feu pour un rien.

Ayant (peut-être à juste titre) une haute idée de vous-même, il se peut que la rigidité de vos convictions éteigne toute évolution et que vous imposiez sans souplesse la rigueur de vos certitudes. Dans ce cas, prenez garde de ne pas devenir le tyran familial ou confraternel dont les idées sont bloquées et les sentences sans appel : il vous faudrait alors des hasards peu communs pour que votre indépendance agressive puisse se canaliser dans une juste cause, et que vous trouviez dans le sport, le spectacle ou l’exercice du pouvoir, une sublimation à vos appétits de domination.

Uranus en Poissons

L’excitabilité qui sommeille en Poissons devient plus sensible lorsque Uranus est présent dans le signe. La planète permet d’exprimer ce qu’il convient d’éliminer dans une idéologie, avec un sens du concret qui manque parfois aux Uraniens. Exacerbée par quelque aspect dissonant, elle porte à la liquidation. On peut donner comme exemple le peintre Paul Cézanne (Vénus et Neptune en Verseau, Uranus en Poissons) qui adopta, dans ses débuts, la « loi du contraste simultané » formulée par le chimiste Michel Chevreul. Spécialiste de l’autodafé, il détruisit beaucoup de ses oeuvres qui ne répondaient pas à son exigence intérieure. Uranus en Poissons peut aussi orchestrer le silence et permettre à Valéry Giscard d’Estaing de faire une carrière en éliminant discrètement et méthodiquement tous les obstacles, ou en les taisant. Il possède, par le Poissons, l’art de l’anesthésie, et par le Verseau celui de la réanimation.

Uranus en Bélier

L’extrême contraction de la planète qui, en quelques mots, rend compte d’une infinité de concepts, associée à l’excitation rapide du signe, ne peut déboucher que sur des excès : une affirmation sans nuances de la personnalité et un dégagement du milieu, coordonné mais brutal. Exacerbe les choix s’il n’est pas compensé par une occupation planétaire en Poissons qui engage au contrôle et à la retenue. Exemple : James Dean, acteur américain de l’après-guerre, héros de la Fureur de vivre. Soleil en Verseau, Uranus en Bélier, il a toujours choisi le risque, que ce soit dans ses rôles ou dans son amour des voitures de course qu’il conduisait dangereusement. Il finit par se tuer au volant de l’une d’elles le 30 septembre 1955 au passage d’Uranus céleste sur Mars natal en Lion.

Uranus en Taureau

Uranus en Taureau codifie les instincts de protection du signe : la recherche de la sécurité, la méfiance envers ce qui manque de solidité, et l’acquisition de bases bien ancrées dans la réalité. Peut cependant encourager l’excitabilité concentrée qui est une des caractéristiques du signe et transformer le Taureau qui pâture en Taureau dans l’arène qui se rue sur tout ce qui bouge, compromettant ainsi sa passivité naturelle. Passivité qui reste la marque distinctive du signe : il retrouve la résignation et la stabilité inébranlables, après les tempêtes et les crises. C’est ce qui fait sa force et qui garantit sa réussite. Aucune épreuve ne l’abat, aucun obstacle ne le détourne de ses objectifs.

Dans l’inadaptation, on peut citer le thème astrologique de Freud, Taureau sans Verseau, privé de l’excitation récréative du signe. Uranus en Taureau, conjoint à Mercure et au Soleil, a peut-être empêché Freud de s’associer sans drame aux recherches de ses collaborateurs, amenés à contester la doctrine qui faisait des instincts et des complexes les uniques responsables de notre difficulté de vivre, et du plaisir sexuel (forme bien taurine du plaisir en général) l’essentiel de la libido qui est, pour les psychanalystes freudiens, la seule « forme d’énergie mentale disponible ».

Uranus en Gémeaux

Dans sa forme adaptée, la planète organise la diffusion du signe et en contrôle la désinvolture. Elle donne une autonomie aux épris de liberté, d’humour, de jeu et de spectacle et favorise la synthèse des idées qui prennent leur source dans l’environnement. On peut raisonnablement penser que la présence d’Uranus en Gémeaux (d’août 1941 à juin 1949) a donné une génération qui a fait de l’écologie un parti politique.

Maxime Le Forestier, Verseau par le Soleil, Vénus, Mercure et Mars, mais Uranien des Gémeaux, est un bon exemple d’adaptation. Jupiter en Capricorne lui plombe les semelles, il chante sereinement la nature, l’arbre menacé, la qualité de l’air que l’on respire.

Dans le registre de la carence, Uranus peut être le signal débridé du mot, recouvrant à peine la faiblesse de l’idée. Totalitarisme arbitraire sans fondement, difficulté de synthèse, éparpillement, mais autorité fondée sur la futilité et le !

Uranus en Cancer

Avec Uranus dans le signe, voilà le Cancer qui parle, qui formule tout ce qu’il y a en lui d’implicite : assimilation, protection de l’individu par le groupe, le couple, le milieu social. Uranus le rend conscient de ses limites et pose des statuts qui sont autant de garde-fous. Médecin et psychologue autrichien, Alfred Adler (7 février 1870), Verseau par le Soleil, Mercure et Mars, mais Cancérien par Uranus et l’Ascendant, peut être cité en exemple d’adaptation. Disciple et collaborateur dissident de Freud, il considère les névroses comme compensatrices du « sentiment menaçant d’insécurité ». Sa psychologie tend vers une « analyse de la personnalité globale du sujet » et des moyens de la protéger.

Uranus en Lion

Uranus en Lion se donne à lui-même les canons et les règles qui le spécialisent dans l’audace. L’excitation ne veut pas s’éteindre, et Uranus compte les coups. L’affirmation de la personnalité trouve des mots qui sont autant d’aphorismes sans appel. « Par une formule, régler son compte à l’Art !  » Qui a dit cela ? Auguste Perret, architecte (Saturne, Vénus, Soleil et Mercure en Verseau, opposés à Uranus en Lion).

Uranus en Vierge

En tant que code de l’informulé, Uranus en Vierge peut prendre soin de l’auto-protectionnisme du sujet. Il aidera celui-ci à définir quelles sont les conduites adéquates pour obtenir le maximum de confort avec des moyens simples et rassurants. L’extrême contraction de la planète peut donner au natif le goût d’un risque mesuré où rien n’est laissé au hasard. Exemple : Franklin D. Roosevelt (Soleil, Vénus et Mercure en Verseau, bien soutenus par Saturne, Neptune, Jupiter et Pluton en Taureau) dont l’Ascendant en Vierge et Uranus au lever lui feront dire, à la façon paradoxale des signes de milieu de saison et selon la régulation propre à la Vierge : « Ce qu’il faut craindre, c’est la crainte. »

Uranus en Balance

En Balance, signe excitable qui s’adapte aux circonstances, Uranus bat la mesure de la vie de relation tout en gardant une liberté d’esprit fondamentale et le désir d’imposer ses exigences profondes.

Arthur Rubinstein (Soleil et Mercure en Verseau), animé du désir de plaire, pianiste concertiste spécialisé dans l’interprétation de Chopin a peut-être rendu plus aimable la musique de ce dernier, qui avait été écrite sous l’inspiration étroitement spécialisée d’un Uranus en Scorpion.

Si nous voulons élargir le domaine de nos exemples à d’autres signes du Zodiaque, signalons la dominante Uranienne du Général de Gaulle (29 degrés de la Balance, peu de temps avant son lever), bien soutenue par Saturne en Vierge. Préoccupé, dans le passé, de stratégie militaire, forme d’échanges hautement élaborée, et savante manière d’arriver à ses fins, le Général de Gaulle eut l’occasion à Londres d’exercer ses talents et d’obtenir, par des alliances souvent difficiles à nouer, l’organisation des Forces Françaises Libres.

Dans l’inadaptation, le cas d’Hitler (Uranus à l’Ascendant à 19 degrés Balance) nous suggère que l’associativité peut devenir intrigue, mener aux annexions successives et inspirer à un régime l’élévation de la propagande au niveau d’une science.

Uranus en Scorpion

Hyper-différencié par nature, Uranus en Scorpion accuse le rythme naturel du signe qui est de se démarquer des autres, de viser juste dans une querelle, de préférer l’élu à la foule et la vérité à la compromission.

Si Uranus en Balance conduit au symbolisme en tant que mouvement poétique largement suivi, en Scorpion nous avons la réaction de chapelle antibourgeoise, déconcertante, qui signe le surréalisme, et préconise une nouvelle source d’inspiration insolite et bien spécifique : l’exploration du subconscient.

André Breton (Mercure et Soleil en Verseau, Uranus en Scorpion), inventeur intransigeant de la doctrine, se transforma très vite en inquisiteur pour lui garder toute sa pureté.

Actuellement, où se démarquer des autres est devenu une nécessité, il faut avant tout se distinguer et imposer son nom propre comme nom commun. On n’a jamais autant parlé de gaullisme, chabanisme ou giscardisme que depuis 1975 et l’entrée d’Uranus en Scorpion !

Uranus en Sagittaire

Uranus en Sagittaire facilite la coordination des connaissances et en favorise la synthèse. Peut porter au désir d’unification d’un groupe ou d’une famille selon une éthique personnelle. Bertolt Brecht (Soleil et Vénus en Verseau, Uranus au lever conjoint à Saturne en Sagittaire), poète, romancier, dramaturge, organisateur et metteur en scène de la troupe théâtrale du Berliner Ensemble, souhaitait, par son art, exercer une action sur la société et réaliser une « synthèse humaine pour sauvegarder les droits de l’individu et les exigences de la collectivité ». Sagittaire sans Cancer, ce fut plutôt le grand fatras et l’échec d’une ambition difficilement réalisable : « Une pratique de la scène qui excluerait toute division entre acteurs et spectateurs et les amènerait tous à jouer. » « Libérer le spectateur de sa condition de spectateur » est une formulation ultra-paradoxale, typique des signes solsticiaux.

Uranus en Capricorne

C’est le grand chambardement ! Déjà disposé à se débarrasser de ce qui ne correspond pas à son attente, le Capricorne, s’il accueille Uranus, élève son exigence à la rigueur d’une loi. Socialement, il fait les ambitieux... ou les humoristes ! Parmi ceux-ci, on peut citer Jean Effel (Soleil en Verseau, Uranus en Capricorne au Descendant) qui a joué avec cette rigueur en rejetant dans l’absurde les excès qu’elle comporte : il éteint le monde en bon Capricorne et le recrée à sa façon selon l’exigence du Verseau.


Les Planètes dans le Verseau

Le Soleil en Verseau, on n’en parle plus pour l’instant ! Place aux autres planètes qui peuvent, bien sûr, l’accompagner et accentuer la dominante du signe : ce n’est pas interdit… c’est même recommandé !

Lune en Verseau

La Lune, Madame, on n’y va pas… on y est ! Depuis notre naissance, nous avons toujours la nostalgie du premier mois de notre existence où le bien-être allait de soi, réduit aux besoins essentiels assurés par notre mère, ou tout autre adulte en tenant lieu. Depuis, c’est notre harmonie interne, la façon dont nous sommes une « personne » en même temps qu’un personnage, l’ensemble de nos pulsions et de nos désirs qui coexistent avec bonheur ou vivent en guerre, selon notre thème astrologique, notre enfance, nos besoins et nos modèles.

D’une manière générale, c’est un équilibre dynamique qui pare au plus pressé, redresse une tendance, en atténue une autre et vous fait dire « je suis bien dans ma peau » ou « quelque chose ne va. pas » selon que vous avez réussi ou non à conserver cet état. C’est votre façon de vivre en couple ou en groupe, ce que vous en espérez et ce que vous y apportez. C’est aussi la part de virilité qui existe en chaque femme et ce qu’il y a en vous, Monsieur, de féminin. Pour les spécialistes, c’est le psychisme, ce monde secret qui nous habite, et pour le poète, sa forme d’inspiration.

Si vous avez la Lune en Verseau, elle vous permettra de cultiver des valeurs personnelles, de canaliser. vos pulsions au profit d’un idéal et de décrire vos états d’âme avec les mots qui conviennent. Dans le couple ou le groupe, vous tenez à garder votre personnalité, mais vous respectez celle d’autrui ; on vous y remarque, car vous aimez y tenir un rôle.

La Lune en Verseau, c’est aussi réagir quand le vent se lève et profiter du zéphyr pour naviguer en douceur. C’est parfois s’oublier pour aider à transformer le monde, ou se recréer soi-même quand on s’est perdu. C’est la dépendance envers ses amis, le besoin d’originalité ou la soif de changement, c’est une mémoire qui oublie tout, sauf l’essentiel : ce qui est riche en potentialités nouvelles, ce qui est positif, utile et peut débloquer les situations.

C’est aussi, parfois, voir les êtres avec des lunettes roses, selon nos désirs secrets, leur prêter les bontés que nous souhaiterions qu’ils aient et des conduites qui seraient le reflet des nôtres. Le risque est alors d’élever des statues à la gloire de l’impossible, qui s’écrouleront parfois, nous entraînant dans leur chute.

Mercure en Verseau

Mercure, c’est les trois premiers mois de la vie pendant lesquels le nourrisson commence à prendre conscience du monde extérieur. La sensation est indifférenciée, la vision globale. Plus tard, Mercure affine ce premier état et sa mobilité lui permet d’aller du simple au complexe sans trop se soucier de l’exigence des faits : la sensation parle à l’intelligence et le mot implique l’idée. Selon que la complexité est celle du sujet ou celle de l’environnement, elle engage soit à l’introspection, soit à une adaptation rapide aux circonstances ou aux individus. Dépendant de l’ambiance, Mercure a du « liant » : ses contacts sont aisés, son intelligence mobile, ouverte à tout avec une incessante curiosité.

Si rien dans le thème ne vient contrecarrer la tendance, Mercure en Verseau signe une intelligence intuitive mais rigoureuse, à condition que le sujet soit motivé. Sinon, il se laisse plutôt envahir passivement par les informations qu’il emmagasine et qui resteront latentes, en attendant de ressortir un jour sous forme créative.

Au Verseau, Mercure est souvent distrait.

Il n’établit le contact avec autrui que si l’ambiance est mobilisatrice, l’interlocuteur plaisant ou si la discussion porte sur ses convictions. Pour peu que Mars s’en mêle, il part alors au « quart de tour », se lance dans la bagarre, devient passionné, frondeur :

« Je ne suis pas notaire C’est la faute à Voltaire Je suis petit oiseau C’est la faute à Rousseau », chante Gavroche qui, dans les Misérables, est le symbole de la liberté populaire qui renverse les modes et les modèles (parfois même les gouvernements) en pressentant le devenir d’une situation, ultérieurement confirmée.

Plus légèrement, la dialectique Verseau jongle avec les mots, aime le calembour et l’invention verbale qui encouragent sa verve et, paradoxalement, par pudeur ou pour en renouveler l’impact, tourne en dérision l’objet de son indignation. Il irrite parfois les gens sérieux qui ne voient que son apparente légèreté, oubliant que, si l’ironie blesse, elle engendre le ridicule qui, lui, tue…

Dans l’inadaptation, le mépris de la réalité ouvre la porte à l’utopie, aux conceptions irréalisables, aux blabla vides de sens. L’imagination transpose alors le réel, fait prendre au sujet des vessies pour des lanternes et ses images mentales pour d’ingénieuses inventions.

Vénus en Verseau

D’une manière générale, Vénus est la planète qui concrétise les mots ou les apparences : ils deviennent objet ou situation. C’est aussi bien le peintre ou le sculpteur faisant oeuvre d’art à partir de son « modèle », que l’amoureux transformant sa déclaration en engagement.

Vénus se projette sur l’objet et le capte, de même que le bébé, au stade vénusien (entre quatre et sept mois), saisit son hochet et le porte à sa bouche. Le baiser n’est peut-être que le début de l’assimilation et tout être épris un consommateur en puissance. Dans ce cas, Don Juan, ou le collectionneur d’objets, ne serait alors qu’un boulimique aux yeux plus grands que le ventre, car si Vénus « palpe », elle ne consomme pas !

Pour le Verseau, l’amour humain est une création du Moi. C’est un manteau taillé dans un tissu splendide ou médiocre selon la qualité de nos aspirations secrètes, et l’on passe parfois toute sa vie à essayer sur « l’autre » cet habit merveilleux ! S’il semble fait sur mesure à celui qui l’endosse, il l’habille pour longtemps. S’il plaît à d’autres, pour un temps, et qu’ils s’en défassent, c’est nous qui sommes nus ! A moins que nous soyons contraints de le leur arracher parce qu’ils le souillent, et le gardions pour nous, abandonnant tout autre essai : il nous réchauffera alors en nous parant, jusqu’à ce qu’il tombe en lambeaux ou nous serve de linceul.

Plus simplement, le Verseau est spontanément doué pour le bonheur parce qu’il fait crédit à la nature humaine, mais qu’il est sans illusions sur ses imperfections. Il refuse donc toute complaisance envers le chagrin. Pour les sujets évolués, point de lyrisme romantique : on analyse le mal d’amour et, pour le dompter, on fait appel à la raison ou à l’oubli.

Que ce soit dans le choix d’un objet ou dans les rapports humains, si vous êtes Verseau bon teint, une grande indifférence vous habite jusqu’à ce que quelque chose ou quelqu’un mobilise votre attention : vous réagissez alors par une attirance extrême ou une répulsion spontanée que vous essayez de modérer en compensant, par un compliment, la rigueur d’une attitude, et en éteignant provisoirement l’emballement d’un moment.

Si le coup de foudre ne vous épargne pas, vous êtes fidèle à ce qui dure et, pour éviter de déménager… vous changez les meubles de place !

Si Vénus est la planète de l’amour humain, en Verseau elle se passe aisément de sa conclusion logique : le mariage ! Vous êtes plus à l’aise dans l’union libre parce que vous êtes indépendant ! Une vie à deux librement consentie vous met à égalité. A moins de contre-indication dans le thème ou d’une éducation particulièrement rigide, vous n’avez rien, Monsieur, d’un affreux sexiste : vous aimez que votre femme ait une personnalité, vous en êtes même très fier… Quant à vous, Madame, le mariage n’est ni une « carrière » ni une fin en soi. Rares sont les femmes Verseau qui vont de pensions alimentaires en gratifications matrimoniales pour vieillir libres sur un matelas de retraites. Taxer votre ex-conjoint parce que vos « humeurs » n’étaient pas compatibles est une atteinte à votre dignité, et, à moins que l’obligation d’élever vos enfants ne vous y contraigne, vous préférez travailler et garder, si possible, de bons rapports avec votre ex-époux… qui est aussi un père ! Quant au chagrin d’amour, on n’en meurt qu’une fois !

Dans les moments d’inadaptation, vous pouvez vous laisser aller à des emballements sans fondements, prendre l’apparence pour la réalité, être un jouisseur effréné ou une détraquée sexuelle, un solitaire qui exploite ses amis ou une intellectuelle bas-bleus : cela vous vaudra mille quiproquos et une vie affective pleine d’imprévus, pas toujours souhaités.

Mars en Verseau

Chez l’enfant, la période marsienne dure une année (de un an à deux ans) au cours de laquelle l’objet cesse d’être assimilable pour devenir une chose à laquelle il veut se mesurer. L’enfant apprend à ses dépens que le feu brûle, que l’épingle pique mais que, avec une certaine adresse, on peut éviter ces inconvénients.

Pour l’astrologie conditionnelle, Mars est la réalité, le concret, la façon dont le sujet l’aborde et s’affirme dans sa confrontation avec les événements. C’est aussi la nature de ses forces vives. Pour l’objet, ni règles ni codes : il existe ou n’existe pas ! La manière de s’en servir en se valorisant ne vient qu’au stade suivant : celui de Jupiter.

Si vous avez Mars en Verseau, vous avez de la chance, car il ne s’attarde guère dans votre signe, étant proche de sa « périhélie » (4 degrés Poissons). Ce mot barbare veut dire que, dans sa course autour du Soleil, il s’approche dangereusement de celui-ci et qu’il va le plus vite possible pour s’en éloigner. A ce moment, les faits l’emportent sur les idées, mais comme nous sommes encore en Verseau où les choix sont réfléchis afin de ne choquer personne, idées et faits vont donc se mêler adroitement.

Le pouvoir réalisateur du Verseau est plus dans la réaction que dans l’action, et la vérité des faits bruts pousse le sujet à agir en rénovant. Si l’inhibition hivernale l’engage à en dépouiller l’apparence au profit de l’essentiel, sur lequel il va s’appuyer, il sait aussi que tout est lié, que la réalité peut être un empêchement à la liberté de pensée et que toute expérience doit être dirigée par l’intuition.

Si vous avez Mars en Verseau, vous pouvez, comme Jane Fonda, canaliser vos efforts dans la défense de la paix mondiale ou montrer, à la manière de Bunuel. que le réalisme peut être agressif mais que « la nécessité de manger n’excuse pas la prostitution de l’art ». Vous pouvez aussi entrer en guerre contre la réalité polluée ou tel saint Vincent de Paul, le réaliste de la charité, mettre votre énergie au service d’une mystique ou de conceptions idéologiques.

Dans l’inadaptation, vous pouvez, si vous êtes poète, sublimer le réel, transformer en invisible le visible, qui « est un degré plus haut que la réalité, ce visible dont nous sommes les amants et les transformateurs », pour R.M. Rilke (Lune, Mars et Saturne en Verseau).

Vous pouvez être un surréaliste et ne plus voir l’objet mais seulement « écouter » ce qu’il vous inspire, refuser la sensation et préférer l’essence abstraite des objets à leur existence, transformer un guéridon en « tapis volant » pour retrouver vos chers disparus, et prendre le marc de café comme un support de voyance au lieu du résidu concret d’un breuvage parfumé !

Jupiter en Verseau

Si Mars est l’action mobilisatrice, deux chemins peuvent être envisagés en partant des faits : soit leur simplification (Jupiter), soit l’abord de leur complexité (Saturne). Donc, Jupiter vous simplifie la vie ! C’est pourquoi la Tradition astrologique le considère comme « bénéfique », la complication n’ayant jamais engendré la tranquillité qui, généralement, est gage de bonheur.

Puisque Jupiter met douze ans à effectuer son périple, il est intéressant, pour le définir, de savoir ce qui se passe chez l’enfant pendant le même laps de temps.

Entre deux ans et six ans, l’enfant, qui était dépendant de l’objet et de « l’autre », cherche à se les annexer : il est possessif, jaloux et sa sociabilité se borne à l’entourage familial. Entre six et douze ans approximativement, il a tendance à se faire remarquer par un exploit ou un objet qu’il est seul à posséder ; sa sociabilité s’étend aux camarades à l’occasion de la scolarité et, vis-à-vis d’eux, la profession des parents une grande importance.

Transposées chez l’adulte, ces conduites ne changent guère : seule l’importance de l’enjeu diffère, ainsi que l’impact social. Il s’agit toujours de transformer une expérience en un événement personnel, de faire valoir ses dons à travers ses oeuvres, en accord avec les normes de la société dans laquelle on vit. Le thème ne rend pas compte de ces dernières qui nuanceront, espérons-le, l’analyse de l’astrologue.

En Verseau, à condition que ces tendances soient convenablement mûries, le sujet peut se faire apprécier par des sentiments humanitaires ou de larges conceptions sociales. Il s’agit de « mettre la main à la pâte », de « relever ses manches » pour que le monde, le pays, votre groupe professionnel ou votre famille sortent de leur enlisement, de leurs difficultés, ou de leurs routines. Vous comptez bien que l’on vous en saura gré et vous vous y employez utilement. Votre don pour faire coexister sans problème ce qui parfois se nuit et votre attitude temporisatrice vous aident dans vos choix : vous intervenez lorsque vos projets sont au point et assurés du plus large accueil.

Votre image sociale s’appuiera sur la qualité de votre intuition, vos facultés d’adaptation, votre foi dans le progrès et les dangers de l’immobilisme.

Comme vous préférez donner plutôt qu’accumuler, l’état de vos finances risque de souffrir de générosités au-dessus de vos moyens ou de l’oubli des contingences matérielles.

Si la société (ou votre entourage) n’est pas en mesure de recevoir l’élan que vous lui donnez, ou si quelques configurations malignes viennent perturber le bon aloi de vos ambitions, vous pouvez être vu comme le trublion qui se repaît de vent, l’empêcheur de danser en rond parce que vous tournez à l’envers, le boulimique uniquement préoccupé de satisfaire ses instincts, ou le faux naïf qui en veut au monde entier de ne pas le reconnaître comme le nouveau Messie.

Vous pourriez vous laisser aller à des générosités qui gêneraient le bénéficiaire plus qu’elles ne l’aideraient, ou bien intervenir avec de lourds sabots dans une situation où l’on n’a pas réclamé votre aide. Il ne vous resterait plus, alors, qu’à vous retirer sous votre tente avec l’amertume de l’incompris, au désespoir bruyant et vengeur !

Saturne en Verseau

Si les peuples heureux n’ont pas d’histoire, Saturne se charge de compliquer la nôtre et de la rendre fertile en événements. L’astrologie traditionnelle l’appelle le « grand maléfique » en souvenir du dieu qui mangeait ses enfants… ou du loup dévorant le Petit Chaperon Rouge ! Déconditionnons-nous de ces calamités en puissance et reconnaissons que, si Saturne est toujours quelque part pour nous compliquer l’existence, il permet aussi de passer du concret à l’abstrait, de découvrir ce qui se cache derrière les apparences, le pourquoi des événements, de nous donner le goût de la structure, un besoin d’absolu qui nous fait revivre nos quinze ans, leur inconfort et l’inquiétude latente des crises formatrices.

Saturne en Verseau n’échappe pas à la règle : il fait le point sur soi-même et les autres, prend conscience de la nécessité d’évoluer et de dégager des événements leur inconnu libérateur. Il cherche à communiquer pour atténuer le doute que l’isolement amplifie.

Si vous avez Saturne en Verseau et que rien, dans votre thème, ne vient contrarier ces tendances, vous pouvez, par exemple, atténuer la crise d’adolescence de vos enfants ou de ceux dont vous avez la charge, en expliquant qu’elle est normale et même nécessaire ; que l’esprit contestataire dont ils font preuve et qui refuse les modèles débouchera, plus tard, sur un épanouissement intérieur ; que, s’ils veulent être des individus à part entière et non le reflet d’une éducation, ils doivent faire le tri entre ce qu’ils peuvent assimiler et ce qu’il leur faut rejeter. Vous saurez, aussi, respecter leur silence en comprenant que le vocabulaire dont ils disposent est encore trop inadapté pour rendre compte de leur état. Vous pouvez, en attendant un complet équilibre, leur suggérer d’être des adolescents qui tentent d’assumer, sans romantisme excessif, une crise nécessaire à leur épanouissement.

Saturne en Verseau pondère votre réactivité ou votre enthousiasme, vous fait prendre conscience que l’on s’use parfois à défendre des causes perdues d’avance et qu’il faut se méfier de l’illusoire, au profit d’une connaissance plus approfondie des choses.

Si vous ne parvenez pas à faire coexister planète et signe dans un contexte cohérent, vous risquez de vous isoler dans un silence rempli du mépris des conventions, d’inventer des voies tortueuses pour refaire le monde et de refuser tout contact qui ne serait pas intellectuel.

Prenez garde de ne pas mépriser les plaisirs de la vie au profit d’une ascèse orgueilleuse qui vous couperait de la réalité ! Souvenez-vous enfin que le hasard est un maître et la fortune une dame aveugle que l’on doit saisir par les cheveux.

Neptune en Verseau

« Vous qui entrez ici, quittez toute espérance !  » a écrit Dante. La mémoire neptunienne restitue partiellement les informations enfouies, retient « l’air » et oublie « les paroles »… ou bien le contraire !

Si vivre Uranus n’a rien d’exceptionnel, espérer les cent-soixante-quatre ans de Neptune dépasse la raison. Selon certains récits, ce privilège serait réservé à des cavaliers ou des moines caucasiens, nourris de racines et de yaourts ! Ce serait payer par bien des privations une telle longévité… Heureusement, rien n’est moins sûr, et l’on peut constater, à travers ce propos, le flou neptunien qui enveloppe les faits d’un halo, et encourage à croire en des expériences secrètes pour lesquelles le temps ne compte pas.

Neptune et Pluton, dernières planètes du système solaire, déconditionnent l’individu des valeurs propres au milieu, et lui permettent de dégager du passé des vues d’ensemble dont les contenus sont implicites, mais inspirent des conduites futures et permettent ainsi de pressentir les événements.

Ces planètes suggèrent des croyances, des convictions et des idéologies collectives qu’Uranus intègre à l’échelle humaine, aux quatre-vingt-quatre ans de son espérance de vie.

Dans le passé, Neptune fut en Verseau de décembre 1834 à février 1848.

Voulez-vous que nous fassions un petit tour dans l’histoire de France pour rappeler quelques événements ?

En 1823 (au moment d’une conjonction UranusNeptune en Capricorne au sextile de Pluton en Bélier), un mouvement collectif naît dans les consciences. Avec l’entrée d’Uranus en Verseau (décembre 1828), il s’exprime brutalement pour aboutir à la révolution de Juillet (1830) et à l’avènement de Louis-Philippe. Le règne du « roi citoyen » est secoué par de nombreuses insurrections, car l’essor donné à l’industrie française entraîne, paradoxalement, la misère populaire.

En 1832, ce sont les journées du 23 au 26 juin. A l’issue des obsèques du général Lamarque, député de l’opposition, une manifestation a lieu qui se termine tragiquement : la Garde nationale massacre les insurgés, réfugiés rue du Cloître-Saint-Merri.

En avril. 1834, un soulèvement est organisé par les corporations mutualistes d’ouvriers et la Société des Droits de l’Homme, qui défend la charte de ses « droits naturels et imprescriptibles ». Élaborée en 1789, cette charte est remplacée par celle de 1793, elle-même remanié. en 1795. (Entre 1789 et 1795, Pluton est en Verseau !)

De 1834 à 1836, Uranus est encore en Verseau et Neptune y entre en décembre 1834 pour en sortir en février 1848. Pendant deux ans, ces deux planètes vont permettre de reformuler les espérances que l’on cherche à vivre et c’est à partir de ce moment que l’opposition se structure et pourra affronter avec succès les journées insurrectionnelles de février 1848, qui déboucheront sur l’instauration de la He République. Neptune, ayant terminé son oeuvre de visionnaire désacralisateur, peut alors sortir du signe : le mouvement est lancé, il ne s’arrêtera plus.

A partir de février 1998, jusqu’en décembre 2003, Uranus et Neptune se rencontrent a nouveau dans le Verseau. Pas d’espoir excessif ou d’affolement gratuit : ni l’histoire ni l’amour ne « repassent les plats » !

Si Neptune engage l’homme à s’intéresser aux mouvements collectifs, il façonne des conduites et signe des personnalités.

Si vous êtes neptunien, vous vous dégagez facilement des conditionnements sociaux pour tenter de vivre votre réalité intérieure. Vous êtes intuitif, généreux et crédule, parfois naïf. Vous projettez souvent vos impressions et pressentez parfois des vérités que vous avez du mal à formuler. Si vous transformez la réalité, c’est qu’un fait brutal vous émeut et que vous désirez prendre des distances pour amortir le choc.

En Verseau, Neptune s’ouvre sur l’avenir. Ses expériences prennent des formes idéalistes et il croit à ce « quelque chose en lui » qui ne se réalisera que grâce à l’effacement de sa subjectivité.

Dans l’inadaptation, on peut craindre le désir de recréer la vie à la lumière de ses propres fantasmes et, à cause de l’ambiguïté qui existe entre le réel et l’imaginaire, le sujet risque de se croire le saint ou le prophète chargé de révéler au monde ce que l’homme détient d’éternel et de profond.

Prenez garde, toutefois, en vous laissant aller au flou et aux remarques sibyllines difficiles à décrypter, d’acquérir une réputation de messie réformateur, qui vous valoriserait à bon compte aux dépens des « gogos » !

Pluton en Verseau

En Verseau ou ailleurs, Pluton et ses deux cent quarante-cinq ans et quatre mois dépasse non seulement la durée d’une vie humaine, mais encore ce que l’homme a pu laisser sur son passage. Pour ceux qui croient à l’Au-delà, au Jugement dernier et à la Résurrection des morts, c’est l’Eternité. Pour les autres, Pluton est un retour à l’informel, à la poussière et au silence, mais, dans cette longue course ovale, dans ce serpent qui se mord la queue, il y a l’éternel recommencement, la courbe, le cercle, l’oeuf initial : Pluton est peut-être une Lune… de deux cent quarante cinq ans !

En astrologie conditionnelle, Pluton est le multiple opposé au singulier, ce que nul récipient ne peut contenir, nos espoirs insensés ou nos répulsions inavouées, ce que les civilisations ont, peu à peu, apporté à l’homme et qui s’est déposé en nous comme un sédiment, l’origine de nos symboles… peut-être l' »inconscient collectif » cher à Jung.

Si l’on veut donner à Pluton une dimension humaine, on s’aperçoit qu’il est un signal difficilement intégrable, car sa connaissance se heurte à ce que nous ne pouvons savoir de l’inconnu. C’est la force profonde de nos pulsions informulées, cette immensité refoulée parce qu’elle fait peur ou honte et qui ne nous laisse en paix que si nous acceptons de la vivre.

Ceux chez qui Pluton domine recherchent une authenticité qu’ils ne trouvent qu’en eux-mêmes, car elle est rebelle à toute assimilation par le milieu et difficilement communicable. Pour épuiser cette immensité, ils auraient besoin de plusieurs vies mais, comme ils n’en ont qu’une, ils accumulent les expériences et leurs contradictions apparentes sont source de fécondité.

Le Plutonien ne s’intègre que difficilement au groupe ou à la société, mais il sait deviner, dans un monde qui change, les besoins futurs. Selon les autres dominantes du thème, il peut utiliser sa faculté d’analyse à rendre compte des événements, à vivre « dans sa peau » des situations variées ou à aider autrui à trouver un équilibre intérieur. Il fait le journaliste, le comédien, le psychologue ou le publiciste.

Dans l’inadaptation, Pluton a des curiosités malsaines, ne fréquente que les membres d’une petite chapelle qui tentent d’échapper aux normes sociales ; ses impulsions n’ont pas de règles et s’imposent dans leur brutalité. Elles peuvent faire le clochard ou le névrosé, le bagnard de la société ou le sorcier de l’invisible.


Comment interpréter les Signes dans les Maisons

L’homme, qui vit sur Terre à un endroit bien précis, a besoin de coordonnées se rapportant au sol sur lequel il se tient et à l’espace aérien qui l’environne.

Pour l’astrologie, votre lieu de naissance a une importance capitale. Il est déterminé géographiquement par deux coordonnées, longitude et latitude, qui définissent le méridien du lieu en question. Comme la Terre entraîne, dans sa rotation sur elle-même en vingt-quatre heures, tout ce qui est à sa surface, elle entraîne donc votre méridien de naissance. Avec un peu d’imagination, si vous prolongez à l’infini le plan de ce méridien, il va rencontrer le Zodiaque (cet anneau de Montléry où tournent les planètes) sur sa ligne médiane : l’écliptique… et vous voilà en rapport avec le cosmos ! Ce rendez-vous bien précis a lieu au Milieu-du-Ciel (M-C), le point où le Soleil se trouve à midi. A l’opposé, le Fond-du-Ciel (F-C) voit le Soleil à minuit. Nous savons aussi que le point où le Soleil se lève se nomme l’Ascendant (AS), et celui, opposé, où il se couche, le Descendant (DS). Le plan qui passe par l’Ascendant et le Descendant est l’horizon du lieu. L’horizon et le méridien coupent l’horoscope en quatre parties appelées « Quadrants » : deux sont diurnes et deux nocturnes. Chaque Quadrant est divisé en deux, ce qui donne douze Maisons astrologiques. Quand le Soleil se lève, il est à la pointe de la Maison I. A midi, il indique le début de la Maison X. A son coucher, on entre dans la Maison VII, et à minuit, il indique le début de la Maison IV. Si nous divisons en trois parties égales l’intervalle de temps qui sépare les Maisons ci-dessus, nous aurons les Maisons intermédiaires.

Pour terminer cet exposé un peu technique, nous pouvons dire que chaque Maison indique un rapport entre le lieu terrestre et le Zodiaque, entre l’homme et le ciel !

La signification des Maisons est fondée sur la différenciation des directions de l’espace. Cette notion est employée en phonologie et en graphologie. On aurait remarqué que l’oreille droite n’aurait pas les mêmes fonctions que l’oreille gauche, et que le rôle de la main droite serait différent de celui de la main gauche. S’il y a des différenciations dans les directions de l’espace, pourquoi n’y aurait-il pas des significations propres à chacune d’elles ?

Les graphologues prétendent qu’une écriture inclinée vers la gauche est signe d’introversion, de repliement sur soi, tandis que vers la droite elle exprime l’extraversion, un désir de contact avec autrui. Des « t » ou des « I » très montants seraient signe d’expansion, alors que des « p » ou des (j » très descendants marqueraient la concentration.

La tentation est grande d’appliquer à l’astrologie les mêmes significations : l’Ascendant allant avec l’extraversion, le Descendant avec l’introversion, le Milieu-du-Ciel jouant l’expansion et le Fond-du-Ciel la concentration. A partir de ces quatre pôles, on peut trouver des significations aux Maisons astrologiques qui seraient un mélange, en proportions variables, de ces directions.


Le Verseau dans les Maisons

Verseau en Maison I

Si nous regardons re schéma précédent, nous constatons que la pointe de la Maison I (l’Ascendant) est au maximum de l’introversion, avec une teinte de concentration. Certains auteurs prétendent qu’elle signerait la morphologie du sujet ; nous pensons qu’elle indique surtout ce que le sujet voudrait être physiquement, son idéal, sans tenir compte de son hérédité. Cela expliquerait peut-être pourquoi certaines personnes acceptent facilement l’épanouissement de leurs formes quand la mode est à la minceur, alors que d’autres se soumettent à des régimes alimentaires draconiens, aux dépens de leur santé et de leur humeur.

La Maison I est surtout le règne du je », qui privilégie la personne, ce que fait le sujet, ce qu’il désire ou ce qu’il exprime.

Avoir la Maison I en Verseau indique que c’est en soi que l’on peut trouver le ressort nécessaire pour évoluer, se transformer, physiquement ou moralement. Le caractère naturellement indépendant peut devenir versatile et l’optimisme foncier persévérer au travers des embûches de la vie jusqu’à devenir naïveté, refus de la réalité : on affirme que le ciel est bleu alors qu’il se couvre.

Verseau en Maison II

Le « je » est à égalité avec le « nous », et l’introversion égale la concentration. Le sujet prend conscience de sa dépendance à l’égard de la famille et de ses futures responsabilités. Ce Secteur engage à une indépendance financière ; il indique peut-être la manière dont le natif a vécu son adolescence et laisse augurer de sa future insertion dans le monde du travail.

En Maison II, l’influence Verseau peut inciter à une certaine fantaisie dans la recherche d’une situation et à se contenter de gains irréguliers. C’est parfois jeter l’argent par les fenêtres pour un service ou un cadeau, c’est refuser de perdre sa vie à la gagner, mais exploiter adroitement les circonstances pour ne dépendre financièrement de personne.

Si, dans le thème, d’autres configurations indiquent d’impérieux besoins financiers ou un amour immodéré du luxe, le Verseau, traqué par ses obligations, est capable d’inventer n’importe quoi pour y faire face, de bluffer sur ses capacités et de tenter le Diable plutôt que de le tirer par la queue !

Verseau en Maison III

Le « nous » est plus important que le « je », et la concentration est à son maximum, tandis que l’introversion diminue. Le sujet n’en est pas encore à se lancer dans l’inconnu : il aime les échanges avec les gens de son quartier, les voisins, les proches, les « copains ». Les affinités intellectuelles ont beaucoup d’importance et créent des échanges qui orientent souvent l’avenir.

La Maison III en Verseau fait augurer d’une certaine ambiguïté entre un fort attachement à l’entourage proche et un grand désir de s’en évader si l’on ne trouve pas, dans les liens que le Secteur précise, de quoi alimenter la curiosité intellectuelle.

Le natif peut ressentir le besoin de lutter contre ce qu’il croit être une limitation à ses ambitions et prendre le large, quitte à chercher toute sa vie à recréer cette ambiance qui le sécurisait sans le contraindre. Il peut aussi se bloquer dans le souvenir idéalisé de ces relations, ne supporter aucun contact et ne trouver, dans une vie sociale plus large, que motifs à aiguiser sa dialectique en ridiculisant ceux qui la vivent harmonieusement. Serait-ce le Secteur des « amitiés particulières » ?

Verseau en Maison IV

Le « nous » est plus fort que le « tu », la concentration est à son maximum et l’extraversion si faible que le « tu » s’imbrique dans le « nous ». La Maison IV est celle du foyer familial, la façon dont on a vécu celui dont on est issu et dont on envisage celui que l’on crée ; le second étant, le plus souvent, à l’image du premier. En prendre le contre-pied est, paradoxalement, exprimer différemment le même attachement.

Si la Maison IV est en Verseau, le sujet est capable de recréer ailleurs, même en exil, l’ambiance familiale. S’il le désire vraiment, son dynamisme obstiné vient à bout des obstacles. Il se peut aussi que l’indépendance foncière du signe rende moins douloureuse la frustration initiale. Pour le Verseau, le foyer est un endroit où chacun doit être libre, où les uns sortent quand les autres rentrent, et que les amis visitent à leur heure. Ne nous étonnons pas des drames familiaux que provoque un Verseau adolescent chez des parents pas forcément du même signe ! C’est en toute innocence qu’il agit ainsi : le cocon est, pour lui, quelque chose d’ouvert !

Verseau en Maison V

Le « tu » est à égalité avec le « nous », l’extraversion s’amplifie et la concentration diminue. Le sujet prend conscience de « l’autre », de sa faculté de plaire à quelqu’un d’étranger à la famille et d’être ému par lui. C’est le monde des affinités électives, du flirt, des relations amoureuses sans conséquences et sans projets. Par extension de l’instance vénusienne, ce serait le Secteur du pouvoir créatif de l’individu… et des enfants ! Adultérins, bien sûr, puisque le domaine du mariage fait partie du Quadrant suivant… La maternité étant la seule création que l’on accordait jadis à la femme, l’astrologue serait-il rétrograde et sexiste par tradition ? Évoluons, évoluons… car si cette création-là est, en effet, exclusivement féminine et si les femmes ont pu, de tout temps, procréer sans plaire, elles peuvent, maintenant, plaire sans procréer ! Ce choix fait partie, à notre avis, du domaine de la Maison VI qui n’apporte pas que des contraintes.

Le Verseau en Maison V incite le sujet à des sentiments vifs et à une sexualité qui se renouvelle en même temps qu’elle l’excite. Le tout est léger, porté sur des semelles de vent. Gai compagnon pour l’aventure sans lendemain, il laisse en général un bon souvenir. Si l’excitation récréative fonctionne sans frein, vous aurez le passionné d’une soirée qui promet tout sans rien tenir, le docteur Copelius qui crée, sur une rencontre, un idéal matrimonial, ou le fanatique du coup de foudre qui •vous menace du suicide au moment de l’apéritif.

Verseau en Maison VI

Le « tu » prend le pas sur le « nous » et commence à s’incarner en lui, tandis que l’extraversion domine la concentration. Il s’agit de faire un choix, de fixer son attention sur une personne dans le but de fonder une famille, avoir des enfants, avec tout ce que la particularisation peut comporter de limitations, de contraintes et d’espoirs sans réalisations. On a les désagréments du « tu » sans avoir les avantages du « nous ». Mais « l’autre » n’est pas seulement le partenaire amoureux, c’est aussi le confrère, le camarade de travail, le supérieur hiérarchique ou le patron, tout ce que nous pouvons rencontrer, dans la vie quotidienne of le travail, de plaisirs en puissance ou de servitudes consenties.

Avoir le Verseau en Maison VI implique que l’on peut trouver une source de dynamisme dans ce genre de rapports, que le train-train quotidien peut être rompu par une vue inhabituelle des situations et que l’entraide n’est pas seulement une vertu de scout, mais aussi un moyen d’aller plus vite en s’ennuyant moins !

Il se peut aussi que le désordre, la fantaisie et l’instabilité, qui sont parfois les défauts du signe, jettent la perturbation dans la bonne marche d’un service ou perturbent l’harmonie de rapports confraternels.

Verseau en Maison VII

Le règne du « ils » commence, mais le « tu » l’emporte encore. L’extraversion est à son maximum, alors que le désir d’expansion se limite à la relation à deux, qui s’élargit et se concrétise dans le désir d’asseoir des rapports sociaux fondés sur une union, une collaboration ou une association.

Pour la Tradition, la Maison VII concerne le mariage, qui est une légalisation des amours, réglant à la fois le comportement mutuel des époux et leurs intérêts pécuniaires. En affaires, elle renseigne sur les possibilités du natif d’associer ses efforts à ceux de quelqu’un d’autre ou le genre de collaboration qu’il peut mener à bien. Voilà le côté positif de la situation, ou le carnet rose du Secteur.

Dans la négative, c’est tout ce que la complémentarité, lorsqu’elle est mal comprise, peut engendrer de dissonant : les difficultés d’entente, les luttes… parfois même les procès ! En Maison VII, la société commence à mettre le bout de son nez dans les affaires privées… Le signe « fixe » du Verseau, tolérant les avis contraires (les sollicitant même, au besoin, par souci d’équité et source de renouvellement), est un associé libéral. S’il est équilibré, il attendra, pour conclure un accord, de mieux connaître son partenaire, car ses choix, une fois exprimés, sont souvent définitifs.

Dans une association, c’est lui qui invente et « l’autre » qui gère. L’inhibition hivernale en fait un partenaire loyal, même s’il pimente son action de quelques arabesques… Épousez un Verseau, vous ne vous ennuierez pas et il respectera votre liberté, comme vous devrez ménager la sienne ! S’il faut « pousser à la roue » pour sortir d’une mauvaise passe, comptez sur lui, il poussera ! Bien sûr, évitez le charmant farfelu ou la ravissante inconsciente qui sont capables de vous planter là sans laisser d’adresse et de ne reparaître que trois ans après… pour rechercher, chez eux, des allumettes !

Verseau en Maison VIII

Le « tu » égale le « ils », l’extraversion lutte avec l’expansion. La relation à deux est insuffisante à combler les désirs du sujet qui hésite encore à abandonner le dialogue pour le discours. Le besoin d’expansion sociale est ressenti comme une trahison à l’égard de l’atmosphère intimiste, jusqu’alors privilégiée. On n’ose pas l’expliciter, à peine en rêve-t-on ! Luttes intérieures, procès d’intention dont on croit être victime : la Maison VIII n’a pas bonne réputation ! La Tradition y mettait le sexe, les maladies graves, la mort… et tout ce qui fait peur ! En fait, ce que l’homme craint le plus est de se dépersonnaliser, de mourir à lui-même devant les impératifs de la collectivité. Son premier réflexe est de se boucher les oreilles. Puis il tente de résoudre le conflit en révisant ses modèles, qu’il choisit encore à l’extérieur : une personne représentative, un groupe de qui il attend, comme un dû, une prise en charge qu’il n’est plus en mesure de recevoir, ayant dépassé le stade où l’on est suffisamment souple pour se modeler, au sens propre du terme.

Le Verseau n’échappe pas à cette porte étroite. Les plus fragiles se débattent, épuisent leurs forces dans la révolte, critiquent les autres, leur chien, la politique ou la pollution, et lassent les appuis par maladresse. Les fortes personnalités montrent le visage souriant de ceux qui en ont vu d’autres et puisent dans l’épreuve la force de préparer une renaissance. Nul ne saura ce qu’il leur en aura coûté : on les enviera en les dénigrant !

Verseau en Maison IX

En Maison IX, le « ils » est encore imprégné des valeurs du « tu ». L’expansion approche de son maximum tandis que l’extraversion, qui se bornait à la relation de personne à personne, s’élargit au profit d’une audience plus vaste et d’intérêts de plus grande envergure. Le sujet résoud ici, selon ses possibilités, la crise précédente.

Il peut tenter de se fuir lui-même dans des voyages à long terme, de sublimer par une conduite héroïque les pulsions de la phase précédente, ou trouver dans une idéologie à la fois l’élargissement et la protection nécessaires. Il peut aussi remettre en question ses valeurs profondes, mesurer jusqu’où il peut « aller trop loin » et quels sont ses moyens de défense ou de réussite : c’est le voyage à l’intérieur de soi où l’on s’efforce de devenir une personne avant d’être un personnage.

En Maison IX, le Verseau n’est pas à court d’imagination. Subtil dans ses analyses, la « recréation » est son affaire. Sans illusions sur ce qu’il peut attendre des autres, il est suffisamment doué pour entreprendre, avec des chances de succès, une autocritique constructive.

Si l’indépendance le taraude, il est capable de faire le tour du monde de manière inédite, en quatre-vingts jours avec les Jets modernes… ou en trois ans avec des moyens de fortune. Soyez certain qu’il en rapportera une vue originale sur un sujet déjà rabâché. Mais s’il trouve ailleurs un climat plus adapté à ses exigences, il s’expatriera pour de bon.

On peut craindre néanmoins, chez les sujets passifs, soit l’ascétisme pratiqué au mépris de toute prudence, soit les débordements d’activité ou les générosités suicidaires qui mettent en péril la santé ou les moyens d’existence, au profit d’exploiteurs d’héroïsme ou de vendeurs d’illusions… qui se recrutent aussi parmi les actifs du même bord !

Verseau en Maison X

Le (je » s’estompe devant le « ils », l’expansion est à son maximum, mais teintée d’un début d’introversion. Ce qui veut dire que le sujet se met en valeur à travers son image sociale. C’est le monde socioprofessionnel, la situation, la carrière, la réussite, le moment où l’on construit son destin.

Vivre harmonieusement le Verseau en Maison X, c’est être conscient que la réussite passe par la reconstruction, avoir le goût des transformations vivifiantes dans le but d’un avenir meilleur, être réformateur dans l’âme et n’accepter, comme tremplin, que ce qui va mal. C’est aussi prévoir que l’on risque une impopularité temporaire ou définitive parce qu’on dérange les habitudes acquises, les gens en place et le confort du quotidien. C’est enfin, si l’on travaille pour les autres et selon l’issue de ses efforts, savoir accepter (sans trop d’aigreur) d’être celui qui a perdu, mais rarement celui qui a gagné.

On peut aussi faire passer le (je » dans le « ils », tenter d’aliéner les autres en imposant son propre modèle, être différent et proposer sa singularité. C’est aussi liquider les poncifs, renverser les situations, jouer le « chien dans un jeu de quilles » et se promouvoir par le passé recomposé.

Verseau en Maison XI

Le « je » est égal au « ils », l’expansion compense l’introversion.

Dans la multiplicité, le sujet a tendance à privilégier ceux qui sont en affinité avec lui et c’est par rapport à eux qu’il essaie de briller ou de réussir. Des échanges s’établissent autrement que dans une communauté, mais de personne à personne. C’est le monde de l’amitié, ce sentiment qui ressemble à l’amour, mais qui comporte une oblativité dans les liens de l’esprit dont la possession amoureuse est dépourvUe. Si le natif a tendance à la passivité ou à l’autoprotection, il fera de ce Secteur’ le monde des appuis et des protections.

Dans la Maison XI, le Verseau est chez lui ! Selon les sujets, l’oblativité peut devenir de l’esclavage et nécessite un effort dans la défense de la liberté. C’est être disponible aux confidences, envahi par les demandeurs et toujours sur la brèche quand les choses vont mal. Autant en faire son métier, ce qui explique que les psychologues ont souvent une dominante Verseau.

Si le sujet est passif, il emploiera ses relations à se faciliter l’existence et se fera des amis dans tous les milieux. A moins qu’il ne tire gloire de ses relations, de leur mérite ou de leur originalité, et remplace l’amitié par l’exploitation.

Verseau en Maison XII

Le « je » s’imprègne des valeurs du « ils » qui s’introvertit et se concentre.

La Tradition voit, dans ce Secteur, les potentialités de l’individu au dépouillement et à l’ascèse du Moi : ce serait le monde de l’impersonnel, les maladies psychiques et physiques, l’isolement, la prison, l’hôpital et autres calamités, qui sont le résultat d’une conduite ou l’influence des événements extérieurs. Ce serait plutôt l’indication des réactions subjectives à ce qu’il peut y avoir de contraignant dans la vie sociale, et la mesure dans laquelle le sujet est capable de se tester. En termes plus lapidaires, c’est la réponse à la question : « Comment puis-je être suffisamment expansif sans perdre mon identité profonde ? »

Le Verseau, en Maison XII, ne se sent pas prisonnier l’auto-analyse est son affaire. Dans le meilleur des cas, il est capable d’apporter à ses doutes vis-à-vis de la complexité une réponse claire qui lui appartienne en propre, et d’avoir le courage de reconnaître son handicap et de le corriger. Naturellement expansif, il révèle ses meilleures qualités dans le dialogue, à condition que celui-ci débouche sur des vérités fondamentales auxquelles il tient.

Si de fâcheux aspects planétaires viennent bousculer ce qui précède, il se peut que l’irretennue fasse bon marché de la réalité ; le Secteur inspire alors l’affirmation de vérités fumeuses, mal reçues par autrui, et engendre ainsi un isolement rempli d’aigreur ou un dédain du quotidien, de la foule et de ses intempérences.

 

Taureau

Le Signe du Taureau

19 Avril – 22 Mai

par

Jean-Pierre Nicola

La Symbolique du Signe

Le symbolisme graphique

L’idéogramme ou graphisme du signe paraît, en astrologie occidentale, définitivement consacré.

Sans vaine fioriture, avec la majesté des gestes sobres, le cercle surmonté de sa moitié est adopté pour représenter le Taureau, vu de face. On peut difficilement aller plus loin dans la stylisation.

Dans l’avant-dernière étape, l’enseigne l’emportait sur le symbole : on reconnaissait la tête de ce genre de mammifère ruminant de la famille des bovidés.

Les cornes changées en demi-lune et la face en plein Soleil rejoignent l’Égypte qui, en vouant le Taureau à la domination d’Osiris et d’Isis (le Soleil et la Lune), faisait renaître l’année à leur rencontre en ce signe, c’est-à-dire à la nouvelle Lune.

Le symbole étant plus riche que la figure, l’hiéroglyphe, nous dit Marcelle Senard, « évoque la matrice, l’enveloppe de la graine, le tombeau, la coupe attendant et attirant le rayon stimulant de l’impulsion vitale, principe de toute création. C’est aussi l’image du calice de la fleur s’ouvrant aux rayons du Soleil, afin que s’y accomplisse la fécondation ; ou le vase antique, la coupe du Graal, en laquelle descendait le rayon divin pour abreuver et purifier ses chevaliers (en sanscrit, Graha veut dire à la fois coupe et grâce). Ou, enfin, c’est le corps humain. Vase d’élection, coupe par excellence où s’accomplit l’oeuvre de transmutation majeure par le principe du feu ».

Une imagination réaliste y verrait une bourse garnie aux cordons serrés, ce qui conviendrait aux richesses accordées par le signe à ses meilleurs sujets, épargnants à souhait. Les petits plaisantins penseraient à une montre sans aiguilles ni heure, nantie d’un remontoir en tire-bouchon, à un cerceau que gouvernerait un guidon, à une tête d’escargot un peu niais, mais le rapport avec les significations connues serait plus obscur.

Pour le symboliste pénétrant, ces significations ont travaillé insensiblement la figuration du signe jusqu’à lui donner ce fini dans l’abstrait qui restitue la transparence de l’invisible. La chair sublimée délivre l’archétype. Elle n’était que coquille, ombre du vrai principe : celui de la Substance. « Il fut déjà dit que Ge, en sanscrit, veut dire à la fois terre et taureau. Ge, en grec, est une particule enclitique, c’est-à-dire que, s’appuyant sur le mot qui précède, elle semble ne faire qu’un avec lui et le met en relief. N’est-ce pas le propre de l’énergie réceptive qui se prête au principe positif, afin de le formuler dans la substance : genos, en grec, veut dire naissance, origine, race. En chinois, terre se dit ghen. » Un graphologue insisterait sur la dilatation de l’hiéroglyphe, sur la rondeur, la fermeture compensée par une ouverture vers le haut, en forme de conque prête à recevoir Vénus jaillie des flots. Un portrait s’ensuivrait, mettant la féminité, ses vertus et ses biais, au cœur de sa dissertation, en modulant sur le charme, la résistance passive, la fécondité, le don de recevoir et celui de conserver.

Vénus, maîtresse du signe, se présente sans fard comme un cercle surmontant une croix. Il serait impudent d’y trouver un hasard. Les tenants d’une astrologie sacrée, bâtie sur les combinaisons du cercle, du demi-cercle et de la croix, représentations symboliques de l’Esprit, de l’Ame et du Corps, assurent bien que non. L’idéogramme de Vénus désignerait l’union du corps et de l’esprit, avec une prédominance spirituelle. C’est, du moins, ce qu’en dit le symbole. Sur cette façon de comprendre l’astrologie, un éminent auteur, Adolphe Ferrière, docteur en sociologie, a consacré de savants écrits Z qu’un Taureau de ma pesanteur ne saurait rapporter sans crainte de les trahir. Le principe est simple, l’application ardue. Elle demande de déduire de la figure composée un grand corps de ballet d’idées universelles. Ainsi, le cercle étant l’unité, la croix la dualité, l’Amour dont Vénus est maîtresse serait géométriquement signifié par la situation de l’un sur l’autre. Le symbole étant acceptable dans les divers sens de ses surdéterminations, le détour analogique veut que les amants soient des officiants de l’équilibre du monde. J’en appelle à la Balance, second signe de Vénus.

Cercle, demi-cercle, croix ou point par l’intersection de ses branches, la triade rappelle le Soleil, la Lune et la Terre, fondements du ciel des astrologues. N’en doutez pas, les origines sont là, et leurs racines.

Du Soleil, fleuve de vie, sphère de Dieu, émerge le cercle investi de la forte sagesse, inaccessible tyran du parfait immobile. Le cercle est éternel, même si la roue tourne. Son mouvement ne fait que remplacer un point par un autre. L’analogisme veut que l’Esprit soit un brasier circulaire, une circonférence de rayon indéfini.

De la Lune émergent l’âme et le demi-cercle, par la mouvance et le changement, leur lot commun. L’humeur nous tombe de la Lune, vaisseau flottant aux voiles blanches prenant le vent de la lumière en des quartiers différents.

Quant à la croix, c’est bien la Terre centrée, le point fixé par la crucifixion de l’Homme dans le décor de ses quatre éléments. Avec le cercle, la croix et le demi-cercle pour dessiner les planètes, l’ésotériste peut se dire qu’elles s’écrivent avec le Soleil, la Terre et la Lune pour dépeindre l’Homme dans son esprit, son corps et son âme. Ailleurs que dans la dimension des lignes pures et de l’espace structuré, une autre source de symboles nous vient des notions climatologiques d’autrefois.

Le symbolisme climatologique

Lorsqu’on parle du temps, non de celui qui court mais de celui qu’il fera, le froid, le chaud, le sec et l’humide donnent le ton de la conversation. L’astrologie traditionnelle repose sur une systématisation de ces facteurs d’intempéries. Autrefois, ils s’entendaient dans leur acception physique, selon la physique de l’époque. Aujourd’hui, ils se comprennent comme des « principes » que les puristes se gardent avec sagesse de confondre à la réalité des vents, malgré la tentation d’établir un plan de coïncidence. Certains auteurs font de la météorologie planétaire et zodiacale avec les attributions que nous allons voir.

Sur le chemin apparent du Soleil, ou voie d’écliptique, à partir de l’une de ses intersections avec l’équateur céleste, les douze signes du zodiaque se suivent dans leur ordre inaltérable : Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau, Poissons.

Pour notre hémisphère et nos latitudes moyennes, le « tour » du Soleil entraîne des caractéristiques saisonnières que Claude Ptolémée commentait ainsi : « Dans le printemps, l’humidité surabonde, parce que, le froid étant passé, l’humidité commence à se répandre par le moyen de la chaleur. L’été est plus chaud, parce qu’en ce temps le Soleil approche plus près de notre point vertical. L’automne est plus sec, parce que les humidités ont été desséchées à l’aide de la chaleur passée. L’hiver est plus froid, parce qu’alors le Soleil s’éloigne davantage du zénith. »

Symbolisme général du signe

En condensant vos lectures sur la symbolique du Taureau, vous avez des chances d’obtenir quelque chose de ressemblant à ce qui suit :

Taureau : au mois d’avril, le 19 ou le 20 avril, le Soleil pénètre dans ce signe, pour en sortir autour du 20 ou du 21 mai.

Le Taureau est le symbole de la fécondité et des forces procréatrices. Son hiéroglyphe est la sixième lettre hébraïque : le Vav qui représente tout ce qui se rapporte à la lumière et à l’éclat.

Dans le tarot, selon Papus, le Taureau correspond à la sixième lame, l’Amoureux, symbole de réunion mais aussi de confrontation des antagonismes. Dans la kabbale, l’Amoureux correspond à Tiphereth. Au mieux, ses significations peuvent être la Beauté, l’Amour, la Charité, l’Attraction ou l’Amour universel.

Dans le ciel, le signe du Taureau est septentrional par rapport à l’équateur céleste, oriental dans sa maléficiée (Terre), et de printemps. Selon les dispositions élémentaires, il est terrestre, mélancolique, froid et sec, acide, féminin, nocturne et fixe.

Entre les plantes, il gouverne le plantain, le fraisier, le lin, la fumeterre, le lierre, la mauve, la menthe, le mille-feuille, la pâquerette, la pivoine, la reine-des-prés, le sureau, la saponaire, l’ancolie, le pied-d’alouette, la dent-de-lion, la courge, le myrte, le tussilage, le lilas, la mousse, l’épinard.

Entre les pierres : les blanches et les opaques, le corail blanc, l’albâtre. Son joyau est l’émeraude, son métal le cuivre, son parfum la violette, son jour le vendredi et son chiffre le 6.

Pour la couleur, le bleu ou le vert, et même les deux.

Les pays, villes et régions en affinité avec le Taureau sont, en principe, l’Asie Mineure, la Grèce, l’Argentine, le Dauphiné, la Lorraine, la Picardie, l’Estonie, la Finlande, l’Irlande, la Lettonie, la Lituanie, l’Iran, la Pologne, la Russie, l’Ukraine, Dublin, Leipzig, Mantoue, Nantes, Palerme, l’île de Rhodes et l’île de Chypre.

Symbolisme général de Vénus

Et de Vénus, affiliée au Taureau, vous devez savoir presque tout après ceci :

Signes du zodiaque : Taureau, Balance.

Élément : Air.

Couleur : Vert végétal.

Qualités élémentaires : L’humide doux et tempéré.

Odeur : Suave, grisante.

Saveur : Sucrée.

Saison : Printemps.

Effets atmosphériques : Rosée, léger brouillard, brume, pluie fine et rafraîchissante, brise

légère, cumulus, temps doux.

Dans les eaux et les mers : Montée des eaux fertilisantes, marées abondantes, navigations faciles.

Sur terre : Vigueur et abondance pour plantes, fruits et légumes.

Les insectes et animaux utiles prospèrent, les nuisibles et les prédateurs dépérissent.

Minéraux : Perle, corail, turquoise, émeraude, cuivre.

Plantes : Celles des signes qu’elle gouverne, en ajoutant datte, olivier, pin.

Animaux : Colombe, tourterelle, moineau, perdrix, brebis, chèvre, faisan.

Humeurs : Semence, sang.

Tempérament : Lymphatique, sanguin, ou lympho-sanguin.

Parties du corps : Parties génitales, gorge, seins, reins, ventre.

Forme du corps : Taille moyenne, carnation blanche ou rosée, cheveux bruns, noirs, ondulés, yeux rieurs et tendres, sourcils épais, bouche charnue, joues et menton à fossettes, jambes fortes.

Type Adonis, Bacchus, Pan.

Caractère : Bien affecté, le Vénusien est sociable, charmeur, joyeux, pacifique, pieux, croyant, compatissant. Il est élégant, doué pour la musique, avec des goûts qui passent pour efféminés. Aussi bien chanceux au jeu qu’en amitié, il aime à se prélasser et fuit le travail, les difficultés, les conflits et les tourments. Il peut être sensible à l’excès, susceptible mais sans rancune. Mal affectée, Vénus fait les paresseux, les jaloux, les amoureux infortunés, les dépensiers, amoraux et pervertis par leur passion aveugle.

Professions : Bien affecté, chanteurs, musiciens, artistes, bijoutiers, tisserands, hôteliers, restaurateurs. Mal affecté, proxénètes, mendiants.

Événements : Vénus harmonieuse apporte les succès de fortune, le bonheur en amour et mariage, des enfants nombreux et plaisants, des dignités agréables dans les actions entreprises. Dissonante, elle marque les revers consécutifs à une vie amoureuse scandaleuse, crée drames et déboires dans les unions et surtout les désunions. Les enfants, les femmes et les plaisirs sont source d’infortune.

Personnages : Épouse, sœur, fille, maîtresse, concubine.

Époque de la vie : Adolescence (de l’enfance à vingt et un ans).

Maladies : Des parties du corps qu’elle gouverne, infectieuses et vénériennes.

Mort : Vénus harmonieuse, mort douce et naturelle. Mal affectée, Vénus cause une mort

violente ou prématurée due aux excès sexuels et autres, à l’ivresse, aux empoisonnements.

Lieux : Les vallées et les vallons, ou les petites collines boisées. Les parcs, jardins, prairies. Les théâtres, les lieux de perdition.

Instruments : La guitare et le violon.

Tons : Mi, majeur ou mineur.

La Mythologie du Signe

Il ne faut pas confondre veau, vache, bison, buffle, boeuf, taureau. Il y a de la nuance dans le bovidé sacré, et, manifestement, les caractéristiques concrètes, les comportements naturels de ces animaux, leurs rapports avec l’homme décident des différentes symboliques et de leurs transpositions métaphysiques.

La puissance génitrice du taureau terrestre, le phallocentrisme spontané qu’il exerce sur son harem en pâturage, valaient d’être évoqués au ciel par la foudre fécondant en un éclair bruyant ces vaches que sont les nuages.

« Toute force de pénétration physique ou spirituelle qui engendre et féconde a été appelée « taureau » dans les anciennes mythologies ‘. »

« Le symbolisme du taureau est également lié à celui de l’orage, de la pluie et de la Lune.

« Le taureau et la foudre ont été de bonne heure (dès 2400 av. J.-C.) les symboles conjugués des divinités atmosphériques. Le beuglement du taureau a été assimilé, dans les cultures archaïques, à l’ouragan et au tonnerre (le Bull-Roarer chez les Australiens) ; or l’un et l’autre étaient une épiphanie de la force fécondante. […]

« L’ensemble foudre-orage-pluie a été parfois considéré, par exemple chez les Esquimaux, chez les Boschimans et au Pérou, comme une hiérophanie de la Lune. Menghin établit un rapport entre le croissant de Lune et les figures féminines de l’aurignacien (tenant une corne à la main) ; les idoles de type bovidé, qui se trouvent toujours en rapport avec le culte de la Grande-Mère (Lune), sont fréquentes au néolithique… Les divinités lunaires méditerranéo-orientales étaient représentées sous la forine d’un taureau et investies des attributs taurins. C’est ainsi que le dieu de la Lune d’Ur était qualifié de puissant, jeune taureau du ciel, ou le puissant, le jeune taureau aux cornes robustes. En Égypte, la divinité de la Lune était le Taureau des Étoiles… »

Solaire et lunaire

L’association foudre-eau explique l’ambivalence du symbole taurien aussi solaire que le feu, aussi lunaire que l’humide. Le croissant des cornes associe la Lune à une arme efficace. Être Soleil et Lune, Feu et Eau, pénétration et semence, cela méritait d’ouvrir l’alphabet hébreu. Sa première lettre, Alef, signifie taureau. Elle serait le symbole de la Lune à sa première semaine.

Des cornes à la Lune, il n’y a qu’un pas. Mais pourquoi fallait-il un taureau à trois cornes aux dieux de la Gaule ? Paul-Marie Duval n’en donne qu’une explication terre à terre. : « … Le culte du taureau était fréquent dans diverses parties du monde antique, à haute époque : or, on ne trouve qu’en Gaule ce monstre tricornu. Est-ce donc un dieu spécifiquement celtique ?

Une étude récente a montré que la troisième corne peut avoir été inventée par les bronziers qui copiaient des statuettes italiennes ayant un oiseau ou un croissant fixé sur la nuque par une cheville : influence toute-puissante de la représentation plastique ! Il reste que ce phénomène s’est produit seulement en Gaule... »

Mais nos ancêtres ont peut-être voulu accentuer l’aspect guerrier quitte à brimer le reproducteur.

Ainsi pensait l’Irlande où les grandes valeurs militaires étaient identifiées au taureau de combat.

Toujours en Irlande, le festin du taureau commençait, curieuse invite, par le sacrifice de l’animal.

Le poète visionnaire en exercice devait manger et boire le bouillon de la victime avant de s’endormir pour voir en songe le candidat-roi à choisir par l’assemblée des nobles. Cette élection au premier tour était suivie du sacrifice du cheval, autre animal guerrier.

  1. Le Roux-Guyonvarc’h a donc raison de rapporter que la troisième corne « doit représenter ce qu’en Irlande on appelle le Ion Laith ou Lune du héros, espèce d’aura sanglante qui jaillit du sommet du crâne du héros en état d’excitation guerrière ». Et M. d’Arbois de Jubainville laisse justement entendre, dans une de ses études de linguistique, que le mot « taureau » a été synonyme de « chef » en celtique d’Irlande et de Gaule.

L’autorité peut être purement spirituelle. La Légende dorée « nous apprend encore que les plans de l’abbaye du Mont-Saint-Michel français et de celle du Mont-Saint-Michel italien, à Gargano (aujourd’hui San Angelo, province de Capitanate, anciennement royaume de Naples) furent dessinés sur la terre par les pas d’un taureau – c’est-à-dire d’après les instructions et sur les devis d’un moine savant et sage ».

Disons aussi que la puissante assise du taureau évoque les grandes architectures, matérielles et autres. La symbolique des quatre pieds-sabots sur terre est abondante, elle rejoint celle du boeuf civilisateur, support de l’ordre et de sa pérennité.

« Le taureau védique, Vrishabha, est aussi le support du monde manifesté, celui qui, du centre immobile, met en mouvement la roue cosmique. En vertu de cette analogie, la légende bouddhique revendiquera pour son héros la place du taureau du Véda. Le taureau, est-il dit, retire un de ses sabots de la terre à la fin de chacun des quatre âges : lorsqu’il les aura tous retirés, les assises du monde seront détruites. »

Les Sioux attribuent le même rôle au bison primordial, sa bosse suggérant tout un monde. Dans le temple de Salomon, douze taureaux portent la mer de bronze. Pour de nombreux peuples turcotatars, le taureau supporte le poids de la Terre, sur son dos ou sur ses cornes.

Pour ne pas s’égarer dans les ambiguïtés, par esprit de méthode l’on pourrait classer les idées en considérant le taureau sous son aspect solaire, puis sous son aspect lunaire, enfin sous les deux réunis. Ce qui compléterait ou recouperait les analogies issues de la stature, du comportement, du mugissement, car le taureau mugit comme la mer…

Signe de fécondation

En Égypte, avons-nous dit, Isis (Lune) et Osiris (Soleil) commencent l’année sous les auspices de leur réunion dans le signe du Taureau. Dionysos pourrait bien, quant à lui, exprimer les mystères des ambivalences fécondes tels les couples vie-mort, mâle-femelle, feu-eau, bête-homme, homme dieu, folie-génie, vin-sang.

« Il [Bacchus, l’équivalent romain du Dionysos grec] est tantôt assis sur un tonneau, tantôt monté sur un char traîné par des tigres ou des panthères, quelquefois par des centaures dont les uns jouent, de la lyre, les autres de la double flûte. Sur les monuments les plus anciens, il est représenté avec une tête de taureau... »

Chez les Argiens, Bacchus avait le surnom de Bougène (né du Taureau). Dans la plupart des oeuvres composées en Égypte par des artistes grecs, les statues de Bacchus portaient une tête de taureau. Plutarque rapporte que Bacchus était appelé par les Éléens Pied de boeuf, et il dit à ce sujet : « Est-il appelé Pied de boeuf comme Junon a été nommée Boôpis ? Ou bien est-il appelé ainsi, comme il est dit par quelques-uns, Fils de Taureau et Taureau ? »

Dionysos est né de la cuisse de Jupiter. Dieu de la vigne, son ivresse est aussi celle de la sève et de toute folie, toute possession fertilisant l’homme pour engendrer un créateur ou libérer ses énergies cosmiques subconscientes. Du vin on passe aux liquides générateurs de vie-mort triomphatrice. Dieu des jardins et des bois, dieu de la chlorophylle, il mêle le Soleil et l’Eau. Les Nymphes furent ses premières éducatrices.

Les fécondateurs, quel que soit leur millésime, sont, comme Dionysos, fils du Taureau : dieux ou fleuves. Le fleuve sacré Acheloos était nommé par les Grecs « le fleuve Taureau » et on l’a souvent représenté sous cette forme. Poséidon, présidant aux eaux célestes, était appelé « le Mugissant » ; il était assimilé au Taureau et parfois il en portait le nom. On lui consacrait de grands sacrifices de taureaux.

Mer, fleuve, sperme, eau, vin, sang… peu importe le flacon pourvu que change l’ivresse. La licence dionysiaque mêle le tout sans perdre le goût du sacré. Le prêtre, transcendant le formalisme, exalte le sens caché de l’ivresse que donne l’incarnation divine dans l’Homme et l’officiant. Il change le vin en sang, la substance en essence. De Taureau il s’est changé en Boeuf, symbole de « celui qui s’est fait eunuque soi-même pour le royaume de dieu ».

A propos de Vénus

Le mythe des mythes serait de faire de Vénus un symbole de doux équilibre. Ses violences sont notoires et, de toute époque, terres et cieux voient en l’amour une source de troubles, de folies et de désordres contre un bonheur fugace. Sans doute faudrait-il s’accorder sur le langage. Pour le taureau et le boeuf, les choses sont claires. Mais, entre la passion et l’amour, qui distingue à coup sûr la différence ? La saga de Vénus comporte mille passions sadiques pour un seul amour masochiste voué à Adonis, qu’elle a finalement accepté de partager, prenant sa douleur en charge et devenant boeuf à son tour.

Des multiples visages de Vénus le plus constant est le désir. Il rejoint la fougue naturelle du Taureau, il en est l’aiguillon, il porte sa marque anarchique et sa double polarité mâle-femelle, faste-néfaste. Y a-t-il un désir du boeuf ? Rien ne paraît l’indiquer. Ni dans l’animal, ni dans la mythologie.

L’aspect mythologique de Vénus contient manifestement une composante agressive que l’astrologie courante a expurgé pour renforcer le monopole de Mars sur les attributs de la masculinité modèle.

De nos jours, Vénus présiderait à l’amour plus qu’au désir. Pareille évolution de sens suggère que l’amour est au boeuf ce que le désir est au taureau. S’il n’en est pas la castration, d’un certain point de vue, l’amour est une métamorphose du désir, et l’on pourrait associer son succès à la trop grande vigueur de ses racines. Il n’est guère prudent de bâtir ses églises sur les volcans. Boeuf, vache ou taureau… amour, désir, ou amour-désir, les thèmes majeurs du signe et de l’astre se rejoignent. Ils tissent, au regard du symbolisme, nombre de destins et caractères fidèles, dit-on, au ciel dont ils ont pris les rêves constellés.

Caractérologie du Signe

Le Taureau dans la Vie

Les points de repère donnés par la Tradition pour chaque signe permettent d’imaginer ces portraits théoriques que l’on trouve en abondance dans l’ensemble des publications astrologiques. En réalité, il n’y a pas de portrait type : chaque signe dispose de toute une famille de personnalités caractéristiques. Le portrait qui suit n’est donc qu’un modèle parmi d’autres. Vous n’y retrouverez pas exactement tous les Taureau de votre connaissance. En revanche, si vous rencontrez quelqu’un qui ressemble à ce modèle, il y a de fortes chances pour qu’il soit du Taureau par le Soleil, l’Ascendant, ou une concentration de planètes dans ce signe.

Un travailleur insatisfait

Puisqu’il est travailleur et ambitieux, il se couche tard, se lève tôt mais sans se presser, le lit le retient toujours un peu, en pensée. Le petit matin lui va bien pour traîner, réfléchir à sa journée, revoir ce qu’il a fait la veille, revenir à ce qu’il aurait dû dire à son chef de service si tout s’était bien passé. Bref, sitôt levé, il commence à ruminer en faisant son café ou celui de la maisonnée. Un café très fort pour le réveiller tout à fait, mais qu’il ne prendra pas, si la dose est trop forte. Ce Taureau costaud réclame du consistant au saut du lit. Le petit déjeuner copieux fait partie du réveil rituel, mais pas beaucoup de gymnastique. Le sport à domicile l’ennuie… C’est pourquoi on le décrit en rondouillard adipeux lorsqu’il a pris de l’âge. Cependant, le muscle reste ferme sous la graisse. Il sait qu’avec une cure d’activité physique et un régime sans défaillance, il a des chances de retrouver sa ligne, parfois sculpturale, rarement svelte. Il a renoncé à devenir longiligne : c’est un trapu, un courtaud, ou une belle armoire, style rugbyman. Si le Ciel l’a rendu trop petit à son goût, il souffrira en silence en choisissant des partenaires, amis où conjoint, exagérément grands qu’il ridiculise en les dominant. Madame Taureau, sur le plan physique, est de beauté suave et capiteuse, généreuse dans les formes comme dans le fond. Elle est capable d’avoir longtemps la taille fine avant de finir par un triple menton, se punissant ainsi d’avoir abusé des sucreries, faute d’une vie sexuelle à la hauteur de son appétit. Pour la table, comme pour le lit, le Taureau a toujours la sensation d’un manque-à Satisfaire. N’oublions pas son « oralité » : il lui faut du « rab de rab »…

Un terre à terre élégant

On le dit coquet, pour le moins soigneux. S’il a l’âge de séduire, il ne craint pas de jouer au dandy. Sinon, il s’habille avec goût ou avec le souci de porter exclusivement ce qui ne lui va pas si mal. Vous remarquerez peut-être son horreur de porter des vêtements étroits. Il déteste se serrer le ventre et le cou, son point faible. Parfois, il exagère dans les foulards aux couleurs vives. Une touche de féminité pointe dans sa tenue vestimentaire, et il se parfume volontiers. Il a ses jours de guenilles où il s’habille en clochard propre, en hobereau, histoire, dit-on, d’user jusqu’à la corde les vestes, pulls, pantalons, qu’il tient en affection. Bien entendu, Madame Taureau dispose d’une belle garde-robe, avec des ensembles exotiques. Elle sait marier normalement le folklore et l’élégance.

Une compétence à toute épreuve

Avant de partir au travail, le Taureau lit son journal. Pour les nouvelles essentielles, pour voir aussi s’il n’y a pas une grève qui l’immobiliserait chez lui au moment où précisément il a tellement de choses à faire. Consciencieux, mais pas fou, il place ses intérêts personnels bien au-dessus de ceux de l’entreprise qui l’emploie, même si son zèle laisse préjuger le contraire. A l’atelier ou au bureau, il termine la lecture de son journal en lisant ostensiblement les petites annonces s’il n’est pas satisfait de son poste ou pour inquiéter tant soit peu ses supérieurs immédiats. Il n’est pas de ceux qui attaquent brutalement leur ouvrage. Il s’échauffe lentement. Sa mise en train prend du temps, surtout s’il ne trouve pas son crayon préféré, son matériel habituel, ou si l’ambiance a changé autour de lui. Une fois sur les rails, il produit sans fatigue apparente, sûr de son rythme et de ses compétences, qu’il sait généralement rendre précieuses à ses employeurs avisés. Le plus souvent, c’est un collègue estimé, recherché pour son jugement, sa bonne humeur dans les meilleurs cas, et sa bonne volonté.

On le respecte pour ce qu’il vaut autant que pour ce qu’il est, c’est-à-dire qu’on supporte ses colères et ses récriminations, parce qu’elles font partie de son art de vivre. Il déteste les conflits internes, sauf ceux qu’il provoque, à l’occasion, lorsqu’il se heurte à d’injustes résistances. Ses vindictes sont redoutables. Habituellement loyal envers ses adversaires, il perd toute mesure dans la férocité lorsqu’on le dupe sans vergogne. Quelles que soient ses responsabilités et le volume de ses affaires, il trouve le temps de courtiser l’élément féminin de son entourage. Madame Taureau n’est pas forcément entreprenante, mais sa présence donne des idées stimulantes, en toute innocence.

C’est un plaisir d’être à table avec lui. Le bon vin est sacré et, si la compagnie s’y prête, il devient loquace, bruyant, hilare, heureux d’être en joie et de communiquer son rire.

Il rentre dans le soir de la vie comme dans celui d’un jour, sans se presser, pensant à ce qu’il a laissé et à ce qu’il va rejoindre. La philosophie le grise, tel un petit air frais sorti du bois bourgeonnant. Il mesure, il arpente le terrain des plaisirs et des raisons de vivre : des revenus assurés, des enfants bien élevés, des amis éternels, la table est bien mise, la terre donne son grain, l’herbe est grasse, mais il reste des factures à payer, des comptes à régler, tant et tant de choses à faire demain et encore demain… La nuit tombe, il est temps de mourir dans les bras de l’aimée.

Le Taureau et l’Amour

Tout pour la stabilité

Pour construire sa vie le Taureau a besoin d’aimer et, comme il construit lentement, il commence très tôt à chercher la pierre de touche de son édifice : un(e) partenaire bien sous tous les rapports, aux épaules solides, aux charmes sans excès de manière à ne tenter personne et que son désir soit mobilisable sans être constamment avivé.

Sa vision du foyer stable, du couple indissolublement lié par chaque tâche et chaque plaisir de sa prospérité, l’engage à éliminer les sources de diversion. Elles sont multiples. Notre Taureau peut être heureux en amour si tout va selon sa prévoyance et son appréciation du juste milieu entre le plaisir et le devoir, les obstacles stimulants et les facilités dangereuses.

Le cas échéant, mais toujours par prévoyance, il commence par céder à toutes les tentations, faire l’apprentissage de l’abandon et de la résistance pour armer sa fidélité future, lui donner les souvenirs qui épargnent les rechutes, l’expérience contre les démons fallacieux.

Sa conduite d’immunisation contre l’instabilité, en usant préventivement de liberté sexuelle, comporte des risques d’aventures. Il les contrôle par ses défiances, sa garde constante à ne pas se piéger dans une incartade, une fantaisie qui compromettrait au creux d’un lit trop doux son projet de couple immuable. Conscience lucide, clairvoyance au sommet du désir, d’autant plus intense que la capitulation menace. Son ange gardien, incorruptible, note les concessions et les défaillances. Le bilan se tient jour après jour, ou bien au crépuscule ou au petit matin d’une séance soudainement hâtée. Lorsque le verdict tombe, après un faux silence, la rupture de la relation suit… ou c’est le mariage, avec option sur du définitif.

Ce n’est pas parce qu’il a connu l’aspiration à une éternité partagée que la vie lui fera de belles manières. Cette aspiration lui servira plutôt à combattre et à limiter les agressions contre son îlot conjugal. L’erreur commise – s’il en commet une -, il en fera longtemps sa vérité, s’obstinant dans sa mésalliance pour ne rien avoir à recommencer.

Les fondements du couple doivent être objectifs. Toujours pour prévenir les orages, avoir du répondant devant les coups de boutoir des démons de l’instabilité, il fortifie les liens en usant de toutes les ficelles : les biens, les goûts, les intérêts, les enfants. Le couple réussi pousse dans le roc.

Les rapports de domination qui font d’un partenaire l’esclave, la propriété de l’autre, sont un moyen instinctif, primaire et primordial d’assurer la cohésion du duo et de sa descendance. Les partenaires en sont rarement dupes. Cohésion dans la quête commune du plaisir, l’établissement de rites et de traditions. Le roman de cet amour se résume à s’aliéner ensemble, se posséder mutuellement, se souder à tout jamais.

Pour ce Taureau, le divorce, le veuvage, la dépossession de l’objet aimé remettent en cause son identité. Il en meurt ou il se remarie dans l’instant… Il peut tout faire pour éviter ces extrêmes. C’est cette volonté massive qui menace, en négatif, de le conduire à diverses formes de tyrannie ou de servitude.

Au négatif : le tyran jaloux

En réponse à l’incitation cosmique du Taureau, les solutions négatives sont plus fréquentes que les positives. Probablement parce que celles-ci réclament des dons d’équilibre et de synthèse qui s’acquièrent au prix d’une longue expérience. Les comportements négatifs sont, de ce fait, souvent à considérer comme des phases d’apprentissage, et des égarements inévitables durant les périodes formatrices de la personnalité.

En amour, le prototype tyrannique du Taureau incarne l’échec, par conduite d’excès, de la volonté de cohérence. Le tyran exige l’unité qu’il n’a pas obtenue par consentement, à l’autre de s’accommoder de son programme : foin des résistances, la pariade est brève, l’amour courtois est un luxe. Il n’a pas de meilleure preuve d’attachement que son désir, et celle ou celui qui le fait naître a le devoir de l’apaiser.

Ce n’est pas un tyran qui met de la psychologie dans sa domination. L’esclave peut s’offrir la fantaisie de rêver et de le tromper en pensée avec d’autres despotes. C’est le lien qui est d’asservissement, et sa vitalité ne s’inquiète pas de la noirceur ou de l’innocence intérieure des personnages qu’il conjugue. Il existe en tant que lien contribuant à l’ordre extérieur des choses, comme le ciel domine la terre, si tout va bien.

On indispose ce Taureau à contester ou à résister. Que les fâcheux s’en aillent. Mais, au vrai, son cœur sait choisir la brebis ou le mouton ravis d’être tondus. Le tyran mâle est l’amant jaloux, ne supportant rien de sa compagne qu’il n’ait lui-même voulu, conçu, prévu, organisé. Puisqu’elle fait corps avec lui dans le plaisir, elle est son corps dans la douleur, et non son double. Elle doit se vêtir, se nourrir comme il ferait lui-même en féminin. Et il n’a pas d’esprit à saisir autrement l’identification charnelle.

Le tyran féminin, pour être tactiquement plus fin, obtient le même résultat : l’autre devient sa chose. Puisque, dans ce signe vénusien, la nature du rapport prime sur celle des personnages, les tyrans font aussi les esclaves.

Soumission sur mesure, sans référence au masochisme. Là, encore, il s’agit d’une attitude trop répandue dans la nature pour y trouver une perversité. Celle-ci viendra en son temps, sous le signe du Scorpion, plus imprégné d’influences psychosociales. Les règles du Taureau sont animales, cela dit non pour les rabaisser mais pour les situer. Ainsi, ce soumis n’a que les requêtes du chien, une caresse à ronger par-ci, par-là, l’attente du bon vouloir en frétillant d’anxiété. S’il se culpabilise, c’est de penser aux supplices d’une autre maîtresse. Sinon, il rogne, il gémit, sans trahir sa servitude. Sauf si, d’aventure, l’inhibition naturelle se renforce. Alors, la chaîne se brise, l’esclave floué est affranchi sans être forcément libéré du goût du revenez-y. Les conduites tauriennes, en positif comme en négatif, se renouvellent difficilement.

La solution du moyen terme

Entré le style Adolf et celui de Juliette, on peut choisir le genre Casanova. La vitesse d’excitation du signe jointe à la sensorialité suffit au Taureau, concupiscent débridé, à poursuivre des amours orgasmiques et organiques ne nécessitant point de gros épanchements sentimentaux. Ce n’est pas forcément un chasseur, un jouisseur égoïste. Simplement un « hédoniste », philosophe du plaisir. Ses échanges, au lieu d’être verbaux, sont charnels, concrets, d’une exploration sauvage, plus large que celle de la génitalité.

La Maison II étant selon la symbolique traditionnelle celle de l’argent, en l’associant au signe on a pu dire que certaines et certains étaient capables autant que coupables d’amours vénales. De nos jours, cela ne veut plus rien dire.

Les inadaptés du signe risquent plutôt de tenter de vivre l’amour sans le bréviaire des positions ou le code de la galanterie moderne. Ils s’aiment comme des bêtes, autrement que dans le zoo de la civilisation. C’est plus humain qu’on ne pense.

Du positif au négatif

Les positifs : Bourgeois, stables, exemplaires, fidèles mais ennuyeux, soucieux de vieillir avec une épouse compréhensive, style gouvernante, agréable au souvenir sous la ride, toujours ingambe pour la bagatelle, avec des enfants, des rentes et une maîtresse de secours, facile à congédier, que l’on aide paternellement.

Les négatifs : Tyrans ou esclaves répugnant au sadomasochisme, plutôt dans la ligné des animaux dominants ou dominés, ou sains comme des seigneurs et des serfs. Les despotiques meurent d’apoplexie, d’hypertension, de méfiance, d’obstination. Les soumis meurent à la niche, de consomption, de chagrin, de résignation. Il en est qui changent de camp, passent de maître à esclave, ou vice versa. D’autres évoluent et restent nostalgiques.

Enfin, il y a les voluptueux, les lascifs, les dionysiaques, noblesse ou piétaille du principe de plaisir.

Le Taureau et l’Amitié

En amitié, les natifs du Taureau peuvent être très différents les uns des autres, selon la force d’inhibition ou d’excitation qu’ils ont en eux.

Toujours sur ses gardes

En bon gros méfiant, s’il a des sympathies spontanées, il ne les écoutera qu’à demi, attentif qu’il est à contrôler de sa raison ce que le cœur lui souffle. L’examen de passage en amitié peut prendre des années. Avec un Taureau inhibé, on est en examen permanent. N’oublions pas que ce signe compense les excès de ses voisins et acolytes, le Bélier et les Gémeaux, excès auxquels il se sent trop porté. Résultat : pas de démonstrations et de tendresse superflues. On risque de payer l’intérêt que porté. Résultat : pas de démonstrations et de tendresse superflues. On risque de payer l’intérêt que l’on suscite par une plus grande sévérité.

Si ce Taureau vous fait l’honneur d’être un ami possible, il vous testera sournoisement jusqu’à ce qu’il connaisse vos réactions dans les moindres détails. Un jour, sans que vous n’en sachiez rien, il vous aura peut-être accepté, définitivement ou presque. A partir de ce jour-là, vous aurez carte blanche pour le trahir. Vos faiblesses seront siennes. N’aimant pas l’improviste, du pire il aura pris son parti.

Disponible et juvénile

Il aime recevoir, festoyer, avoir table ouverte, offrir des cadeaux utiles dans l’ordre de son budget. Mâle, il est assez enclin à peloter ses amies en pensant aux occasions perdues, surtout si la tentation a la fesse ronde. Mais il peut aussi se contenter de bisous affectueux. Ses lèvres déchiffrent les tensions qui courent sous la peau. Il lit le présent dans le baiser. S’il vous offre un arbrisseau, faites-en une forêt. D’un noyau un arbre entier et d’une abeille une ruche. Lorsque son cœur est attaché, il offre des symboles.

Bien accordé à l’inhibition, l’aspect excitable du Taureau convient à ses élans de naïveté, ses moments d’abandon et de fraîcheur juvénile.

Sa défiance chronique se désengorge par les jours où il se sent l’amant de la terre et de ses peuples entiers. Le prodige persiste rarement, surtout si ses habitudes et son coin de tranquillité en sont aussitôt perturbés. Bien vite, il retourne à ses amis sereins. Ses poussées aventurières vers les contacts faciles se terminent par un plus grand souci d’éliminer les gêneurs, et toute engeance de la désinvolture.

De l’irritabilité à l’indifférence

Les tensions peuvent faire du Taureau un irritable difficile à côtoyer. Maniaque, explosif et ronchon, il exige alors des amis aux nerfs solides. Agacé et agressé par ses propres ruminations, il liquide vertement les impudents qui l’égratignent de leurs futilités.

Ce mode de neurasthénie donne les râleurs et les bilieux de la définition populaire. Au vrai, il s’agit d’une fatigue et d’un excès de défense conduisant à l’associabilité, au rejet de tout effort d’adaptation. Ramassé sur lui-même, ce n’est plus un Taureau mais un porc-épic écorché, se blessant à ses épines. Dans cet état, une virgule déplacée l’exaspère. Il ne connaît plus aucun savoir vivre, et les amis, les relations qu’il assumait avec une étonnante patience sont éjectés, rendus à leur inanité.

Il existe un Taureau en faiblesse d’excitation dont le flegme, l’indifférence, la désaffection interdisent des dépenses d’amitié mais peuvent permettre de bonnes relations de convenance, des coexistences d’égoïsmes polis.

Le Taureau et son Éducation

Le bébé Taureau, futur adapté, est censé acquérir très vite de bonnes joues roses s’il a la chance de naître, non seulement sous le signe du Taureau, mais aussi sous celui d’une mère au sein généreux dans un pays autre que de famine.

Disons que, dans des conditions normales, la nourriture saine lui profite. Il passe pour gourmand, exigeant sur le chapitre tétée et biberon soigné.

Demande d’affection

Il faut le laisser tripoter et le combler de chatouillis intimes. L’adulte n’en sera que plus avenant. Encore une fois, l’horoscope forme un tout, mais si l’enfant n’était que Taureau son éducation poserait peu de problèmes. Il ne demande qu’à vivre et à recevoir de ses parents autant de plaisirs et de joies qu’il peut en retourner. On imagine sans peine que tout cela rejoint sa nature vénusienne se réjouissant dans les attachements.

Il risque, précisément, de ralentir sa croissance pour rester le plus longtemps possible dans une confortable dépendance. Les acquisitions d’âge en âge, vers la maturité, doivent être ponctuées par ses éducateurs de baisers sonores et d’applaudissements chaleureux.

L’inhibition et la faiblesse d’excitation en font un bambin lambin. Retard à parler, retard à marcher : il traîne le pot aux fesses et la bouche pleine.

La curiosité sexuelle, en revanche, est précoce et c’est pour elle ou lui un excellent stimulant que de se trouver très tôt en jardin et école mixtes. L’ennui est qu’il n’est pas partageur et qu’il aime avoir son copain ou sa copine constamment sous la main.

Sa marge d’autonomie se construit très vite. Elle lui permet de passer des heures à ne rien faire ou à s’occuper seul avec des jeux de construction. Un penchant à contrôler si l’on ne veut pas avoir affaire plus tard à un logicien ou à un architecte buté dans ses raisonnements et son béton armé.

De l’autonomie relative, il passe à la résistance passive. Si le milieu affectif est insatisfaisant, ses défenses s’organisent. Il sait offrir extérieurement l’aspect du gentil débonnaire, tandis qu’intérieurement il a décroché. Il peut s’adapter aux pires injustices, sa secondarité instinctive travaille sous roche. Et tandis que pleuvent les taloches, son cœur lui dit que tout n’a qu’un temps.

Les mauvais parents s’exaspèrent de cette sournoise prévoyance. Bien avant Freud, on a pu constater que le masculin est attiré par le féminin et le féminin par le masculin. Cette règle de grammaire biologique s’applique – avec ses exceptions – aux membres d’une même famille. Elle y trouve même du ressort sous le signe du Taureau. Pour la petite fille comme pour le petit garçon, ne nous étonnons pas d’un Œdipe vigoureux. Une chanson de corps de garde sur la vie de Napoléon rappelle que ce grand homme, dès son berceau, boudait déjà comme le taureau. Ce qui fit dire à son père que le cher enfant voulait bercer sa mère.

Curiosité et jardin secret

Évidemment, on ne saurait donner toute licence aux instincts du Taureau, mais l’information vaut mieux que la répression. Ne pas le décevoir par des silences ou des contes à dormir debout à l’âge questionneur. Une fois trompé, on ne l’y reprend plus et c’est lui qui mènera ensuite ses parents en manège s’ils n’ont pas fait confiance à sa curiosité.

A l’école, il est plutôt travailleur, surtout si ses résultats sont sanctionnés par un régime de récompenses à base de petits sous et de gourmandises. Comme tous les enfants, il se bloque, il piétine, en cas de rapports difficiles avec ses maîtres ou maîtresses. Avec ce tempérament, le blocage prend l’ampleur d’une résistance radicale dont il avouera difficilement les raisons si l’expérience lui a montré le peu de foi qu’il faut avoir en la parole d’un « adulte ». On négociera son déblocage en flattant sa logique et les intérêts naissants de son ambition.

Que ce soit dans sa famille ou dans son groupe, il reste adaptable en se réservant une part de quant-à-soi, de retrait prudent, qu’il faut respecter avec des précautions infinies. Lorsque l’on viole la zone interdite d’un Taureau, petit ou grand, on est pratiquement sûr de déclencher un irrépressible processus de rancune dont on pâtira tôt ou tard.

Ce n’est pas forcément un meneur. En un premier temps, il préfère observer comment font les autres en enregistrant leurs erreurs. Le rôle de second, de tampon entre les « chefs » et la troupe lui convient mieux. Il a des épaules assez solides pour encaisser les disgrâces et les récriminations. Si le chef de son groupe déchoit, il assure l’intérim ou la succession en instaurant un règne apparemment plus souple, intraitable quant à la cohésion interne du groupe et l’unité de front qu’il doit présenter à ses adversaires. Il préfère les aléas de la bande à part aux incohérences d’un groupe disloqué.

Ce tempérament ressent en profondeur la crise pubertaire. Il peut continuer à se montrer affectueux, feindre obéissance et docilité, mais il attend que ses parents et éducateurs intelligents lui donnent feu vert pour laisser ses forces nouvelles prendre du large. Là encore, tractations et négociations sur l’argent de poche et les sorties sont de rigueur. Il apprécie les responsabilités et peut se montrer digne de confiance. La répression ou des exigences anachroniques sur ses horaires, ses lectures, ses fréquentations, transformeraient sa bonne volonté en hostilité masquée, impitoyable pour la respectabilité des parents le jour où elle pourra s’afficher sans vergogne.

L’adolescence

Les sports de force plutôt que d’adresse sont indiqués pour sublimer peu ou prou de sa sexualité vibrante : marche, lutte, alpinisme, haltérophilie, athlétisme, danses modernes et acrobatiques. En principe, il n’est guère exposé à des états mystiques, la soif d’absolu de l’adolescence s’exprimant de préférence dans la pensée philosophique, l’économie politique, l’archéologie, les sciences naturelles. L’adapté abrège la phase métaphysique pour s’enquérir plutôt de son métier et de ses succès aux examens s’il poursuit des études secondaires et universitaires.

Bien que bûcheur (dans les conditions précédemment signalées), il n’a pas le goût de l’héroïsme et l’objectif à atteindre doit être bien défini si l’on veut qu’il y consacre ses forces sans relâche. Ses dangers sont dans la tentation d’adopter trop vite sécurité et stabilité dans une vie de couple ou de famille entraînant l’abandon des écoles peu clémentes à l’égard des libidos juvéniles. D’aucuns lâchent prise pour suivre, au contraire, une carrière agitée dans la chansonnette, le théâtre, la littérature ou le cinéma.

Quoi qu’il en soit, lorsque le Taureau adolescent manifeste une vocation, il vaut mieux tout faire pour l’aider : rien ne le découragera, surtout pas les pleurs de sa mère. Le Taureau positif n’a pas forcément le sens de l’obstacle – il peut s’attaquer à l’impossible -, mais il a certainement conscience de l’invincible puissance de sa détermination, une fois celle-ci arrêtée.

Du côté des problèmes

Lenteur, paresse, lourdeur, entêtement, sont les quatre mamelles du Taureau négatif, tel qu’on l’imagine en influence prédominante dissonante.

Les malheureux parents auront du mal à intéresser un rejeton toujours en sommeil, mou et ronchon en dehors des repas où il manifeste incontinent une vitalité d’ogre. C’est le bébé qui, par ses résistances incongrues, parvient à culpabiliser les mères les plus indignes. Il est sale, goulu, il pisse au lit à la moindre semonce et se confectionne d’immondes tartines avec ses excréments. Cela dans le cas où les pulsions du Ça trouvent dans la sensorialité du signe un résonateur de choix pour des débordements rabelaisiens.

Sinon, il y a le genre anorexique par dégoût prématuré de vivre, faiblesse d’instinct, traumatisme affectif déclenchant une peur organique pathologique. N’oublions pas l’affinité de Vénus avec le Taureau. Elle souligne la sensibilisation aux caresses. Si la nourriture ne s’accompagne pas d’amour, elle devient indigeste.

Tous les spécialistes vous le diront : boulimie ou anorexie dépendent des autres éléments du ciel de naissance. La réduction à un seul signe concerne tantôt un portrait-robot, tantôt la spéculation théorique.

Pour simplifier les choses, nous ramenons les difficultés de l’éducation de ce Taureau aux excès et déviations de sa sensorialité.

On en déduit d’importants appétits d’absorption avec une faible énergie de conquête et des fixations rebelles à l’apprentissage. Comme ces termes, portés à l’extrême, ne pourraient concerner qu’un indécrottable débile, on adopte l’hypothèse moyenne de l’enfant difficile récupérable par d’infinies attentions.

Prévoir, par conséquent, des ruses de Sioux pour l’acquisition de la propreté. Les éducateurs devront trouver un savant dosage de fermeté, de patience, de duplicité. Il faut éviter à chaque phase l’incrustation d’une habitude pernicieuse mais ne pas déclencher, non plus, la réaction de défense-refus massive qui entraîne l’enfant dans des régressions démoralisantes pour les éducateurs. Prendre son parti des périodes d’opposition butée et profiter des autres, telle est la rude école des parents déjà bien éprouvés par leur propre enfance.

En âge scolaire, si le petit Taureau ne figure pas parmi les cancres, il peut au moins se distinguer par son assiduité. Pour ses siestes, il appréciera le ronron des cours, la chaude ambiance des classes, les mixtures d’odeurs de fuel, de crasse, de sueur.

Sa passivité l’expose à être une tête de Turc ou le suiveur docile d’un camarade dominateur. Il a suffisamment de ressources, cependant, pour désarmer les agressions et les manipulations par une souveraine apathie.

L’inadaptation taurienne peut être riche. Ce réfractaire cultive alors en son for intérieur un monde poétique qui portera plus tard des fleurs étranges.

La puberté peut être le temps de l’éveil et de l’exaspération des tendances schizoïdes. Au mieux, elles produiront un individualiste impénitent, fomentant des doctrines contrariantes pour tout ce qui constitue le présent, l’engouement, la ferveur des autres.

Il hérisse les poils de sa subjectivité en palissade imprenable, sophiste retors, n’acceptant l’enseignement et les conseils des adultes que pour les retourner contre eux, en montrer la stupidité devant l’intuition qu’il se sera forgée de sa vérité infuse.

Que faire de ce mur de Chine ? Ne pas engager le dialogue d’égal à égal. Subir religieusement. L’opposition le renforce, la soumission donne à ses doutes des chances d’apparaître.

Cela dit, prudence, vous êtes peut-être réellement en présence d’un nouveau Karl Marx. Ne lui demandez donc pas de descendre de son génie pour de bas efforts de mondanité ou de vie pratique. Donnez-lui seulement un stylo, un pinceau, une caméra, un morceau de bois, un micro. Quelque matière qui stimulera sa création… il faut faire le premier pas à sa place.

Le Taureau et son Travail

Le portrait type du Taureau le fait passer pour un bourreau de travail. Autre forme de tyrannie appliquée à soi-même et aux autres, mais, surtout, comme l’amour, le travail fait du corps une fournaise. On y forge l’oeuvre et l’argent.

Côté oeuvre : il bâtit, il construit pièce après pièce, assemblant, juxtaposant, superposant, semant et moissonnant. Les activités agrestes et concrètes le séduisent si elles rapportent bien.

Avant le bénéfice, il cherche sa vocation qui peut être, d’ailleurs, de faire des bénéfices… Lentement, il ajuste ses aptitudes au terrain, découvre son ambition au fur et à mesure qu’elle se réalise, en allant chaque jour à peine un peu plus loin que la veille, à moins que le fruit de sa patience soit bien mûr, auquel cas il n’hésite plus à lâcher toute sa fougue sur l’objectif qu’il contournait. Il est bien rare qu’il ne soit pas à sa place, là où son obstination l’a porté.

Aller jusqu’au bout

Il ne trace pas de plan d’avancement, mais il va jusqu’au bout de ses forces, de ses talents et de ses erreurs, malheureuses ou fécondes, en grossissant ses outils, armes et atouts, d’un capital d’expériences accumulées aux intérêts galopants. Redoutable, s’il est compétent, parce que parti de la base, sorti du rang, il connaît tous les trucs. Catastrophique, s’il n’est pas à la hauteur : ses décisions et initiatives, en engageant le fond, ont souvent de lourdes conséquences.

Le Taureau est-il réellement travailleur ? C’est douteux. Son abattage est la fuite en avant du « forçat du vouloir ». En vérité, il lutte désespérément contre son travail. C’est pourquoi il peut remporter de grandes victoires ou mourir à la tâche: Succès, oui, à la condition de se mettre en situation de sportif préparant les Jeux Olympiques.

Son travail, l’adversaire, il faut qu’il en parle, qu’il le démoralise, qu’il se chauffe les muscles, s’alimente abondamment et provoque en lui-même par diverses manies et incantations l' »affect du travailleur ».

Le Taureau en affect ne doit pas être dérangé, perturbé, sollicité. Une fois sur les rails, gare à la locomotive ! Ne lui proposez pas d’aller au théâtre ou de changer de travail. Il ne peut pas s’interrompre, passer d’un sujet à l’autre. Il ne jongle pas, il fonce. Dans cet état-là, il se laisse parfois abuser par le moindre matador-patron qui lui offre trois sous. Lui, en piste, il n’a pas le temps de compter les espèces et ce champion sans imprésario signe n’importe quoi pour retourner vite à son sillon, sa guitare ou son banjo.

Comme en amour, l’esclave se fait tyran : matador, imprésario ou patron, c’est un rude qui hait les dimanches de ses employés, pas pour les mêmes raisons que Juliette Gréco. Les dimanches, les congés payés, les femmes, la trop bonne nourriture nuisent au travail et à l’affect du travailleur. On coupe la cadence : les bras tombent, la nature voluptueuse et migratrice reprend le dessus, la fin du match est compromise.

Puisqu’il y a de si mauvais patrons dans ce signe (en supposant qu’il y en ait de bons), on pourrait s’étonner d’y trouver Karl Marx dénonçant l’exploitation de l’homme par l’homme.

D’abord, Marx était aussi Verseau, et puis, relisez les pages précédentes : le Taureau et Vénus concernent les liens existentiels. L’amour, l’exploitation sont des forces de liaison, composition ou combinaison, primaires.

« Mon invincible travail… », disait Balzac. Effectivement, le travail a eu sa peau.

Endurance et ascension sociale

Plutôt que le dynamisme continu du forçat du vouloir, beaucoup préfèrent la routine et ses automatismes. La force d’inhibition peut permettre alors d’acquérir une grande endurance, de supporter de longues années la répétition des mêmes gestes et des mêmes mots. C’est un facteur de résistance propice à une ascension sociale régulière.

La symbolique oriente le Taureau vers les métiers en rapport avec la terre, l’argent, les arts, les plaisirs et les nécessités premières de la vie (manger, boire, dormir, se chauffer, se vêtir). Si l’on ajoute à cela que le Taureau peut faire aussi bien un bon éleveur qu’un bon administrateur, on peut se demander s’il reste, en définitive, un métier qui ne soit pas concerné.

Un manque de renouvellement

La plupart des causes d’insuccès du Taureau relèvent de son manque d’excitation recréatrice.

C’est-à-dire de l’aspect inadapté, se manifestant d’une manière privilégiée par une impuissance totale ou relative à se renouveler, se reconvertir, faire en sorte qu’une habitude pernicieuse, une pratique devenue inopportune, puisse revenir à la motivation originelle pour être recyclée. C.-G. Jung dirait que le Taureau négatif, n’étant pas maître des investissements de sa libido, ne saurait les convertir à son gré. Son affectivité ne décolle pas des objets, méthodes et supports qui l’ont mobilisée ou fourvoyée. S’il vend du muguet une fois l’an, il attendra le Premier Mai en geignant sur la précarité de son métier, mais ne lui demandez pas de vendre des chrysanthèmes pour couper son inactivité. Sa spécialité, c’est le muguet.

Quoique forte, cette image donne la clé des écueils de ce signe et de ce qu’il s’expose à endurer dans des carrières exigeant un renouveau perpétuel, trop d’ingéniosité, d’habileté à se métamorphoser, des métiers où l’on vit de vérités successives, l’une chassant l’autre.

La non-recréation, c’est encore le Taureau aux scrupules suicidaires, rivé dans l’artisanat d’un rôle de second parce qu’il a toujours été second, incapable de doubler un confrère, quitter ses exploiteurs et maîtres parce qu’il ne peut pas imaginer autre chose, un autre rapport, une autre situation que celle qui est et qu’il connaît. Il déconditionne peu ou mal, tant pis si la première lancée doit le conduire aux galères. De nombreux proverbes procèdent de cette mentalité : « On est comme on est », « On ne se refait pas », « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », et « Je meurs où je m’attache ».

Pour dauber un Taureau de ce genre, il suffit de lui faire des bonnes manières au départ. Il mettra longtemps à comprendre qu’elles n’engageaient pas les suivantes.

Bien entendu, il n’y a pas de signes plus moraux ou immoraux que d’autres. Il y a des formes de moralité et d’immoralité. Le Taureau peut trahir sa belle image de fidélité. Il le fera lorsque la coupe sera vraiment pleine, à propos d’une goutte que l’on trouvera bien mesquine par rapport au tonneau précédemment rempli. Il le fera par un coup bas, d’autant plus raide qu’il se garantira contre toute tentation de retour en arrière par une super vacherie. Le Taureau, c’est le barrage ou les ponts coupés. Un radicalisme qui peut lui coûter au moment où il l’applique. Mais il ne peut progresser autrement : par des à-coups implacables.

Sinon, c’est le chien-chien. Ou le buffle dont la puissance inemployée, réfractaire à toute sublimation, compromission, déviation, devient le poids qui s’enlise dans la cogitation intemporelle.

Même les grands du signe peuvent manquer, à un moment donné, d’excitation recréatrice. Montherlant (fin Bélier, début Taureau) n’a pas pu imaginer ce qu’il pourrait faire d’un Montherlant vieux et aveugle. Pétain, de son côté, en changeant Verdun en Vichy, a montré que lorsqu’un Taureau change, c’est du tout au tout.

Potentialités négatives donc, dans l’impossibilité de changer ou dans l’inopportunité, le radicalisme du changement. A partir de quoi, on peut meubler avec les variantes. L’essentiel est dit : les incidences négatives de la destinée socioprofessionnelle résultent de la persistance pathologique d’un état d’esprit qui fait barrière aux autres et à soi pour s’incruster dans l’anachronisme.

Le Taureau et l’Argent

La symbolique fait du Taureau le signe de l’argent, des biens, des banques, caisses, administrations, gestions consacrés au dieu monnaie et à ses saints.

L’origine de cette symbolique est probablement liée au fait que la richesse, dans les temps et lieux des civilisations agricoles, se mesurait en lots et troupeaux de têtes de veaux, génisses, boeufs, taureaux, et bêtes à cornes. Aujourd’hui, nos billets ne se prêtent pas au même élevage. Ils portent d’autres têtes que d’animaux et les plus gros fécondent les petits par de bons placements, mieux que la saillie.

Toujours selon la symbolique, rien de tel qu’un Taureau pour faire fructifier un capital et passer, suivant la légende, d’une épingle à cheveu à une fabrique de pinces à linge.

Défions-nous des schémas : tous les Taureau ne sont pas cossus et P.-D.G. à force d’âpreté commerciale. C’est une fort mauvaise habitude en astrologie que d’appliquer des clichés, tel celui du Taureau près de ses sous, obsédé par le négoce et prompt à tout rentabiliser.

La notion d’intérêt est plus large que celle d’avidité financière. Le Taureau n’est pas spécialement avide d’écus et de revenus. En revanche, il aime posséder et tripoter une belle matière.

Ces dispositions peuvent l’inciter à amasser des cailloux, des pipes d’argile, des vieilles boîtes de camembert. Il est certes plus malin d’amasser de l’argent, ce qu’un Taureau collectionneur finit par constater. Mais, pour le psychologue, il importe de soigneusement différencier les objets d’une tendance de cette tendance même.

Signe d’accumulation

Pour faire fortune, ce Taureau-là doit orienter son goût de l’accumulation dans les voies financières. Une fois emporté par sa dynamique du continu, il saura faire prospérer ses biens, entretenir ses avoirs et élargir ses domaines dans les limites permises par le régime économique de son pays. La possession contribue à son équilibre parce qu’elle lui permet de disposer comme il l’entend de son environnement. En un premier temps, la propriété supprime ou réduit les guerres de conquête et les discussions à perte de vue. Pour construire durablement, le Taureau doit être assuré de le faire sur un sol qui ne changera pas de mains. L’inhibition naturelle est, à cet égard, colonisatrice.

On peut aussi supprimer la propriété. Formule radicale qu’un Taureau peut paradoxalement souhaiter, prouvant par là que son besoin d’installer l’ordre par des règles d’échanges prime sur l’instinct de propriété.

Dans l’ensemble, le Taureau amasse dans la perspective d’un plus grand projet, pour donner un socle à son ambition de longue durée ; créer le climat, le cadre, l’enceinte du libre exercice de sa libido. Il n’y a de maître que chez soi.

Cela dit, il est vrai que sous l’angle de la psychologie ordinaire, l’inhibition naturelle et la fonction sensation peuvent lui donner les inclinations d’un bon gagneur de pactole.

Selon la Tradition, il doit finir ses jours dans l’aisance, avec un confortable magot sous l’oreiller. Mais l’argent reste associé à sa lutte dans le travail. Pas question de compter sur la manne céleste. A ce qu’il paraît, l’argent ne vient qu’avec la suée.

Entre la fortune et les dettes

Le Taureau, disent les subtils, n’est pas spécialement doué pour la fortune. Il est uniquement sensibilisé par les questions d’argent. C’est pourquoi, s’il ne nage pas dans l’opulence, il plie sous les dettes, les factures et redevances, une meute de créanciers l’honorant de leur style sans litote : « Mise en demeure », « Premier avertissement » et « Derniers avis », jamais langue ne fut aussi claire.

Sensibilisation négative… en harmonie avec l’inconscient du « forçat du vouloir » qui provoque les contraintes stimulatrices d’activité.

Et puis nous avons vu que le Taureau doit se mettre en « affect du travailleur » pour produire.

Si la dose en principe stimulante est trop forte, l’affect ne vient pas et les dettes se multiplient. Le passif s’aggrave et le Taureau est, en principe, d’un naturel trop anxieux pour supporter l’instabilité matérielle. L’inquiétude risque de le ronger jusqu’à l’ulcère, l’hypertension, l’angoisse viscérale. Ou bien, il réalise que la situation, en étant insoluble, a toute chance de présenter la durée, la continuité qui le sécurisent. Il lui reste à organiser son aisance dans le crédit à perpétuité en vivant courageusement à découvert.

La symbolique assure que les défauts classiques du Taureau : lenteur, paresse, sensualité, ivresses et orgies fomentent sa ruine morale, matérielle, physique. Il paraît difficile de dresser des statistiques pour contrôler si oui ou non la paresse est beaucoup plus ruineuse pour le Taureau que pour un autre signe. Le meilleur contrôle serait celui qui testerait les diverses motivations de la paresse. Normalement, sous le signe du Taureau, elle relève de la politique des bras ballants, de la fixation à une première attitude naturelle portée à l’économie de répétition. Les divers stades de la paresse naturelle sont peut-être à l’origine de la variété des espèces ? En ce cas, l’homme au sommet de la création serait bien un forçat du vouloir, animal dénaturé par excès de travail.

Parmi les potentialités négatives et anecdotiques, il y a lieu de ranger les traits qui font de certains Taureau des ladres et des pingres incommensurables. Ils accumulent à mauvais escient : des cartons, des inutilités, des poussières, des châteaux délabrés, des factures jaunies et impayées. De deux costumes, ils en font quatre et portent des chaussures dépareillées. Ils, ou elles, ont du riz, du sucre, de l’huile et des cornichons dans de petits greniers dissimulés, et ils (elles) se battent avec des souris qui, elles aussi natives du Taureau, font des stocks en pensant à la guerre…

Le Taureau et sa Santé

Depuis que l’on a associé étroitement les mystères de l’organisme à ceux de la psyché, les problèmes de santé, qui n’étaient déjà pas si simples, sont devenus inextricables. On peut tailler dedans, il en sort toujours quelque chose de vrai, de pas tout à fait faux, et, finalement, puisque, selon une certaine médecine, il n’y a que des malades et non pas de maladies, les livres et discours sur la santé s’adressent à tous et à personne. Les applications de l’astrologie en sont au même point : une fois posées les règles générales, l’infinité des combinaisons renvoie aux cas particuliers.

Pour le Taureau, ces règles et formules vous les connaissez, moulues et rabâchées. Vous en déduirez sans peine qu’inhibition et sensation font du Taureau adapté un être de bon teint. Sa défiance le protège des médecins. Il n’aime pas confier son corps à des connaissances abstraites, et encore moins à des remèdes dont les noms impossibles à dire trahissent le manque de naturel.

Santé et longévité

Sa symbolique et sa fonction l’incitent à se fier un peu à la médecine naturelle. En principe, c’est le client idéal pour guérir par les plantes et la diététique si le médecin traitant sait conserver les agréments gastronomiques. Il cherche souvent remède en lui-même, dans le sommeil, le repos, la régularité.

Est-ce sa vitalité qui lui donne horreur de la mort, ou bien cette horreur psychologique qui maintient son organisme en état de santé et, dit-on, de longévité ? Toujours est-il qu’il soutient au maximum sa résistance physique par les adjuvants de ses résistances morales. Le corps prend le pli de l’esprit, se fortifiant de son principe d’obstruction à la médecine comme à la pollution.

Un Taureau qui écoute un conseil sait qu’il commence à s’affaiblir et risque d’avoir ouvert, par l’oreille, la porte à toutes les maladies.

Positivement accordé à l’inhibition, l’aspect excitable du Taureau lui offre des secrets de santé par les voies de la migration amoureuse et des rebondissements de la libido sexuelle.

La clé de l’équilibre est, précisément, dans le juste dosage de travail et de plaisir, de devoir et d’amour.

En bonne logique, cet équilibre doit mettre positivement en valeur les régions et organes que le signe gouverne : le nez, la gorge, les oreilles, le cervelet, la glande thyroïde. Un Taureau de bonne voix, sans double menton, de fine oreille et la thyroïde qui tire bien, se porte comme un charme.

Les points faibles

Pour cet être compact, la moindre fissure dans le corps fait trembler tout l’édifice. Il ne croit plus en sa résistance et d’un moral effrité il s’attend à tous les maléfices. Un fruit touché est à jeter. Puisque la porte est ouverte, quels maux hésiteront à y entrer ? Maintenant qu’il est,tombé, sa cuirasse l’empêche de se relever. Aussi tenace dans la santé que dans la maladie, sa traversée du désert se peuple d’ordonnances médicales, de soumissions contristantes à des diagnostics qu’il prenait pour des conversations de salon.

Par quelles inconduites est-il ainsi réduit à gravir son calvaire de pharmacie en pharmacie ?

Il y a d’abord la régulation de l’excitabilité qui n’est pas une petite affaire. Un Taureau qui ne peut pas se livrer à une oeuvre ou à une passion unique se déboussole vite. S’il doit varier, faire des pirouettes, passer sans accoutumance d’une question à l’autre, s’il est frustré de ses lignes droites et de sa part de monotonie, ses nerfs craquent. Lorsque le contrôle coûte trop cher en tension et effort d’adaptation, la fatigue psychique s’insinue, l’effort devient lourd et inefficace, c’est le début de la déprime et de ses somatisations.

Quoi de plus affligeant que cet animal meurtri et haletant, lui dont chaque souffle rendait la vie à la vie ? De ses sabots il creuse sa tombe pour échapper, dans le noir, à l’agression des fruits qu’il ne peut plus saisir. Il fait le vide autour de lui et quelquefois il explose comme un soleil hoquetant.

Il réserve sa longue plainte, cantique pour mourir, à l’intime qui reste, généralement un peu sourd.

Neurasthénie. On incrimine le surmenage, les responsabilités qu’il a trop cherchées, le fardeau qu’il n’a jamais laissé à d’autres le soin de porter, un train de vie extravagant. Il y a aussi la tristesse rentrée, comme une boule à l’épigastre ; elle témoigne de l’amour absent, disparu, avorté, inconsolé. Ces tendances conviennent à l’extraverti dont l’organisme finit, en se refusant, par mettre un frein à l’excès de relations avec le monde objectif.

Une perversion de la fonction sensorielle peut conduire certains natifs et natives à se complaire dans un corps malade, aux borborygmes surprenants, couvert comme autant de médailles de cicatrices chirurgicales.

Le Taureau en faiblesse d’excitation bloque son énergie dans les graisses ou se traîne, efflanqué, en prônant la désespérance métaphysique. C’est un aspect du Taureau que l’on a négligé et qui pourtant coule de source. Cet amant de la vie peut être un amant trompé. Il maudit sa maîtresse, en montre l’infamie au nom d’une sombre philosophie qui ressuscite l’hiver et sa nuit.

Y a-t-il désespoir plus terrible que celui de vivre l’hiver au printemps ? Ici, le Taureau, inverse du Verseau, signe de l’espérance, devient le signe du néant. Demandez à Sôren Kierkegaard.

Pour remédier à ces troubles, Omar V. Garrisson’ préconise le sulfate de soude, sous forme d’épinards, de concombres, de choux-fleurs, d’oignons, de radis et de citrouilles. De son côté, l’iode garantira contre le goitre en excitant opportunément la thyroïde. Les herbes associées au Taureau sont, d’après cet auteur : la sauge, l’achillée, l’épine-vinette, la chélidoine, le tussilage et l’oseille. Enfin, après quarante-cinq ans, il faut ajouter à ces ingrédients des vitamines A et E, et faire beaucoup d’exercices respiratoires.

Le Taureau et son Apparence

L’apparence, l’aspect physique, la présentation d’un individu étant souvent imputables à son Ascendant, je préfère décrire les deux signatures zodiacales plutôt que le seul signe du Taureau : j’ai plus de chance, ainsi, de ne pas me tromper.

Taureau Ascendant Bélier

Taille petite ou moyenne. Sec, bilieux, ou rond sthénique, type boulet de canon gros calibre. Nez fort, pointu. Il n’a pas le front du penseur, mais la mâchoire forte.

Poignée de main chaude et énergique. Allure théâtrale, fauve ou faunesque. Il sonne du talon et s’habillerait volontiers en mousquetaire ou en hussard. Le costume lui va mal, sauf s’il paraît le porter pour une mission spéciale. Aime le cuir et le fer.

Taureau Ascendant Taureau

Petit, râblé, ou maigre et musclé, d’aspect légèrement voûté pour avoir l’air d’un buffle. Il y a l’hirsute ou le gominé. Le premier, Taureau sauvage, est le sensoriel aux naseaux fumants, avec de grosses mains carrées et velues, des souliers crottés, l’œil pointu sur les pubères (on ne dit plus pucelles). L’autre, Taureau des villes, a le cheveu plat, l’élégance du dandy, avec du passéisme dans la moustache ou les rouflaquettes.

Ces dames du Taureau sont souvent belles, sculpturales, la poitrine redondante. Elles se plaignent de leurs jambes, pas assez ligne de biche. Elles ont le port ferme et langoureux, un bassin dont le trapèze harmonieux rappelle irrésistiblement le nombre d’or.

Taureau Ascendant Gémeaux

Mixture d’épaisseur éléphantesque et de souplesse féline. A la fois pesant et aérien : type du taureau qui grimpe aux arbres comme un chat-singe. Sphinx grimacier. Impressionne par le contraste entre son inertie et sa détente fulgurante. Homme d’affaires-pitre, penseur-clown, pathétique et cabotin. Se déguise plus souvent qu’il ne s’habille.

Ces dames ont les lèvres moins sensuelles, l’oreille petite, la cuisse plus longue. Elles dansent beaucoup, portent des lunettes bizarres qui ne cachent en rien l’extrême mobilité de leurs yeux coquins.

Taureau Ascendant Cancer

Le prototype bourgeois de cette combinaison relève du digestif rond du ventre et du menton. Courbures et volumes fermes s’il est actif, administrateur paternaliste, patron d’une usine ou d’un estaminet. Volumes flasques s’il a suivi les excès de réceptivité paresseuse de sa signature Cancer.

En ce cas, le débraillé domine.

Attention au type aristocrate en exil. Il porte des costumes onéreux, arbore d’antiques médailles, et sent le château entouré de nénuphars. C’est un séducteur romanesque aux souliers recherchés, insolent et timide.

Ces dames sont replettes, franchement trop courtes ou compactes comme des féculents, mais elles sentent bon la soupe et la paille fraîche. Les émancipées sont osseuses, susceptibles, farouches et entreprenantes, avec des mains vagues, des gestes de flamants.

Taureau Ascendant Lion

Forte corpulence. Constitution athlétique graisseuse. Type du catcheur. Les plus petits ne sont pas les moins à craindre. Ils ont le sourcil broussailleux, le front tourmenté, la lèvre épaisse, généreuse et méprisante. Ils peuvent être élégants s’ils s’habillent sur mesure. Les vêtements amples aux couleurs voyantes sont indiqués.

Ces dames sont robustes avec des cheveux courts. Femelles et garçonnes, champêtres et mondaines. Elles ont du thorax et de la poitrine, du muscle noueux et de la chair moelleuse. Énergie et douceur se lisent sur ces visages lumineux.

Taureau Ascendant Vierge

Il est bourrelé de frémissements internes qui s’affichent pourtant sur son front vaste où passent des nuages changeants. Mâchoire ferme et dents serrées… On devine les crispations de l’être social tenant son fauve en laisse. Côté intime, dans son décor et habitudes, il est moins policé. Il a d’adorables faiblesses, des manoeuvres de tentateur. Il s’habille sport de grand couturier ou avec des costumes de contrebande.

Ces dames sont fuselées. Leur visage s’inscrit dans un ovale gracile. Elles ont une grande bouche avec des lèvres fines et de petites dents. Un regard perçant sous le velours. Leur dominante est la simplicité, avec des coquetteries sous-jacentes que l’on devine au cotillon.

Taureau Ascendant Balance

Taille moyenne ou grande. Cette variété de Taureau perd beaucoup de sa rusticité. Moins trapu, le cou plus distingué. Moins mou ou moins athlète, ou alors un rien d’effiminé dans la carrure.

S’il a du talent, il met du charme, une élégance précaire dans un habillement composé de parties disparates, à la limite de l’accoutrement supportable. Sérieux comme un ministre que les sourires enlaidissent en dévoilant des canines de vampire, il peut osciller des bourrasques coléreuses à l’humeur du zéphyr soupirant.

Ces dames sont d’une séduction dangereuse. Graciles ou joufflues, toujours vénusiennes, elles sont aussi redoutables que leur maîtresse planète. Leur allure aérienne masque des gouffres d’avidité possessive. La brebis avisée n’en sera pas dupe. Elle en pressentira les serres cruelles en maudissant ces chairs lustrées et ces hanches d’amphore.

Elles portent culotte sous le manteau, savent dominer leurs gens avec une compassion pleine d’infinitude. Celles au profil droit, narines fermées, ne ratent pas leur proie conjugale. Les rondes sont dolentes, égarées et naufragées au moindre accroc dans leur vie amoureuse.

Taureau Ascendant Scorpion

Il offre un visage tourmenté, de creux et de bosses. Regard fixe, un rien pervers et indiscret, avec une bouche aux commissures sardoniques. Ces Taureau s’habillent en ours mal léché ou ont l’élégance d’un inusable habit de soirée. Leur régal peut être le bal masqué pour s’y déguiser en Belphégor.

Ces dames n’ont rien de mijaurées. Il ne faut pas se fier à leurs moments d’abandon lascif. Le cheveu noir, l’œil d’acier sous la paupière lourde en dit long sur leur volontarisme. Elles portent, de préférence, des vêtements serrés qui donnent à leur silhouette une ligne de murène en mission secrète. Elles laissent derrière elles une odeur de précipice.

Taureau Ascendant Sagittaire

Autre variété de dynamique dont le visage doit pouvoir être schématiquement inscrit dans un rectangle ou un carré. Profil d’aventurier, de curé conquérant, de bâtisseur et grand ordonnateur.

Le nez fort ne serait pas sans rapport avec une inclinaison à la mégalomanie, surtout s’il est osseux, large à la racine. Il y a aussi le genre bon géant, philosophe, prophète à ses heures, soutenant avec bon sens des songes incroyables. Il s’habille en personnage exceptionnel, de passage sur Terre, aime les couleurs vives, les dorures, les gilets amples, les tuniques, les houppelandes, les vêtements d’apparat, mais aussi les chemises sport.

Ces dames ont de la plénitude. Leurs charmes vénusiens prennent la majesté de ceux de Junon.

Les plus belles font des effigies républicaines ou des chanteuses à voix. Leur stature en impose.

Elles gagneraient à rester immobiles et solennelles sous les feux des projecteurs, mais elles préfèrent courir sur terre, air, mer, soigner des indigènes, réussir en affaires, garder la cuisse ferme et jouir d’un esprit clairvoyant.

Taureau Ascendant Capricorne

Le plus calme des sanguins, ou le plus passionné froid des flegmatiques. Physiquement, le premier est court, musclé, terrien, large, mal équarri. Il rappelle les pieux taillés dans du bois dur et sa poignée de main est sans complaisance. Le second doit être grand, charpenté, d’allure noble, mais cependant légèrement voûté par l’étude.

L’habillement de ces Tauriens perd de sa fantaisie et côtoie le sinistrement simple. Ils ont de discrètes coquetteries, bien qu’on les soupçonne de porter des couleurs sombres pour limiter les frais de lessive.

Ces dames ont les cheveux tirés. Elles portent, en principe ou par principe, des chapeaux démodés qui troublent néanmoins les esprits excités par la sensualité que dégage une souriante austérité. Elles mettent de la classe et de la sophistication dans le port des gants et des chaussures fines. Les moins mondaines sentent le linge frais, la cuisine propre, les meubles bien cirés sous des plafonds hauts.

Taureau Ascendant Verseau

Ils sont morphologiquement tourmentés de contrastes parfois discordants tels l’éclat séraphique du regard et la bouche goulue ou la mâchoire en casse-noix et le front olympien. Ils mêlent dans leurs traits la fragilité et la transparence du cristal aux rugosités de la pierre brute. On notera quelque ressemblance avec les personnages du savant distrait, du vieux loup de mer, du shérif énergique. Ils s’habillent sans mesure, en artistes bohèmes ou en princes de pays disparus.

Les dames représentatives de cette signature zodiacale sont à la fois fortes et élancées, à la manière de la tour Eiffel, de base large et buste effilé. Elles ont parfois une tête d’oiseau exotique, genre penseur, avec des expressions de passion et de curiosité intenses. Novatrices mais pratiques, elles annoncent l’avenir sans rien perdre du confort acquis. Elles inventent ou suivent des modes cosmopolites en privilégiant celles qui mettent leur cou et leurs jambes en valeur.

Taureau Ascendant Poissons

C’est un souple aux gestes mouvants, à la démarche glissante, avec des à-coups d’algue prise dans un remous. C’est aussi un sentimental rêveur que les turbulences sensuelles sortent de ses nostalgies. L’étage moyen du visage doit être dominant, en long ou en large. Ne sous-estimons pas les vestibules sensoriels : les lèvres sont pleines, pulpeuses même, et les oreilles ont de grandes ouvertures musiciennes. Ils aiment s’habiller en faux clochard, en trappeur, ou se couvrir de vêtements de nabab. Leurs costumes et lingerie doivent être psychédéliques, cocktails de formes et de couleurs euphorisantes, aphrodisiaques, parfois d’un goût discutable.

Ces dames ont le galbe du dauphin. Elles sont soyeuses, élastiques, facilement grassouillettes sous une minceur de convenance. Elles aiment les robes longues avec des traînes et des sillages. Un érotisme immanent leur permet de tricoter des chaussettes, écharpes et bonnets de nuit particulièrement désirables. Beaucoup sont tyranniques sous des airs confits, avides de tout sous des airs momentanément absents.

Les Astromariages de la Femme Taureau

Femme Taureau et homme Bélier

Là, les complémentarités sont grandes. Elle est vénusienne, c’est-à-dire conciliante, douce, harmonieuse et sensuelle. Lui, martien, fait dans l’impulsion irréfléchie, les sports violents et la compétition tous azimuts. Il a vraiment besoin pour le conforter, l’entourer et l’assagir, d’une bienveillante muse et conseillère comme elle, d’autant plus que leur érotisme (surtout si Vénus dans les thèmes sont conjointes ou proches) vibre au même diapason. Des problèmes peuvent se poser à long terme, s’il ne calme pas sa nature conquérante, car la dame Taureau est extrêmement possessive, exclusive et jalouse. A bon entendeur…

Femme Taureau et homme Taureau

Comme toutes les unions entre signes semblables, celle-ci comporte des avantages et des inconvénients : goût du foyer, des plaisirs terrestres, du confort, amour de la terre, de la nature, des enfants, pour les qualités communes. Entêtement, mauvais caractère et peut-être manque de souplesse, pour les inconvénients. Mais lorsqu’on est prêt à faire des concessions, et lorsqu’on a besoin d’une âme sœur comme le Taureau en a besoin, quelle union échouerait?

Femme Taureau et homme Gémeaux

Ici, c’est la femme qui est possessive, sensuelle, terrienne et l’homme qui est fuyant comme du mercure. Elle a besoin d’assurance, d’équilibre, et d’un mari dont elle soit l’unique propriétaire malgré ses apparences de grande séductrice. Or, l’inconstance et l’instabilité de Monsieur Gémeaux n’est plus à prouver. Il adore batifoler, comme un éternel adolescent, plaire au plus grand nombre d’êtres humains, et plus particulièrement aux dames, sans se soucier beaucoup du confort matériel de sa compagne ni accorder grande importance à ses scènes de jalousie. Autant le savoir, ce couple est fragile s’il prévilégie l’intimité du foyer ; en revanche, s’il développe une vie sociale et culturelle, il se donne de bonnes conditions d’épanouissement.

Femme Taureau et homme Cancer

Comment le Cancer ne serait-il pas séduit par la féminité accueillante de la femme Taureau ? Il se cherchait une mère : la voilà !

Sentimentaux et tendres, rêveurs, artistes, aimant leur foyer, leur maison et leurs enfants, ils sont tous les deux sous la maîtrise de la Lune et pourraient faire un couple heureux et calme.

Pourtant le Cancer, avec ses airs tout doux, peut être, sans en avoir l’air, assez tyrannique et autoritaire. Il risque de trouver que sa Taureau manque de souplesse. Quant à elle, il se peut qu’elle se lasse un jour de la passivité de son crabe. Elle souhaiterait quelqu’un de plus dynamique, un Sagittaire, par exemple.

Femme Taureau et homme Lion

A déconseiller absolument. Le lion croit naïvement que toutes les femmes s’achètent : qu’il suffit d’y mettre le prix…

Peut-être, s’il est très riche, se laissera-t-elle intéresser. Mais cette grande sentimentale a un cœur._ que le Lion n’a pas les moyens de conquérir. Toujours un peu phallocrate, il pense qu’en la couvrant de bijoux et de fourrures elle sera contente et l’aimera…

Or, la femme Taureau, signe de Terre, ne confond pas le cœur et les visons blancs : elle est contente, certes, qu’on déroule à ses pieds un tapis d’orchidées… Mais elle aimerait qu’on soit tendre, qu’on lui consacre du temps, qu’on lui parle, qu’on la caresse longuement, bref, qu’on la traite comme un être humain plutôt que comme un objet de luxe. Lente à s’émouvoir, comme les signes de Terre, profondément sensible et romantique, le Feu du Lion la déçoit : trop sec, trop cérébral, pas assez sensuel, il brûle l’humidité de la Terre. Vraiment non, n’insistez pas !

Femme Taureau et homme Vierge

Elle est calme, la femme Taureau, stable dans ses attachements, séduisante et les pieds sur terre.

Notre homme Vierge, plutôt méfiant, est tout de suite ému, sans se l’avouer, par son charme et sa réserve, sa présence bien terrienne, son apparence luxueuse et soignée. Elle donnera un peu de lyrisme à ses dépenses : leur maison sera remplie de beaux meubles en bois massif, de beaux objets, en cuivre ou en pierre, bien lourds. Si elle consent à ne pas trop aguicher les autres hommes – ce qu’elle aime faire, cette belle vénusienne -, il sera très heureux avec elle.

Femme Taureau et homme Balance

L’alliance de Vénus avec Vénus est toujours agréable. Lui, très raffiné, papillon aux couleurs chamarrées, séduisant tout le monde, rendra jalouse la Dame Taureau, si possessive, entière et… fidèle, pour le fond. Il inquiète un peu son désir de stabilité et elle lui crée un environnement dont il a besoin, rempli de belles choses aux couleurs douces.

Femme Taureau et homme Scorpion

Aïe ! Je ne comprends vraiment pas pourquoi ils se marient, ces deux-là, puisque ça ne marche jamais ! Ou si la pauvre Taureau tient le coup, c’est au prix d’une vie affective complètement sacrifiée. Qu’ils s’attirent, c’est dans l’ordre des choses : le Scorpion, signe de mort s’accroche de toutes ses pinces au Taureau, signe de vie… Mais, le plus souvent, ne réussit qu’à le détruire.

Sous la pression agressive du Scorpion, la femme Taureau retourne ses cornes contre elle-même, et risque la dépression nerveuse. Même si le Scorpion ne réussit pas à percer sa ligne de défense, la pauvre Taureau vit perpétuellement en état de siège. Rien de plus frustrant que ce qui-vive quotidien. Vénusienne, artiste, sentimentale, elle est trop vulnérable devant le Scorpion : le sérieux passionné qu’elle met en toutes choses l’emprisonne entre les redoutables pinces de la Bête, où elle se meurt lentement d’empoisonnement. Ses dispositions masochistes aiguisent le sadisme du Scorpion, lequel s’ennuie à périr avec elle : il n’y a rien à faire !

Femme Taureau et homme Sagittaire

Lui qui aime tant partir à la conquête du monde – et des femmes -, il risque d’avoir de gros problèmes avec la possessive Taurienne, souvent sédentaire, attachée à ses meubles, sa terre, ses objets, son foyer. Elle ne supporte guère ses frasques d’aventurier, son indépendance, son dynamisme autoritaire. Entente difficile.

Femme Taureau et homme Capricorne

Voilà deux signes de Terre, qui ont en commun le goût des murs solides, d’un territoire bien à eux ; ils sont tous deux possessifs et jaloux. La différence réside dans la façon de goûter aux choses : le Capricorne a besoin de posséder pour être rassuré, pour ne pas risquer que tout lui soit enlevé, alors que le Taureau possède les êtres et les choses pour en jouir pleinement. Et peut-on jouir pleinement de quelque chose qui ne vous appartient pas ?

Femme Taureau et homme Verseau

Voilà un monsieur fantaisiste et aventurier face à une dame charmeuse mais enracinée : dans la terre ferme, au milieu de ses objets, parmi les siens. S’il parvient à la dégager de son univers un peu matérialiste, s’il la délivre de sa possessivité jalouse, ils s’entendront bien et très durablement car elle est calme, facile à vivre, enjouée. Elle peut admirablement administrer une affaire qu’il aura créée ou le seconder dans son travail pour les contingences ennuyeuses et matérielles. Autrement, conseillons-lui de chercher une âme sœur chez les aériennes (Gémeaux, Balance, Verseau) ou chez les femmes de Feu (Bélier, Lion, Sagittaire).

Femme Taureau et homme Poissons

L’alliage parfait est ici plus difficile : l’homme des Poissons vit dans le flou, le non-dit, la femme du Taureau est plus matérialiste. Elle a besoin de savoir de quoi seront faits ses lendemains. Ferme, décidée, tenace, voire têtue, elle pourra aider le Poissons à se fixer et à se stabiliser, mais il lui faudra beaucoup de diplomatie car leurs caractères sont vraiment très différents ; et c’est probablement elle qui prendra en mains les rênes du foyer… L’homme Poissons appréciera l’univers sécurisant qu’elle sait créer autour d’elle. L’attirance physique sera très forte entre eux.

Les Astromariages de l’Homme Taureau

Homme Taureau et femme Bélier

Mars et Vénus s’unissent. Formule un peu moins bonne que l’inverse (femme Taureau et homme Bélier) parce que le Vénusien du Taureau est obsédé par la propriété, les acquisitions, l’argent, et qu’il se démène pour obtenir un train de vie élevé pour assurer un haut « standing » à sa femme et qu’elle, Bélier, se moque un peu de tout cela. Elle préfère les risques, les voyages et l’aventure à cet univers plein de sécurité. En outre, le côté casanier, très terrien du Taureau l’irrite sans l’émouvoir.

Elle a du mal à se priver d’une course en moto ou d’une escalade en haute montagne pour s’occuper de son mari et de ses enfants à la maison. Comme il est très possessif… il y a des tensions dans l’air.

Homme Taureau et femme Taureau

Comme toutes les unions entre signes semblables, celle-ci comporte des avantages et des inconvénients : goût du foyer, des plaisirs terrestres, du confort, amour de la terre, de la nature, des enfants, pour les qualités communes. Entêtement, mauvais caractère et peut-être manque de souplesse, pour les inconvénients. Mais lorsqu’on est prêt à faire des concessions, et lorsqu’on a besoin d’une âme sœur comme le Taureau en a besoin, quelle union échouerait?

Homme Taureau et femme Gémeaux

C’est la Terre, pleine de sensualité, de désir de posséder, alliée à l’Air désinvolte des Gémeaux : elle, est peut-être trop cérébrale, pour lui, trop légère, ne prenant rien au sérieux, ni les attachements du Taurien, ni son goût de la propriété. De plus, ils n’ont pas les mêmes désirs : lui, recherche la jouissance matérielle, elle, veut jouer et toute sa fantaisie est au service de ses instincts ludiques. Que faire ? Se rejoindre à travers d’autres intérêts, les enfants, un métier commun ou simplement des loisirs bien orchestrés.

Homme Taureau et femme Cancer

En principe, c’est bon : Lune + Lune + Vénus + Jupiter, c’est positif. Ils feront un couple heureux et pacifique.

L’homme Taureau, toujours intéressé par les questions de travail, encouragera sa femme Cancer à poursuivre une carrière professionnelle, où elle pourra employer à fond son énergie et son goût de l’autorité. Elle rentrera toute douce à la maison, avec un salaire intéressant qui contribuera à leur faire une vie agréable.

Les écueils de cette combinaison ? L’insatiable fringale sexuelle du Taureau à laquelle, surtout dans la jeunesse, Dame Cancer ne répond qu’à moitié, car elle est souvent plus sentimentale que sensuelle.

L’entêtement de chacun : le Taureau obstiné, voire buté, ne renonce jamais. La Cancer, forte en pinces, non plus. Que se passe-t-il lorsqu’un boulet irrésistible heurte un mur infranchissable ? Je leur souhaite de ne pas en arriver là. Que notre Cancer, plus souple, contourne en finesse son bovidé massif…

On peut aussi se poser des questions sur les motivations matrimoniales du Taureau : il aime l’argent. A-t-il épousé cette Cancer pour ses charmes aquatiques ? Ou pour sa fortune familiale ?

Et dans ce cas, avait-il quelque attachement inoubliable qu’il a poursuivi après son mariage ? Le talon d’Achille des Taureau, c’est l’argent, et c’est aussi leur incapacité d’oublier.

Homme Taureau et femme Lion

C’est un couple que l’on rencontre rarement sur le marché : ils n’ont pas grand-chose à se dire !

Le Taureau, brave bête, amoureux de sa prairie normande, cède rarement au vertige de l’exotisme africain. Si, d’aventure, les savanes brûlées du Lion lui tournent les cornes, il comprendra bien vite qu’il s’y est égaré. Le safari, très peu pour lui…

La Lionne essaie de le faire marcher, sport qu’elle pratique avec brio depuis sa plus tendre enfance. Malheureusement pour elle, le Taureau, signe fixe, les quatre pattes sur l’élément Terre, n’est pas facile à remuer. Les artifices de la Lionne n’éblouissent guère cet animal épris d’authenticité. Elle aime le faste, et lui, au contraire, déteste qu’on jette l’argent par les fenêtres pour épater le voisin…

Et puis, elle ne répond que rarement aux ardeurs amoureuses du Taureau : elle est trop cérébrale pour cette bonne bête chaude ! L’incompréhension réciproque entre deux signes fixes rendra leur union malheureuse : aucun des deux n’a la souplesse nécessaire pour s’adapter à l’autre. Laissez tomber !

Homme Taureau et femme Vierge

Très bonne combinaison. Terre, Terre. Lui, dominé par Vénus, risque d’être l’élément charmeur et gracieux du couple. Tandis qu’elle, mercurienne, compensera par son intelligence et sa cérébralité sans faille ce qui lui manque en souplesse dans ses contacts humains, en extériorisation affective. Ils ont, en commun, le goût de la stabilité, du calme conjugal, des plaisirs frugaux et bien terriens.

Homme Taureau et femme Balance

Vénus avec Vénus. Le charme, la séduction, la bonté, la grâce s’unissent. La femme Balance est plus esthète et artiste, plus aérienne et raffinée que l’homme Taureau qui, lui, cherche la jouissance matérielle : c’est un propriétaire exclusif et jaloux, terrien solide, hédoniste amoureux des choses bonnes et voluptueuses. Beaucoup d’harmonie et de confort entre ces deux vénusiens.

Homme Taureau et femme Scorpion

Alors que la formule inverse est un vrai désastre, celle-là peut être excellente : les pulsions de mort sont beaucoup moins violentes chez la femme Scorpion que chez l’homme du même signe.

Aussi l’homme Taureau peut-il très bien s’accommoder d’une Scorpionne, qui le stimule par son incessant besoin de progrès. Il peut lui offrir toute la tendresse qu’elle désire. Il la rassure avec sa bonne odeur de bête chaude, solide et fidèle. Il sent bon le foin fraîchement coupé et la marguerite.

Là, cette éternelle angoissée trouve enfin son port d’attache ! Le Taureau, vénusien et artiste, sensible et pacifique, ne joue pas les machos, ce qui est bien agréable…

Homme Taureau et femme Sagittaire

Une locomotive pour tirer des dizaines de wagons… bien sûr, ça marche et ça traverse les campagnes, mais quel dommage !… L’homme Taureau, d’ailleurs, se lasse vite d’être tous les wagons à la traîne : il la laissera voyager seule, et s’occupera à la maison des chiens que la dame Sagittaire affectionne, du jardin potager et de sa bonne chère…

Homme Taureau et femme Capricorne

Là, c’est du solide, du tangible, du palpable. La femme Capricorne organise et contrôle le confort de son homme Taureau. Elle gère et administre la maison qu’il décore et aménage à son goût (Vénus), elle range et classe les disques qu’il écoute avec délices, elle sait lui choisir les livres qu’il use et corne avec jouissance, elle lui prépare les mets dont il se régale et auxquels elle ne touche pas. Il y a de bonnes bases dans ces deux signes de Terre, malgré la restriction générale que s’impose notre dame Capricorne.

Homme Taureau et femme Verseau

L’Air et la Terre. La fantaisie et la solidité. L’imprévu et la discipline. Elle fascine par son allure, son aisance, son intelligence inventive notre terrien jouisseur et possessif. Mais fera-t-elle une bonne compagne pour lui ? Elle est tellement imprévisible, séductrice, indépendante, aussi. Le voilà désarmé : lui qui prévoit tout, lui qui ne peut pas faire un pas sans sa « conjointe », lui qui charme pour charmer et non comme elle pour capter, va-t-il accepter qu’elle lui échappe ? Rien n’est moins sûr.

Homme Taureau et femme Poissons

C’est un couple très harmonieux car ils sont liés tous les deux par Vénus, planète de la chair.

L’attirance physique est en général très grande entre eux. Par ailleurs, la vision du Taureau étant une vision matérialiste tandis que la vision du Poissons est une vision floue et trouble, ils s’appuient donc forcément l’un sur l’autre ; leur couple peut être une réussite totale. C’est le cas pour une femme Poissons qui rencontre un homme Taureau. Il la décharge de tout le côté pratique et prosaïque de la vie qui ne lui plaît guère. Son mari est alors un compagnon fidèle et rassurant dont elle ne saurait plus se passer. Tel est le cas du couple de Michèle Morgan, femme Poissons, et de Gérard Oury marqué par le signe du Taureau. C’est une union solide, ferme, qui repose sur des valeurs sûres et a de fortes chances de résister aux tempêtes de la vie.

Combinaison du Signe avec les Ascendants

L’écliptique, voie du cheminement apparent et annuel du Soleil sur la toile de fond des étoiles proches et lointaines, est conventionnellement divisée en douze signes de 30 degrés chacun, un cercle de 360 degrés ne pouvant supporter un quelconque supplément. Le mois de naissance, à un ou deux jours près, désigne le signe « solaire », c’est-à-dire le signe occupé par le Soleil.

L’Ascendant, quant à lui, désigne un autre signe de la suite des douze : celui qui, astronomiquement et trigonométriquement, passe à l’horizon est, au levant du lieu de naissance.

Ce signe ne correspond pas à la constellation à laquelle il a donné son nom. Lorsque les premiers astrologues imaginèrent le zodiaque des signes, les étoiles et constellations qu’ils contenaient bénéficièrent de ce baptême cosmique. On s’aperçut ensuite – mais trop tard pour changer de noms – que les mouvements de l’axe terrestre (mouvements consécutifs aux forces d’attraction du Soleil et de la Lune) entraînaient le lent déplacement des positions stellaires apparentes. Les constellations quittaient leur berceau ! Le zodiaque des signes, le plus naturel utilisé par les astrologues, n’en reste pas moins immuable par ces deux cercles (équateur céleste et écliptique) dont l’une des intersections marque le point « gamma » ou 0 degré Bélier. Le signe ascendant peut contenir une, plusieurs ou toutes les planètes : aucune importance en ce qui concerne sa définition.

La vulgarisation de l’astrologie a laissé accroître l’idée que le signe ascendant rivalisait avec le signe solaire et que les amateurs futés se devaient de mettre leur Ascendant en bannière. En réalité, seule la construction du ciel de naissance apporte à l’astrologue compétent un moyen objectif de juger quel signe prévaut, s’il en est un troisième pour l’emporter sur les deux premiers ou s’il faut en combiner trois. Lorsqu’on traite du grand nombre, il est impossible d’envisager l’infinité des combinaisons zodiacales et planétaires. L’auteur est forcément limité au signe solaire et au signe ascendant. Sinon, il n’écrit pas ou il le fait par des manuels qui seront toujours composés d’éléments dont on ne peut matériellement pas transcrire tous les assemblages et synthèses possibles.

Les deux signes dont nous devons nous contenter ne se couplent pas n’importe comment. Les douze signes ne sont pas à l’image d’un jeu de cartes que l’on bat pour tirer au hasard deux d’entre elles.

Ces combinaisons ont un ordre logique de succession. Si l’on commence par le Soleil en Bélier, pour le temps de son parcours d’un peu moins de 1 degré d’écliptique en vingt-quatre heures, les douze signes se seront successivement présentés à leur lever. Bien que pour chaque tranche de 30 degrés, valeur d’un signe, les temps d’ascension à l’horizon soient différents, en prenant le signe pour unité, l’ordre des combinaisons coule de source :

Soleil BélierAscendant Bélier ;

Soleil BélierAscendant Taureau ;

Soleil BélierAscendant Gémeaux, etc.

Ce qui, après extinction des combinaisons possibles pour le Bélier, conduit à l’ordre naturel des combinaisons pour le Taureau :

Soleil TaureauAscendant Bélier ;

Soleil TaureauAscendant Taureau ;

Soleil TaureauAscendant Gémeaux, etc., jusqu’à :

Soleil TaureauAscendant Poissons.

Cela permet de comprendre la fonction de l’Ascendant : il différencie le signe solaire.

Or, dans la logique des âges et de la maturation psychologique normale, la différenciation engendre la conscience. Vieillir, c’est mûrir un peu… C’est aussi acquérir la notion aigre, douloureuse, révoltée ou résignée, de ce par quoi l’on se distingue du monde, avec le fer rouge de la pensée dans un cœur saignant d’utopie et d’amour universel frelaté, gâché par sa panique devant la conscience.

Bref, le langage des correspondances structurales conduit à dire que le signe ascendant désigne les états de conscience les plus fréquents que l’on tire de la pratique de son signe solaire. C’est le bilan après l’exercice de l’entreprise. Techniquement, l’Ascendant étant l’élément le plus rapide de l’horoscope, il hérite d’une fonction différenciatrice qui devrait amener le praticien à ne rien interpréter du ciel qui lui est soumis sans composer avec ce sommet, cette perspective polaire de toute personnalité en quête de conscience.

Taureau Ascendant Bélier

La signature « printanière » qui ressort de cette formule formée des deux premiers signes du zodiaque peut convenir à des conduites expressives, débordantes, conquérantes et à des tempéraments agités d’instincts puissants, prompts à satisfaire leurs appétits turbulents, leur besoin de sensations vivifiantes. Le printemps, ce n’est pas seulement les pâquerettes. Il désigne aussi les sanguins excitables et soupe au lait, les gaffeurs par irréflexion qui séduisent pourtant par leur courage, leur fraîcheur et leurs incorrigibles étourderies.

L’Ascendant Bélier devrait compenser ce que le signe solaire risque d’avoir acquis en maturité défiante et conservatrice. Même si l’expérience prouve et démontre les avantages de la stabilité, de l’action raisonnée, des entreprises longues et patientes, en dernier recours l’accélération l’emporte sur la retenue. Un coup de tête achève ce qui a été commencé dans la méthode, la logique et le calcul.

Ainsi les réflexes d’immodération chassent ce que de sages résolutions avaient mis en place.

L’impatient gronde sous le faux débonnaire. Extasiez-vous de ses politesses avant que la mollesse de vos remerciements ne l’incite à la querelle. Si ses concessions et rapprochements pacifistes restent sans effet, gare au guerrier qui prend le relais. Désormais, il peut se croire en droit d’accuser, d’exterminer, de venger sa douceur déconfite.

Généralement, il n’attend pas d’être déçu. De son propre chef, il décide de passer de l’obéissance à la rébellion. Il se déchaîne au déclic d’un soupçon et, de diplomate, il devient sabreur aux colères rougeâtres.

En moins coloré, c’est un être qui ne peut pas rester longtemps sous contrainte, la soumission ayant pour effet concluant de le déterminer à des initiatives intempestives, comme si sous le couvert de l’attachement et de la dépendance, il se forgeait une personnalité incisive, agissant par coups de boutoir.

Taureau Ascendant Taureau

Tempérament posé, réfléchi, mais s’échauffant vite si on lui résiste et capable de passer des rondeurs de la souplesse à l’affirmation claire et sommaire de sa volonté brutale.

Il se défie de son fond suggestible et adopte, à l’occasion, des attitudes d’opposition, de refus systématique, pour ne pas avoir à considérer la part d’un doute perturbateur quant à ses goûts, ses idées et croyances. Il aspire à la durée, au définitif, et cela explique ses lenteurs, ses prudences, ses habitudes routinières et les rites dont il s’entoure pour conjuguer les appétits d’aventure qui bouillonnent parfois en lui.

Sensoriel autant que sensuel, il sait apprécier le poids et le contact des choses, humer, palper, pétrir la vie sans se perdre en longs discours sur ses sensations, celles-ci étant à ses yeux des informations précises, qui se suffisent à elles-mêmes et se passent de commentaires littéraires. Sous son écorce débonnaire, il peut y avoir de la gravité, des inquiétudes, des griefs, de sourdes colères, des pensées et des sentiments qui fermentent en suivant des chemins parallèles à ses préoccupations moins secrètes.

Bien que sujet à de fréquentes variations d’humeur, il s’efforce d’en limiter les manifestations.

Sa cyclothymie peut être triste ou gaie. Celle du taciturne protégeant jalousement ses avoirs, affectifs et matériels, ou celle du bon vivant, loquace, collant, foncièrement rebelle à la solitude.

Il se donne à fond à ce qu’il aime. Une tâche, une vocation, une passion exclusive l’aident à réaliser succès et équilibre en éloignant les diversions corruptrices.

Narcissique, il n’apprécie que l’enclos de sa conscience et l’expérience, la pratique des êtres et des choses le confirment dans l’idée que tout ce qu’il fait est bien fait, qu’étant comme il est, il ne pouvait échapper ni à sa logique, ni à ses erreurs. Il peut ainsi organiser sa pensée pour demeurer, quoi qu’il advienne, fidèle à ses principes, fidèle à lui-même.

Taureau Ascendant Gémeaux

Cette formule, en dehors du fait qu’elle conserve une unité printanière, passe pour composer des reliefs saisissants. L’alliage des tendances peut être difficile à réussir, si l’on songe que le Taureau s’équilibre et s’affirme par concentration d’énergie tandis que le Gémeaux exprime la fonction contraire de déconcentration : il déboulonne et dépassionne. Le caractère sera tissé de contradictions déchirantes s’il ne trouve pas de ponts mobiles pour relier les aspects sédentaire, possessif, monocorde du Taureau aux aspects versatile, libertaire, polyvalent du Gémeaux.

Nous pouvons voir apparaître ici de forts appétits matériels et un parfait détachement à l’égard des questions d’argent, les aptitudes à la multiplication des gains évoluant en inaptitude à les faire fructifier pour son propre compte.

La sensualité, le sens des fruits de la terre forment de vifs contrastes avec le goût des abstractions et des jeux de l’esprit. L’être de chair étonne la pensée qui l’habite. Mais s’il y a de l’envergure pour réunir le tout, les forces instinctives vivifieront l’intellect qui plaidera pour elles en donnant des moyens d’expression et de représentation aux réalités premières que d’aucuns vouaient au silence par mépris, ignorance, dévalorisation de leurs bases animales.

Taureau Ascendant Cancer

Cette formule zodiacale présente d’importants points de convergence, et, au niveau des apparences, le bénéficiaire pourrait se tailler la réputation d’un être exempt de contradictions, agissant conformément à ses idées, à ses sentiments bons ou mauvais, peu tributaire d’un environnement extérieur contre lequel il s’est solidement protégé.

Si cette signature permet de se constituer un État dans l’État, de se bâtir un univers clos étranger aux tribulations ambiantes, elle excite, en revanche, la cuisine intérieure d’une âme aux mille paradoxes.

Ainsi, tandis que derrière les meurtrières d’une citadelle personnelle rustique le monde extérieur paraît uniformément plat, le regard vers l’en-soi dévoile un florilège d’émois, une cour bigarrée de sentiments complexes.

Sans vouloir forcément tromper les gens, ce tempérament les égare par un contact, abrupt ou simple, sans rapport avec les facettes, pirouettes et chausse-trappes qu’il réserve aux intimes. C’est dire qu’il peut y avoir hiatus entre l’être de surface, guindé, construit, muré, et l’être conscient, effervescent, réajustant constamment ses défenses perturbées par sa susceptibilité.

Classiquement, on en fait un bourgeois, un pépère aimant sa campagne, sa compagne, ses enfants, sa télé, ses pantoufles et son député. C’est dire surtout que la formule se prête à une robuste organisation de la vie privée ou de la subjectivité. Cela pour la plus grande satisfaction des besoins de l’inhibition naturelle (santé, prospérité), heureusement relayée par l’inhibition protectrice.

N’oublions pas que cet Ascendant établit un pont entre sensation et sentiment. Liaison sélective : les perceptions concrètes provoquent des jugements, des réactions de défense, des dégoûts manifestes. Ou bien elles sont digérées, assimilées, transformées en éléments fortifiant les choix du cœur, les raisons et déraisons de la sensibilité. Le réel s’est changé en reflets pour un imaginaire plus vrai que nature.

Taureau Ascendant Lion

Les deux symboles animaux constituant cette formule suffisent à illustrer une psychologie marquée théoriquement par la puissance des instincts et l’énergie du vouloir. L’autorité d’un tel tempérament risque d’être écrasante. Il n’est pas enclin à mettre de la finesse dans l’aveu de son besoin de suprématie. Sa conscience léonienne peut l’inciter à étaler sans morbide pudeur ses tumultes animaux. Il ennoblit ses appétits sensuels, pense-t-il, en leur donnant du lustre, en les assumant en place publique.

L’égocentrisme et le narcissisme se construisent, s’élaborent, se raffinent, à partir des luttes vécues, des résistances victorieuses aux conflits, ou à partir des lourdes tâches et labeurs de la carrière taurienne.

Le penchant dominateur ne doit pas exclure une éventuelle aptitude à reconnaître des mérites aux concurrents, mais si le succès d’un dessein majeur est en cause, ce genre de concession à l’adversaire se fait rare, même chez un Lion de réputation magnanime.

L’heureuse coopération TaureauLion peut aboutir à une exceptionnelle puissance de travail.

Une fois engagé dans une entreprise, ce tempérament ne dételle plus.

Si les tendances s’opposent au lieu de se rejoindre dans des réalisations d’envergure exigeant autant d’endurance que d’audace, de fond que de bluff, la formule laisse craindre de cruels tiraillements entre une violente opposition aux suggestions extérieures et un désir impulsif, non moins violent, d’agir contre elles en passant de l’attitude réfractaire à l’offensive ouverte.

Dans ces dilemmes s’affrontent les avantages d’une action lente, toute de profondeur et de patience sournoise, et les avantages des opérations brillantes, efficaces par l’ampleur de leur culot.

Celles et ceux qui ne choisissent pas ou ne savent alterner brillent surtout par un immobilisme orgueilleux et crispé.

Taureau Ascendant Vierge

Les signes composant cette formule concernent des tendances convergentes. En principe, il doit être facile pour ce tempérament de trouver une saine économie entre les pulsions possessives du Taureau, sa volonté massive, ses capacités défensives, et les aptitudes sélectives de la Vierge, son sens critique et discursif, son goût des constructions logiques. L’ensemble convient à une personnalité disposant d’un bon fonds d’endurance et de constance pour des tâches méticuleuses conjuguant l’expérimentation concrète et la formulation théorique précise.

Les dispositions naturelles du Taureau se raffinent dans les tamis Virginiens. Ce n’est plus le règne de la sensualité sauvage. Les sens sont sélectifs. S’ils puisent aux mêmes sources, c’est pour effectuer des tris et des interdits. Classiquement, l’organisation harmonieuse des aspects « naturel et autoprotectif » de l’inhibition justifie les portraits autour des mots clés d’ordre, de rigueur, opiniâtreté, prévoyance, économie. Ce que le Taurien produit, arrache à la terre, à ses patrons ou à ses dons, le Virginien l’entretient, l’épargne ou le place à des taux avantageux.

L’esprit d’analyse dispose aussi d’une riche matière pour broder sa philosophie, extirper du vécu des règles, préceptes, conseils et recettes réfléchies. La conscience sélective permet d’éviter ou de limiter les égarements des pulsions libidineuses. Ce Taureau n’a plus l’effervescence aussi facile, mais il’ a le secret de stimulants recherchés. Il a peut-être retenu de ses frasques turbulentes une connaissance bien établie des doses qui lui sont, ou non, profitables. Ses instincts sont devenus savants, ses démons experts en théologie. Il a le jugement qui retient par prévenances. Son danger est de corseter et de finir par étouffer l’animal à force de l’éduquer, de le civiliser et de le moraliser.

Taureau Ascendant Balance

Singulière équation que celle du Taureau, centre des énergies primordiales, en phase de séduction sociale. On est tenté d’en saisir la solution dans Vénus, planète régissant traditionnellement les deux signes. L’amour serait alors le moteur exclusif de ce tandem qui aime en force et finesse. Le Taureau pour la possession, l’emprise par la fascination de toutes les promesses de fécondité, prospérité, stabilité. La Balance pour les perspectives d’un dialogue amoureux d’égal à égal, se complaisant en arabesques et méandres délicats, l’égalité signifiant, de fait, des alternatives de guerre et de paix.

En dehors de Vénus, nous avons la possibilité d’envisager la transformation des comportements réfractaires en conduites élaborées. La sourde volonté de cohésion, d’ordre, d’économie fermée, s’appuie sur une conscience avisée dans l’art de l’alliance, du compromis aléatoire et du bon usage des mœurs, conditions formelles des rapports de force. C’est un Taureau qui tend à réformer la tauromachie au nom du droit des bêtes.

S’il a du souffle, celui de l’homme-buffle, migrateur et constructeur, il passera par les canaux des codes et institutions. A moins qu’il ne réforme ceux-ci pour y mettre ses aises.

L’essentiel est dans le mouvement, le déplacement des valeurs dites naturelles aux valeurs socioculturelles, politiques ou civiques. La dimension taurienne de hobereau, seigneur plébéien, se faufile ou s’impose dans les ambassades et les salons, éventuellement pour y rappeler les vertus des forces telluriques.

Ou bien la volonté massive se change en hydre. Elle doit combiner le compact et le tentaculaire, le sens des cohérences et celui des alliances dialectiques.

Taureau Ascendant Scorpion

Il y a lieu de souligner, dans cette formule, la puissance de concentration qui risque, faute d’application à un objet réel, de se pervertir en idée fixe, source de fantasmes et de perversions. Le sexe figure au premier plan de ces intérêts dont l’abus aliène le sens critique tout en approfondissant la faculté d’investigation.

Si les dispositions sont intellectuelles, ce caractère aura la patience, l’opiniâtreté, la bonne portion de faculté déductive qui conduisent au déchiffrement des vérités que la nature dissimule dans ses atomes, cellules et planètes.

L’évolution peut le conduire de la constatation d’une vérité première, aussi évidente que la faim, la soif et la marche à pied, à la conceptualisation d’un système complexe aux applications infinies, grâce auxquelles son créateur et propagandiste se constituera une spécialité de grand renom.

Le charme taurien peut devenir prenant, vampirisant et si l’on songe à sa puissance de frein- barrière, celle-ci promet de se prolonger en conspirations, activités culturelles de subversion ou d’intoxication.

Double politique du « Non »… L’une permet théoriquement de ramasser ses atouts, l’autre de les distiller en un sublimé corrosif pour corrompre, dissoudre, désintégrer les conformismes ambiants, nettoyer les oppositions aux impératifs de santé, vitalité, jouissance et domination.

Les aspirations tauriennes, sensuelles, épicuriennes ou intellectuelles vont alimenter et justifier les fonctions Scorpionnesques de liquidateur.

La convergence peut donner des comportements singulièrement polarisés, habiles en manoeuvres souterraines, facilement obsessionnels.

Mais la réduction à une voie unique risque de se faire au prix de paradoxes, d’artificieuse logique, ou d’un dualisme contrarié qui, tôt ou tard, reposera le problème des forces mal appariées.

Les classiques assurent que cette signature donne un tempérament déchiré par Eros et Thanatos, principe de vie et principe de mort.

Taureau Ascendant Sagittaire

Pour les adaptés, formule de puissance qui réunit deux signes aux tendances complémentaires.

Par exemple, les instincts conservateurs du Taureau sont corrigés par les libéralités du Sagittaire.

La sédentarité relative de l’un est compensée par l’humeur voyageuse de l’autre, ce qui peut inciter le Taureau à de plus fréquentes migrations.

L’ouverture sagittairienne aux modes et courants connaît des compensations qui lui épargneront les écueils du snobisme. La conduite peut, dans les meilleurs cas, rester fidèle aux motivations et principes de fond tout en usant des opportunités, alliances, facilités et séductions du moment.

S’il a de l’envergure, ce tempérament ranime par la vigueur de son idéalisme les causes en perdition, fourvoyées dans les excès d’intellectualisme. Il peut mettre plus de cohésion, de volonté animale, à défendre ou répandre ses convictions. On lui prête du talent à légitimer et porter à son plus haut niveau d’expression sociale les vocations tauriennes en rapport avec la vraie vie, les plaisirs, les besoins, les lyrismes de l’homme de chair.

On imagine encore un être sujet à de multiples agitations d’humeur, tour à tour irritable et craintif, fougueux et frissonnant, tant ses énergies sont convertibles, aptes à varier des galops primaires de l’émotivité aux évitements maniérés de la sensibilité.

Le danger vient, chez l’adapté, des poussées de compromissions qui risquent de lui faire oublier sa puissance réfractaire.

Taureau Ascendant Capricorne

Dans cette formule, les tendances du signe ascendant renforcent celles du signe solaire, la conscience hérite de l’expérience sans secousse de conversion. C’est dire que les choses s’arrangent plutôt bien dans cet univers. Le tempérament s’accommode sans problème de l’écoulement du temps, acceptant les restrictions des ans après en avoir épuisé les abondances. Au mieux, il forge sa supériorité sur la prospective, en dégageant les voies du futur de ses méditations sur le passé.

La:sensualité, pour être contenue, n’en est pas moins pressante. Chez les êtres équilibrés, elle prévient heureusement contre les dangers de la raison et abstractions sans flamme. Il faut espérer que le raisonnable, ici, trouve ses racines et fondements dans les besoins primordiaux de l’homme. En ce cas, la pensée, morale, physique, politique et économique, a des chances de prospérer, forte de sa sève.

Selon ce schéma, on attribue au signe ainsi marié de grandes qualités de constance, d’ordre, d’opiniâtreté, de méthode. C’est un « secondaire ». Il a le sens du temps, mais il faut distinguer celui qui traîne de l’arrière, avec les traditions, regrets, souvenirs et greniers du passé, et celui qui pousse par devant avec son regard ambitieux et calculateur sur l’avenir, ses dons de prévisionniste sagace.

L’excitabilité convertie en inhibition peut donner de meilleurs moyens de réussir et stabiliser ses inductions. C’est-à-dire les engagements sur voie unique, les oeuvres et constructions qui doivent tout à une passion ou idée dominante et à laquelle êtres, choses, habitudes se soumettent comme autant de rivières à leur fleuve.

Taureau Ascendant Verseau

Si l’on ne se préoccupe pas d’un lien d’évolution entre les deux signes, il suffit de les faire coexister, de les juxtaposer, pour concevoir une personnalité à double face : réaliste, possessive, charnelle, instinctive dans un domaine de sa vie ; idéaliste, désintéressée, intellectualiste sur un autre plan d’activité. Considérant que la formule adaptée du Verseau est l’inverse de celle du Taureau, on suppose une transformation difficile des tendances en leur contraire. Les échecs ou réussites trop partielles abondent.

La médisance se repaît de ces caractères qui à vouloir faire l’ange font la bête. Personnalités conflictuelles dont la conscience libérale, progressiste, aux lendemains qui chantent, ne parvient à tenir ses promesses que par des voies tyranniques. Ses visées humanitaires audacieuses, ses aspirations sublimes où l’homme sort blanchi de sa fange finissent par être le prétexte d’artificielles dominations, pires que les naturelles.

D’aucuns, plus heureux dans l’art de marier les contraires, sauront trouver dans l’expérience des rapports instinctifs et de l’aliénation aux besoins primordiaux les modèles contre lesquels il faut réagir pour atteindre détachement, sagesse et bonté d’âme. Une façon supérieure, de grand niveau, de réunir les deux signes serait de montrer tout ce qu’il y a d’essence méconnue, d’ordre spirituel ignoré et de divinité cachée dans la substance du monde.

Communément, le choc des inductions menace de produire des équilibres incertains, des êtres aux paradoxes contrariants, mettant du doute dans toute certitude et de la certitude dans le doute, s’égarant dans les sous-entendus en demi-teinte, perturbés dans un entendement et une volonté aux affirmations comme aux dénégations chancelantes.

Taureau Ascendant Poissons

Les convergences de cette combinaison ou ses polarisations accentuent la réceptivité et la recherche d’autodéfense contre l’excès de sensibilité. Celle-ci, au niveau Taureau, va de pair avec une sensualité chaleureuse adaptée aux supplices et délices des rythmes quotidiens. Au niveau Poissons, elle entre plus souvent en résonance avec l’intuition percevant l’irrationnel qui court entre les êtres bousculant leurs émois et humeurs.

Les aspects tendres et vulnérables de la personnalité devraient assouplir les pulsions impatientes.

L’excitabilité mobile se résout en masque de défense qui se voudrait serein et souverain. La crainte, la défiance ou l’adoption de principes d’impassibilité désinvolte contrôlent théoriquement les impulsivités coléreuses. Mais, à la vérité, cette sagesse dort sur un volcan, et des conduites brutales, explosives, peuvent succéder aux résignations et soumissions apparentes.

Les expériences passionnelles, tumultueuses ou simplement intenses, ouvrent éventuellement à une notion large et mal définie de la vie. L’exaspération du besoin de posséder, tenir, dominer, réduire bien à soi, peut, sous le choc des déboires ou par prise de conscience d’une autre dimension, se changer en généreuse abdication de tous privilèges. En se ressaisissant, rompant les amarres des rapports objectifs, l’âme s’exalte dans la seule aventure de sa puissance d’évasion.

Comment interpréter Vénus dans les Signes

Vénus en Bélier

Les sentiments sont passionnés, l’esprit de conquête violent, l’impulsion sexuelle intarissable. L’amour est vécu comme un sentiment exclusif, intense, brûlant, mais souvent pas très durable. Grande générosité. « Vénus tout entière à sa proie attachée. » L’affectivité est importante, chaleureuse, un peu brusque. Nombreuses et brèves avec les autres Planètes

Techniquement, il est difficile de trouver des différences angulaires donnant des aspects exacts, au degré précis prévu par la division du cercle en portions pures. Les astrologues introduisent alors des « orbes » ou marges d’action, de plus ou moins 2 degrés à 12 degrés, selon l’importance de l’aspect et des planètes en cause. Les axes du ciel (Ascendant, Descendant, Milieu-du-Ciel, Fond-du-Ciel), les planètes rapides, bénéficient des grandes marges surtout pour les principaux aspects : la conjonction et l’opposition.

Les aspects majeurs, de la conjonction au sextile, constituent un fond commun à toutes les écoles astrologiques. Il n’y a pas une souche aussi unanime quant aux marges d’influence. Pour ne pas faire d’un horoscope une véritable passoire, un ciel criblé de sens, l’école conditionaliste n’utilise pas les aspects mineurs et élargit les orbes des majeurs, ce qui fait qu’en dépit de ses larges marges de tolérance pour la conjonction et l’opposition, un ciel ainsi traité révélera plus souvent l’essentiel en sacrifiant les risques d’un trop-plein déroutant pour une synthèse d’influences.

Il est tentant de proposer à la postérité une explication des aspects, de leur nombre et qualité.

Les essais ésotérisants s’en remettent aux nombres entiers et à leurs harmonies symbolistes. Les essais d’inspiration physico-mathématique conservent les nombres entiers en se référant au rôle de ces nombres dans les principes de l’harmonie musicale ou dans l’atomistique.

Pour comprendre la signification générale des aspects, on conçoit un escalier de plusieurs marches : les dissonances sont les « hauteurs » induisant des changements de plan ; brisant une continuité, posant un problème de rapport de force, de compétition pour la domination (axe infériorité-supériorité). Les harmoniques sont les paliers induisant les temps de consolidation, de trêve, de retour à la continuité et aux échanges non sélectifs.

Vénus en Taureau

L’astropsychologie applique à la vie amoureuse la constance du signe’. Harmonique, cette position favorise donc les longs attachements, les liens dont on ne se défait que dans de tragiques douleurs. Elle donne, sans doute, la patience, la bonne proportion de soumission et de domination nécessaire à l’entretien d’une heureuse relation affective.

Comme Mercure, mais à un bien moindre degré, Vénus stimule la force de combinaison ou d’intégration du signe. Ce qui, dans le contexte sensuel-sensoriel, s’exprime volontiers par le plaisir de la possession amoureuse sans cesse renouvelé, ou par quelque propension analogue à embrasser, tenir, faire sienne, en son corps, la chose que l’on aime.

La moindre dissonance suffit à changer ce terrain en jouisseur aux sens toujours disponibles pour le plaisir et son ivresse.

Vénus, dont la formule souligne le concrétisme du Taureau. Elle le rend pratique, combatif, absolu dans la défense de ses intérêts, la protection et l’extension de son territoire et ce d’autant plus que ses appétits sont exigeants et tenaces. C’est une Vénus qui ne s’accommode qu’en surface et très provisoirement des limitations à ses désirs de conquête et d’acquisition. Elle peut temporiser, user de feintes reculades, mais elle incline le Taureau à mettre à mal ses adversaires si elle se trouve sous le coup d’un affect, d’une émotion violente dont elle est coutumière.

On peut envisager des attachements à oeillères, des fidélités qui tiennent du sacerdoce ou, au contraire, le donjuanisme vécu à l’emporte-pièce… Il reste que Vénus, en stimulant l’excitabilité du signe, n’enferme pas entièrement les comportements tauriens dans ses routines. Il y a du mou dans, le harnais : une mobilité qui élargit les perspectives, met de la souplesse et du changement dans les choix, de l’invention dans les tactiques, plus de désir à vivre hors la monotonie. En d’autres termes, Vénus exerce son influence dans le registre excitable du signe. Elle en abaisse partiellement (moyennement) les remous, favorisant un équilibre relatif qui se rompt dès que s’élève le désir et perce l’appétence.

Vénus en Gémeaux

Le goût du flirt, de la comédie amoureuse est fréquent, celui du changement ne l’est pas moins. Ces deux tendances aboutissent à de nombreuses relations affectives, le flirt plus ou moins poussé surpassant la passion authentique. Au pire, ce serait l’image du papillon. Le choix est difficile, aussi ne le fait-on pas.

Pour ne pas se perdre dans tout cela, il faut éviter de provoquer des drames, conserver un certain sang-froid, une lucidité raisonnable sous une apparence d’amitié courtoise où chacun croit discerner un amour partagé. La sensualité n’est pas un élément dominant, bien qu’elle ne soit pas exempte de raffinements. La vie sentimentale peut donc être assez compliquée, mais l’adresse permet d’éviter les crises trop périlleuses. Les déceptions, en général, ne durent pas, tant il est facile de trouver de nouveaux partenaires.

Vénus en Cancer

La planète de l’amour et de l’art se trouve en affinité avec le signe d’Eau. Vénus en Cancer s’intériorise, gagne en pudeur et en réserve ce qu’elle perdait en extraversion, elle devient plus artiste, plus profonde et plus douce. Sa recherche de l’amour sensuel se transforme en quête de tendresse, de protection, de sécurité affective. C’est une Vénus mouvante mais fidèle, capricieuse mais sage. Sensualité « sensorielle ».

Vénus en Lion

Vous savez jouer au maximum de l’efficacité des apparences, de l’impact affectif des paroles. Votre Moi en représentation s’affirme par le canal de l’émotion ainsi produite sur les autres. Vous vous efforcez de susciter la sympathie admirative par les moyens les plus extérieurs – d’aucuns diraient les plus superficiels -, tels que la beauté physique, le vêtement, la parure, le maintien, la qualité du langage et le respect de l’étiquette. Selon votre orientation générale, extravertie ou introvertie, vous viserez par ces biais à donner une impression de force, d’aisance souveraine, de liberté superbe, ou bien de noblesse, de générosité, d’élégance morale.

Vénus en Vierge

Vénus s’adresse au cœur. La Vierge (associée en mythologie à Athéna, déesse de l’intelligence) n’écoute que la raison.

Cette problématique peut se vivre de différentes manières. Il est certain, en tout cas, que la position de Vénus dans ce signe donne souvent au sujet un comportement amoureux comparable à celui du Virginien. On retrouve le même refus de perdre la tête, de se laisser aller. La passion est tenue en bride, dissimulée sous un masque d’ironie, de scepticisme, de froideur. Les instincts amoureux ne sont pas nécessairement inhibés, mais leur expression est freinée, sans cesse contrôlée. Parfois, cependant, les sentiments sont tièdes, les effusions rares, les unions raisonnables…

Vénus en Balance

La Tradition astrologique enseigne que Vénus a ses domiciles dans la Balance et dans le Taureau, ou, comme l’on dit encore, qu’elle exerce sa maîtrise sur ces deux signes. C’est une façon de souligner la grande complicité qui existe entre Vénus et ces signes, à travers lesquels la déesse de l’amour s’exprime le plus librement, le plus complètement et le plus heureusement.

Cependant, Vénus ne manifeste pas dans le Taureau les mêmes effets que dans la Balance. Les planètes sont comme la plupart d’entre nous : placées dans des milieux différents, elles se comportent différemment, sans rien perdre de leur nature intrinsèque. […]

Venons-en maintenant aux effets qui accompagnent la présence de Vénus en Balance. Le comportement du sujet, fait de douceur, de délicatesse et de charme, lui attire sans effort la sympathie de son entourage et, dans le cas où il la sollicite, celle du public. Il faut dire qu’il la diffuse lui-même, et que rien n’attire mieux la sympathie que cette qualité elle-même. Gai, insouciant, optimiste, il jouit pleinement des plaisirs de l’existence qu’il sait apprécier à leur juste valeur. Mais il recherche surtout les plaisirs délicats. Son sens esthétique est suffisamment développé pour qu’il sache imposer à ses désirs des limites qui l’empêchent de tomber dans la vulgarité ou la débauche. Il est plus gourmet que gourmand.

C’est un esprit cultivé et raffiné qui s’intéresse à toutes les formes d’art, aux belles-lettres et à la philosophie. En d’autres temps, il se serait fait une réputation de « bel esprit ». Il se meut avec aisance et élégance. […]

Vénus en Scorpion

Vénus en Scorpion signifie souvent, pour le natif, l’exil ou la perte de la personne aimée, et cette séparation est intensément douloureuse puisque le Scorpion aime profondément et passionnément (Marie-Antoinette). Sur le plan matrimonial : destruction de l’union assez fréquente, puis reconstruction d’un autre foyer, suivant le symbolisme de Pluton, qui est « mort en résurrection ». Dans un thème féminin, Vénus en Scorpion signe quelquefois la prostitution avec un enchaînement de situations marginales et dramatiques dont la native ne réussit pas à sortir. De façon générale, c’est une position de la planète qui apporte des passions violentes et dramatiques : une saison en enfer. Vénus en Scorpion accorde au natif un magnétisme sexuel intense, un grand charme et une séduction irrésistible.

Vénus en Sagittaire

La conception artistique du Sagittaire s’incarne à merveille dans le jazz. Cette musique à chaud qui se joue en équipe, où l’on est entraîné par un rythme endiablé, où la dépense nerveuse est intense, où l’on n’a pas à déchiffrer une partition ou à se souvenir de bien respecter telle ou telle règle, où l’on danse de tout son corps, est la meilleure détente du signe. Le Sagittaire aime le mouvement, il se plaît entre deux destinations. Il ne sait guère passer des vacances calmes et casanières.

Vénus en Capricorne

Cette Vénus est possessive, obstinée, très rigoriste. Elle retire de la passion à la relation amoureuse – la raison, le scepticisme du signe interdisant les grands élans -, et lui attribue en compensation de la solidité, de l’endurance, de la ténacité : cette Vénus se contente de peu (à la limite, elle vit d’amour platonique), ou alors, mais c’est plus rare, elle multiplie les expériences « utilitaires ».

Vénus en Verseau

Le Verseau est spontanément doué pour le bonheur parce qu’il fait crédit à la nature humaine, mais qu’il est sans illusions sur ses imperfections. Il refuse donc toute complaisance envers le chagrin. Pour les sujets évolués, point de lyrisme romantique : on analyse le mal d’amour et, pour le dompter, on fait appel à la raison ou à l’oubli.

Que ce soit dans le choix d’un objet ou dans les rapports humains, si vous êtes Verseau bon teint, une grande indifférence vous habite jusqu’à ce que quelque chose, ou quelqu’un, mobilise votre attention : vous réagissez alors par une attirance extrême ou une répulsion spontanée que vous essayez de modérer en compensant, par un compliment, la rigueur d’une attitude, et en éteignant provisoirement l’emballement d’un moment.

Vénus en Poissons

Avec Vénus en Poissons, le partenaire est idéalisé ; l’amour est vécu comme un rêve. On peut reprendre ici l’expression de Gaston Bachelard dans l’Eau et les Rêves : « Le fait imaginé est plus important que le fait réel » ; exalté dans le signe des Poissons, l’amour prend une ampleur lyrique.

L’affectivité est débordante. Toutes les motivations sensorielles et affectives se manifestent, en effet, sur un mode Poissons : c’est-à-dire sans mesure et sans caractère logique… Les amours sont sans frontières. Amours souvent impossibles, chimériques, utopiques, dans lesquelles on se jette à corps perdu. L’élu est mis sur un piédestal. Si le rêve s’effondre, le « château de sable » est emporté par la vague… Les chimères évanouies, il ne reste plus rien. Mais un nouveau rêve emportera tôt ou tard le Poissons vers un nouvel amour. L’être, alors, retrouve sa capacité d’émerveillement intacte, et s’embarque à nouveau pour Cythère… L’amour est bien, pour le Poissons, un véritable état de grâce…

Comment interpréter les aspects de Vénus avec les autres Planètes

Techniquement, il est difficile de trouver des différences angulaires donnant des aspects exacts, au degré précis prévu par la division du cercle en portions pures. Les astrologues introduisent alors des « orbes » ou marges d’action, de plus ou moins 2 degrés à 12 degrés, selon l’importance de l’aspect et des planètes en cause. Les axes du ciel (Ascendant, Descendant, Milieu-du-Ciel, Fond-du-Ciel), les planètes rapides, bénéficient des grandes marges surtout pour les principaux aspects : la conjonction et l’opposition.

Les aspects majeurs, de la conjonction au sextile, constituent un fond commun à toutes les écoles astrologiques. Il n’y a pas une souche aussi unanime quant aux marges d’influence. Pour ne pas faire d’un horoscope une véritable passoire, un ciel criblé de sens, l’école conditionaliste n’utilise pas les aspects mineurs et élargit les orbes des majeurs, ce qui fait qu’en dépit de ses larges marges de tolérance pour la conjonction et l’opposition, un ciel ainsi traité révélera plus souvent l’essentiel en sacrifiant les risques d’un trop-plein déroutant pour une synthèse d’influences.

Il est tentant de proposer à la postérité une explication des aspects, de leur nombre et qualité. Les essais ésotérisants s’en remettent aux nombres entiers et à leurs harmonies symbolistes. Les essais d’inspiration physico-mathématique conservent les nombres entiers en se référant au rôle de ces nombres dans les principes de l’harmonie musicale ou dans l’atomistique.

Pour comprendre la signification générale des aspects, on conçoit un escalier de plusieurs marches : les dissonances sont les « hauteurs » induisant des changements de plan ; brisant une continuité, posant un problème de rapport de force, de compétition pour la domination (axe infériorité-supériorité). Les harmoniques sont les paliers induisant les temps de consolidation, de trêve, de retour à la continuité et aux échanges non sélectifs.

Vénus-Soleil

Aspects harmoniques (conjonction ne recevant pas d’aspect dissonant) : Classiquement, l’aspect SoleilVénus est jugé comme un indice de charme, de réussite par l’art et les vertus du cœur. Il marque les âmes nobles et ardentes à l’amour, capables, au nom de leur sentiment du Beau, d’actes généreux et exemplaires.

En langage moins traditionnel, Vénus concrétise les représentations données par le Soleil. Les notions simples et collectives que celui-ci inspire, telles que « bonheur », « réussite », « beauté », ne sont pas, à vos yeux, des idées abstraites, d’illusoires façons de penser. Elles peuvent se matérialiser en réalités palpables.

Pour vous, le bonheur existe parce que vous savez passer des mots aux choses qui les incarnent. Ou encore parce que vous avez de bonnes dispositions à changer en situations réelles ce qui, chez d’autres, reste au niveau des images.

C’est pourquoi, au lieu de vous appliquer à définir le bonheur, vous vous efforcez de le mettre à votre portée, de lui donner le visage des êtres et des choses liés à des perceptions agréables. Ce visage peut être aussi bien celui de l’être aimé que d’un appartement cossu ou d’une situation en or. La destinée peut d’ailleurs vous amener à passer d’une application à l’autre.

Vénus ne vous rend pas forcément exigeant, mais elle vous permet de retenir et d’exploiter parmi vos possibilités celles qui vous donnent les meilleures chances de réussite parce qu’elles se rapprochent au maximum de la notion sociale de la réussite. En somme, vous pouvez vous adapter aux idées reçues, vous modeler sur le personnage que l’on attend de vous et trouver ainsi le meilleur moyen d’être loué, admiré et approuvé.

Pareils mécanismes vous permettent de concrétiser les idées de vos maîtres, parents, éducateurs.

Vous en illustrez les bons côtés, comme vous savez montrer la valeur utile des convenances et changer les grands principes en des comportements humains. C’est en quoi vos qualités morales sont aimables ; vous savez rendre supportables l’autorité ou la supériorité dont vous pourriez vous réclamer. Avec vous, les idées simples perdent de leur rigidité pour mieux entrer dans la vie. C’est une façon de rapprocher les dieux des réalités quotidiennes. Bien sûr, vous n’êtes pas l’incarnation d’une fée ou d’un super-héros, mais si c’était possible… Pourquoi pas ?

Dans la mesure où le Soleil représente l’auto-estimation que l’on tire de ses rapports sociaux, vous prenez très au sérieux l’image de marque que vous devez à votre vie de relation. Elle est le point d’appui grâce auquel vous sentez votre personnalité et ses effets sur autrui. Il va sans dire que ce point d’appui est l’objet de soins attentifs que d’aucuns qualifieraient de « narcissiques ». En vérité, il s’agit d’une sorte d’échange de bons procédés entre votre image et le miroir que vous offre le monde.

Aspect dissonant (conjonction recevant un aspect majeur dissonant) : La dissonance VénusSoleil s’interprète généralement comme l’indice d’une vie amoureuse dissipée. Elle passe pour inciter à la suffisance et aux menus ou grands défauts qu’engendrent la paresse, l’abandon au naturel.

On peut parler d’une difficulté, voire d’une impossibilité à vivre selon les modèles transmis par l’éducation et ressentir par eux un véritable sentiment d’autosatisfaction.

Bien qu’il y ait sensibilisation aux principes inculqués, ceux-ci restent à la surface de votre vérité.

Ils peuvent vous permettre d’avoir une bonne contenance, un certain sens du conformisme et des idées reçues. Ils ne sont pas assez convaincants pour devenir votre emblème, exprimer votre fond et vous porter jusqu’au bout de vos comportements.

Votre façon de vivre peut trahir l’insuffisance des lignes directrices grâce auxquelles d’aucuns organisent et construisent logiquement leur existence. Si Vénus l’emporte en force sur le Soleil, votre conduite peut témoigner d’un tempérament trop vivant pour se plier aux empreintes solaires de maîtrise, autorité, prestige conquis par adhésion aux convenances du groupe.

Vous préférez votre personnage narcissique à ceux qu’on vous propose et vous aimez mieux n’en faire qu’à votre tête plutôt que de vous torturer à suivre des exemples qui ne vous inspirent aucune dévotion particulière.

Plus insoumis que révolté, plus réfractaire qu’opposant, peut-être vous arrive-t-il de désarmer les reproches en démontrant qu’un exemple en vaut un autre, le vôtre pouvant servir d’étalon. Il entre probablement dans vos expériences diverses, si ce n’est dans vos dissipations, une quête d’unité qui vous échappe parce qu’elle se trouve associée à une idée de mutilation, d’appauvrissement du Moi.

Si le Soleil est au moins égal à Vénus en puissance, vous finirez par trouver cette unité. S’il est trop fort, vous risquez de vivre l’autre versant de la dissonance par des croyances naïves, une survalorisation du conformisme et des beaux et grands sentiments. Aveuglée par la façade et le côté jardin, votre sensibilité ne vous fera aimer que les héros factices et les exploits livresques. A l’inverse du dicton, il faut veiller ici à ne pas prendre le flacon pour l’ivresse.

Vénus-Lune

Aspect harmoniques (conjonction, trigone, sextile) : L’affinité naturelle de Vénus avec la Lune justifie traditionnellement les belles perspectives que l’on déduit de cette configuration et les bons effets constatés à divers niveaux : dons esthétiques, réussite auprès de l’autre sexe, chance, épanouissement harmonieux des instincts.

Ces bienfaits découlent de votre heureuse adaptation à toute espèce de communauté réunie par des préoccupations, des fonctions ou des intérêts complémentaires. La famille a pu vous donner très tôt la faculté de composer avec le groupe, d’en atténuer les divergences et les griefs.

Mois porté que d’autres à ressentir les faits, leur représentativité vous suffit. L’image d’une

Comment interpréter les aspects de Vénus avec les autres Planètes participation étroite des membres d’une seule famille, ou celle d’un couple formant un seul univers, vous paraît de celles qui méritent force attentions et prévenances. Vous savez, à l’occasion, passer sur bien des choses pour ne pas détruire pareille image car vous savez, dans vos fibres, qu’il arrive aux images de commander aux faits, si ce n’est de les créer de toutes pièces.

Ces dispositions vous incitent à éloigner les pensées, les idées qui risquent d’appeler des événements déplaisants. Une certaine naïveté vous tient lieu d’hygiène mentale, et votre état d’esprit, en éliminant les représentations désagréables, vous empêche de voir les motifs de discorde.

Bien entendu, votre charme et vos chances de réussir, toute forme de vie intime s’en trouvent décuplés, sauf si votre partenaire relève d’un aspect trop différent du vôtre.

En résumé, il existe un heureux plan de coïncidence entre les instincts d’attachement propres à Vénus et le besoin d’homogénéité que représente la Lune. Cela, sauf contre-indication manifeste de votre ciel, devrait vous donner la possibilité de concilier plusieurs amours en un seul, riche du plaisir des sens, du cœur et de l’âme.

Aspects dissonants (opposition, carré, demi-carré) : Les fonctions attribuées par l’astrologie conditionnelle aux planètes en cause apparaissent ici avec une netteté particulière. L’interprétation exprime souvent l’idée d’amours inconciliables ou, encore, celle d’une attitude amoureuse non intégrée aux mœurs…

Nous savons que la Lune représente le Moi global et, plus largement, tout ensemble ayant une certaine unité (le groupe, la famille, la foule, etc.), ainsi que toute fonction physiologique, psychologique ou sociale assumant la cohérence. Dans le cas d’une dissonance, la fonction représentée par la planète figure comme une composante en contradiction avec le reste et, en un mot, mise « hors jeu » par le groupe, si ce n’est par toutes les autres tendances de votre Moi.

C’est en quoi, ici, vous risquez d’avoir connu des passions précoces contraires à l’esprit de famille ou mal acceptées par ceux qui gouvernaient votre vie. Si ces situations ont laissé une empreinte, à l’état adulte elles se convertiront en épousailles difficiles (non-acceptation de la famille ou de la belle-famille), en amours clandestines ou en caprices n’engageant nullement l’intégralité de votre être, préservant la cohésion de vos égoïsmes.

Votre conflit entre Vénus, qui veut s’intégrer, et les liens déjà noués qui lui résistent, peut se traduire par des amours incompatibles avec tout ce que vous avez désiré par vocation naturelle. Un repliement sur le Moi global ou un problème d’unification des tendances peut rendre impossible non pas la réalisation d’un amour, mais toutes sortes d’aspirations et de préoccupations intimes plus exigeantes. Dans ce cas extrême, l’interprétation souligne l’incoordination, le dérèglement de l’humeur, la manière anarchique de vivre ses états d’âme discontinus.

Vénus-Mercure

Aspects harmoniques (conjonction sextile) : Il existe ici d’heureux points communs que la nature harmonique de l’aspect ne peut que souligner. Ces planètes appartiennent à la même famille. Toutes deux représentent le niveau des mots, des images et des formes ; mais tandis que Mercure complexifie les signes pour reconstituer l’abstrait qu’il imagine, Vénus leur donne l’apparence capable de rendre aimables et plaisantes les idées ardues à saisir.

C’est dire que vous ne vous contentez pas de suivre quelque penchant à jouer sur tous les claviers de l’esprit, vous avez à cœur d’en faire un festival d’agréments, une symphonie assez discrète pour ne pas assommer vos auditeurs, mais leur apprendre à aimer la musique.

Vous n’êtes peut-être pas de ceux qui jouent Bach à l’accordéon ou qui expliquent les théories d’Einstein avec des trains électriques ; il est pourtant vrai que vous pouvez donner une chair et un attrait à votre science ou à votre poésie. Dans la gamme de vos possibles, il existe des talents d’interprète non négligeables. Si vous les exploitez (l’apport d’une planète réalisatrice, tel Jupiter ou Uranus, est à considérer), vous en tirerez les sympathies, les fêtes et les attachements nécessaires à votre notion du bonheur. Vous pouvez vous satisfaire d’avoir autour de vous un noyau de relations partageant vos plaisirs esthétiques, portées comme vous à vivre de galas, de couleurs et de douces lumières.

Vos dons d’expression, conjugués à Vénus, peuvent faire de vous un chantre de l’amour et de la sensualité. Plus que d’autres, vous devez apprécier les finesses du dialogue des cœurs, comprendre l’importance des mots pour séduire et dépeindre les soupirs des âmes éprises. Avec Vénus trop forte dans votre ciel, il peut vous arriver de vous prendre à plusieurs pièges. C’est que Mercure vous inspire la diversité. Le jeu des compliments échangés par périphrases ou sous-entendus, toute la guerre en dentelle, ne vous déplaît pas, non plus ; du moins pour le loisir, en attendant de trouver celui ou celle qui saura gagner le monopole de vos transports.

Aspects dissonants (conjonction en dissonance avec une autre planète, demi-carré) : Tout comme pour l’aspect harmonique, vous devez avoir aussi quelque talent de vulgarisateur et d’adaptateur. Votre esprit subtil ne manque pas, non plus, de comprendre les trésors de l’art figuratif : celui, par exemple, que donne le spectacle de la rue. Mais vous êtes davantage exposé à rompre le contact entre les abstractions de votre pensée et le langage formel que vous savez adopter pour les rendre sensibles à l’entendement d’autrui.

Ce genre de problème peut vous inciter à des retournements inattendus. Tantôt, trop attaché à l’esprit, vous réprouvez ce qui nuit à sa pureté, et l’expression de votre pensée manquera de sel : tantôt, trop épris de la forme, vous ne vous soucierez plus de sa signification, et vous risquez ainsi d’être dupe d’un miroir aux alouettes. De même, il vous arrivera d’osciller d’un excès d’abstraction à une superficialité puérile.

Appliquée à Vénus, la diversité que porte Mercure menace de vous entraîner à des attachements multiples, plus formels que profonds. Dans vos déboires sentimentaux, vous aurez à comprendre le rôle néfaste de vos étourderies, et celui, non moins cuisant, d’un trop grand attrait pour les beautés sans âme.

Si Vénus domine, Mercure l’affectera de son goût du changement. Prenez garde d’aller d’une passion à l’autre sans vous décider à rompre les fils de la balançoire. Ou bien, à l’égard du même objet, passerez-vous sans cesse de l’élan de tendresse à un assaut de moquerie ?

Il vous arrivera de prendre l’amour comme un jeu, une mauvaise comédie, chacun tenant son rôle au détriment de l’autre si le duo n’est pas accordé. Ce jeu, vous risquez de le vivre par des situations complexes, sans drame mais trop riches en rebondissements pour permettre la construction d’un couple. Bien entendu, avec l’âge, vous trouverez vos remèdes. Sans doute exigeront-ils un effort de rigueur dans le choix de vos amis et de votre partenaire. Les mécomptes auront l’avantage de vous apprendre à distinguer le fond de la forme.

Si Mercure domine, vous adopterez la solution de vous réfugier dans une intellectualité pure à l’abri du vertige des sens. Cela favorisera sans doute quelque art de garder l’esprit libre au-dessus des remous passionnels qui seront devenus votre spectacle d’agrément.

Vénus-Mars

Aspects harmoniques (conjonction, trigone, sextile) : La nature de l’aspect souligne les chances d’incarnations harmonieuses des notions d’amour, d’aisance et de plaisir qu’inspire Vénus.

Selon cette configuration et si Mars l’emporte en puissance, vous saurez poser en termes concrets, en problèmes et situations claires, tout ce qu’impliquent vos projets et le succès de vos désirs. Vous passerez, plus aisément que d’autres, de la pensée aux actes, en prenant correctement la mesure de l’obstacle qui vous sépare du but, en agissant au moment où l’action permet le succès.

Vous n’embarrassez pas vos intentions de fioritures inutiles, vous les situez dans le réel en tenant compte de ce qui les favorise ou les contrarie. Pareilles dispositions vous tiennent facilement à l’abri des déconvenues et des amours sans issue. Lorsque vous vous fixez un choix, il concerne généralement un partenaire accessible, et s’il existe une concurrence à évincer, vous aurez assez d’endurante et de battant pour gagner la partie.

Dans votre tactique de séducteur ou de séductrice, vous savez opportunément souffler le chaud et le froid, susciter assez de jalousie ou d’inquiétude amoureuse pour rester toujours désiré(e).

Vous avez l’art de mettre dans un attachement tout ce qu’un couple doit normalement y trouver : l’union des cœurs, l’harmonie sexuelle, mais aussi une pointe d’amitié, des luttes communes et des f intérêts partagés. Néanmoins, vous ne vous laissez prendre à aucun piège de la conjugalité établie.

Un couple, à vos yeux, doit rester constamment en état d’heureuses fiançailles où chacun conserve assez d’autonomie et de personnalité pour tenir le partenaire en alerte.

Si Vénus l’emporte sur Mars, vous mettez moins d’énergie et de combativité à réaliser vos aspirations. Vous attendez que les choses se fassent d’elles-mêmes, mais vos désirs n’en seront que plus ardents et plus attentifs à saisir leur heure. De ce fait, vous courez davantage le risque de céder à des opportunités dont vous découvrirez ensuite qu’elles ne méritaient guère d’enthousiasme.

Vous serez ainsi beaucoup plus exposé à des amours changeantes, ou à des tribulations passionnelles qui vous apprendront, peut-être, à mieux connaître les dangers des représentations naïves de la vie à deux.

Aspects dissonants (opposition, carré, demi-carré) : Cet aspect contient de multiples possibilités.

Il intensifie à coup sûr les relations amoureuses en leur donnant du piment.

Vous pouvez en connaître effets et méfaits par des situations conflictuelles, l’objet de vos désirs exigeant l’éviction d’un rival, des luttes et des efforts dignes des chevaliers de naguère. En supposant votre victoire assurée, l’empreinte de Mars vous portera à situer la guerre à l’intérieur du couple. Après vous être battu pour gagner la Belle, il faudra vous battre à nouveau pour vous en défaire.

Ce schéma illustre une dissociation possible entre Vénus qui gouverne la puissance des images et Mars qui gouverne la force du réel.

Pareille dissociation peut se vivre par un choix amoureux fort contraire à l’image qui l’a inspiré, l’être de rêve révélant à l’usage un être de cauchemar. C’est souvent par un dépit rageur face au réel qui dément l’image idéale qu’il peut vous arriver de changer à outrance la personnalité qui vous a déçue. Mais, comme votre partenaire n’a pas forcément varié d’un pouce depuis votre rencontre, rien ne lui paraîtra aussi immérité : le dialogue ne sera que de querelles. Sur le thème du réel brisant le miroir aux images, on peut envisager les passades amoureuses, les emballements où après le plaisir on se découvre étranger au cœur. Si vous laissez ce divorce s’installer en votre être, il vous reste à courir d’aventures en aventures avec l’âme en feu d’un don Juan réfrigéré après chaque étreinte.

L’intrusion du réel peut prendre d’autres formes : celles des épreuves à traverser pour gagner un amour, des vindictes à assumer pour défendre qui l’on aime, et éventuellement des dangers physiques auxquels on s’expose dans les situations irrégulières. VénusMars est la dissonance typique de l’amour que les amants conçoivent. Le réel constamment entre eux les sépare : c’est l' »autre », la distance d’une table, l’épaisseur d’un mur, la barrière de l’entourage, les tâches et devoirs du guerrier.

Pour ne pas vivre cet aspect par quelque passion discordante, d’autant plus attisée que l’objet n’est qu’une image de consistance épisodique, vous gagnerez à étendre votre dynamisme à la défense de quelque discipline dont la réalité vaut mieux que la réputation.

Vénus-Jupiter

Aspects harmoniques (conjonction, trigone, sextile) : Autant Saturne contrarie la vocation de Vénus pour les plaisirs, autant Jupiter en stimule et multiplie les appétits. Il y a dans cette relation astrale une complémentarité qui peut produire un effet d’emballement : par Vénus, vous attendez beaucoup de la vie, vous avez le souci de concrétiser vos aspirations, par Jupiter la vie vous donne en permanence l’occasion de renouveler vos désirs, d’en formuler de plus vastes.

C’est une façon de confirmer l’affinité décelée par l’observation au sujet de ces deux planètes. Elle explique les mécanismes d’une chance souvent généreuse à votre égard. A l’inverse d’un VénusSaturne qui ne sait pas exactement préciser ses désirs, vous savez les enrober d’une chaleur expressive qui fait tomber les barrières.

Vous avez le sens de la forme et vous savez orner vos plans et vos idées de tant d’attraits, d’évidences agréables aux sens, que l’on oublie le fond de vos motivations. Cela peut vous valoir plus d’un talent dans l’art d’accommoder les sons, les images et les couleurs, en allant dans le goût général, en flattant, voire en grossissant les conformismes sociaux et culturels ou, plus simplement, en étant en résonance parfaite avec la morale de votre groupe.

Parallèlement, vous devez savoir éviter les sujets épineux ou en parler d’une façon telle que tout ce qui paraissait complexe, obscur, trouble, semblera couler d’une source claire. D’instinct, vous savez mettre en vedette les maîtres mots qui changent les citrouilles en carrosses, les banalités en facéties truculentes ou en fleurs de rhétorique.

Dans votre façon de vivre et de concevoir l’amour, le bonheur, le bien-être, il peut entrer beaucoup d’apparat et de cérémonial. Vous êtes porté à des goûts fastueux, enclin à ne rien vous refuser, à vous complaire dans des décors d’une esthétique théâtrale.

Les jeux du cœur et des sens excitent votre verve et votre imagination. A cet égard, si rien dans votre thème ne corrige les effets de cette part de votre ciel, vous pencherez aisément vers la surabondance en considérant l’amour comme une source de plaisirs à l’abri des sciences morales et philosophiques. Il est vrai que Jupiter peut inscrire vos appétits dans un cadre légal ou vous donner les moyens de légitimer vos désirs.

Aspects dissonants (opposition, carré, demi-carré) : La nature dissonante de l’aspect, sans rompre l’affinité naturelle des planètes, menace d’excès et de désordres.

Ainsi, votre goût de l’apparat risque de mettre votre budget sous un péril constant, et vous pouvez ajouter aux dépenses inspirées par vos propres appétits les largesses répandues autour de vous, pas toujours à bon escient. Votre conception du bien-être, du bonheur, du plaisir, trouve dans la dissonance de Jupiter un terrain idéal d’amplification et d’exagération. En termes populaires, vous avez les yeux plus gros que le ventre et moins gros que le porte-monnaie.

L’interprétation psychologique de cet aspect souligne votre sensibilité aux questions d’argent… Sensibilité que vous aimeriez résoudre par la possession d’une fortune colossale autorisant la réalisation de projets plus coûteux les uns que les autres.

Par Jupiter, il vous manque quelque résistance aux sollicitations du milieu et vous risquez d’outrepasser gaiement les souhaits de la société de consommation. Il vous arrive de vous encombrer de choses inutiles, d’acheter pour vendre et de créer dans vos comptes des circuits affolants.

S’il n’y a pas, dans votre ciel, de dominante propre à la modération, vous ferez de votre destin une suite d’affaires gagnées ou perdues sur un coup de dé, un moment de chance ou de malchance. Vous vous sentez particulièrement inapte aux situations médiocres et miséreuses, mais, si la fortune ne vous comble pas de ses dons, vous chercherez, par d’autres moyens à vivre quand même de château en château.

Ces besoins peuvent avoir l’avantage d’exciter vos talents, de vous donner le nerf et l’ingéniosité nécessaires à la réussite matérielle. Cependant, il importe que la configuration soit soutenue par des aspects de planètes réalisatrices (Mars, Uranus, par exemple).

Bien entendu, dans la ligne de cette interprétation, il faut prévoir des amours diverses aux liens plus charnels que romanesques.

Vous pouvez éprouver quelque difficulté à concilier d’impétueux désirs au monde des convenances, vous aimeriez pourtant vous réaliser sans contrainte et sans perdre l’admiration publique.

Prenez garde aux tentations d’une morale trop personnelle, vertement désacralisatrice ou réfractaire aux valeurs collectives, spirituelles, métaphysiques et autres.

Vénus-Saturne

Aspect harmonique (conjonction, trigone, sextile) : Ces planètes ne présentent pas de grandes affinités entre elles et il existe ici un affrontement de tendances. Celles que gouverne Vénus concernent le passage de la conception à l’émotion, de la représentation au sentiment. Celles de Saturne concernent, au contraire, la non-adhésion aux perceptions premières et la transformation des émotions en états complexes détruisant l’unité du sentiment.

Ces données posées, leur conjonction ne saurait être confortable. Cependant, compte tenu de la qualité en principe harmonique de l’aspect, vous aurez le souci de trouver un dénominateur commun aux significations confrontées pour rendre les divergences supportables.

Au niveau de votre sens esthétique et de ce qu’il implique quant à la façon de se vêtir, se meubler, décider de son environnement, vous aurez tendance à choisir des couleurs et des formes qui, tout en reflétant votre intérêt pour l’art, montreront que vous ne tiendrez pas les émotions qu’il procure pour une fin en soi. Vos goûts, tout en étant raffinés, restent classiques et n’invitent pas à l’enthousiasme. Il peut vous arriver d’avoir des choix réfractaires à la vocation de l’art s’il ne fallait voir en lui qu’une exaltation des apparences.

Saturne demande d’aller au-delà du visible : tandis que vous appréciez par Vénus tel coucher de Soleil, vous ne pouvez vous empêcher de penser que les soleils s’éteignent et les hommes périssent. Ou bien, encore plus oublieux du soir, songerez-vous aux remous, souvenirs, perspectives intérieures dérivant loin du spectacle qui les a déclenchés.

Votre sensualité en s’approfondissant se sublime ou se détruit. Elle se sublime lorsqu’elle dégage l’architecture intime, l’ordre secret perçu d’un être ou d’un objet par une attention patiente, une longue présence à ses côtés. Elle se sublime encore, lorsque vos sens maîtrisés retiennent leur souffle pour capter les rumeurs souterraines. Tous ces bruissements que nous cachent de trop forts battements de cœur, vous savez les écouter en vous contenant.

Votre sensualité se détruit lorsque, en franchissant un pas de plus dans votre univers intérieur, vous coupez les amarres pour une aventure solitaire en des pays indescriptibles.

Si Saturne domine sur Vénus, cette tentation convie à l’ascèse, au célibat, à quelque amour dont la pureté empêche qu’on l’étreigne.

Si Saturne modère sa transcendance, vous aurez seulement besoin d’un amour serein et stable, permettant de suivre à deux, côte à côte, et hors des vains éclats de la passion, les chemins rocailleux de la vie.

Aspects dissonants (opposition, carré, demi-carré) : La nature dissonante de l’aspect souligne les incompatibilités des formules respectives, et on ne peut épuiser tous les problèmes qui risquent d’en découler, encore moins toutes les solutions possibles, celles-ci variant avec les autres données du thème, le niveau culturel, l’hérédité, le milieu de chacun.

Pour l’essentiel : lorsque Saturne domine sur Vénus, les notions qui procèdent du signal simple (bonheur, aisance, art de vire, plaisirs) sont atteintes dans leur fondement. Tout se passe comme si elles ne pouvaient trouver dans le réel un terrain assez sûr pour prendre forme et consistance. Le bonheur ? Oui, certes ! Mais où, en quel pays, comment et avec qui ?

Tandis que Vénus vous presse de trouver une chaumière et un cœur, Saturne vous dépêche mille embarras : le cœur est pris, ou bien la chaumière. Mais, il sera plus simple, ici, de vous reporter aux Muses intarissables sur les complications que cet aspect réserve : peines, chagrins, séparations, conflits moraux, situations sentimentales épineuses, plaisirs empêchés…

Vous ne vous laisserez pas impressionner par la noirceur du tableau, vous tenterez plutôt de remonter aux causes premières pour empêcher les événements fâcheux, et corriger tout ce qui dans votre sensibilité incline aux complications.

Bien souvent, il s’agit d’une méconnaissance de soi. Si vous voulez à la fois tenir et courir, avoir et être, étonnez-vous de connaître quelque frustration et de vous sentir toujours lésé ! Votre avidité est en cause. Elle est la conséquence de votre refus d’un choix entre les satisfactions terrestres que propose Vénus et celles moins conventionnelles que suggère Saturne.

Pour tout avoir, vous risquez de tout mélanger, de vous déposséder des unes et des autres ou de les rendre séparément indigestes. Ainsi, vous risquez de jeter des interdits sur vos plaisirs ou d’en faire une source de tracas philosophiques et moraux ; ainsi, les appétits sexuels menacent de perturber des ambitions spirituelles, d’en rendre les cheminements moins purs et moins aisés.

Évitez les choix extrêmes et successifs en refoulant tantôt Vénus, tantôt Saturne. La fuite des plaisirs ne vaut guère mieux que la peur des responsabilités et de tout engagement profond dans l’existence. Il vous reste, au moins, à pratiquer la voie du juste milieu.

Vénus-Uranus

Aspects harmoniques (conjonction, trigone, sextile) : Il ne s’agit pas de planètes aux affinités évidentes, Uranus régnant sur la représentativité du Moi profond, et Vénus sur les émotions, la façon d’incarner et d’éprouver les notions de bonheur, d’amour, de bien-être. Mais la qualité de l’aspect qui les lie montre la possibilité d’échanges positifs entre les valeurs en cause. Dans le cas où Vénus domine sur Uranus, il y a lieu de penser que votre sensibilité aux mots et images est particulièrement discriminatrice. S’il existe des représentations (idées, perceptions premières, ou symboles conventionnels) qui ne vous font ni chaud ni froid, il en est qui déclenchent des réactions explosives.

Pour entrer dans votre logique et en expliquer les rouages, vous distinguez les images qui relèvent exclusivement du conformisme de celles qui, au contraire, témoignent d’un monde souterrain en pleine effervescence. Ce schéma témoigne de plusieurs comportements. Vous pouvez être intolérant à l’égard de notions qui n’ont provoqué en vous aucune participation affective et en lesquelles vous ne voulez, ou ne pouvez, voir qu’un verbiage, un effet de conventions insignifiantes.

En contrepartie, il vous arrive d’être virulent dans la défense de notions simples en lesquelles vous avez ressenti la puissance des racines invisibles.

Plus communément, vous avez des goûts tranchés, un sens esthétique limité à des choix précis, sans concessions pour le reste, rejeté en bloc dans la mystification ou la superficialité. A la vérité, votre attitude est symptomatique d’un effet VénusUranus pour lequel il n’y a d’images dignes d’être répercutées en émotions que celles qui expriment les profondeurs de l’être, les forces sous- jacentes de la vie.

En retenant de Vénus sa signification courante, vos amours porteront l’empreinte Uranienne des répulsions et des attirances extrêmes. Les premières trahissent un certain mépris du sentimentalisme. Vous ne vous sentez pas obligé d’aimer qui vous aime et votre lucidité devrait vous tenir en garde contre toute inclination faussement amoureuse procédant d’un banal concours de circonstances, d’une quelconque conjugaison d’intérêts conformistes. Les secondes vous prédisposent à des emballements déraisonnables pour lesquels vous perdez toute lucidité, vous attachant à forger, d’un indice fortuit, le signe d’un destin promis à un bonheur mythique.

Bien entendu, vous pouvez vous tromper et, selon l’ensemble de votre ciel, prendre la forme pour le fond, passer à côté d’un amour digne de votre idéal. Lorsque vous découvrez vos erreurs, vous n’hésitez pas à fermer la porte comme si rien ne s’était jamais passé.

Aspects dissonants (opposition, carré, demi-carré) : La dissonance oppose les valeurs spirituelles aux exigences des sens et du cœur. Ce peut être l’indice de liens éphémères, la marque d’un attrait pour des passions charnelles laissant à l’esprit peu concerné par les appétits du corps le droit au libertinage, et la faculté de reprendre une indépendance jamais vraiment cédée.

La contradiction peut être vécue douloureusement par un amour dont l’objet est une belle image, un ensemble d’attraits convenant à la vie pratique mais laissant les besoins spirituels sur leur faim. En d’autres termes, la difficulté peut être de satisfaire par un seul amour les pulsions sensuelles et celles d’une profondeur moins portée à la chair.

Selon les autres configurations, des solutions diverses peuvent être envisagées. Vous avez la possibilité de multiplier vos expériences en oscillant de l’amour à une sexualité sans amour, ou bien celle de mener de front plusieurs liens, en supposant qu’un certain nombre de partenaires bien choisis puisse former un univers satisfaisant à toutes vos tendances. Mais de telles solutions auront toujours l’inconvénient de vous rejeter dans les excès que vous trouverez dans les manuels d’astrologie et qui sont : instabilité, précarité, orages et parfois scandales, car ceux ou celles que vous entraînez dans vos problèmes ne comprennent pas forcément vos raisons, si intéressantes soient-elles.

Si Uranus l’emporte sur Vénus, vous répugnerez à faire de votre vie affective un harem. Il reste à vous diviser en deux personnages, l’un vénusien s’adaptant à ce que lui offre son partenaire et l’autre, uranien, se réservant un monde hors du couple, qui peut être celui des luttes sociales ou de la réalisation personnelle.

Si ce schéma dualiste se reflète dans votre psyché, il formera une cloison étanche entre les

notions auxquelles vous croirez pour les avoir expérimentées, et la faculté (Uranienne) d’en faire une synthèse, d’en tirer une conception, une règle de vie, un programme de conduite. Il peut y avoir ainsi coexistence de deux univers sans relations fécondes.

Vénus-Neptune

Aspects harmoniques (conjonction, trigone, sextile) : Il existe ici une heureuse convergence des tendances. Vénus, dont la fonction est de situer dans le réel les images et les mots, rejoint Neptune qui situe dans le même plan les forces de l’inconscient. On peut parler de rencontre, d’échanges entre le formel et l’informel, le terrestre et le cosmique, le personnel et le collectif.

Votre sensibilité s’exalte facilement, toujours prompte à chevaucher des thèmes lyriques. Au témoignage de vos sens s’associe le langage de votre être profond. De cela, vous pouvez tirer une perception du monde à la fois sensuelle et mystique.

Si Vénus l’emporte sur Neptune, la sensualité aura la meilleure part. Avec Neptune, vous saurez l’enrober de mystère, et dans vos joies, dans vos plaisirs, dans vos façons de concrétiser les notions de bonheur, d’équilibre, de réussite, vous ajoutez la part de l’indicible : une place pour la présence invisible parmi les hommes.

Vous êtes capable de subtiles et énigmatiques délicatesses, propres à dégeler les insensibles, et leur révéler les richesses d’un geste, d’une attention qui vient à son heure. Si l’on parle de générosité, l’intuition qui la guide vous porte à restaurer en chacun ses pertes ‘en optimisme. Votre charité s’emploie de préférence contre les démons (traumatismes, crises et vicissitudes) qui font perdre le goût d’exister et dévalorisent le sens religieux de la vie.

Vous pouvez être doué pour rappeler que la vie vaut quand même d’être vécue : étant elle-même un miracle, on doit tout en attendre. C’est une source d’espérances naïves sans lesquelles rien n’est supportable. Elles s’entretiennent d’amour au sens large, de plaisirs partagés, d’harmonies perçues dans l’ordre naturel du monde. Il faut toutefois vous défier d’un penchant à échouer dans une imagerie d’Épinal en exploitant des clichés faciles sur le bien et le mal, vous montrant trop résolu à ne rien admettre d’hostile à votre foi en l’harmonie des choses.

Si Neptune domine sur Vénus, ces tendances accentuées vous rendront encore plus perméable à une notion supérieure de l’amour, et si vous ne vous engagez pas dans une voie mystique, religieuse, artistique ou philanthropique, il vous reste à trouver un partenaire d’une personnalité assez riche pour combler l’universel. S’il n’a pas d’envergure, vous vous ennuierez passablement à ses côtés. Malgré votre aptitude à donner sans retour, il vous faudra des dérivatifs vers le rêve : l’art ou autres supports pour des âmes touchées par le goût du large.

Aspects dissonants (opposition, carré, demi-carré) : L’aspect dissonnant sépare ce qui par nature devrait être réuni. Son premier effet peut être de perturber votre sensibilité au niveau de ses choix et de ses options : vous risquez de ne savoir qui vous aime et qui vous aimez.

En votre âme sensible tout se mêle et s’entremêle : vous parvenez mal à distinguer les torrents naturels de votre affectivité du petit ruisseau qui s’y jette à propos d’une rencontre, d’un regard, d’un moment dont tout à coup vous croirez qu’il contient le bout du monde. Il vous arrive d’aimer par bévue et de vous engager sans bagage dans une idylle mystico-romanesque en attendant de découvrir, un jour ou l’autre, tout ce qui est contraire à votre goût du merveilleux tel que vous le ressentez sans le définir. En le définissant, vous auriez quelque atout pour mettre de l’ordre dans vos sentiments. L’ordre, précisément, est contraire à la disponibilité que vous entendez conserver.

Les conflits, les problèmes et dilemmes de votre vie sentimentale ne font généralement qu’accentuer votre disposition à tout ramener à vos battements de cœur. Votre sensibilité houleuse passe facilement pour de l’égoïsme. En fait, vous êtes trop occupé à démêler vos orages pour vous rendre compte d’autre chose, et une vie émotionnelle haletante vous rejette sans cesse dans des remous qui ferment votre esprit à de sereines pensées.

Vous risquez de prendre vos émotions pour des certitudes, de confondre vos intuitions aux reflets d’émois passagers. Vous êtes exposé à vous attacher à des amours ou des affections illusoires en tenant pour certain que la fée des amours ou des affections illusoires finira par tout arranger. L’universel faisant cause commune avec le personnel, les murs et les obstacles tomberont comme un château de cartes.

Vous ne craignez pas de vivre les situations les plus confuses et les plus compliquées. Il vous paraît logique de croire que l’amour étant ce qu’il devrait être, la providence s’appliquera toujours à tout arranger (la providence, le temps ou les malices du hasard).

Et si les complications se résolvent, vous connaîtrez la tentation de lancer un autre défi à la magie de Vénus. il existe dans cet aspect d’autres variantes. L’essentiel est la confusion à craindre entre l’amour qui attache sensuellement et l’amour qui dépasse les sens. Prenez conscience de la nature et de l’origine de vos conflits, votre vie sera moins perturbée. Efforcez-vous aussi de comprendre que l’important est d’avoir un cœur à aimer, le reste devrait, dit-on, passer au second rang.

Vénus-Pluton

Aspects harmoniques (conjonction, trigone, sextile) : Les inclinations de Vénus ne sont guère compatibles avec les significations de Pluton. Cet aspect contient, plus que d’autres, une large gamme de possibilités et, pour préciser l’effet, il conviendra de considérer attentivement l’ensemble du thème.

La pluralité des manifestations découle de Pluton ouvert sur le multiple et l’inconnu. Ce que vous devez à Vénus – la faculté d’éprouver les mots et les images par la couleur, la forme et la force qui s’en dégagent -, Pluton vous empêche d’en faire un sensualisme superficiel. Votre sens esthétique ne se suffit pas du premier regard. Vous avez besoin de dépasser vos perceptions en les approfondissant et en les sublimant. C’est dire que vous pouvez tirer des informations de vos sens, non seulement des nuances imperceptibles à d’autres, mais aussi une deuxième, voire une troisième saveur.

Votre sensualité opère donc sur un registre psychique qui vous permet de revivre vos perceptions pour en extraire la meilleure part. L’agrément ou le désagrément d’une image stimule les fonctions irrationnelles de votre être. C’est pourquoi vos goûts peuvent paraître particuliers, chargés d’insolite, de surréalisme spontané ou d’anticonformisme. Ils figurent parmi vos moyens de symboliser votre appréhension de l’inconnu. Et, selon le sens de ce terme dans votre univers, ils abonderont dans le baroque ou dans le sacré.

Si l’inconnu pour vous est synonyme de n’importe quoi, il transparaîtra dans la façon de vous vêtir, dans vos choix esthétiques (collections, ameublement, loisirs et plaisirs), un penchant à l’hétérodoxe et à l’exotique. Il y aura du pop art dans votre façon de voir et concevoir les agréments de la vie. Mais si, pour vous, l’inconnu recèle un ordre mystérieux, l’amour des lignes pures dominera votre goût.

Avec VénusPluton vous attachez instinctivement beaucoup de prix au climat créé par les sons, les formes et les couleurs de votre environnement. Vous veillerez à ce que ce climat ne soit pas banal, et, surtout, à ce qu’il soit en résonance avec votre intuition de l’invisible.

Des schémas analogues s’appliquent aux significations de Vénus. Ainsi, l’amour peut être pour vous une expérience révélatrice de la véritable dimension de votre personnalité profonde. Vous y verrez la voie d’une initiation ou d’une magie, l’indice d’un destin qui vous dépasse, soit en raison du caractère irrésistible et fatal d’une rencontre, soit parce que les événements de votre vie amoureuse sortiront manifestement de l’ordinaire.

Pluton, libérateur des conformismes, peut vous incliner à aimer ceux que d’autres répudient, ou à connaître des passions qui remettent en cause les convictions acquises, si ce n’est toute une culture, une morale ou une éducation.

Bien qu’il y ait prédisposition à s’engager corps et âme dans une passion sublime, si votre besoin d’exceptionnalité reste sans écho, vous vivrez l’amour au pluriel, chaque expérience étant éprouvée comme le chapitre d’un livre qui, en plusieurs tomes, parle d’un seul cœur.

Aspects dissonants (opposition, carré, demi-carré) : Voilà un aspect que l’astropsychologie considère généralement d’un mauvais œil. Il marque de pénibles tiraillements, le cœur étant tour à tour sollicité par la tendresse et le refus de toute tendresse. Enfin, sur le plan des événements, il passe pour conduire à des amours tourmentées où une fatalité diabolique s’acharne à piétiner le bonheur à peine entrevu.

La dissonance fait effectivement ressortir l’incompatibilité des planètes en cause. Vénus s’attache : à la vie, à la forme, au concret. Pluton s’inquiète de l’au-delà de l’humain, et il est le lointain et l’informel.

Au niveau de votre sensibilité, cet aspect menace de vous valoir des périodes d’effondrement durant lesquelles vos conditions de vie vous paraîtront intolérables. Vos images mentales risquent de prendre par moments une densité écrasante pour vos nerfs.

De tous les sentiments, l’amour est celui qui donne aux images une exceptionnelle puissance.

C’est pourquoi, dans la configuration en cause, il y a l’implication de passions fortes, mal vécues ou mal supportées. Bref, vous pouvez être de ceux qui ressentent cruellement l’intrusion de l’amour dans leur vie, même si vous êtes capable de passion exclusive. Votre intuition de l’absolu s’oppose à toute représentation concrète. Lorsque celle-ci se présente sous les traits d’un visage aimé, vous avez lieu d’éprouver les affres du doute. Mille angoisses témoignant de votre conflit entre le cœur qui veut vivre son rêve sur terre et une force obscure, messagère déjà d’un au-delà rebelle à toute incarnation.

Celle-ci, au regard critique du besoin d’absolu pourrait n’être qu’un leurre, un piège, un fruit empoisonné, source de malédiction ! Vos crises et dilemmes à l’occasion d’une attirance puissante résultent d’une opposition entre le désir réalisateur de Vénus et l’appel de Pluton qui porte à changer le réel en poussière d’atomes.

De tout cela – dans la mesure où d’autres configurations confirment ces tendances -, on déduit parfois une vie sentimentale douloureuse où le partenaire est ressenti comme un boulet, une aliénation, une écharde que l’on conteste sans pouvoir ou savoir l’arracher. Ou bien l’amour confronte à une personnalité que l’on ne parvient pas à assimiler, sauf par renoncement au plus cher de soi-même. Les corps peuvent se réunir, si chacun en son être reste étranger à l’autre, le couple n’est qu’une farce, un duel sans merci.

Vous aurez à prendre garde que de tels problèmes ne vous conduisent à des aventures stériles, à des tourmentes affectives parsemées de trahisons, de violences, s’achevant sur une note amère ou dérisoire.

Si Vénus domine dans votre ciel, le trop grand crédit que vous donnez à vos représentations mentales, aux notions conventionnelles de bonheur, d’amour, de couple, risque de vous masquer les abîmes du réel ; tel le Chaperon rouge, vous aurez des surprises en allant au bois. Les forces obscures de la vie, insatisfaites d’être méconnue, feront évoluer vos conceptions à coups de boutoir : de fulgurants éclairs risquent ainsi d’éclairer bien particulièrement votre ciel.

Mais si Pluton domine, vous serez tenté d’engager votre vie amoureuse dans les zones d’une sexualité refusant les échanges du cœur ou dans celles d’un érotisme friand de sensations originales, mêlant le plaisir des sens aux fugues de l’imaginaire.

Comme il en est de toute dissonance, celle-ci, enfin, peut être l’indice d’une évolution dont les difficultés promettent de déboucher sur un état supérieur. A la condition d’avoir vaincu traverses et dragons, votre cœur trouvera son château et ses trésors plus loin qu’en Espagne.

Comment interpréter les Planètes dans les Signes

Lorsqu’on interprète d’un ciel natal une seule ou deux de ses parties à l’exclusion des autres, il faut que ces éléments soient forts ou dominants, ce que des méthodes chiffrées de calcul des valorisations zodiacales et planétaires aident à préciser.

Avoir une planète dans un signe n’est significatif qu’au titre de configuration dominante harmonique, neutre ou dissonante, selon les aspects reçus. C’est pourquoi les auteurs de manuels citent souvent un exemple représentatif. Mais, comme les exemples sont inépuisables, il est aussi logique d’interpréter en appliquant les procédés associatifs de l’analogisme. Les formules neurologiques des signes et planètes conduisent, quant à elles, à des combinaisons théoriques rationnelles. Celles-ci étant innombrables, nous nous en tiendrons, de toute façon, aux effets généraux les plus probables, en suggérant par l’image ce qui mériterait de longs discours mais à l’usage des spécialistes de l’abstrait seulement.

Les Planètes dans le Taureau

Soleil en Taureau

L’astre du niveau fort d’excitation et, théoriquement, d’autorégulation de ce niveau, invite à l’expression des qualités les plus représentatives du signe, celles dont on se fait une image de marque, un fanion et une renommée.

C’est pourquoi l’astropsychologie applique généralement à la vie socioprofessionnelle et aux ambitions supérieures les caractères tauriens de persévérance, ténacité, ordre, logique et cohérence. La relation harmonique entre le signe et l’astre souligne la force d’inhibition (résultante d’excitation concentrée) dans ses effets louables de conquête, investissement et colonisation de l’obstacle. Les Soleil en Taureau adaptés réussissent aussi, c’est bien connu, par leurs « grandes aptitudes de travail exploitant à fond des facultés parfois seulement moyennes, lentes à s’ éveiller ».

Ils doivent beaucoup à leur minutie maniaque, leur rigueur, et aux répétitions, rabâchages grâce auxquels ils parviennent, souvent après de durs labeurs, au noeud profond d’un problème, quitte parfois à en constater l’inexistence. Ils ont besoin de posséder leur sujet de A jusqu’à Z, et même de doubler l’alphabet, pour en parler sûrement. L’inhibition leur interdit la facilité. Elle les éloigne des voies précaires, les prévient contre les dangers des ascensions trop rapides et leur donne le goût d’une notoriété installée sur un pouvoir, une compétence réelle, un métier bien rodé. Elle se manifeste encore dans leur besoin de trouver ou d’apporter des bases intangibles à la discipline qu’ils épousent, ou bien de laisser de leur passage une empreinte inimitable. Une fois en haut du pavé, elle leur permet enfin de défendre et conserver jalousement l’autorité acquise. Les plus doués paraissent increvables.

D’où vient, qu’en dépit de ces atouts, des erreurs, maladresses et échecs puissent parfois abattre d’un coup une émergence taurienne qui laissait tant espérer ? Il faut éventuellement envisager les aspects au Soleil et notamment ceux qui réclament des héroïsmes difficiles à trouver. Mais le Soleil contient aussi un germe d’autonégation dont certains Tauriens ne se défient guère.

N’oublions pas que son action consiste à élever l’excitabilité dont la concentration produit l’effet d’inhibition. Les inductions du Soleil en Taureau sont donc « chaudes » : passions brutales, engouements aveugles, conduites exclusives préjudiciables aux réussites sans revers, ou qui provoquent invariablement les tollés des hypocrites et des faux libéraux. De plus, ces inductions aggravent les conflits internes du signe, les tensions qu’il doit à la répression de ses pulsions bouillonnantes. Une fois les obstacles vaincus par son travail de sape et de résistance compacte, son inhibition n’ayant plus d’objet à circonvenir devient vacante. L’équilibre se gâte, l’être se trouve dépassé par les énergies violentes qui n’ont plus de maître : il s’emballe à leur courir après. L’induction tombe, le masque avec.

En d’autres termes : Le Soleil en Taureau exerce son influence dans le registre d’excitation et de concentration.

Cette excitabilité, à son seuil de puissance, tend à briser les barrières de l’induction négative pour se libérer massivement (désinduction), ou bien elle crée des inductions « chaudes », sources d’obstination, d’aveuglement, de despotisme appelant l’opprobe démocratique de ceux qui veulent être dominés sans qu’on le leur dise.

Lune en Taureau

Féminité, dans la mesure où la féminité est la mère de tous les sexes. Ces dispositions apportent à l’homme de précieuses satisfactions dans ses liens avec mère, sœurs, filles, amies, épouse, sauf si les interlocutrices en question sont agressives, névrotiques, ratiocinant avec tous les défauts des mâles dans leurs revendications socio-sexuelles.

Homme ou femme, la Lune en Taureau non dissonante aime la tranquillité et tient en haute estime tout ce qui participe à l’harmonie de sa santé physique et psychique : un décor paisible, un environnement doux, serein, lumineux, des gens heureux, des saisons régulières, des digestions sans problème.

On peut insister sur le besoin de sécurité. Il porte à une valorisation naïve des mythes, religions, croyances, accordant à la vie mille vertus positives dont celle de pouvoir résister aux atteintes et destructions du temps. Ce Taureau a horreur des agressions externe et interne. Il est inadapté à la maladie, aux restrictions et frustrations légères touchant ses appétits organiques, alimentaires, végétatifs, sexuels.

Les fonctions auto-conservatrices très vigilantes conduisent à un égoïsme primaire et au sentiment illusoire d’avoir toujours assez de ressources en autonomie pour échapper aux malheurs des autres, passer au travers des vicissitudes du destin collectif, refuser de trinquer pour ceux qui ont bu.

En d’autres termes : La Lune, en rapport avec l’homogénéité, trouve en Taureau, centre de l’inhibition naturelle, des affinités majeures qui consolident ses immunisations contre les intrusions perturbatrices. La sensation et l’introversion privilégiées nourrissent une imagination puissante dans l’évocation des perceptions visuelles, tactiles, gustatives, excitant les centres du plaisir et de l’euphorie.

Mercure en Taureau

L’effet du Taureau sur Mercure limite la disponibilité intellectuelle et sociale. Il n’y a pas d’affinité évidente entre l’astre de l’ouverture, des réponses réflexes aux sollicitations ambiantes et le signe du contrôle, de la première réaction de défense contre les incitations extérieures. L’astro-psychologie insiste donc sur la spécialisation des facultés mentales plutôt que sur la diversité d’aptitudes.

Les dons d’observation, l’application travailleuse, la continuité des idées pallient les lenteurs de l’intelligence et ses réticences (non insurmontables) devant les abstractions. Cependant, l’esprit progresse fort loin si sa matière se prête à une saisie logique, méthodique et une démarche analytique raisonnée du concret à l’abstrait.

La curiosité serait plus vive et l’intelligence plus habile dans la détection des sources de plaisirs, profits et possessions. Le Taureau est à même d’assigner à la fonction prospective de Mercure une voie d’exploitation intensive, d’oeuvre à bâtir sur une idée fondamentale, pas forcément originale, mais réaliste et ayant la valeur non négligeable d’un placement, voire d’une rente à vie.

L’effet Taureau peut être aussi de ne permettre l’approche des inconnues du monde objectif que par les filtres et lucarnes d’un unique système d’interprétation qui risque fort de se conforter dans ses oeillères et préjugés.

L’ouverture de Mercure au multiple présente au moins quelque affinité avec le sens des combinaisons du Taureau, ce qui, au niveau « sensation », s’exprime par le goût du troc, des collections, spéculations, jeux, où l’intelligence suppute l’avenir d’un marché des objets existentiels.

En d’autres termes : Mercure, planète de relation du niveau fort d’excitation au niveau faible, peut abaisser l’excitabilité du Taureau et faciliter les concentrations et fixations « froides », n’entraînant pas de dépenses émotionnelles. Les tâches et constructions impersonnelles ou dépersonnalisantes sont, à cet égard, favorisées.

En contrepartie, la baisse menace de faire ressortir les fermetures et obstructions du signe. Enfin, on peut concevoir Mercure comme l’éveilleur d’un lien entre la formule forte et la formule faible du signe. Conséquences : efforts de subtilité, affinement des conduites conservatrices, tendance à vivre les charges et potentiels de ce signe jusqu’à leur complet épuisement.

Mars en Taureau

Mars régit les duos-duels de l’existence et le niveau d’excitabilité nécessaire aux compétitions vitales. L’astro-psychologie voit dans sa rencontre avec le Taureau un bon indice de vitalité, de robustesse physique, de courage moral. Configuration musclée, en somme.

Elle inspire des initiatives hardies et radicales, des entreprises aux audaces longuement mûries, engageant, lorsqu’elles s’affirment, toutes les forces dans un seul combat en se privant volontairement de toute échappatoire et possibilité de retraite.

Un aspect dissonant suffit à créer l’inavouable besoin d’être sans cesse acculé par d’apparentes circonstances à des travaux de Romain ; lourdes tâches brisant de leurs chaînes les vélléités de diversion et de vie personnelle. Un mécanisme analogue conduit aux luttes sans merci, à une étrange vocation d’éveilleur de querelles, la puissance réfractaire du Taureau déterminant une attitude oppositionnelle systématique, un barrage mental générateur d’animosités, vindictes et longues rancunes aux rebondissements sans issue. On peut ainsi passer toute une vie à se battre le dos au mur contre le monde entier.

Ce Mars, une fois réchauffé, et par conséquent en induction, peut être féroce dans sa défense comme dans ses assauts. Il « met le paquet ».

Mars, dualiste, abaisse la force de composition du Taureau et rehausse son sens des contraires. C’est donc à un Taureau en perte de roublardise, de diplomatie et ronds de jambe, que nous avons affaire. Il excelle plutôt dans la gaffe pesante, et ne se trouve bien qu’en traçant des frontières de non-ingérence.

Cependant, dans un régime normal qui implique une configuration harmonique, l’inhibition taurienne canalise la fougue dans des activités ordonnées. Ce Mars dispose de qualités d’observation, d’aptitudes techniques et mécaniques liées à l’approche et l’investigation méthodique des objets du réel. Les durs, les lourds, les massifs et les bruts auront sa préférence.

En d’autres termes : Mars, planète du niveau de l’existence et de son autorégulation souligne le concrétisme du signe, ses orientations pragmatiques, ses atouts, moyens et fins, dans les combats pour assurer sa survivance. Il peut manquer de vertu simplificatrice et bloquer sa dynamique dans des confrontations à perdre haleine, des efforts qui produiront juste assez d’énergie pour être recommencés.

Jupiter en Taureau

L’apport de Jupiter au Taureau ne peut être que chaud. L’astre et le signe se revigorent. Sur ce point, l’astro-psychologie souligne avec à propos l’afflux des besoins sexuels et sensuels, l’entrain et la santé de la tendance dionysiaque festoyante. Les réactions auto-compensatrices (inhibition) défensives préviennent ce tempérament contre ses propres excès, mais rien ne peut être plus mutilant et contristant qu’un régime sans sel, sans rires, vignes, muses et flonflons.

Jupiter favorise l’extraversion du signe, les turbulences de l’excitation labile et les inductions fortes qui concentrent l’excitabilité en passions dévorantes, avidités diverses en amour, argent ou domination, selon le plan d’intérêt.

Sous l’empreinte jupitérienne, ces concentrations promettent d’avoir plus de réalisme opportuniste à l’égard des lois, mœurs, conventions ambiantes. Les pulsions s’allient mieux aux pressions du groupe et des modèles en cours.

Est-ce la nature bénéfique de Jupiter, sa composante d’excitabilité moyenne, ou son affinité avec le signe sous l’angle du bon mariage des contraires ? Toujours est-il que cette position astrale passe pour chanceuse matériellement et annonciatrice de succès sociaux, appréciables et appréciés, quoique tardifs.

La symbolique prévoit la réussite par les femmes, dans les affaires immobilières, l’alimentation, l’écologie, les arts plastiques ou musicaux.

Avec Jupiter, nous avons tout simplement un Mars qui ne s’enferre pas dans les utilités et place mieux ses forces pour donner plus d’efficacité à sa gestion. « Gestion. » C’est le mot qui lui va, en élargissant son sens pour y entendre, outre les capacités comptables, juridiques, administratives, la faculté de faire prospérer une idée en l’insérant dans le circuit de la consommation populaire ou universitaire.

Une ou deux dissonances sur ce beau Jupiter suffisent à éveiller la non-transcendance. Ce que l’on traduira par un schématisme abusif, un matérialisme choquant, un existentialisme de mécréant.

En d’autres termes : Jupiter établit ses affinités avec le Taureau au niveau du concret, du réel, de l’expérience vécue. Il en élève les ambitions et performances en présentant des dangers d’emballements, c’est-à-dire, comme pour le Soleil, des inductions aveugles et instables (colères explosives, engouements malheureux).

Saturne en Taureau

La formule de Saturne, comme celle de Jupiter, prend sa source dans le vécu, mais elle s’écoule sur l’autre versant, celui de la transcendance, revers dialectique de la représentation. Il existe donc des effets similaires et des effets opposés.

Les premiers s’expriment dans le pragmatisme, le regard posé sur la vie sans préjuger ses mauvais coups ou ses heureux sortilèges, simplement en s’adaptant, en apprenant ficelles et recettes pour limiter les dégâts ou forcer les atouts. L’expérience se dégage des luttes, confrontations, compromissions, guerres et trêves quotidiennes. Le Jupitérien a des dispositions pour faire de son vécu l’assise, le cheval d’arçons de ses prouesses. En revanche, le Saturnien en tire craintes et reculs qui, dans les meilleurs cas, déplacent sa pensée vers les coulisses de l’exploit, là où les héros redeviennent des hommes et les hommes des êtres.

La réduction saturnienne en excitabilité peut donc déterminer un type d’équilibre raisonné, moins bonhomme que celui de Jupiter, tout de flegme, d’ajustements calculés et de qui-vive cachés.

Économie veut dire ici épargne avisée. L’être s’assure des voies qu’il peut pratiquer sans risque d’y rencontrer ce qu’il redoute : l’imprévu exigeant un débours de confiance. L’économie joue aussi bien dans sa conduite obstinée, sa suppression ou organisation des besoins.

Tout cela pour l’astro-psychologie concorde vers la stabilité, l’inhibition, la raison. Une sagesse uniforme, conseilleuse, moraliste, sermonneuse, couronne cette attitude que l’on estime, lorsque, fils prodigue, l’on a pour ses retours les prévoyances d’un père parcimonieux.

Une ou deux dissonances suffisent à aggraver l’économie jusqu’à la ladrerie. Une inquiétude obsessive incite à mille pingreries. L’épargne devient gouffre, la morale tyrannie. Ce Taureau saturnien supplicie son monde par ses interdits abrupts ou tortueux, ses maladies, mutismes, dégoûts, son déplaisir à vivre. Il peut aussi adopter le genre victime-bourreau, tout de plaintes, de soumissions, de rancunes mêlées, coupables et accablantes.

Comme pour Mercure, la baisse d’excitabilité rejoint le pôle faible du signe, et son aspect d’introversion. Ce caractère paresse dans ses inerties, inappétences, refus sommaires, indifférences et va-et-vient d’horloge d’une habitude à l’autre.

Mais la faiblesse peut éveiller la transcendance, l’imaginaire, le sabbat de la schizoïdie. Comme partout, Saturne en Taureau pourrait bien être poète, ou penseur, contemplatif ruminant l’insondable vertige du soi.

En d’autres termes : Saturne renforce éventuellement le signe dans sa conscience du réel, mais il abaisse aussi

Uranus en Taureau

Du fait de sa distance au Soleil et du temps de révolution qui en découle, Uranus parcourt les 30 degrés d’un signe en sept ans. Pour autant de degrés d’écliptique, Neptune demande quelque treize à quatorze ans et Pluton fixe sa moyenne autour de vingt, vingt et un ans. Ces durées conviennent à des tendances valables pour des générations plutôt que des individus.

L’interprétation de la planète en signe en devient circonspecte et réduite. Mais, si la planète est particulièrement puissante dans le ciel de naissance, la rencontre planète-signe se comprend en signature d’un être représentatif de sa génération avec ses idées, goûts, erreurs et prédilections.

D’une formule inverse à celle de Mercure, Uranus va du complexe au simple, du faible au fortement excitable. Avec l’apport du Taureau, cohérent, compact, massif, le schéma uranien prend tournure d’un tout ou rien. Les paliers, approches ou reculs, par touches et retouches successives ne sont pas de saison. Cet Uranien est complètement in ou out, dedans ou dehors. Sa nature réductrice s’y prête, le Taureau lui fait litière.

Psychologiquement, n’attendez pas de lui beaucoup de diplomatie. Il n’est pas du genre perplexe, entre deux eaux, flottant. S’il est réfractaire, sa surdité et son opposition iront jusqu’aux extrêmes conséquences.

L’astro-psychologie insiste sur le caractère inflexiblement buté de cette position en rapport avec des passions, devoirs, ambitions qui tendent au maximum l’arc de la volonté, mobilisent le fond des ressources intellectuelles, affectives, au détriment de la disponibilité.

Le rétrécissement du champ d’intérêt au profit d’un choix intensif et exclusif rend expert dans son domaine de polarisation, mais avec un penchant à se laisser mener par sa marotte pour n’avoir de discours, de compréhension, de souci, que par elle et pour elle.

En cela, Uranus, plus que toute autre planète, est révélateur de la tendance paradoxale du Taureau. C’est-à-dire de ses interprétations tendancieuses, susceptibles et irascibles dans la perception des sous-entendus qui rendent imperméables aux évidences criantes.

Ces dispositions s’affirment plus nettement encore lorsque la logique et l’ambition s’appuient sur un système idéologique, une philosophie, une culture se présentant en doctrine solide flattant l’aspiration inconsciente à se sécuriser dans la possession d’un absolu.

Uranus en Taureau peut également marquer une sensualité qui, généralement bloquée ou sacrifiée aux occupations, à l’intelligence ou au devoir, connaît des délivrances explosives.

En d’autres termes : Uranus élève l’excitabilité du signe pour la canaliser dans des inductions rigides déterminant des comportements systématiques, une pensée doctrinaire.

Le pôle fort et simplificateur s’allie à la puissance réfractaire du signe et à ses dispositions organisatrices. La force de composition permet d’unir l’ambition de supériorité personnelle à un système social, conceptuel, moral, à caractère autoritaire.

Neptune en Taureau

La formule de Neptune prend sa source dans la transcendance et s’incarne dans l’existence, niveau moyen d’excitabilité. Ce n’est pas un apport uranien. Au contraire. Les inductions sont tièdes : on s’engage, on se passionne mollement, selon la nature neptunienne, en conservant des à-côtés, ou bien pour des idées modérément sectaires, celles d’une église acceptant des chapelles.

Ce Taureau, moins tranchant, adopte, au nom d’une fidélité toute de souplesse, des oeillères et certitudes qui n’interdisent pas de lorgner sur les certitudes des autres. Ses convictions n’ont pas le grand pouvoir mobilisateur d’Uranus. Si la profondeur est la même, elle n’appelle pas la conscience à des systèmes obtus. L’efficacité opère sur le plan irrationnel de la vie affective et spirituelle, plutôt que sur le plan de la raison sociale.

Neptune en Taureau a des chances de vibrer aux chansons des bois et forêts, et autres présences, universelles, sensibles et indicibles. La cohésion du signe sera dans le désir d’union sensuelle, ce qui peut rendre la mystique difficile, sauf si elle est panthéiste, païenne, en prise sur le folklore. Autre chose, enfin, que l’ascèse et le dogme.

Neptune est rebelle aux oeillères, et décourage la faculté d’obstruction du signe. Ce n’est plus le Taureau animal aux résistances farouches, mais le Taureau fleuve réunissant deux rives dont l’une pourrait être celle des premiers mythes liant l’âme à la Terre comme la plante à ses racines.

La zone obscure du signe, son intuition archaïque s’ouvre peut-être à d’immenses vérités poético-cosmologiques, images ancestrales, souvenirs virtuels en nos cellules vivantes. Le visionnaire intérieur peut lire le passé dans ses propres entrailles.

La sensation intériorisée est flagrante. Elle rend peu descriptible ce caractère qui n’entend pas les mots et les idées, agit et réagit selon des baromètres organiques.

Un effet magistral peut être dans la mise en forme d’intuitions vagues, qui n’existaient que d’une manière possible et incertaine dans les roulottes de la pensée, sans biens ni liens, avec le reste de l’esprit.

L’astro-psychologie insistera sur les dangers d’obsessions à base de sensations déréglées que d’aucuns mettront sur le compte des envoûtements et d’autres sur celui des excès de boisson.

En négatif, le pôle dionysiaque du Taureau prendra avec Neptune des voies de perdition, la quête d’extase mystique, le besoin de participation cosmique, dégénérant en sensualité chaotique.

En d’autres termes : Neptune, en affinité avec le pôle faible du signe, renvoie aux archaïsmes riches ou pauvres de la fonction intuition. Mais il peut se maintenir au niveau moyen dans le registre de la sensation introvertie. Il élève en général le sens des combinaisons ou force de composition (mariage des contraires), s’exprimant ici en sentiment d’unité de la vie, charnelle et spirituelle.

Pluton en Taureau

Pluton, de faible excitation, protège les secrets de la transcendance dont il est la planète de régulation. Son apport au Taureau risque d’être discret, de concerner uniquement le pôle d’inversion et d’inadaptation du signe.

La sous-excitabilité de Neptune et Pluton explique pourquoi les interprétations sont souvent négatives, destructrices. Comme si l’absolu ne pouvait être que néfaste au relatif humain. Comme si l’éveil des fonctions primordiales de la psyché ne pouvait se voir qu’aux dégâts et revers apparents.

Ainsi, Pluton en Taureau, dans l’optique analogiste, anéantira les engouements du signe. Son esprit possessif risque d’être douloureusement sonné par la perte d’êtres chers, la destruction de tout ce à quoi l’on tenait. Un destin sans égard s’acharne à frapper pour enseigner la vanité des ambitions temporelles et les dures lois de l’autopunition lorsque l’être brave la transcendance en l’oubliant (les buts de l’espèce, pour être remplis, utilisent d’abord les buts personnels et les rejettent ensuite).

Cela dit, Pluton peut apporter aux êtres réceptifs une intuition fondamentale dont ils feront le levier, l’induction-mère de leur existence laborieuse. Selon l’axe maître-esclave propre au signe, ils laisseront toute leur personnalité dans leur oeuvre ou découverte. L’Objet invisible, le squelette qu’ils auront arraché à l’Inconnu continuera à se masquer dans leur nom…

Quant au caractère : Pluton en Taureau le rend ferme, énergique, aux colères féroces, aux vindictes souterraines impitoyables. C’est l’inertie d’inhibition qui parle, elle ne pardonne pas.

En d’autres termes : Pluton s’allie de préférence aux tendances marginales du signe qui, chez

l’être riche, conduisent à des intuitions exceptionnelles sur les structures fondamentales des êtres, des choses et de leurs rapports. L’apport moins heureux peut être de fortifier les barricades d’une idée fixe pour exorciser la multiplicité de Pluton. Toute la logique d’une existence s’applique alors à réduire la diversité des référentiels du monde à une seule clé passe-partout.

Comment interpréter Vénus dans les Maisons

Vénus en Maison I

L’image de marque est dans le charme, l’application portée à tempérer les êtres et les tendances promptes à s’échauffer. L’agrément de Vénus est dans la détente qu’elle crée, lorsqu’elle se trouve, bien sûr, en ses bons jours, ses jours de paix. C’est par une attitude active, des choix bien précis, que cette signature planétaire construit son cadre de vie et un système d’habitudes désarmant les guerriers, les ambitieux, les autoritaires. Vénus, c’est la faiblesse ou l’affaiblissement du Soleil. Ce tempérament doit donc développer les qualités et les astuces qui font perdre à chacun le goût de jouer au héros exceptionnel, à l’homme du jour ou de demain. C’est pourquoi il peut être souple, avenant, courtois, complaisant, d’oreille ouverte, le whisky à la main, le fauteuil-édredon à deux pas de vos fesses. Tout pour oublier son hypertension, son « Moi-je solennel » et se glisser dans les duos qui ne sont pas encore des confrontations.

Conformément à sa fonction, Vénus en Maison I aimera apporter de bonnes nouvelles, distribuer autour d’elle grâces et privilèges sans poser au seigneur-maître, mais le plus naturellement du monde. Elle tissera ses liens de cœur dans un réseau d’amitiés aux remous et palpitations fréquents. Sa conscience d’elle-même ne circule bien qu’au travers des hauts et bas de ses attachements, dans les balancements de l’affectivité, de l’espoir au dépit, entre pardons et fâcheries suivant la carte des embrouillaminis de la vie sentimentale. Signature éventuellement savoureuse pour la cuisine du cœur et du corps : sauces liantes. N’oublions pas le premier volet de l’essentiel : Vénus doit détendre, décrisper, désacraliser le Soleil. Dans les filets de sa séduction, les privilèges de sa relation, il y a le premier oubli de soi et la défaite du narcissisme. Les pièges, artifices, les maniérismes de cette signature ont l’excuse d’avoir des fauves difficiles à dompter. On peut parler de personnalité vénusienne harmonieuse si sa fréquentation se révèle délassante au point d’en oublier tâches, devoirs, ambitions personnelles, et peut se ressentir comme un coq en pâte dans une peau sans titre ni gloire.

Le deuxième volet de l’essentiel concerne la relation de Vénus avec le niveau de l’existence dont Mars est le régulateur. Ce caractère accommodant a ses rognes, et ses duos ont fâcheuse tendance à évoluer vers l’épreuve de force, transformation fréquente du sentiment amoureux, et qui survient inévitablement en changeant l’image en réalité. Ainsi, l’intimité peut dévoiler un être plus irritable qu’il n’y paraît, entretenant des épines sous ses roses, générateur de bisbilles par ses jalousies et antipathies. Il risque, de même, d’avoir l’art de la provocation, de se révéler, en tout cas, sans merci dans l’art de protéger ses aises et ses intérêts matériels.

Vénus en Maison II

Insouciance ou confiance à l’égard des questions d’argent. En ce Secteur, Vénus croit à la chance et s’entend peut-être à l’attirer par ses dispositions généreuses, son souci de montrer que l’argent n’est pas son maître et que le natif est assuré d’en être suffisamment pourvu par les soins de la providence, par ses propres talents et facilités. La détente l’incite ainsi à désacraliser le pouvoir de l’argent, le traiter en valet de ses désirs, petits et grands, louables ou non. Ce n’est donc pas une position astrale propice à une économie financière bien suivie. Le budget « détente » menace d’être lourd et afficher une grande liberté du porte-monnaie n’encourage pas à l’épargne. En tant que déclencheur du niveau de l’existence, Vénus reste cependant sur terre et sensible à ce titre aux réalités concrètes que symbolise l’argent. L’instinct de possession contrôlera ou limitera ses libéralités, d’autant qu’avec l’âge il lui faut un matelas de sécurité et un train de vie digne de sa sensualité sélective attachée aux objets du confort. Elle doit se garder d’être trop souvent en situation de convoitise. Une dissonance suffit à la rendre dépensière, incapable de résister à cette manière de vaincre les objets en les achetant en nombre et surnombre.

Symbolique : vie financière plutôt heureuse, coups de chance possibles. Attention à un attrait excessif pour les jeux.

Vénus en Maison III

Vénus incite à établir des rapports sociaux agréables avec son entourage immédiat, l’univers des frères, cousins, parents, alliés et gens de voisinage. Ses bonnes façons dissipent les griefs, rapprochent les caractères. Elle a les concessions utiles à d’harmonieux rapports humains et se trouve assurée de bénéficier de soutiens spontanés, si l’astre n’est pas dissonant. En ce cas, il faut dire que le caractère multiple de la Maison III menace de la paniquer, de lui valoir des émois traumatisants que la symbolique situe dans les voyages, et à cause d’eux, des incidents et mauvaises rencontres qu’ils entraînent.

En ce cas, il peut y avoir un besoin névrotique de constituer des liens abusifs avec l’un ou l’autre des personnages membres de la communauté quotidienne : frère, sœur, cousine ou cousin.

L’alliance exorcise en principe la peur du renouvellement imprévisible du milieu immédiat. Mais son caractère exclusif risque d’accroître les animosités, les rivalités de clans et petits groupes où l’on ne souffre pas les ententes sur le dos des copains.

Vénus accorderait ici de judicieux comportements pratiques pour aider, secourir, jouer les bons offices, régler les menus détails de la vie de relation entre confrères, alliés, voisins et proches parents.

Pour la symbolique, le Secteur se prête à nouer et à dénouer ses amours dans les voyages, fréquentations de clubs et cercles, ou choisir ses partenaires parmi celles et ceux qui peuplent la vie sociale la moins formalisée.

Vénus en Maison IV

Vénus en Maison IV a des atouts, si elle n’est pas dissonante, pour se constituer un climat familial à l’abri de la tyrannie patriarcale ou matrimoniale. L’image du foyer rêvé, ou effectivement réalisé, peut être celle où les différentes sensibilités en communauté s’accordent à se faire des politesses sans hypocrisie et laissent librement s’écouler leur humeur, sans agresser celle des autres, en évitant le père-despote pour le plus grand plaisir de tous. Si ce foyer n’est pas réalisable, l’être se réfugie dans une habitation tranquille faisant de son havre privé la source de ses délassements par le choix du décor, la qualité de l’environnement, la sûreté des défenses contre les rumeurs publiques. Il y mettra son luxe, son sens de l’intégration, en rendant l’accueil agréable, confortable, chaleureux, mais pas écrasant quel qu’en soit le faste. C’est une Vénus « bien chez soi ». Sauf si elle est dissonante. Auquel cas, le Soleil en dépression donne le sentiment d’une absence d’autorité réelle, et sensibilise le cœur aux moindres accrocs entre parents, enfants, parents et enfants.

Vénus harmonique s’active pour sa famille et son foyer, les stimulant de ses désirs, de ses projets autant que de ses instincts possessifs. La dualité qu’elle porte se déclenche violemment dans la dissonance : son « home » et es familiers deviennent des éléments provocateurs d’émois irritants, colères, déplaisirs, inquiétudes et imprécations.

La symbolique précise q cette position est propice au vieil âge et que l’on vivra une retraite heureuse, entouré des siens/ en restant fort dispos pour l’amour conjugal.

Vénus en Maison V

Vénus en Maison V ne:rechigne pas à abandonner toute espèce d’autorité et de supériorité dans les bras d’un amour fort qui lui fera perdre beaucoup de sa quiétude morale, mais lui vaudra le sentiment de vivre selon, sa vocation profonde, créatrice de liens, d’attachements présents. C’est une Vénus qui se donne et s’adonne aux objets en lesquels elle se perd et s’incarne : l’enfant, l’amante ou l’amant pour le plus fréquent, mais aussi n’importe quelle substance propre à devenir sa descendance par la forme que l’amour façonnera. A propos de ce Secteur, l’analogisme a justement associé créer et éduquer, créer et aimer. Vénus harmonique y conjugue le tout : l’art d’aimer, celui d’élever des enfants comme on produit une oeuvre on ne peut plus vivante. Sa pédagogie créatrice sera précisément d’humaniser les modèles trop rigides, rogner les ailes des anges, rendre finalement l’héroïsme accessible en lui ôtant beaucoup de ses exigences. Ce sont des amours dont le bonheur, pareil à la magicienne Circé, invite à oublier les voyages homériques, les ambitions de roi quitte à se nourrir d’illusions. La Vénus dissonante abuse de sa fonction de détente. Ses créations ne sont que fantaisies, caprices, jeux de nigauds, futilités ruineuses. Les enfants sont, quant à eux, élevés dans la mollesse et les fausses sécurités, comme s’il fallait les empêcher d’acquérir du caractère.

Vénus se saigne à blanc pour ce et ceux qu’elle aime. Son vécu affectif est intense. Il appelle des actes, des engagements, des grands et des petits cadeaux. C’est en quoi la symbolique voit dans cette position astrale de sûres promesses de descendance heureuse, de gains par les spéculations et les loteries. Sans parler des profits tirés des dons naturels que l’on a su exploiter.

La Vénus très dissonante sur un terrain peu enclin aux solutions sublimes s’acharnera à ruiner moralement et physiquement les cœurs assez mal inspirés pour l’avoir rencontrée. « Séductrice et abandonneuse », sa fonction dépressive, par le schéma de séduction-éjection, s’appliquera de préférence aux têtes trop bien faites, petits ou grands maîtres dominateurs en leur sphère, apparemment à l’aise dans un archétype de père pénétré de son exceptionnalité.

Vénus en Maison VI

Vénus en Maison VI convient aux interprétations symboliques qui lui accordent mille compassions, tendresses et sollicitudes pour les êtres les moins héroïques de la création et les moins conformes à l’image du père tout-puissant, en affinité avec le Soleil. C’est dire que le cœur penche vers les malades, les impotents, les inférieurs et déclassés, y compris les bêtes, animaux, domestiques ou autres, réclamant d’aimables charités. Avec une Vénus maléfique, la Tradition allait jusqu’à dire que les fougues concupiscentes ne se consumeraient effectivement qu’en troussant ses servantes (ou domestiques), les personnes de rang inférieur ou vouées aux basses utilités excitant la sexualité possessive.

La Maison VI étant également celle où l’on est un objet, sans pouvoir ni prestance en raison de la multiplicité de nos faiblesses, Vénus précise que les pertes, préjudices, maladies et vicissitudes tendent à provenir des abus génésiques, du goût immodéré des plaisirs du lit ou de la table, ainsi que des rétentions d’eau, carence des reins, paresse du système circulatoire (stases veineuses), fragilité de la gorge et de la thyroïde, somatisations de l’émotivité déréglée par les chagrins d’amour, les vexations non digérées, les pulsions sexuelles refoulées.

Vénus concerne ici le travail, les activités sans gloire nécessaires aux besoins alimentaires et les asservissements qui s’ensuivent. Vénus ne se complaît guère dans cet univers trop obscur. Un effet bénéfique peut être d’en adoucir la grisaille en favorisant les métiers non dépourvus d’agréments. Il suffit bien, déjà, d’en exercer un qui plaise et de trouver dans son milieu professionnel des supérieurs patients et compréhensifs, des subordonnés loyaux et diligents. Ce que promet Vénus harmonieuse selon la symbolique. Sinon, la vie professionnelle pâtit des intrigues, concussions, népotismes, chouchoutages qui s’y nouent au détriment de ses droits à la promotion et à l’avancement. Risque d’un sentiment d’injustice, d’une sensibilisation douloureuse aux privilèges dont on est écarté.

Vénus en Maison VII

Vénus en Maison VII entend échapper aux contrats, alliances, associations qui, par le formalisme d’un langage officiel, lui imposeraient le respect rigide des alinéas. Sa ligne de conduite, plus sinueuse que les écrits, l’incite à circonvenir toute définition autoritaire des rapports humains et, notamment, des devoirs et obligations que l’on consacre devant notaire à l’occasion d’un mariage, d’un traité de guerre ou de paix, d’un contrat de travail. Harmonique, Vénus mettra donc de la souplesse, de la compréhension indulgente dans ses actes et engagements officiels. Ceux et celles qui bénéficieront de ses heureuses dispositions sont théoriquement assurés d’avoir des contrats en or, de gagner leurs procès malgré leurs torts et erreurs de procédure, d’avoir souvent la main heureuse dans leurs signatures inconsidérées et de pouvoir se soustraire, contre toute attente, à leurs promesses écrites.

Une telle Vénus peut avoir le flair de choisir un(e) partenaire souple sur le chapitre des devoirs officiels si les intimes sont bien tenus. Un marché tacite peut être conclu entre les lignes de l’accord légal. L’entente passe par-dessous l’engagement conclu.

Sous le régime de la dissonance, Vénus jette son dévolu sur un être qu’elle dévitalisera de son autorité et de l’image forte qui l’avait initialement séduite. Ne craignons pas le pire : cette Vénus penche vers les despotes paternalistes ou maternisants pour mieux les déchoir et les ridiculiser en leur faisant des enfants dans le dos, au propre ou au figuré. Mais la manoeuvre est en partie auto-frustrante : Vénus se prive ainsi de valeurs tutélaires. Elle s’aigrit, se corrompt, se déboussole dans des successions d’unions et liaisons décevantes.

Vénus bénéfique se dévoue corps et âme au bien-être du couple qui lui convient. Elle s’identifie pleinement à son partenaire, ressent ses succès, joies et blessures. La dissonance accélère l’évolution vers les querelles sous le signe de la mauvaise foi et du dépit d’avoir perdu l’exclusivité d’une belle image dans les traverses de la vie à deux.

Pour la symbolique : Vénus bien disposée augure d’un mariage d’amour honorable et fécond. Succès dans les procès. Peu d’ennemis sérieux. Mal disposée : cocuages variés, mésalliances, argent dilapidé en procédures perdues d’avance. Associations déconseillées…

Vénus en Maison VIII

Vénus harmonique en Maison VIII peut se concevoir comme une disposition vraie à accepter les désagrégations de l’existence, les détériorations de notre unité corporelle, psychologique, mentale.

Ce peut être l’indice d’une attitude sereine devant la mort organique définitive et ces morts successives, par tranches, que l’âge nous impose à l’occasion de crises ravageuses et de deuils amenuisant le groupe natal (signification de la Maison IV).

Parfois, interprétations naïves de cette position de Vénus, accordant « faveurs et fortune » par la mort, les deuils devenant sources d’héritages, les accidents sources de pension à vie. La mort, ici, peut avoir la faux complaisante en s’occupant d’abord des ennemis, en supprimant, sans qu’on l’ait souhaité, les obstacles et personnages encombrants sur la voie d’un désir.

Vénus en Maison VIII ne croit guère en son pouvoir sur la mort et ne se forge pas d’idée héroïque quant à son immortalité. Sainte trouille lui épargne de braver la roulette russe et de se mettre en première ligne partout où le risque d’y laisser sa peau augmente avec la proximité du danger. Au niveau concret, c’est donc une Vénus qui s’attache à mener loin sa monture, effectue les placements, assurances et versements prévoyants pour les jours où il sera utile d’avoir des réserves de santé et d’argent.

Les gestes d’amour passent par les testaments, legs, assurances souscrites aux chers aimés de son vivant. Bref, Vénus harmonique ne se départit pas d’une conduite de séduction pratique à l’égard des questions les plus pénibles.

L’analogisme associe mort et sexe, en référence à la « petite mort » de l’acte sexuel. La Maison VIII détruit les intégrations innées mais elle en apporte d’autres, concrètes. Ainsi comprise, la sexualité prend le sens, non pas d’une possession d’objet sexuel, mais de l’intégration d’un corps par un autre. Pour Vénus harmonique, il y a une double intégration, un vice et versa qui tient de la greffe miraculeuse, du mystère des mutations réussies. Pour Vénus dissonante, l’échec sexuel est viol, spoliation, marché de dupes. A partir de quoi elle négocie âprement ses greffes qui se limiteront aux chairs sans souder une autre âme.

Vénus en Maison IX

Vénus en Maison IX ne s’en laisse pas conter par les maîtres à penser et les grandes idées. Elle est plutôt narquoise, gentiment sceptique, ou tendrement patiente envers les systèmes abstraits, les modèles qui s’efforcent de poser et d’en imposer. Les tensions de l’esprit, ses survols sans oxygène l’épuisent. Ses besoins ne sont pas de garder de l’altitude mais plutôt d’atterrir. Elle s’y applique en montrant à ses tuteurs en quoi et comment leurs principes théoriques empoisonnent les gens sitôt que l’on passe aux expériences concrètes. Tout cela, l’analogisme le traduit en insistant sur la faible aptitude de Vénus aux études abstraites. On lui concède la faculté d’assimiler rapidement, de paraître comprendre mieux qu’elle n’a compris, et de savoir divulguer, propager, rendre sensible ce qui prétend à trop d’esprit.

Vénus harmonique met de l’agrément, de l’image et du plaisir dans la connaissance. Grâce à elle, le savoir sentencieux, coincé et professoral, descend de sa chaire et s’apprend en dansant. Elle sait aussi se remettre en cause sans défaillir et trouve par les vaisseaux de sa culture ou de son imagination les moyens de voyager au-delà du personnage artificiel que l’on peut faire d’elle.

Vénus maléfique en ce Secteur oppose ses paillardises sacrilèges aux effigies du savoir, de la sagesse et de la foi religieuse. Elle se damne sans vergogne dans les croyances superstitieuses, se repaît de sornettes, prend de perfides plaisirs à trahir les conseils de ses guides en les amenant parfois à être parjures.

Vénus harmonique est promise à connaître par les voyages, l’expatriement, la rencontre d’autres mœurs, les exaltations de l’amour, l’aventure d’un renouvellement de sa vie.

La dissonance confirme périls et traverses déduits par l’analogisme : voyages contraires à l’équilibre, passions chimériques, amour que l’on perd en s’éloignant, brisé par les distances, incompatibilités morales et divergences de destinée. C’est l’amour de Pénélope…

Vénus en Maison X

Vénus n’est pas en affinité idéale avec un Secteur dévolu à l’autorité des insignes du pouvoir et de ses symboles. En fait, Vénus en Maison X n’incite pas à de grandes ambitions, et si l’on sait lire dans les arrière-pensées des commentateurs de cette position céleste, il apparaît qu’elle redoute la puissance manifeste qui commande et qui tranche. Sa fonction étant de détendre, d’atténuer les coups de ceux qui s’estiment en droit d’arbitrer le monde, il est évident que dans un rôle de chef il ne lui reste qu’à se contester elle-même. Et, en effet, Vénus en Maison X s’élève et conquiert l’estime générale dans les rôles, postes, vocations où il convient de plaire, concilier, servir d’intercesseur, de tampon, de remède ou de calmant. Bref, circonvenir les abus de rigueur et de formalisme, assouplir l’application des lois et, même, faire oublier par des activités de fête les divers impératifs dominateurs de toute entreprise, privée ou d’état.

La symbolique lui attribue plus de chance que d’arrivisme. On la porte au pinacle sans qu’elle s’y mette d’elle-même. Les circonstances, les sympathies, la portent. Mais on lui refuse les carrières et responsabilités où il faut de la poigne, de l’idée fixe, l’assurance d’être l’émanation d’un dieu auquel personne ne résiste. Ainsi, pour Vénus harmonique, gloire, notoriété, succès, doivent venir simplement et accidentellement ; inutile de courir après, il suffit d’exercer son métier en Vénus décontractée.

Sous le règne de Vénus maléfique, le sucre devient poison, et même en mettant des fleurs sur une guillotine, le couperet n’en reste pas moins mortel. Cette Vénus, sous prétexte d’aider, de secourir, de défendre la veuve et l’orphelin, menace de rançonner le monde et de n’être qu’un vide-goussets plus ou moins à l’abri des lois. Que de crimes, légaux et autres, que d’escroqueries au nom de la charité et d’un humanisme mendigot ! Donnez pour les pauvres, donnez pour les chiens et les chats, pour les grévistes, les cancéreux, les paralysés, et donnez pour moi. On peut avoir pignon sur rue et faire la manche en tirant ses subsides de l’exploitation de la sensiblerie ou des beaux sentiments. Il y a aussi l’exploitation des plaisirs, ivresses et vertiges pour le cœur et les sens. De ce côté-là, l’éventail est large.

Bien entendu, une position planétaire, maléfique ou non, ne suffit pas à tirer un pronostic extrême. Une dissonance, faut-il le redire, suscite surtout un problème difficile que l’être résout selon ses moyens, mais aussi selon les tentations que son milieu d’évolution lui offre.

Vénus harmonique défend les intérêts de sa corporation et s’entend à rendre sa position professionnelle prospère matériellement. Elle comprend les échanges, le donnant-donnant, s’intéresse aux bénéfices plus qu’aux oeuvres philanthropiques. La symbolique accuse d’ailleurs Vénus dissonante de basse vénalité. Toujours selon l’analogisme, Vénus particulièrement mal disposée en Maison X prévient de scandale et de situation mise à mal par la paresse, le goût du jeu et des femmes, les passions malheureuses, les concussions et prévarications.

Vénus en Maison XI

Vénus en Maison XI harmonique attire l’amitié des grands et puissants. Probablement parce qu’elle ne se soucie pas d’avoir le pouvoir en titre et ne présente pas le danger d’une concurrence.

En amitié, sa vertu s’attache effectivement à détendre, créer le climat de confiance qui convie à l’abandon. L’ami, s’il est roi, oublie sa couronne, et ses haillons s’il est manant. En un premier temps, la dimension sociale, le personnage taillé cousu main par le qu’en-dira-t-on n’entrent pas dans ses affections. Cette Vénus ne supporte pas que l’on garde, dans une relation amicale, les problèmes, les prérogatives de son métier et les airs de son rang. On doit simplement retrouver le plaisir d’être ensemble en entretenant l’attachement de propos décousus ou de goûts partagés autour d’une bonne table. Chacun doit retourner à l’âge où le cœur distingue le familier de l’étranger sans prétendre jouer au fils unique et exceptionnel. Celles et ceux qui n’entendent pas les choses ainsi font de l’autorité, roulent les mécaniques et prétendent avoir des passe-droits, user de l’amitié pour mieux exercer leur égocentrisme dominateur, finissent par être éjectés, à la manière vénusienne, en musique, avec tambours et trompettes. Avec ces inclinations, l’on conçoit que Vénus harmonique peut être recherchée, connaître de vrais liens d’amitié, mais qu’il y a beaucoup de vidages et de vidanges dans l’air.

Vénus dissonante menace d’être encore plus exigeante sur le chapitre des courtoisies que l’on se doit dans les amitiés étrangères aux compétitions sociales. Son qui-vive s’enflamme vite de soupçons. Elle détruit sans prévenir les liens qu’elle avait apparemment tendrement forgés, se montre volage, désinvolte, vacharde envers celles et ceux qui ont cru la tenir sous autorité ou se sont proposés par leurs conseils et semonces en modèles de père tyranneau.

Vénus harmonique prête main-forte et assistance aux amis dignes de son giron. Elle est concrètement solidaire de leurs erreurs, et, au besoin, en assume matériellement les conséquences.

Vénus maléfique attire l’ingratitude, les abus de confiance et les désillusions. Elle se saigne pour des bougres et bougresses, se porte au secours des plus félons et s’expose, à force de rancoeurs, à devenir elle-même méprisante envers les vraies amitiés.

La symbolique prévoit, pour cette position, la transformation de l’amitié en amour, heureux ou

malheureux selon les autres conjonctures.

Vénus en Maison XII

La Maison XII, second cap de désintégration après la huitième Maison, n’a pas bonne presse.

Maison de l’enfer : celui des prisons, hôpitaux et autres lieux de détresse. Que peut y faire Vénus ?

Harmonique, elle peut inciter à mieux comprendre que d’autres les peines, malheurs, déchéances des êtres qui ont perdu toute image de marque et toute cohérence personnelle dans leurs luttes pour survivre. On peut parler de compassion spécialisée à détecter et soulager les mal aimés, exclus et parias du paradis des hommes. L’attachement s’exprime alors par un sentiment de solidarité décidant des vocations charitables. Mais, pour son usage, le bénéfice de cette position peut être aussi de savoir se prémunir contre les pires afflictions ou d’en être protégé par des comportements qui laissent la porte ouverte à une bonne fin de ses douleurs morales. C’est plutôt en ce sens que la symbolique juge ici de Vénus en lui accordant la vertu d’un fétiche éloignant toutes les pestes.

L’intégration compensatrice serait ici l’extrême ouverture du cœur, sa libération des instincts possessifs pour une disponibilité qui, désormais, rendra l’être invincible devant les assauts de boue, de calomnie, d’intoxication. La Maison XII désigne ainsi la force ou la fonction qui permet théoriquement d’échapper à la destruction spirituelle, la désagrégation de la personnalité profonde.

Vénus dissonante en Maison XII montre donc par quels travers ou quelles atteintes extérieures survient la tentation d’anéantissement et de défaite de l’esprit. Pour les travers, l’astro-psychologie recense les débauches et perversités maintes fois évoquées. Quant aux atteintes, il y a l’invisible cohorte des pollutions micro-biologiques, atmosphériques, sociales, économiques, culturelles. De quoi, se gangrener jusqu’à la moelle profonde.

Côté visible, ce hasard que les croyants appellent Karma trouve toujours le moyen de frapper au point le plus vulnérable d’un être pour faire basculer son centre de gravité et le tuer deux fois, dans sa chair et dans son squelette. Pour Vénus, dans le genre super-affliction prenant l’allure d’une vindicte céleste, la symbolique propose impuissance, trahison, exil, disgrâce, cécité, enfers du péché ou rédemptions que l’on nous fait porter.

Vénus harmonique s’active à éviter les lieux, habitudes, fréquentations générateurs d’épreuves, de dépendances aliénantes. Moins harmonique, elle creuse sa tombe et court à sa perte par mille pratiques dont le bilan est généralement une destructuration de la personnalité. Liberté ou aliénation : dialectique de la Maison XII.

ASPECTS VENUS – URANUS

Association d’une planète d’affect et d’une planète cérébrale.

LA CONJONCTION VENUS – URANUS

Facteur de cérébralisation de la vie affective; les sentiments sont tenus en respect et ne laissent guère libre cours à des élans. A l’instar de SATURNE, URANUS peut se vivre en inhibition ou en blocage et retarder la réalisation amoureuse. Il peut aussi se manifester par un grand besoin d’indépendance et de liberté, ne se prêtant pas à un cadre étroit et conformiste. L’union libre en est la meilleure image. Le sujet a un grand besoin d’émancipation : Il accepte la vie à deux dès lors qu’elle n’aliène pas sa vie professionnelle ou sa personnalité propre.

Dans certains cas, surtout lorsque NEPTUNE et URANUS dominent, c’est l’homosexualité qui risque de se vivre. Le rythme de la vie amoureuse est souvent trépidant fait de rencontres inopinées, de coups de foudre, de ruptures brusques. La vie à deux est fréquemment soumise à une ou plusieurs remises en question.

CONJONCTION VENUS – URANUS EN BELIER

Les coups de foudre sont fréquents et les remises en question brusques ou violentes : la ligne de cœur est en dents de scie.

CONJONCTION VENUS – URANUS EN TAUREAU

Les amours sont intransigeantes, possessives et manquent de souplesse. Plus dure sera la chute, parfois à la quarantaine (opposition d’URANUS).

CONJONCTION VENUS URANUS EN GEMEAUX

Dans un contexte «chaud», l’instabilité et le papillonnement sont accentués; dans un contexte «froid», l’aspect fonctionne comme un blocage et une mise à distance des sentiments.

CONJONCTION VENUS URANUS EN CANCER

Pour un cœur tendre comme celui du CANCER, la raideur et la sécheresse d’URANUS peuvent devenir un carcan : défense contre la sensibilité… Il y a incompatibilité entre le goût du cocon cancérien et l’indépendance uranienne, entre un certain conformisme et de l’anticonformisme.

CONJONCTION VENUS – URANUS EN LION

Si le FEU domine, l’aspect peut se vivre en intensité amoureuse dans une vie sentimentale tumultueuse; si le SEC l’emporte, le sujet peut prendre le chemin de la sublimation au travers d’intérêts artistiques. Le contraste entre le besoin d’intégration sociale du signe et le non-conformisme de la planète n’est pas toujours simple à vivre.

CONJONCTION VENUS – URANUS EN VIERGE

Défense contre les émotions pouvant bloquer le libre cours de la sensibilité. C’est un aspect d’intellectualisation ou de mentalisation qui risque de conduire au célibat. Sinon, la sensualité et la sensibilité peuvent être «coincées».

CONJONCTION VENUS – URANUS EN BALANCE

Le signe du mariage et la planète de l’union libre font mauvais ménage. VENUS en domicile est prête aux concessions et adoucit les tensions uraniennes : Les remises en question sont moins dures en raison d’une certaine adaptabilité.

(A signaler que l’entrée d’URANUS en BALANCE coïncide avec une baisse du nombre de mariages).

CONJONCTION VENUS – URANUS EN SCORPION

Amours ambivalentes où l’érotisme complique les attaches : parfois c’est l’inhibition, la culpabilité et les blocages qui l’emportent (tendance névrotique ou obsessionnelle), parfois c’est le sentiment qui est mis de côté (VENUS en chute) au profit de la sexualité. Dans tous les cas les remises en cause sont fréquentes et parfois douloureuses.

CONJONCTION VENUS URANUS EN SAGITTAIRE

Avec URANUS, planète de rébellion, c’est le SAGITTAIRE sthizothyme qui l’emporte : goût de l’aventure affective qui fait épouser l’étrangère ou une compagne d’un autre milieu social, en opposition avec la famille.

CONJONCTION VENUS URANUS EN CAPRICORNE

Les sensations et les élans du cœur tendent à être refoulés. La vie sentimentale est peu épanouie, plutôt cérébralisée, parfois inexistante. Célibat possible.

CONJONCTION VENUS URANUS EN VERSEAU

C’est URANUS qui donne le ton avec son besoin d’émancipation et d’indépendance : les amours sont libres et affranchies des conventions. Dans un contexte de dominante URANUSNEPTUNE, les attaches peuvent être sublimées, platoniques ou incliner à l’homosexualité. L’amitié peut aussi être une façon positive de vivre cet aspect.

CONJONCTION VENUS – URANUS EN POISSONS

Amours bohèmes et sans frontières, allant de l’amour mystique à l’amour platonique en passant par la bisexualité. Les nombreuses remises en question peuvent faire évoluer le sujet dans sa manière d’aimer.

ASPECTS VENUS URANUS HARMONIQUES

Les amours se vivent dans la liberté et le respect de l’indépendance. Le sentiment s’installe d’autant mieux que le partenaire sait étonner et surprendre. Les échanges affectifs et intellectuels fusionnent ce qui est propice à un bon équilibre.

DANS LES SIGNES DE FEU (Bélier – Lion – Sagittaire)

Amours passionnées et indépendantes.

DANS LES SIGNES DE TERRE (Taureau – Vierge – Capricorne)

Stabilité en amour si une note d’indépendance est recherchée.

DANS LES SIGNES D’AIR (Gémeaux – Balance – Verseau)

Indépendance et liberté sacrée en amour où les échanges intellectuels et la communion d’idées sont essentiels.

DANS LES SIGNES D’EAU (Cancer – Scorpion – Poissons)

Amours plus tendres où l’originalité est recherchée comme un ciment.

ASPECTS VENUS URANUS DYSHARMONIQUES Même signification que pour la conjonction bien que plus éruptive et violente. Les orages passionnels font partie de la vie amoureuse qui reste rarement calme et sereine.

En SIGNES CARDINAUX   (Bélier – Cancer – Balance – Capricorne)

Tout va très vite (surtout avec le BELIER) en matière de sentiment, une remise en question peut s’avérer, quelquefois fructueuse et constructive.

EN SIGNES FIXES (Taureau – Lion – Scorpion – Verseau)

La difficulté à lâcher prise et la tendance à l’entêtement risquent d’entraîner des remises en causes subies, vécues comme des échecs (sauf VERSEAU). Les remises en cause, avec VENUS en SCORPION peuvent être liées à un veuvage.

EN SIGNES MUTABLES (Gémeaux – Vierge – Sagittaire – Poissons)

Rien n’est bien durable en amour avec VENUS en GEMEAUXSAGITTAIREPOISSONS à moins que le blocage et le refoulement ne l’emportent (en VIERGE- GEMEAUX).

TRANSITS

La réactivation de la conjonction ou de la dissonance par un transit de planètes lentes suscitera des rencontres inopinées ou des remises en question. Avec JUPITER, il s’agira plutôt d’heureux événements, avec SATURNE, de périodes frustrantes ou troublées. Les phases d’URANUS seront souvent significatives : 21/22 ans, première rencontre importante et précipitée (1er carré d’URANUS à lui-même), 42 ans phase typique du «démon de midi» de risque de divorce ou de remise en question (opposition d’URANUS à lui-même), ainsi que 61 ans (second carré) puis 84 ans (cycle).

Par contre, les trigones d’URANUS à lui-même (27 ans, 56 ans) sont positifs sentimentalement, dans le cas de la conjonction VENUSURANUS ou du trigone.

SANTE

Problèmes circulatoires éventuels. URANUS peut avoir un effet bloquant (par intermittence) sur le fonctionnement génital.

ASPECTS VENUS – SATURNE

Association d’une planète de «ça» et d’une autre de «Surmoi».

CONJONCTION VENUS – SATURNE

Interaction d’une planète d’affect, inclinant vers le plaisir et d’une autre de privation, inclinant vers la tristesse. C’est un aspect frustrant, peu propice à l’épanouissement de la vie amoureuse, se traduisant par un «complexe d’abandon», souvent à la suite d’un événement traumatisant dans la vie de l’enfant ou de l’adolescent, insuffisamment narcissisé : ruptures avec la famille (pension, séparation des parents, sentiment de rejet après la naissance d’un frère ) De là découle un comportement ou une attitude d’échec en matière affective liée à une peur d’aimer, puisqu’aimer est, inconsciemment, synonyme de souffrir.

Deux attitudes inverses peuvent apparaître:

une première de distanciation de la vie affective qui passe après les intérêts personnels ou professionnels, sorte de renoncement anticipé pour se préserver d’une probable souffrance (dominante de SEC ou de SATURNE)…

une seconde d’avidité affective, qui tente de combler, par la multiplicité, le vide initial (dominante FEU ou EAU).

Dans les deux cas, le comportement, compulsif, souvent inconscient, est outrancier : il conduit à des séparations, renouvelant le traumatisme initial d’abandon. L’être peut aussi avoir tendance à s’attacher à ce qui le fera souffrir (rencontre d’un partenaire non aimant ou non disponible…).

Le problème de la maturité se pose également : le sujet, bloqué dans ses revendications affectives insatisfaites reste immature (recherche d’un partenaire plus âgé) ou bien, mature trop tôt, perd la fraîcheur des premiers élans (sentiment de solitude). Dans les deux cas, le besoin de sécurité et de stabilité prime au détriment du sentiment lui-même : on épouse un substitut paternel, plus sécurisant mais on fuit celui pour lequel le cœur bat, plus troublant mais tellement plus inquiétant

C’est donc, plus tardivement, après le cycle de SATURNE que ces comportements d’auto protection ou de peur s’estompent et qu’une réalisation affective plus satisfaisante est possible, la maturité conquise.

Enfin, si l’aspect ne s’exprime pas par de la frustration affective ou un sentiment d’incompréhension ou de solitude dans la vie à deux, il risque de se vivre au travers d’un deuil ou d’une perte affective, lors d’un transit dissonant.

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN BELIER

Avec les deux planètes en débilité, cette conjonction n’est guère facile à vivre. Elle peut conduire à des excès, avec des emballements suivis de déceptions, ce qui n’est guère propice à une stabilité et à une durée dans le temps. Une avidité compensatrice est possible (donjuanisme).

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN TAUREAU

Avec VENUS en domicile, la sphère sentimentale, importante, peut se vivre dans un équilibre et une stabilité. Toutefois, l’avidité affective est difficile à combler : le sentiment de manque risque de peser dans la vie à deux. Cette avidité peut aussi se déplacer vers la sphère alimentaire (tendance boulimique) ou matérielle (cupidité).

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN GEMEAUX

On assiste ici à une approche cérébrale de la vie affective. L’être a tendance au refoulement; il se méfie de ses pulsions ou de ses émotions qu’il tient à distance : réserve, froideur, frigidité… Lorsqu’il aime, il cherche à établir le dialogue et est sensible au partenaire brillant intellectuellement. Parfois, cette difficulté ou cette peur d’aimer s’exprime par une succession de flirts et un libertinage plus ou moins protecteur.

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN CANCER

L’avidité affective est importante, souvent aggravée par une immaturité. L’être, insuffisamment construit, est en quête du partenaire idéal, image de père ou de mère, qui comblera ses moindres désirs et il tendra à se montrer capricieux et insatisfait. Parfois même, le sujet ne coupe pas le cordon ombilical, ne se marie pas et demeure toute sa vie avec ses parents. Dans le meilleur des cas, l’aspect se vit en privilégiant la vie familiale (les enfants) par rapport à la vie amoureuse.

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN LION

Les idéaux et aspirations ne sont pas toujours comblés ce qui peut conduire l’être au renoncement : il risque de préférer un célibat à une union modeste ou médiocre et vivre une sublimation artistique ou sociale. Il peut aussi connaître l’avidité amoureuse, vivant ses exigences au travers de plusieurs partenaires, ou se satisfaisant de plaire et de séduire puisque avant tout concerné par son ego…

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN VIERGE

C’est une des positions les plus courantes du célibat tant le signe et la planète mettent à distance les émotions et sentiments. Le besoin de pureté ou de perfection est tel que l’être hésite à s’engager d’autant qu’il manque de confiance en lui (manque de narcissisme) et en autrui. La timidité, la pudeur excessive, la peur du ridicule sont autant de facteurs inhibant la spontanéité et sont responsables de frigidité ou de difficultés de communication intime.

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN BALANCE

Avec les deux planètes en dignité, cette conjonction peut se vivre de façon positive, notamment avec le temps car l’être, à force de patience, de prise de conscience et de tolérance, arrive à modifier ses comportements sentimentaux. En amour, il connaît l’hésitation, mais une fois marié, se montre doux, charmant, raffiné et protecteur.

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN SCORPION

VENUS en chute conjugue rarement le verbe aimer avec sérénité : l’amour est ici indissociable de la souffrance ou de la peur (masochisme) mais, SATURNE en SCORPION qui désarme et refoule le signe, peut le faire ressembler à la VIERGE avec les mêmes réticences devant les affects ou la sexualité (fond inhibé). Parfois au contraire, il exacerbe la sensualité et porte à l’érotisme forcené dans une avidité jamais comblée. Les situations de pertes affectives par deuil sont fréquentes mais font aussi partie aussi des obsessions).

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN SAGITTAIRE

Avec le FEU sagittairien, les amours se veulent nobles ou idéalisées, parfois même spiritualisées. Dans la vie à deux, le sujet peut être confronté à des écarts entre ses idéaux ou principes et la quotidienneté à laquelle il se frotte : une union avec un étranger d’une autre culture voire d’une autre religion, (comblant sa soif d’égalité raciale), peut se révéler insupportable à vivre au jour le jour…

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN CAPRICORNE

Comme pour la VIERGE, ce signe porte au célibat et rend les rencontres difficiles. La difficulté de communication donne un profond sentiment de solitude; la pudeur excessive entrave les élans du cœur et du corps (frigidité). Lorsque l’être s’engage, c’est pour la vie, mais l’union est souvent tiède, sobre, rarement épanouie affectivement ou sensuellement. Il peut arriver aussi que la tendance amoureuse soit déplacée dans des aspirations professionnelles ou politiques (la dissonance VENUSSATURNE est très courante chez les hommes politiques)…

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN VERSEAU

Avec SATURNE en domicile, l’aspect peut se vivre bien, à un certain âge (la trentaine passée) si le besoin de liberté est accepté par le partenaire. La communion d’idées et l’amitié remplacent souvent le sentiment amoureux.

CONJONCTION VENUS – SATURNE EN POISSONS

L’aspiration à se fondre des POISSONS est en contradiction avec la mise à distance de SATURNE, mais la combinaison des deux peut parfaitement se vivre au travers d’amours désintéressées voire mystiques. Cela peut correspondre à des amours sacrificielles, dans lesquelles l’être a le sentiment de plus donner qu’il ne reçoit voire d’amours masochistes plus ou moins comblées et parfois même d’amours platoniques. Sur cet aspect fleurissent aussi les amours multiples et troubles.

ASPECTS VENUS – SATURNE HARMONIQUES

C’est un facteur de stabilité et de durée, indice de longévité du couple. Les attaches sont profondes, les sentiments calmes et paisibles, un peu dépassionnés. L’amour ne se vit pas dangereusement : le mélange d’intérêts communs, culturels, matériels, intellectuels… est un facteur de ciment pour le couple.

DANS LES SIGNES DE FEU (Bélier – Lion – Sagittaire)

Amours plus passionnées (VENUS-BELIER), en quête d’idéal ou de perfection (VENUSLION ou SAGITTAIRE). Les amours sont d’autant plus stables que l’objet aimé est digne d’admiration et de respect.

DANS LES SIGNES DE TERRE (Taureau – Vierge – Capricorne)

Amours fidèles et durables, à l’attachement profond, dont le meilleur aspect est celui de VENUS-TAUREAU et de SATURNECAPRICORNE. SATURNE en TAUREAU est moins bien vécu et VENUS en VIERGE ou CAPRICORNE moins épanouissant au niveau de la sensibilité ou de la sensualité.

DANS LES SIGNES D’AIR (Gémeaux – Balance – Verseau)

Amours plus intellectualisées ou spiritualisées s’épanouissant dans un cadre souple et «aéré» où l’indépendance est mutuellement acceptée. La position la plus épanouissante est celle de VENUS en BALANCE et de SATURNE en VERSEAU, respectivement en domicile.

DANS LES SIGNES D’EAU (Cancer – Scorpion – Poissons)

Amours durables dans lesquelles le sentiment a la première place (VENUSCANCER ou POISSONS) mais où la stabilité est parfois le fait d’une certaine passivité, plutôt que d’une réelle fidélité. VENUS en SCORPION est sans doute la position la moins facile à vivre étant donné le contexte instinctif et parfois masochiste, notamment avec SATURNE en CANCER (exil).

ASPECTS VENUS – SATURNE DYSHARMONIQUES

Même signification que pour la conjonction, mais il peut exister une dissociation entre VENUS et SATURNE, une des deux planètes l’emportant sur l’autre.

Si c’est VENUS, c’est le besoin de plaire et d’être aimé, à tout prix, qui peut se vivre, dans des amours immatures, revendicatrices, possessives ou jalouses… parfois dans la débauche, le donjuanisme, mais aussi une grande gentillesse de cœur et une tendance à se sacrifier.

Si c’est SATURNE, c’est le renoncement, le détachement voire le célibat, plus ou moins confortable et égoïste qui prédominent.

Dans tous les cas, la frustration affective est importante, le sujet ayant tendance à souffrir en amour (masochisme) en ne tombant amoureux que dans des situations barrées (partenaire non libre ou non aimant, d’une autre culture ou ne convenant pas aux aspirations intimes ou beaucoup plus âgé) et n’aimant pas lorsque la situation est simple, avec un partenaire libre et amoureux…

En matière sentimentale, le pessimisme est fréquent, le sujet est souvent hanté par la peur de l’abandon; il ne se rend pas toujours compte que c’est cette angoisse qui le fait agir de façon absurde ou incohérente, en fuyant ce qui pourrait se révéler important et en sollicitant ce qui lui est indifférent. Il arrive fréquemment, au début d’une relation affective incertaine, qu’il préfère quitter son partenaire de peur qu’il ne le quitte…

En SIGNES CARDINAUX   (Bélier – Cancer – Balance – Capricorne)

Les peines affectives ont de forts retentissements mais, à l’âge mûr la vie sentimentale peut évoluer positivement (surtout avec VENUS en BALANCE et SATURNE en CAPRICORNE). Avec l’axe BELIERBALANCE c’est la position de VENUS en exil et SATURNE en exaltation qui évolue le mieux avec le temps, la position inverse (VENUS domicile ef SATURNE en exil) est plus immature et impulsive. De même SATURNE en CAPRICORNE et VENUS en CANCER est souvent mieux vécu que l’inverse.

EN SIGNES FIXES (Taureau – Lion – Scorpion – Verseau)

Les habitudes et les comportements s’enlisent et sont peu accessibles aux remises en question (sauf VERSEAU). L’aspect dissonant le mieux vécu est certainement celui de SATURNE en VERSEAU et de VENUS en TAUREAU, respectivement en domicile et le plus difficile à vivre celui de VENUS en SCORPION et de SATURNE en TAUREAU (en exil), qui exacerbent les insatisfactions.

EN SIGNES MUTABLES (Gémeaux – Vierge – Sagittaire – Poissons)

Les comportements amoureux évoluent, et connaissent des transformations au fil du temps. L’être peut connaître à la fois des phases de solitude suivies de phases plus libertines (surtout VENUS SAGITTAIRE, GEMEAUX ou POISSONS). Avec VENUS en VIERGE (chute), le célibat est plus fréquent et les choix affectifs ne sont guère aisés.

TRANSITS

Lors d’un passage d’une planète lente sur la conjonction ou la dissonance, des histoires affectives peuvent se nouer (dans un climat d’insécurité et d’inquiétude) lirais le plus souvent se dénouer (ruptures). Le transit de SATURNE à lui-même sera toujours significatif : c’est souvent à 7/8 ans, à son premier carré ou à 14/15 ans à son opposition que s’est effectué le traumatisme initial. Sinon, moins couramment, c’est à 21/22 ans (deuxième carré de SATURNE à lui-même). Parfois une rencontre sentimentale décisive se passe à 22 ans, dans un climat pas toujours facile, risquant de se dénouer à 29/30 au cycle de SATURNE.

SANTE

Les ennuis d’ordre gynécologique ou rénal sont possibles.