Ascendant

AS ou ASCENDANT

C’est le point le plus important d’un thème, le commencement de la Maison I sur laquelle s’appuie l’interprétation de toute la carte natale. Le point ASCENDANT est indiqué par l’intersection du cercle horizon avec l’écliptique (voire cosmographie). Le terme classique, que l’on devrait utiliser à la place du mot ASCENDANT, serait Horoscope, comme l’ont fait de nombreux auteurs français.

Malheureusement le sens du mot «horoscope» qui comporte la triple signification classique de :

1) Observation de l’état du ciel au moment de la naissance;
2) de spéculum;
3) de point de l’écliptique qui se trouve à l’horizon au moment de la naissance, a été encore abusivement appliqué à l’ensemble de la figure céleste et à son interprétation astrologique. Dans le langage usuel «faire un horoscope  » signifie à la fois dresser la carte du Ciel et en rédiger une interprétation.

Dans ces conditions le mot AS étant universellement employé (en Français, en Allemand, en Anglais, en Italien, etc.), nous le préférons à celui d’horoscope pour désigner la pointe de la Maison I. Le terme horoscope sera cependant utilisé de temps en temps, dans la 3e acception ci-dessus, qui remémorera aux lecteurs son usage français. Pour désigner l’ensemble de la figure nous dirons : carte natale, thème, figure, etc. Le signe ASCENDANT est celui qui occupe la pointe de I ou bien qui se trouve dans la première Maison. Il y a presque toujours deux signes ASCENDANTs, parfois trois (quand la Maison I empiète sur deux ou sûr trois signes) mais dans ce cas c’est toujours celui qui est sur la pointe qui l’emporte, même si l’AS est à 29°. Le signe suivant vient au second rang, sauf de rares exceptions (quand par exemple il est occupé par plusieurs planètes ou par le Maître du thème). Les planètes «ASCENDANTes» sont celles qui occupent la Maison I. On consulte l’AS surtout pour les caractéristiques physiques et psychologiques. Si plusieurs planètes sont en première Maison on peut considérer soit celle qui est le plus près de l’AS, soit celle qui est le plus en analogie avec le signe qu’elle occupe. Par ex. si MARS et VENUS sont dans la BALANCE, la préférence ira à VENUS. Si les mêmes sont dans le BELIER il faudra considère MARS, etc.

Combinaison du Signe avec les ASCENDANTS

BELIER ASCENDANT BELIER

C’est évidemment le BELIER a l’état pur, MARSMARS et FEUFEU. Cette configuration accentue l’agressivité. l’impulsivité, le dynamisme. Si elle n’est pas freinée par d’autres aspects du thème, elle peut devenir dangereuse pour le sujet ou pour son entourage. C’est le thème du guerrier, du combattant. Il faut que ce type de BELIER apprenne la retenue, la modération, sinon il court a la catastrophe, au meurtre, a l’accident mortel.

Ici, MARS est maître du SOLEIL et de l’ASCENDANT, sa position est donc capitale. Il peut être plus problématique encore s’il est situé dans un signe où il n’est pas à l’aise, car l’agressivité du sujet risque alors de se retourner contre lui-même.

L’affirmation de soi est sans scrupules, mais, paradoxalement, l’hésitation peut surgir tout a coup, l’attirance pour le signe opposé (la BALANCE) étant très puissante. Néanmoins on ne peut pas demander au «double BELIER» de se transformer en BALANCE et, si elle est bien vécue, cette combinaison donnera un «punch» extraordinaire, un homme d’action imbattable, un aventurier génial, un combattant héroïque.

BELIER ASCENDANT TAUREAU

C’est un curieux alliage, celui de l’avion a réaction et du tank. D’une part le TAUREAU apporte un peu de calme et de pondération à la fièvre du BELIER, de l’autre il augmente son amour de la nature et des couleurs, sa sensualité. Le côté têtu et opiniâtre devient aveugle et terrifiant, c’est le rouleau compresseur (Hitler, MERCURE en BELIER, VENUS et MARS en TAUREAU). La personnalité est vigoureuse, féconde, constructive, jouisseuse. La possessivité est redoutable. Un point commun aux deux signes : une certaine naïveté printanière, qui peut les rendre vulnérables aux signes plus froids, plus intellectualisés. Le conservatisme du TAUREAU et son scepticisme s’allient a la fougue et au prophétisme du BELIER, cette structure permet aux idées hardies et neuves de se réaliser, de se matérialiser. Amour profond de la vie, endurance, capacité de travail écrasante. Tempérament joyeux, dionysiaque, amour des fêtes. Le raffinement et la subtilité sont limités. C’est l’amour de la vie qui domine.

BELIER ASCENDANT GEMEAUX

La vivacité et l’impulsivité se trouvent accentuées par cette combinaison. L’alliance de MARS et MERCURE donne intelligence, rapidité, sens de la polémique, mais aussi dispersion. Le GEMEAUX apporte sa subtilité au côté un peu « fort en gueule » du BELIER, ce qui met l’accent sur le charme et l’humour. Mots clés : le FEU follet, la séduction. L’aspect cyclothymique, capricieux, enfantin, imprévisible, peut être dominant. Le don d’éloquence et de persuasion s’en trouve renforcé, aux dépens de la stabilité : le BELIER ASCENDANT GEMEAUX est l’être de l’instant par excellence, celui qui jongle, qui joue, qui persuade ou qui égare.

Mais la superficialité n’est qu’apparente : PLUTON, second maître du SOLEIL, approfondit «l’alliage» du FEU et de l’TERRE (le personnage du dieu Loge dans la Tétralogie de Wagner). Bavardage, grimaces, interjections, pirouettes, derrière lesquelles se cache un sens profond de la vérité. Le mensonge brillant (le BELIER au service du GEMEAUX) ou la vérité percutante (le GEMEAUX au service du BELIER). Le manque de concentration peut devenir lassant. Risque d’hypernervosité et d’effondrements cyclothymiques. Le grand TERRE, la décontraction et les exercices respiratoires sont indispensables. L’ironie est considérable mais le charme est tel que les amis pardonnent tout, puisque tout se passe dans l’instant. Il faut cultiver la persévérance, sous peine de succomber à la fable de la Cigale et la Fourmi.

BELIER ASCENDANT CANCER

C’est une combinaison problématique au premier abord, puisque les deux signes sont en carré. Maîtres : MARS et la LUNE, l’agressivité et l’imagination, l’action et le repli sur soi même. Selon le reste du thème, il y aura un rêve d’action ou ce rêve réalisé. Caprices, sautes d’humeur tempêtes. Rapports difficiles avec le sexe opposé. La masculinité ou la féminité intérieure sont en conflit. ce qui se répercute dans l’existence.

Attachement au foyer, à la famille. L’aventure peut rester sur le plan du rêve. Contradiction entre l’esprit révolutionnaire et le conservatisme. Cette structure peut donner un tempérament démoniaque (MARSLUNE). Nervosité et lymphatisme à la fois. Intérêt pour la magie, sous toutes ses formes.

La faiblesse réside dans l’utopie, mais la force dans le mystère (le CANCER est le domicile nocturne du BELIER). Goût de l’envoûtement, de l’abîme. Forte sensibilité et prospection des gouffres humains. C’est une combinaison qui a donné des créateurs géniaux et profonds, mais souvent névrosés. La générosité et l’amertume se complètent.

BELIER ASCENDANT LION

Que de FEU ! Combinaison SOLEIL SOLEIL. La tête et le cœur rayonnent. Magnanimité, goût du faste, haine de la médiocrité. Beaucoup d’orgueil, de panache; goût de la croisade. Le natif BELIER ASCENDANT LION ne doute pas de lui, au contraire é dans son aventure démesurée, il risque de pécher par excès. S’il n’est pas génial, visionnaire ou dictateur, il sera mégalomane, vantard, donquichottesque.

C’est une combinaison très fougueuse, très virile, qui n’admet pas la discussion. Chez une femme, complexe de la «pasionaria». Mots clés : la grandeur, le faste, l’empire.

Les grands voyages peuvent être vécus intérieurement, on aura alors un tempérament mystique, brûlé par un FEU sublime.

La vie est placée sous le signe de la réussite : actions d’éclat, demeures somptueuses, amour du théâtre, des fêtes. Générosité à condition de se plier aux exigences tyranniques du sujet. La création est placée sous d’excellents auspices (le LION, signe V par rapport au BELIER) : enfants, spectacle, théâtre, amour. Tempérament royal, avec un fort penchant à l’égocentrisme tyrannique. Besoin d’être flatté, courtisé.

BELIER ASCENDANT VIERGE

C’est une position problématique : le volcan du BELIER est passé au crible, comprimé par l’ASCENDANT VIERGE. Le côté pusillanime et torturé de la VIERGE contraste avec la Force étincelante, sans retenue, du premier signe, d’où une dualité fort douloureuse. Il existe une contradiction entre le besoin d’aventures et de sécurité : c’est le poète génial, Baudelaire, bourré de hantises et de névroses, terrorisé à l’idée d’entrer seul dans un café, et qui fut l’un des plus grands aventuriers de l’esprit au XIXe siècle.

La cérébralité, l’esprit critique sont importants (MARS et MERCURE). Tempérament de polémistes, d’annaliste impitoyable; un certain sadisme mental, celui de l’entomologiste qui épingle ses victimes.

Ce n’est pas une bonne position pour l’amour, l’agressivité étant freinée par le rationalisme, voire la ratiocination. Les meilleurs amis de Baudelaire ont prétendu qu’il était mort VIERGE. . .

Au positif, le réalisme de la VIERGE peut permettre au BELIER d’incarner ses idéaux, non sans tergiversations, hésitations, remords et culpabilité. L’érudition est particulièrement favorisée.

Exemples : leur dualité est particulièrement instructive; d’une part. Descartes, un des principaux responsables de la mort de l’imagination en Occident, de l’autre. Baudelaire, le poète des poètes, à l’esprit affiné comme une lame de rasoir. . .

BELIER ASCENDANT BALANCE

Voilà une dualité qui n’est pas forcément néfaste : le signe opposé est toujours à la fois celui d’une fascination et d’un refus. Ici, le BELIER devient particulièrement sensible : l’axe BELIER BALANCE n’est il pas celui de la justice ? La lutte se teinte de pessimisme. Recherche des combats perdus d’avance. Le tempérament oscille entre le fanatisme et la conciliation. Torture mentale, conflits intérieurs terribles. La tendance à la critique du monde extérieur peut devenir pathologique; tendance «masochiste», car ce BALANCEment prédispose à un rôle de bouc émissaire. Ou l’on joue les forts, ou l’on joue les faibles; mais si on joue les deux en même temps. . . Il y a un risque de sacrifice, de don de sa personne a une cause extérieure : l’agressivité du BELIER se projette dans la recherche d’une entente impossible (BALANCE). Le besoin de charmer et de concilier des extrêmes tourne à l’obsession, le don quichottisme devient délirant.

Le BELIER n’hésite jamais, et la BALANCE toujours. Douloureuse alchimie, qui s’est soldée, pour Drieu La Rochelle, par une mort de désespoir.

BELIER ASCENDANT SCORPION

Remarquable alliage (MARSPLUTON, PLUTONMARS) : il y a comme un échange des premiers et seconds maîtres, comme à la tête d’un vaisseau infernal. La puissance d’action et l’efficacité sont redoutables : c’est le capitaine Nemo.

La personnalité est hyper agressive, la violence est lucide, maîtrisée, parfois méchante. Chirurgien ou criminel. . . Si cette révolte féroce n’est pas extériorisée, elle peut donner un «somatisant» ses problèmes à travers une agressivité pathologique.

Intolérance, fanatisme, goût des sectes, des petits groupes bourrés de dynamite. C’est le terrorisme, d’une manière ou d’une autre. Le comportement est implacable.

C’est le chef (BELIER) d’un réseau souterrain (SCORPION) détruisant sans pitié un monde qu’il méprise. . . Le docteur Mabuse aurait pu avoir cette structure dans son thème hypothétique.

Les qualités du BELIER et du SCORPION mêlées forment un des plus durs et explosifs alliages du Zodiaque. Les défauts aussi. . .

BELIER ASCENDANT SAGITTAIRE

C’est la combinaison la plus sublime. Ici, Zorro Don Quichotte mobilise toutes ses armées pour monter à l’assaut d’une forteresse imaginaire. Autre traduction : «Votre élan et votre vitalité se joignent, de façon fort heureuse pour votre avenir et votre destin, à un optimisme et une chance dépassant la moyenne. »

Le héros sublime, enflammé, ou le vulgum pecus paranoïaque. La confiance en soi est excessive, et n’est intéressante qu’au niveau spirituel. Tempérament plein de foi, naïf, enthousiaste : le boy scout. Donneur de conseils, très serviable, plein de fougue. toujours «à côté de la plaque», à moins qu’il ne soit génial.

Au positif orgueil sublime, recherche de la grandeur, de l’héroïsme. Gandhi ou Bleustein Blanchet (qui ne sont ni l’un ni l’autre BELIER) ont l’ASCENDANT SAGITTAIRE.

La chance est remarquable et les amours protégées. C’est aussi une combinaison qui a donné de nombreux sportifs.

Quelle que soit la manière dont est vécue cette alliance, une chose demeure : un SOLEIL et un ASCENDANT en signe de FEU n’ont jamais donné une nature très subtile. Que de FEU.

BELIER ASCENDANT CAPRICORNE

Combinaison très intéressante, mais difficile. La dureté et l’ambition dominent, les deux signes sont en carré. Le MARS du BELIER et le MARS du CAPRICORNE, tous deux en dignité, sont antinomiques : l’un agresse dans l’instant, l’autre vise a longue échéance. Mais les deux peuvent finir par se rejoindre.

Néanmoins, il existe une contradiction entre le côté «jeune  » et «vieux». Le SOLEIL pousse vers le mouvement. l’ASCENDANT vers la stagnation. D’un côte, le FEU dévorant, de l’autre l’immobilité glacée. La fusion, si elle est réussie, peut donner un «FEU de glace», une passion froide, lucide, maîtrisée.

Il y aura toujours une hésitation entre l’action et le renoncement. J’ai remarqué qu’elle peut être surmontée par la création artistique, ayant connu deux grands poètes marqués par cette structure. Dans la «réalité», c’est une combinaison qui se révèle forcément douloureuse.

Une orientation vers la politique (qui peut se définir comme un «ratage réussi») peut servir de soupape. Le tempérament est sincère, mais absolu : le BELIER recherche la force, le CAPRICORNE le pouvoir.

BELIER ASCENDANT VERSEAU

Mélange explosif et harmonieux à la fois, où la foudre a son mot à dire. Les deux signes vont vers l’avenir, par des voies différentes mais proches. Le BELIER ASCENDANT VERSEAU est indépendant, novateur : il ne supporte aucune contrainte. Il fait exploser les structures autour de lui. Il a le sens de l’amitié et il est parfaitement désintéressé. Ce curieux animal ne dédaigne pas de se libérer dans le scandale et il forme à lui seul un couple anticonformiste. Il peut s’égarer dans les mirages et dans l’utopie, mais, en général, le talent ne lui manquera pas. Il sait s’attirer les sympathies et les affections.

Sa faiblesse peut résider dans l’ingénuité, le militantisme un peu obtus, le manque de réalisme.

Sa force sera dans la physique ou dans la métaphysique : dans la politique, il sera surtout un utopiste. MARS et URANUS «ne sont pas de ce monde». Cette combinaison peut donner un «complexe de Prométhée», avec, en négatif, une manie de la persécution.

Rien de médiocre, en tout cas, dans cet alliage qui désigne le natif, presque toujours, à la vindicte de ses contemporains. Souvent, un côté mystique.

BELIER ASCENDANT POISSONS

Une épée rougie plongée dans l’océan : bouillonnement chaotique, effervescence incontrôlée. Intuition cosmique, goût du mystère, sacrifice à une cause obscure: le POISSONS n’est-il pas le douzième signe (Maison XII) par rapport au BELIER.

L’émotivité, la sensibilité sont considérable. MARS étant au service de NEPTUNE, il n’y a de salut que dans le don de soi et la mystique, sinon ce pourra être l’alcoolisme, la drogue et toutes les errances : le BELIER ASCENDANT POISSONS est «le moins BELIER» de tous les Beliers. Le plus grand doute côtoie la plus grande certitude, l’épée voisine avec le mollusque, la force brutale avec la passivité. Grande leçon taoïste, ou naufrage complet. L’Eau devient ignée, le FEU aquatique. Plus personne ne s’y retrouvera, surtout pas le natif. Le mieux est de devenir génial dans le rôle ou les fonctions choisies; autrement le biais est peut-être dans le charme, l’humour, la drôlerie, la bonté, la générosité. Aucune méchanceté dans cet alliage, où le dieu de la mer noie complètement le FEU de MARS. Exeption : celle où MARS parviendrait à transformer la mer en une mer de FEU. La contradiction n’est-elle pas l’équation du génie ?

TAUREAU ASCENDANT BELIER

La signature «printanière «qui ressort de cette formule formée des deux premiers signes du zodiaque peut convenir à des conduites expressives, débordantes, conquérantes et à des tempéraments agités d’instincts puissants, prompts à satisfaire leurs appétits turbulents, leur besoin de sensations vivifiantes. Le printemps, ce n’est pas seulement les pâquerettes. Il désigne aussi les sanguins excitables et soupe au lait, les gaffeurs par irréflexion qui séduisent pourtant par leur courage, leur fraîcheur et leurs incorrigibles étourderies.

L’ASCENDANT BELIER devrait compenser ce que le signe solaire risque d’avoir acquis en maturité défiante et conservatrice. Même si l’expérience prouve et démontre les avantages de la stabilité, de l’action raisonnée, des entreprises longues et patientes, en dernier recours l’accélération l’emporte sur la retenue. Un coup de tête achève ce qui a été commencé dans la méthode, la logique et le calcul.

Ainsi les réflexes d’immodération chassent ce que de sages résolutions avaient mis en place.

L’impatient gronde sous le faux débonnaire. Extasiez-vous de ses politesses avant que la mollesse de vos remerciements ne l’incite à la querelle. Si ses concessions et rapprochements pacifistes restent sans effet, gare au guerrier qui prend le relais. Désormais, il peut se croire en droit d’accuser, d’exterminer, de venger sa douceur déconfite.

Généralement, il n’attend pas d’être déçu. De son propre chef il décide de passer de l’obéissance à la rébelLion. Il se déchaîne au déclic d’un soupçon et, de diplomate, il devient sabreur aux colères rougeâtres.

En moins coloré, c’est un être qui ne peut pas rester longtemps sous contrainte, la soumission ayant pour effet concluant de le déterminer à clés initiatives intempestives, comme si sous le couvert de l’attachement et de la dépendance, il se forgeait une personnalité incisive, agissant par coups de boutoir.

TAUREAU ASCENDANT TAUREAU

Tempérament posé, réfléchi, mais s’échauffant vite si on lui résiste et capable de passer des rondeurs de la souplesse à l’affirmation claire et sommaire de sa volonté brutale.

Il se défie de son fond suggestible et adopte, à l’occasion, des attitudes d’opposition, de refus systématique, pour ne pas avoir à considérer la part d’un doute perturbateur quant à ses goûts, ses idées et croyances. Il aspire à la durée, au définitif, et cela explique ses lenteurs, ses prudences, ses habitudes routinières et les rites dont il s’entoure pour conjuguer les appétits d’aventure qui bouillonnent parfois en lui.

Sensoriel autant que sensuel, il sait apprécier le poids et le contact des choses, humer, palper, pétrir la vie sans se perdre en longs discours sur ses sensations, celles-ci étant à ses yeux des informations précises, qui se suffisent à elles-mêmes et se passent de commentaires littéraires.

Sous son écorce débonnaire, il peut y avoir de la gravité, des inquiétudes, des griefs, de sourdes colères, des pensées et des sentiments qui fermentent en suivant des chemins parallèles à ses préoccupations moins secrètes.

Bien que sujet à de fréquentes variations d’humeur, il s’efforce d’en limiter les manifestations. Sa cyclothymie peut être triste ou gaie. Celle du taciturne protégeant jalousement ses avoirs, affectifs et matériels, ou celle du bon vivant, loquace, collant, foncièrement rebelle à la solitude.

Il se donne à fond à ce qu’il aime. Une tâche, une vocation, une passion exclusive l’aident à réaliser succès et équilibre en éloignant les diversions corruptrices.

Narcissique, il n’apprécie que l’enclos de sa conscience et l’expérience, la pratique des êtres et des choses le confirment dans l’idée que tout ce qu’il fait est bien fait, qu’étant comme il est, il ne pouvait échapper ni à sa logique, ni à ses erreurs. Il peut ainsi organiser sa pensée pour demeurer, quoi qu’il advienne, fidèle à ses principes, fidèle à lui-même.

TAUREAU ASCENDANT GEMEAUX

Cette formule, en dehors du fait qu’elle conserve une unité printanière, passe pour composer des reliefs saisissants. L’alliage des tendances peut être difficile à réussir, si l’on songe que le TAUREAU s’équilibre et s’affirme par concentration d’énergie tandis que le GEMEAUX exprime la fonction contraire de déconcentration : il déboulonne et dépassionne. Le caractère sera tissé de contradictions déchirantes s’il ne trouve pas de ponts mobiles pour relier les aspects sédentaire, possessif, monocorde du TAUREAU aux aspects versatile, libertaire, polyvalent du GEMEAUX.

Nous pouvons voir apparaître ici de forts appétits matériels et un parfait détachement à l’égard des questions d’argent, les aptitudes à la multiplication des gains évoluant en inaptitude à les faire fructifier pour son propre compte.

La sensualité, le sens des fruits de la TERRE forment de vifs contrastes avec le goût des abstractions et des jeux de l’esprit. L’être de chair étonne la pensée qui l’habite. Mais s’il y a de l’envergure pour réunir le tout, les forces instinctives vivifieront l’intellect qui plaidera pour elles en donnant des moyens d’expression et de représentation aux réalités premières que d’aucuns vouaient au silence par mépris, ignorance, dévalorisation de leurs bases animales.

TAUREAU ASCENDANT CANCER

Cette formule zodiacale présente d’importants points de convergence, et, au niveau des apparences, le bénéficiaire pourrait se tailler la réputation d’un être exempt de contradictions, agissant conformément à ses idées, à ses sentiments bons ou mauvais, peu tributaire d’un environnement extérieur contre lequel il s’est solidement protégé.

Si cette signature permet de se constituer un État dans l’État, de se bâtir un univers clos étranger aux tribulations ambiantes, elle excite, en revanche, la cuisine intérieure d’une âme aux mille paradoxes.

Ainsi, tandis que derrière les meurtrières d’une citadelle personnelle rustique le monde extérieur paraît uniformément plat, le regard vers l’en-soi dévoile un florilège d’émois, une cour bigarrée de sentiments complexes.

Sans vouloir forcément tromper les gens, ce tempérament les égare par un contact, abrupt ou simple, sans rapport avec les facettes, pirouettes et chausse trappes qu’il réserve aux intimes. C’est dire qu’il peut y avoir hiatus entre l’être de surface, guindé, construit, muré, et l’être conscient, effervescent, réajustant constamment ses défenses perturbées par sa susceptibilité.

Classiquement, on en fait un bourgeois, un pépère aimant sa campagne, sa compagne, ses enfants, sa télé, ses pantoufles et son député. C’est dire surtout que la formule se prête à une robuste organisation de la vie privée ou de la subjectivité. Cela pour la plus grande satisfaction des besoins de l’inhibition naturelle (santé, prospérité), heureusement relayée par l’inhibition protectrice.

N’oublionpas que cet ASCENDANT établit un pont entre sensation et sentiment. Liaison sélective : les perceptions conerètes provoquent des jugements, des réactions de défense, des dégoûts manifestes. Ou bien elles sont digérées, assimilées, transformées en éléments fortifiant les choix du cœur, les raisons et déraisons de la sensibilité. Le réel s’est changé en reflets pour un imaginaire plus vrai que nature.

TAUREAU ASCENDANT LION

Les deux symboles animaux constituant cette formule suffisent à illustrer une psychologie marquée théoriquement par la puissance des instincts et l’énergie du vouloir. L’autorité d’un tel tempérament risque d’être écrasante. Il n’est pas enclin à mettre de la finesse dans l’aveu de son besoin de suprématie. Sa conscience peut l’inciter à étaler sans morbide pudeur ses tumultes animaux. Il ennoblit ses appétits sensuels, pense-t-il, en leur donnant du lustre, en les assumant en place publique.

L’égocentrisme et le narcissisme se construisent, s’élaborent, se raffinent, à partir des luttes vécues, des résistances victorieuses aux conflits, ou à partir des lourdes tâches et labeurs de la carrière taurienne.

Le penchant dominateur ne doit pas exclure une éventuelle aptitude à reconnaître des mérites aux concurrents, mais si le succès d’un dessein majeur est en cause, ce genre de concession à l’adversaire se fait rare, même chez un LION de réputation magnanime.

L’heureuse coopération TAUREAU LION peut aboutir à une exceptionnelle puissance de travail. Une fois engagé dans une entreprise, ce tempérament ne dételle plus.

Si les tendances s’opposent au lieu de se rejoindre dans des réalisations d’envergure exigeant autant d’endurance que d’audace, de fond que de bluff la formule laisse craindre de cruels tiraillements entre une violente opposition aux suggestions extérieures et un désir impulsif, non moins violent, d’agir contre elles en passant de l’attitude réfractaire à l’offensive ouverte.

Dans ces dilemmes s’affrontent les avantages d’une action lente, toute de profondeur et de patience sournoise, et les avantages des opérations brillantes, efficaces par l’ampleur de leur culot. Celles et ceux qui ne choisissent pas ou ne savent alterner brillent surtout par un immobilisme orgueilleux et crispé.

TAUREAU ASCENDANT VIERGE

Les signes composant cette formule concernent des tendances convergentes. En principe, il doit être facile pour ce tempérament de trouver une saine économie entre les pulsions possessives du TAUREAU, sa volonté massive, ses capacités défensives, et les aptitudes sélectives de la VIERGE, son sens critique et discursif son goût des constructions logiques. L’ensemble convient à une personnalité disposant d’un bon fonds d’endurance et de constance pour des tâches méticuleuses conjuguant l’expérimentation conerète et la formulation théorique précise.

Les dispositions naturelles du TAUREAU se raffinent dans les tamis virginiens. Ce n’est plus le règne de la sensualité sauvage. Les sens sont sélectifs. S’ils puisent aux mêmes sources, c’est pour effectuer des tris et des interdits. Classiquement, l’organisation harmonieuse des aspects «naturel et autoprotectif» de l’inhibition justifie les portraits autour des mots clés d’ordre, de rigueur, opiniâtreté, prévoyance, économie. Ce que le Taurien produit, arrache à la TERRE, à ses patrons ou à ses dons, le Virginien l’entretient, l’épargne ou le place à des taux avantageux.

L’esprit d’analyse dispose aussi d’une riche matière pour broder sa philosophie, extirper du vécu des règles, préceptes, conseils et recettes réfléchies. La conscience sélective permet d’éviter ou de limiter les égarements des pulsions libidineuses. Ce TAUREAU n’a plus l’effervescence aussi facile, mais il a le secret de stimulants recherchés. Il a peut-être retenu de ses frasques turbulentes une connaissance bien établie des doses qui lui sont, ou non, profitables. Ses instincts sont deVénus savants, ses démons experts en théologie. Il a le jugement qui retient par prévenances. Son danger est de corseter et de finir par étouffer l’animal à force de l’éduquer, de le civiliser et de le moraliser.

TAUREAU ASCENDANT BALANCE

Singulière équation que celle du TAUREAU, centre des énergies primordiales, en phase de séduction sociale. On est tenté d’en saisir la solution dans VENUS â, planète régissant traditionnellement les deux signes. L’amour serait alors le moteur exclusif de ce tandem qui aime en force et finesse. Le TAUREAU pour la possession, l’emprise par la fascination de toutes les promesses de fécondité, prospérité, stabilité. La BALANCE pour les perspectives d’un dialogue amoureux d’égal à égal, se complaisant en arabesques et méandres délicats, l’égalité signifiant, de fait, des alternatives de guerre et de paix.

En dehors de VENUS â, nous avons la possibilité d’envisager la transformation des comportements réfractaires en conduites élaborées. La sourde volonté de cohésion, d’ordre, d’économie fermée, s’appuie sur une conscience avisée dans l’art de l’alliance, du compromis aléatoire et du bon usage des mœurs, conditions formelles des rapports de force. C’est un TAUREAU qui tend à réformer la tauromachie au nom du droit des bêtes.

S’il a du souffle, celui de l’homme-buffle, migrateur et constructeur, il passera par les canaux des codes et institutions. A moins qu’il ne réforme ceux-ci pour y mettre ses aises.

L’essentiel est dans le mouvement, le déplacement des valeurs dites naturelles aux valeurs socioculturelles, politiques ou civiques. La dimension taurienne de hobereau, seigneur plébéien, se faufile ou s’impose dans les ambassades et les salons, éventuellement pour y rappeler les vertus des forces telluriques.

Ou bien la volonté massive se change en hydre. Elle doit combiner le compact et le tentaculaire, le sens des cohérences et celui des alliances dialectiques.

TAUREAU ASCENDANT SCORPION

Il y a lieu de souligner, dans cette formule, la puissance de concentration qui risque, faute d’application à un objet réel, de se pervertir en idée fixe, source de fantasmes et de perversions. Le sexe figure au premier plan de ces intérêts dont l’abus aliène le sens critique tout en approfondissant la faculté d’investigation.

Si les dispositions sont intellectuelles, ce caractère aura la patience, l’opiniâtreté, la bonne portion de faculté déductive qui conduisent au déchiffrement des vérités que la nature dissimule dans ses atomes, cellules et planètes.

L’évolution peut le conduire de la constatation d’une vérité première, aussi évidente que la faim, la soif et la marche à pied, à la conceptualisation d’un système complexe aux applications infinies, grâce auxquelles son créateur et propagandiste se constituera une spécialité de grand renom.

Le charme taurien peut devenir prenant, vampirisant et si l’on songe à sa puissance de frein-barrière, celle-ci promet de se prolonger en conspirations, activités culturelles de subversion ou d’intoxication.

Double politique du «Non». . . L’une permet théoriquement de ramasser ses atouts, l’autre de les distiller en un sublimé corrosif pour corrompre, dissoudre, désintégrer les conformismes ambiants, nettoyer les oppositions aux impératifs de santé, vitalité, jouissance et domination.

Les aspirations tauriennes, sensuelles, épicuriennes ou intellectuelles vont alimenter et justifier les fonctions Scorpionnesques de liquidateur.

La convergence peut donner des comportements singulièrement polarisés, habiles en manoeuvres souterraines, facilement obsessionnels.

Mais la réduction à une voie unique risque de se faire au prix de paradoxes, d’artificieuse logique, ou d’un dualisme contrarié qui, tôt ou tard, reposera le problème des forces mal appariées.

Les classiques assurent que cette signature donne un tempérament déchiré par Éros et Thanatos, principe de vie et principe de mort.

TAUREAU ASCENDANT SAGITTAIRE

Pour les adaptés, formule de puissance qui réunit deux signes aux tendances complémentaires. Par exemple, les instincts conservateurs du TAUREAU sont corrigés par les libéralités du SAGITTAIRE.

La sédentarité relative de l’un est compensée par l’humeur voyageuse de l’autre, ce qui peut inciter le TAUREAU à de plus fréquentes migrations.

L’ouverture sagittairienne aux modes et courants connaît des compensations qui lui épargneront les écueils du snobisme. La conduite peut, dans les meilleurs cas, rester fidèle aux motivations et principes de fond tout en usant des opportunités, alliances, facilités et séductions du moment.

S’il a de l’envergure, ce tempérament ranime par la vigueur de son idéalisme les causes en perdition, fourvoyées dans les excès d’intellectualisme. Il peut mettre plus de cohésion, de volonté animale, à défendre ou répandre ses convictions. On lui prête du talent à légitimer et porter à son plus haut niveau d’expression sociale les vocations tauriennes en rapport avec la vraie vie, les plaisirs, les besoins, les lyrismes de l’homme de chair.

On imagine encore un être sujet à de multiples agitations d’humeur, tour à tour irritable et craintif, fougueux et frissonnant, tant ses énergies sont convertibles, aptes à varier des galops primaires de l’émotivité aux évitements maniérés de la sensibilité.

Le danger vient, chez l’adapté, des poussées de compromissions qui risquent de lui faire oublier sa puissance réfractaire.

TAUREAU ASCENDANT CAPRICORNE

Dans cette formule, les tendances du signe ASCENDANT renforcent celles du signe solaire, la conscience hérite de l’expérience sans secousse de conversion. C’est dire que les choses s’arrangent plutôt bien dans cet univers. Le tempérament s’accommode sans problème de l’écoulement du temps, acceptant les restrictions des ans après en avoir épuisé les abondances, Au mieux, il forge sa supériorité sur la prospective, en dégageant les voies du futur de ses méditations sur le passé.

La sensualité, pour être contenue, n’en est pas moins pressante. Chez les êtres équilibrés, elle prévient heureusement contre les dangers de la raison et abstractions sans flamme. Il faut espérer que le raisonnable, ici, trouve ses racines et fondements dans les besoins primordiaux de l’homme. En ce cas, la pensée, morale, physique, politique et économique, a des chances de prospérer, forte de sa sève.

Selon ce schéma, on attribue au signe ainsi marié de grandes qualités de constance, d’ordre, d’opiniâtreté, de méthode. C’est un «secondaire». Il a le sens du temps, mais il faut distinguer celui qui traîne de l’arrière, avec les traditions, regrets, souvenirs et greniers du passé, et celui qui pousse par devant avec son regard ambitieux et calculateur sur l’avenir, ses dons de prévisionniste sagace.

L’excitabilité convertie en inhibition peut donner de meilleurs moyens de réussir et stabiliser ses inductions. C’est-à-dire les engagements sur voie unique, les oeuvres et constructions qui doivent tout à une passion ou idée dominante et à laquelle êtres, choses, habitudes se soumettent comme autant de rivières à leur neuve.

TAUREAU ASCENDANT VERSEAU

Si l’on ne se préoccupe pas d’un lien d’évolution entre les deux signes, coexister, de les juxtaposer, pour concevoir une personnalité à double face il suffit de les faire réaliste, possessive, charnelle, instinctive dans un domaine de sa vie; idéaliste, désintéressée, intellectualiste sur un autre plan d’activité.

Considérant que la formule adaptée du VERSEAU est l’inverse de celle du TAUREAU, on suppose une transformation difficile des tendances en leur contraire. Les échecs ou réussites trop partielles abondent.

La médisance se repaît de ces caractères qui à vouloir faire l’ange font la bête. Personnalités conflictuelles dont la conscience libérale, progressiste, aux lendemains qui chantent, ne parvient à tenir ses promesses que par des voies tyranniques. Ses visées humanitaires audacieuses, ses aspirations sublimes où l’homme sort blanchi de sa fange finissent par être le prétexte d’artificielles dominations, pires que les naturelles.

D’aucuns, plus heureux dans l’art de marier les contraires, sauront trouver dans l’expérience des rapports instinctifs et de l’aliénation aux besoins primordiaux les modèles contre lesquels il faut réagir pour atteindre détachement, sagesse et bonté d’âme. Une façon supérieure, de grand niveau, de réunir les deux signes serait de montrer tout ce qu’il y a d’essence méconnue, d’ordre spirituel ignoré et de divinité cachée dans la substance du monde.

Communément, le choc des inductions menace de produire des équilibres incertains, des êtres aux paradoxes contrariants, mettant du doute dans toute certitude et de la certitude dans le doute, s’égarant dans les sous-entendus en demi-teinte, perturbés dans un entendement et une volonté aux affirmations comme aux dénégations chancelantes.

TAUREAU ASCENDANT POISSONS

Les convergences de cette combinaison ou ses polarisations accentuent la réceptivité et la recherche d’autodéfense contre l’excès de sensibilité. Celle-ci, au niveau TAUREAU, va de pair avec une sensualité chaleureuse adaptée aux supplices et délices des rythmes quotidiens. Au niveau POISSONS, elle entre plus souvent en résonance avec l’intuition percevant l’irrationnel qui court entre les êtres bousculant leurs émois et humeurs.

Les aspects tendres et vulnérables de la personnalité devraient assouplir les pulsions impatientes.

L’excitabilité mobile se résout en masque de défense qui se voudrait serein et souverain. La crainte, la défiance ou l’adoption de principes d’impassibilité désinvolte contrôlent théoriquement les impulsivités coléreuses. Mais, à la vérité, cette sagesse dort sur un volcan, et des conduites brutales, explosives, peuvent succéder aux résignations et soumissions apparentes.

Les expériences passionnelles, tumultueuses ou simplement intenses, ouvrent éventuellement à une notion large et mal définie de la vie. L’exaspération du besoin de posséder, tenir, dominer, réduire bien à soi, peut, sous le choc des déboires ou par prise de conscience d’une autre dimension, se changer en généreuse abdication de tous privilèges. En se ressaisissant, rompant les amarres des rapports objectifs, l’âme s’exalte dans la seule aventure de sa puissance d’évasion.

GEMEAUX ASCENDANT BELIER

Cette combinaison zodiacale est simple, elle réunit l’TERRE et le FEU. La combustion qui en résulte est donc essentiellement dynamique. Elle accentue le caractère spontané, indépendant. Le sujet ainsi marqué ne voit guère les obstacles, ou, s’il les pressent, il compte sur son adaptation à l’instant présent pour éviter les dangers.

Le côté BELIER s’efforce de réaliser les idées qui viennent des GEMEAUX. C’est donc une combinaison essentiellement pratique, qui ne se contente pas de parler, mais exige des réalisations effectives, et non pas seulement de beaux projets.

On constate chez les GEMEAUX ASCENDANT BELIER beaucoup de jeunesse, d’allant, de brio. Leur caractère est le plus souvent gai, entraînant, et exprime une joie de vivre qui est en fait l’expression de la grande vitalité du BELIER. Le natif s’exprime avec facilité, il est plein d’humour, et ce côté sympathique l’aide à faire passer quelques rosseries; on note parfois une certaine agressivité mentale, due à l’influence conjointe de MERCURE et de MARS, les deux planètes qui gouvernent les signes en question. Les variations de l’humeur sont fréquentes, passant brusquement du rose au noir, produisant des alternances de dynamisme et de baisse de tension.

La hardiesse et l’impulsivité sont des traits dominants et facilitent les prises de contact, les relations de tous ordres. Le sujet trouve toujours un auditoire qui l’écoute avec plaisir et se laisse persuader par son côté vif et passionné. Il ne s’encombre pas trop de principes et s’adapte rapidement, modifiant s’il le juge bon ses idées et ses projets en fonction des circonstances. La nervosité, le danger de dispersion des efforts dus au côté GEMEAUX peuvent être surmontés dans une activité réalisatrice et rapidement mise sur pied.

GEMEAUX ASCENDANT TAUREAU

La rencontre du premier signe de TERRE avec le premier signe d’TERRE détermine une nature en partie prudente, réaliste, réfléchie, ramassée, mais aussi indépendante et volontiers fantaisiste. Il en résulte un manque de certitude intérieure rendant le caractère plutôt ambivalent, et porté à suivre des influences contradictoires. Le TAUREAU apporte ses qualités essentiellement pratiques, son sens du coneret, et le GEMEAUX son habileté mentale, son opportunisme. Mais l’alliage est difficile, le TAUREAU reprochant au GEMEAUX son impatience, sa futilité, et ce dernier ne comprenant pas l’opiniâtreté et une certaine pesanteur bien tauriennes.

Mais si l’harmonie s’établit, l’habileté, la facilité de contacts apportent au TAUREAU une façon plus rentable d’utiliser ses évidentes qualités et l’aident à se mettre en valeur avec une certaine astuce. Intellectuellement, l’esprit s’assouplit et se fait plus nuancé, il exige moins de preuves tangibles avant de comprendre, et se fait plus intuitif.

En cas de tendances artistiques, on constatera en peinture une alliance féconde du dessin et de la couleur.

Il s’agit généralement de grands travailleurs, de ceux qui suivent obstinément la voie qu’ils se sont tracée, tout en sachant prendre à temps les raccourcis que le destin ouvre parfois à leur intention. Il faudrait de fortes Dissonances pour qu’une belle réussite ne soit pas obtenue. Il advient qu’il émane d’eux un don de séduction, un magnétisme qui n’est pas sans effets tangibles sur leur carrière. Parfois aussi, l’influence Vénusienne sécrétée par le TAUREAU les prédispose à une vie amoureuse marquée par de forts entraînements sexuels, auxquels il leur est difficile de résister.

Le cas de Richard Wagner est typique. GEMEAUX, il l’est par le SOLEIL, mais il n’a pu être possible de préciser si l’ASCENDANT se situe à la fin du TAUREAU ou en GEMEAUX. Les valeurs TAUREAU sont de toute façon importantes, par la présence de VENUS â, qui a joué aussi bien affectivement que dans la création musicale.

C’est un tout autre personnage que nous révèle le thème de Georges Marchais. Ce GEMEAUX malicieux et retors, ne pouvant renier sa souche paysanne normande, est solidement campé sur un fond TAUREAU, et les deux signes ont collaboré pour l’élever au premier plan de la scène politique, le TAUREAU et son magnétisme ayant permis d’estomper les imprudences que sa nature GEMEAUX l’entraîne à multiplier.

GEMEAUX ASCENDANT GEMEAUX

C’est le cas de tous les GEMEAUX qui sont nés au lever du SOLEIL. Cette «géminitude» poussée au maximum fait donc d’eux l’incarnation parfaite de ce type zodiacal, renforcée encore si MERCURE et la LUNE se trouvent dans ce signe.

Comment établir le portrait du double GEMEAUX, sinon en répétant tout ce qui a été dit sur la caractérologie et les tendances générales ? Les traits de caractère, les qualités et défauts, la dualité, la mobilité, la curiosité, tout cela s’intensifie et, à la limite, on pourrait craindre qu’un pareil sujet soit vraiment trop typé et présente même quelque chose d’un peu caricatural.

On pourrait craindre qu’une telle nature présente un excès de fantaisie et de superficialité. Il n’en est rien, car la présence d’une planète donnant, si l’on peut dire, du poids à une personnalité trop aérienne, rétablit un équilibre satisfaisant. C’est le cas du chanteur Alain Souchon : la présence de SATURNE à l’ASCENDANT en fin GEMEAUX détermine en lui l’amour du passé et une certaine mélancolie. D’autres cas prouvent qu’il faut se garder de diagnostics trop simplistes, car nous trouvons parmi les «doubles GEMEAUX» Pierre Brossolette, héros de la Résistance, et le président Soekarno qui gouverna la Malaisie pendant plusieurs années. Un autre cas tout différent est celui du criminel Yves Monpetit, évadé et repris au début de 1978 : mais on trouve dans son thème des structures agressives qu’il n’a pu sublimer.

Sur le plan de l’apparence corporelle, de la morphologie, il serait intéressant de vérifier si les doubles GEMEAUX présentent bien les traits que la Tradition attribue à leur signe : c’est bien là un trait de ce secteur fantaisiste, qui, lorsqu’il est seulement signe solaire, donne à ses natifs une taille plutôt petite, une stature fine et déliée, en bref, une silhouette très mercurienne. Mais en ASCENDANT, les GEMEAUX seraient plutôt de grande taille, l’exemple type étant le célèbre portrait du roi Philippe II d’Espagne. Quoi qu’il en soit, les traits et la corpulence dépendent plus nettement de la planète qui domine le thème, un compromis pouvant s’établir entre la minceur de base des GEMEAUX et la plénitude apportée par la présence de la LUNE, de VENUS ou de JUPITER près de l’ASCENDANT GEMEAUX, la musculature étant surtout du domaine de MARS.

Le plus bel exemple de GEMEAUX ASCENDANT GEMEAUX est sans contredit Henry Kissinger, diplomate célèbre, grand voyageur, homme énergique s’il en fut, grâce à son MARS ASCENDANT.

GEMEAUX ASCENDANT CANCER

L’accord n’est pas des plus aisés entre l’TERRE, qui se veut libre, et l’Eau, paisible et ensommeillée dans son lit. MERCURE, le vagabond à la recherche de contacts nouveaux, n’apprécie pas l’apparition de la LUNE, planète des songes, qui régit le CANCER.

Comment réaliser cette vie d’adulte, à laquelle le GEMEAUX aspire, si des rêves, des chimères enfantés par la LUNE viennent troubler l’esprit clair et lucide du Mercurien ? L’indépendance disparaît, liée par l’attachement cancérien à la cellule familiale, par une sensibilité extrême, et l’énergie, déjà capricieuse avec le côté GEMEAUX, risque de s’effilocher en vagues projets. Le goût du risque s’atténue pour faire place à un envahissant désir de sécurité, aussi bien matérielle qu’affective.

Il n’est pas aisé de s’évader de liens que l’on trouve paralysants, mais que l’on chérit quand même. Les décisions sont constamment repoussées, le sujet attend que les choses se règlent elles-mêmes. Il ne peut accomplir seul les efforts nécessaires à son évolution. Le FEU fait défaut dans cette combinaison zodiacale trop fluide, et le recours à des appuis extérieurs est souvent indispensable pour se risquer à l’action personnelle.

Il n’est pas rare que l’insatisfaction qui en résulte soit à la base de sérieuses crises intérieures à tendances dépressives.

GEMEAUX ASCENDANT LION

C’est la deuxième rencontre de l’TERRE des GEMEAUX avec le FEU, la première ayant eu lieu avec le BELIER. Il s’agit donc d’une combinaison dynamique, passionnée même, mais elle s’orne du côté souvent triomphal qu’exprime le LION. L’art des contacts et de la suggestion verbale joint à l’art inné de se mettre en valeur peut donner des êtres sûrs d’eux-mêmes et du pouvoir qu’ils exercent facilement sur un entourage heureux de les écouter. Du vendeur de haut niveau au politicien prestigieux, la gamme est large de ceux qui savent utiliser la parole avec une telle conviction qu’il n’est guère possible de ne pas se laisser entraîner.

Si persuadé qu’il soit de sa supériorité, un tel sujet ne peut cependant dissimuler la petite dose de fantaisie, voire de gaminerie que lui instille sa base GEMEAUX. Ainsi en est-il du prince Philipp, époux d’Elizabeth d’Angleterre, dont on a souvent cité les facéties au cours de ses nombreuses croisières. Mais il se montre aussi GEMEAUX dans l’intérêt qu’il porte à l’éducation des jeunes. La simplicité et le côté non conventionnel des GEMEAUX font bon ménage avec la respectabilité décorative du LION.

Le tandem GEMEAUXLION, si simple soit-il dans son besoin de contacts humains, ne s’abaissera cependant jamais à la fréquentation de gens dont il ne peut admettre la vulgarité ou la bassesse de sentiments. La fierté et la susceptibilité, même si elles restent secrètes, peuvent se manifester par de brusques colères. Le maintien d’un certain prestige restera toujours une exigence rigoureuse. Mais les succès, sentimentaux aussi bien que mondains, ne manquent pas. La vie est généralement agréable, elle s’oriente souvent vers des carrières de prestige telles que les carrières du spectacle, la représentation de grandes firmes, la presse, le barreau. C’est la vedette qui n’a pas l’TERRE de se prendre au sérieux, mais qui sait imposer le respect.

Sincères dans leurs amitiés et leurs affections, les GEMEAUX ASCENDANT LION savent cependant se dégager de situations difficiles avec beaucoup d’art et de simplicité et ne sont jamais à court d’arguments. Capables de prendre du recul, d’établir des programmes d’action, ils savent ne pas céder aux sollicitations immédiates et leur spontanéité n’est pas totale. Telle est l’action de la secondarité, facteur caractérologique existant chez le LION, et de sa qualité de signe fixe, capable de stabiliser la mobilité parfois excessive du GEMEAUX.

GEMEAUX ASCENDANT VIERGE

Placée sous la double influence de MERCURE, cette combinaison est donc tout à la fois intellectuelle et pratique. Cette cérébralisation risque d’être excessive. Si tout est mis sous le contrôle de la rationalité, de la logique, la place disponible pour le sentiment et la passion se trouve bien réduite. Il n’est pas toujours bon de freiner les élans de l’enthousiasme, ou de chercher à se prémunir contre tous les risques.

Le natif possédant cette combinaison peut étouffer sa sensibilité en privilégiant outrancièrement une vision des choses ordonnée, presque mécanique. Mais l’esprit libre des GEMEAUX regimbe parfois contre le cadre rigide et un peu artificiel exigé par la VIERGE. C’est la lutte entre l’esprit de finesse et l’esprit de système. Sans vouloir minimiser le rôle des nombres dans l’architecture de l’univers, il semble que ce serait une erreur de géométriser à l’excès, de voir les mots et d’ignorer les choses. Dans le cas présent, il serait bon qu’un aspect planétaire vienne donner un peu plus de sang à un ensemble trop axé sur le système nerveux central.

Le thème de Françoise Sagan montre bien la lutte entre la tendance au contrôle exercée par un Moi hyper-mercurien et la puissance d’un Ça freudien engendrant l’anarchie. Conduire pieds nus pour mieux éprouver l’ivresse de la vitesse, risquer sa fortune au jeu pour finalement se soumettre à la raison mercurienne en se faisant volontairement interdire l’entrée dans les casinos, voilà un exemple des luttes intérieures qui se produisent lorsqu’une tendance empiète par trop dans l’espace psychique.

GEMEAUX ASCENDANT BALANCE

Une certaine analogie avec la combinaison GEMEAUX ASCENDANT TAUREAU semble s’exprimer. C’est, en effet, sur le plan planétaire, un accord MERCUREVENUS â. Mais une très nette différence surgit d’emblée, car la BALANCE, signe VENUS âien, certes, est également un signe d’TERRE, fondamentalement plus proche des GEMEAUX que le TAUREAU, signe de TERRE et de réflexion.

C’est donc surtout le point commun signifié par l’TERRE qui va caractériser ce type zodiacal. C’est la communication, les échanges, le désir profond de sociabilité, les rapports avec l’Autre. Le problème des relations prime donc tous les autres, aucun de ces deux signes ne pouvant supporter la solitude. Mais il faut aussi tenir compte de l’extrême sensibilité de la BALANCE : il ne s’agit donc pas de n’importe quels contacts, encore que pour elle un contact difficile vaille mieux que l’absence de contacts. Intervient la liberté, commune à ces deux signes, et qui veut que tout se passe dans une ambiance sans contraintes. Pour y parvenir, le GEMEAUX reçoit l’apport VENUS âien de la BALANCE, sous la forme d’un accueil ouvert, tolérant, encourageant même. Le sourire devient une vertu, et il n’est pas uniquement un piège, il signifie bonne volonté.

L’intellectualisation GEMEAUX se lie volontiers aux goûts très souvent artistiques latents chez la plupart des BALANCE. Si l’esprit créateur est assez puissant pour entraîner vers une activité où l’art et l’esprit s’allient, il se rencontre souvent des aptitudes pour le spectacle, la danse en particulier, la photographie, la mise en scène, la critique d’art. La compréhension sur le plan humain peut attirer vers la psychologie, mais il faut l’intervention de planètes plus fortes pour en faire une profession.

Le charme est tel que les appuis utiles à la réussite se produisent d’eux-mêmes- D’une distinction souvent raffinée et subtile, ces natifs font impression sur les autres, leur compagnie est plaisante, agréable, et leurs interlocuteurs ont l’impression d’être plus intelligents qu’ils ne le croyaient au début de la conversation.

Une tendance parfois romanesque fait considérer l’amour comme une fête du cœur et du corps : le goût d’une ambiance agréable donne le sens du décor qui convient à l’amour. Il advient que tout ne soit pas facile, la constance n’étant pas leur fort, et certaines volte-face imprévisibles ne garantissent pas la pérennité des sentiments les plus beaux en apparence.

GEMEAUX ASCENDANT SCORPION

Cette combinaison est certainement la plus complexe de toutes celles qui englobent les GEMEAUX. Les sujets qui la possèdent sont souvent considérés comme un peu mystérieux et dotés d’un comportement imprévisible.

Le doute et l’inquiétude, fréquents chez les SCORPION, se traduisent dans cette combinaison par un certain recul, une réticence qui diminue fortement la spontanéité inhérente aux GEMEAUX. Le caractère plus ferme, plus dur, plus apte à dire «non» alors que le GEMEAUX tend à dire «peut-être», a en revanche l’avantage de permettre une très nette concentration mentale, et constitue donc un indiscutable apport de force mentale au GEMEAUX. L’esprit très critique à la mode Scorpionne se fait plus vif plus incisif avec parfois une tendance à l’humour noir que l’entourage n’apprécie pas tellement.

Toujours sur le plan mental, l’analyse se fait plus profonde, plus impitoyable, l’intelligence est portée à la déduction. Le goût plutonien d’aller au fond et même au tréfonds des choses, surtout s’il s’y cache un certain danger, donne à l’esprit une plus vaste dimension, et on ne peut en aucun cas accuser ce type de GEMEAUX d’être superficiel. Le risque est l’apparition toujours possible d’une tendance obsessionnelle qui accentue l’inquiétude. On peut donc rencontrer le désir de jouer avec le mystère, de chercher les secrets comme un enfant joue à cache cache. L’envers des choses, représente par PLUTON, le dieu à double face, doit être amené au grand jour, qu’il s’agisse des secrets de notre inconscient, des trésors cachés. Mais, pour cela, il ne faut pas craindre de remuer la boue, sans pour autant céder à l’attrait morbide des bas-fonds. Préoccupé par maints problèmes, dont le plus obsédant est celui de la mort, le sujet s’expose à une angoisse métaphysique permanente, qu’il s’efforce d’apaiser par l’étude de l’ésotérisme et des phénomènes occultes. Le besoin de comprendre devient lui aussi obsessionnel.

La vie affective est le plus souvent difficile, imprégnée d’érotisme. La nervosité ne facilite pas l’épanouissement, surtout lorsque s’y ajoutent des tendances sadomasochistes plus ou moins conscientes. Un contact très primitif et presque animal avec la nature est souvent source d’apaisement et de régénération. La vie du couple ne peut être durable que si le sujet prend conscience de son esprit trop critique, fait preuve d’une grande bonne volonté à l’égard du ou de la partenaire.

L’adaptation sociale n’est pas toujours facile, l’activité peut être marginale. Suivant le niveau et les aptitudes, des ouvertures sont possibles avec la biologie, la psychanalyse, la psychiatrie; à un niveau différent, les services secrets, la procédure, les organismes de sondage, etc.

Ce natif n’oublie rien, sauf ses projets de vengeance. Il trouvera son équilibre s’il peut exprimer ce qui est en lui par une création personnelle, qu’elle soit littéraire ou artistique, dans une action d’ordre social, la politique pouvant être dangereuse. Sa cérébralité complexe exorcisera ainsi des démons intérieurs.

GEMEAUX ASCENDANT SAGITTAIRE

Cette opposition entre l’Air des GEMEAUX et le FEU du SAGITTAIRE ne risque-t-elle pas de provoquer un embrasement? Et le SAGITTAIRE, type adulte accompli, ne va-t-il pas étouffer le GEMEAUX adolescent ? Il n’en est rien, car celui-ci aspire aisément l’apport de force et de dynamisme émanant du SAGITTAIRE. Il en résulte pour ce type, contradictoire en apparence, une bonne dose d’enthousiasme, multipliant les projets, les initiatives, sans trop se soucier des difficultés. Le plaisir de l’action emporte tout, mais cet enthousiasme manque de consistance et retombe sans que les problèmes aient été résolus. C’est pourquoi la capacité de réflexion géminienne doit absolument précéder le passage à l’acte voulu par le SAGITTAIRE. Ces chutes d’enthousiasme inattendues sont mal acceptées par le natif, qui ne s’en juge pas responsable.

Toutefois, ce type est fortement marqué d’ambivalence, l’une des deux tendances l’emportant alternativement, ce qui est dû à l’aspect d’opposition entre ces deux signes. Tous deux considérés comme mutables, c’est à dire enclins au changement et à l’alternance, ils ne peuvent vivre que dans une sorte d’instabilité, qui a au moins le mérite de n’être pas monotone, bien qu’un tel comportement soit en général peu apprécié. Du charme, de la séduction, certes, mais des caprices et des variations bien exaspérantes, avec des remises en cause perpétuelles.

En revanche, une certaine générosité, un esprit plutôt brillant, talonné par le désir de ne pas rester noyé dans la masse, de montrer qu’il n’est pas conformiste, sont là des traits très apparents. L’alliance des Dioscures et de JUPITER se fait en faveur d’une justice égale pour tous. Si l’on peut critiquer un certain esprit de provocation celui d’un étudiant contestataire Qui ne vieillirait pas -, on ne peut lui reprocher aucune tendance à la méchanceté ou à la duperie volontaire. S’il déçoit, c’est parce qu’il se prend lui même à la flamme de ses illusions. Sa fantaisie, son besoin de surprendre et d’étonner ne manquent pas de séduction. Le GEMEAUX ASCENDANT SAGITTAIRE aime à produire la surprise et l’étonnement, car il se sent rassuré et oublie alors ses propres contradictions, persuadé qu’il est de sa propre importance et anxieux de gagner la confiance des autres. L’intérêt pour la médecine, mais une médecine liée aux connaissances naturelles souvent oubliées, n’est pas rare dans cette configuration. Quant aux voyages et déplacements, ils sont très souvent une note dominante de l’existence.

Un exemple typique se trouve dans le thème de Gérard de Nerval, «le prince d’Aquitaine à la tour abolie», où bien d’autres éléments entrent en jeu, mais où la dualité va jusqu’à la dissociation d’une personnalité envahie par le rêve, parcourant l’Orient à la recherche d’un fantôme.

GEMEAUX ASCENDANT CAPRICORNE

La dualité GEMEAUX CAPRICORNE met en présence une nouvelle fois l’TERRE et la TERRE. La fusion de leurs tendances respectives est beaucoup plus malaisée qu’avec le TAUREAU, premier signe de TERRE mais de nature Vénusienne. La nature saturnienne du CAPRICORNE exprime une stabilité un peu pesante, s’extériorisant difficilement, d’une patience à toute épreuve. C’est vraiment l’antithèse de la nature mercurienne, toute de spontanéité et d’expression verbale et gestuelle. Il est donc à craindre que le natif des GEMEAUX se trouve contraint de réprimer, sinon de refouler, ses tendances à la liberté en tous domaines et à la mobilité.

C’est un peu, a-t-on pu remarquer, la coexistence entre l’adolescent fantaisiste, voire frondeur, et le vieux sage se référant sans cesse a une expérience déjà ancienne, et craignant le changement. Certes, tout n’est pas négatif et, dans bien des cas, il faut admettre que le GEMEAUX y gagne plus de pondération, plus de concentration intellectuelle s’il V perd en humour et en élan. Les études d’un jeune GEMEAUX ASCENDANT CAPRICORNE se dérouleront régulièrement, avec plus de réflexion, de coordination; leur objectif final gagnera en précision.

Dans les meilleurs cas, l’adolescent fera preuve de ténacité, et son travail soutenu lui permettra de se lancer dans des entreprises de longue haleine quel que soit le temps nécessaire.

L’aspect coneret de l’existence devient prioritaire, la vision des choses est lucide, parfois même assez dure. Le CAPRICORNE apporte son ambition persistante : l’alliance bien équilibrée entre les deux partenaires donne la certitude d’un succès social et professionnel, parfois relativement tardif, atteignant un niveau de sécurité où aucune crise ne sera à redouter. On fait souvent mention d’activité dans les carrières juridiques, la médecine, les sciences, mais le succès peut être ailleurs.

Si l’ASCENDANT CAPRICORNE se révèle plus puissant que le côté GEMEAUX, le sujet risque le surmenage, de brusques problèmes de santé sous forme de troubles respiratoires et rhumatismaux.

De toute façon, la réussite ne doit pas se construire au détriment du côté GEMEAUX, qui n’est pas toujours capable de fournir les efforts exigés par le côté CAPRICORNE, et se culpabilise s’il ne se sent pas capable de réaliser la tâche entreprise. Il serait souhaitable que le natif s’accorde toujours la somme de détente et de loisirs variés qui constituent le sel de son existence.

GEMEAUX ASCENDANT VERSEAU

L’TERRE sous sa double appartenance à un signe mutable et à un signe fixe se laisse malaisément définir. Libre dans sa spontanéité géminienne, comprimé sous sa forme VERSEAU, il enregistre les moindres réactions environnantes et les répercute en les transformant à son gré. La cérébralité s’amplifie : le côté GEMEAUX y gagne dans la mesure ou il aurait trop tendance évoluer au niveau du quotidien et où, sa vision des choses s’élargissant, il peut s’attaquer à des problèmes plus vastes. Tout en conservant son individualité, à laquelle il tient farouchement, il peut prendre conscience de l’utilité d’un travail collectif.

Quant au côté VERSEAU, souvent plus nerveux et tendu que le GEMEAUX, il peut alors se décrisper, et humaniser sa tendance à voir les choses sous un aspect trop technique, trop idéologique.

Le couple MERCUREURANUS, qui gouverne ces deux signes donne une intelligence subtile, aimant les idées peu communes, les nouveautés. Les arguments sont exposés sous une forme paradoxale propre à couper net toute réplique. Les us et coutumes, les traditions sont allègrement bousculées au profit de tout ce qui est surprenant et inattendu. L’allure peut se faire volontiers provocante, mais cela se trouve maintenant dépassé et rien ne peut plus choquer au troisième millénaire. L’effet de surprise du VERSEAU a maintenant perdu toute son efficacité à moins d’atteindre un niveau, un paroxysme même, qui ne puisse donner l’impression du déjà vu.

Le GEMEAUX ASCENDANT VERSEAU donne en définitive l’image d’un être de bonne volonté, fortement intellectualisé, éprouvant le besoin indispensable de dialoguer, multipliant les contacts humains, recherchant les possibilités d’expression de lui-même, de préférence dans un environnement compréhensif. Il évolue avec aisance au milieu des idées, des théories, des programmes, sans pour autant négliger l’application pratique de ce foisonnement d’idées. Il tend à se projeter dans un avenir reconstruit, mieux organisé et même planifié. Il a besoin sans cesse d’inédit pour créer une idée d’un monde nouveau, un peu trop proche peut-être de la science-fiction. Certains trouveront une évasion dans le domaine de la musique, d’autres dans l’enseignement, le journalisme technique. Ils sont aptes à diriger des séminaires, des stages de formation, des groupes de recherche.

A un niveau plus modeste, on trouve des sujets moins aptes à mettre leurs idées personnelles en pratique, mais capables d’occuper des emplois spécialisés, techniques.

GEMEAUX ASCENDANT POISSONS

Rien n’est simple dans cette combinaison zodiacale, moins encore qu’avec l’ASCENDANT SCORPION, autre exemple de l’union difficile de l’TERRE et de l’Eau.

La logique et le besoin de clarté des GEMEAUX se bloquent devant l’extrême irrationalité et la nébulosité des POISSONS. Un tel sujet éprouve une grande insécurité sur ce terrain mouvant et s’efforce de trouver une base solide à sa personnalité, recherche chimérique qui a besoin de forts appuis planétaires pour aboutir.

L’TERRE et l’Eau sont cependant tous deux assez fluctuants au gré des circonstances, mais il faut tenir compte ici des complications dues à NEPTUNE, planète maîtresse des POISSONS, astre qui est plus à l’aise dans l’imaginaire et l’évasion que dans le coneret, trop TERRE-à-TERRE. Mais les POISSONS sont soumis à deux maîtres planétaires, le second étant JUPITER ä, astre beaucoup plus axé sur les réalités et le bon sens que NEPTUNE. Tout dépendra alors de l’étude du thème individuel, qui seul peut montrer le vrai maître du jeu : JUPITER ä, indice d’épanouissement dans la légalité, ou NEPTUNE, facteur d’idéal souvent peu compatible avec les nécessités quotidiennes.

Il en résultera deux possibilités. Si NEPTUNE domine, ce peut être le cas d’un intellectuel ou d’un artiste, recherchant l’expression subtile et poétique de ses visions intérieures. Si JUPITER domine, ce sera plutôt un être habile, apte à tirer parti des circonstances avec une chance appréciable. L’intuition POISSONS s’oriente donc vers deux champs d’action opposés.

L’un des problèmes psychologiques soulevés dans le duo GEMEAUXPOISSONS est la difficulté que ressent le côté GEMEAUX à s’exprimer avec son aisance habituelle, tant il risque de se perdre dans les nuées des POISSONS : il éprouve alors la pénible impression d’être contraint au mutisme ou de ne pas posséder la clarté intellectuelle qui caractérise son signe.

A un certain niveau d’évolution, on peut trouver des savants, des psychologues, des astronomes, des diplomates. Le type peu évolué se contentera d’une existence apparemment paisible, livrée à la routine, avec des aspirations assez vagues, se réalisant chaque année dans des vacances qui le feront pénétrer dans un univers différent. Certains animent de petits groupes amicaux centrés sur une communauté de goûts et d’idées, comme l’écologie, l’hindouisme, le naturisme, la macrobiotique.

Le CANCER ASCENDANT BELIER

Il a des problèmes : le SOLEIL à en CANCER est en quadrature avec l’ASCENDANT ! Le natif est livré tantôt aux irrésistibles impulsions du BELIER, tantôt aux inhibitions du CANCER. Il fonce tête baissée dans une entreprise hasardeuse, puis son enthousiasme faiblit et il laisse tomber avant d’avoir atteint l’objectif. Par contre, il est capable de s’entêter dans une erreur, envers et contre tout. Quand le crabe est en prise, il ne desserre pas facilement ses pinces ! Il devra apprendre à harmoniser l’impulsivité du BELIER et la persévérance cancérienne : ce n’est pas facile.

Dans cette combinaison, le CANCER se trouve en Maison IV, celle qui lui correspond, celle du foyer : le natif sera donc très particulièrement attaché à sa famille, ses enfants, sa Maison. Dans le cas de Marcel Proust, CANCER ASCENDANT BELIER, l’attachement à la mère et au foyer fut tel qu’il ne put jamais s’en défaire pour fonder un foyer à lui.

Mais c’est un cas extrême, et le plus souvent, le CANCER ASCENDANT BELIER sera assez heureux en ménage : la BALANCE, signe de chance et de bonheur conjugal, est sur sa Maison VII. Il se trouvera une jolie fille, douce et accommodante, avec laquelle il vivra longtemps.

Le CANCER ASCENDANT TAUREAU

Artiste, sensible, rêveur, sensuel, c’est un être exquis dont la famille et les amis apprécient infiniment le talent et le charme, la gentillesse et la fantaisie.

Le CANCERTAUREAU vit pour la beauté. Il n’est presque pas de ce monde.

Ce sensitif, ce tendre, cet émotif, se défend mal contre la violence et la brutalité du monde ; il tourne facilement contre lui-même son agressivité, faute de pouvoir l’extérioriser. Il est ainsi plus vulnérable qu’un autre à la dépression nerveuse, et son masochisme latent attire les bourreaux, partenaires sadiques qui prennent plaisir à le tourmenter.

Ce n’est pas le TAUREAU qui aidera le CANCER à sortir de son trou : le TAUREAU est trop passif, trop stable lui-même. A eux deux, cependant, ils ont une grande persévérance dans le travail, et c’est ainsi qu’arrive un jour la réussite. Cela d’autant plus que la LUNE é, symbolisant la foule, apporte la notoriété au créateur si elle est bien aspectée.

Le CANCER ASCENDANT GEMEAUX

Petit Poucet deviendra-t-il un jour une grande personne ? Le CANCER trop attaché à sa mère ne brille jamais par sa précocité, et les GEMEAUX feux follets ne sont pas pressés non plus d’entrer dans le monde des adultes.

Au féminin comme au masculin, ils ont souvent une allure ambiguë : ni homme ni femme, mais lutin attendrissant et charmant. Des tendances homosexuelles latentes peuvent se faire jour.

Un roi de France, Charles VIII, était CANCERGEMEAUX : les historiens soulignent son manque de maturité, et je vois les guerres d’Italie comme un rêve de boy-scout avant la lettre, (Lequel boy-scout, étant roi, avait évidemment des moyens de nuire que les patrouilles de quartier n’ont pas…)

Dans d’autres cas, le CANCER semble masquer le GEMEAUX, mais l’immaturité de la combinaison se traduit autrement, par un besoin quasi névrotique de déplacements et de voyages, ou par un attachement hors saison aux traditions de l’adolescence. Je connais un CANCERGEMEAUX qui a l’TERRE d’un monsieur très posé, mais qui n’a qu’un regret dans la vie :avoir dépassé la limite d’âge pour être intégré dans une troupe de boy-scouts. Heureusement, il a des fils…

Imaginatif, souvent créatif, le CANCERGEMEAUX peut être fort agile d’esprit et de mains, il a plus d’un tour dans sa besace. Ainsi Pirandello, brillant homme de théâtre et Muriel Cerf, inoubliable auteur de l’Anti-voyage, qui raconte ses aventures avec la brillante verve du GEMEAUXCANCER.

CANCER ASCENDANT CANCER

J’en ai trouvé deux, grâce à André Barbault l’un vrai CANCER, avec non seulement l’ASCENDANT dans le signe, mais encore la LUNE é et MARS.

C’est un roi de France encore, Louis XII. Ce n’est pas un hasard s’il fut appelé le «Père du peuple» : le CANCER, bon prince, gouverne avec sensibilité et humanité.

Un autre roi de France naquit sous le double CANCER : Charles IX. Moins heureux, cet éternel petit garçon vécut, selon Barbault, toute sa vie dans un monde imaginaire, sans jamais atteindre la réalité du pouvoir autrement qu’à la chasse.

CANCER ASCENDANT LION

Tout dépend de la force du LION : si celui-ci est puissant dans le thème, vous l’entendrez rugir, et le CANCER sera complètement dévoré. Qu’en restera-t-il ? Un certain charme tendre parfois, un attachement très fort à la mère et à la famille… Mais le SOLEIL à du LION arrache le CANCER à ses brumes nocturnes, et le pousse vers l’action ouverte. Le natif ne trouve son équilibre que dans une grande activité : il est doué pour les affaires, où il entend bien être patron. La combinaison CANCER + LION donne fréquemment des gens extrêmement autoritaires, main de fer sous un gant de velours (il y a bien des crabes poilus…). En tout cas, ils sont dévorés d’ambition professionnelle ou sociale.

Le SOLEIL à se trouve ici en Maison XII : le natif a généralement un grave problème avec son père, souvent la perte de celui-ci (mort ou séparation). Il cherche toute sa vie à imiter et à surpasser ce père. Si le SOLEIL à se trouve en Maison XI, au contraire, le père est un ami, et son influence détermine les amitiés et les relations du natif.

Le CANCER ASCENDANT LION a aussi la VIERGE sur la Maison II : vous ne vous étonnerez pas qu’il ait certaines difficultés à être généreux financièrement. Tout dépend évidemment des planètes qui habitent cette Maison II, mais on peut prévoir qu’il sera généreux avec calcul :il préférera les dépenses qui rehaussent son image de marque, dépenses somptuaires qui améliorent son prestige et son standing. Pour vous faire entretenir par un CANCERLION, flattez son goût du luxe et son ambition. Une maîtresse discrète et effacée, en «backstreet», n’a aucune chance d’obtenir le moindre sou pour l’aider à vivre. Je connais quelques hommes CANCERLION parmi des hommes d’affaires très importants. Citons également, dans un autre domaine, le psychologue René Le Senne, connu pour avoir établi une typologie des caractères, toujours en usage.

CANCER ASCENDANT VIERGE

A priori, deux bêtes assez calmes. C’est qu’avec l’ASCENDANT VIERGE, le CANCER vient en Milieu-du-Ciel : ainsi s’explique l’amour de la mer, l’amour fou des voyages. Mais, comme chaque fois qu’il y a VIERGE sous roche, on trouve des écrivains, deds peintres

CANCER et VIERGE, en sextile sur la roue du Zodiaque, s’harmonisent assez bien ensemble. La VIERGE apporte sa précision au flou artistique du CANCER, et lui apprend à s’organiser avec plus de rigueur.

Le CANCER en Milieu-du-Ciel dissipe beaucoup les brouillards nocturnes du signe. Le natif parvient plus facilement à traduire ses rêves dans la réalité et à accoucher de lui-même. La VIERGE pratique, signe de TERRE, est un signe réalisateur et méthodique : elle tient le CANCER par la main et le contraint à travailler… Mais le CANCER lui apporte un souffle d’inspiration, l’imagination dont manquait cette personne trop raisonnable.

CANCER ASCENDANT BALANCE

En voilà un (une) qui trompe son monde.

Que de charme, de douceur, de diplomatie, d’élégance… La BALANCE hésitante et douce semble affaiblir le CANCER. c’est ce qui se passe parfois, certes. Mais le plus souvent, il n’en est rien (surtout chez les femmes) et j, ai trouvé de fortes personnalités sous cette combinaison astrale. Tel, par exemple, Ernest Hemingway, qu’on ne s’attendrait pas à croiser dans ces parages ;

La BALANCE, c’est VENUS tendre et artiste, certes, mais c’est aussi SATURNE, astre dur et masculin, le «grand Maléfique», comme l’appelaient les Anciens. En fait, la BALANCE, comme la VIERGE, oblige le CANCER à être plus pratique, à s’ouvrir à autrui, à réaliser ses potentialités. Au départ, cette combinaison apporte une certaine instabilité, puisque l’air et l’Eau ne sont pas compatibles. Les tensions se résolvent en activité créatrice, de caractère artistique ou social. Le mariage des deux signes, CANCER féminin et BALANCE masculine, peut être extrêmement positif si la BALANCE est bien soutenue dans le thème.

On est toujours surpris de la persévérance du CANCERBALANCE. Telle cette petite fille qui me répétait tous les matins : «Tu n’oublies pas de m’apporter une petite machine à coudre pour enfants, dis ?» A la fin, bien sûr, je l’ai apportée : que faire devant une telle insistance, douce (… mais inexorable !), étirée sur des semaines et des semaines ?

Le CANCERBALANCE est adroit de ses mains, plus ou moins artiste, et très diplomate. L’optimisme des Jupitériens du CANCER est soutenu par ce sens de l’équilibre propre à la BALANCE, qui est un facteur de chance.

CANCER et BALANCE aiment les enfants et savent instinctivement s’en faire apprécier, organiser des jeux et comprendre leurs problèmes pratiques (la BALANCE est une personne très bien organisée).

Pour en revenir à Hemingway, en se penchant sur son thème, on voit son CANCER, signe, Il aurait toujours été tenté par d’EAU, en Maison X : pas étonnant qu’il ait aimé la mer. un métier en relation avec l’Eau et les voyages… (Le CANCER adore les vieilles gens, et la tradition qu’elles portent en elles fascine son goût du passé.)

CANCER ASCENDANT SCORPION

Porteur d’un océan de rêves, le CANCERSCORPION a presque toujours des dons fantastiques de médium. Émotif, anxieux, il pressent et devine ce que les autres ne comprennent pas encore. Trop fin psychologue pour être abusé, on ne peut rien lui cacher, c’en est gênant. Il flaire immédiatement les motivations secrètes de ses interlocuteurs ; il n’agit que téléguidé par son instinct. Aussi les autres gens le trouvent-ils «irrationnel», «illogique», «dingue» dans sa façon de vivre. Mais il ne prend pas la peine de s’en expliquer. Il émane de lui un charme subtil, qui ne tient pas à sa beauté physique (laquelle est irrégulière). Il vous emporte sur sa longueur d’onde, et vous voilà séduit. Si vous n’êtes pas un peu médium vous-même, vous ne le comprendrez jamais.

Les combinaisons sont variables suivant les individus. Si le SCORPION prend le dessus, c’est un homme d’action et un fin politique. Le SCORPION aiguise le courage et l’énergie, mais l’être reste bon et accessible à tous ses intimes.

Si l’Eau du CANCER noie l’agressivité du SCORPION, le natif, pacifique et introverti, extrêmement sensible, limite ses conquêtes à la maîtrise d’un art.

Le SOLEIL à, dans cette association de signes, se trouve souvent placé en Maison VIII, Maison de la mort. Cela indique, sinon une faible longévité, du moins une faible vitalité : le natif se fatigue vite et économise instinctivement sa force vitale.

CANCER ASCENDANT SAGITTAIRE

Curieuse formule que celle-là : le SAGITTAIRE, malgré JUPITER ä, est fait d’un tout autre bois que le CANCER. Tandis que ce dernier est la lenteur même, le SAGITTAIRE est vif comme ses flèches. Il ne rêve que de voyages et conquêtes, alors que le CANCER, casanier et pacifique, préfère régner sous son rocher natal.

Le SAGITTAIRE pourrait «dynamiser» le CANCER, mais il risque aussi de le brutaliser. Le natif est sûrement un royaume divisé en deux personnages étrangers l’un à l’autre. L’action et la conquête lui permettront de surmonter cette dissonance intérieure. C’est peut-être la raison profonde pour laquelle César (CANCERSAGITTAIRE) s’est cru obligé de conquérir les Gaules… Il voulait voir la mer du Nord.

Ces natifs ont généralement le Milieu-du-Ciel en LION, ce qui ne les encourage pas à rester passivement chez eux. Avec l’ASCENDANT SAGITTAIRE, le SOLEIL à peut se trouver en Maison VII, celle des associations, amenant une vie sociale brillante et la notoriété. Mais les GEMEAUX étant sur le Descendant, cela laisse présager une vie éphémère pour ces associations (on pense aux triumvirats), ainsi qu’au moins deux mariages (si l’ensemble du thème se précise).

Le SAGITTAIRECANCER est un volcan intérieur, bouillant d’impatience d’agir, toujours sur le pied de guerre. Il ne fait pas bon se moquer de lui : ne pas oublier que CANCER + SAGITTAIRE, c’est JUPITER + JUPITER ä, le roi des dieux, s’il vous plaît, Ses colères olympiques ne passent pas inaperçues !

CANCER ASCENDANT CAPRICORNE

Voilà un animal redoutable, le plus opérationnel de tous, le vrai bulldozer à qui nul ne résiste. Tout gentil, tout doux en apparence ; mais les dents longues, longues, longues…

Extraordinairement tenace, jamais abattu, tramant ses intrigues dans l’ombre (on dit même «ourdissant», ce qui est bien plus joli), gravissant étape par étape les degrés du pouvoir, ce modeste italien réussit à devenir cardinal, ministre, confident du roi, amant ( ?), en tout cas ami de la reine, et finalement le maître de ce pays auquel il était étranger.

Le mot clé de leur existence est : ambition. Ils veulent leur morceau, et ils l’auront, non pas emporté d’assaut, mais grignoté petit à petit sur la faiblesse et la bêtise de l’adversaire.

L’alliance de MARS et SATURNE du CAPRICORNE avec JUPITER du CANCER est une machine de guerre irrésistible (à condition d’avoir un MERCURE bien aspecté et valorisé, qui permet de choisir les bons objectifs). Le temps ne compte pas pour ces gens-là, et, à force de s’accrocher, ils survivent à tous les naufrages, surmontent tous les obstacles.

Moi-même, je les déteste parfois… mais je finis à la longue par leur accorder ce qu’ils demandent, pour avoir la paix !

Cependant, ce ne sont pas des révolutionnaires : partisans de l’ordre, de la famille et de la patrie, ils n’ont rien de nihiliste. Ils veulent la puissance pour eux, mais leurs conceptions philosophiques sont extrêmement conservatrices (même s’ils ont l’habileté de ne pas le laisser voir). Ils cachent leurs dents longues et leur faim de pouvoir derrière un sourire bon enfant, des façons paternelles, un optimisme enjoué qui rassurent ceux qui vont se faire croquer.

CANCER ASCENDANT VERSEAU

Grand romantique écartelé entre le passé et l’avenir, il risque fort de mener une vie en zigzags et en montagnes russes…

Si le CANCER aime l’histoire, la famille et l’immobilisme, je vous jure que ce n’est pas le t Le VERSEAU ne se cas du VERSEAU. Aux orties, les traditions de papa ; et vive la Révolution. sent à l’aise que dans les idées d’après-demain et les techniques d’avant-garde.

Le CANCER est intimiste, tandis que le VERSEAU sacrifie ses amours à ses amitiés. Ouvrant son foyer à tous les copains, il le transforme en courant d’TERRE, et le malheureux CANCER ne peut plus s’y réchauffer : mais le VERSEAU n’en a cure, c’est un signe d’hiver, blindé contre les vents froids !

Comment concilier ces deux extrêmes en un seul être ? Les CANCERVERSEAU, ce sont des gens qui voudraient bien être d’avant-garde, et ils font tout pour s’en donner l’TERRE. Mais, dès qu’on gratte un peu, on déterre un vieux fond conservateur, voire réactionnaire… Le CANCER n’est pas doué pour la révolution. Le CANCERVERSEAU, éternellement déchiré entre le désir d’innover et celui de conserver, est un révolutionnaire en peau de balle, un tigre de papier. Il n’applique pas ses théories sociales dans la vie quotidienne. Il est fasciné par le SCORPION qui synthétise dans son venin à la fois la révolution uranienne et le rêve aquatique des marécages…

Mais foin de toutes ces méchancetés : parlons plutôt des atouts du CANCERVERSEAU : un très bon contact avec les jeunes, qu’il comprend et dont il est capable de partager les activités en excellent animateur. Le génie de l’amitié (sinon celui de l’amour). Fidélité et loyauté dans ce domaine lui apportent beaucoup d’amis avec lesquels il passe le plus clair de ses loisirs (surtout si le SOLEIL à est en Maison V : les distractions prennent alors une place prépondérante dans la vie du natif., et si le SOLEIL à est en Maison VI, il s’arrange pour travailler au milieu d’une équipe de copains !)

Enfin, le CANCERVERSEAU a pas mal de suite dans les idées puisque le VERSEAU est un signe fixe : on peut lui reconnaître une grande persévérance dans ses entreprises.

CANCER ASCENDANT POISSONS

Animal mystérieux, complètement étranger à la logique officielle, il aurait bien besoin d’un conjoint pratique et réaliste. C’est ce qu’il cherchera probablement puisqu’il a la VIERGE en Maison VII. Plus souvent, malheureusement, il ne se mariera pas du tout, parce qu’il est incapable de faire le minimum de ce qu’il faudrait pour cela. Émerge-t-il jamais de ses rêves ?

LION ASCENDANT BELIER

Devant cette association de deux signes de FEU, les manuels classiques n’ont pas assez d’exclamations superlatives pour vanter votre énergie, votre combativité et votre audace. Vous êtes décrit comme un entraîneur enthousiaste, un lutteur passionné et l’on évoque complaisamment les idéaux en principe généreux qui vous incitent à l’action brusque et turbulente, aux coups d’éclat plus ou moins héroïques, aux exploits un peu fous. On vous reconnaît, aussi, une franchise sans calcul, une indépendance forcenée et une autorité tranchante qui ne s’embarrasse pas de finasseries.

Un peu moins poétiquement, l’astrologie moderne vous dira que vous êtes marqué, en priorité, par des processus d’excitation qui vous poussent à réagir activement au monde extérieur sur un mode d’affrontement résolu et de percutante affirmation de soi. Cette force d’excitation sera des plus patentes si votre thème est dominé par SOLEIL, JUPITER, MARS et URANUS, de préférence en aspects harmoniques réciproques. Vous ne vous endormirez guère sur vos lauriers, vous ne vous figerez pas aisément dans un rôle de pontife bien assis sur son trône. L’expérience vous a appris les dangers de l’eneroûtement et de la routine. Pour maintenir à l’état neuf ses capacités d’affirmation, rien ne vaut l’action-éclair, l’initiative audacieuse et improvisée. Vous êtes le champion toujours prêt à remettre son titre en jeu; mais, comme vous n’avez pas craint l’affrontement immédiat avec tous ses aléas, vous sortez de chaque victoire, renforcé et raffermi, plus sûr encore de votre indiscutable supériorité. Si le SOLEIL, JUPITER, MARS et URANUS forment, entre eux, des Dissonances majeures, les processus de base sont analogues, mais vous avez plus de mal à en tirer profit. Vous risquez de gâcher une flatteuse réputation par des actions irréfléchies et inopportunes. Vos lubies soudaines, vos fracas malencontreux, tout cela risque, à la longue, de saper votre prestige et votre autorité. Les avantages acquis à force de travail enthousiaste et opiniâtre menacent fort de se réduire en fumée. Mais vous êtes un optimiste indécrottable, et vous repartez bien vite vers de nouvelles aventures, comme disent les héros de vos bandes dessinées favorites.

Vous savez adopter une ligne de conduite claire et non équivoque, l’un de vos atouts majeurs est votre faculté d’éliminer les affres du doute et de la tergiversation inquiète au moment d’agir. Avec vous, on ne risque pas de se morfondre dans les longues ruminations stériles. Le revers de la médaille, ce sont les simplifications abusives, les prises de position violemment partiales, et d’autres jugements aussi hâtifs que catégoriques. Vous qui êtes si sensible aux thèmes d’indépendance et de liberté, vous risquez de vouloir asséner aux autres vos solutions-miracles avec une paradoxale et virulente intolérance. Si, dans votre ciel, dominent des Dissonances de LUNE, NEPTUNE, SATURNE ou PLUTON, vous vivrez vos tendances sur un mode plus intériorisé : théories d’autant plus audacieuses et radicales qu’elles ne risquent guère d’avoir à affronter l’épreuve de la mise en pratique, oeuvres violentes pleines de panache, de bruit et de fureur, qui n’égratignent que la toile et le papier ou ne risquent d’écorcher que les oreilles délicates.

LION ASCENDANT TAUREAU

Deux signes fixes, deux signes forts, deux animaux imposants…Il n’en faut pas plus pour que la tradition vous attribue un caractère entier. Extrêmement têtu, opiniâtre, sujet aux passions profondes et durables. Vos instincts sont puissants, vos convictions inébranlables. Vous êtes doté, en principe, d’une volonté de fer et d’une ambition à toute épreuve, mais aussi, assez souvent, d’une bonne dose de susceptibilité et d’égoïsme. Si, dans votre thème, la prépondérance des deux signes s’assortit d’une nette dominance d’URANUS, de JUPITER et de SATURNE, vous avez de fortes chances de vous reconnaître sans ambiguïté dans ce portrait traditionnel. Il convient cependant d’être plus analytique.

En vérité, même si les deux signes se rejoignent effectivement par leur côté systématique, jusqu’au-boutiste et obsessionnel, leur dynamique de base est bien différente, pour ne pas dire opposée. Le LION entend atteindre ses buts en s’ouvrant au monde, en s’extériorisant, en s’affrontant activement à tout ce qui gêne sa progression. Le TAUREAU préfère réaliser ses ambitions en se fermant aux remous et tourbillons de la vie sociale, en opposant sa force d’inertie à tout ce qui menace sa tranquillité foncière et l’empêche de mener à bien son programme. Loin des agitations futiles et de la course au vedettariat, il préfère cultiver son jardin, s’enraciner, jouir pleinement d’une vie simple et saine en bûchant avec application ses centres d’intérêt de prédilection. On conçoit que vous puissiez ressentir de pénibles tiraillements entre votre goût du spectaculaire et vos aspirations au calme et au confort, entre vos ambitions plus ou moins mondaines et vos besoins instinctifs, entre les impératifs d’une ascension sociale active et la nécessité non moins pressante de souffler un peu. A supposer que vous parveniez à coordonner vos tendances au fil des ans, vous tendrez à mettre votre force d’affirmation, votre esprit d’entreprise et vos ambitions sociales au service de vos aises, de votre bien-être élémentaire, d’une vie paisible à l’abri du besoin. A quoi bon, pensez-vous, acquérir puissance et renommée si c’est pour y perdre la santé ?Vous vous défiez de toute audace qui ne déboucherait pas sur des avantages en nature. Vous ne vous démènerez et vous ne remuerez ciel et TERRE que si vous pressentez du solide, du palpable et du coneret au bout de vos efforts tenaces. Vous déserterez les chemins de la gloire qui ne mènent pas à la Maison de campagne. Et, pour arriver à vos fins, vous savez mieux que personne enrober votre détermination massive d’une diplomatie de salon qui n’exclut pas une astuce de commerçant avisé.

L’une de vos faiblesses majeures – car vous en avez, malgré tout – c’est le risque de vous murer dans vos certitudes sommaires, d’en tirer prétexte pour vous enferrer dans la routine en refusant le renouvellement de vos conceptions. D’aucuns pourront trouver dommage que les colères et révoltes du LION qui est en vous ne se mobilisent pour de plus hautes causes que la défense de vos intérêts de propriétaire. Il n’est pas exclu, cependant, qu’un NEPTUNE particulièrement fort dans votre thème, ne vous permette de vivre vos tendances foncières sur un mode plus idéaliste, plus poétique, davantage axé sur la puissance obsédante des rêves, des fantasmes et des violents sursauts du coeur. C’est le cas, par exemple, de l’écrivain canadien Anne Hébert.

LION ASCENDANT GEMEAUX

LION et GEMEAUX, un félin et deux bambins, ça vous fait un sacré trio qui s’entend très bien; tous les astrologues – ou peu s’en faut – sont, pour une fois, d’accord là-dessus. Dans cette heureuse alliance, en effet, les deux signes s’épaulent et se rehaussent mutuellement, On vous dit à la fois fort et souple, ferme et mobile, persévérant et plein d’à-propos, volontaire et plein d’entregent. Le LION se fait moins abrupt, le GEMEAUX se fait moins futile. Une dominance harmonique des planètes MERCURE, MARS, JUPITER et SOLEIL devrait faciliter la réalisation de ce beau programme. Voyons cependant les choses de plus près.

Il est plusieurs possibilités d’évolution de vos tendances. Sur le mode accompli, par exemple, vous pouvez, à mesure que vous mûrissez, refuser la spécialisation et l’étroitesse de vue. Pour vous, la véritable force doit être polyvalente, jouir d’une entière liberté de manoeuvre et ne pas craindre les contradictions possibles entre les façons dont elle s’exerce. Il ne sert à rien, pensez-vous, de rompre les obstacles pour s’affirmer si vous devez vous retrouver, à chaque fois, dans une nouvelle cage. Vous serez donc tenté de diversifier vos moyens d’affirmation, ou de travaux, à partir d’une compétence indiscutable dans un domaine précis, matière à de multiples variations, pirouettes, facéties et jeux d’esprit. Mais que vous ayez plusieurs cordes à votre arc n’atténue pas pour autant la force et la détermination de chacune des flèches que vous décochez.

Une autre façon de vivre positivement vos tendances consiste à vous dégager, peu à peu, des oeillères d’un Moi trop imbu de son nombril; à exorciser, par l’humour, votre désir foncier d’être le plus fort, le plus beau, le plus riche où le plus célèbre. Peut-être, aussi, vous montrerez-vous suprêment habile à masquer vos appétits ambitieux sous des dehors légers et primesautiers. Plus d’un adversaire, distrait par vos virevoltes aimables de papillon, ne s’apercevra que trop tard de la force de vos mâchoires. Sur un plan plus élevé, vous êtes, en principe, fort doué pour donner une diffusion maximale à vos idées fortes comme à vos sursauts d’indépendance. Vous saurez les répandre dans un vaste public, en montrer la valeur universelle par le biais de stylisations hardies, non exemptes d’esthétique.

Si SATURNE, LUNE, NEPTUNE, MERCURE ou PLUTON dominent en dissonance votre thème, vous êtes plutôt un LIONGEMEAUX du genre inadapté. La tendance à la dispersion des GEMEAUX ne risque guère d’atténuer vos phobies léoniennes. Vous qui auriez besoin d’analyser en profondeur pour moins perdre votre sang-froid, commettre moins d’impairs, vous voilà irrésistiblement attiré, tel un papillon de nuit égaré chez un éclairagiste, par les mille sollicitations contradictoires du monde qui vous environne. Vous qui êtes soucieux de perfection, à la recherche d’un droit chemin et d’une claire devise sur votre fier drapeau; vous vous culpabilisez de vos errements et incertitudes, qui ne font que croître, au fil du temps. La maîtrise d’une bonne technique de relaxation vous ferait certainement le plus grand bien.

Comme pour la combinaison précédente, les astrologues font chorus, mais cette fois pour souligner les profondes divergences des deux signes en cause. A entendre les plus catégoriques, vous portez en vous l’irréductible dualité du jour et de la nuit, du clair et du ténébreux, de la maturité et de l’infantilisme; on va même jusqu’à dire – pour ceux qui sont un peu phallocrates sur les bords – la masculinité triomphante et la féminité soumise. En nuançant davantage, on peut effectivement admettre, en gros, que vous arborez un double visage : une face conquérante, spectaculaire, active, ambitieuse et mondaine côtoie une autre face toute de repli, de rêverie, de goût pour l’intimité douillette et les secrets émois du coeur. Cependant, ne citer, du LION, que ses facultés adaptatives et ne retenir du CANCER que les faiblesses des types inadaptés, ne me semble pas très équitable : nous avons déjà fait connaissance avec les faiblesses du LION, et il existe aussi des Cancers forts.

Si le SOLEIL, la LUNE, JUPITER et URANUS dominent harmoniquement votre thème, vous avez des chances d’appartenir à cette dernière catégorie.

Réussissant alors votre évolution du LION au CANCER, vos conquêtes et vos audaces, loin de vous inciter à faire cavalier seul, ne vous donneront que plus d’assurance pour consolider la cohésion du groupe auquel vous appartenez : que ce soit votre famille, une communauté quelconque, ou un clan cimenté par les mêmes intérêts. Vous userez de vos certitudes et de votre aplomb pour renforcer l’implantation dudit groupe, pour en perpétuer les traditions et lui épargner le déracinement. Vous le nourrirez de votre énergie rayonnante, n’ayant de cesse qu’il n’ait atteint sa pleine efficacité dans les limites de son champ d’action. Vous savez vous montrer, pour parvenir à vos fins, particulièrement tenace et persévérant, faisant preuve de hautes aptitudes d’organisateur ou de gestionnaire. Mais vous êtes tenté d’ériger vos maximes percutantes et vos arguments massues en règles morales et moralisatrices à l’usage des brebis dont vous estimez être le tout-puissant berger. Ce qui, à mon sens, est certainement l’un de vos travers les plus agaçants.

Pour le cas où vous rateriez plus ou moins votre évolution du LION au CANCER, la liste des divergences fondamentales évoquées plus haut permet déjà de se faire une petite idée de vos avatars probables. Repentant retour au bercail après des frasques d’enfant prodigue :renoncement à une autonomie quasiment acquise, par peur, refus des responsabilités, ressenties comme écrasantes, repli dans le rêve et l’imaginaire, tentatives de passions totales et de liberté inconditionnelle se soldant par un refuge dans le romanesque platonique… L’on n’en finirait pas, apparemment, d’égrener la litanie des piteux échecs qui vous menacent. Mais, vous rejeter, illico, dans la poubelle réservée aux minables, comme le ferait plus d’un astrologue bien-pensant, ce serait méconnaître les avantages féconds de l’inadaptation, en tant que remise en cause des valeurs en cours. Et vous, LIONCANCER inadapté, face à l’agressivité arriviste qu’il est de bon ton d’afficher en notre siècle de fer, vous êtes très bien placé pour dresser, comme un bouclier salutaire, la pacifique innocence du jardin d’Eden.

LION ASCENDANT LION

Ne supposez pas que la présence simultanée de l’ASCENDANT et du SOLEIL dans le LION, multiplie automatiquement par deux la qualité des performances de l’animal. Il est plus juste de parler d’une meilleure continuité de comportement, chaque nouvelle expérience vous confortant dans vos orientations primitives et vos mobiles originels.

Ainsi, les sursauts successifs de votre force débloquante sont autant de paliers qui rehaussent votre confiance en vous-même et vous confirment vos hautes aptitudes pour la voie que vous vous êtes choisie. Plus encore qu’un autre LION, vous avez horreur des impasses de l’échec. Vous vous efforcez de ne faire déboucher vos audaces que sur des situations qui vous laisseront le champ libre pour un nouveau bond en avant. De tels exploits, naturellement, sous-entendent une conscience aiguë de vous-même et une parfaite lucidité quant à vos dons et compétences. Cette perpétuelle reconduction de vos certitudes mobilise plus que jamais votre persévérance, votre obstination, votre ténacité. Vous vous sentez obligé d’être perpétuellement sur la brèche. Vous ne sauriez résister à la tentation de vous jeter dans la mêlée, dès qu’une compétition, pour peu qu’elle soit dans vos cordes, s’annollce à l’horizon. Le processus n’a pas que des avantages, en particulier pour les risques de surmenage et de tension qu’il implique. Vous prenez trop à coeur le maintien d’une réputation, lourde à soutenir sans faiblir. L’image déjà évoquée du LION équilibriste vacillant tout en haut de sa pyramide d’exploits, sans cesse à deux doigts de la dégringolade, devrait vous faire réfléchir sur les dangers des forcings trop ambitieux.

Si vous êtes un LION plutôt inadapté du genre maladroit et gaffeur, vos déconvenues ne vous conduisent pas à pousser plus avant votre réflexion analytique. Elles vous maintiennent au contraire dans vos jugements sommaires et péremptoires. A une saine recherche d’explication cohérente, vous substituez, de plus en plus, une susceptibilité maladive constamment à l’affût des supposés saboteurs de votre gloire éclatante.

LION ASCENDANT VIERGE

Si l’on se réfère aux portraits classiques, voilà encore un couple passablement contrasté, proche parent du couple LIONCANCER. On sera tenté d’opposer ici les fanfaronnades à la modestie, la générosité sans calcul à la mesquinerie intéressée, l’aplomb phénoménal aux pudeurs outrées, le goût du grandiose fastueux à la simplicité de la violette, et le reste à l’avenant. Mais nous n’expliquerons pas ce caractère en le figeant dans ses contradictions. Essayons plutôt d’en saisir la dynamique interne, à savoir le passage d’un déblocage briseur de limites à un blocage étroitement auto-protecteur.

A première vue, et surtout si, dans votre ciel, dominent des Dissonances majeures de LUNE, SATURNE, NEPTUNE ou PLUTON, ce n’est pas un passage très facile. Toutes vos entreprises audacieuses, en effet, tendent à se solder, chez vous, par une conscience aiguë de leur démesure et de leur caractère irraisonnable. Du moins les jugerez-vous démesurées et irraisonnables, eu égard à vos besoins minimes, et aux modestes capacités que vous avez tendance à vous attribuer. On comprend qu’à la longue, cela puisse émousser votre mordant, vous conduire au fatalisme résigné, vous. inciter aux replis craintifs devant les vastes horizons qui ne demanderaient qu’à s’ouvrir. L’amélioration de votre sens analytique ne se manifeste guère que par des coupures inquiètes de cheveux en quatre. Vos dissections vétilleuses ne sont qu’un prétexte à éviter l’affrontement d’un échec supposé inéluctable. Autre avatar possible : la maladresse gaffeuse dont vous faites preuve dans vos rapports sociaux de LION fragile peut vous conduire à limiter lesdits rapports au maximum. Vous vous réfugiez, peu à peu, dans une insociabilité bourrue, hérissant vos manies et vos particularismes comme autant d’écueils pour décourager l’accostage. Mais, du fond de votre retraite, peut-être serez-vous le premier à vous lamenter sur la solitude des grands hommes à qui l’on n’a pas donner leur chance.

Vous pouvez vivre votre inadaptation de façon un peu plus positive en usant d’un humour grinçant et d’une ironie désabusée pour dénoncer les m’AS-tu-vu, les bluffeurs, les outrecuidants et les puissants de cette TERRE, sans qui tout serait tellement plus clair, plus vrai, plus simple. Vous avez plus fortement conscience que d’autres de l’inanité de leurs prétentions et de leur inaptitude foncière à rendre le quotidien plus habitable en modelant le cadre de vie à la mesure de l’être humain.

Si vous êtes d’un genre plus adapté, sans doute viserez-vous avant tout, par vos exploits et sursauts héroïques, à consolider un individualisme discret, tenace et orgueilleux. Toute initiative est bonne qui, au bout du compte, vous permet de vous suffire, d’affirmer votre autonomie sans vous encombrer, jusqu’au bout, de mondanités paradantes. Vous avez soin de ne vous colleter qu’à des tâches à votre mesure. Vous organisez, vous prévoyez, vous pesez soigneusement les risques. Vous rectifiez votre puissance instinctive en la passant par le fil d’une logique acérée qui sait faire la part entre les bravades futiles et les efforts utiles.

LION ASCENDANT BALANCE

De l’avis général des augures classiques, sur la route en pente douce qui mène du LION à la BALANCE, tout glisse à merveille. La volonté de puissance met de l’Eau dans son vin; la griffe redoutable se gante de velours; le rugissement impérieux se mue en dialogue roucoulant. Notre fauve se pare et se pomponne au goût du jour pour mieux gagner les faveurs des salons. Au risque d’altérer un peu la belle harmonie du tableau, une analyse plus fine et plus objective devrait nous permettre d’en retrouver les traits essentiels, mais en nuançant davantage nos appréciations élogieuses.

Du LION à la BALANCE, nous passons de l’excitation débloquante à l’excitation associative.   Permanence, par conséquent, de l’ouverture au monde et de l’attrait pour la vie extérieure. Mais, si l’expansion se fait au départ sur le mode de l’affirmation personnelle, de la brusque rupture audacieuse vis-à-vis des habitudes paralysantes de votre milieu, tout cela ne doit pas vous couper de la société ou faire obstacle à votre intégration. Vous serez ravi, au contraire, de pouvoir contribuer, par vos salutaires sursauts, à une plus grande souplesse des rapports humains, à une meilleure entente, au dénouement des conflits. Mais, en même temps, vous espérez bien bénéficier, par ricochet, d’un regain d’estime, d’une réputation de conciliateur magnanime qui rehausse votre propre image.

L’un des atouts majeurs que vous octroie la BALANCE, c’est la maîtrise de vos phobies secrètes, un affinement opportun de vos facultés d’analyse, de votre subtilité, de votre sens des discriminations savamment dosées. Flairant ce qui est dans le vent, prompt à saisir les plus minimes modifications dans l’équilibre des forces, vous avez l’art de choisir le bon moment pour vous mettre en avant. Et quand vous le faites, vous savez employer les mots qu’il faut et adopter l’attitude adéquate pour maintenir vos avantages ou persuader autrui du bien-fondé de ce que vous leur imposez. Rien d’étonnant, dans ces conditions, à ce que l’on puisse vous trouver aimable, avenant, poli et pondéré. A vous regarder d’un oeil plus critique, on vous jugera peut-être comme un habile manipulateur, qui ne songe, en fin de compte,qu,à satisfaire ses ambitions, reniant sans vergogne ses risettes et ronds de jambe dès lors qu’ils ne servent plus ses desseins.

Si votre dominance planétaire vous porte à l’idéalisme contemplatif, vous serez davantage porté à renier vos racines léoniennes en prêchant la fraternité contre l’égoïsme, la compréhension d’autrui contre les certitudes arrogantes, la douceur et la justice contre l’arbitraire du fort, du bête et du méchant. Il se trouvera forcément des gens bien intentionnés pour vous taxer de songe-creux irréaliste et inefficace, de naïf un peu trop porté à sous-estimer les appétits de domination de ses semblables. Mais vous persisterez, envers et contre tous, dans vos rêves flambants de liberté généreuse.

LION ASCENDANT SCORPION

Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous n’avez pas la réputation d’être particulièrement commode. Si vous êtes fidèle à vos deux signes, tels qu’ils sont habituellement décrits, vous faites effectivement preuve d’un sacré caractère : farouchement individualiste, extrêmement volontaire, entier, combatif, exclusif, passion né, jaloux et susceptible…Par-dessus le marché, la tradition astrologique vous gratifie d’une autorité magnétique irrésistible. Vos animaux-symboles, certes, ont de quoi impressionner tous ceux qui ne demandent qu’à l’être. Vous ne vous privez guère d’user et d’abuser des diverses façons d’en imposer aux autres. Mais ne nous en laissons pas conter…

Un peu comme dans le cas du LIONASCENDANT TAUREAU, vous réunissez, dans votre formule, deux signes obsessionnels, systématiques et inflexibles, dont les moyens respectifs d’affirmation ne se ressemblent guère. Vous êtes, en conséquence, porté à des comportements contrastés, dont vous pouvez plus ou moins bien maîtriser l’alternance. Une forte dominance harmonique de SOLEIL, JUPITER, URANUS et MARS devrait vous permettre de jouer sur le double tableau LIONSCORPION au mieux de vos intérêts. Vous saurez, dans ce cas, user tour à tour de la vertu des proclamations spectaculaires, des actions fracassantes, puis de celle des cabales, intrigues, pièges plus ou moins sournois et lents travaux de sape. Vous serez simultanément habile aux manoeuvres souterraines et à la bataille au grand jour. Le SCORPION apporte au LION ce qui lui manque souvent : la finesse, la ruse, la subtilité, l’art de jouer au chat et à la souris, de tirer les ficelles des empoignades les plus confuses, de frapper juste et net au point capital, au moment crucial. Vous savez affiner vos initiatives ambitieuses, parfaire leur efficacité par une meilleure analyse ou par une maîtrise consom mée de la propagande insinuante. Vous serez peut-être tenté de consacrer votre énergie débordante au renforcement d’un clan étroit ou de quelque subversion secrète; ou bien, de spécialiser vos audaces dans des domaines considérés comme tabous, choquants, ou, tout au moins, dérangeants pour le confort intellectuel de vos semblables. Même dans ces cas-là, vous comptez bien recueillir en retour une hausse de prestige et remonter dans votre propre estime.

Lorsqu’une mauvaise coordination entre vos deux signes apparaît, la claironnante prise à rebrousse poil des usages vous vaudra plus sûrement la réprobation publique que les lauriers attendus. Vous vous exposez ainsi à vous aliéner les purs et durs de votre camp, qui ne manqueront pas de vous reprocher le côté un peu théâtral de vos révoltes. Vous risquez, enfin, d’empêtrer vos fougueux élans dans l’inextricable réseau de vos propres machinations, de vous retrouver prisonnier de la Bastille que vous comptiez démolir. Sans doute serez-vous tenté de vous imaginer grandi et renforcé par les persécutions dont vous vous croyez l’objet. Or, si vous retiriez de vos expériences le sens critique qui vous manque peut-être en partie, vous seriez redoutable pour démasquer les hypocrisies des puissants.

LION ASCENDANT SAGITTAIRE

Devant un tel duo de signes de FEU, la Tradition, bien évidemment, ne peut manquer d’exalter votre ardeur, votre enthousiasme, votre esprit aventureux, votre énergie généreusement déployée. On vous reproche, parfois, d’être un peu envahissant dans vos exubérances; mais l’on vous dit, aussi, bon compagnon, honnête, loyal, courageux et compatissant, le tout pimenté de la noblesse chevaleresque, seyant à un LION mâtiné de Centaure. En somme, à en croire vos augures, au hit-parade du parfait héros de bonne compagnie, vous avez de fortes chances de bien vous placer sur le podium.

Une dominante harmonique de SOLEIL, URANUS, MARS et JUPITER, planètes d’affirmation active, ne peut qu’accentuer votre ressemblance avec ce portrait flatteur. Un portrait que tous les conformistes pleinement adaptés ne manqueront sans doute pas d’apprécier, mais qui montre bien vite sa relativité et ses insuffisances. D’une manière plus abstraite, on peut dire qu’en évoluant du LION au SAGITTAIRE, votre volonté de puissance tend à élargir au maximum son champ d’action, à diversifier le plus possible ses points d’impact. Non pas, à la manière des GEMEAUX, en dilettante papillonnant et superficiel, mais en reliant constamment entre elles vos nouvelles conquêtes, qu’elles soient d’ordre matériel ou intellectuel, d’ordre humain ou affectif. Vous ne vous contentez plus de briser les clôtures. vous explorez à fond la campagne environnante et vous pour vous ébattre comme un cabri, liez connaissance avec tous les habitants. Vous vous mouvez dans un réseau d’expériences variées, d’accointances multiformes, de connaissances éclectiques, tissant, dans leur ensemble, la parfaite image du système de pensée de votre époque, le fidèle reflet des coutumes dominantes de votre milieu. Vous n’êtes plus un fauve sauvage, mais un animal civilisé. Toujours dynamique, autoritaire et impulsif. mais vous savez y mettre les formes, vous plier aux modes, vous conformer aux lois. Vous mobilisez vos énergies surabondantes pour défendre, en preux baladin, les valeurs et les idéaux de votre temps. Votre punch peut faire merveille quand il s’agit d’organiser, de fédérer, de coordonner, de faciliter les échanges et les rapprochements à l’échelle la plus vaste possible. Vous savez surmonter tous les obstacles.

En cas de Dissonances ou de dominantes planétaires contraires, vous risquez plusieurs écueils : ainsi, en brassant trop d’affaires, vous diluez vos forces dans mille projets qui se mêlent, s’entremêlent et se contrarient mutuellement. D’aucuns pourront vous soupçonner de philanthropie intéressée, vos bons offices et vos louables initiatives n’étant destinés qu’à rehausser votre prestige personnel. Si vous êtes d’une trempe contestataire, prenez garde, plus qu’un autre, au risque de récupération de vos audaces par les bien-pensants. Défiez-vous, enfin, de vos tendances à la mythomanie et à la folie des grandeurs, ainsi que des accidents stupides qui brisent net l’élan des risque-tout trop confiants en leur étoile.

LION ASCENDANT CAPRICORNE

L’alliance d’un LION bourru et d’une Chèvre revêche incitant beaucoup moins aux envolées lyriques, les manuels ne font pas de vous un portrait aussi chatoyant que celui du LIONSAGITTAIRE. Vous ne passez pas spécialement pour aimable, mondain et primesautier. On aurait plutôt tendance à vous reprocher votre sérieux, votre froideur impérieuse. Votre mépris hautain pour ceux qui traversent la vie en flânant, sans se fixer de buts et sans vouloir lutter. La quasi-unanimité des astrologues se fait à votre endroit : l’on s’accorde à vous reconnaître une extrême ténacité, une volonté de fer, un esprit réfléchi et, enfin, et surtout, une ambition effrénée, superposant les froids calculs aux planificateur. ardents combats.

Votre conformité avec ces images d’Epinal est, comme d’habitude, fortement subordonnée à vos dominantes. Dans le cas présent, une prépondérance harmonique de SATURNE et du célèbre quatuor SOLEILJUPITERURANUSMARS devrait favoriser une coopération optimale de vos deux signes. La valeur de l’expérience, pour vous, n’est pas un vain mot. Plus le temps passe, et plus vous savez juger et jauger la portée réelle de vos succès, vous détacher des emballements et griseries du triomphe, parcourir de haut en bas et de bas en haut, d’un regard froid, le monumental escalier qui mène au sommet de la pyramide. Le LION vous permet de surmonter avec panache les difficultés de l’ascension, de vous hisser toujours plus haut de marche en marche. Le CAPRICORNE vous aide à éliminer les futilités qui risqueraient de vous détourner de votre but ou de vous faire faire une chute malencontreuse : il vous rend sourd au chant troublant des sirènes, il vous rend aveugle à la fleur tentatrice qui pousse à côté.

Dans les cas extrêmes, notamment en cas de Dissonances des planètes susnommées, votre détachement vis-à-vis de ce que vous considérez comme accessoire peut être tel, que vous ne craignez pas d’éteindre tout sentiment humain, allant jusqu’à sacrifier père, mère, amours et amis sur l’autel de votre réussite.

Si, dans votre thème, dominent harmoniquement des planètes comme SATURNE, NEPTUNE, ou PLUTON, vous serez plutôt enclin à prendre peu à peu du champ par rapport aux ambitions agressives et aux appétits matériels gloutons. Les luttes de préséance, le fracas des tournois pour le pouvoir, tout cela vous sera prétexte à de hautes méditations sur la vanité de la course aux lauriers, à l’élaboration de théories profondes sur l’ordre immanent à l’âme ou aux cosmos. Bien plus important, à vos yeux, que l’ordre factice imposé par d’éphémères fantoches. On vous reprochera de vous murer dans votre tour d’ivoire, de jouer les intouchables supérieurs pour masquer votre impuissance à faire avancer vraiment les choses. Mais vous connaissez mieux que quiconque l’inutilité des efforts pour contenter tout le monde et son père.

Il peut arriver, aussi, que vos planètes dominantes vous écartèlent entre l’affirmation et l’effacement; auquel cas, vous ressentirez durement les divergences de vos deux signes. Vos succès les plus éclatants auront toujours un arrière-goût de cendre. Vos ascèses les plus sévères se ressentiront un peu d’une arrogance catégorique qui les rendra finalement peu convaincantes.

LION ASCENDANT VERSEAU

Deux signes diamétralement opposés sur le cercle zodiacal : voilà qui laisse présager des interprétations traditionnelles tout en contrastes, conflits et tiraillements. Luttes les plus couramment évoquées : l’orgueilleux dominé par ses passions contre le doux sage, acquis à la sérénité; l’égocentriste à tout crin wntre le fraternel universaliste. , le monarque absolu contre le démocrate libéral; le fauve vorace contre l’ange désintéressé. Dans cette histoire, vous n’êtes pas sans remarquer qu’à l’inverse du grand méchant LION, le gentil VERSEAU fait un peu figure de chouchou. Sans doute, certains astrologues s’imaginent-ils se concilier ses, bonnes grâces, au seuil de l’ère aussi mirobolante qu’incertaine qui porte son nom.

En vérité, une fois définis de façon naturelle, vos deux signes ne manquent pas de points communs pour réussir leur alliance. Sauf dominante planétaire franchement contrariante,, vous êtes porté à vous extérioriser, à agir, à vous plonger dans le monde qui vous entoure pour le modifier. Vous avez horreur de la résignation sous toutes ses formes. Vous savez, mieux que d’autres, mobiliser vos énergies pour faire évoluer les situations, par un sursaut libérateur. A vos yeux, rien n’est impossible, tout vaut la peine d’être tenté. Cette liberté sur tous les fronts s’appuie, au départ, uniquement sur la quête de l’invulnérabilité d’un Moi, qui cherche à étendre ses pouvoirs, son espace vital, son autorité personnelle. Fermement campé sur votre aplomb et vos certitudes, vous prendrez peu à peu conscience d’une forme de liberté d’un ordre plus général, plus collectif ou plus abstrait : celle qui consiste à réinventer les usages, à donner un sens neuf aux rapports sociaux, à remettre en question les préjugés intellectuels ou moraux, à savoir déceler tout ce qu’il peut y avoir de prometteur et de positif dans ce qui laisse les autres indifférents, ou dans ce qui semble voué à l’échec. Bien vécu, le processus peut avoir l’avantage de mobiliser votre dynamisme mordant et instinctif pour des causes généreuses ou des tâches rénovatrices. Il vous permettra peut-être d’échapper à l’auto-suffisance du LION pur en libérant votre personnage de ses oeillères. Mais sachez qu’en cas de dissonance uranienne, martienne ou jupitérienne, votre volonté de puissance initiale risque d’opérer des retours de flamme aussi subits qu’offensifs. Quand vous parlerez d’imagination au pouvoir, on finira par vous suspecter de ne vous servir de la première que pour conquérir le second, Et quand vous vous mêlerez d’éclairer les autres de vos sages conseils, peut-être verront-ils se profiler, derrière vous, comme une ombre de despote.

Si vos planètes dominantes vous portent davantage vers la tendresse active que vers l’arrivisme, votre générosité ne connaîtra pas de bornes, votre naïveté non plus. Vous accorderez un crédit illimité à autrui, parfois aux dépens de votre sécurité personnelle et de votre santé. Votre confiance irréfléchie en vos propres forces vous conduit ici à faire fi des instincts de conservation, à gaspiller votre énergie par brusques saccades, jusqu’à épuisement prostré. Si vous êtes intériorisé, peut-être vous muerez-vous en philosophe indulgent et compatissant, la tête pleine d’intuitions radieuses ou de solutions miracles, contemplant rêveusement les furieuses empoignades pour le pouvoir, toujours un peu fasciné, malgré tout, par ce que vous aurez su dépasser.

LION ASCENDANT POISSONS

Le LION n’a rien d’un lapin, le POISSONS n’est pas forcément une carpe, mais le mariage des deux signes, de l’avis général, n’en est pas moins l’un des plus incongrus du Zodiaque. Pensez donc : il s’agit d’unir la fanfare des rugissements sonores avec le mystérieux monde du silence, les coups de griffes et de crocs avec la fuite glissante entre les doigts, le SOLEIL aveuglant de midi avec les ténèbres des abysses, le trône inamovible en or massif avec les amples déferlements de l’univers océanique…Devant cette somme de problèmes apparemment insolubles, quelques-uns vous conseillent de résoudre vos dilemmes en faisant carrément deux parts dans votre existence : la première, toute d’ambition énergique, consacrée à la vie mondaine, extérieure, spectaculaire; la seconde, toute de suave renoncement, vouée à la culture de vos jardins secrets, à la méditation extatique, ou à quelque tâche humanitaire dont vous ne tirez ni gloire ni puissance. Certains, supposant la synthèse réussie, se hasardent poétiquement à vous dépeindre comme un prince munificent venu d’un ailleurs indéfinissable, comme une impérieuse reine tout embrumée d’irréel, ou comme un saint ermite rayonnant d’on ne sait quelle irrésistible et bienveillante autorité.

Traduite en termes un peu plus prosaïques, l’évolution possible de vos comportements n’est pas sans rappeler, par certains côtés, celle du LIONCAPRICORNE. Là aussi, vous tendez à vous détacher des vanités superficielles, des glorioles puériles, des limites d’une domination uniquement fondée sur les vertus des discours tonitruants et des grands coups d’épaule dans les portes. Cela ne veut pas forcément dire que vous renonciez à ladite domination, comme pourraient le faire croire les portraits traditionnels. Vous pouvez, au contraire, par le biais des POISSONS, lui donner des formes autrement plus subtiles et redoutables. En fait, vous savez très bien, dans votre for intérieur, où vous voulez en venir. Mais délaissant les méthodes voyantes archiconnues, vous excellez à employer des procédés inhabituels et des cheminements imprévus qui endorment la vigilance de vos adversaires éventuels.

Peut-être vivrez-vous ces tendances foncières sur un plan plus général ou plus élevé que celui des rapports de concurrence. La force irrésistible et tenace du LION vous soutiendra dans votre quête d’absolu. Vous saurez vous confronter sans faiblir aux vérités essentielles du monde, vous les éprouverez dans la plénitude de leur poésie, en sachant faire fi de toute idée préconçue. Sondant ainsi les abîmes du mystère universel, vous prendrez fortement conscience de l’inanité des petits orgueils individuels, de la fragilité des ambitions les plus arrogantes, face à l’infini et à l’éternité qui ont, infailliblement, le dernier mot.

En cas de Dissonances majeures de NEPTUNE, LUNE, SATURNE et PLUTON, ce cheminement peut étouffer en vous toute velléité d’affirmation, transformer peu à peu votre phobie de l’échec en immobilisme impénétrable. Vous courez le risque de vous murer dans de chatoyantes rêveries de monarque perpétuellement EN EXIL, de diluer vos plus nobles idéaux dans la mer étale de votre indolente indifférence. Espérons que vous aurez su, tout de même, cultiver quelque moyen d’expression permettant la mise en valeur de vos richesses intérieures.

***VIERGE ASCENDANT BELIER

BALANCE ASCENDANT BELIER À

Non seulement son sens de l’équité commandera à ce type de veiller à ce que la justice règne dans toutes les affaires auxquelles il sera mêlé, mais il osera encore s’attaquer avec vigueur à l’injustice. Sa sociabilité naturelle sera soutenue par son désir de se rendre utile aux autres vers lesquels le pousse un grand élan de dévouement.

Esprit largement ouvert au monde environnant, il est avide de savoir et à l’affût de tout ce qui est nouveau. Mais sa trop grande mobilité l’expose au danger de la dispersion.

L’instabilité commune aux deux signes empêche ce type de travailler avec méthode et persévérance. C’est, avec le désintéressement, une des raisons pour lesquelles il sera un mauvais défenseur de ses intérêts personnels.

VENUS â et MARS ã, planètes maîtresses de ces deux signes, forment un couple dont la mythologie a fait le symbole de l’amour-passion, même s’il scandalisait l’Olympe, VENUS â étant l’épouse légitime d’Héphaïstos, dieu du FEU souterrain. Il est donc normal que ce type soit poussé à faire très tôt un mariage d’amour car les natifs de la BALANCE reçoivent ici du BELIER À cette ardeur conquérante qui manque à leur panoplie d’amoureux.

On sait que les BALANCE ont un sens artistique développé ; mais s’ils sont fort habiles à reproduire ce que d’autres ont créé, ils sont rarement des créateurs. L’union de MARS et de VENUS â leur en donne précisément la possibilité.

Un autre défaut des BALANCE est leur indécision. A force de peser le pour et le contre, ils n’arrivent pas à prendre de décision. Le BELIER À, qui est impulsif et a tendance à se jeter tête baissée dans l’aventure pour réfléchir ensuite aux conséquences, va donner à la BALANCE l’impulsion nécessaire ; en retour, il recevra d’elle la réflexion qui lui fait un peu défaut. On voit que, dans ce domaine aussi, la combinaison des deux influences peut avoir les plus heureux effets.

De la même façon, la mise en train, toujours assez longue chez les BALANCE, va bénéficier du sens de l’initiative et de l’esprit d’entreprise du BELIER À. Mais si ce dernier commence facilement ce qu’il entreprend – parfois même avec précipitation -, il a de la peine à terminer sa tâche car il manque de la patience nécessaire pour mener une action à son terme. Malheureusement, la BALANCE ne lui sera pas ici d’un grand secours car les natifs de ce signe, comme de tous les signes d’AIR, fixent difficilement leur attention de façon durable sur un seul objet.

Ce natif est généreux et ne se laisse pas arrêter dans son élan par des calculs sordides. Enfin, il sait dire non quand il a choisi son parti.

En revanche, le manque d’objectivité, l’esprit de contestation, la brusquerie, ou même la brutalité, peuvent altérer ses rapports avec autrui quand l’influence du BELIER À déborde trop largement celle de la BALANCE. Mais ce n’est pas là le cas général.

Les tempêtes d’équinoxe qui sont propres aux deux signes, ne resteront pas toujours intérieures, comme chez les natifs de la BALANCE, mais elles pourront se manifester au grand jour avec une violence explosive.

Quant à l’apparence physique, qui dans beaucoup de cas dépend d’abord de l’ASCENDANT, elle sera heureusement influencée par la BALANCE qui adoucira les traits accusés et énergiques du BELIER À en leur donnant un peu de cette grâce Vénusienne qui, pour une femme surtout, lui fait fâcheusement défaut.

BALANCE ASCENDANT TAUREAU

Ce mariage entre la BALANCE et le TAUREAU donne un être de sentiment très sensible aux manifestations les plus «aériennes» de l’art, telles la musique et la danse, mais aussi un être romanesque et sentimental, avide de sensations fortes pour alimenter sa robuste sensualité. La gourmandise lui fait rechercher les plaisirs de la table qu’il sait également apprécier en gourmet.

Ses besoins esthétiques le poussent à créer autour de lui un cadre harmonieux, mais sans grande originalité, car il donne volontiers dans un sage conformisme. Son rêve, c’est de posséder une Maison à la campagne, au milieu des fleurs qu’il adore. Il se sent profondément enraciné dans la TERRE et recherche instinctivement son contact comme le faisait le géant Antée.

Ses dons artistiques devraient trouver à s’exercer sur la matière car il a le sens des lignes, des volumes et des formes : la sculpture et la peinture modernes sont des moyens d’expression propres à lui convenir car elles se sont fortement «matérialisées». La musique «conerète» évolue dans le même sens. Ces dons artistiques ont d’autant plus de chances de s’exprimer à travers lui que la BALANCE est un signe d’AIR et le TAUREAU un signe de TERRE. Or, la nature nous offre des exemples de ce que ces deux éléments peuvent réaliser quand ils s’unissent pour oeuvrer ensemble. Dans certains déserts, le sable soulevé par les tempêtes de vent sculpte les roches des montagnes disséminées à travers les étendues arides et leur donne des formes étranges qui font penser à des silhouettes animales ou humaines. Il y a là une indication intéressante quant aux possibilités de réalisation contenues dans la combinaison de ces deux éléments.

Le besoin de plaire, commun à la BALANCE et au TAUREAU, est à la base de la grande sociabilité de ce type. Alors qu’avec la BALANCE, cette sociabilité n’était qu’inconsciemment intéressée, elle risque avec le TAUREAU d’être utilisée à des fins égoïstes en lui donnant l’occasion de se faire des relations qui serviront ses intérêts immédiats ou l’aideront à réaliser son idéal de possession et de jouissance.

On connaît la vivacité d’esprit de la BALANCE, sa pensée souple et mobile, prête à appréhender mille objets. Le danger d’éparpillement est la rançon de cette constante disponibilité. Mais le réalisme, la concentration et l’obstination méthodique du TAUREAU vont stabiliser et discipliner la pensée vagabonde et quelque peu fantaisiste de la BALANCE pour en faire un instrument efficace au service de réalisations conerètes.

La volonté «massive» du TAUREAU s’humanise au contact de la VENUS â uranienne, mais il lui est difficile d’accepter la perpétuelle irrésolution de la BALANCE. Aussi l’incite-t-elle à prendre des décisions, mûrement réfléchies certes, mais irrévocables.

La subtilité et la souplesse de la BALANCE seront malgré tout utilisées pour atteindre le but, clairement défini.

La taille est généralement moyenne, le corps plutôt trapu. Les traits réguliers sont assez beaux, mais le visage dilaté a tendance à s’alourdir avec l’âge. L’ensemble a quelque chose d’un peu massif .

BALANCE ASCENDANT GEMEAUX Â

Cette combinaison consacre l’union de deux signes d’AIR et des deux planètes dites inférieures, VENUS â et MERCURE á.

Toutes les qualités, bonnes ou moins bonnes, qui s’attachent aux signes d’AIR, s’extériorisent dans ce type, avec la liberté qui est propre à l’TERRE. L’élan vital est ici au service de l’intellect qui imprime sa marque à tout le comportement. Ce type est spontané, naturel et décontracté. Largement ouvert au milieu environnant, il réagit vivement à toutes les sollicitations extérieures.

L’énergie est assez capricieuse car l’attention a de la peine à se concentrer durablement sur un même objet. Il en résulte un manque de suite, non dans la pensée qui procède volontiers par intuition, mais dans l’action qui ignore les buts utilitaires.

L’indécision chronique de la BALANCE est renforcée par la démarche virevoltante des GEMEAUX Â. Il est alors difficile à ce type d’imposer sa volonté aux autres. Ce n’est d’ailleurs pas son but ; il aspire davantage à communiquer avec eux, à les comprendre et, si possible, à les convainere qu’à les dominer pour les soumettre à sa volonté.

Car ses ambitions sont surtout d’ordre intellectuel. Dans ce domaine, la nature l’a comblé en lui donnant une intelligence claire, vive, perspicace, souple, déliée, toujours disponible, quoique parfois fantaisiste, inconstante et inégale.

VENUS â apporte sa grâce, son charme et sa sensibilité, et ce type apparaît aux autres comme un être gai, enjoué et affable, être de communication, il aime la compagnie et a pour chacun des paroles aimables. Il excelle à distraire les invités. Comme il a des lumières sur un grand nombre de sujets et qu’il connaît beaucoup de monde, il a toujours quelque chose à raconter. Il le fait de façon fort plaisante et parsème son récit de remarques cocasses ou originales ; elles sont le fait d’un observateur auquel rien n’échappe et qui a le sens de l’humour.

On comprend aisément que tous ces dons sont autant d’atouts qui lui permettent non seulement de briller en société, mais également de plaire sans qu’il s’y efforce beaucoup. C’est aussi pour cela que ses attachements sont peu durables. Sollicité de toutes parts, il résiste mal au plaisir de jouer de son charme pour séduire qui lui plaît. Mais ses sentiments ne sont pas assez profonds pour qu’il ne soit pas tenté de chercher de nouvelles sensations. Les regrettables penchants de la BALANCE, qui «papillonne» volontiers, trouvent là dans les GEMEAUX Â un allié de choix.

Son inconstance ne se manifeste pas qu’en amour. Elle lui joue aussi des tours dans tous les domaines de la vie. Son dilettantisme de touche-à-tout lui permet rarement d’aller jusqu’au bout de ses entreprises et l’empêche de construire sa vie sur des bases solides. Comme les gens qui travaillent avec le vent, il fait des bulles. Et même si, par la grâce de VENUS â, son vent a le charme du zéphir, il n’en est pas moins du vent.

L’alliance de VENUS â et de MERCURE á réunit les conditions favorables à l’éclosion de dons artistiques. C’est surtout dans le domaine littéraire qu’il peut s’exprimer comme romancier, essayiste, biographe ou poète. La musique – c’est l’TERRE qui propage les sons – peut également l’attirer.

BALANCE ASCENDANT CANCER

En tant que signe d’AIR, la BALANCE insuffle (cardinal) des pensées qui tendent vers un état d’équilibre dont la paix et la justice sociales sont des manifestations conerètes. Gandhi, apôtre de la non-violence, est un bon exemple de l’impact que peut avoir un idéal de justice et de paix lancé par un natif de la BALANCE.

Le CANCER   est un signe d’EAU. En tant que signe cardinal, il diffuse dans son milieu environnant les forces instinctuelles de son inconscient qui se traduisent par des sentiments, des émotions, des sensations et des souvenirs dont se nourrit son imagination. C’est ainsi que, à travers ses livres, Proust qui avait le SOLEIL à et trois planètes en CANCER a projeté (cardinal) avec force sa vie émotionnelle vers ses lecteurs.

Car la BALANCE et le CANCER réunissent les deux planètes féminines par excellence, VENUS â et la LUNE é, tandis que MARS ã, la planète virile, est en «débilité», aussi bien dans la BALANCE (exil) que dans le CANCER (chute). Aussi les valeurs féminines risquent-elles d’écraser les valeurs masculines.

Le caractère est doux, bienveillant, serviable, conciliant, tolérant, mais dangereusement impressionnable. Le sens de la famille et l’amour des enfants sont fortement marqués. Le tempérament sensuel est alimenté par une imagination vive échafaudant des romans que le sujet vit intensément.

La sensibilité risque de prendre une place démesurée avec tous les inconvénients qu’entraîne une telle prédominance. Le caractère est soumis à de constantes fluctuations provoquées par le flot d’impressions et de sensations auxquelles tout être humain est exposé. Les conséquences de cette hypersensibilité sont d’abord une grande vulnérabilité aux agressions de la vie, vulnérabilité qui s’accompagne le plus souvent d’une susceptibilité pouvant prendre des formes pathologiques. Ensuite, le sujet subit d’autant plus facilement l’influence des uns et des autres que sa volonté est déficiente. La seule façon pour lui de résister aux pressions extérieures est de leur opposer sa force d’inertie qui est grande, mais cela ne saurait suffire dans tous les cas.

Le CANCER   n’a malheureusement aucune de ces mâles vertus qui pourraient compenser les faiblesses bien connues de la BALANCE : le manque d’affirmation de soi et l’indécision. Le sujet est donc bien mal armé pour surmonter les déceptions sentimentales que le destin ne lui épargnera pas et qui l’atteignent au plus profond de lui-même.

En revanche, le fort sentiment de justice que lui donne la BALANCE peut exalter le besoin de dévouement propre au CANCER . L’action désintéressée lui fournit alors un moyen d’échapper aux effets débilitants d’une sentimentalité stérile.

Une aide non négligeable peut également venir du conjoint. Si celui-ci a assez de force de caractère, ses conseils et ses encouragements pourront aider le sujet à acquérir le sens des responsabilités.

Le domaine le plus fécond pour ce type mixte sera celui de l’expression artistique. Pour peu que le destin lui ait «remis» à la naissance une quantité suffisante de TERRE, l’alliance de l’imagination et de la sensibilité esthétique lui permettra de se réaliser dans une œuvre d’art.

Physiquement, cette combinaison donne des êtres de taille très moyenne et même plutôt petite et trapue, aux formes pleines.

BALANCE ASCENDANT LION

Le LION comme la BALANCE sont des actifs, extravertis et sociables. Mais l’action du LION, dans ses manifestations dissonantes, devient facilement dominatrice, orgueilleuse, théâtrale, parfois même cynique. C’est de ces excès que le préserve la BALANCE qui arrondit les angles d’une nature un peu trop impérieuse. La bienveillance et la délicatesse Vénusiennes atténuent ce qu’une attitude hautaine pourrait avoir d’insupportable.

Le dynamisme du LION, sa puissance de volonté, son esprit d’initiative et son sens de l’organisation bousculent les hésitations chroniques de la BALANCE, tandis que l’enthousiasme léonien réchauffe la tiédeur de ses ambitions.

L’esprit d’équité de la BALANCE, son indulgence, sa bienveillance et son idéal de paix empêchent le LION de tomber dans le despotisme auquel pourrait l’entraîner son besoin de domination. La BALANCE pourra même révéler le côté le plus noble du caractère léonien qui est fait aussi de générosité et de magnanimité.

Le sens esthétique est très développé dans les deux signes. La BALANCE et le LION ont un égal sentiment du beau, même si ce n’est pas pour les mêmes raisons. Le LION a besoin d’être entouré de belles choses parce qu’elles flattent sa personne qui ne saurait se contenter d’un décor médiocre, tandis que la BALANCE vit dans un cadre raffiné parce qu’il lui procure les émotions esthétiques dont son âme a besoin.

Le résultat, c’est que le natif de la BALANCE ASCENDANT LION s’efforce de vivre dans un décor qui allie le bon goût à la qualité et à la richesse des matériaux.

Il fait preuve de recherche jusque dans sa façon de s’habiller car il choisit autant que possible des vêtements qui le «classent». Il se montre dans les manifestations artistiques consacrées surtout à la musique, au chant et à la danse. Il est même possible que, non content d’admirer les créations des autres, il manifeste une authentique vocation artistique.

Sa réussite sociale semble aussi avoir les faveurs de la chance. Il est vrai que tant de qualités mises au service d’une carrière ne peuvent que conduire aux honneurs flattant agréablement sa vanité de LION. Un LION qui sait utiliser au maximum les relations que draine vers lui la sociabilité d’une BALANCE, qui, livrée à elle-même, aurait moins d’ambition.

Le signe sur lequel se trouve l’ASCENDANT détermine en grande partie l’apparence physique. Celle du LION peut être solaire ou léonine. C’est sans doute vers la première, plus belle, que l’influence de VENUS â fera pencher la BALANCE. Mais quelle que soit cette apparence, elle sera toujours avantageuse. Des traits réguliers et bien dessinés, un teint clair, des cheveux blonds tirant sur le roux, un corps plutôt mince, de taille plus élevée que la moyenne, presque athlétique, ou bien très moyenne, mais trapue. Le sujet se tient très droit, mais la souplesse ondulante de la BALANCE l’empêche de se figer dans une raideur qui le ferait paraître désagréablement hautain.

BALANCE ASCENDANT VIERGE

MERCURE á, maître de la VIERGE, fait plutôt penser à Minerve, la déesse de la froide sagesse. Minerve présidait à l’ordre social et, s’il lui arrivait d’intervenir dans la guerre, ce n’était qu’après mûre réflexion. Elle patronnait les arts libéraux et l’artisanat. Pour les Anciens, elle était la VIERGE par excellence, celle dont le coeur ignorait la passion.

C’est l’alliance du sentiment et de la raison. On sait combien le natif de la BALANCE est capable de s’inventer de prétextes pour repousser le moment où il lui faudra commencer un travail. A condition évidemment qu’il ne soit pas soumis à un rythme de travail imposé parce qu’il n’est que le maillon d’une chaîne dans une usine, ou un rouage nécessaire au fonctionnement d’une administration. Quand notre BALANCE a enfin réussi à se décider, il se ménage de nombreuses pauses car ce n’est pas un acharné du travail auquel, de toute façon, il ne porte qu’un intérêt très relatif . A moins qu’il ne fasse un métier d’art dont l’exercice s’apparente pour lui davantage au jeu qu’au travail. Or, la VIERGE va créer dans ce domaine un nouvel équilibre dont ce type mixte ne peut que profiter.

En effet, le Virginien manifeste de remarquables qualités dans le travail. Son ingéniosité lui permet tout d’abord de s’adapter aux circonstances qui ne le prennent jamais vraiment au dépourvu car c’est un prévoyant qui a de la ressource. Puis, après avoir analysé la situation, il apporte dans l’exécution de sa tâche de la méthode et une grande conscience. C’est un méticuleux que rongent les scrupules. L’efficacité lui importe avant tout : il veut obtenir des résultats conerets.

Ses défauts sont ceux de ses qualités. C’est un perfectionniste qui est toujours tenté de donner trop d’importance aux détails car, dans sa minutie, il ne veut rien laisser au hasard. Pour mieux se concentrer, il étouffe sa sensibilité, se replie sur lui-même et réduit volontiers la communication avec le monde environnant aux sujets qui entrent dans le cadre de son travail. Cependant les détails l’empêchent souvent d’avoir une vue synthétique des choses. Effrayé par ce qu’il imagine être la complexité de sa tâche, il devient nerveux et développe un sentiment d’infériorité qui se traduit finalement par une modestie excessive.

Heureusement que la BALANCE apporte son contrepoids. En réfrénant ce goût virginien du détail, elle permet au sujet d’être plus détendu et de prendre de temps en temps ses distances par rapport à un travail qui menace de l’accaparer. Il obéit alors un peu moins à la froide logique et un peu plus à la fantaisie. Et comme il ne refuse pas de s’ouvrir aux autres, servir n’est plus seulement un devoir, cela devient aussi un plaisir.

Si les deux signes se complètent avec bonheur, ils rendent malgré tout le sujet hésitant. La VIERGE par prudence et la BALANCE par équité. C’est le seul point qui puisse encore poser problème car il y a fort à parier que ce défaut, loin de s’atténuer, risque de devenir gênant. A moins qu’une forte composante martienne dans le thème n’empêche le sujet de devenir la victime de ses tergiversations.

BALANCE ASCENDANT BALANCE

C’est la combinaison de ceux qui sont nés autour du lever du SOLEIL à. Tout ce qui a été dit jusqu’ici à propos de la BALANCE vaut très largement pour ce type qui est en principe d’une grande homogénéité. Les qualités et les défauts du signe sont amplifiés par cette double appartenance à un même signe zodiacal. Nous avons affaire là à une sorte de mariage «consanguin», et l’expérience montre que ce genre d’alliance donne des enfants plus fragiles que les autres.

Pour toutes ces raisons, il paraît souhaitable que le sujet doublement BALANCE ait un thème qui comporte une seconde dominante zodiacale (par exemple, trois ou quatre planètes dans un autre signe). Elle fera heureusement contrepoids à une influence qui, en s’exerçant trop exclusivement, risquerait de déséquilibrer le sujet, ce qui serait assez paradoxal dans le cas d’un BALANCE !

Dans cette affaire, c’est surtout l’homme BALANCE qui pourrait souffrir d’un excès de sensibilité et de charme car, de toute évidence, ces qualités conviennent mieux à une femme qu’à un représentant de l’autre sexe.

BALANCE ASCENDANT SCORPION

L’Eau du SCORPION, signe fixe, est une EAU dormante. C’est l’Eau des marécages. «Il n’est pire EAU que l’Eau qui dort», dit la sagesse populaire. Cette EAU des marais à la surface paisible, à peine troublée de temps à autre par l’éclatement silencieux de quelques bulles montées des profondeurs, cette EAU ne dort qu’en apparence. Sous son miroir trompeur se cache la plus grande effervescence. C’est une EAU de mort qui peut, ou non, redonner la vie.

Le SCORPION est le royaume de MARS ã, dieu de l’énergie. Mais ce n’est plus l’énergie en liberté du BELIER À. C’est une énergie contenue et comprimée qu’une étincelle suffirait à libérer brutalement.

Cette alliance de la BALANCE et du SCORPION marie également MARS et VENUS â. Étant donné le caractère volcanique du SCORPION, les feux de cette passion ne vont plus brûler comme une flamme claire et pure. C’est plutôt une lave destructrice.

D’un côté, la nature profonde du sujet, représentée par le signe solaire, aspire à créer une vie harmonieuse où tout est mesure et sensibilité, et tend à s’insérer sans heurt dans une société plus ou moins dominée par les préjugés. De l’autre, le signe ASCENDANT qui influence fortement le comportement. Ennemi des nuances, le SCORPION est entier dans ses affections comme dans ses haines. Alors que la BALANCE emprunte la voie du milieu, le SCORPION prend les sentiers qui escaladent les crêtes ou plongent dans les ravins. Autant l’un est affable et charmeur, autant l’autre est abrupt et inquiétant. La comparaison des deux signes n’est finalement qu’une longue suite d’oppositions.

Il est donc naturel que cette alliance donne souvent un être instable et plein de contradictions.

Grâce à la BALANCE, le sujet peut offrir un visage serein et des manières courtoises : mais, sous ces dehors aimables se cache une énergie indomptable que les épreuves ne réussissent pas à décourager quand, sous l’inftuence du SCORPION changé en aigle, elle est tendue vers un idéal élevé.

Cependant sous cette apparence harmonieuse peut également se dissimuler un être qui s’abandonne à l’instinct destructeur et autodestructif du SCORPION. C’est le côté «serpent» du signe qui n’a pas su se transformer en aigle, puisque le reptile et le rapace sont les deux figures opposées d’un même symbole.

Les conflits que ne manqueront pas de susciter les contradictions inhérentes à cette combinaison risquent de rester sans solution satisfaisante. Ils feront naître chez le sujet des tensions insupportables qui le feront vivre dans l’angoisse. Or, l’angoisse n’est que trop souvent le premier pas sur le chemin qui mène à la dépression nerveuse, une des formes de l’autodestruction.

En revanche, si le sujet développe les possibilités les plus hautes contenues dans le signe du SCORPION, il trouvera finalement un allié dans la BALANCE qui, au-delà de ses complaisances et de ses facilités, est éprise d’un idéal de beauté et de justice. Alors, ce type s’apaisera et se transfigurera à mesure que passeront les années. Et puis la BALANCE peut jouer un rôle modérateur, assouplir une autorité trop raide, atténuer une critique trop virulente, civiliser un comportement trop rude.

Physiquement, ni la BALANCE ni le SCORPION ne sont des signes de grande taille. Toutefois, le SCORPION peut donner un corps musclé, robuste et de forte carrure. Le visage est «mouvementé» et il serait comme taillé au couteau si la BALANCE ne venait, selon son habitude, adoucir un peu les traits. Le regard ne s’oublie pas car, malgré sa froideur, il exerce une sorte de fascination magnétique.

BALANCE ASCENDANT SAGITTAIRE

Le FEU du SAGITTAIRE auquel s’unit la BALANCE n’est plus le FEU dévorant et changeant du BELIER À, ni le FEU rayonnant et constant du LION, mais le FEU mystique qui, tel celui du buisson ardent dont parle la Bible, brûle sans consumer. En accord avec le caractère mutable ou double du SAGITTAIRE, c’est le FEU de la transformation et de la sublimation.

Activé par l’air de la BALANCE, le FEU du SAGITTAIRE va conduire les natifs de ce type vers l’idéal élevé que montre la flèche du centaure, symbole du signe.

C’est également l’union de VENUS â et de JUPITER ä, ces deux planètes que les Anciens appelaient la Petite et la Grande Fortune.

Le sujet s’intéresse sincèrement aux autres. Il fait preuve à leur égard de compréhension et de tolérance. Il a un sens aigu du droit et ne supporte pas l’injustice. Rien d’étonnant à ce qu’il prenne fait et cause pour les faibles qui, dans nos sociétés modernes, sont exposés à toutes sortes d’oppressions.

Cela ne l’empêche pas d’avoir un côté conformiste puisqu’il est prêt à accepter l’ordre social avec toutes ses imperfections et à tenir compte du «qu’en-dira-t-on». Sa profonde sociabilité lui donne le goût des réceptions qu’il organise pour traiter avec faste ses amis ou ses relations dans la mesure évidemment où ses moyens le lui permettent. Il choisit de préférence les professions qui le mettent en contact avec les autres.

L’affection des gens lui est aussi précieuse que nécessaire. Mais l’intérêt qu’il porte à ses semblables ne l’empêche pas d’être très occupé de lui-même. Cependant, il s’agit moins d’égoïsme que d’égotisme. Il aime qu’on reconnaisse sa valeur et il lui est bien difficile de résister à la tentation des honneurs. Il tient beaucoup à ce que son «image de marque» soit la meilleure possible. Pour cela, il essaie de tirer parti des nombreuses relations que lui apporte la BALANCE pour gravir les échelons de sa carrière.

A ces traits de caractère plus ou moins communs aux deux signes, le SAGITTAIRE ajoute une dimension spirituelle qui fait défaut à la BALANCE. C’est que le SAGITTAIRE, neuvième signe, est analogue à la Maison IX, secteur des grandes explorations sur le TERRE comme dans le ciel. Il franchit aussi aisément les frontières de son pays que celles des préoccupations quotidiennes de l’esprit pour pénétrer dans l’univers abstrait de la philosophie ou de la religion. Animé d’une forte volonté de progrès, il veut aller toujours plus loin. Le SAGITTAIRE est essentiellement le signe de l’expansion. Il est d’ailleurs lié dans le schéma de l’Homme-Zodiaque aux cuisses qui sont comme les bielles de la machine humaine grâce auxquelles l’énergie se transforme en mouvement.

Il manifeste un solide optimisme car il croit fermement à sa bonne étoile. C’est vrai qu’il est souvent favorisé par la chance, mais il faut reconnaître qu’il apporte de son côté des qualités qui contribuent efficacement à sa réussite sociale : intelligence, sens de l’organisation, ambition, dynamisme, volonté, générosité, sens des contacts. La BALANCE qui, dans ce domaine, a de nombreuses lacunes, se contente d’apporter sa sensibilité, sa délicatesse, son charme et son tact pour parfaire l’oeuvre commune.

Le type harmonique présentera un visage aux traits fins, quoique marqués, avec un nez puissant, un front haut et droit et un teint coloré. Le corps est svelte. Ou bien les traits sont plus grossiers et le corps tend à s’alourdir avec les années.

BALANCE ASCENDANT CAPRICORNE

La BALANCE et le CAPRICORNE, c’est l’alliance de VENUS â, planète de la sensibilité et du charme, et de SATURNE å, planète de la réflexion et de l’ambition. Ce n’est pas une alliance impossible car nous avons vu que ces deux planètes étaient dignifiées dans la BALANCE, VENUS â y étant EN DOMICILE et SATURNE å en EXALTATION.

Comme SATURNE å est en dignité à la fois dans la BALANCE (EXALTATION) et dans le CAPRICORNE (domicile), il a de bonnes chances de l’emporter sur VENUS â. Il est d’ailleurs dans sa nature persévérante et ambitieuse de s’imposer en marquant cette combinaison de son empreinte. L’influence Vénusienne de la BALANCE risque de n’apparaître qu’en contrepoint, d’autant plus que la BALANCE saturnienne peut peser dans cette association d’un poids plus lourd que la BALANCE Vénusienne.

Le Capricornien est un angoissé qui, même dans les circonstances les plus joyeuses de la vie, est incapable de goûter pleinement son plaisir. La BALANCE, en revanche, a le sens de la fête et le goût des réunions entre amis ou copains qui sont autant d’occasions d’oublier les soucis de l’existence tout en cultivant l’amitié.

Le CAPRICORNE n’est pas signe de TERRE pour rien : il aime le travail et y apporte toute son attention et tous ses soins. Comme il a un sens élevé du devoir, on peut compter sur lui. Le natif de la BALANCE, en revanche, n’aime pas le travail pour le travail. Dans le cas le plus favorable, il y voit une occasion d’exercer ses dispositions artistiques. Cependant, quoi qu’il fasse, il reste un dilettante.

Avec les années, le CAPRICORNE acquiert une assurance croissante. Ce n’est pas qu’il doutait de sa propre valeur, mais il n’osait pas le montrer car c’est un orgueilleux qui est sourd aux compliments. La BALANCE, au contraire, donne facilement dans la vanité. Son manque de confiance en soi l’amène à rechercher l’approbation et l’appui de son entourage.

En amour, le CAPRICORNE a un idéal trop élevé pour ne pas éprouver de cruelles déceptions. La méfiance qu’il en conçoit rend plus difficiles ses rapports avec l’autre sexe. Tout différent est le natif de la BALANCE qui est pétri de sentiment et ne peut se réaliser pleinement que dans un amour partagé. Malgré les échecs qu’il peut essuyer dans ce domaine, il est toujours prêt à tenter de nouvelles expériences sans rien perdre de son optimisme.

Ces contradictions ne doivent pas faire oublier les quelques points communs aux deux signes : le besoin de tendresse, la fidélité en amitié, le goût des études et de l’abstraction, la recherche d’un équilibre fondamental qui est la condition d’une vie réussie, sans parler d’une évidente inaptitude à l’affairisme.

L’intransigeance du CAPRICORNE risque souvent de l’emporter, mais elle ne pourra jamais imposer totalement sa loi à la sensibilité et au charme VENUS âiens. Il en résultera une personnalité complexe qui sera plus d’une fois une énigme pour l’entourage. Seul le type harmonique, qui se rencontre plus rarement, saura tirer le meilleur parti d’une situation ambiguë en réconciliant les tendances antagonistes dans un fragile équilibre.

L’influence prépondérante de l’ASCENDANT saturnien sur l’apparence physique se traduit par un type long, assez maigre, donnant l’impression d’être embarrassé par son corps. Le nez est allongé et la bouche médiocrement sensuelle, à moins que la douce VENUS â ne gonfle un peu des lèvres trop minces. Le front est haut et ses angles bien marqués. Malgré sa gaucherie un peu pesante. ce type a une «présence» certaine.

BALANCE ASCENDANT VERSEAU

Sans entrer dans les détails, notons que SATURNE å, maître du VERSEAU. n’est pas tout à fait le même que SATURNE å, maître du CAPRICORNE.

Ce sont des valeurs aériennes qui sont mises en relief par la combinaison BALANCEVERSEAU. L’Air est essentiellement l’élément de la communication et des échanges.

La grande sociabilité du sujet le pousse à participer activement à la vie du milieu. La BALANCE est le premier signe communautaire du Zodiaque, mais sa communauté se réduit génératement aux deux partenaires du couple. Avec les idées de fraternité du VERSEAU, cette communauté s’élargit non seulement aux amis qui sont très importants pour lui (le VERSEAU, onzième signe, est analogue à la Maison XI, secteur des amis), mais à l’humanité entière. Cet intérêt pour les autres est porté par un généreux altruisme qui confère à l’aimable sociabilité de la BALANCE une tout autre qualité. Avec une réserve cependant : le VERSEAU ne s’engage jamais au-delà de sa liberté personnelle car il n’accepte pas d’aliéner son indépendance.

Le sujet est doublement conciliant, mais ce n’est plus seulement pour les raisons quelque peu égoïstes de la BALANCE dont la tolérance est pour une bonne part motivée par son horreur d’avoir des «histoires». Le VERSEAU, qui est foncièrement désintéressé cherche sincèrement à comprendre les autres. Il est ouvert à toutes les suggestions, aussi folles soient-elles.

La BALANCE dépend beaucoup des autres car il lui faut sentir l’approbation et l’appui de son entourage. Ce n’est évidemment possible que dans le cas d’une intégration complète au milieu. Le VERSEAU a également besoin des autres, mais c’est pour répandre sur eux l’Eau vive contenue dans le vase de Ganymède, l’échanson des dieux, qui est le symbole du signe. Son goût de la liberté s’accommode mal de la dépendance dans laquelle se complaît la BALANCE. Aussi l’aiderat-il dans ce domaine à élargir son horizon et à ne pas trop compter sur les autres.

Le VERSEAU n’a pas de peine à s’adapter aux situations imprévues et difficiles que lui réserve un destin souvent heurté. On dirait même qu’il aime le changement qui les accompagne. La BALANCE, en revanche, aime son confort et souffre d’en être privé. Son destin est généralement plus facile que celui du VERSEAU.

Nous savons que le natif de la BALANCE est attiré par tout ce qui touche à l’art, tandis que celui du VERSEAU trouve son plaisir dans les spéculations mathématiques, la recherche scientifique ou les innovations techniques, quand les circonstances de la vie lui ont permis de poursuivre des études supérieures. Certains domaines professionnels, comme par exemple l’architecture ou la musique électronique, peuvent permettre de marier ces goûts qui ne sont pas incompatibles.

Physiquement, le sujet est de taille moyenne, mais s’il n’a rien d’un athlète, le corps n’en est pas moins bien proportionné. Seule peut-être la cage thoracique, à cause de l’importance de l’élément TERRE, est un peu plus développée que la moyenne. La démarche, très souple, a quelque chose de bondissant.

VERSEAU et BALANCE sont des signes de beauté. Les traits du visage ne démentent pas cette réputation. Les yeux, d’un éclat profond, ont un regard clair, tandis que les cheveux tirent sur le blond.

BALANCE ASCENDANT POISSONS

Les POISSONS, douzième et dernier signe, marquent la fin d’un cycle et des quatre cycles du quaternaire élémentaire qui constituent le Zodiaque. Voilà pourquoi le natif des POISSONS donne si souvent l’impression d’être «ailleurs», un ailleurs qui se situerait au-delà des limites de notre monde. Si son corps est là, il entend, mais n’écoute pas, il voit, mais ne regarde pas.

Ce n’est pas une attitude qui favorise l’action de la volonté sur les affaires de ce monde. Et comme un des points faibles de la BALANCE est justement sa difficulté à s’affirmer, son union avec les POISSONS va rendre ce type mixte plus velléitaire que volontaire.

Cela est d’autant plus grave que les sensibilités de ces deux signes s’additionnant, le sujet est très vulnérable aux agressions de toutes sortes qui assaillent constamment l’être humain. Il les ressent beaucoup plus profondément que les autres car il participe véritablement aux souffrances du monde. Ne trouvant pas en lui-même les ressources qui lui permettraient de faire face, soit il se réfugie dans son univers neptunien, soit il succombe à l’angoisse.

Cependant, son hypersensibilité est telle qu’il peut, en l’espace d’une heure et au gré des fluctuations de l’ambiance environnante, changer complètement d’humeur, passant avec un naturel déroutant pour l’entourage d’une profonde tristesse à une joie exubérante.

Un autre point sur lequel la BALANCE et les POISSONS se rencontrent est la fuite devant les responsabilités. Le sujet sait ce qu’il conviendrait de faire, mais comme tous les êtres velléitaires, il n’a pas assez de volonté pour éviter de tomber dans la lâcheté.

VENUS â, en dignité dans les deux signes, pousse le sujet à idéaliser les êtres et les choses. Cette tendance explique ses engouements faciles. Les humains étant malheureusement ce qu’ils sont, il arrive tôt ou tard que le sujet soit cruellement déçu par ceux qu’il avait placés sur un piédestal. De sa déception naîtrait un profond découragement s’il n’était capable de reporter bientôt son admiration sur d’autres. Mais il est quand même tenté d’accuser les autres de ne pas avoir eu les qualités qu’il leur avait si facilement prêtées.

Alors que la BALANCE, signe aérien, participe intensément à tout ce qui se passe dans le milieu, les POISSONS peuvent à tout moment s’envoler sur les ailes de l’imagination et devenir indifférents à tout ce qui se passe autour d’eux. Ils se «dédoublent», semblant vivre sur deux plans : leur corps physique est sur TERRE, mais leur âme flotte dans un monde supraphysique.

Le natif de la BALANCE a un sens esthétique très développé. Il a besoin de vivre dans un cadre élégant et harmonieux qui contribue à son épanouissement physique et moral. Ce fort sentiment du beau s’accompagne parfois de dons artistiques que la sensibilité et l’imagination des POISSONS ne peuvent que renforcer. Mais comment ce côté BALANCE du sujet, auquel les fautes de goût sont insupportables, ne souffrirait-il pas de la tendance «hippy» que manifeste son côté POISSONS avec tout ce qui l’accompagne : vie de bohème, dilettantisme artiste, anticonformisme enfantin, etc.? Cet antagonisme risque de provoquer des tiraillements intérieurs qui seront aussi difficiles à éviter qu’à surmonter.

Malgré influence équilibrante et embellissante de la BALANCE, le sujet est physiquement assez marqué par les POISSONS à travers lesquels s’exprime le plus souvent influence jupitérienne qui, dans ce signe, a tendance à gonfler les chairs.

Cependant, quand NEPTUNE ç fait plus fortement sentir son influence, tout le corps s’allonge et prend une allure dégingandée.

***SCORPION ASCENDANT BELIER

***SAGITTAIRE ASCENDANT BELIER

CAPRICORNE ASCENDANT BELIER

Peut-on imaginer deux natures plus contraires, deux rythmes plus opposés ? D’un côté, la secondarité la plus extrême, de l’autre la primarité la plus absolue. On perçoit ici cependant des complicités plus subtiles, au-delà des oppositions, car ces deux signes ont en commun d’appartenir au règne des «cardinaux», (la force et la prudence), c’est-à-dire des signes marqués par un rapport à l’exigence, à l’essentiel, à la spontanéité, à la franchise. Ici s’allient la spontanéité de la volonté – ou de l’action – à celle de la réflexion, du naturel, de l’authenticité.

Le CAPRICORNEBELIER avance sur deux tempos différents. A l’extérieur, le BELIER change vite, évolue, manifeste sa violence et sans doute permet-il au CAPRICORNE d’extérioriser davantage ses passions, de les réchauffer, d’agir plus vite, de bousculer davantage et de se bousculer lui-même. En revanche, le CAPRICORNE met dans la tête du BELIER les grains d’hellébore qui lui sont fort utiles, tout en favorisant une prise de distance, une analyse plus fine des sentiments eux-mêmes, au point parfois de provoquer, de déranger, de bousculer les autres. Car les points de rencontre des deux signes se font sur la franchise, le goût de la vérité, les défis. Plus de brutalité, sans doute, et moins de misanthropie.

Pour l’action, cette combinaison peut être des plus heureuses, le BELIER poussant le CAPRICORNE, le CAPRICORNE canalisant l’énergie du BELIER. L’un décide vite, l’autre mène à bien. L’un commence, l’autre achève. La force, ici, ne manque pas. Ni la force de caractère, ni la force tout court. Moins prudent que le pur CAPRICORNE, le CAPRICORNEBELIER sait quand même calculer ses risques. Ici, le CAPRICORNE retient un peu la fougue du BELIER. Le «vieillard» saturnien peut se régénérer auprès du juvénile BELIER. Mais il ne faut pas l’oublier, le maître du BELIER, MARS ã, est en «EXALTATION» dans le CAPRICORNE et on peut deviner dans cette association une authentique puissance.

En amour, la passion refoulée et maîtrisée du CAPRICORNE peut se vivre dans un plus facile dévoilement, un plus grand mépris des conventions. La revendication du bonheur sera moins culpabilisée. Disons qu’il y a moins de haine de soi…

La force de s’opposer aux obstacles, aux contraintes, le courage de se battre en brandissant sa grande épée, sont là. En évidence. Mais si le CAPRICORNEBELIER cède moins volontiers qu’un autre à la tentation «alcestueuse», il aura parfois des jugements à l’emporte-pièce, des condamnations sans appel, au nom d’une vérité et d’une conviction que l’un et l’autre veulent absolues. Disons aussi que le CAPRICORNEBELIER doutera moins qu’un autre. Le CAPRICORNE retiendra-t-il les élans du BELIER ? Rien n’est moins sûr, car il sera trop heureux de trouver en lui-même ce :moteur dynamique qui accélère son rythme propre et renforce sa confiance. Je dirais que, dans cette association, le CAPRICORNE gagne en courage, en jeunesse, en générosité «active», en dévouement et qu’il perd en diplomatie, en sagesse et en tempérance.

Physiquement, on assistera souvent à de violents et brusques épuisements et à des remontées spectaculaires. Avec une tendance à en faire trop, à dépasser parfois les limites de ses forces.

CAPRICORNE ASCENDANT TAUREAU

Deux signes de TERRE, deux signes lents, conscients de leur pesanteur mais harmoniques dans leur interrelation, complices dans les zones les plus profondes, entremêlant leurs racines. Le TAUREAU, ici, par ses valeurs vénusiennes, égaie le CAPRICORNE, accentue son charme, son aspect calme et posé. Sa force aussi. Car cette combinaison terrienne possède en elle-même une grande puissance, une sorte de foi païenne qui donne le pouvoir de soulever des montagnes.

L’intériorité est grande. Aimable, mais ne se livrant pas, il ne va pas au-devant des confidences et pourtant les attire, parce qu’il rassure. On lui fait confiance. On lui fait crédit. S’il prétend savoir, on le croit.

Parfois, l’association jouera dans le sens des valeurs terriennes, jusqu’à l’excès : possessivité, thésaurisation, méfiance, extrême prudence, tout cela pouvant d’ailleurs favoriser la lente élaboration de la fortune. Si certaines valeurs du thème sont mises en relief, on aura affaire à un avare dévoré d’égoïsme, ne croyant qu’aux investissements terriens, gérant son bien, son coeur et son énergie avec le même esprit d’économie, s’enfermant, avec l’âge, dans une retraite campagnarde très confortable mais sans beaucoup de contacts, sans beaucoup de joies, si ce n’est celles, réelles et profondes, d’un authentique accord avec la nature. Si les valeurs altruistes l’emportent, on a affaire à un sage, gérant ses biens de façon avisée, consacrant sa vie au labeur, à la science, confiant en sa stabilité, en son honnêteté, en sa conscience professionnelle qui lui vaut l’estime de tous. On lui demande beaucoup et il donne à bon escient.

En amour, sa vie est rarement très heureuse. Sauf s’il se marie jeune avec quelqu’un qu’il connaît bien et qu’il estime plus encore qu’il ne l’aime, qu’il construise avec lui, mette toute sa patience et sa ténacité dans la construction de cet édifice quotidien qu’il voudra solide et durable, avec une famille, des enfants, de la TERRE. Ou bien, il se laisse – elle, surtout – épuiser par ceux qui lui prennent plus qu’ils ne donnent. Elle deviendra une image de mère nourricière, mère-infirmière, mère-enseignante. Le jour venu, cela lui vaudra beaucoup de solitude. Lui, peut se laisser dévorer par le travail au détriment du reste et ne pas savoir exprimer sa frustration. A ces CAPRICORNETAUREAU, il faut une nourriture sensuelle riche et renouvelée. Ce sont deux signes d’avidité, deux signes d’oralité, à peu près insatiables, ce qui les expose perpétuellement à des frustrations, le CAPRICORNE empêchant le TAUREAU, de par son exigence, de n’en faire qu’à sa tête…ou qu’à son corps. Le mélange, somme toute, est fidèle, pour peu que le temps lui manque et qu’il tienne à l’autre.

Physiquement, la combinaison est solide, robuste, avec une tendance à ignorer que le surmenage a des limites.

CAPRICORNE ASCENDANT GEMEAUX

L’association tend ici à cérébraliser le CAPRICORNE mais elle est difficile. L’un se refuse à toute attitude ludique, l’autre ne survit que par le jeu. L’un s’accroche à une forte identité qu’il construit patiemment en tendant vers un but unique, l’autre court après une identité morcelée, dispersée, instable et qu’il se refuse précisément à figer ou à enfermer. Bien vécue, toutefois, l’association est très complémentaire. Le vieillard capricornien est ici rajeuni, rafraîchi par l’adolescent GEMEAUX. L’un pense de façon forte, construite et structurée, l’autre pense vite et plusieurs choses à la fois. La souplesse du GEMEAUX, sa mobilité, vont contraindre le CAPRICORNE à bouger. Le CAPRICORNE donne du sérieux, de la gravité, de la conscience au GEMEAUX qui cultiverait volontiers l’irresponsabilité, le cynisme et l’opportunisme. Ils peuvent, certes, se brouiller de temps en temps l’un avec l’autre mais leur alliance va dans le sens de 1’intelligence et de la lucidité. Je ne puis m’empêcher ici de penser à Kepler – dont nous reparlerons plus longuement -, et à sa définition de lui-même . «Il y avait dans cet homme deux tendances contraires : toujours regretter le temps perdu et le perdre toujours volontiers. Car MERCURE incline aux amusements, jeux et autres menus plaisirs […]. Comme sa prudence en matière d’argent le tenait éloigné du jeu, il jouait souvent tout seul. » Voilà bien la contradiction CAPRICORNEGEMEAUX, le refus du gaspillage et la tentation de la gratuité, la prudence saturnienne qui ramène le jeu à une équation solitaire.

Il ne faut pas s’attendre à ce que le CAPRICORNEGEMEAUX fasse beaucoup de «cadeaux» à ceux qui l’entourent. Il y a là une certaine franchise provocatrice, voire un peu sadique, où on ne s’épargne pas soi-même. La lucidité peut même devenir ici coquetterie intellectuelle. Parfois, plus simplement, les deux signes peuvent s’allier pour accroître le sens de l’observation, le talent d’écriture, l’acuité du jugement. Association du brio et de la profondeur, de la logique rigoureuse et de la réflexion intuitive.

En amour, le CAPRICORNE gagnera ici du confort affectif en y perdant un peu de passion. Trop lucide pour se faire l’ombre d’une illusion mais prêt à jouer l’instant…en le faisant durer, finalement, plus qu’il ne s’en serait cru capable. Mais il peut aussi vivre la contradiction réunissant dans le même coeur Alceste et Célimène. Cela peut déboucher sur des compromis, des zones de longue fidélité entrecoupées d’incartades sans lendemain.

Le CAPRICORNE l’emporte quand même ici, car il est simplement plus lucide sur l’aspect absurde de ses besoins et de ses manques, prêt à se fâcher contre lui-même mais aussi plus adaptable, moins «tragique», plus sensible au dérisoire et plus riche en humour. Avec, cependant, plus de fragilité nerveuse, un moins bon contrôle de ses émotions ou de ses réactions.

Physiquement, le CAPRICORNEGEMEAUX risque de s’épuiser plus vite qu’un autre. Il lui faut plus de changements, de mobilité…et mieux connaître ses propres limites. On trouve souvent ici des rhumatismes au niveau des membres supérieurs, parfois de l’asthme ou des allergies respiratoires.

Avec une bonne hygiène de vie et pas trop d’agitation noctambule, le CAPRICORNEGEMEAUX doit bien se porter. S’il y a maladie, il faut s’interroger sur son origine psychosomatique.

CAPRICORNE ASCENDANT CANCER

Deux signes opposés. Mais aussi deux signes complémentaires. Chacun représentant la «nuit» de l’autre. Le CANCER apporte au CAPRICORNE une tendresse plus spontanée, moins contrôlée. Si les deux signes se vivent bien ensemble, ils vont produire une harmonie, un équilibre entre ce qu’il y a de responsable et d’adulte chez le CAPRICORNE et ce qu’il y a d’innocent, d’enfantin chez le CANCER, plein de poésie et de fraîcheur d’âme. On y trouve aussi plus d’imagination et de liberté d’expression. Mais s’ils se vivent dans la contradiction, on assistera à des passages de l’un à l’autre, aussi imprévisibles que déconcertants, à des accès de tendresse et de passion suivis de brusques replis sur soi et de mouvements de pudeur. On y verra des gestes maternels mais avec un désir évident de contrôler l’autre. Parfois le CAPRICORNECANCER fera l’aveu d’un besoin de protection, d’un désir de prise en charge puis, soudain, il prendra la situation en main et assumera toutes les responsabilités. Il voudra se rendre indispensable et aura parfois envie de se décharger de tout sur les autres. L’ensemble donnera beaucoup d’attachement à la Maison, au cadre de vie, renforcerà l’ASpect nourricier, le plaisir d’accueillir, de mettre à l’aise (alors même que le côté CAPRICORNE sera parfois ressenti comme distant). Parfois le «don d’intimité» du CANCER l’emportera sur la froideur apparente du CAPRICORNE.

Beaucoup de franchise et peu de diplomatie, dans la mesure où le besoin de vérité se fait intensément sentir. Une tendance à régenter, à organiser la vie des autres. Parfois aussi on rencontrera – mais plus subtilement que chez le pur cancérien – la tendance au chantage affectif.

Les deux signes appartiennent à un axe d’hypocondrie avec ce que cela suppose de dépendance et de masochisme. Bien vécus, on verra le sujet s’intéresser à la santé des autres, à leur équilibre physique et psychique. Mal vécus, ces deux signes réuniront toutes les craintes de la mort, de la maladie et toutes les formes de la régression.

Car c’est là la tentation fondamentale du CANCER : revenir dans le giron maternel, se faire prendre en charge, alors que le CAPRICORNE condamnera cette attitude, marquera sa volonté d’un passage à l’état adulte. Sauf en cas de dépression. Plus qu’ailleurs, on verra ici s’amoindrir l’angoisse en s’occupant des autres pour échapper au désir d’être protégé. Le CANCER accepte sa faiblesse, ses besoins affectifs. Le CAPRICORNE souhaite les dépasser, sinon les éliminer. La passion se vivra alors tour à tour sur le mode masochiste, avec de brusques distances, des éclairs de lucidité qui d’un seul coup cassent le miracle fusionnel tant désiré.

Beaucoup de nostalgie, un fond de tristesse. Toujours le rêve d’un paradis perdu, de cette sécurité maternelle perpétuellement regrettée (on retrouvera cela chez le CAPRICORNEASCENDANT CAPRICORNE avec plus de lucidité et de plus efficaces systèmes d’auto-sabotage). La répression cancérienne s’ajoutant à la frustration capricornienne peut parfois aboutir ici à la mélancolie.

CAPRICORNE ASCENDANT LION

Là encore, étrange et déconcertante alliance. Le narcissisme du LION aidera sans doute le CAPRICORNE à mieux s’accepter. A tenter, du moins, d’affirmer sa supériorité sur les autres. Alliance de deux orgueils d’essence différente, qui rendent l’échec intolérable. La «barre» est haut placée, presque impossible à franchir, au risque de ne rien tenter du tout ou de se leurrer sur ses vrais désirs : l’orgueil du CAPRICORNE, s’asphyxiant dans l’TERRE raréfié des cimes; l’orgueil du LION qui a besoin de régner, d’imposer sa volonté et sa loi. Lorsque le tandem accède au sommet, le CAPRICORNE, pourtant, ne peut s’empêcher de douter qu’il soit bien, lui, l’objet de tant d’honneurs et de tant d’attentions. Il se rassurera en affirmant que tout est bien ainsi et que c’est à son seul mérite qu’il doit l’admiration qu’on lui témoigne : à la fois plus conscient qu’un autre de ses vertus et plus prompt à les nier, ne serait-ce que pour mieux entendre le doux bruit de la louange. L’humour ne perd pas ses droits; on peut quand même rire sous cape.

Comme il est honnête, il «travaille comme un fou» pour être à la hauteur de sa réputation. Il ne cachera- pas son ambition dévorante. Il affirmera bien haut qu’il vaut mieux s’attaquer à la Neuvième Symphonie qu’au dernier «tube» de l’été. Il ne redoutera pas la gloire, mais supportera fort mal de tomber de son piédestal et aura alors tendance à ressasser ses souvenirs, à évoquer sans cesse le temps heureux de ses lauriers.

Son éthique est rigoureuse. On peut compter sur sa parole, sur son engagement. S’il est plus narcissique qu’un autre CAPRICORNE, il l’est néanmoins beaucoup moins qu’un LION et le besoin qu’il a d’une image de soi supérieure le conduira à tout faire pour mériter l’estime et la confiance des autres. Il travaillera d’arrache-pied, avec une puissance peu commune. Il assumera les responsabilités et la gloire à laquelle il accède parfois, lorsqu’il a atteint le pouvoir recherché, car il en a le goût. Il sait que nul autre que lui ne peut mener à bien la tâche qu’il s’est assignée.

S’il rencontre un jour l’échec, le CAPRICORNELION donnera le navrant spectacle de celui qui continue à nourrir chimères et regrets; il refusera souvent de prendre conscience de ses erreurs et s’abritera derrière un bouc émissaire, qu’il lui donne un nom et un visage ou qu’il s’en prenne à la fatalité.

Il refuse aussi, souvent, d’admettre qu’on ne peut à la fois être et avoir été. C’est lui, sans doute, qui a le plus de mal à renoncer. Mais si son courage et son énergie demeurent intacts, il est capable de remonter toutes les pentes. Il peut aussi conserver et faire partager une image de lui-même que le temps ne flétrit pas – je pense à Marlène Dietrich -, ou poser les fondations de son oeuvre de telle sorte que celle-ci lui survive – ce sera peut-être le cas de Maurice Béjart.

En amour, la lutte est âpre entre la culpabilité qu’il ressent à revendiquer une attention permanente de l’autre et le besoin d’être reconnu là où, profondément, il croit mériter l’estime, l’affection, le dévouement. Ces deux signes ensemble promettent force, énergie, courage, vitalité.

Le système cardio-vasculaire exige cependant une surveillance, à cause de la prédisposition naturelle du LION aux troubles cardiaques et de la tendance du CAPRICORNE à l’artériosclérose.

CAPRICORNE ASCENDANT VIERGE

Deux signes qui font alliance dans le sens de l’intériorisation, du doute de soi, du besoin de sécurité affective aussi bien que matérielle, et de l’intelligence analytique. Mais aussi deux signes capables de transcender leurs besoins, de se dépouiller des oripeaux de l’artifice.

Ils peuvent se vivre sur deux modes radicalement différents, à partir de la même composante : ou bien l’être s’enferme, se replie sur lui-même, se rétrécit, se cache, ne surmonte pas ses inhibitions, s’englue dans la peur et se surprotège contre le risque. Il s’enlise alors dans l’égoïsme, sans rien pouvoir donner aux autres tant il redoute qu’on lui prenne quoi que ce soit. Ou bien alors il prend de bonne heure conscience de cette menace qui peut l’enfermer à jamais et il tend la main vers les autres, il prend la parole, tente de se faire entendre et reconnaître, passe à l’altruisme et au dévouement le plus remarquable.

Deux signes consciencieux, soucieux de l’opinion des autres mais plus sévères encore envers eux-mêmes qu’avec autrui. Plus misanthropes aussi (les hommes surtout), plus sceptiques et vulnérables à la fois, partagés entre le désir de se constituer un univers immuable et sûr et celui d’échapper à leur prison, éventuellement en se mettant eux-mêmes en péril. Comme si cette alliance des deux signes les plus raisonnables, les plus sages du Zodiaque, incitait – pour pouvoir au moins s’entendre exister – à courir au-devant de quelques folies, à frôler la démesure, à se mettre en danger. Mais, en amour, rares seront ceux qui se sentiront compris, qu’on aidera à sortir de leur coquille, qu’on violera, selon leur désir et leur terreur. Pourtant, quelle reconnaissance à l’égard de ceux qui sauront deviner leur secrète aspiration : qu’on les aide à sortir d’eux-mêmes, qu’on aille au-devant d’eux alors qu’eux-mêmes ne peuvent faire un pas, qu’on les fasse rire, qu’on les délivre!

Parfois, ce misanthrope choisira le couvent ou l’exil. Ou encore le plus réel désintéressement, le plus vigilant altruisme. Excellente structure, par exemple, pour le médecin qui passera ses nuits au chevet de ses malades, tentant de se réconcilier un peu avec cette image de lui-même qui lui déplaît grâce au sentiment d’être utile. Ou bien encore, sa nature VIERGE se mettra efficacement au service de l’ambition capricornienne, en lui apportant toutes ses qualités de conscience, voire de perfectionnisme, de rigueur, de précision, d’ordre, d’honnêteté. Il ne sera jamais très indulgent pour les faiblesses humaines. Pas plus pour les siennes que celles des autres. Il ne sera jamais complaisant envers personne. S’il a du génie, si quelque NEPTUNE visionnaire le visite, il dénoncera la «comédie humaine», jouant du scalpel avec la précision du chirurgien qui ne laisse rien au hasard. Plus que d’un autre CAPRICORNE, on peut dire de lui qu’il lutte toute sa vie pour se trouver une foi qui l’aide à survivre, lui qui jamais ne parvient à se faire d’illusions. Mais plus qu’un autre aussi, il devra lutter contre des blocages essentiels. Il ne peut y parvenir que par 1’intelligence et la lucidité.

Ses faiblesses physiologiques sont d’ordre digestif mais il a de la discipline et apprend généralement à se bien nourrir et sait éviter les excès.

CAPRICORNE ASCENDANT BALANCE

Le voilà bien, le plus écorché vif de tous, le plus vulnérable, le moins cuirassé. Lucide par le CAPRICORNE mais romantique par la BALANCE, il ne se résignera jamais à être un mal aimé. Ses frustrations resurgissent à chaque instant, devant le moindre rejet, le moindre abandon. Lâche devant les affrontements qu’il supporte mal, il se punira sans cesse de ses hésitations et de ses atermoiements. Il a si peur de déplaire qu’il se surprend sans cesse en flagrant délit de compromissions, lui qui les condamne volontiers. Afin d’être aimé, il se mettra en quatre pour les autres, ne saura jamais dire «non», mais souffrira de ne jamais recevoir ce qu’il attend : c’est-à-dire d’être reconnu là où il sait exister, avec cette sensibilité vibrante qui est la sienne.

Il possède plus qu’un autre cette nature hypersensible et passionnée qui tente de se contrôler, qui fait appel à l’orgueil pour le protéger contre ses propres faiblesses.

Les deux signes appartiennent pourtant au règne des cardinaux. Ils se rejoignent dans une intransigeance qui surprend. Un souci de justice, un attachement à 1’équité les rendront exigeants pour ceux qu’ils aiment, bien plus que pour le «troupeau» des indifférents. Comme si cela aidait à exiger de soi-même davantage, comme si cela protégeait un peu contre ses propres manques.

Souvent, il a des dons artistiques; la sensibilité alors s’épanouit et le Moi s’affermit, permettant parfois de manifester beaucoup de force dans l’adversité. Mais on peut trouver aussi dans cette structure le courtisan, le diplomate, celui qui met son savoir-faire et son doigté au service de sa vie sociale, parfois même de ses affaires.

S’il a du mal à se faire reconnaître dans ses aspirations sentimentales, au moins il sera soutenu dans ses ambitions et admis dans la société dont il a accepté les règles du jeu. Mais il est rare qu’il se défende bien lorsqu’il est attaqué de front. Il n’y parviendra qu’en louvoyant, en gagnant du temps, en usant de son charme, recherchant des alliances et les exploitant.

Bien des choses vont dépendre des événements qui marqueront sa jeunesse. Protégé, il apprendra facilement à «tirer les ficelles», à manipuler les autres pour satisfaire son confort. Traumatisé, blessé dans ses affections premières, il mobilisera plus souvent son énergie pour colmater les brèches tant bien que mal.

Dans l’ensemble, les CAPRICORNEBALANCE passent pour avoir beaucoup de charme; l’un cherchera surtout à séduire, l’autre à se faire aimer. Ils touchent par ce mélange de pudeur et de passion, de lucidité et d’aspiration à l’amour absolu. Si on les apprivoise, si on les devine, si on les comprend, on ne tarde pas à les aimer. Mais on ne le leur dira jamais assez, peut-être parce qu’ils interdiront le mot d’un regard, par peur de l’émotion dévastatrice que l’on risque alors de soulever en eux. Ils minimiseront toujours un peu ce qu’ils ressentent, de crainte de se prendre eux-mêmes au sérieux.

Sur le plan pathologique, attention aux calculs rénaux, aux coliques néphrétiques, aux lithiases rénales et aux ennuis de vessie.

CAPRICORNE ASCENDANT SCORPION

L’une des plus intéressantes structures, comme son inverse (SCORPIONCAPRICORNE), parce qu’elle permet au CAPRICORNE d’extérioriser sa violence, d’exprimer son intensité, de laisser parler le FEU du volcan, d’aller jusqu’au bout de ce qui le mène : la passion de la vérité et de l’absolu, le besoin de se dépasser soi-même. Le CAPRICORNESCORPION a plus de courage que les autres pour dire, pour faire face, pour endurer. Il est plus intransigeant encore que les autres. Son caractère ne passe jamais pour facile. Il s’acharne parfois contre ses ennemis au-delà de ce qu’ils méritent. Il ne craint pas de les «tuer» par la dérision ou le ridicule (Léautaud). Il a moins que d’autres besoin de séduire et de plaire. Il ira même au-devant de l’inimitié, trouvant dans l’hostilité des autres une secrète nourriture à son orgueil, une jouissance auto-sadique très subtile. Sans complaisance envers lui-même, il se reconnaît néanmoins une vertu : celle qui le pousse à contraindre les hommes à se voir tels qu’ils sont. Il dénonce les illusions et les faiblesses des autres, mais n’a aucune indulgence pour les siennes. Il ne supporte aucun mensonge, sauf si cela sert son besoin de pouvoir et s’il assume un certain machiavélisme. Il ricane parfois, caustique, ironique. S’il y a derrière tout cela la souffrance et l’obsédante présence de la mort et de la destruction, la conscience aiguillonnante du néant à venir (Edgar Poe), jamais il ne geint. C’est la révolte ou le mépris, plus souvent encore la solitude des orgueilleux, le sens du tragique, l’auto-sadisme. Jamais satisfait de lui-même, il est capable, comme Cézanne, de détruire ses propres oeuvres parce qu’il a le sentiment de ne jamais atteindre à ce qu’il veut avec tant de volonté et de patience. C’est un acharné. S’il cesse de se battre, il sait bien que c’est la mort. Il possède une réserve d’énergie extraordinaire. Énergie psychique, énergie physique. Énergie qui s’alimente de sa propre insatisfaction. Ne jamais se contenter de l’acquis, ne jamais rien accepter, se révolter et savoir que cette révolte ne sert à rien, tel est le combat de cet Alceste plus véhément ou plus sauvage que les autres.

Désabusé ? Blasé ? Je ne le pense pas. Car c’est un lutteur qui n’abandonne jamais le combat même s’il sait que la mort en est l’issue. Et il a de la patience; il se donne du temps. Ce qui lui importe c’est le cri, la protestation qu’il lance contre le ciel parce qu’il se sait condamné – ou damné -, ou floué dès le départ.

On ne l’aime guère. Même si parfois il séduit ou fascine, il inquiète et dérange. On le craint parce qu’il a la dent dure et le regard aigu. On ne peut l’acheter et il se moque de déplaire. Du moins a-t-il un jour décidé de s’offrir ce luxe. Trop verts, les raisins ? Peut-être bien; mais certains êtres n’ont pas l’échine souple.

En amour, bien sûr, on voit mal comment le bonheur pourrait aisément pousser sur ce terrain aride, et qui pourrait supporter cette hautaine exigence. Il peut alors choisir d’être seul, d’aimer les chats plus que les humains ou de tromper ses frustrations avec des passions moins humaines : l’art, la religion, la philosophie…Ou choisir le chemin inverse et plonger dans le mal. Derrière tout cela, certes, on retrouve le même aveu de faiblesse, avec la blessure que rien ne peut refermer – jamais. La force, précisément, consiste à la transcender, à l’utiliser à bon escient.

Le CAPRICORNESCORPION est solide comme un roc, malgré toute l’énergie qu’il peut mettre à flirter avec la mort et la destruction. Lorsqu’il s’en approche (car parfois il va très loin dans la somatisation), un puissant instinct de conservation le remet debout. Qu’il le veuille ou non.

CAPRICORNE ASCENDANT SAGITTAIRE

Peut-être celui de tous qui a la plus puissante revendication vitale (sauf, comme chez Drieu La Rochelle, si d’autres valeurs viennent tout faire exploser). Un côté brut dans la parole comme dans le geste, mais sans agressivité réelle. Un besoin, d’abord, de laisser la force s’exprimer, sortir de soi; la tendresse, on l’exprime souvent comme ça, à travers des élans très physiques, par pudeur et aussi par impudeur parce qu’il y a une force qui sort du plus profond de soi-même.

Gérard Depardieu, CAPRICORNESAGITTAIRE, a confessé dans Match cette violence de «fauve». Il ne se vante pas des coups qu’il a faits, de sa jeunesse tumultueuse. Il s’exprime avec Sincérité, presque avec objectivité : «J’ai été réformé à l’armée pour hyperémotivité pathologique. Parce que je ne parlais pas. Pas du tout. Je beuglais.» La sentimentalité est derrière, à peine cachée, juste un peu, par l’humour et la distance. Il parle d’un copain qui s’est tué en bagnole» J’ai été secoué mais j’ai pas pleuré. Je pleure rarement. Des fois, j’ai pleuré sur moi, au temps du stop, quand j’étais sur la route tout seul! La fièvre, la solitude, l’ennui quand arrive le soir, la nuit, entre chien et loup. Là, on se dit : « Tiens, merde, encore une nuit et il commence à pleuvoir.  » Alors je pleurais un coup. Ça fait du bien…Se prendre un moment pour Cendrillon.»

Peut-être le CAPRICORNESAGITTAIRE supporte-t-il plus mal que les autres les quelles il se heurte parce qu’il a plus qu’un autre sinon le goût du moins un certain bonheur, de la vie, du plaisir, de la jouissance, et que son émotivité est très intense, dévastatrice. Il a horreur de la tiédeur des sentiments pasteurisés qu’on lui propose. Alors, il a envie de «cogner». C’est son réflexe le plus sain. S’il se contrôle trop bien, il ne peut pas «cogner» sur les autres, et alors la tentation de cogner sur lui-même déferle sur lui comme une pluie d’orage. C’est un passionné séduit par l’anarchie, avec la vision romanesque qu’il en a.

Le FEU sagittairien qui réchauffe le CAPRICORNE ne peut être entretenu que par des bûches affectives et c’est là sa faiblesse.

Habituellement plus chaleureux que le CAPRICORNE pur, il inspire confiance et on va vers lui. On s’en remet à lui. Alors, il prend en charge, trop heureux d’exister pour quelqu’un. La dualité est forte entre le SAGITTAIRE mobile, aventureux, voyageur, répétant le «on n’est bien qu’ailleurs» du SAGITTAIRE Paul Éluard, et le CAPRICORNE enraciné, monolithique, prudent et pétrifié. Si on l’entraîne, il suit, trop heureux d’avoir été délogé de sa tanière. Mais si personne ne vient le chercher, il a du mal à bouger. Parfois, si le SAGITTAIRE s’emballe, se sent prêt à faire le grand saut, à commettre enfin la folie libératrice, le CAPRICORNE lui impose de rester tranquillement au chaud et lui déconseille tant d’agitation.

Cette dualité, je la ressens très fort. Je me plains de l’émotivité que m’a donnée le SAGITTAIRE et de la lenteur de mon CAPRICORNE à la maîtriser. Le sentiment, toujours, que les blessures s’accumulent, que les cicatrices se rouvrent toutes ensemble, et même les plus anciennes, chaque fois qu’un nouveau coup nous transperce. Et cette horreur de la vulnérabilité qu’il faut alors admettre. Et la joie de savoir à travers cette souffrance qu’on est un être vivant. C’est la passion, et elle seule, qui maintient en vie. Mais comme le renoncement, alors, est difficile. Il faut donc se résigner à trouver des raisons de vivre dans la création, le coup de poing, l’aventure, hors de soi. Longue conquête pour qui a envie d’exiger le bonheur comme un dû. O nostalgie des Tarzan, des Zorba, des grands pumas sauvages qui accueilleraient tous les élans, qui délivreraient des chaînes de la raison!

Le CAPRICORNE ASCENDANT SAGITTAIRE a quelque chose d’un PygmaLion (ou d’une pygmaLionne) : aider son prochain, satisfaire son côté missionnaire, être aimé à tout prix, fût-ce à celui que dans son orgueil on trouve bien trop élevé. Ou viser plus haut, au-delà de soi-même, quand le CAPRICORNE ne retient pas trop le bras de l’archer-Centaure prêt à lancer sa flèche. Difficulté à se trouver des motivations pour aller de l’avant si la foi disparaît. Il y faut une force supérieure qui vous tire. Ainsi Jeanne d’Arc, à laquelle on peut imaginer un ASCENDANT BELIER ou SAGITTAIRE.

Pour certains encore, ce sera l’ambition, ou un but qui fait croire à une contribution quelconque au bien commun.

Le SAGITTAIRE compense-t-il les frustrations du CAPRICORNE ? Dans la mesure où il le rend moins misanthrope, plus optimiste, plus confiant, sans doute. Mais l’émotivité est là, toujours, comme un piège tendu. Et si la vie se refuse, si la confiance en l’avenir disparaît, reste-t-il quelque chose ?

CAPRICORNE ASCENDANT CAPRICORNE

Quintessence de CAPRICORNE. Presque une caricature. Des angoisses bien contrôlées, bien dissimulées sous le masque de la dignité. Mais comment se fait-il qu’on y «somatise» plus qu’ailleurs, qu’on s’y maltraite plus qu’ailleurs dans le secret de son corps, qu’on s’y alcoolise parfois, qu’on fuie la solitude dans la solitude et le manque dans le manque, qu’on y soit rarement aimé sans que l’abandon soit au bout, provoqué ou non, qu’on y soit, plus qu’ailleurs, célibataire ou mal accompagné ?

Pourtant, vu de l’extérieur, on a le spectacle de la plus parfaite maîtrise de soi. Tout a l’TERRE I d’être en ordre. Le regard sur les autres est aigu, peu indulgent. Tout de suite, le défaut de la cuirasse – de l’autre – est perçu. Sans doute parce que le CAPRICORNE ASCENDANT CAPRICORNE sait bien où se faufilent toutes les failles. Car elles sont déjà en lui, bien sûr.

A lire ce portrait, on aurait vite mauvaise opinion de cet «éclaireur d’abîmes». Mais s’il a l’esprit critique c’est qu’il l’a exercé contre lui-même depuis belle lurette et qu’il est volontiers sa propre cible. Il donne volontiers dans le stoïcisme, mais sait ce qu’il lui en coûte. Il semble mépriser facilement; on le croit hautain, on le juge distant et froid. Il ne faut pas s’y tromper :la vérité est qu’il ne s’aime pas et qu’il se construit tant bien que mal des systèmes de défense.

Lorsqu’on le connaît bien, qu’on a accès à son être secret, on découvre sa vigilance, son besoin de tendresse, sa passion, son honnêteté, sa rigueur morale et cette autocensure qui si souvent le paralyse. Son courage aussi. Tout ce qu’il voudrait vivre et qui lui est refusé parce qu’on ne l’entend pas. Par sa faute, parce que son cri a été étouffé de sa propre main.

Certes, la structure est «dure à vivre». Elle enferme dans une tour, d’où l’on voit loin mais où personne ne peut pénétrer. Mais si le CAPRICORNE au carré ne s’enferme pas trop dans son bon droit, sa bonne conscience, s’il accepte de se remettre en question, s’il ne se met pas à l’abri dans son corset janséniste – ou parpaillot -, alors il peut se dépasser lui-même et donner sa mesure. Souvent dans la science où sa persévérance sera sans limite, dans un travail altruiste qui seul le délivrera de ses frustrations, dans un travail d’étude et de réflexion, dans une activité politique où il se révélera parfois remarquable. Ou bien encore dans un travail solitaire, comme Pasteur, conscient d’avoir l’éternité devant lui et la résistance de la pierre; aucune adversité n’a prise sur lui et n’entrave son action.

C’est là, sans doute, à sa formidable puissance de travail, à son incomparable persévérance, que se reconnaît le pur CAPRICORNE. S’il trouve un but à sa mesure, il se découvre des trésors d’énergie; il peut «soulever des montagnes», user tous les obstacles, décourager l’adversité.

Pathologiquement, on trouve en lui toutes les prédispositions du signe : allergies cutanées, «humeurs crasses», troubles digestifs, rhumatismes, auto-intoxications diverses…et, au bout du compte, une belle longévité.

CAPRICORNE ASCENDANT VERSEAU

La complicité entre les deux signes est très positive puisque SATURNE å est le maître du VERSEAU et URANUS le maître nocturne du CAPRICORNE (inversant ainsi leurs maîtrises diurnes).

Dans cette structure, ce qui dans le CAPRICORNE est le plus novateur, révolutionnaire, passionné de connaissance Cet qu’on retrouve chez des CAPRICORNE tels que Newton, Franklin, Kepler, Pasteur…) se trouve plus facilement mis au jour par la présence du VERSEAU. L’un puise aux sources de la Tradition, l’autre ne craint ni d’innover, ni d’inventer, de découvrir ou d’expérimenter. La cohabitation peut donc être des plus fructueuses.

Bien sûr, il peut y avoir contradiction intime entre le goût de l’aventure et la prudence, entre, surtout, deux rythmes profondément distincts : l’un s’inscrivant dans une durée saturnienne purement continue, sans rupture, l’autre dans un discontinu, comme le pointillé qui s’opposerait au trait.

Le destin peut en être bousculé, subir des alternances de stabilité et d’errance, de sédentarité et de nomadisme. La pensée elle-même opère des retours en arrière, comme si elle prenait son élan dans les profondeurs saturniennes pour mieux se lancer à l’aventure et assumer le risque.

Les rapports aux autres y semblent plus faciles grâce au don d’amitié du VERSEAU, que la fidélité capricornienne fait apprécier mieux encore. Il semble aussi que ce signe aérien, indépendant, se libère plus facilement des frustrations du CAPRICORNE, en soit moins atteint ou se montre capable de les sublimer plus aisément, dans la création, la recherche, la connaissance et, parfois, l’action. Il ne s’enferme jamais dans une voie étroite. Prudent dans sa façon de chercher, patient dans la conduite de son travail. Il aime le secret.

Discret, généreux et sympathique, il s’efface volontiers devant les autres mais apprécie qu’on reconnaisse ses mérites, qu’on l’encourage, qu’on le soutienne dans sa quête.

Des aspects naïfs. De l’humour et de la gentillesse. Moins grinçant, moins amer que d’autres mais plus intellectuel et moins vital. Il rit volontiers. Très sérieux dans son travail, il supporte mal qu’on doute de lui, qu’on ne lui fasse pas confiance, car il manque d’assurance.

Affectivement, il se tricote parfois une vie compliquée, ayant à la fois besoin de protéger son indépendance et d’être totalement sûr de l’autre. Il peut faire preuve du plus grand altruisme envers ceux qu’il aime. On ne fait pas appel en vain à son sens de l’amitié et des responsabilités. Mais il a besoin de liberté et se plie difficilement aux contraintes (celles du mariage, par exemple). L’engagement pris, cependant, est durable.

Il se porte bien à partir du moment où il fait ce qu’il voulait faire, où il a trouvé sa voie. On peut craindre des ennuis de circulation, de mauvaises vertèbres, parfois des troubles cardio-vasculaires et des problèmes affectant les membres inférieurs.

CAPRICORNE ASCENDANT POISSONS

Contradiction entre une nature «froide», contrôlée, rationnelle, raisonnable, et une nature «folle», irrationnelle, sentimentale. La réflexion philosophique peut s’allier au tempérament mystique, avec les conflits intérieurs que cela suppose.

Le CAPRICORNE réfléchit, le POISSONS devine. L’un analyse, l’autre se laisse guider par une intuition innée. L’association peut être productive, avec une bonne utilisation de ces deux outils, somme toute complémentaires.

Plus affectif qu’il ne veut l’avouer, plus sensible qu’il ne veut le laisser paraître, il se défend parfois avec brusquerie des élans de tendresse qui le poussent vers les autres. Il est déçu, – trop souvent; parce qu’il fait parfois crédit sans discernement, par besoin de faire confiance, de croire en l’être humain. Il défend ce qu’il appelle le droit ou la justice, avec naïveté. Il y laisse des plumes.

Il est à la fois très conscient de ce qu’il fait et soudain indifférent, de façon déroutante, à ce qui peut blesser l’autre. La douche écossaise. Plus à l’aise dans l’amitié que dans l’amour, à cause des blessures tôt reçues, il cache souvent ses vrais sentiments. On le croit plus froid et moins sensuel qu’il n’est.

Moraliste, mais avec ses propres critères de jugement, s’opposant volontiers aux idées à la mode, aux systèmes de pensée en vogue, il défend les idées simples, un certain humanisme. Au fond, c’est un idéaliste qui n’accepte pas toujours de le reconnaître. Il ennuie parfois son entourage par sa façon de lui faire la morale; un rien prêcheur, et pas mécontent de culpabiliser un peu son monde. Il rit doucement, si on se moque de lui sans méchanceté.

Le CAPRICORNE ne tient jamais rigueur de la franchise. Cela fait partie de son système moral. Au fond, il voudrait bien que tout le monde soit «beau et gentil» et souffre qu’il n’en soit rien Il ne s’y résigne jamais tout à fait. Parfois pourtant, il commet des actions qu’il se reproche…parce qu’il s’est arrangé, sur le mode POISSONS, avec sa conscience, et que le CAPRICORNE le contraindra à s’avouer sa faute et à battre sa coulpe. Un peu masochiste, il en arrive même à se punir lui-même.

Côté coeur, il arrive qu’il fasse le choix d’une vie simple, avec un être judicieusement élu.

S’il rencontre des tentations, il y résistera; non sans mérite. Là encore le CAPRICORNE empêchera le POISSONS de «pêcher en rond». S’il est célibataire ou libre, il n’aura de cesse que quelqu’un l’aime mais ne croira jamais que cela soit vraiment possible. Il en a pourtant un besoin dévastateur. Il est prêt à donner beaucoup; trop parfois. Il pressent qu’il sera mal aimé et déçu, car il sait aussi qu’il fait souvent le mauvais choix et qu’il donne à qui ne le mérite pas. Parfois maladroit dans son rapport avec les autres, et le sachant. Furieux contre lui-même de son besoin d’amour qu’il sent démesuré, régressif, parce qu’il ne l’envisage que fusionnel. Il aspire au bonheur tout en sachant qu’il le vit comme un désir infantile. Alors, parfois, il renonce à tout. Et c’est la tentation mystique ou spirituelle, moins décevante, en tant qu’aventure, que toute union humaine.

Pourtant, il ne se débarrasse jamais d’un fond de scepticisme, non pour jouer les esprits forts, mais parce qua le doute est en lui. Il connaît des états dépressifs mais les surmonte presque toujours.

Il réunit en lui les secrets de la chèvre Amalthée et de sa métamorphose en moitié de sirène. Alchimie mystérieuse qui donne ici, au CAPRICORNE, l’accès aux voies de l’inconscient.

***VERSEAU ASCENDANT BELIER

***POISSONS ASCENDANT BELIER

AS ou ASCENDANT

C’est le point le plus important d’un thème, le commencement de la Maison I sur laquelle s’appuie l’interprétation de toute la carte natale. Le point ASCENDANT est indiqué par l’intersection du cercle horizon avec l’écliptique (voire cosmographie). Le terme classique, que l’on devrait utiliser à la place du mot ASCENDANT, serait Horoscope, comme l’ont fait de nombreux auteurs français.

Malheureusement le sens du mot «horoscope» qui comporte la triple signification classique de :

1) Observation de l’état du ciel au moment de la naissance;
2) de spéculum;
3) de point de l’écliptique qui se trouve à l’horizon au moment de la naissance, a été encore abusivement appliqué à l’ensemble de la figure céleste et à son interprétation astrologique. Dans le langage usuel «faire un horoscope  » signifie à la fois dresser la carte du Ciel et en rédiger une interprétation.

Dans ces conditions le mot AS étant universellement employé (en Français, en Allemand, en Anglais, en Italien, etc.), nous le préférons à celui d’horoscope pour désigner la pointe de la Maison I. Le terme horoscope sera cependant utilisé de temps en temps, dans la 3e acception ci-dessus, qui remémorera aux lecteurs son usage français. Pour désigner l’ensemble de la figure nous dirons : carte natale, thème, figure, etc. Le signe ASCENDANT est celui qui occupe la pointe de I ou bien qui se trouve dans la première Maison. Il y a presque toujours deux signes ASCENDANTs, parfois trois (quand la Maison I empiète sur deux ou sûr trois signes) mais dans ce cas c’est toujours celui qui est sur la pointe qui l’emporte, même si l’AS est à 29°. Le signe suivant vient au second rang, sauf de rares exceptions (quand par exemple il est occupé par plusieurs planètes ou par le Maître du thème). Les planètes «ASCENDANTes» sont celles qui occupent la Maison I. On consulte l’AS surtout pour les caractéristiques physiques et psychologiques. Si plusieurs planètes sont en première Maison on peut considérer soit celle qui est le plus près de l’AS, soit celle qui est le plus en analogie avec le signe qu’elle occupe. Par ex. si MARS et VENUS sont dans la BALANCE, la préférence ira à VENUS. Si les mêmes sont dans le BELIER il faudra considère MARS, etc.

Combinaison du Signe avec les ASCENDANTS

BELIER ASCENDANT BELIER

C’est évidemment le BELIER a l’état pur, MARSMARS et FEUFEU. Cette configuration accentue l’agressivité. l’impulsivité, le dynamisme. Si elle n’est pas freinée par d’autres aspects du thème, elle peut devenir dangereuse pour le sujet ou pour son entourage. C’est le thème du guerrier, du combattant. Il faut que ce type de BELIER apprenne la retenue, la modération, sinon il court a la catastrophe, au meurtre, a l’accident mortel.

Ici, MARS est maître du SOLEIL et de l’ASCENDANT, sa position est donc capitale. Il peut être plus problématique encore s’il est situé dans un signe où il n’est pas à l’aise, car l’agressivité du sujet risque alors de se retourner contre lui-même.

L’affirmation de soi est sans scrupules, mais, paradoxalement, l’hésitation peut surgir tout a coup, l’attirance pour le signe opposé (la BALANCE) étant très puissante. Néanmoins on ne peut pas demander au «double BELIER» de se transformer en BALANCE et, si elle est bien vécue, cette combinaison donnera un «punch» extraordinaire, un homme d’action imbattable, un aventurier génial, un combattant héroïque.

BELIER ASCENDANT TAUREAU

C’est un curieux alliage, celui de l’avion a réaction et du tank. D’une part le TAUREAU apporte un peu de calme et de pondération à la fièvre du BELIER, de l’autre il augmente son amour de la nature et des couleurs, sa sensualité. Le côté têtu et opiniâtre devient aveugle et terrifiant, c’est le rouleau compresseur (Hitler, MERCURE en BELIER, VENUS et MARS en TAUREAU). La personnalité est vigoureuse, féconde, constructive, jouisseuse. La possessivité est redoutable. Un point commun aux deux signes : une certaine naïveté printanière, qui peut les rendre vulnérables aux signes plus froids, plus intellectualisés. Le conservatisme du TAUREAU et son scepticisme s’allient a la fougue et au prophétisme du BELIER, cette structure permet aux idées hardies et neuves de se réaliser, de se matérialiser. Amour profond de la vie, endurance, capacité de travail écrasante. Tempérament joyeux, dionysiaque, amour des fêtes. Le raffinement et la subtilité sont limités. C’est l’amour de la vie qui domine.

BELIER ASCENDANT GEMEAUX

La vivacité et l’impulsivité se trouvent accentuées par cette combinaison. L’alliance de MARS et MERCURE donne intelligence, rapidité, sens de la polémique, mais aussi dispersion. Le GEMEAUX apporte sa subtilité au côté un peu « fort en gueule » du BELIER, ce qui met l’accent sur le charme et l’humour. Mots clés : le FEU follet, la séduction. L’aspect cyclothymique, capricieux, enfantin, imprévisible, peut être dominant. Le don d’éloquence et de persuasion s’en trouve renforcé, aux dépens de la stabilité : le BELIER ASCENDANT GEMEAUX est l’être de l’instant par excellence, celui qui jongle, qui joue, qui persuade ou qui égare.

Mais la superficialité n’est qu’apparente : PLUTON, second maître du SOLEIL, approfondit «l’alliage» du FEU et de l’TERRE (le personnage du dieu Loge dans la Tétralogie de Wagner). Bavardage, grimaces, interjections, pirouettes, derrière lesquelles se cache un sens profond de la vérité. Le mensonge brillant (le BELIER au service du GEMEAUX) ou la vérité percutante (le GEMEAUX au service du BELIER). Le manque de concentration peut devenir lassant. Risque d’hypernervosité et d’effondrements cyclothymiques. Le grand TERRE, la décontraction et les exercices respiratoires sont indispensables. L’ironie est considérable mais le charme est tel que les amis pardonnent tout, puisque tout se passe dans l’instant. Il faut cultiver la persévérance, sous peine de succomber à la fable de la Cigale et la Fourmi.

BELIER ASCENDANT CANCER

C’est une combinaison problématique au premier abord, puisque les deux signes sont en carré. Maîtres : MARS et la LUNE, l’agressivité et l’imagination, l’action et le repli sur soi même. Selon le reste du thème, il y aura un rêve d’action ou ce rêve réalisé. Caprices, sautes d’humeur tempêtes. Rapports difficiles avec le sexe opposé. La masculinité ou la féminité intérieure sont en conflit. ce qui se répercute dans l’existence.

Attachement au foyer, à la famille. L’aventure peut rester sur le plan du rêve. Contradiction entre l’esprit révolutionnaire et le conservatisme. Cette structure peut donner un tempérament démoniaque (MARSLUNE). Nervosité et lymphatisme à la fois. Intérêt pour la magie, sous toutes ses formes.

La faiblesse réside dans l’utopie, mais la force dans le mystère (le CANCER est le domicile nocturne du BELIER). Goût de l’envoûtement, de l’abîme. Forte sensibilité et prospection des gouffres humains. C’est une combinaison qui a donné des créateurs géniaux et profonds, mais souvent névrosés. La générosité et l’amertume se complètent.

BELIER ASCENDANT LION

Que de FEU ! Combinaison SOLEIL SOLEIL. La tête et le cœur rayonnent. Magnanimité, goût du faste, haine de la médiocrité. Beaucoup d’orgueil, de panache; goût de la croisade. Le natif BELIER ASCENDANT LION ne doute pas de lui, au contraire é dans son aventure démesurée, il risque de pécher par excès. S’il n’est pas génial, visionnaire ou dictateur, il sera mégalomane, vantard, donquichottesque.

C’est une combinaison très fougueuse, très virile, qui n’admet pas la discussion. Chez une femme, complexe de la «pasionaria». Mots clés : la grandeur, le faste, l’empire.

Les grands voyages peuvent être vécus intérieurement, on aura alors un tempérament mystique, brûlé par un FEU sublime.

La vie est placée sous le signe de la réussite : actions d’éclat, demeures somptueuses, amour du théâtre, des fêtes. Générosité à condition de se plier aux exigences tyranniques du sujet. La création est placée sous d’excellents auspices (le LION, signe V par rapport au BELIER) : enfants, spectacle, théâtre, amour. Tempérament royal, avec un fort penchant à l’égocentrisme tyrannique. Besoin d’être flatté, courtisé.

BELIER ASCENDANT VIERGE

C’est une position problématique : le volcan du BELIER est passé au crible, comprimé par l’ASCENDANT VIERGE. Le côté pusillanime et torturé de la VIERGE contraste avec la Force étincelante, sans retenue, du premier signe, d’où une dualité fort douloureuse. Il existe une contradiction entre le besoin d’aventures et de sécurité : c’est le poète génial, Baudelaire, bourré de hantises et de névroses, terrorisé à l’idée d’entrer seul dans un café, et qui fut l’un des plus grands aventuriers de l’esprit au XIXe siècle.

La cérébralité, l’esprit critique sont importants (MARS et MERCURE). Tempérament de polémistes, d’annaliste impitoyable; un certain sadisme mental, celui de l’entomologiste qui épingle ses victimes.

Ce n’est pas une bonne position pour l’amour, l’agressivité étant freinée par le rationalisme, voire la ratiocination. Les meilleurs amis de Baudelaire ont prétendu qu’il était mort VIERGE. . .

Au positif, le réalisme de la VIERGE peut permettre au BELIER d’incarner ses idéaux, non sans tergiversations, hésitations, remords et culpabilité. L’érudition est particulièrement favorisée.

Exemples : leur dualité est particulièrement instructive; d’une part. Descartes, un des principaux responsables de la mort de l’imagination en Occident, de l’autre. Baudelaire, le poète des poètes, à l’esprit affiné comme une lame de rasoir. . .

BELIER ASCENDANT BALANCE

Voilà une dualité qui n’est pas forcément néfaste : le signe opposé est toujours à la fois celui d’une fascination et d’un refus. Ici, le BELIER devient particulièrement sensible : l’axe BELIER BALANCE n’est il pas celui de la justice ? La lutte se teinte de pessimisme. Recherche des combats perdus d’avance. Le tempérament oscille entre le fanatisme et la conciliation. Torture mentale, conflits intérieurs terribles. La tendance à la critique du monde extérieur peut devenir pathologique; tendance «masochiste», car ce BALANCEment prédispose à un rôle de bouc émissaire. Ou l’on joue les forts, ou l’on joue les faibles; mais si on joue les deux en même temps. . . Il y a un risque de sacrifice, de don de sa personne a une cause extérieure : l’agressivité du BELIER se projette dans la recherche d’une entente impossible (BALANCE). Le besoin de charmer et de concilier des extrêmes tourne à l’obsession, le don quichottisme devient délirant.

Le BELIER n’hésite jamais, et la BALANCE toujours. Douloureuse alchimie, qui s’est soldée, pour Drieu La Rochelle, par une mort de désespoir.

BELIER ASCENDANT SCORPION

Remarquable alliage (MARSPLUTON, PLUTONMARS) : il y a comme un échange des premiers et seconds maîtres, comme à la tête d’un vaisseau infernal. La puissance d’action et l’efficacité sont redoutables : c’est le capitaine Nemo.

La personnalité est hyper agressive, la violence est lucide, maîtrisée, parfois méchante. Chirurgien ou criminel. . . Si cette révolte féroce n’est pas extériorisée, elle peut donner un «somatisant» ses problèmes à travers une agressivité pathologique.

Intolérance, fanatisme, goût des sectes, des petits groupes bourrés de dynamite. C’est le terrorisme, d’une manière ou d’une autre. Le comportement est implacable.

C’est le chef (BELIER) d’un réseau souterrain (SCORPION) détruisant sans pitié un monde qu’il méprise. . . Le docteur Mabuse aurait pu avoir cette structure dans son thème hypothétique.

Les qualités du BELIER et du SCORPION mêlées forment un des plus durs et explosifs alliages du Zodiaque. Les défauts aussi. . .

BELIER ASCENDANT SAGITTAIRE

C’est la combinaison la plus sublime. Ici, Zorro Don Quichotte mobilise toutes ses armées pour monter à l’assaut d’une forteresse imaginaire. Autre traduction : «Votre élan et votre vitalité se joignent, de façon fort heureuse pour votre avenir et votre destin, à un optimisme et une chance dépassant la moyenne. »

Le héros sublime, enflammé, ou le vulgum pecus paranoïaque. La confiance en soi est excessive, et n’est intéressante qu’au niveau spirituel. Tempérament plein de foi, naïf, enthousiaste : le boy scout. Donneur de conseils, très serviable, plein de fougue. toujours «à côté de la plaque», à moins qu’il ne soit génial.

Au positif orgueil sublime, recherche de la grandeur, de l’héroïsme. Gandhi ou Bleustein Blanchet (qui ne sont ni l’un ni l’autre BELIER) ont l’ASCENDANT SAGITTAIRE.

La chance est remarquable et les amours protégées. C’est aussi une combinaison qui a donné de nombreux sportifs.

Quelle que soit la manière dont est vécue cette alliance, une chose demeure : un SOLEIL et un ASCENDANT en signe de FEU n’ont jamais donné une nature très subtile. Que de FEU.

BELIER ASCENDANT CAPRICORNE

Combinaison très intéressante, mais difficile. La dureté et l’ambition dominent, les deux signes sont en carré. Le MARS du BELIER et le MARS du CAPRICORNE, tous deux en dignité, sont antinomiques : l’un agresse dans l’instant, l’autre vise a longue échéance. Mais les deux peuvent finir par se rejoindre.

Néanmoins, il existe une contradiction entre le côté «jeune  » et «vieux». Le SOLEIL pousse vers le mouvement. l’ASCENDANT vers la stagnation. D’un côte, le FEU dévorant, de l’autre l’immobilité glacée. La fusion, si elle est réussie, peut donner un «FEU de glace», une passion froide, lucide, maîtrisée.

Il y aura toujours une hésitation entre l’action et le renoncement. J’ai remarqué qu’elle peut être surmontée par la création artistique, ayant connu deux grands poètes marqués par cette structure. Dans la «réalité», c’est une combinaison qui se révèle forcément douloureuse.

Une orientation vers la politique (qui peut se définir comme un «ratage réussi») peut servir de soupape. Le tempérament est sincère, mais absolu : le BELIER recherche la force, le CAPRICORNE le pouvoir.

BELIER ASCENDANT VERSEAU

Mélange explosif et harmonieux à la fois, où la foudre a son mot à dire. Les deux signes vont vers l’avenir, par des voies différentes mais proches. Le BELIER ASCENDANT VERSEAU est indépendant, novateur : il ne supporte aucune contrainte. Il fait exploser les structures autour de lui. Il a le sens de l’amitié et il est parfaitement désintéressé. Ce curieux animal ne dédaigne pas de se libérer dans le scandale et il forme à lui seul un couple anticonformiste. Il peut s’égarer dans les mirages et dans l’utopie, mais, en général, le talent ne lui manquera pas. Il sait s’attirer les sympathies et les affections.

Sa faiblesse peut résider dans l’ingénuité, le militantisme un peu obtus, le manque de réalisme.

Sa force sera dans la physique ou dans la métaphysique : dans la politique, il sera surtout un utopiste. MARS et URANUS «ne sont pas de ce monde». Cette combinaison peut donner un «complexe de Prométhée», avec, en négatif, une manie de la persécution.

Rien de médiocre, en tout cas, dans cet alliage qui désigne le natif, presque toujours, à la vindicte de ses contemporains. Souvent, un côté mystique.

BELIER ASCENDANT POISSONS

Une épée rougie plongée dans l’océan : bouillonnement chaotique, effervescence incontrôlée. Intuition cosmique, goût du mystère, sacrifice à une cause obscure: le POISSONS n’est-il pas le douzième signe (Maison XII) par rapport au BELIER.

L’émotivité, la sensibilité sont considérable. MARS étant au service de NEPTUNE, il n’y a de salut que dans le don de soi et la mystique, sinon ce pourra être l’alcoolisme, la drogue et toutes les errances : le BELIER ASCENDANT POISSONS est «le moins BELIER» de tous les Beliers. Le plus grand doute côtoie la plus grande certitude, l’épée voisine avec le mollusque, la force brutale avec la passivité. Grande leçon taoïste, ou naufrage complet. L’Eau devient ignée, le FEU aquatique. Plus personne ne s’y retrouvera, surtout pas le natif. Le mieux est de devenir génial dans le rôle ou les fonctions choisies; autrement le biais est peut-être dans le charme, l’humour, la drôlerie, la bonté, la générosité. Aucune méchanceté dans cet alliage, où le dieu de la mer noie complètement le FEU de MARS. Exeption : celle où MARS parviendrait à transformer la mer en une mer de FEU. La contradiction n’est-elle pas l’équation du génie ?

TAUREAU ASCENDANT BELIER

La signature «printanière «qui ressort de cette formule formée des deux premiers signes du zodiaque peut convenir à des conduites expressives, débordantes, conquérantes et à des tempéraments agités d’instincts puissants, prompts à satisfaire leurs appétits turbulents, leur besoin de sensations vivifiantes. Le printemps, ce n’est pas seulement les pâquerettes. Il désigne aussi les sanguins excitables et soupe au lait, les gaffeurs par irréflexion qui séduisent pourtant par leur courage, leur fraîcheur et leurs incorrigibles étourderies.

L’ASCENDANT BELIER devrait compenser ce que le signe solaire risque d’avoir acquis en maturité défiante et conservatrice. Même si l’expérience prouve et démontre les avantages de la stabilité, de l’action raisonnée, des entreprises longues et patientes, en dernier recours l’accélération l’emporte sur la retenue. Un coup de tête achève ce qui a été commencé dans la méthode, la logique et le calcul.

Ainsi les réflexes d’immodération chassent ce que de sages résolutions avaient mis en place.

L’impatient gronde sous le faux débonnaire. Extasiez-vous de ses politesses avant que la mollesse de vos remerciements ne l’incite à la querelle. Si ses concessions et rapprochements pacifistes restent sans effet, gare au guerrier qui prend le relais. Désormais, il peut se croire en droit d’accuser, d’exterminer, de venger sa douceur déconfite.

Généralement, il n’attend pas d’être déçu. De son propre chef il décide de passer de l’obéissance à la rébelLion. Il se déchaîne au déclic d’un soupçon et, de diplomate, il devient sabreur aux colères rougeâtres.

En moins coloré, c’est un être qui ne peut pas rester longtemps sous contrainte, la soumission ayant pour effet concluant de le déterminer à clés initiatives intempestives, comme si sous le couvert de l’attachement et de la dépendance, il se forgeait une personnalité incisive, agissant par coups de boutoir.

TAUREAU ASCENDANT TAUREAU

Tempérament posé, réfléchi, mais s’échauffant vite si on lui résiste et capable de passer des rondeurs de la souplesse à l’affirmation claire et sommaire de sa volonté brutale.

Il se défie de son fond suggestible et adopte, à l’occasion, des attitudes d’opposition, de refus systématique, pour ne pas avoir à considérer la part d’un doute perturbateur quant à ses goûts, ses idées et croyances. Il aspire à la durée, au définitif, et cela explique ses lenteurs, ses prudences, ses habitudes routinières et les rites dont il s’entoure pour conjuguer les appétits d’aventure qui bouillonnent parfois en lui.

Sensoriel autant que sensuel, il sait apprécier le poids et le contact des choses, humer, palper, pétrir la vie sans se perdre en longs discours sur ses sensations, celles-ci étant à ses yeux des informations précises, qui se suffisent à elles-mêmes et se passent de commentaires littéraires.

Sous son écorce débonnaire, il peut y avoir de la gravité, des inquiétudes, des griefs, de sourdes colères, des pensées et des sentiments qui fermentent en suivant des chemins parallèles à ses préoccupations moins secrètes.

Bien que sujet à de fréquentes variations d’humeur, il s’efforce d’en limiter les manifestations. Sa cyclothymie peut être triste ou gaie. Celle du taciturne protégeant jalousement ses avoirs, affectifs et matériels, ou celle du bon vivant, loquace, collant, foncièrement rebelle à la solitude.

Il se donne à fond à ce qu’il aime. Une tâche, une vocation, une passion exclusive l’aident à réaliser succès et équilibre en éloignant les diversions corruptrices.

Narcissique, il n’apprécie que l’enclos de sa conscience et l’expérience, la pratique des êtres et des choses le confirment dans l’idée que tout ce qu’il fait est bien fait, qu’étant comme il est, il ne pouvait échapper ni à sa logique, ni à ses erreurs. Il peut ainsi organiser sa pensée pour demeurer, quoi qu’il advienne, fidèle à ses principes, fidèle à lui-même.

TAUREAU ASCENDANT GEMEAUX

Cette formule, en dehors du fait qu’elle conserve une unité printanière, passe pour composer des reliefs saisissants. L’alliage des tendances peut être difficile à réussir, si l’on songe que le TAUREAU s’équilibre et s’affirme par concentration d’énergie tandis que le GEMEAUX exprime la fonction contraire de déconcentration : il déboulonne et dépassionne. Le caractère sera tissé de contradictions déchirantes s’il ne trouve pas de ponts mobiles pour relier les aspects sédentaire, possessif, monocorde du TAUREAU aux aspects versatile, libertaire, polyvalent du GEMEAUX.

Nous pouvons voir apparaître ici de forts appétits matériels et un parfait détachement à l’égard des questions d’argent, les aptitudes à la multiplication des gains évoluant en inaptitude à les faire fructifier pour son propre compte.

La sensualité, le sens des fruits de la TERRE forment de vifs contrastes avec le goût des abstractions et des jeux de l’esprit. L’être de chair étonne la pensée qui l’habite. Mais s’il y a de l’envergure pour réunir le tout, les forces instinctives vivifieront l’intellect qui plaidera pour elles en donnant des moyens d’expression et de représentation aux réalités premières que d’aucuns vouaient au silence par mépris, ignorance, dévalorisation de leurs bases animales.

TAUREAU ASCENDANT CANCER

Cette formule zodiacale présente d’importants points de convergence, et, au niveau des apparences, le bénéficiaire pourrait se tailler la réputation d’un être exempt de contradictions, agissant conformément à ses idées, à ses sentiments bons ou mauvais, peu tributaire d’un environnement extérieur contre lequel il s’est solidement protégé.

Si cette signature permet de se constituer un État dans l’État, de se bâtir un univers clos étranger aux tribulations ambiantes, elle excite, en revanche, la cuisine intérieure d’une âme aux mille paradoxes.

Ainsi, tandis que derrière les meurtrières d’une citadelle personnelle rustique le monde extérieur paraît uniformément plat, le regard vers l’en-soi dévoile un florilège d’émois, une cour bigarrée de sentiments complexes.

Sans vouloir forcément tromper les gens, ce tempérament les égare par un contact, abrupt ou simple, sans rapport avec les facettes, pirouettes et chausse trappes qu’il réserve aux intimes. C’est dire qu’il peut y avoir hiatus entre l’être de surface, guindé, construit, muré, et l’être conscient, effervescent, réajustant constamment ses défenses perturbées par sa susceptibilité.

Classiquement, on en fait un bourgeois, un pépère aimant sa campagne, sa compagne, ses enfants, sa télé, ses pantoufles et son député. C’est dire surtout que la formule se prête à une robuste organisation de la vie privée ou de la subjectivité. Cela pour la plus grande satisfaction des besoins de l’inhibition naturelle (santé, prospérité), heureusement relayée par l’inhibition protectrice.

N’oublionpas que cet ASCENDANT établit un pont entre sensation et sentiment. Liaison sélective : les perceptions conerètes provoquent des jugements, des réactions de défense, des dégoûts manifestes. Ou bien elles sont digérées, assimilées, transformées en éléments fortifiant les choix du cœur, les raisons et déraisons de la sensibilité. Le réel s’est changé en reflets pour un imaginaire plus vrai que nature.

TAUREAU ASCENDANT LION

Les deux symboles animaux constituant cette formule suffisent à illustrer une psychologie marquée théoriquement par la puissance des instincts et l’énergie du vouloir. L’autorité d’un tel tempérament risque d’être écrasante. Il n’est pas enclin à mettre de la finesse dans l’aveu de son besoin de suprématie. Sa conscience peut l’inciter à étaler sans morbide pudeur ses tumultes animaux. Il ennoblit ses appétits sensuels, pense-t-il, en leur donnant du lustre, en les assumant en place publique.

L’égocentrisme et le narcissisme se construisent, s’élaborent, se raffinent, à partir des luttes vécues, des résistances victorieuses aux conflits, ou à partir des lourdes tâches et labeurs de la carrière taurienne.

Le penchant dominateur ne doit pas exclure une éventuelle aptitude à reconnaître des mérites aux concurrents, mais si le succès d’un dessein majeur est en cause, ce genre de concession à l’adversaire se fait rare, même chez un LION de réputation magnanime.

L’heureuse coopération TAUREAU LION peut aboutir à une exceptionnelle puissance de travail. Une fois engagé dans une entreprise, ce tempérament ne dételle plus.

Si les tendances s’opposent au lieu de se rejoindre dans des réalisations d’envergure exigeant autant d’endurance que d’audace, de fond que de bluff la formule laisse craindre de cruels tiraillements entre une violente opposition aux suggestions extérieures et un désir impulsif, non moins violent, d’agir contre elles en passant de l’attitude réfractaire à l’offensive ouverte.

Dans ces dilemmes s’affrontent les avantages d’une action lente, toute de profondeur et de patience sournoise, et les avantages des opérations brillantes, efficaces par l’ampleur de leur culot. Celles et ceux qui ne choisissent pas ou ne savent alterner brillent surtout par un immobilisme orgueilleux et crispé.

TAUREAU ASCENDANT VIERGE

Les signes composant cette formule concernent des tendances convergentes. En principe, il doit être facile pour ce tempérament de trouver une saine économie entre les pulsions possessives du TAUREAU, sa volonté massive, ses capacités défensives, et les aptitudes sélectives de la VIERGE, son sens critique et discursif son goût des constructions logiques. L’ensemble convient à une personnalité disposant d’un bon fonds d’endurance et de constance pour des tâches méticuleuses conjuguant l’expérimentation conerète et la formulation théorique précise.

Les dispositions naturelles du TAUREAU se raffinent dans les tamis virginiens. Ce n’est plus le règne de la sensualité sauvage. Les sens sont sélectifs. S’ils puisent aux mêmes sources, c’est pour effectuer des tris et des interdits. Classiquement, l’organisation harmonieuse des aspects «naturel et autoprotectif» de l’inhibition justifie les portraits autour des mots clés d’ordre, de rigueur, opiniâtreté, prévoyance, économie. Ce que le Taurien produit, arrache à la TERRE, à ses patrons ou à ses dons, le Virginien l’entretient, l’épargne ou le place à des taux avantageux.

L’esprit d’analyse dispose aussi d’une riche matière pour broder sa philosophie, extirper du vécu des règles, préceptes, conseils et recettes réfléchies. La conscience sélective permet d’éviter ou de limiter les égarements des pulsions libidineuses. Ce TAUREAU n’a plus l’effervescence aussi facile, mais il a le secret de stimulants recherchés. Il a peut-être retenu de ses frasques turbulentes une connaissance bien établie des doses qui lui sont, ou non, profitables. Ses instincts sont deVénus savants, ses démons experts en théologie. Il a le jugement qui retient par prévenances. Son danger est de corseter et de finir par étouffer l’animal à force de l’éduquer, de le civiliser et de le moraliser.

TAUREAU ASCENDANT BALANCE

Singulière équation que celle du TAUREAU, centre des énergies primordiales, en phase de séduction sociale. On est tenté d’en saisir la solution dans VENUS â, planète régissant traditionnellement les deux signes. L’amour serait alors le moteur exclusif de ce tandem qui aime en force et finesse. Le TAUREAU pour la possession, l’emprise par la fascination de toutes les promesses de fécondité, prospérité, stabilité. La BALANCE pour les perspectives d’un dialogue amoureux d’égal à égal, se complaisant en arabesques et méandres délicats, l’égalité signifiant, de fait, des alternatives de guerre et de paix.

En dehors de VENUS â, nous avons la possibilité d’envisager la transformation des comportements réfractaires en conduites élaborées. La sourde volonté de cohésion, d’ordre, d’économie fermée, s’appuie sur une conscience avisée dans l’art de l’alliance, du compromis aléatoire et du bon usage des mœurs, conditions formelles des rapports de force. C’est un TAUREAU qui tend à réformer la tauromachie au nom du droit des bêtes.

S’il a du souffle, celui de l’homme-buffle, migrateur et constructeur, il passera par les canaux des codes et institutions. A moins qu’il ne réforme ceux-ci pour y mettre ses aises.

L’essentiel est dans le mouvement, le déplacement des valeurs dites naturelles aux valeurs socioculturelles, politiques ou civiques. La dimension taurienne de hobereau, seigneur plébéien, se faufile ou s’impose dans les ambassades et les salons, éventuellement pour y rappeler les vertus des forces telluriques.

Ou bien la volonté massive se change en hydre. Elle doit combiner le compact et le tentaculaire, le sens des cohérences et celui des alliances dialectiques.

TAUREAU ASCENDANT SCORPION

Il y a lieu de souligner, dans cette formule, la puissance de concentration qui risque, faute d’application à un objet réel, de se pervertir en idée fixe, source de fantasmes et de perversions. Le sexe figure au premier plan de ces intérêts dont l’abus aliène le sens critique tout en approfondissant la faculté d’investigation.

Si les dispositions sont intellectuelles, ce caractère aura la patience, l’opiniâtreté, la bonne portion de faculté déductive qui conduisent au déchiffrement des vérités que la nature dissimule dans ses atomes, cellules et planètes.

L’évolution peut le conduire de la constatation d’une vérité première, aussi évidente que la faim, la soif et la marche à pied, à la conceptualisation d’un système complexe aux applications infinies, grâce auxquelles son créateur et propagandiste se constituera une spécialité de grand renom.

Le charme taurien peut devenir prenant, vampirisant et si l’on songe à sa puissance de frein-barrière, celle-ci promet de se prolonger en conspirations, activités culturelles de subversion ou d’intoxication.

Double politique du «Non». . . L’une permet théoriquement de ramasser ses atouts, l’autre de les distiller en un sublimé corrosif pour corrompre, dissoudre, désintégrer les conformismes ambiants, nettoyer les oppositions aux impératifs de santé, vitalité, jouissance et domination.

Les aspirations tauriennes, sensuelles, épicuriennes ou intellectuelles vont alimenter et justifier les fonctions Scorpionnesques de liquidateur.

La convergence peut donner des comportements singulièrement polarisés, habiles en manoeuvres souterraines, facilement obsessionnels.

Mais la réduction à une voie unique risque de se faire au prix de paradoxes, d’artificieuse logique, ou d’un dualisme contrarié qui, tôt ou tard, reposera le problème des forces mal appariées.

Les classiques assurent que cette signature donne un tempérament déchiré par Éros et Thanatos, principe de vie et principe de mort.

TAUREAU ASCENDANT SAGITTAIRE

Pour les adaptés, formule de puissance qui réunit deux signes aux tendances complémentaires. Par exemple, les instincts conservateurs du TAUREAU sont corrigés par les libéralités du SAGITTAIRE.

La sédentarité relative de l’un est compensée par l’humeur voyageuse de l’autre, ce qui peut inciter le TAUREAU à de plus fréquentes migrations.

L’ouverture sagittairienne aux modes et courants connaît des compensations qui lui épargneront les écueils du snobisme. La conduite peut, dans les meilleurs cas, rester fidèle aux motivations et principes de fond tout en usant des opportunités, alliances, facilités et séductions du moment.

S’il a de l’envergure, ce tempérament ranime par la vigueur de son idéalisme les causes en perdition, fourvoyées dans les excès d’intellectualisme. Il peut mettre plus de cohésion, de volonté animale, à défendre ou répandre ses convictions. On lui prête du talent à légitimer et porter à son plus haut niveau d’expression sociale les vocations tauriennes en rapport avec la vraie vie, les plaisirs, les besoins, les lyrismes de l’homme de chair.

On imagine encore un être sujet à de multiples agitations d’humeur, tour à tour irritable et craintif, fougueux et frissonnant, tant ses énergies sont convertibles, aptes à varier des galops primaires de l’émotivité aux évitements maniérés de la sensibilité.

Le danger vient, chez l’adapté, des poussées de compromissions qui risquent de lui faire oublier sa puissance réfractaire.

TAUREAU ASCENDANT CAPRICORNE

Dans cette formule, les tendances du signe ASCENDANT renforcent celles du signe solaire, la conscience hérite de l’expérience sans secousse de conversion. C’est dire que les choses s’arrangent plutôt bien dans cet univers. Le tempérament s’accommode sans problème de l’écoulement du temps, acceptant les restrictions des ans après en avoir épuisé les abondances, Au mieux, il forge sa supériorité sur la prospective, en dégageant les voies du futur de ses méditations sur le passé.

La sensualité, pour être contenue, n’en est pas moins pressante. Chez les êtres équilibrés, elle prévient heureusement contre les dangers de la raison et abstractions sans flamme. Il faut espérer que le raisonnable, ici, trouve ses racines et fondements dans les besoins primordiaux de l’homme. En ce cas, la pensée, morale, physique, politique et économique, a des chances de prospérer, forte de sa sève.

Selon ce schéma, on attribue au signe ainsi marié de grandes qualités de constance, d’ordre, d’opiniâtreté, de méthode. C’est un «secondaire». Il a le sens du temps, mais il faut distinguer celui qui traîne de l’arrière, avec les traditions, regrets, souvenirs et greniers du passé, et celui qui pousse par devant avec son regard ambitieux et calculateur sur l’avenir, ses dons de prévisionniste sagace.

L’excitabilité convertie en inhibition peut donner de meilleurs moyens de réussir et stabiliser ses inductions. C’est-à-dire les engagements sur voie unique, les oeuvres et constructions qui doivent tout à une passion ou idée dominante et à laquelle êtres, choses, habitudes se soumettent comme autant de rivières à leur neuve.

TAUREAU ASCENDANT VERSEAU

Si l’on ne se préoccupe pas d’un lien d’évolution entre les deux signes, coexister, de les juxtaposer, pour concevoir une personnalité à double face il suffit de les faire réaliste, possessive, charnelle, instinctive dans un domaine de sa vie; idéaliste, désintéressée, intellectualiste sur un autre plan d’activité.

Considérant que la formule adaptée du VERSEAU est l’inverse de celle du TAUREAU, on suppose une transformation difficile des tendances en leur contraire. Les échecs ou réussites trop partielles abondent.

La médisance se repaît de ces caractères qui à vouloir faire l’ange font la bête. Personnalités conflictuelles dont la conscience libérale, progressiste, aux lendemains qui chantent, ne parvient à tenir ses promesses que par des voies tyranniques. Ses visées humanitaires audacieuses, ses aspirations sublimes où l’homme sort blanchi de sa fange finissent par être le prétexte d’artificielles dominations, pires que les naturelles.

D’aucuns, plus heureux dans l’art de marier les contraires, sauront trouver dans l’expérience des rapports instinctifs et de l’aliénation aux besoins primordiaux les modèles contre lesquels il faut réagir pour atteindre détachement, sagesse et bonté d’âme. Une façon supérieure, de grand niveau, de réunir les deux signes serait de montrer tout ce qu’il y a d’essence méconnue, d’ordre spirituel ignoré et de divinité cachée dans la substance du monde.

Communément, le choc des inductions menace de produire des équilibres incertains, des êtres aux paradoxes contrariants, mettant du doute dans toute certitude et de la certitude dans le doute, s’égarant dans les sous-entendus en demi-teinte, perturbés dans un entendement et une volonté aux affirmations comme aux dénégations chancelantes.

TAUREAU ASCENDANT POISSONS

Les convergences de cette combinaison ou ses polarisations accentuent la réceptivité et la recherche d’autodéfense contre l’excès de sensibilité. Celle-ci, au niveau TAUREAU, va de pair avec une sensualité chaleureuse adaptée aux supplices et délices des rythmes quotidiens. Au niveau POISSONS, elle entre plus souvent en résonance avec l’intuition percevant l’irrationnel qui court entre les êtres bousculant leurs émois et humeurs.

Les aspects tendres et vulnérables de la personnalité devraient assouplir les pulsions impatientes.

L’excitabilité mobile se résout en masque de défense qui se voudrait serein et souverain. La crainte, la défiance ou l’adoption de principes d’impassibilité désinvolte contrôlent théoriquement les impulsivités coléreuses. Mais, à la vérité, cette sagesse dort sur un volcan, et des conduites brutales, explosives, peuvent succéder aux résignations et soumissions apparentes.

Les expériences passionnelles, tumultueuses ou simplement intenses, ouvrent éventuellement à une notion large et mal définie de la vie. L’exaspération du besoin de posséder, tenir, dominer, réduire bien à soi, peut, sous le choc des déboires ou par prise de conscience d’une autre dimension, se changer en généreuse abdication de tous privilèges. En se ressaisissant, rompant les amarres des rapports objectifs, l’âme s’exalte dans la seule aventure de sa puissance d’évasion.

GEMEAUX ASCENDANT BELIER

Cette combinaison zodiacale est simple, elle réunit l’TERRE et le FEU. La combustion qui en résulte est donc essentiellement dynamique. Elle accentue le caractère spontané, indépendant. Le sujet ainsi marqué ne voit guère les obstacles, ou, s’il les pressent, il compte sur son adaptation à l’instant présent pour éviter les dangers.

Le côté BELIER s’efforce de réaliser les idées qui viennent des GEMEAUX. C’est donc une combinaison essentiellement pratique, qui ne se contente pas de parler, mais exige des réalisations effectives, et non pas seulement de beaux projets.

On constate chez les GEMEAUX ASCENDANT BELIER beaucoup de jeunesse, d’allant, de brio. Leur caractère est le plus souvent gai, entraînant, et exprime une joie de vivre qui est en fait l’expression de la grande vitalité du BELIER. Le natif s’exprime avec facilité, il est plein d’humour, et ce côté sympathique l’aide à faire passer quelques rosseries; on note parfois une certaine agressivité mentale, due à l’influence conjointe de MERCURE et de MARS, les deux planètes qui gouvernent les signes en question. Les variations de l’humeur sont fréquentes, passant brusquement du rose au noir, produisant des alternances de dynamisme et de baisse de tension.

La hardiesse et l’impulsivité sont des traits dominants et facilitent les prises de contact, les relations de tous ordres. Le sujet trouve toujours un auditoire qui l’écoute avec plaisir et se laisse persuader par son côté vif et passionné. Il ne s’encombre pas trop de principes et s’adapte rapidement, modifiant s’il le juge bon ses idées et ses projets en fonction des circonstances. La nervosité, le danger de dispersion des efforts dus au côté GEMEAUX peuvent être surmontés dans une activité réalisatrice et rapidement mise sur pied.

GEMEAUX ASCENDANT TAUREAU

La rencontre du premier signe de TERRE avec le premier signe d’TERRE détermine une nature en partie prudente, réaliste, réfléchie, ramassée, mais aussi indépendante et volontiers fantaisiste. Il en résulte un manque de certitude intérieure rendant le caractère plutôt ambivalent, et porté à suivre des influences contradictoires. Le TAUREAU apporte ses qualités essentiellement pratiques, son sens du coneret, et le GEMEAUX son habileté mentale, son opportunisme. Mais l’alliage est difficile, le TAUREAU reprochant au GEMEAUX son impatience, sa futilité, et ce dernier ne comprenant pas l’opiniâtreté et une certaine pesanteur bien tauriennes.

Mais si l’harmonie s’établit, l’habileté, la facilité de contacts apportent au TAUREAU une façon plus rentable d’utiliser ses évidentes qualités et l’aident à se mettre en valeur avec une certaine astuce. Intellectuellement, l’esprit s’assouplit et se fait plus nuancé, il exige moins de preuves tangibles avant de comprendre, et se fait plus intuitif.

En cas de tendances artistiques, on constatera en peinture une alliance féconde du dessin et de la couleur.

Il s’agit généralement de grands travailleurs, de ceux qui suivent obstinément la voie qu’ils se sont tracée, tout en sachant prendre à temps les raccourcis que le destin ouvre parfois à leur intention. Il faudrait de fortes Dissonances pour qu’une belle réussite ne soit pas obtenue. Il advient qu’il émane d’eux un don de séduction, un magnétisme qui n’est pas sans effets tangibles sur leur carrière. Parfois aussi, l’influence Vénusienne sécrétée par le TAUREAU les prédispose à une vie amoureuse marquée par de forts entraînements sexuels, auxquels il leur est difficile de résister.

Le cas de Richard Wagner est typique. GEMEAUX, il l’est par le SOLEIL, mais il n’a pu être possible de préciser si l’ASCENDANT se situe à la fin du TAUREAU ou en GEMEAUX. Les valeurs TAUREAU sont de toute façon importantes, par la présence de VENUS â, qui a joué aussi bien affectivement que dans la création musicale.

C’est un tout autre personnage que nous révèle le thème de Georges Marchais. Ce GEMEAUX malicieux et retors, ne pouvant renier sa souche paysanne normande, est solidement campé sur un fond TAUREAU, et les deux signes ont collaboré pour l’élever au premier plan de la scène politique, le TAUREAU et son magnétisme ayant permis d’estomper les imprudences que sa nature GEMEAUX l’entraîne à multiplier.

GEMEAUX ASCENDANT GEMEAUX

C’est le cas de tous les GEMEAUX qui sont nés au lever du SOLEIL. Cette «géminitude» poussée au maximum fait donc d’eux l’incarnation parfaite de ce type zodiacal, renforcée encore si MERCURE et la LUNE se trouvent dans ce signe.

Comment établir le portrait du double GEMEAUX, sinon en répétant tout ce qui a été dit sur la caractérologie et les tendances générales ? Les traits de caractère, les qualités et défauts, la dualité, la mobilité, la curiosité, tout cela s’intensifie et, à la limite, on pourrait craindre qu’un pareil sujet soit vraiment trop typé et présente même quelque chose d’un peu caricatural.

On pourrait craindre qu’une telle nature présente un excès de fantaisie et de superficialité. Il n’en est rien, car la présence d’une planète donnant, si l’on peut dire, du poids à une personnalité trop aérienne, rétablit un équilibre satisfaisant. C’est le cas du chanteur Alain Souchon : la présence de SATURNE à l’ASCENDANT en fin GEMEAUX détermine en lui l’amour du passé et une certaine mélancolie. D’autres cas prouvent qu’il faut se garder de diagnostics trop simplistes, car nous trouvons parmi les «doubles GEMEAUX» Pierre Brossolette, héros de la Résistance, et le président Soekarno qui gouverna la Malaisie pendant plusieurs années. Un autre cas tout différent est celui du criminel Yves Monpetit, évadé et repris au début de 1978 : mais on trouve dans son thème des structures agressives qu’il n’a pu sublimer.

Sur le plan de l’apparence corporelle, de la morphologie, il serait intéressant de vérifier si les doubles GEMEAUX présentent bien les traits que la Tradition attribue à leur signe : c’est bien là un trait de ce secteur fantaisiste, qui, lorsqu’il est seulement signe solaire, donne à ses natifs une taille plutôt petite, une stature fine et déliée, en bref, une silhouette très mercurienne. Mais en ASCENDANT, les GEMEAUX seraient plutôt de grande taille, l’exemple type étant le célèbre portrait du roi Philippe II d’Espagne. Quoi qu’il en soit, les traits et la corpulence dépendent plus nettement de la planète qui domine le thème, un compromis pouvant s’établir entre la minceur de base des GEMEAUX et la plénitude apportée par la présence de la LUNE, de VENUS ou de JUPITER près de l’ASCENDANT GEMEAUX, la musculature étant surtout du domaine de MARS.

Le plus bel exemple de GEMEAUX ASCENDANT GEMEAUX est sans contredit Henry Kissinger, diplomate célèbre, grand voyageur, homme énergique s’il en fut, grâce à son MARS ASCENDANT.

GEMEAUX ASCENDANT CANCER

L’accord n’est pas des plus aisés entre l’TERRE, qui se veut libre, et l’Eau, paisible et ensommeillée dans son lit. MERCURE, le vagabond à la recherche de contacts nouveaux, n’apprécie pas l’apparition de la LUNE, planète des songes, qui régit le CANCER.

Comment réaliser cette vie d’adulte, à laquelle le GEMEAUX aspire, si des rêves, des chimères enfantés par la LUNE viennent troubler l’esprit clair et lucide du Mercurien ? L’indépendance disparaît, liée par l’attachement cancérien à la cellule familiale, par une sensibilité extrême, et l’énergie, déjà capricieuse avec le côté GEMEAUX, risque de s’effilocher en vagues projets. Le goût du risque s’atténue pour faire place à un envahissant désir de sécurité, aussi bien matérielle qu’affective.

Il n’est pas aisé de s’évader de liens que l’on trouve paralysants, mais que l’on chérit quand même. Les décisions sont constamment repoussées, le sujet attend que les choses se règlent elles-mêmes. Il ne peut accomplir seul les efforts nécessaires à son évolution. Le FEU fait défaut dans cette combinaison zodiacale trop fluide, et le recours à des appuis extérieurs est souvent indispensable pour se risquer à l’action personnelle.

Il n’est pas rare que l’insatisfaction qui en résulte soit à la base de sérieuses crises intérieures à tendances dépressives.

GEMEAUX ASCENDANT LION

C’est la deuxième rencontre de l’TERRE des GEMEAUX avec le FEU, la première ayant eu lieu avec le BELIER. Il s’agit donc d’une combinaison dynamique, passionnée même, mais elle s’orne du côté souvent triomphal qu’exprime le LION. L’art des contacts et de la suggestion verbale joint à l’art inné de se mettre en valeur peut donner des êtres sûrs d’eux-mêmes et du pouvoir qu’ils exercent facilement sur un entourage heureux de les écouter. Du vendeur de haut niveau au politicien prestigieux, la gamme est large de ceux qui savent utiliser la parole avec une telle conviction qu’il n’est guère possible de ne pas se laisser entraîner.

Si persuadé qu’il soit de sa supériorité, un tel sujet ne peut cependant dissimuler la petite dose de fantaisie, voire de gaminerie que lui instille sa base GEMEAUX. Ainsi en est-il du prince Philipp, époux d’Elizabeth d’Angleterre, dont on a souvent cité les facéties au cours de ses nombreuses croisières. Mais il se montre aussi GEMEAUX dans l’intérêt qu’il porte à l’éducation des jeunes. La simplicité et le côté non conventionnel des GEMEAUX font bon ménage avec la respectabilité décorative du LION.

Le tandem GEMEAUXLION, si simple soit-il dans son besoin de contacts humains, ne s’abaissera cependant jamais à la fréquentation de gens dont il ne peut admettre la vulgarité ou la bassesse de sentiments. La fierté et la susceptibilité, même si elles restent secrètes, peuvent se manifester par de brusques colères. Le maintien d’un certain prestige restera toujours une exigence rigoureuse. Mais les succès, sentimentaux aussi bien que mondains, ne manquent pas. La vie est généralement agréable, elle s’oriente souvent vers des carrières de prestige telles que les carrières du spectacle, la représentation de grandes firmes, la presse, le barreau. C’est la vedette qui n’a pas l’TERRE de se prendre au sérieux, mais qui sait imposer le respect.

Sincères dans leurs amitiés et leurs affections, les GEMEAUX ASCENDANT LION savent cependant se dégager de situations difficiles avec beaucoup d’art et de simplicité et ne sont jamais à court d’arguments. Capables de prendre du recul, d’établir des programmes d’action, ils savent ne pas céder aux sollicitations immédiates et leur spontanéité n’est pas totale. Telle est l’action de la secondarité, facteur caractérologique existant chez le LION, et de sa qualité de signe fixe, capable de stabiliser la mobilité parfois excessive du GEMEAUX.

GEMEAUX ASCENDANT VIERGE

Placée sous la double influence de MERCURE, cette combinaison est donc tout à la fois intellectuelle et pratique. Cette cérébralisation risque d’être excessive. Si tout est mis sous le contrôle de la rationalité, de la logique, la place disponible pour le sentiment et la passion se trouve bien réduite. Il n’est pas toujours bon de freiner les élans de l’enthousiasme, ou de chercher à se prémunir contre tous les risques.

Le natif possédant cette combinaison peut étouffer sa sensibilité en privilégiant outrancièrement une vision des choses ordonnée, presque mécanique. Mais l’esprit libre des GEMEAUX regimbe parfois contre le cadre rigide et un peu artificiel exigé par la VIERGE. C’est la lutte entre l’esprit de finesse et l’esprit de système. Sans vouloir minimiser le rôle des nombres dans l’architecture de l’univers, il semble que ce serait une erreur de géométriser à l’excès, de voir les mots et d’ignorer les choses. Dans le cas présent, il serait bon qu’un aspect planétaire vienne donner un peu plus de sang à un ensemble trop axé sur le système nerveux central.

Le thème de Françoise Sagan montre bien la lutte entre la tendance au contrôle exercée par un Moi hyper-mercurien et la puissance d’un Ça freudien engendrant l’anarchie. Conduire pieds nus pour mieux éprouver l’ivresse de la vitesse, risquer sa fortune au jeu pour finalement se soumettre à la raison mercurienne en se faisant volontairement interdire l’entrée dans les casinos, voilà un exemple des luttes intérieures qui se produisent lorsqu’une tendance empiète par trop dans l’espace psychique.

GEMEAUX ASCENDANT BALANCE

Une certaine analogie avec la combinaison GEMEAUX ASCENDANT TAUREAU semble s’exprimer. C’est, en effet, sur le plan planétaire, un accord MERCUREVENUS â. Mais une très nette différence surgit d’emblée, car la BALANCE, signe VENUS âien, certes, est également un signe d’TERRE, fondamentalement plus proche des GEMEAUX que le TAUREAU, signe de TERRE et de réflexion.

C’est donc surtout le point commun signifié par l’TERRE qui va caractériser ce type zodiacal. C’est la communication, les échanges, le désir profond de sociabilité, les rapports avec l’Autre. Le problème des relations prime donc tous les autres, aucun de ces deux signes ne pouvant supporter la solitude. Mais il faut aussi tenir compte de l’extrême sensibilité de la BALANCE : il ne s’agit donc pas de n’importe quels contacts, encore que pour elle un contact difficile vaille mieux que l’absence de contacts. Intervient la liberté, commune à ces deux signes, et qui veut que tout se passe dans une ambiance sans contraintes. Pour y parvenir, le GEMEAUX reçoit l’apport VENUS âien de la BALANCE, sous la forme d’un accueil ouvert, tolérant, encourageant même. Le sourire devient une vertu, et il n’est pas uniquement un piège, il signifie bonne volonté.

L’intellectualisation GEMEAUX se lie volontiers aux goûts très souvent artistiques latents chez la plupart des BALANCE. Si l’esprit créateur est assez puissant pour entraîner vers une activité où l’art et l’esprit s’allient, il se rencontre souvent des aptitudes pour le spectacle, la danse en particulier, la photographie, la mise en scène, la critique d’art. La compréhension sur le plan humain peut attirer vers la psychologie, mais il faut l’intervention de planètes plus fortes pour en faire une profession.

Le charme est tel que les appuis utiles à la réussite se produisent d’eux-mêmes- D’une distinction souvent raffinée et subtile, ces natifs font impression sur les autres, leur compagnie est plaisante, agréable, et leurs interlocuteurs ont l’impression d’être plus intelligents qu’ils ne le croyaient au début de la conversation.

Une tendance parfois romanesque fait considérer l’amour comme une fête du cœur et du corps : le goût d’une ambiance agréable donne le sens du décor qui convient à l’amour. Il advient que tout ne soit pas facile, la constance n’étant pas leur fort, et certaines volte-face imprévisibles ne garantissent pas la pérennité des sentiments les plus beaux en apparence.

GEMEAUX ASCENDANT SCORPION

Cette combinaison est certainement la plus complexe de toutes celles qui englobent les GEMEAUX. Les sujets qui la possèdent sont souvent considérés comme un peu mystérieux et dotés d’un comportement imprévisible.

Le doute et l’inquiétude, fréquents chez les SCORPION, se traduisent dans cette combinaison par un certain recul, une réticence qui diminue fortement la spontanéité inhérente aux GEMEAUX. Le caractère plus ferme, plus dur, plus apte à dire «non» alors que le GEMEAUX tend à dire «peut-être», a en revanche l’avantage de permettre une très nette concentration mentale, et constitue donc un indiscutable apport de force mentale au GEMEAUX. L’esprit très critique à la mode Scorpionne se fait plus vif plus incisif avec parfois une tendance à l’humour noir que l’entourage n’apprécie pas tellement.

Toujours sur le plan mental, l’analyse se fait plus profonde, plus impitoyable, l’intelligence est portée à la déduction. Le goût plutonien d’aller au fond et même au tréfonds des choses, surtout s’il s’y cache un certain danger, donne à l’esprit une plus vaste dimension, et on ne peut en aucun cas accuser ce type de GEMEAUX d’être superficiel. Le risque est l’apparition toujours possible d’une tendance obsessionnelle qui accentue l’inquiétude. On peut donc rencontrer le désir de jouer avec le mystère, de chercher les secrets comme un enfant joue à cache cache. L’envers des choses, représente par PLUTON, le dieu à double face, doit être amené au grand jour, qu’il s’agisse des secrets de notre inconscient, des trésors cachés. Mais, pour cela, il ne faut pas craindre de remuer la boue, sans pour autant céder à l’attrait morbide des bas-fonds. Préoccupé par maints problèmes, dont le plus obsédant est celui de la mort, le sujet s’expose à une angoisse métaphysique permanente, qu’il s’efforce d’apaiser par l’étude de l’ésotérisme et des phénomènes occultes. Le besoin de comprendre devient lui aussi obsessionnel.

La vie affective est le plus souvent difficile, imprégnée d’érotisme. La nervosité ne facilite pas l’épanouissement, surtout lorsque s’y ajoutent des tendances sadomasochistes plus ou moins conscientes. Un contact très primitif et presque animal avec la nature est souvent source d’apaisement et de régénération. La vie du couple ne peut être durable que si le sujet prend conscience de son esprit trop critique, fait preuve d’une grande bonne volonté à l’égard du ou de la partenaire.

L’adaptation sociale n’est pas toujours facile, l’activité peut être marginale. Suivant le niveau et les aptitudes, des ouvertures sont possibles avec la biologie, la psychanalyse, la psychiatrie; à un niveau différent, les services secrets, la procédure, les organismes de sondage, etc.

Ce natif n’oublie rien, sauf ses projets de vengeance. Il trouvera son équilibre s’il peut exprimer ce qui est en lui par une création personnelle, qu’elle soit littéraire ou artistique, dans une action d’ordre social, la politique pouvant être dangereuse. Sa cérébralité complexe exorcisera ainsi des démons intérieurs.

GEMEAUX ASCENDANT SAGITTAIRE

Cette opposition entre l’Air des GEMEAUX et le FEU du SAGITTAIRE ne risque-t-elle pas de provoquer un embrasement? Et le SAGITTAIRE, type adulte accompli, ne va-t-il pas étouffer le GEMEAUX adolescent ? Il n’en est rien, car celui-ci aspire aisément l’apport de force et de dynamisme émanant du SAGITTAIRE. Il en résulte pour ce type, contradictoire en apparence, une bonne dose d’enthousiasme, multipliant les projets, les initiatives, sans trop se soucier des difficultés. Le plaisir de l’action emporte tout, mais cet enthousiasme manque de consistance et retombe sans que les problèmes aient été résolus. C’est pourquoi la capacité de réflexion géminienne doit absolument précéder le passage à l’acte voulu par le SAGITTAIRE. Ces chutes d’enthousiasme inattendues sont mal acceptées par le natif, qui ne s’en juge pas responsable.

Toutefois, ce type est fortement marqué d’ambivalence, l’une des deux tendances l’emportant alternativement, ce qui est dû à l’aspect d’opposition entre ces deux signes. Tous deux considérés comme mutables, c’est à dire enclins au changement et à l’alternance, ils ne peuvent vivre que dans une sorte d’instabilité, qui a au moins le mérite de n’être pas monotone, bien qu’un tel comportement soit en général peu apprécié. Du charme, de la séduction, certes, mais des caprices et des variations bien exaspérantes, avec des remises en cause perpétuelles.

En revanche, une certaine générosité, un esprit plutôt brillant, talonné par le désir de ne pas rester noyé dans la masse, de montrer qu’il n’est pas conformiste, sont là des traits très apparents. L’alliance des Dioscures et de JUPITER se fait en faveur d’une justice égale pour tous. Si l’on peut critiquer un certain esprit de provocation celui d’un étudiant contestataire Qui ne vieillirait pas -, on ne peut lui reprocher aucune tendance à la méchanceté ou à la duperie volontaire. S’il déçoit, c’est parce qu’il se prend lui même à la flamme de ses illusions. Sa fantaisie, son besoin de surprendre et d’étonner ne manquent pas de séduction. Le GEMEAUX ASCENDANT SAGITTAIRE aime à produire la surprise et l’étonnement, car il se sent rassuré et oublie alors ses propres contradictions, persuadé qu’il est de sa propre importance et anxieux de gagner la confiance des autres. L’intérêt pour la médecine, mais une médecine liée aux connaissances naturelles souvent oubliées, n’est pas rare dans cette configuration. Quant aux voyages et déplacements, ils sont très souvent une note dominante de l’existence.

Un exemple typique se trouve dans le thème de Gérard de Nerval, «le prince d’Aquitaine à la tour abolie», où bien d’autres éléments entrent en jeu, mais où la dualité va jusqu’à la dissociation d’une personnalité envahie par le rêve, parcourant l’Orient à la recherche d’un fantôme.

GEMEAUX ASCENDANT CAPRICORNE

La dualité GEMEAUX CAPRICORNE met en présence une nouvelle fois l’TERRE et la TERRE. La fusion de leurs tendances respectives est beaucoup plus malaisée qu’avec le TAUREAU, premier signe de TERRE mais de nature Vénusienne. La nature saturnienne du CAPRICORNE exprime une stabilité un peu pesante, s’extériorisant difficilement, d’une patience à toute épreuve. C’est vraiment l’antithèse de la nature mercurienne, toute de spontanéité et d’expression verbale et gestuelle. Il est donc à craindre que le natif des GEMEAUX se trouve contraint de réprimer, sinon de refouler, ses tendances à la liberté en tous domaines et à la mobilité.

C’est un peu, a-t-on pu remarquer, la coexistence entre l’adolescent fantaisiste, voire frondeur, et le vieux sage se référant sans cesse a une expérience déjà ancienne, et craignant le changement. Certes, tout n’est pas négatif et, dans bien des cas, il faut admettre que le GEMEAUX y gagne plus de pondération, plus de concentration intellectuelle s’il V perd en humour et en élan. Les études d’un jeune GEMEAUX ASCENDANT CAPRICORNE se dérouleront régulièrement, avec plus de réflexion, de coordination; leur objectif final gagnera en précision.

Dans les meilleurs cas, l’adolescent fera preuve de ténacité, et son travail soutenu lui permettra de se lancer dans des entreprises de longue haleine quel que soit le temps nécessaire.

L’aspect coneret de l’existence devient prioritaire, la vision des choses est lucide, parfois même assez dure. Le CAPRICORNE apporte son ambition persistante : l’alliance bien équilibrée entre les deux partenaires donne la certitude d’un succès social et professionnel, parfois relativement tardif, atteignant un niveau de sécurité où aucune crise ne sera à redouter. On fait souvent mention d’activité dans les carrières juridiques, la médecine, les sciences, mais le succès peut être ailleurs.

Si l’ASCENDANT CAPRICORNE se révèle plus puissant que le côté GEMEAUX, le sujet risque le surmenage, de brusques problèmes de santé sous forme de troubles respiratoires et rhumatismaux.

De toute façon, la réussite ne doit pas se construire au détriment du côté GEMEAUX, qui n’est pas toujours capable de fournir les efforts exigés par le côté CAPRICORNE, et se culpabilise s’il ne se sent pas capable de réaliser la tâche entreprise. Il serait souhaitable que le natif s’accorde toujours la somme de détente et de loisirs variés qui constituent le sel de son existence.

GEMEAUX ASCENDANT VERSEAU

L’TERRE sous sa double appartenance à un signe mutable et à un signe fixe se laisse malaisément définir. Libre dans sa spontanéité géminienne, comprimé sous sa forme VERSEAU, il enregistre les moindres réactions environnantes et les répercute en les transformant à son gré. La cérébralité s’amplifie : le côté GEMEAUX y gagne dans la mesure ou il aurait trop tendance évoluer au niveau du quotidien et où, sa vision des choses s’élargissant, il peut s’attaquer à des problèmes plus vastes. Tout en conservant son individualité, à laquelle il tient farouchement, il peut prendre conscience de l’utilité d’un travail collectif.

Quant au côté VERSEAU, souvent plus nerveux et tendu que le GEMEAUX, il peut alors se décrisper, et humaniser sa tendance à voir les choses sous un aspect trop technique, trop idéologique.

Le couple MERCUREURANUS, qui gouverne ces deux signes donne une intelligence subtile, aimant les idées peu communes, les nouveautés. Les arguments sont exposés sous une forme paradoxale propre à couper net toute réplique. Les us et coutumes, les traditions sont allègrement bousculées au profit de tout ce qui est surprenant et inattendu. L’allure peut se faire volontiers provocante, mais cela se trouve maintenant dépassé et rien ne peut plus choquer au troisième millénaire. L’effet de surprise du VERSEAU a maintenant perdu toute son efficacité à moins d’atteindre un niveau, un paroxysme même, qui ne puisse donner l’impression du déjà vu.

Le GEMEAUX ASCENDANT VERSEAU donne en définitive l’image d’un être de bonne volonté, fortement intellectualisé, éprouvant le besoin indispensable de dialoguer, multipliant les contacts humains, recherchant les possibilités d’expression de lui-même, de préférence dans un environnement compréhensif. Il évolue avec aisance au milieu des idées, des théories, des programmes, sans pour autant négliger l’application pratique de ce foisonnement d’idées. Il tend à se projeter dans un avenir reconstruit, mieux organisé et même planifié. Il a besoin sans cesse d’inédit pour créer une idée d’un monde nouveau, un peu trop proche peut-être de la science-fiction. Certains trouveront une évasion dans le domaine de la musique, d’autres dans l’enseignement, le journalisme technique. Ils sont aptes à diriger des séminaires, des stages de formation, des groupes de recherche.

A un niveau plus modeste, on trouve des sujets moins aptes à mettre leurs idées personnelles en pratique, mais capables d’occuper des emplois spécialisés, techniques.

GEMEAUX ASCENDANT POISSONS

Rien n’est simple dans cette combinaison zodiacale, moins encore qu’avec l’ASCENDANT SCORPION, autre exemple de l’union difficile de l’TERRE et de l’Eau.

La logique et le besoin de clarté des GEMEAUX se bloquent devant l’extrême irrationalité et la nébulosité des POISSONS. Un tel sujet éprouve une grande insécurité sur ce terrain mouvant et s’efforce de trouver une base solide à sa personnalité, recherche chimérique qui a besoin de forts appuis planétaires pour aboutir.

L’TERRE et l’Eau sont cependant tous deux assez fluctuants au gré des circonstances, mais il faut tenir compte ici des complications dues à NEPTUNE, planète maîtresse des POISSONS, astre qui est plus à l’aise dans l’imaginaire et l’évasion que dans le coneret, trop TERRE-à-TERRE. Mais les POISSONS sont soumis à deux maîtres planétaires, le second étant JUPITER ä, astre beaucoup plus axé sur les réalités et le bon sens que NEPTUNE. Tout dépendra alors de l’étude du thème individuel, qui seul peut montrer le vrai maître du jeu : JUPITER ä, indice d’épanouissement dans la légalité, ou NEPTUNE, facteur d’idéal souvent peu compatible avec les nécessités quotidiennes.

Il en résultera deux possibilités. Si NEPTUNE domine, ce peut être le cas d’un intellectuel ou d’un artiste, recherchant l’expression subtile et poétique de ses visions intérieures. Si JUPITER domine, ce sera plutôt un être habile, apte à tirer parti des circonstances avec une chance appréciable. L’intuition POISSONS s’oriente donc vers deux champs d’action opposés.

L’un des problèmes psychologiques soulevés dans le duo GEMEAUXPOISSONS est la difficulté que ressent le côté GEMEAUX à s’exprimer avec son aisance habituelle, tant il risque de se perdre dans les nuées des POISSONS : il éprouve alors la pénible impression d’être contraint au mutisme ou de ne pas posséder la clarté intellectuelle qui caractérise son signe.

A un certain niveau d’évolution, on peut trouver des savants, des psychologues, des astronomes, des diplomates. Le type peu évolué se contentera d’une existence apparemment paisible, livrée à la routine, avec des aspirations assez vagues, se réalisant chaque année dans des vacances qui le feront pénétrer dans un univers différent. Certains animent de petits groupes amicaux centrés sur une communauté de goûts et d’idées, comme l’écologie, l’hindouisme, le naturisme, la macrobiotique.

Le CANCER ASCENDANT BELIER

Il a des problèmes : le SOLEIL à en CANCER est en quadrature avec l’ASCENDANT ! Le natif est livré tantôt aux irrésistibles impulsions du BELIER, tantôt aux inhibitions du CANCER. Il fonce tête baissée dans une entreprise hasardeuse, puis son enthousiasme faiblit et il laisse tomber avant d’avoir atteint l’objectif. Par contre, il est capable de s’entêter dans une erreur, envers et contre tout. Quand le crabe est en prise, il ne desserre pas facilement ses pinces ! Il devra apprendre à harmoniser l’impulsivité du BELIER et la persévérance cancérienne : ce n’est pas facile.

Dans cette combinaison, le CANCER se trouve en Maison IV, celle qui lui correspond, celle du foyer : le natif sera donc très particulièrement attaché à sa famille, ses enfants, sa Maison. Dans le cas de Marcel Proust, CANCER ASCENDANT BELIER, l’attachement à la mère et au foyer fut tel qu’il ne put jamais s’en défaire pour fonder un foyer à lui.

Mais c’est un cas extrême, et le plus souvent, le CANCER ASCENDANT BELIER sera assez heureux en ménage : la BALANCE, signe de chance et de bonheur conjugal, est sur sa Maison VII. Il se trouvera une jolie fille, douce et accommodante, avec laquelle il vivra longtemps.

Le CANCER ASCENDANT TAUREAU

Artiste, sensible, rêveur, sensuel, c’est un être exquis dont la famille et les amis apprécient infiniment le talent et le charme, la gentillesse et la fantaisie.

Le CANCERTAUREAU vit pour la beauté. Il n’est presque pas de ce monde.

Ce sensitif, ce tendre, cet émotif, se défend mal contre la violence et la brutalité du monde ; il tourne facilement contre lui-même son agressivité, faute de pouvoir l’extérioriser. Il est ainsi plus vulnérable qu’un autre à la dépression nerveuse, et son masochisme latent attire les bourreaux, partenaires sadiques qui prennent plaisir à le tourmenter.

Ce n’est pas le TAUREAU qui aidera le CANCER à sortir de son trou : le TAUREAU est trop passif, trop stable lui-même. A eux deux, cependant, ils ont une grande persévérance dans le travail, et c’est ainsi qu’arrive un jour la réussite. Cela d’autant plus que la LUNE é, symbolisant la foule, apporte la notoriété au créateur si elle est bien aspectée.

Le CANCER ASCENDANT GEMEAUX

Petit Poucet deviendra-t-il un jour une grande personne ? Le CANCER trop attaché à sa mère ne brille jamais par sa précocité, et les GEMEAUX feux follets ne sont pas pressés non plus d’entrer dans le monde des adultes.

Au féminin comme au masculin, ils ont souvent une allure ambiguë : ni homme ni femme, mais lutin attendrissant et charmant. Des tendances homosexuelles latentes peuvent se faire jour.

Un roi de France, Charles VIII, était CANCERGEMEAUX : les historiens soulignent son manque de maturité, et je vois les guerres d’Italie comme un rêve de boy-scout avant la lettre, (Lequel boy-scout, étant roi, avait évidemment des moyens de nuire que les patrouilles de quartier n’ont pas…)

Dans d’autres cas, le CANCER semble masquer le GEMEAUX, mais l’immaturité de la combinaison se traduit autrement, par un besoin quasi névrotique de déplacements et de voyages, ou par un attachement hors saison aux traditions de l’adolescence. Je connais un CANCERGEMEAUX qui a l’TERRE d’un monsieur très posé, mais qui n’a qu’un regret dans la vie :avoir dépassé la limite d’âge pour être intégré dans une troupe de boy-scouts. Heureusement, il a des fils…

Imaginatif, souvent créatif, le CANCERGEMEAUX peut être fort agile d’esprit et de mains, il a plus d’un tour dans sa besace. Ainsi Pirandello, brillant homme de théâtre et Muriel Cerf, inoubliable auteur de l’Anti-voyage, qui raconte ses aventures avec la brillante verve du GEMEAUXCANCER.

CANCER ASCENDANT CANCER

J’en ai trouvé deux, grâce à André Barbault l’un vrai CANCER, avec non seulement l’ASCENDANT dans le signe, mais encore la LUNE é et MARS.

C’est un roi de France encore, Louis XII. Ce n’est pas un hasard s’il fut appelé le «Père du peuple» : le CANCER, bon prince, gouverne avec sensibilité et humanité.

Un autre roi de France naquit sous le double CANCER : Charles IX. Moins heureux, cet éternel petit garçon vécut, selon Barbault, toute sa vie dans un monde imaginaire, sans jamais atteindre la réalité du pouvoir autrement qu’à la chasse.

CANCER ASCENDANT LION

Tout dépend de la force du LION : si celui-ci est puissant dans le thème, vous l’entendrez rugir, et le CANCER sera complètement dévoré. Qu’en restera-t-il ? Un certain charme tendre parfois, un attachement très fort à la mère et à la famille… Mais le SOLEIL à du LION arrache le CANCER à ses brumes nocturnes, et le pousse vers l’action ouverte. Le natif ne trouve son équilibre que dans une grande activité : il est doué pour les affaires, où il entend bien être patron. La combinaison CANCER + LION donne fréquemment des gens extrêmement autoritaires, main de fer sous un gant de velours (il y a bien des crabes poilus…). En tout cas, ils sont dévorés d’ambition professionnelle ou sociale.

Le SOLEIL à se trouve ici en Maison XII : le natif a généralement un grave problème avec son père, souvent la perte de celui-ci (mort ou séparation). Il cherche toute sa vie à imiter et à surpasser ce père. Si le SOLEIL à se trouve en Maison XI, au contraire, le père est un ami, et son influence détermine les amitiés et les relations du natif.

Le CANCER ASCENDANT LION a aussi la VIERGE sur la Maison II : vous ne vous étonnerez pas qu’il ait certaines difficultés à être généreux financièrement. Tout dépend évidemment des planètes qui habitent cette Maison II, mais on peut prévoir qu’il sera généreux avec calcul :il préférera les dépenses qui rehaussent son image de marque, dépenses somptuaires qui améliorent son prestige et son standing. Pour vous faire entretenir par un CANCERLION, flattez son goût du luxe et son ambition. Une maîtresse discrète et effacée, en «backstreet», n’a aucune chance d’obtenir le moindre sou pour l’aider à vivre. Je connais quelques hommes CANCERLION parmi des hommes d’affaires très importants. Citons également, dans un autre domaine, le psychologue René Le Senne, connu pour avoir établi une typologie des caractères, toujours en usage.

CANCER ASCENDANT VIERGE

A priori, deux bêtes assez calmes. C’est qu’avec l’ASCENDANT VIERGE, le CANCER vient en Milieu-du-Ciel : ainsi s’explique l’amour de la mer, l’amour fou des voyages. Mais, comme chaque fois qu’il y a VIERGE sous roche, on trouve des écrivains, deds peintres

CANCER et VIERGE, en sextile sur la roue du Zodiaque, s’harmonisent assez bien ensemble. La VIERGE apporte sa précision au flou artistique du CANCER, et lui apprend à s’organiser avec plus de rigueur.

Le CANCER en Milieu-du-Ciel dissipe beaucoup les brouillards nocturnes du signe. Le natif parvient plus facilement à traduire ses rêves dans la réalité et à accoucher de lui-même. La VIERGE pratique, signe de TERRE, est un signe réalisateur et méthodique : elle tient le CANCER par la main et le contraint à travailler… Mais le CANCER lui apporte un souffle d’inspiration, l’imagination dont manquait cette personne trop raisonnable.

CANCER ASCENDANT BALANCE

En voilà un (une) qui trompe son monde.

Que de charme, de douceur, de diplomatie, d’élégance… La BALANCE hésitante et douce semble affaiblir le CANCER. c’est ce qui se passe parfois, certes. Mais le plus souvent, il n’en est rien (surtout chez les femmes) et j, ai trouvé de fortes personnalités sous cette combinaison astrale. Tel, par exemple, Ernest Hemingway, qu’on ne s’attendrait pas à croiser dans ces parages ;

La BALANCE, c’est VENUS tendre et artiste, certes, mais c’est aussi SATURNE, astre dur et masculin, le «grand Maléfique», comme l’appelaient les Anciens. En fait, la BALANCE, comme la VIERGE, oblige le CANCER à être plus pratique, à s’ouvrir à autrui, à réaliser ses potentialités. Au départ, cette combinaison apporte une certaine instabilité, puisque l’air et l’Eau ne sont pas compatibles. Les tensions se résolvent en activité créatrice, de caractère artistique ou social. Le mariage des deux signes, CANCER féminin et BALANCE masculine, peut être extrêmement positif si la BALANCE est bien soutenue dans le thème.

On est toujours surpris de la persévérance du CANCERBALANCE. Telle cette petite fille qui me répétait tous les matins : «Tu n’oublies pas de m’apporter une petite machine à coudre pour enfants, dis ?» A la fin, bien sûr, je l’ai apportée : que faire devant une telle insistance, douce (… mais inexorable !), étirée sur des semaines et des semaines ?

Le CANCERBALANCE est adroit de ses mains, plus ou moins artiste, et très diplomate. L’optimisme des Jupitériens du CANCER est soutenu par ce sens de l’équilibre propre à la BALANCE, qui est un facteur de chance.

CANCER et BALANCE aiment les enfants et savent instinctivement s’en faire apprécier, organiser des jeux et comprendre leurs problèmes pratiques (la BALANCE est une personne très bien organisée).

Pour en revenir à Hemingway, en se penchant sur son thème, on voit son CANCER, signe, Il aurait toujours été tenté par d’EAU, en Maison X : pas étonnant qu’il ait aimé la mer. un métier en relation avec l’Eau et les voyages… (Le CANCER adore les vieilles gens, et la tradition qu’elles portent en elles fascine son goût du passé.)

CANCER ASCENDANT SCORPION

Porteur d’un océan de rêves, le CANCERSCORPION a presque toujours des dons fantastiques de médium. Émotif, anxieux, il pressent et devine ce que les autres ne comprennent pas encore. Trop fin psychologue pour être abusé, on ne peut rien lui cacher, c’en est gênant. Il flaire immédiatement les motivations secrètes de ses interlocuteurs ; il n’agit que téléguidé par son instinct. Aussi les autres gens le trouvent-ils «irrationnel», «illogique», «dingue» dans sa façon de vivre. Mais il ne prend pas la peine de s’en expliquer. Il émane de lui un charme subtil, qui ne tient pas à sa beauté physique (laquelle est irrégulière). Il vous emporte sur sa longueur d’onde, et vous voilà séduit. Si vous n’êtes pas un peu médium vous-même, vous ne le comprendrez jamais.

Les combinaisons sont variables suivant les individus. Si le SCORPION prend le dessus, c’est un homme d’action et un fin politique. Le SCORPION aiguise le courage et l’énergie, mais l’être reste bon et accessible à tous ses intimes.

Si l’Eau du CANCER noie l’agressivité du SCORPION, le natif, pacifique et introverti, extrêmement sensible, limite ses conquêtes à la maîtrise d’un art.

Le SOLEIL à, dans cette association de signes, se trouve souvent placé en Maison VIII, Maison de la mort. Cela indique, sinon une faible longévité, du moins une faible vitalité : le natif se fatigue vite et économise instinctivement sa force vitale.

CANCER ASCENDANT SAGITTAIRE

Curieuse formule que celle-là : le SAGITTAIRE, malgré JUPITER ä, est fait d’un tout autre bois que le CANCER. Tandis que ce dernier est la lenteur même, le SAGITTAIRE est vif comme ses flèches. Il ne rêve que de voyages et conquêtes, alors que le CANCER, casanier et pacifique, préfère régner sous son rocher natal.

Le SAGITTAIRE pourrait «dynamiser» le CANCER, mais il risque aussi de le brutaliser. Le natif est sûrement un royaume divisé en deux personnages étrangers l’un à l’autre. L’action et la conquête lui permettront de surmonter cette dissonance intérieure. C’est peut-être la raison profonde pour laquelle César (CANCERSAGITTAIRE) s’est cru obligé de conquérir les Gaules… Il voulait voir la mer du Nord.

Ces natifs ont généralement le Milieu-du-Ciel en LION, ce qui ne les encourage pas à rester passivement chez eux. Avec l’ASCENDANT SAGITTAIRE, le SOLEIL à peut se trouver en Maison VII, celle des associations, amenant une vie sociale brillante et la notoriété. Mais les GEMEAUX étant sur le Descendant, cela laisse présager une vie éphémère pour ces associations (on pense aux triumvirats), ainsi qu’au moins deux mariages (si l’ensemble du thème se précise).

Le SAGITTAIRECANCER est un volcan intérieur, bouillant d’impatience d’agir, toujours sur le pied de guerre. Il ne fait pas bon se moquer de lui : ne pas oublier que CANCER + SAGITTAIRE, c’est JUPITER + JUPITER ä, le roi des dieux, s’il vous plaît, Ses colères olympiques ne passent pas inaperçues !

CANCER ASCENDANT CAPRICORNE

Voilà un animal redoutable, le plus opérationnel de tous, le vrai bulldozer à qui nul ne résiste. Tout gentil, tout doux en apparence ; mais les dents longues, longues, longues…

Extraordinairement tenace, jamais abattu, tramant ses intrigues dans l’ombre (on dit même «ourdissant», ce qui est bien plus joli), gravissant étape par étape les degrés du pouvoir, ce modeste italien réussit à devenir cardinal, ministre, confident du roi, amant ( ?), en tout cas ami de la reine, et finalement le maître de ce pays auquel il était étranger.

Le mot clé de leur existence est : ambition. Ils veulent leur morceau, et ils l’auront, non pas emporté d’assaut, mais grignoté petit à petit sur la faiblesse et la bêtise de l’adversaire.

L’alliance de MARS et SATURNE du CAPRICORNE avec JUPITER du CANCER est une machine de guerre irrésistible (à condition d’avoir un MERCURE bien aspecté et valorisé, qui permet de choisir les bons objectifs). Le temps ne compte pas pour ces gens-là, et, à force de s’accrocher, ils survivent à tous les naufrages, surmontent tous les obstacles.

Moi-même, je les déteste parfois… mais je finis à la longue par leur accorder ce qu’ils demandent, pour avoir la paix !

Cependant, ce ne sont pas des révolutionnaires : partisans de l’ordre, de la famille et de la patrie, ils n’ont rien de nihiliste. Ils veulent la puissance pour eux, mais leurs conceptions philosophiques sont extrêmement conservatrices (même s’ils ont l’habileté de ne pas le laisser voir). Ils cachent leurs dents longues et leur faim de pouvoir derrière un sourire bon enfant, des façons paternelles, un optimisme enjoué qui rassurent ceux qui vont se faire croquer.

CANCER ASCENDANT VERSEAU

Grand romantique écartelé entre le passé et l’avenir, il risque fort de mener une vie en zigzags et en montagnes russes…

Si le CANCER aime l’histoire, la famille et l’immobilisme, je vous jure que ce n’est pas le t Le VERSEAU ne se cas du VERSEAU. Aux orties, les traditions de papa ; et vive la Révolution. sent à l’aise que dans les idées d’après-demain et les techniques d’avant-garde.

Le CANCER est intimiste, tandis que le VERSEAU sacrifie ses amours à ses amitiés. Ouvrant son foyer à tous les copains, il le transforme en courant d’TERRE, et le malheureux CANCER ne peut plus s’y réchauffer : mais le VERSEAU n’en a cure, c’est un signe d’hiver, blindé contre les vents froids !

Comment concilier ces deux extrêmes en un seul être ? Les CANCERVERSEAU, ce sont des gens qui voudraient bien être d’avant-garde, et ils font tout pour s’en donner l’TERRE. Mais, dès qu’on gratte un peu, on déterre un vieux fond conservateur, voire réactionnaire… Le CANCER n’est pas doué pour la révolution. Le CANCERVERSEAU, éternellement déchiré entre le désir d’innover et celui de conserver, est un révolutionnaire en peau de balle, un tigre de papier. Il n’applique pas ses théories sociales dans la vie quotidienne. Il est fasciné par le SCORPION qui synthétise dans son venin à la fois la révolution uranienne et le rêve aquatique des marécages…

Mais foin de toutes ces méchancetés : parlons plutôt des atouts du CANCERVERSEAU : un très bon contact avec les jeunes, qu’il comprend et dont il est capable de partager les activités en excellent animateur. Le génie de l’amitié (sinon celui de l’amour). Fidélité et loyauté dans ce domaine lui apportent beaucoup d’amis avec lesquels il passe le plus clair de ses loisirs (surtout si le SOLEIL à est en Maison V : les distractions prennent alors une place prépondérante dans la vie du natif., et si le SOLEIL à est en Maison VI, il s’arrange pour travailler au milieu d’une équipe de copains !)

Enfin, le CANCERVERSEAU a pas mal de suite dans les idées puisque le VERSEAU est un signe fixe : on peut lui reconnaître une grande persévérance dans ses entreprises.

CANCER ASCENDANT POISSONS

Animal mystérieux, complètement étranger à la logique officielle, il aurait bien besoin d’un conjoint pratique et réaliste. C’est ce qu’il cherchera probablement puisqu’il a la VIERGE en Maison VII. Plus souvent, malheureusement, il ne se mariera pas du tout, parce qu’il est incapable de faire le minimum de ce qu’il faudrait pour cela. Émerge-t-il jamais de ses rêves ?

LION ASCENDANT BELIER

Devant cette association de deux signes de FEU, les manuels classiques n’ont pas assez d’exclamations superlatives pour vanter votre énergie, votre combativité et votre audace. Vous êtes décrit comme un entraîneur enthousiaste, un lutteur passionné et l’on évoque complaisamment les idéaux en principe généreux qui vous incitent à l’action brusque et turbulente, aux coups d’éclat plus ou moins héroïques, aux exploits un peu fous. On vous reconnaît, aussi, une franchise sans calcul, une indépendance forcenée et une autorité tranchante qui ne s’embarrasse pas de finasseries.

Un peu moins poétiquement, l’astrologie moderne vous dira que vous êtes marqué, en priorité, par des processus d’excitation qui vous poussent à réagir activement au monde extérieur sur un mode d’affrontement résolu et de percutante affirmation de soi. Cette force d’excitation sera des plus patentes si votre thème est dominé par SOLEIL, JUPITER, MARS et URANUS, de préférence en aspects harmoniques réciproques. Vous ne vous endormirez guère sur vos lauriers, vous ne vous figerez pas aisément dans un rôle de pontife bien assis sur son trône. L’expérience vous a appris les dangers de l’eneroûtement et de la routine. Pour maintenir à l’état neuf ses capacités d’affirmation, rien ne vaut l’action-éclair, l’initiative audacieuse et improvisée. Vous êtes le champion toujours prêt à remettre son titre en jeu; mais, comme vous n’avez pas craint l’affrontement immédiat avec tous ses aléas, vous sortez de chaque victoire, renforcé et raffermi, plus sûr encore de votre indiscutable supériorité. Si le SOLEIL, JUPITER, MARS et URANUS forment, entre eux, des Dissonances majeures, les processus de base sont analogues, mais vous avez plus de mal à en tirer profit. Vous risquez de gâcher une flatteuse réputation par des actions irréfléchies et inopportunes. Vos lubies soudaines, vos fracas malencontreux, tout cela risque, à la longue, de saper votre prestige et votre autorité. Les avantages acquis à force de travail enthousiaste et opiniâtre menacent fort de se réduire en fumée. Mais vous êtes un optimiste indécrottable, et vous repartez bien vite vers de nouvelles aventures, comme disent les héros de vos bandes dessinées favorites.

Vous savez adopter une ligne de conduite claire et non équivoque, l’un de vos atouts majeurs est votre faculté d’éliminer les affres du doute et de la tergiversation inquiète au moment d’agir. Avec vous, on ne risque pas de se morfondre dans les longues ruminations stériles. Le revers de la médaille, ce sont les simplifications abusives, les prises de position violemment partiales, et d’autres jugements aussi hâtifs que catégoriques. Vous qui êtes si sensible aux thèmes d’indépendance et de liberté, vous risquez de vouloir asséner aux autres vos solutions-miracles avec une paradoxale et virulente intolérance. Si, dans votre ciel, dominent des Dissonances de LUNE, NEPTUNE, SATURNE ou PLUTON, vous vivrez vos tendances sur un mode plus intériorisé : théories d’autant plus audacieuses et radicales qu’elles ne risquent guère d’avoir à affronter l’épreuve de la mise en pratique, oeuvres violentes pleines de panache, de bruit et de fureur, qui n’égratignent que la toile et le papier ou ne risquent d’écorcher que les oreilles délicates.

LION ASCENDANT TAUREAU

Deux signes fixes, deux signes forts, deux animaux imposants…Il n’en faut pas plus pour que la tradition vous attribue un caractère entier. Extrêmement têtu, opiniâtre, sujet aux passions profondes et durables. Vos instincts sont puissants, vos convictions inébranlables. Vous êtes doté, en principe, d’une volonté de fer et d’une ambition à toute épreuve, mais aussi, assez souvent, d’une bonne dose de susceptibilité et d’égoïsme. Si, dans votre thème, la prépondérance des deux signes s’assortit d’une nette dominance d’URANUS, de JUPITER et de SATURNE, vous avez de fortes chances de vous reconnaître sans ambiguïté dans ce portrait traditionnel. Il convient cependant d’être plus analytique.

En vérité, même si les deux signes se rejoignent effectivement par leur côté systématique, jusqu’au-boutiste et obsessionnel, leur dynamique de base est bien différente, pour ne pas dire opposée. Le LION entend atteindre ses buts en s’ouvrant au monde, en s’extériorisant, en s’affrontant activement à tout ce qui gêne sa progression. Le TAUREAU préfère réaliser ses ambitions en se fermant aux remous et tourbillons de la vie sociale, en opposant sa force d’inertie à tout ce qui menace sa tranquillité foncière et l’empêche de mener à bien son programme. Loin des agitations futiles et de la course au vedettariat, il préfère cultiver son jardin, s’enraciner, jouir pleinement d’une vie simple et saine en bûchant avec application ses centres d’intérêt de prédilection. On conçoit que vous puissiez ressentir de pénibles tiraillements entre votre goût du spectaculaire et vos aspirations au calme et au confort, entre vos ambitions plus ou moins mondaines et vos besoins instinctifs, entre les impératifs d’une ascension sociale active et la nécessité non moins pressante de souffler un peu. A supposer que vous parveniez à coordonner vos tendances au fil des ans, vous tendrez à mettre votre force d’affirmation, votre esprit d’entreprise et vos ambitions sociales au service de vos aises, de votre bien-être élémentaire, d’une vie paisible à l’abri du besoin. A quoi bon, pensez-vous, acquérir puissance et renommée si c’est pour y perdre la santé ?Vous vous défiez de toute audace qui ne déboucherait pas sur des avantages en nature. Vous ne vous démènerez et vous ne remuerez ciel et TERRE que si vous pressentez du solide, du palpable et du coneret au bout de vos efforts tenaces. Vous déserterez les chemins de la gloire qui ne mènent pas à la Maison de campagne. Et, pour arriver à vos fins, vous savez mieux que personne enrober votre détermination massive d’une diplomatie de salon qui n’exclut pas une astuce de commerçant avisé.

L’une de vos faiblesses majeures – car vous en avez, malgré tout – c’est le risque de vous murer dans vos certitudes sommaires, d’en tirer prétexte pour vous enferrer dans la routine en refusant le renouvellement de vos conceptions. D’aucuns pourront trouver dommage que les colères et révoltes du LION qui est en vous ne se mobilisent pour de plus hautes causes que la défense de vos intérêts de propriétaire. Il n’est pas exclu, cependant, qu’un NEPTUNE particulièrement fort dans votre thème, ne vous permette de vivre vos tendances foncières sur un mode plus idéaliste, plus poétique, davantage axé sur la puissance obsédante des rêves, des fantasmes et des violents sursauts du coeur. C’est le cas, par exemple, de l’écrivain canadien Anne Hébert.

LION ASCENDANT GEMEAUX

LION et GEMEAUX, un félin et deux bambins, ça vous fait un sacré trio qui s’entend très bien; tous les astrologues – ou peu s’en faut – sont, pour une fois, d’accord là-dessus. Dans cette heureuse alliance, en effet, les deux signes s’épaulent et se rehaussent mutuellement, On vous dit à la fois fort et souple, ferme et mobile, persévérant et plein d’à-propos, volontaire et plein d’entregent. Le LION se fait moins abrupt, le GEMEAUX se fait moins futile. Une dominance harmonique des planètes MERCURE, MARS, JUPITER et SOLEIL devrait faciliter la réalisation de ce beau programme. Voyons cependant les choses de plus près.

Il est plusieurs possibilités d’évolution de vos tendances. Sur le mode accompli, par exemple, vous pouvez, à mesure que vous mûrissez, refuser la spécialisation et l’étroitesse de vue. Pour vous, la véritable force doit être polyvalente, jouir d’une entière liberté de manoeuvre et ne pas craindre les contradictions possibles entre les façons dont elle s’exerce. Il ne sert à rien, pensez-vous, de rompre les obstacles pour s’affirmer si vous devez vous retrouver, à chaque fois, dans une nouvelle cage. Vous serez donc tenté de diversifier vos moyens d’affirmation, ou de travaux, à partir d’une compétence indiscutable dans un domaine précis, matière à de multiples variations, pirouettes, facéties et jeux d’esprit. Mais que vous ayez plusieurs cordes à votre arc n’atténue pas pour autant la force et la détermination de chacune des flèches que vous décochez.

Une autre façon de vivre positivement vos tendances consiste à vous dégager, peu à peu, des oeillères d’un Moi trop imbu de son nombril; à exorciser, par l’humour, votre désir foncier d’être le plus fort, le plus beau, le plus riche où le plus célèbre. Peut-être, aussi, vous montrerez-vous suprêment habile à masquer vos appétits ambitieux sous des dehors légers et primesautiers. Plus d’un adversaire, distrait par vos virevoltes aimables de papillon, ne s’apercevra que trop tard de la force de vos mâchoires. Sur un plan plus élevé, vous êtes, en principe, fort doué pour donner une diffusion maximale à vos idées fortes comme à vos sursauts d’indépendance. Vous saurez les répandre dans un vaste public, en montrer la valeur universelle par le biais de stylisations hardies, non exemptes d’esthétique.

Si SATURNE, LUNE, NEPTUNE, MERCURE ou PLUTON dominent en dissonance votre thème, vous êtes plutôt un LIONGEMEAUX du genre inadapté. La tendance à la dispersion des GEMEAUX ne risque guère d’atténuer vos phobies léoniennes. Vous qui auriez besoin d’analyser en profondeur pour moins perdre votre sang-froid, commettre moins d’impairs, vous voilà irrésistiblement attiré, tel un papillon de nuit égaré chez un éclairagiste, par les mille sollicitations contradictoires du monde qui vous environne. Vous qui êtes soucieux de perfection, à la recherche d’un droit chemin et d’une claire devise sur votre fier drapeau; vous vous culpabilisez de vos errements et incertitudes, qui ne font que croître, au fil du temps. La maîtrise d’une bonne technique de relaxation vous ferait certainement le plus grand bien.

Comme pour la combinaison précédente, les astrologues font chorus, mais cette fois pour souligner les profondes divergences des deux signes en cause. A entendre les plus catégoriques, vous portez en vous l’irréductible dualité du jour et de la nuit, du clair et du ténébreux, de la maturité et de l’infantilisme; on va même jusqu’à dire – pour ceux qui sont un peu phallocrates sur les bords – la masculinité triomphante et la féminité soumise. En nuançant davantage, on peut effectivement admettre, en gros, que vous arborez un double visage : une face conquérante, spectaculaire, active, ambitieuse et mondaine côtoie une autre face toute de repli, de rêverie, de goût pour l’intimité douillette et les secrets émois du coeur. Cependant, ne citer, du LION, que ses facultés adaptatives et ne retenir du CANCER que les faiblesses des types inadaptés, ne me semble pas très équitable : nous avons déjà fait connaissance avec les faiblesses du LION, et il existe aussi des Cancers forts.

Si le SOLEIL, la LUNE, JUPITER et URANUS dominent harmoniquement votre thème, vous avez des chances d’appartenir à cette dernière catégorie.

Réussissant alors votre évolution du LION au CANCER, vos conquêtes et vos audaces, loin de vous inciter à faire cavalier seul, ne vous donneront que plus d’assurance pour consolider la cohésion du groupe auquel vous appartenez : que ce soit votre famille, une communauté quelconque, ou un clan cimenté par les mêmes intérêts. Vous userez de vos certitudes et de votre aplomb pour renforcer l’implantation dudit groupe, pour en perpétuer les traditions et lui épargner le déracinement. Vous le nourrirez de votre énergie rayonnante, n’ayant de cesse qu’il n’ait atteint sa pleine efficacité dans les limites de son champ d’action. Vous savez vous montrer, pour parvenir à vos fins, particulièrement tenace et persévérant, faisant preuve de hautes aptitudes d’organisateur ou de gestionnaire. Mais vous êtes tenté d’ériger vos maximes percutantes et vos arguments massues en règles morales et moralisatrices à l’usage des brebis dont vous estimez être le tout-puissant berger. Ce qui, à mon sens, est certainement l’un de vos travers les plus agaçants.

Pour le cas où vous rateriez plus ou moins votre évolution du LION au CANCER, la liste des divergences fondamentales évoquées plus haut permet déjà de se faire une petite idée de vos avatars probables. Repentant retour au bercail après des frasques d’enfant prodigue :renoncement à une autonomie quasiment acquise, par peur, refus des responsabilités, ressenties comme écrasantes, repli dans le rêve et l’imaginaire, tentatives de passions totales et de liberté inconditionnelle se soldant par un refuge dans le romanesque platonique… L’on n’en finirait pas, apparemment, d’égrener la litanie des piteux échecs qui vous menacent. Mais, vous rejeter, illico, dans la poubelle réservée aux minables, comme le ferait plus d’un astrologue bien-pensant, ce serait méconnaître les avantages féconds de l’inadaptation, en tant que remise en cause des valeurs en cours. Et vous, LIONCANCER inadapté, face à l’agressivité arriviste qu’il est de bon ton d’afficher en notre siècle de fer, vous êtes très bien placé pour dresser, comme un bouclier salutaire, la pacifique innocence du jardin d’Eden.

LION ASCENDANT LION

Ne supposez pas que la présence simultanée de l’ASCENDANT et du SOLEIL dans le LION, multiplie automatiquement par deux la qualité des performances de l’animal. Il est plus juste de parler d’une meilleure continuité de comportement, chaque nouvelle expérience vous confortant dans vos orientations primitives et vos mobiles originels.

Ainsi, les sursauts successifs de votre force débloquante sont autant de paliers qui rehaussent votre confiance en vous-même et vous confirment vos hautes aptitudes pour la voie que vous vous êtes choisie. Plus encore qu’un autre LION, vous avez horreur des impasses de l’échec. Vous vous efforcez de ne faire déboucher vos audaces que sur des situations qui vous laisseront le champ libre pour un nouveau bond en avant. De tels exploits, naturellement, sous-entendent une conscience aiguë de vous-même et une parfaite lucidité quant à vos dons et compétences. Cette perpétuelle reconduction de vos certitudes mobilise plus que jamais votre persévérance, votre obstination, votre ténacité. Vous vous sentez obligé d’être perpétuellement sur la brèche. Vous ne sauriez résister à la tentation de vous jeter dans la mêlée, dès qu’une compétition, pour peu qu’elle soit dans vos cordes, s’annollce à l’horizon. Le processus n’a pas que des avantages, en particulier pour les risques de surmenage et de tension qu’il implique. Vous prenez trop à coeur le maintien d’une réputation, lourde à soutenir sans faiblir. L’image déjà évoquée du LION équilibriste vacillant tout en haut de sa pyramide d’exploits, sans cesse à deux doigts de la dégringolade, devrait vous faire réfléchir sur les dangers des forcings trop ambitieux.

Si vous êtes un LION plutôt inadapté du genre maladroit et gaffeur, vos déconvenues ne vous conduisent pas à pousser plus avant votre réflexion analytique. Elles vous maintiennent au contraire dans vos jugements sommaires et péremptoires. A une saine recherche d’explication cohérente, vous substituez, de plus en plus, une susceptibilité maladive constamment à l’affût des supposés saboteurs de votre gloire éclatante.

LION ASCENDANT VIERGE

Si l’on se réfère aux portraits classiques, voilà encore un couple passablement contrasté, proche parent du couple LIONCANCER. On sera tenté d’opposer ici les fanfaronnades à la modestie, la générosité sans calcul à la mesquinerie intéressée, l’aplomb phénoménal aux pudeurs outrées, le goût du grandiose fastueux à la simplicité de la violette, et le reste à l’avenant. Mais nous n’expliquerons pas ce caractère en le figeant dans ses contradictions. Essayons plutôt d’en saisir la dynamique interne, à savoir le passage d’un déblocage briseur de limites à un blocage étroitement auto-protecteur.

A première vue, et surtout si, dans votre ciel, dominent des Dissonances majeures de LUNE, SATURNE, NEPTUNE ou PLUTON, ce n’est pas un passage très facile. Toutes vos entreprises audacieuses, en effet, tendent à se solder, chez vous, par une conscience aiguë de leur démesure et de leur caractère irraisonnable. Du moins les jugerez-vous démesurées et irraisonnables, eu égard à vos besoins minimes, et aux modestes capacités que vous avez tendance à vous attribuer. On comprend qu’à la longue, cela puisse émousser votre mordant, vous conduire au fatalisme résigné, vous. inciter aux replis craintifs devant les vastes horizons qui ne demanderaient qu’à s’ouvrir. L’amélioration de votre sens analytique ne se manifeste guère que par des coupures inquiètes de cheveux en quatre. Vos dissections vétilleuses ne sont qu’un prétexte à éviter l’affrontement d’un échec supposé inéluctable. Autre avatar possible : la maladresse gaffeuse dont vous faites preuve dans vos rapports sociaux de LION fragile peut vous conduire à limiter lesdits rapports au maximum. Vous vous réfugiez, peu à peu, dans une insociabilité bourrue, hérissant vos manies et vos particularismes comme autant d’écueils pour décourager l’accostage. Mais, du fond de votre retraite, peut-être serez-vous le premier à vous lamenter sur la solitude des grands hommes à qui l’on n’a pas donner leur chance.

Vous pouvez vivre votre inadaptation de façon un peu plus positive en usant d’un humour grinçant et d’une ironie désabusée pour dénoncer les m’AS-tu-vu, les bluffeurs, les outrecuidants et les puissants de cette TERRE, sans qui tout serait tellement plus clair, plus vrai, plus simple. Vous avez plus fortement conscience que d’autres de l’inanité de leurs prétentions et de leur inaptitude foncière à rendre le quotidien plus habitable en modelant le cadre de vie à la mesure de l’être humain.

Si vous êtes d’un genre plus adapté, sans doute viserez-vous avant tout, par vos exploits et sursauts héroïques, à consolider un individualisme discret, tenace et orgueilleux. Toute initiative est bonne qui, au bout du compte, vous permet de vous suffire, d’affirmer votre autonomie sans vous encombrer, jusqu’au bout, de mondanités paradantes. Vous avez soin de ne vous colleter qu’à des tâches à votre mesure. Vous organisez, vous prévoyez, vous pesez soigneusement les risques. Vous rectifiez votre puissance instinctive en la passant par le fil d’une logique acérée qui sait faire la part entre les bravades futiles et les efforts utiles.

LION ASCENDANT BALANCE

De l’avis général des augures classiques, sur la route en pente douce qui mène du LION à la BALANCE, tout glisse à merveille. La volonté de puissance met de l’Eau dans son vin; la griffe redoutable se gante de velours; le rugissement impérieux se mue en dialogue roucoulant. Notre fauve se pare et se pomponne au goût du jour pour mieux gagner les faveurs des salons. Au risque d’altérer un peu la belle harmonie du tableau, une analyse plus fine et plus objective devrait nous permettre d’en retrouver les traits essentiels, mais en nuançant davantage nos appréciations élogieuses.

Du LION à la BALANCE, nous passons de l’excitation débloquante à l’excitation associative.   Permanence, par conséquent, de l’ouverture au monde et de l’attrait pour la vie extérieure. Mais, si l’expansion se fait au départ sur le mode de l’affirmation personnelle, de la brusque rupture audacieuse vis-à-vis des habitudes paralysantes de votre milieu, tout cela ne doit pas vous couper de la société ou faire obstacle à votre intégration. Vous serez ravi, au contraire, de pouvoir contribuer, par vos salutaires sursauts, à une plus grande souplesse des rapports humains, à une meilleure entente, au dénouement des conflits. Mais, en même temps, vous espérez bien bénéficier, par ricochet, d’un regain d’estime, d’une réputation de conciliateur magnanime qui rehausse votre propre image.

L’un des atouts majeurs que vous octroie la BALANCE, c’est la maîtrise de vos phobies secrètes, un affinement opportun de vos facultés d’analyse, de votre subtilité, de votre sens des discriminations savamment dosées. Flairant ce qui est dans le vent, prompt à saisir les plus minimes modifications dans l’équilibre des forces, vous avez l’art de choisir le bon moment pour vous mettre en avant. Et quand vous le faites, vous savez employer les mots qu’il faut et adopter l’attitude adéquate pour maintenir vos avantages ou persuader autrui du bien-fondé de ce que vous leur imposez. Rien d’étonnant, dans ces conditions, à ce que l’on puisse vous trouver aimable, avenant, poli et pondéré. A vous regarder d’un oeil plus critique, on vous jugera peut-être comme un habile manipulateur, qui ne songe, en fin de compte,qu,à satisfaire ses ambitions, reniant sans vergogne ses risettes et ronds de jambe dès lors qu’ils ne servent plus ses desseins.

Si votre dominance planétaire vous porte à l’idéalisme contemplatif, vous serez davantage porté à renier vos racines léoniennes en prêchant la fraternité contre l’égoïsme, la compréhension d’autrui contre les certitudes arrogantes, la douceur et la justice contre l’arbitraire du fort, du bête et du méchant. Il se trouvera forcément des gens bien intentionnés pour vous taxer de songe-creux irréaliste et inefficace, de naïf un peu trop porté à sous-estimer les appétits de domination de ses semblables. Mais vous persisterez, envers et contre tous, dans vos rêves flambants de liberté généreuse.

LION ASCENDANT SCORPION

Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous n’avez pas la réputation d’être particulièrement commode. Si vous êtes fidèle à vos deux signes, tels qu’ils sont habituellement décrits, vous faites effectivement preuve d’un sacré caractère : farouchement individualiste, extrêmement volontaire, entier, combatif, exclusif, passion né, jaloux et susceptible…Par-dessus le marché, la tradition astrologique vous gratifie d’une autorité magnétique irrésistible. Vos animaux-symboles, certes, ont de quoi impressionner tous ceux qui ne demandent qu’à l’être. Vous ne vous privez guère d’user et d’abuser des diverses façons d’en imposer aux autres. Mais ne nous en laissons pas conter…

Un peu comme dans le cas du LIONASCENDANT TAUREAU, vous réunissez, dans votre formule, deux signes obsessionnels, systématiques et inflexibles, dont les moyens respectifs d’affirmation ne se ressemblent guère. Vous êtes, en conséquence, porté à des comportements contrastés, dont vous pouvez plus ou moins bien maîtriser l’alternance. Une forte dominance harmonique de SOLEIL, JUPITER, URANUS et MARS devrait vous permettre de jouer sur le double tableau LIONSCORPION au mieux de vos intérêts. Vous saurez, dans ce cas, user tour à tour de la vertu des proclamations spectaculaires, des actions fracassantes, puis de celle des cabales, intrigues, pièges plus ou moins sournois et lents travaux de sape. Vous serez simultanément habile aux manoeuvres souterraines et à la bataille au grand jour. Le SCORPION apporte au LION ce qui lui manque souvent : la finesse, la ruse, la subtilité, l’art de jouer au chat et à la souris, de tirer les ficelles des empoignades les plus confuses, de frapper juste et net au point capital, au moment crucial. Vous savez affiner vos initiatives ambitieuses, parfaire leur efficacité par une meilleure analyse ou par une maîtrise consom mée de la propagande insinuante. Vous serez peut-être tenté de consacrer votre énergie débordante au renforcement d’un clan étroit ou de quelque subversion secrète; ou bien, de spécialiser vos audaces dans des domaines considérés comme tabous, choquants, ou, tout au moins, dérangeants pour le confort intellectuel de vos semblables. Même dans ces cas-là, vous comptez bien recueillir en retour une hausse de prestige et remonter dans votre propre estime.

Lorsqu’une mauvaise coordination entre vos deux signes apparaît, la claironnante prise à rebrousse poil des usages vous vaudra plus sûrement la réprobation publique que les lauriers attendus. Vous vous exposez ainsi à vous aliéner les purs et durs de votre camp, qui ne manqueront pas de vous reprocher le côté un peu théâtral de vos révoltes. Vous risquez, enfin, d’empêtrer vos fougueux élans dans l’inextricable réseau de vos propres machinations, de vous retrouver prisonnier de la Bastille que vous comptiez démolir. Sans doute serez-vous tenté de vous imaginer grandi et renforcé par les persécutions dont vous vous croyez l’objet. Or, si vous retiriez de vos expériences le sens critique qui vous manque peut-être en partie, vous seriez redoutable pour démasquer les hypocrisies des puissants.

LION ASCENDANT SAGITTAIRE

Devant un tel duo de signes de FEU, la Tradition, bien évidemment, ne peut manquer d’exalter votre ardeur, votre enthousiasme, votre esprit aventureux, votre énergie généreusement déployée. On vous reproche, parfois, d’être un peu envahissant dans vos exubérances; mais l’on vous dit, aussi, bon compagnon, honnête, loyal, courageux et compatissant, le tout pimenté de la noblesse chevaleresque, seyant à un LION mâtiné de Centaure. En somme, à en croire vos augures, au hit-parade du parfait héros de bonne compagnie, vous avez de fortes chances de bien vous placer sur le podium.

Une dominante harmonique de SOLEIL, URANUS, MARS et JUPITER, planètes d’affirmation active, ne peut qu’accentuer votre ressemblance avec ce portrait flatteur. Un portrait que tous les conformistes pleinement adaptés ne manqueront sans doute pas d’apprécier, mais qui montre bien vite sa relativité et ses insuffisances. D’une manière plus abstraite, on peut dire qu’en évoluant du LION au SAGITTAIRE, votre volonté de puissance tend à élargir au maximum son champ d’action, à diversifier le plus possible ses points d’impact. Non pas, à la manière des GEMEAUX, en dilettante papillonnant et superficiel, mais en reliant constamment entre elles vos nouvelles conquêtes, qu’elles soient d’ordre matériel ou intellectuel, d’ordre humain ou affectif. Vous ne vous contentez plus de briser les clôtures. vous explorez à fond la campagne environnante et vous pour vous ébattre comme un cabri, liez connaissance avec tous les habitants. Vous vous mouvez dans un réseau d’expériences variées, d’accointances multiformes, de connaissances éclectiques, tissant, dans leur ensemble, la parfaite image du système de pensée de votre époque, le fidèle reflet des coutumes dominantes de votre milieu. Vous n’êtes plus un fauve sauvage, mais un animal civilisé. Toujours dynamique, autoritaire et impulsif. mais vous savez y mettre les formes, vous plier aux modes, vous conformer aux lois. Vous mobilisez vos énergies surabondantes pour défendre, en preux baladin, les valeurs et les idéaux de votre temps. Votre punch peut faire merveille quand il s’agit d’organiser, de fédérer, de coordonner, de faciliter les échanges et les rapprochements à l’échelle la plus vaste possible. Vous savez surmonter tous les obstacles.

En cas de Dissonances ou de dominantes planétaires contraires, vous risquez plusieurs écueils : ainsi, en brassant trop d’affaires, vous diluez vos forces dans mille projets qui se mêlent, s’entremêlent et se contrarient mutuellement. D’aucuns pourront vous soupçonner de philanthropie intéressée, vos bons offices et vos louables initiatives n’étant destinés qu’à rehausser votre prestige personnel. Si vous êtes d’une trempe contestataire, prenez garde, plus qu’un autre, au risque de récupération de vos audaces par les bien-pensants. Défiez-vous, enfin, de vos tendances à la mythomanie et à la folie des grandeurs, ainsi que des accidents stupides qui brisent net l’élan des risque-tout trop confiants en leur étoile.

LION ASCENDANT CAPRICORNE

L’alliance d’un LION bourru et d’une Chèvre revêche incitant beaucoup moins aux envolées lyriques, les manuels ne font pas de vous un portrait aussi chatoyant que celui du LIONSAGITTAIRE. Vous ne passez pas spécialement pour aimable, mondain et primesautier. On aurait plutôt tendance à vous reprocher votre sérieux, votre froideur impérieuse. Votre mépris hautain pour ceux qui traversent la vie en flânant, sans se fixer de buts et sans vouloir lutter. La quasi-unanimité des astrologues se fait à votre endroit : l’on s’accorde à vous reconnaître une extrême ténacité, une volonté de fer, un esprit réfléchi et, enfin, et surtout, une ambition effrénée, superposant les froids calculs aux planificateur. ardents combats.

Votre conformité avec ces images d’Epinal est, comme d’habitude, fortement subordonnée à vos dominantes. Dans le cas présent, une prépondérance harmonique de SATURNE et du célèbre quatuor SOLEILJUPITERURANUSMARS devrait favoriser une coopération optimale de vos deux signes. La valeur de l’expérience, pour vous, n’est pas un vain mot. Plus le temps passe, et plus vous savez juger et jauger la portée réelle de vos succès, vous détacher des emballements et griseries du triomphe, parcourir de haut en bas et de bas en haut, d’un regard froid, le monumental escalier qui mène au sommet de la pyramide. Le LION vous permet de surmonter avec panache les difficultés de l’ascension, de vous hisser toujours plus haut de marche en marche. Le CAPRICORNE vous aide à éliminer les futilités qui risqueraient de vous détourner de votre but ou de vous faire faire une chute malencontreuse : il vous rend sourd au chant troublant des sirènes, il vous rend aveugle à la fleur tentatrice qui pousse à côté.

Dans les cas extrêmes, notamment en cas de Dissonances des planètes susnommées, votre détachement vis-à-vis de ce que vous considérez comme accessoire peut être tel, que vous ne craignez pas d’éteindre tout sentiment humain, allant jusqu’à sacrifier père, mère, amours et amis sur l’autel de votre réussite.

Si, dans votre thème, dominent harmoniquement des planètes comme SATURNE, NEPTUNE, ou PLUTON, vous serez plutôt enclin à prendre peu à peu du champ par rapport aux ambitions agressives et aux appétits matériels gloutons. Les luttes de préséance, le fracas des tournois pour le pouvoir, tout cela vous sera prétexte à de hautes méditations sur la vanité de la course aux lauriers, à l’élaboration de théories profondes sur l’ordre immanent à l’âme ou aux cosmos. Bien plus important, à vos yeux, que l’ordre factice imposé par d’éphémères fantoches. On vous reprochera de vous murer dans votre tour d’ivoire, de jouer les intouchables supérieurs pour masquer votre impuissance à faire avancer vraiment les choses. Mais vous connaissez mieux que quiconque l’inutilité des efforts pour contenter tout le monde et son père.

Il peut arriver, aussi, que vos planètes dominantes vous écartèlent entre l’affirmation et l’effacement; auquel cas, vous ressentirez durement les divergences de vos deux signes. Vos succès les plus éclatants auront toujours un arrière-goût de cendre. Vos ascèses les plus sévères se ressentiront un peu d’une arrogance catégorique qui les rendra finalement peu convaincantes.

LION ASCENDANT VERSEAU

Deux signes diamétralement opposés sur le cercle zodiacal : voilà qui laisse présager des interprétations traditionnelles tout en contrastes, conflits et tiraillements. Luttes les plus couramment évoquées : l’orgueilleux dominé par ses passions contre le doux sage, acquis à la sérénité; l’égocentriste à tout crin wntre le fraternel universaliste. , le monarque absolu contre le démocrate libéral; le fauve vorace contre l’ange désintéressé. Dans cette histoire, vous n’êtes pas sans remarquer qu’à l’inverse du grand méchant LION, le gentil VERSEAU fait un peu figure de chouchou. Sans doute, certains astrologues s’imaginent-ils se concilier ses, bonnes grâces, au seuil de l’ère aussi mirobolante qu’incertaine qui porte son nom.

En vérité, une fois définis de façon naturelle, vos deux signes ne manquent pas de points communs pour réussir leur alliance. Sauf dominante planétaire franchement contrariante,, vous êtes porté à vous extérioriser, à agir, à vous plonger dans le monde qui vous entoure pour le modifier. Vous avez horreur de la résignation sous toutes ses formes. Vous savez, mieux que d’autres, mobiliser vos énergies pour faire évoluer les situations, par un sursaut libérateur. A vos yeux, rien n’est impossible, tout vaut la peine d’être tenté. Cette liberté sur tous les fronts s’appuie, au départ, uniquement sur la quête de l’invulnérabilité d’un Moi, qui cherche à étendre ses pouvoirs, son espace vital, son autorité personnelle. Fermement campé sur votre aplomb et vos certitudes, vous prendrez peu à peu conscience d’une forme de liberté d’un ordre plus général, plus collectif ou plus abstrait : celle qui consiste à réinventer les usages, à donner un sens neuf aux rapports sociaux, à remettre en question les préjugés intellectuels ou moraux, à savoir déceler tout ce qu’il peut y avoir de prometteur et de positif dans ce qui laisse les autres indifférents, ou dans ce qui semble voué à l’échec. Bien vécu, le processus peut avoir l’avantage de mobiliser votre dynamisme mordant et instinctif pour des causes généreuses ou des tâches rénovatrices. Il vous permettra peut-être d’échapper à l’auto-suffisance du LION pur en libérant votre personnage de ses oeillères. Mais sachez qu’en cas de dissonance uranienne, martienne ou jupitérienne, votre volonté de puissance initiale risque d’opérer des retours de flamme aussi subits qu’offensifs. Quand vous parlerez d’imagination au pouvoir, on finira par vous suspecter de ne vous servir de la première que pour conquérir le second, Et quand vous vous mêlerez d’éclairer les autres de vos sages conseils, peut-être verront-ils se profiler, derrière vous, comme une ombre de despote.

Si vos planètes dominantes vous portent davantage vers la tendresse active que vers l’arrivisme, votre générosité ne connaîtra pas de bornes, votre naïveté non plus. Vous accorderez un crédit illimité à autrui, parfois aux dépens de votre sécurité personnelle et de votre santé. Votre confiance irréfléchie en vos propres forces vous conduit ici à faire fi des instincts de conservation, à gaspiller votre énergie par brusques saccades, jusqu’à épuisement prostré. Si vous êtes intériorisé, peut-être vous muerez-vous en philosophe indulgent et compatissant, la tête pleine d’intuitions radieuses ou de solutions miracles, contemplant rêveusement les furieuses empoignades pour le pouvoir, toujours un peu fasciné, malgré tout, par ce que vous aurez su dépasser.

LION ASCENDANT POISSONS

Le LION n’a rien d’un lapin, le POISSONS n’est pas forcément une carpe, mais le mariage des deux signes, de l’avis général, n’en est pas moins l’un des plus incongrus du Zodiaque. Pensez donc : il s’agit d’unir la fanfare des rugissements sonores avec le mystérieux monde du silence, les coups de griffes et de crocs avec la fuite glissante entre les doigts, le SOLEIL aveuglant de midi avec les ténèbres des abysses, le trône inamovible en or massif avec les amples déferlements de l’univers océanique…Devant cette somme de problèmes apparemment insolubles, quelques-uns vous conseillent de résoudre vos dilemmes en faisant carrément deux parts dans votre existence : la première, toute d’ambition énergique, consacrée à la vie mondaine, extérieure, spectaculaire; la seconde, toute de suave renoncement, vouée à la culture de vos jardins secrets, à la méditation extatique, ou à quelque tâche humanitaire dont vous ne tirez ni gloire ni puissance. Certains, supposant la synthèse réussie, se hasardent poétiquement à vous dépeindre comme un prince munificent venu d’un ailleurs indéfinissable, comme une impérieuse reine tout embrumée d’irréel, ou comme un saint ermite rayonnant d’on ne sait quelle irrésistible et bienveillante autorité.

Traduite en termes un peu plus prosaïques, l’évolution possible de vos comportements n’est pas sans rappeler, par certains côtés, celle du LIONCAPRICORNE. Là aussi, vous tendez à vous détacher des vanités superficielles, des glorioles puériles, des limites d’une domination uniquement fondée sur les vertus des discours tonitruants et des grands coups d’épaule dans les portes. Cela ne veut pas forcément dire que vous renonciez à ladite domination, comme pourraient le faire croire les portraits traditionnels. Vous pouvez, au contraire, par le biais des POISSONS, lui donner des formes autrement plus subtiles et redoutables. En fait, vous savez très bien, dans votre for intérieur, où vous voulez en venir. Mais délaissant les méthodes voyantes archiconnues, vous excellez à employer des procédés inhabituels et des cheminements imprévus qui endorment la vigilance de vos adversaires éventuels.

Peut-être vivrez-vous ces tendances foncières sur un plan plus général ou plus élevé que celui des rapports de concurrence. La force irrésistible et tenace du LION vous soutiendra dans votre quête d’absolu. Vous saurez vous confronter sans faiblir aux vérités essentielles du monde, vous les éprouverez dans la plénitude de leur poésie, en sachant faire fi de toute idée préconçue. Sondant ainsi les abîmes du mystère universel, vous prendrez fortement conscience de l’inanité des petits orgueils individuels, de la fragilité des ambitions les plus arrogantes, face à l’infini et à l’éternité qui ont, infailliblement, le dernier mot.

En cas de Dissonances majeures de NEPTUNE, LUNE, SATURNE et PLUTON, ce cheminement peut étouffer en vous toute velléité d’affirmation, transformer peu à peu votre phobie de l’échec en immobilisme impénétrable. Vous courez le risque de vous murer dans de chatoyantes rêveries de monarque perpétuellement EN EXIL, de diluer vos plus nobles idéaux dans la mer étale de votre indolente indifférence. Espérons que vous aurez su, tout de même, cultiver quelque moyen d’expression permettant la mise en valeur de vos richesses intérieures.

***VIERGE ASCENDANT BELIER

BALANCE ASCENDANT BELIER À

Non seulement son sens de l’équité commandera à ce type de veiller à ce que la justice règne dans toutes les affaires auxquelles il sera mêlé, mais il osera encore s’attaquer avec vigueur à l’injustice. Sa sociabilité naturelle sera soutenue par son désir de se rendre utile aux autres vers lesquels le pousse un grand élan de dévouement.

Esprit largement ouvert au monde environnant, il est avide de savoir et à l’affût de tout ce qui est nouveau. Mais sa trop grande mobilité l’expose au danger de la dispersion.

L’instabilité commune aux deux signes empêche ce type de travailler avec méthode et persévérance. C’est, avec le désintéressement, une des raisons pour lesquelles il sera un mauvais défenseur de ses intérêts personnels.

VENUS â et MARS ã, planètes maîtresses de ces deux signes, forment un couple dont la mythologie a fait le symbole de l’amour-passion, même s’il scandalisait l’Olympe, VENUS â étant l’épouse légitime d’Héphaïstos, dieu du FEU souterrain. Il est donc normal que ce type soit poussé à faire très tôt un mariage d’amour car les natifs de la BALANCE reçoivent ici du BELIER À cette ardeur conquérante qui manque à leur panoplie d’amoureux.

On sait que les BALANCE ont un sens artistique développé ; mais s’ils sont fort habiles à reproduire ce que d’autres ont créé, ils sont rarement des créateurs. L’union de MARS et de VENUS â leur en donne précisément la possibilité.

Un autre défaut des BALANCE est leur indécision. A force de peser le pour et le contre, ils n’arrivent pas à prendre de décision. Le BELIER À, qui est impulsif et a tendance à se jeter tête baissée dans l’aventure pour réfléchir ensuite aux conséquences, va donner à la BALANCE l’impulsion nécessaire ; en retour, il recevra d’elle la réflexion qui lui fait un peu défaut. On voit que, dans ce domaine aussi, la combinaison des deux influences peut avoir les plus heureux effets.

De la même façon, la mise en train, toujours assez longue chez les BALANCE, va bénéficier du sens de l’initiative et de l’esprit d’entreprise du BELIER À. Mais si ce dernier commence facilement ce qu’il entreprend – parfois même avec précipitation -, il a de la peine à terminer sa tâche car il manque de la patience nécessaire pour mener une action à son terme. Malheureusement, la BALANCE ne lui sera pas ici d’un grand secours car les natifs de ce signe, comme de tous les signes d’AIR, fixent difficilement leur attention de façon durable sur un seul objet.

Ce natif est généreux et ne se laisse pas arrêter dans son élan par des calculs sordides. Enfin, il sait dire non quand il a choisi son parti.

En revanche, le manque d’objectivité, l’esprit de contestation, la brusquerie, ou même la brutalité, peuvent altérer ses rapports avec autrui quand l’influence du BELIER À déborde trop largement celle de la BALANCE. Mais ce n’est pas là le cas général.

Les tempêtes d’équinoxe qui sont propres aux deux signes, ne resteront pas toujours intérieures, comme chez les natifs de la BALANCE, mais elles pourront se manifester au grand jour avec une violence explosive.

Quant à l’apparence physique, qui dans beaucoup de cas dépend d’abord de l’ASCENDANT, elle sera heureusement influencée par la BALANCE qui adoucira les traits accusés et énergiques du BELIER À en leur donnant un peu de cette grâce Vénusienne qui, pour une femme surtout, lui fait fâcheusement défaut.

BALANCE ASCENDANT TAUREAU

Ce mariage entre la BALANCE et le TAUREAU donne un être de sentiment très sensible aux manifestations les plus «aériennes» de l’art, telles la musique et la danse, mais aussi un être romanesque et sentimental, avide de sensations fortes pour alimenter sa robuste sensualité. La gourmandise lui fait rechercher les plaisirs de la table qu’il sait également apprécier en gourmet.

Ses besoins esthétiques le poussent à créer autour de lui un cadre harmonieux, mais sans grande originalité, car il donne volontiers dans un sage conformisme. Son rêve, c’est de posséder une Maison à la campagne, au milieu des fleurs qu’il adore. Il se sent profondément enraciné dans la TERRE et recherche instinctivement son contact comme le faisait le géant Antée.

Ses dons artistiques devraient trouver à s’exercer sur la matière car il a le sens des lignes, des volumes et des formes : la sculpture et la peinture modernes sont des moyens d’expression propres à lui convenir car elles se sont fortement «matérialisées». La musique «conerète» évolue dans le même sens. Ces dons artistiques ont d’autant plus de chances de s’exprimer à travers lui que la BALANCE est un signe d’AIR et le TAUREAU un signe de TERRE. Or, la nature nous offre des exemples de ce que ces deux éléments peuvent réaliser quand ils s’unissent pour oeuvrer ensemble. Dans certains déserts, le sable soulevé par les tempêtes de vent sculpte les roches des montagnes disséminées à travers les étendues arides et leur donne des formes étranges qui font penser à des silhouettes animales ou humaines. Il y a là une indication intéressante quant aux possibilités de réalisation contenues dans la combinaison de ces deux éléments.

Le besoin de plaire, commun à la BALANCE et au TAUREAU, est à la base de la grande sociabilité de ce type. Alors qu’avec la BALANCE, cette sociabilité n’était qu’inconsciemment intéressée, elle risque avec le TAUREAU d’être utilisée à des fins égoïstes en lui donnant l’occasion de se faire des relations qui serviront ses intérêts immédiats ou l’aideront à réaliser son idéal de possession et de jouissance.

On connaît la vivacité d’esprit de la BALANCE, sa pensée souple et mobile, prête à appréhender mille objets. Le danger d’éparpillement est la rançon de cette constante disponibilité. Mais le réalisme, la concentration et l’obstination méthodique du TAUREAU vont stabiliser et discipliner la pensée vagabonde et quelque peu fantaisiste de la BALANCE pour en faire un instrument efficace au service de réalisations conerètes.

La volonté «massive» du TAUREAU s’humanise au contact de la VENUS â uranienne, mais il lui est difficile d’accepter la perpétuelle irrésolution de la BALANCE. Aussi l’incite-t-elle à prendre des décisions, mûrement réfléchies certes, mais irrévocables.

La subtilité et la souplesse de la BALANCE seront malgré tout utilisées pour atteindre le but, clairement défini.

La taille est généralement moyenne, le corps plutôt trapu. Les traits réguliers sont assez beaux, mais le visage dilaté a tendance à s’alourdir avec l’âge. L’ensemble a quelque chose d’un peu massif .

BALANCE ASCENDANT GEMEAUX Â

Cette combinaison consacre l’union de deux signes d’AIR et des deux planètes dites inférieures, VENUS â et MERCURE á.

Toutes les qualités, bonnes ou moins bonnes, qui s’attachent aux signes d’AIR, s’extériorisent dans ce type, avec la liberté qui est propre à l’TERRE. L’élan vital est ici au service de l’intellect qui imprime sa marque à tout le comportement. Ce type est spontané, naturel et décontracté. Largement ouvert au milieu environnant, il réagit vivement à toutes les sollicitations extérieures.

L’énergie est assez capricieuse car l’attention a de la peine à se concentrer durablement sur un même objet. Il en résulte un manque de suite, non dans la pensée qui procède volontiers par intuition, mais dans l’action qui ignore les buts utilitaires.

L’indécision chronique de la BALANCE est renforcée par la démarche virevoltante des GEMEAUX Â. Il est alors difficile à ce type d’imposer sa volonté aux autres. Ce n’est d’ailleurs pas son but ; il aspire davantage à communiquer avec eux, à les comprendre et, si possible, à les convainere qu’à les dominer pour les soumettre à sa volonté.

Car ses ambitions sont surtout d’ordre intellectuel. Dans ce domaine, la nature l’a comblé en lui donnant une intelligence claire, vive, perspicace, souple, déliée, toujours disponible, quoique parfois fantaisiste, inconstante et inégale.

VENUS â apporte sa grâce, son charme et sa sensibilité, et ce type apparaît aux autres comme un être gai, enjoué et affable, être de communication, il aime la compagnie et a pour chacun des paroles aimables. Il excelle à distraire les invités. Comme il a des lumières sur un grand nombre de sujets et qu’il connaît beaucoup de monde, il a toujours quelque chose à raconter. Il le fait de façon fort plaisante et parsème son récit de remarques cocasses ou originales ; elles sont le fait d’un observateur auquel rien n’échappe et qui a le sens de l’humour.

On comprend aisément que tous ces dons sont autant d’atouts qui lui permettent non seulement de briller en société, mais également de plaire sans qu’il s’y efforce beaucoup. C’est aussi pour cela que ses attachements sont peu durables. Sollicité de toutes parts, il résiste mal au plaisir de jouer de son charme pour séduire qui lui plaît. Mais ses sentiments ne sont pas assez profonds pour qu’il ne soit pas tenté de chercher de nouvelles sensations. Les regrettables penchants de la BALANCE, qui «papillonne» volontiers, trouvent là dans les GEMEAUX Â un allié de choix.

Son inconstance ne se manifeste pas qu’en amour. Elle lui joue aussi des tours dans tous les domaines de la vie. Son dilettantisme de touche-à-tout lui permet rarement d’aller jusqu’au bout de ses entreprises et l’empêche de construire sa vie sur des bases solides. Comme les gens qui travaillent avec le vent, il fait des bulles. Et même si, par la grâce de VENUS â, son vent a le charme du zéphir, il n’en est pas moins du vent.

L’alliance de VENUS â et de MERCURE á réunit les conditions favorables à l’éclosion de dons artistiques. C’est surtout dans le domaine littéraire qu’il peut s’exprimer comme romancier, essayiste, biographe ou poète. La musique – c’est l’TERRE qui propage les sons – peut également l’attirer.

BALANCE ASCENDANT CANCER

En tant que signe d’AIR, la BALANCE insuffle (cardinal) des pensées qui tendent vers un état d’équilibre dont la paix et la justice sociales sont des manifestations conerètes. Gandhi, apôtre de la non-violence, est un bon exemple de l’impact que peut avoir un idéal de justice et de paix lancé par un natif de la BALANCE.

Le CANCER   est un signe d’EAU. En tant que signe cardinal, il diffuse dans son milieu environnant les forces instinctuelles de son inconscient qui se traduisent par des sentiments, des émotions, des sensations et des souvenirs dont se nourrit son imagination. C’est ainsi que, à travers ses livres, Proust qui avait le SOLEIL à et trois planètes en CANCER a projeté (cardinal) avec force sa vie émotionnelle vers ses lecteurs.

Car la BALANCE et le CANCER réunissent les deux planètes féminines par excellence, VENUS â et la LUNE é, tandis que MARS ã, la planète virile, est en «débilité», aussi bien dans la BALANCE (exil) que dans le CANCER (chute). Aussi les valeurs féminines risquent-elles d’écraser les valeurs masculines.

Le caractère est doux, bienveillant, serviable, conciliant, tolérant, mais dangereusement impressionnable. Le sens de la famille et l’amour des enfants sont fortement marqués. Le tempérament sensuel est alimenté par une imagination vive échafaudant des romans que le sujet vit intensément.

La sensibilité risque de prendre une place démesurée avec tous les inconvénients qu’entraîne une telle prédominance. Le caractère est soumis à de constantes fluctuations provoquées par le flot d’impressions et de sensations auxquelles tout être humain est exposé. Les conséquences de cette hypersensibilité sont d’abord une grande vulnérabilité aux agressions de la vie, vulnérabilité qui s’accompagne le plus souvent d’une susceptibilité pouvant prendre des formes pathologiques. Ensuite, le sujet subit d’autant plus facilement l’influence des uns et des autres que sa volonté est déficiente. La seule façon pour lui de résister aux pressions extérieures est de leur opposer sa force d’inertie qui est grande, mais cela ne saurait suffire dans tous les cas.

Le CANCER   n’a malheureusement aucune de ces mâles vertus qui pourraient compenser les faiblesses bien connues de la BALANCE : le manque d’affirmation de soi et l’indécision. Le sujet est donc bien mal armé pour surmonter les déceptions sentimentales que le destin ne lui épargnera pas et qui l’atteignent au plus profond de lui-même.

En revanche, le fort sentiment de justice que lui donne la BALANCE peut exalter le besoin de dévouement propre au CANCER . L’action désintéressée lui fournit alors un moyen d’échapper aux effets débilitants d’une sentimentalité stérile.

Une aide non négligeable peut également venir du conjoint. Si celui-ci a assez de force de caractère, ses conseils et ses encouragements pourront aider le sujet à acquérir le sens des responsabilités.

Le domaine le plus fécond pour ce type mixte sera celui de l’expression artistique. Pour peu que le destin lui ait «remis» à la naissance une quantité suffisante de TERRE, l’alliance de l’imagination et de la sensibilité esthétique lui permettra de se réaliser dans une œuvre d’art.

Physiquement, cette combinaison donne des êtres de taille très moyenne et même plutôt petite et trapue, aux formes pleines.

BALANCE ASCENDANT LION

Le LION comme la BALANCE sont des actifs, extravertis et sociables. Mais l’action du LION, dans ses manifestations dissonantes, devient facilement dominatrice, orgueilleuse, théâtrale, parfois même cynique. C’est de ces excès que le préserve la BALANCE qui arrondit les angles d’une nature un peu trop impérieuse. La bienveillance et la délicatesse Vénusiennes atténuent ce qu’une attitude hautaine pourrait avoir d’insupportable.

Le dynamisme du LION, sa puissance de volonté, son esprit d’initiative et son sens de l’organisation bousculent les hésitations chroniques de la BALANCE, tandis que l’enthousiasme léonien réchauffe la tiédeur de ses ambitions.

L’esprit d’équité de la BALANCE, son indulgence, sa bienveillance et son idéal de paix empêchent le LION de tomber dans le despotisme auquel pourrait l’entraîner son besoin de domination. La BALANCE pourra même révéler le côté le plus noble du caractère léonien qui est fait aussi de générosité et de magnanimité.

Le sens esthétique est très développé dans les deux signes. La BALANCE et le LION ont un égal sentiment du beau, même si ce n’est pas pour les mêmes raisons. Le LION a besoin d’être entouré de belles choses parce qu’elles flattent sa personne qui ne saurait se contenter d’un décor médiocre, tandis que la BALANCE vit dans un cadre raffiné parce qu’il lui procure les émotions esthétiques dont son âme a besoin.

Le résultat, c’est que le natif de la BALANCE ASCENDANT LION s’efforce de vivre dans un décor qui allie le bon goût à la qualité et à la richesse des matériaux.

Il fait preuve de recherche jusque dans sa façon de s’habiller car il choisit autant que possible des vêtements qui le «classent». Il se montre dans les manifestations artistiques consacrées surtout à la musique, au chant et à la danse. Il est même possible que, non content d’admirer les créations des autres, il manifeste une authentique vocation artistique.

Sa réussite sociale semble aussi avoir les faveurs de la chance. Il est vrai que tant de qualités mises au service d’une carrière ne peuvent que conduire aux honneurs flattant agréablement sa vanité de LION. Un LION qui sait utiliser au maximum les relations que draine vers lui la sociabilité d’une BALANCE, qui, livrée à elle-même, aurait moins d’ambition.

Le signe sur lequel se trouve l’ASCENDANT détermine en grande partie l’apparence physique. Celle du LION peut être solaire ou léonine. C’est sans doute vers la première, plus belle, que l’influence de VENUS â fera pencher la BALANCE. Mais quelle que soit cette apparence, elle sera toujours avantageuse. Des traits réguliers et bien dessinés, un teint clair, des cheveux blonds tirant sur le roux, un corps plutôt mince, de taille plus élevée que la moyenne, presque athlétique, ou bien très moyenne, mais trapue. Le sujet se tient très droit, mais la souplesse ondulante de la BALANCE l’empêche de se figer dans une raideur qui le ferait paraître désagréablement hautain.

BALANCE ASCENDANT VIERGE

MERCURE á, maître de la VIERGE, fait plutôt penser à Minerve, la déesse de la froide sagesse. Minerve présidait à l’ordre social et, s’il lui arrivait d’intervenir dans la guerre, ce n’était qu’après mûre réflexion. Elle patronnait les arts libéraux et l’artisanat. Pour les Anciens, elle était la VIERGE par excellence, celle dont le coeur ignorait la passion.

C’est l’alliance du sentiment et de la raison. On sait combien le natif de la BALANCE est capable de s’inventer de prétextes pour repousser le moment où il lui faudra commencer un travail. A condition évidemment qu’il ne soit pas soumis à un rythme de travail imposé parce qu’il n’est que le maillon d’une chaîne dans une usine, ou un rouage nécessaire au fonctionnement d’une administration. Quand notre BALANCE a enfin réussi à se décider, il se ménage de nombreuses pauses car ce n’est pas un acharné du travail auquel, de toute façon, il ne porte qu’un intérêt très relatif . A moins qu’il ne fasse un métier d’art dont l’exercice s’apparente pour lui davantage au jeu qu’au travail. Or, la VIERGE va créer dans ce domaine un nouvel équilibre dont ce type mixte ne peut que profiter.

En effet, le Virginien manifeste de remarquables qualités dans le travail. Son ingéniosité lui permet tout d’abord de s’adapter aux circonstances qui ne le prennent jamais vraiment au dépourvu car c’est un prévoyant qui a de la ressource. Puis, après avoir analysé la situation, il apporte dans l’exécution de sa tâche de la méthode et une grande conscience. C’est un méticuleux que rongent les scrupules. L’efficacité lui importe avant tout : il veut obtenir des résultats conerets.

Ses défauts sont ceux de ses qualités. C’est un perfectionniste qui est toujours tenté de donner trop d’importance aux détails car, dans sa minutie, il ne veut rien laisser au hasard. Pour mieux se concentrer, il étouffe sa sensibilité, se replie sur lui-même et réduit volontiers la communication avec le monde environnant aux sujets qui entrent dans le cadre de son travail. Cependant les détails l’empêchent souvent d’avoir une vue synthétique des choses. Effrayé par ce qu’il imagine être la complexité de sa tâche, il devient nerveux et développe un sentiment d’infériorité qui se traduit finalement par une modestie excessive.

Heureusement que la BALANCE apporte son contrepoids. En réfrénant ce goût virginien du détail, elle permet au sujet d’être plus détendu et de prendre de temps en temps ses distances par rapport à un travail qui menace de l’accaparer. Il obéit alors un peu moins à la froide logique et un peu plus à la fantaisie. Et comme il ne refuse pas de s’ouvrir aux autres, servir n’est plus seulement un devoir, cela devient aussi un plaisir.

Si les deux signes se complètent avec bonheur, ils rendent malgré tout le sujet hésitant. La VIERGE par prudence et la BALANCE par équité. C’est le seul point qui puisse encore poser problème car il y a fort à parier que ce défaut, loin de s’atténuer, risque de devenir gênant. A moins qu’une forte composante martienne dans le thème n’empêche le sujet de devenir la victime de ses tergiversations.

BALANCE ASCENDANT BALANCE

C’est la combinaison de ceux qui sont nés autour du lever du SOLEIL à. Tout ce qui a été dit jusqu’ici à propos de la BALANCE vaut très largement pour ce type qui est en principe d’une grande homogénéité. Les qualités et les défauts du signe sont amplifiés par cette double appartenance à un même signe zodiacal. Nous avons affaire là à une sorte de mariage «consanguin», et l’expérience montre que ce genre d’alliance donne des enfants plus fragiles que les autres.

Pour toutes ces raisons, il paraît souhaitable que le sujet doublement BALANCE ait un thème qui comporte une seconde dominante zodiacale (par exemple, trois ou quatre planètes dans un autre signe). Elle fera heureusement contrepoids à une influence qui, en s’exerçant trop exclusivement, risquerait de déséquilibrer le sujet, ce qui serait assez paradoxal dans le cas d’un BALANCE !

Dans cette affaire, c’est surtout l’homme BALANCE qui pourrait souffrir d’un excès de sensibilité et de charme car, de toute évidence, ces qualités conviennent mieux à une femme qu’à un représentant de l’autre sexe.

BALANCE ASCENDANT SCORPION

L’Eau du SCORPION, signe fixe, est une EAU dormante. C’est l’Eau des marécages. «Il n’est pire EAU que l’Eau qui dort», dit la sagesse populaire. Cette EAU des marais à la surface paisible, à peine troublée de temps à autre par l’éclatement silencieux de quelques bulles montées des profondeurs, cette EAU ne dort qu’en apparence. Sous son miroir trompeur se cache la plus grande effervescence. C’est une EAU de mort qui peut, ou non, redonner la vie.

Le SCORPION est le royaume de MARS ã, dieu de l’énergie. Mais ce n’est plus l’énergie en liberté du BELIER À. C’est une énergie contenue et comprimée qu’une étincelle suffirait à libérer brutalement.

Cette alliance de la BALANCE et du SCORPION marie également MARS et VENUS â. Étant donné le caractère volcanique du SCORPION, les feux de cette passion ne vont plus brûler comme une flamme claire et pure. C’est plutôt une lave destructrice.

D’un côté, la nature profonde du sujet, représentée par le signe solaire, aspire à créer une vie harmonieuse où tout est mesure et sensibilité, et tend à s’insérer sans heurt dans une société plus ou moins dominée par les préjugés. De l’autre, le signe ASCENDANT qui influence fortement le comportement. Ennemi des nuances, le SCORPION est entier dans ses affections comme dans ses haines. Alors que la BALANCE emprunte la voie du milieu, le SCORPION prend les sentiers qui escaladent les crêtes ou plongent dans les ravins. Autant l’un est affable et charmeur, autant l’autre est abrupt et inquiétant. La comparaison des deux signes n’est finalement qu’une longue suite d’oppositions.

Il est donc naturel que cette alliance donne souvent un être instable et plein de contradictions.

Grâce à la BALANCE, le sujet peut offrir un visage serein et des manières courtoises : mais, sous ces dehors aimables se cache une énergie indomptable que les épreuves ne réussissent pas à décourager quand, sous l’inftuence du SCORPION changé en aigle, elle est tendue vers un idéal élevé.

Cependant sous cette apparence harmonieuse peut également se dissimuler un être qui s’abandonne à l’instinct destructeur et autodestructif du SCORPION. C’est le côté «serpent» du signe qui n’a pas su se transformer en aigle, puisque le reptile et le rapace sont les deux figures opposées d’un même symbole.

Les conflits que ne manqueront pas de susciter les contradictions inhérentes à cette combinaison risquent de rester sans solution satisfaisante. Ils feront naître chez le sujet des tensions insupportables qui le feront vivre dans l’angoisse. Or, l’angoisse n’est que trop souvent le premier pas sur le chemin qui mène à la dépression nerveuse, une des formes de l’autodestruction.

En revanche, si le sujet développe les possibilités les plus hautes contenues dans le signe du SCORPION, il trouvera finalement un allié dans la BALANCE qui, au-delà de ses complaisances et de ses facilités, est éprise d’un idéal de beauté et de justice. Alors, ce type s’apaisera et se transfigurera à mesure que passeront les années. Et puis la BALANCE peut jouer un rôle modérateur, assouplir une autorité trop raide, atténuer une critique trop virulente, civiliser un comportement trop rude.

Physiquement, ni la BALANCE ni le SCORPION ne sont des signes de grande taille. Toutefois, le SCORPION peut donner un corps musclé, robuste et de forte carrure. Le visage est «mouvementé» et il serait comme taillé au couteau si la BALANCE ne venait, selon son habitude, adoucir un peu les traits. Le regard ne s’oublie pas car, malgré sa froideur, il exerce une sorte de fascination magnétique.

BALANCE ASCENDANT SAGITTAIRE

Le FEU du SAGITTAIRE auquel s’unit la BALANCE n’est plus le FEU dévorant et changeant du BELIER À, ni le FEU rayonnant et constant du LION, mais le FEU mystique qui, tel celui du buisson ardent dont parle la Bible, brûle sans consumer. En accord avec le caractère mutable ou double du SAGITTAIRE, c’est le FEU de la transformation et de la sublimation.

Activé par l’air de la BALANCE, le FEU du SAGITTAIRE va conduire les natifs de ce type vers l’idéal élevé que montre la flèche du centaure, symbole du signe.

C’est également l’union de VENUS â et de JUPITER ä, ces deux planètes que les Anciens appelaient la Petite et la Grande Fortune.

Le sujet s’intéresse sincèrement aux autres. Il fait preuve à leur égard de compréhension et de tolérance. Il a un sens aigu du droit et ne supporte pas l’injustice. Rien d’étonnant à ce qu’il prenne fait et cause pour les faibles qui, dans nos sociétés modernes, sont exposés à toutes sortes d’oppressions.

Cela ne l’empêche pas d’avoir un côté conformiste puisqu’il est prêt à accepter l’ordre social avec toutes ses imperfections et à tenir compte du «qu’en-dira-t-on». Sa profonde sociabilité lui donne le goût des réceptions qu’il organise pour traiter avec faste ses amis ou ses relations dans la mesure évidemment où ses moyens le lui permettent. Il choisit de préférence les professions qui le mettent en contact avec les autres.

L’affection des gens lui est aussi précieuse que nécessaire. Mais l’intérêt qu’il porte à ses semblables ne l’empêche pas d’être très occupé de lui-même. Cependant, il s’agit moins d’égoïsme que d’égotisme. Il aime qu’on reconnaisse sa valeur et il lui est bien difficile de résister à la tentation des honneurs. Il tient beaucoup à ce que son «image de marque» soit la meilleure possible. Pour cela, il essaie de tirer parti des nombreuses relations que lui apporte la BALANCE pour gravir les échelons de sa carrière.

A ces traits de caractère plus ou moins communs aux deux signes, le SAGITTAIRE ajoute une dimension spirituelle qui fait défaut à la BALANCE. C’est que le SAGITTAIRE, neuvième signe, est analogue à la Maison IX, secteur des grandes explorations sur le TERRE comme dans le ciel. Il franchit aussi aisément les frontières de son pays que celles des préoccupations quotidiennes de l’esprit pour pénétrer dans l’univers abstrait de la philosophie ou de la religion. Animé d’une forte volonté de progrès, il veut aller toujours plus loin. Le SAGITTAIRE est essentiellement le signe de l’expansion. Il est d’ailleurs lié dans le schéma de l’Homme-Zodiaque aux cuisses qui sont comme les bielles de la machine humaine grâce auxquelles l’énergie se transforme en mouvement.

Il manifeste un solide optimisme car il croit fermement à sa bonne étoile. C’est vrai qu’il est souvent favorisé par la chance, mais il faut reconnaître qu’il apporte de son côté des qualités qui contribuent efficacement à sa réussite sociale : intelligence, sens de l’organisation, ambition, dynamisme, volonté, générosité, sens des contacts. La BALANCE qui, dans ce domaine, a de nombreuses lacunes, se contente d’apporter sa sensibilité, sa délicatesse, son charme et son tact pour parfaire l’oeuvre commune.

Le type harmonique présentera un visage aux traits fins, quoique marqués, avec un nez puissant, un front haut et droit et un teint coloré. Le corps est svelte. Ou bien les traits sont plus grossiers et le corps tend à s’alourdir avec les années.

BALANCE ASCENDANT CAPRICORNE

La BALANCE et le CAPRICORNE, c’est l’alliance de VENUS â, planète de la sensibilité et du charme, et de SATURNE å, planète de la réflexion et de l’ambition. Ce n’est pas une alliance impossible car nous avons vu que ces deux planètes étaient dignifiées dans la BALANCE, VENUS â y étant EN DOMICILE et SATURNE å en EXALTATION.

Comme SATURNE å est en dignité à la fois dans la BALANCE (EXALTATION) et dans le CAPRICORNE (domicile), il a de bonnes chances de l’emporter sur VENUS â. Il est d’ailleurs dans sa nature persévérante et ambitieuse de s’imposer en marquant cette combinaison de son empreinte. L’influence Vénusienne de la BALANCE risque de n’apparaître qu’en contrepoint, d’autant plus que la BALANCE saturnienne peut peser dans cette association d’un poids plus lourd que la BALANCE Vénusienne.

Le Capricornien est un angoissé qui, même dans les circonstances les plus joyeuses de la vie, est incapable de goûter pleinement son plaisir. La BALANCE, en revanche, a le sens de la fête et le goût des réunions entre amis ou copains qui sont autant d’occasions d’oublier les soucis de l’existence tout en cultivant l’amitié.

Le CAPRICORNE n’est pas signe de TERRE pour rien : il aime le travail et y apporte toute son attention et tous ses soins. Comme il a un sens élevé du devoir, on peut compter sur lui. Le natif de la BALANCE, en revanche, n’aime pas le travail pour le travail. Dans le cas le plus favorable, il y voit une occasion d’exercer ses dispositions artistiques. Cependant, quoi qu’il fasse, il reste un dilettante.

Avec les années, le CAPRICORNE acquiert une assurance croissante. Ce n’est pas qu’il doutait de sa propre valeur, mais il n’osait pas le montrer car c’est un orgueilleux qui est sourd aux compliments. La BALANCE, au contraire, donne facilement dans la vanité. Son manque de confiance en soi l’amène à rechercher l’approbation et l’appui de son entourage.

En amour, le CAPRICORNE a un idéal trop élevé pour ne pas éprouver de cruelles déceptions. La méfiance qu’il en conçoit rend plus difficiles ses rapports avec l’autre sexe. Tout différent est le natif de la BALANCE qui est pétri de sentiment et ne peut se réaliser pleinement que dans un amour partagé. Malgré les échecs qu’il peut essuyer dans ce domaine, il est toujours prêt à tenter de nouvelles expériences sans rien perdre de son optimisme.

Ces contradictions ne doivent pas faire oublier les quelques points communs aux deux signes : le besoin de tendresse, la fidélité en amitié, le goût des études et de l’abstraction, la recherche d’un équilibre fondamental qui est la condition d’une vie réussie, sans parler d’une évidente inaptitude à l’affairisme.

L’intransigeance du CAPRICORNE risque souvent de l’emporter, mais elle ne pourra jamais imposer totalement sa loi à la sensibilité et au charme VENUS âiens. Il en résultera une personnalité complexe qui sera plus d’une fois une énigme pour l’entourage. Seul le type harmonique, qui se rencontre plus rarement, saura tirer le meilleur parti d’une situation ambiguë en réconciliant les tendances antagonistes dans un fragile équilibre.

L’influence prépondérante de l’ASCENDANT saturnien sur l’apparence physique se traduit par un type long, assez maigre, donnant l’impression d’être embarrassé par son corps. Le nez est allongé et la bouche médiocrement sensuelle, à moins que la douce VENUS â ne gonfle un peu des lèvres trop minces. Le front est haut et ses angles bien marqués. Malgré sa gaucherie un peu pesante. ce type a une «présence» certaine.

BALANCE ASCENDANT VERSEAU

Sans entrer dans les détails, notons que SATURNE å, maître du VERSEAU. n’est pas tout à fait le même que SATURNE å, maître du CAPRICORNE.

Ce sont des valeurs aériennes qui sont mises en relief par la combinaison BALANCEVERSEAU. L’Air est essentiellement l’élément de la communication et des échanges.

La grande sociabilité du sujet le pousse à participer activement à la vie du milieu. La BALANCE est le premier signe communautaire du Zodiaque, mais sa communauté se réduit génératement aux deux partenaires du couple. Avec les idées de fraternité du VERSEAU, cette communauté s’élargit non seulement aux amis qui sont très importants pour lui (le VERSEAU, onzième signe, est analogue à la Maison XI, secteur des amis), mais à l’humanité entière. Cet intérêt pour les autres est porté par un généreux altruisme qui confère à l’aimable sociabilité de la BALANCE une tout autre qualité. Avec une réserve cependant : le VERSEAU ne s’engage jamais au-delà de sa liberté personnelle car il n’accepte pas d’aliéner son indépendance.

Le sujet est doublement conciliant, mais ce n’est plus seulement pour les raisons quelque peu égoïstes de la BALANCE dont la tolérance est pour une bonne part motivée par son horreur d’avoir des «histoires». Le VERSEAU, qui est foncièrement désintéressé cherche sincèrement à comprendre les autres. Il est ouvert à toutes les suggestions, aussi folles soient-elles.

La BALANCE dépend beaucoup des autres car il lui faut sentir l’approbation et l’appui de son entourage. Ce n’est évidemment possible que dans le cas d’une intégration complète au milieu. Le VERSEAU a également besoin des autres, mais c’est pour répandre sur eux l’Eau vive contenue dans le vase de Ganymède, l’échanson des dieux, qui est le symbole du signe. Son goût de la liberté s’accommode mal de la dépendance dans laquelle se complaît la BALANCE. Aussi l’aiderat-il dans ce domaine à élargir son horizon et à ne pas trop compter sur les autres.

Le VERSEAU n’a pas de peine à s’adapter aux situations imprévues et difficiles que lui réserve un destin souvent heurté. On dirait même qu’il aime le changement qui les accompagne. La BALANCE, en revanche, aime son confort et souffre d’en être privé. Son destin est généralement plus facile que celui du VERSEAU.

Nous savons que le natif de la BALANCE est attiré par tout ce qui touche à l’art, tandis que celui du VERSEAU trouve son plaisir dans les spéculations mathématiques, la recherche scientifique ou les innovations techniques, quand les circonstances de la vie lui ont permis de poursuivre des études supérieures. Certains domaines professionnels, comme par exemple l’architecture ou la musique électronique, peuvent permettre de marier ces goûts qui ne sont pas incompatibles.

Physiquement, le sujet est de taille moyenne, mais s’il n’a rien d’un athlète, le corps n’en est pas moins bien proportionné. Seule peut-être la cage thoracique, à cause de l’importance de l’élément TERRE, est un peu plus développée que la moyenne. La démarche, très souple, a quelque chose de bondissant.

VERSEAU et BALANCE sont des signes de beauté. Les traits du visage ne démentent pas cette réputation. Les yeux, d’un éclat profond, ont un regard clair, tandis que les cheveux tirent sur le blond.

BALANCE ASCENDANT POISSONS

Les POISSONS, douzième et dernier signe, marquent la fin d’un cycle et des quatre cycles du quaternaire élémentaire qui constituent le Zodiaque. Voilà pourquoi le natif des POISSONS donne si souvent l’impression d’être «ailleurs», un ailleurs qui se situerait au-delà des limites de notre monde. Si son corps est là, il entend, mais n’écoute pas, il voit, mais ne regarde pas.

Ce n’est pas une attitude qui favorise l’action de la volonté sur les affaires de ce monde. Et comme un des points faibles de la BALANCE est justement sa difficulté à s’affirmer, son union avec les POISSONS va rendre ce type mixte plus velléitaire que volontaire.

Cela est d’autant plus grave que les sensibilités de ces deux signes s’additionnant, le sujet est très vulnérable aux agressions de toutes sortes qui assaillent constamment l’être humain. Il les ressent beaucoup plus profondément que les autres car il participe véritablement aux souffrances du monde. Ne trouvant pas en lui-même les ressources qui lui permettraient de faire face, soit il se réfugie dans son univers neptunien, soit il succombe à l’angoisse.

Cependant, son hypersensibilité est telle qu’il peut, en l’espace d’une heure et au gré des fluctuations de l’ambiance environnante, changer complètement d’humeur, passant avec un naturel déroutant pour l’entourage d’une profonde tristesse à une joie exubérante.

Un autre point sur lequel la BALANCE et les POISSONS se rencontrent est la fuite devant les responsabilités. Le sujet sait ce qu’il conviendrait de faire, mais comme tous les êtres velléitaires, il n’a pas assez de volonté pour éviter de tomber dans la lâcheté.

VENUS â, en dignité dans les deux signes, pousse le sujet à idéaliser les êtres et les choses. Cette tendance explique ses engouements faciles. Les humains étant malheureusement ce qu’ils sont, il arrive tôt ou tard que le sujet soit cruellement déçu par ceux qu’il avait placés sur un piédestal. De sa déception naîtrait un profond découragement s’il n’était capable de reporter bientôt son admiration sur d’autres. Mais il est quand même tenté d’accuser les autres de ne pas avoir eu les qualités qu’il leur avait si facilement prêtées.

Alors que la BALANCE, signe aérien, participe intensément à tout ce qui se passe dans le milieu, les POISSONS peuvent à tout moment s’envoler sur les ailes de l’imagination et devenir indifférents à tout ce qui se passe autour d’eux. Ils se «dédoublent», semblant vivre sur deux plans : leur corps physique est sur TERRE, mais leur âme flotte dans un monde supraphysique.

Le natif de la BALANCE a un sens esthétique très développé. Il a besoin de vivre dans un cadre élégant et harmonieux qui contribue à son épanouissement physique et moral. Ce fort sentiment du beau s’accompagne parfois de dons artistiques que la sensibilité et l’imagination des POISSONS ne peuvent que renforcer. Mais comment ce côté BALANCE du sujet, auquel les fautes de goût sont insupportables, ne souffrirait-il pas de la tendance «hippy» que manifeste son côté POISSONS avec tout ce qui l’accompagne : vie de bohème, dilettantisme artiste, anticonformisme enfantin, etc.? Cet antagonisme risque de provoquer des tiraillements intérieurs qui seront aussi difficiles à éviter qu’à surmonter.

Malgré influence équilibrante et embellissante de la BALANCE, le sujet est physiquement assez marqué par les POISSONS à travers lesquels s’exprime le plus souvent influence jupitérienne qui, dans ce signe, a tendance à gonfler les chairs.

Cependant, quand NEPTUNE ç fait plus fortement sentir son influence, tout le corps s’allonge et prend une allure dégingandée.

***SCORPION ASCENDANT BELIER

***SAGITTAIRE ASCENDANT BELIER

CAPRICORNE ASCENDANT BELIER

Peut-on imaginer deux natures plus contraires, deux rythmes plus opposés ? D’un côté, la secondarité la plus extrême, de l’autre la primarité la plus absolue. On perçoit ici cependant des complicités plus subtiles, au-delà des oppositions, car ces deux signes ont en commun d’appartenir au règne des «cardinaux», (la force et la prudence), c’est-à-dire des signes marqués par un rapport à l’exigence, à l’essentiel, à la spontanéité, à la franchise. Ici s’allient la spontanéité de la volonté – ou de l’action – à celle de la réflexion, du naturel, de l’authenticité.

Le CAPRICORNEBELIER avance sur deux tempos différents. A l’extérieur, le BELIER change vite, évolue, manifeste sa violence et sans doute permet-il au CAPRICORNE d’extérioriser davantage ses passions, de les réchauffer, d’agir plus vite, de bousculer davantage et de se bousculer lui-même. En revanche, le CAPRICORNE met dans la tête du BELIER les grains d’hellébore qui lui sont fort utiles, tout en favorisant une prise de distance, une analyse plus fine des sentiments eux-mêmes, au point parfois de provoquer, de déranger, de bousculer les autres. Car les points de rencontre des deux signes se font sur la franchise, le goût de la vérité, les défis. Plus de brutalité, sans doute, et moins de misanthropie.

Pour l’action, cette combinaison peut être des plus heureuses, le BELIER poussant le CAPRICORNE, le CAPRICORNE canalisant l’énergie du BELIER. L’un décide vite, l’autre mène à bien. L’un commence, l’autre achève. La force, ici, ne manque pas. Ni la force de caractère, ni la force tout court. Moins prudent que le pur CAPRICORNE, le CAPRICORNEBELIER sait quand même calculer ses risques. Ici, le CAPRICORNE retient un peu la fougue du BELIER. Le «vieillard» saturnien peut se régénérer auprès du juvénile BELIER. Mais il ne faut pas l’oublier, le maître du BELIER, MARS ã, est en «EXALTATION» dans le CAPRICORNE et on peut deviner dans cette association une authentique puissance.

En amour, la passion refoulée et maîtrisée du CAPRICORNE peut se vivre dans un plus facile dévoilement, un plus grand mépris des conventions. La revendication du bonheur sera moins culpabilisée. Disons qu’il y a moins de haine de soi…

La force de s’opposer aux obstacles, aux contraintes, le courage de se battre en brandissant sa grande épée, sont là. En évidence. Mais si le CAPRICORNEBELIER cède moins volontiers qu’un autre à la tentation «alcestueuse», il aura parfois des jugements à l’emporte-pièce, des condamnations sans appel, au nom d’une vérité et d’une conviction que l’un et l’autre veulent absolues. Disons aussi que le CAPRICORNEBELIER doutera moins qu’un autre. Le CAPRICORNE retiendra-t-il les élans du BELIER ? Rien n’est moins sûr, car il sera trop heureux de trouver en lui-même ce :moteur dynamique qui accélère son rythme propre et renforce sa confiance. Je dirais que, dans cette association, le CAPRICORNE gagne en courage, en jeunesse, en générosité «active», en dévouement et qu’il perd en diplomatie, en sagesse et en tempérance.

Physiquement, on assistera souvent à de violents et brusques épuisements et à des remontées spectaculaires. Avec une tendance à en faire trop, à dépasser parfois les limites de ses forces.

CAPRICORNE ASCENDANT TAUREAU

Deux signes de TERRE, deux signes lents, conscients de leur pesanteur mais harmoniques dans leur interrelation, complices dans les zones les plus profondes, entremêlant leurs racines. Le TAUREAU, ici, par ses valeurs vénusiennes, égaie le CAPRICORNE, accentue son charme, son aspect calme et posé. Sa force aussi. Car cette combinaison terrienne possède en elle-même une grande puissance, une sorte de foi païenne qui donne le pouvoir de soulever des montagnes.

L’intériorité est grande. Aimable, mais ne se livrant pas, il ne va pas au-devant des confidences et pourtant les attire, parce qu’il rassure. On lui fait confiance. On lui fait crédit. S’il prétend savoir, on le croit.

Parfois, l’association jouera dans le sens des valeurs terriennes, jusqu’à l’excès : possessivité, thésaurisation, méfiance, extrême prudence, tout cela pouvant d’ailleurs favoriser la lente élaboration de la fortune. Si certaines valeurs du thème sont mises en relief, on aura affaire à un avare dévoré d’égoïsme, ne croyant qu’aux investissements terriens, gérant son bien, son coeur et son énergie avec le même esprit d’économie, s’enfermant, avec l’âge, dans une retraite campagnarde très confortable mais sans beaucoup de contacts, sans beaucoup de joies, si ce n’est celles, réelles et profondes, d’un authentique accord avec la nature. Si les valeurs altruistes l’emportent, on a affaire à un sage, gérant ses biens de façon avisée, consacrant sa vie au labeur, à la science, confiant en sa stabilité, en son honnêteté, en sa conscience professionnelle qui lui vaut l’estime de tous. On lui demande beaucoup et il donne à bon escient.

En amour, sa vie est rarement très heureuse. Sauf s’il se marie jeune avec quelqu’un qu’il connaît bien et qu’il estime plus encore qu’il ne l’aime, qu’il construise avec lui, mette toute sa patience et sa ténacité dans la construction de cet édifice quotidien qu’il voudra solide et durable, avec une famille, des enfants, de la TERRE. Ou bien, il se laisse – elle, surtout – épuiser par ceux qui lui prennent plus qu’ils ne donnent. Elle deviendra une image de mère nourricière, mère-infirmière, mère-enseignante. Le jour venu, cela lui vaudra beaucoup de solitude. Lui, peut se laisser dévorer par le travail au détriment du reste et ne pas savoir exprimer sa frustration. A ces CAPRICORNETAUREAU, il faut une nourriture sensuelle riche et renouvelée. Ce sont deux signes d’avidité, deux signes d’oralité, à peu près insatiables, ce qui les expose perpétuellement à des frustrations, le CAPRICORNE empêchant le TAUREAU, de par son exigence, de n’en faire qu’à sa tête…ou qu’à son corps. Le mélange, somme toute, est fidèle, pour peu que le temps lui manque et qu’il tienne à l’autre.

Physiquement, la combinaison est solide, robuste, avec une tendance à ignorer que le surmenage a des limites.

CAPRICORNE ASCENDANT GEMEAUX

L’association tend ici à cérébraliser le CAPRICORNE mais elle est difficile. L’un se refuse à toute attitude ludique, l’autre ne survit que par le jeu. L’un s’accroche à une forte identité qu’il construit patiemment en tendant vers un but unique, l’autre court après une identité morcelée, dispersée, instable et qu’il se refuse précisément à figer ou à enfermer. Bien vécue, toutefois, l’association est très complémentaire. Le vieillard capricornien est ici rajeuni, rafraîchi par l’adolescent GEMEAUX. L’un pense de façon forte, construite et structurée, l’autre pense vite et plusieurs choses à la fois. La souplesse du GEMEAUX, sa mobilité, vont contraindre le CAPRICORNE à bouger. Le CAPRICORNE donne du sérieux, de la gravité, de la conscience au GEMEAUX qui cultiverait volontiers l’irresponsabilité, le cynisme et l’opportunisme. Ils peuvent, certes, se brouiller de temps en temps l’un avec l’autre mais leur alliance va dans le sens de 1’intelligence et de la lucidité. Je ne puis m’empêcher ici de penser à Kepler – dont nous reparlerons plus longuement -, et à sa définition de lui-même . «Il y avait dans cet homme deux tendances contraires : toujours regretter le temps perdu et le perdre toujours volontiers. Car MERCURE incline aux amusements, jeux et autres menus plaisirs […]. Comme sa prudence en matière d’argent le tenait éloigné du jeu, il jouait souvent tout seul. » Voilà bien la contradiction CAPRICORNEGEMEAUX, le refus du gaspillage et la tentation de la gratuité, la prudence saturnienne qui ramène le jeu à une équation solitaire.

Il ne faut pas s’attendre à ce que le CAPRICORNEGEMEAUX fasse beaucoup de «cadeaux» à ceux qui l’entourent. Il y a là une certaine franchise provocatrice, voire un peu sadique, où on ne s’épargne pas soi-même. La lucidité peut même devenir ici coquetterie intellectuelle. Parfois, plus simplement, les deux signes peuvent s’allier pour accroître le sens de l’observation, le talent d’écriture, l’acuité du jugement. Association du brio et de la profondeur, de la logique rigoureuse et de la réflexion intuitive.

En amour, le CAPRICORNE gagnera ici du confort affectif en y perdant un peu de passion. Trop lucide pour se faire l’ombre d’une illusion mais prêt à jouer l’instant…en le faisant durer, finalement, plus qu’il ne s’en serait cru capable. Mais il peut aussi vivre la contradiction réunissant dans le même coeur Alceste et Célimène. Cela peut déboucher sur des compromis, des zones de longue fidélité entrecoupées d’incartades sans lendemain.

Le CAPRICORNE l’emporte quand même ici, car il est simplement plus lucide sur l’aspect absurde de ses besoins et de ses manques, prêt à se fâcher contre lui-même mais aussi plus adaptable, moins «tragique», plus sensible au dérisoire et plus riche en humour. Avec, cependant, plus de fragilité nerveuse, un moins bon contrôle de ses émotions ou de ses réactions.

Physiquement, le CAPRICORNEGEMEAUX risque de s’épuiser plus vite qu’un autre. Il lui faut plus de changements, de mobilité…et mieux connaître ses propres limites. On trouve souvent ici des rhumatismes au niveau des membres supérieurs, parfois de l’asthme ou des allergies respiratoires.

Avec une bonne hygiène de vie et pas trop d’agitation noctambule, le CAPRICORNEGEMEAUX doit bien se porter. S’il y a maladie, il faut s’interroger sur son origine psychosomatique.

CAPRICORNE ASCENDANT CANCER

Deux signes opposés. Mais aussi deux signes complémentaires. Chacun représentant la «nuit» de l’autre. Le CANCER apporte au CAPRICORNE une tendresse plus spontanée, moins contrôlée. Si les deux signes se vivent bien ensemble, ils vont produire une harmonie, un équilibre entre ce qu’il y a de responsable et d’adulte chez le CAPRICORNE et ce qu’il y a d’innocent, d’enfantin chez le CANCER, plein de poésie et de fraîcheur d’âme. On y trouve aussi plus d’imagination et de liberté d’expression. Mais s’ils se vivent dans la contradiction, on assistera à des passages de l’un à l’autre, aussi imprévisibles que déconcertants, à des accès de tendresse et de passion suivis de brusques replis sur soi et de mouvements de pudeur. On y verra des gestes maternels mais avec un désir évident de contrôler l’autre. Parfois le CAPRICORNECANCER fera l’aveu d’un besoin de protection, d’un désir de prise en charge puis, soudain, il prendra la situation en main et assumera toutes les responsabilités. Il voudra se rendre indispensable et aura parfois envie de se décharger de tout sur les autres. L’ensemble donnera beaucoup d’attachement à la Maison, au cadre de vie, renforcerà l’ASpect nourricier, le plaisir d’accueillir, de mettre à l’aise (alors même que le côté CAPRICORNE sera parfois ressenti comme distant). Parfois le «don d’intimité» du CANCER l’emportera sur la froideur apparente du CAPRICORNE.

Beaucoup de franchise et peu de diplomatie, dans la mesure où le besoin de vérité se fait intensément sentir. Une tendance à régenter, à organiser la vie des autres. Parfois aussi on rencontrera – mais plus subtilement que chez le pur cancérien – la tendance au chantage affectif.

Les deux signes appartiennent à un axe d’hypocondrie avec ce que cela suppose de dépendance et de masochisme. Bien vécus, on verra le sujet s’intéresser à la santé des autres, à leur équilibre physique et psychique. Mal vécus, ces deux signes réuniront toutes les craintes de la mort, de la maladie et toutes les formes de la régression.

Car c’est là la tentation fondamentale du CANCER : revenir dans le giron maternel, se faire prendre en charge, alors que le CAPRICORNE condamnera cette attitude, marquera sa volonté d’un passage à l’état adulte. Sauf en cas de dépression. Plus qu’ailleurs, on verra ici s’amoindrir l’angoisse en s’occupant des autres pour échapper au désir d’être protégé. Le CANCER accepte sa faiblesse, ses besoins affectifs. Le CAPRICORNE souhaite les dépasser, sinon les éliminer. La passion se vivra alors tour à tour sur le mode masochiste, avec de brusques distances, des éclairs de lucidité qui d’un seul coup cassent le miracle fusionnel tant désiré.

Beaucoup de nostalgie, un fond de tristesse. Toujours le rêve d’un paradis perdu, de cette sécurité maternelle perpétuellement regrettée (on retrouvera cela chez le CAPRICORNEASCENDANT CAPRICORNE avec plus de lucidité et de plus efficaces systèmes d’auto-sabotage). La répression cancérienne s’ajoutant à la frustration capricornienne peut parfois aboutir ici à la mélancolie.

CAPRICORNE ASCENDANT LION

Là encore, étrange et déconcertante alliance. Le narcissisme du LION aidera sans doute le CAPRICORNE à mieux s’accepter. A tenter, du moins, d’affirmer sa supériorité sur les autres. Alliance de deux orgueils d’essence différente, qui rendent l’échec intolérable. La «barre» est haut placée, presque impossible à franchir, au risque de ne rien tenter du tout ou de se leurrer sur ses vrais désirs : l’orgueil du CAPRICORNE, s’asphyxiant dans l’TERRE raréfié des cimes; l’orgueil du LION qui a besoin de régner, d’imposer sa volonté et sa loi. Lorsque le tandem accède au sommet, le CAPRICORNE, pourtant, ne peut s’empêcher de douter qu’il soit bien, lui, l’objet de tant d’honneurs et de tant d’attentions. Il se rassurera en affirmant que tout est bien ainsi et que c’est à son seul mérite qu’il doit l’admiration qu’on lui témoigne : à la fois plus conscient qu’un autre de ses vertus et plus prompt à les nier, ne serait-ce que pour mieux entendre le doux bruit de la louange. L’humour ne perd pas ses droits; on peut quand même rire sous cape.

Comme il est honnête, il «travaille comme un fou» pour être à la hauteur de sa réputation. Il ne cachera- pas son ambition dévorante. Il affirmera bien haut qu’il vaut mieux s’attaquer à la Neuvième Symphonie qu’au dernier «tube» de l’été. Il ne redoutera pas la gloire, mais supportera fort mal de tomber de son piédestal et aura alors tendance à ressasser ses souvenirs, à évoquer sans cesse le temps heureux de ses lauriers.

Son éthique est rigoureuse. On peut compter sur sa parole, sur son engagement. S’il est plus narcissique qu’un autre CAPRICORNE, il l’est néanmoins beaucoup moins qu’un LION et le besoin qu’il a d’une image de soi supérieure le conduira à tout faire pour mériter l’estime et la confiance des autres. Il travaillera d’arrache-pied, avec une puissance peu commune. Il assumera les responsabilités et la gloire à laquelle il accède parfois, lorsqu’il a atteint le pouvoir recherché, car il en a le goût. Il sait que nul autre que lui ne peut mener à bien la tâche qu’il s’est assignée.

S’il rencontre un jour l’échec, le CAPRICORNELION donnera le navrant spectacle de celui qui continue à nourrir chimères et regrets; il refusera souvent de prendre conscience de ses erreurs et s’abritera derrière un bouc émissaire, qu’il lui donne un nom et un visage ou qu’il s’en prenne à la fatalité.

Il refuse aussi, souvent, d’admettre qu’on ne peut à la fois être et avoir été. C’est lui, sans doute, qui a le plus de mal à renoncer. Mais si son courage et son énergie demeurent intacts, il est capable de remonter toutes les pentes. Il peut aussi conserver et faire partager une image de lui-même que le temps ne flétrit pas – je pense à Marlène Dietrich -, ou poser les fondations de son oeuvre de telle sorte que celle-ci lui survive – ce sera peut-être le cas de Maurice Béjart.

En amour, la lutte est âpre entre la culpabilité qu’il ressent à revendiquer une attention permanente de l’autre et le besoin d’être reconnu là où, profondément, il croit mériter l’estime, l’affection, le dévouement. Ces deux signes ensemble promettent force, énergie, courage, vitalité.

Le système cardio-vasculaire exige cependant une surveillance, à cause de la prédisposition naturelle du LION aux troubles cardiaques et de la tendance du CAPRICORNE à l’artériosclérose.

CAPRICORNE ASCENDANT VIERGE

Deux signes qui font alliance dans le sens de l’intériorisation, du doute de soi, du besoin de sécurité affective aussi bien que matérielle, et de l’intelligence analytique. Mais aussi deux signes capables de transcender leurs besoins, de se dépouiller des oripeaux de l’artifice.

Ils peuvent se vivre sur deux modes radicalement différents, à partir de la même composante : ou bien l’être s’enferme, se replie sur lui-même, se rétrécit, se cache, ne surmonte pas ses inhibitions, s’englue dans la peur et se surprotège contre le risque. Il s’enlise alors dans l’égoïsme, sans rien pouvoir donner aux autres tant il redoute qu’on lui prenne quoi que ce soit. Ou bien alors il prend de bonne heure conscience de cette menace qui peut l’enfermer à jamais et il tend la main vers les autres, il prend la parole, tente de se faire entendre et reconnaître, passe à l’altruisme et au dévouement le plus remarquable.

Deux signes consciencieux, soucieux de l’opinion des autres mais plus sévères encore envers eux-mêmes qu’avec autrui. Plus misanthropes aussi (les hommes surtout), plus sceptiques et vulnérables à la fois, partagés entre le désir de se constituer un univers immuable et sûr et celui d’échapper à leur prison, éventuellement en se mettant eux-mêmes en péril. Comme si cette alliance des deux signes les plus raisonnables, les plus sages du Zodiaque, incitait – pour pouvoir au moins s’entendre exister – à courir au-devant de quelques folies, à frôler la démesure, à se mettre en danger. Mais, en amour, rares seront ceux qui se sentiront compris, qu’on aidera à sortir de leur coquille, qu’on violera, selon leur désir et leur terreur. Pourtant, quelle reconnaissance à l’égard de ceux qui sauront deviner leur secrète aspiration : qu’on les aide à sortir d’eux-mêmes, qu’on aille au-devant d’eux alors qu’eux-mêmes ne peuvent faire un pas, qu’on les fasse rire, qu’on les délivre!

Parfois, ce misanthrope choisira le couvent ou l’exil. Ou encore le plus réel désintéressement, le plus vigilant altruisme. Excellente structure, par exemple, pour le médecin qui passera ses nuits au chevet de ses malades, tentant de se réconcilier un peu avec cette image de lui-même qui lui déplaît grâce au sentiment d’être utile. Ou bien encore, sa nature VIERGE se mettra efficacement au service de l’ambition capricornienne, en lui apportant toutes ses qualités de conscience, voire de perfectionnisme, de rigueur, de précision, d’ordre, d’honnêteté. Il ne sera jamais très indulgent pour les faiblesses humaines. Pas plus pour les siennes que celles des autres. Il ne sera jamais complaisant envers personne. S’il a du génie, si quelque NEPTUNE visionnaire le visite, il dénoncera la «comédie humaine», jouant du scalpel avec la précision du chirurgien qui ne laisse rien au hasard. Plus que d’un autre CAPRICORNE, on peut dire de lui qu’il lutte toute sa vie pour se trouver une foi qui l’aide à survivre, lui qui jamais ne parvient à se faire d’illusions. Mais plus qu’un autre aussi, il devra lutter contre des blocages essentiels. Il ne peut y parvenir que par 1’intelligence et la lucidité.

Ses faiblesses physiologiques sont d’ordre digestif mais il a de la discipline et apprend généralement à se bien nourrir et sait éviter les excès.

CAPRICORNE ASCENDANT BALANCE

Le voilà bien, le plus écorché vif de tous, le plus vulnérable, le moins cuirassé. Lucide par le CAPRICORNE mais romantique par la BALANCE, il ne se résignera jamais à être un mal aimé. Ses frustrations resurgissent à chaque instant, devant le moindre rejet, le moindre abandon. Lâche devant les affrontements qu’il supporte mal, il se punira sans cesse de ses hésitations et de ses atermoiements. Il a si peur de déplaire qu’il se surprend sans cesse en flagrant délit de compromissions, lui qui les condamne volontiers. Afin d’être aimé, il se mettra en quatre pour les autres, ne saura jamais dire «non», mais souffrira de ne jamais recevoir ce qu’il attend : c’est-à-dire d’être reconnu là où il sait exister, avec cette sensibilité vibrante qui est la sienne.

Il possède plus qu’un autre cette nature hypersensible et passionnée qui tente de se contrôler, qui fait appel à l’orgueil pour le protéger contre ses propres faiblesses.

Les deux signes appartiennent pourtant au règne des cardinaux. Ils se rejoignent dans une intransigeance qui surprend. Un souci de justice, un attachement à 1’équité les rendront exigeants pour ceux qu’ils aiment, bien plus que pour le «troupeau» des indifférents. Comme si cela aidait à exiger de soi-même davantage, comme si cela protégeait un peu contre ses propres manques.

Souvent, il a des dons artistiques; la sensibilité alors s’épanouit et le Moi s’affermit, permettant parfois de manifester beaucoup de force dans l’adversité. Mais on peut trouver aussi dans cette structure le courtisan, le diplomate, celui qui met son savoir-faire et son doigté au service de sa vie sociale, parfois même de ses affaires.

S’il a du mal à se faire reconnaître dans ses aspirations sentimentales, au moins il sera soutenu dans ses ambitions et admis dans la société dont il a accepté les règles du jeu. Mais il est rare qu’il se défende bien lorsqu’il est attaqué de front. Il n’y parviendra qu’en louvoyant, en gagnant du temps, en usant de son charme, recherchant des alliances et les exploitant.

Bien des choses vont dépendre des événements qui marqueront sa jeunesse. Protégé, il apprendra facilement à «tirer les ficelles», à manipuler les autres pour satisfaire son confort. Traumatisé, blessé dans ses affections premières, il mobilisera plus souvent son énergie pour colmater les brèches tant bien que mal.

Dans l’ensemble, les CAPRICORNEBALANCE passent pour avoir beaucoup de charme; l’un cherchera surtout à séduire, l’autre à se faire aimer. Ils touchent par ce mélange de pudeur et de passion, de lucidité et d’aspiration à l’amour absolu. Si on les apprivoise, si on les devine, si on les comprend, on ne tarde pas à les aimer. Mais on ne le leur dira jamais assez, peut-être parce qu’ils interdiront le mot d’un regard, par peur de l’émotion dévastatrice que l’on risque alors de soulever en eux. Ils minimiseront toujours un peu ce qu’ils ressentent, de crainte de se prendre eux-mêmes au sérieux.

Sur le plan pathologique, attention aux calculs rénaux, aux coliques néphrétiques, aux lithiases rénales et aux ennuis de vessie.

CAPRICORNE ASCENDANT SCORPION

L’une des plus intéressantes structures, comme son inverse (SCORPIONCAPRICORNE), parce qu’elle permet au CAPRICORNE d’extérioriser sa violence, d’exprimer son intensité, de laisser parler le FEU du volcan, d’aller jusqu’au bout de ce qui le mène : la passion de la vérité et de l’absolu, le besoin de se dépasser soi-même. Le CAPRICORNESCORPION a plus de courage que les autres pour dire, pour faire face, pour endurer. Il est plus intransigeant encore que les autres. Son caractère ne passe jamais pour facile. Il s’acharne parfois contre ses ennemis au-delà de ce qu’ils méritent. Il ne craint pas de les «tuer» par la dérision ou le ridicule (Léautaud). Il a moins que d’autres besoin de séduire et de plaire. Il ira même au-devant de l’inimitié, trouvant dans l’hostilité des autres une secrète nourriture à son orgueil, une jouissance auto-sadique très subtile. Sans complaisance envers lui-même, il se reconnaît néanmoins une vertu : celle qui le pousse à contraindre les hommes à se voir tels qu’ils sont. Il dénonce les illusions et les faiblesses des autres, mais n’a aucune indulgence pour les siennes. Il ne supporte aucun mensonge, sauf si cela sert son besoin de pouvoir et s’il assume un certain machiavélisme. Il ricane parfois, caustique, ironique. S’il y a derrière tout cela la souffrance et l’obsédante présence de la mort et de la destruction, la conscience aiguillonnante du néant à venir (Edgar Poe), jamais il ne geint. C’est la révolte ou le mépris, plus souvent encore la solitude des orgueilleux, le sens du tragique, l’auto-sadisme. Jamais satisfait de lui-même, il est capable, comme Cézanne, de détruire ses propres oeuvres parce qu’il a le sentiment de ne jamais atteindre à ce qu’il veut avec tant de volonté et de patience. C’est un acharné. S’il cesse de se battre, il sait bien que c’est la mort. Il possède une réserve d’énergie extraordinaire. Énergie psychique, énergie physique. Énergie qui s’alimente de sa propre insatisfaction. Ne jamais se contenter de l’acquis, ne jamais rien accepter, se révolter et savoir que cette révolte ne sert à rien, tel est le combat de cet Alceste plus véhément ou plus sauvage que les autres.

Désabusé ? Blasé ? Je ne le pense pas. Car c’est un lutteur qui n’abandonne jamais le combat même s’il sait que la mort en est l’issue. Et il a de la patience; il se donne du temps. Ce qui lui importe c’est le cri, la protestation qu’il lance contre le ciel parce qu’il se sait condamné – ou damné -, ou floué dès le départ.

On ne l’aime guère. Même si parfois il séduit ou fascine, il inquiète et dérange. On le craint parce qu’il a la dent dure et le regard aigu. On ne peut l’acheter et il se moque de déplaire. Du moins a-t-il un jour décidé de s’offrir ce luxe. Trop verts, les raisins ? Peut-être bien; mais certains êtres n’ont pas l’échine souple.

En amour, bien sûr, on voit mal comment le bonheur pourrait aisément pousser sur ce terrain aride, et qui pourrait supporter cette hautaine exigence. Il peut alors choisir d’être seul, d’aimer les chats plus que les humains ou de tromper ses frustrations avec des passions moins humaines : l’art, la religion, la philosophie…Ou choisir le chemin inverse et plonger dans le mal. Derrière tout cela, certes, on retrouve le même aveu de faiblesse, avec la blessure que rien ne peut refermer – jamais. La force, précisément, consiste à la transcender, à l’utiliser à bon escient.

Le CAPRICORNESCORPION est solide comme un roc, malgré toute l’énergie qu’il peut mettre à flirter avec la mort et la destruction. Lorsqu’il s’en approche (car parfois il va très loin dans la somatisation), un puissant instinct de conservation le remet debout. Qu’il le veuille ou non.

CAPRICORNE ASCENDANT SAGITTAIRE

Peut-être celui de tous qui a la plus puissante revendication vitale (sauf, comme chez Drieu La Rochelle, si d’autres valeurs viennent tout faire exploser). Un côté brut dans la parole comme dans le geste, mais sans agressivité réelle. Un besoin, d’abord, de laisser la force s’exprimer, sortir de soi; la tendresse, on l’exprime souvent comme ça, à travers des élans très physiques, par pudeur et aussi par impudeur parce qu’il y a une force qui sort du plus profond de soi-même.

Gérard Depardieu, CAPRICORNESAGITTAIRE, a confessé dans Match cette violence de «fauve». Il ne se vante pas des coups qu’il a faits, de sa jeunesse tumultueuse. Il s’exprime avec Sincérité, presque avec objectivité : «J’ai été réformé à l’armée pour hyperémotivité pathologique. Parce que je ne parlais pas. Pas du tout. Je beuglais.» La sentimentalité est derrière, à peine cachée, juste un peu, par l’humour et la distance. Il parle d’un copain qui s’est tué en bagnole» J’ai été secoué mais j’ai pas pleuré. Je pleure rarement. Des fois, j’ai pleuré sur moi, au temps du stop, quand j’étais sur la route tout seul! La fièvre, la solitude, l’ennui quand arrive le soir, la nuit, entre chien et loup. Là, on se dit : « Tiens, merde, encore une nuit et il commence à pleuvoir.  » Alors je pleurais un coup. Ça fait du bien…Se prendre un moment pour Cendrillon.»

Peut-être le CAPRICORNESAGITTAIRE supporte-t-il plus mal que les autres les quelles il se heurte parce qu’il a plus qu’un autre sinon le goût du moins un certain bonheur, de la vie, du plaisir, de la jouissance, et que son émotivité est très intense, dévastatrice. Il a horreur de la tiédeur des sentiments pasteurisés qu’on lui propose. Alors, il a envie de «cogner». C’est son réflexe le plus sain. S’il se contrôle trop bien, il ne peut pas «cogner» sur les autres, et alors la tentation de cogner sur lui-même déferle sur lui comme une pluie d’orage. C’est un passionné séduit par l’anarchie, avec la vision romanesque qu’il en a.

Le FEU sagittairien qui réchauffe le CAPRICORNE ne peut être entretenu que par des bûches affectives et c’est là sa faiblesse.

Habituellement plus chaleureux que le CAPRICORNE pur, il inspire confiance et on va vers lui. On s’en remet à lui. Alors, il prend en charge, trop heureux d’exister pour quelqu’un. La dualité est forte entre le SAGITTAIRE mobile, aventureux, voyageur, répétant le «on n’est bien qu’ailleurs» du SAGITTAIRE Paul Éluard, et le CAPRICORNE enraciné, monolithique, prudent et pétrifié. Si on l’entraîne, il suit, trop heureux d’avoir été délogé de sa tanière. Mais si personne ne vient le chercher, il a du mal à bouger. Parfois, si le SAGITTAIRE s’emballe, se sent prêt à faire le grand saut, à commettre enfin la folie libératrice, le CAPRICORNE lui impose de rester tranquillement au chaud et lui déconseille tant d’agitation.

Cette dualité, je la ressens très fort. Je me plains de l’émotivité que m’a donnée le SAGITTAIRE et de la lenteur de mon CAPRICORNE à la maîtriser. Le sentiment, toujours, que les blessures s’accumulent, que les cicatrices se rouvrent toutes ensemble, et même les plus anciennes, chaque fois qu’un nouveau coup nous transperce. Et cette horreur de la vulnérabilité qu’il faut alors admettre. Et la joie de savoir à travers cette souffrance qu’on est un être vivant. C’est la passion, et elle seule, qui maintient en vie. Mais comme le renoncement, alors, est difficile. Il faut donc se résigner à trouver des raisons de vivre dans la création, le coup de poing, l’aventure, hors de soi. Longue conquête pour qui a envie d’exiger le bonheur comme un dû. O nostalgie des Tarzan, des Zorba, des grands pumas sauvages qui accueilleraient tous les élans, qui délivreraient des chaînes de la raison!

Le CAPRICORNE ASCENDANT SAGITTAIRE a quelque chose d’un PygmaLion (ou d’une pygmaLionne) : aider son prochain, satisfaire son côté missionnaire, être aimé à tout prix, fût-ce à celui que dans son orgueil on trouve bien trop élevé. Ou viser plus haut, au-delà de soi-même, quand le CAPRICORNE ne retient pas trop le bras de l’archer-Centaure prêt à lancer sa flèche. Difficulté à se trouver des motivations pour aller de l’avant si la foi disparaît. Il y faut une force supérieure qui vous tire. Ainsi Jeanne d’Arc, à laquelle on peut imaginer un ASCENDANT BELIER ou SAGITTAIRE.

Pour certains encore, ce sera l’ambition, ou un but qui fait croire à une contribution quelconque au bien commun.

Le SAGITTAIRE compense-t-il les frustrations du CAPRICORNE ? Dans la mesure où il le rend moins misanthrope, plus optimiste, plus confiant, sans doute. Mais l’émotivité est là, toujours, comme un piège tendu. Et si la vie se refuse, si la confiance en l’avenir disparaît, reste-t-il quelque chose ?

CAPRICORNE ASCENDANT CAPRICORNE

Quintessence de CAPRICORNE. Presque une caricature. Des angoisses bien contrôlées, bien dissimulées sous le masque de la dignité. Mais comment se fait-il qu’on y «somatise» plus qu’ailleurs, qu’on s’y maltraite plus qu’ailleurs dans le secret de son corps, qu’on s’y alcoolise parfois, qu’on fuie la solitude dans la solitude et le manque dans le manque, qu’on y soit rarement aimé sans que l’abandon soit au bout, provoqué ou non, qu’on y soit, plus qu’ailleurs, célibataire ou mal accompagné ?

Pourtant, vu de l’extérieur, on a le spectacle de la plus parfaite maîtrise de soi. Tout a l’TERRE I d’être en ordre. Le regard sur les autres est aigu, peu indulgent. Tout de suite, le défaut de la cuirasse – de l’autre – est perçu. Sans doute parce que le CAPRICORNE ASCENDANT CAPRICORNE sait bien où se faufilent toutes les failles. Car elles sont déjà en lui, bien sûr.

A lire ce portrait, on aurait vite mauvaise opinion de cet «éclaireur d’abîmes». Mais s’il a l’esprit critique c’est qu’il l’a exercé contre lui-même depuis belle lurette et qu’il est volontiers sa propre cible. Il donne volontiers dans le stoïcisme, mais sait ce qu’il lui en coûte. Il semble mépriser facilement; on le croit hautain, on le juge distant et froid. Il ne faut pas s’y tromper :la vérité est qu’il ne s’aime pas et qu’il se construit tant bien que mal des systèmes de défense.

Lorsqu’on le connaît bien, qu’on a accès à son être secret, on découvre sa vigilance, son besoin de tendresse, sa passion, son honnêteté, sa rigueur morale et cette autocensure qui si souvent le paralyse. Son courage aussi. Tout ce qu’il voudrait vivre et qui lui est refusé parce qu’on ne l’entend pas. Par sa faute, parce que son cri a été étouffé de sa propre main.

Certes, la structure est «dure à vivre». Elle enferme dans une tour, d’où l’on voit loin mais où personne ne peut pénétrer. Mais si le CAPRICORNE au carré ne s’enferme pas trop dans son bon droit, sa bonne conscience, s’il accepte de se remettre en question, s’il ne se met pas à l’abri dans son corset janséniste – ou parpaillot -, alors il peut se dépasser lui-même et donner sa mesure. Souvent dans la science où sa persévérance sera sans limite, dans un travail altruiste qui seul le délivrera de ses frustrations, dans un travail d’étude et de réflexion, dans une activité politique où il se révélera parfois remarquable. Ou bien encore dans un travail solitaire, comme Pasteur, conscient d’avoir l’éternité devant lui et la résistance de la pierre; aucune adversité n’a prise sur lui et n’entrave son action.

C’est là, sans doute, à sa formidable puissance de travail, à son incomparable persévérance, que se reconnaît le pur CAPRICORNE. S’il trouve un but à sa mesure, il se découvre des trésors d’énergie; il peut «soulever des montagnes», user tous les obstacles, décourager l’adversité.

Pathologiquement, on trouve en lui toutes les prédispositions du signe : allergies cutanées, «humeurs crasses», troubles digestifs, rhumatismes, auto-intoxications diverses…et, au bout du compte, une belle longévité.

CAPRICORNE ASCENDANT VERSEAU

La complicité entre les deux signes est très positive puisque SATURNE å est le maître du VERSEAU et URANUS le maître nocturne du CAPRICORNE (inversant ainsi leurs maîtrises diurnes).

Dans cette structure, ce qui dans le CAPRICORNE est le plus novateur, révolutionnaire, passionné de connaissance Cet qu’on retrouve chez des CAPRICORNE tels que Newton, Franklin, Kepler, Pasteur…) se trouve plus facilement mis au jour par la présence du VERSEAU. L’un puise aux sources de la Tradition, l’autre ne craint ni d’innover, ni d’inventer, de découvrir ou d’expérimenter. La cohabitation peut donc être des plus fructueuses.

Bien sûr, il peut y avoir contradiction intime entre le goût de l’aventure et la prudence, entre, surtout, deux rythmes profondément distincts : l’un s’inscrivant dans une durée saturnienne purement continue, sans rupture, l’autre dans un discontinu, comme le pointillé qui s’opposerait au trait.

Le destin peut en être bousculé, subir des alternances de stabilité et d’errance, de sédentarité et de nomadisme. La pensée elle-même opère des retours en arrière, comme si elle prenait son élan dans les profondeurs saturniennes pour mieux se lancer à l’aventure et assumer le risque.

Les rapports aux autres y semblent plus faciles grâce au don d’amitié du VERSEAU, que la fidélité capricornienne fait apprécier mieux encore. Il semble aussi que ce signe aérien, indépendant, se libère plus facilement des frustrations du CAPRICORNE, en soit moins atteint ou se montre capable de les sublimer plus aisément, dans la création, la recherche, la connaissance et, parfois, l’action. Il ne s’enferme jamais dans une voie étroite. Prudent dans sa façon de chercher, patient dans la conduite de son travail. Il aime le secret.

Discret, généreux et sympathique, il s’efface volontiers devant les autres mais apprécie qu’on reconnaisse ses mérites, qu’on l’encourage, qu’on le soutienne dans sa quête.

Des aspects naïfs. De l’humour et de la gentillesse. Moins grinçant, moins amer que d’autres mais plus intellectuel et moins vital. Il rit volontiers. Très sérieux dans son travail, il supporte mal qu’on doute de lui, qu’on ne lui fasse pas confiance, car il manque d’assurance.

Affectivement, il se tricote parfois une vie compliquée, ayant à la fois besoin de protéger son indépendance et d’être totalement sûr de l’autre. Il peut faire preuve du plus grand altruisme envers ceux qu’il aime. On ne fait pas appel en vain à son sens de l’amitié et des responsabilités. Mais il a besoin de liberté et se plie difficilement aux contraintes (celles du mariage, par exemple). L’engagement pris, cependant, est durable.

Il se porte bien à partir du moment où il fait ce qu’il voulait faire, où il a trouvé sa voie. On peut craindre des ennuis de circulation, de mauvaises vertèbres, parfois des troubles cardio-vasculaires et des problèmes affectant les membres inférieurs.

CAPRICORNE ASCENDANT POISSONS

Contradiction entre une nature «froide», contrôlée, rationnelle, raisonnable, et une nature «folle», irrationnelle, sentimentale. La réflexion philosophique peut s’allier au tempérament mystique, avec les conflits intérieurs que cela suppose.

Le CAPRICORNE réfléchit, le POISSONS devine. L’un analyse, l’autre se laisse guider par une intuition innée. L’association peut être productive, avec une bonne utilisation de ces deux outils, somme toute complémentaires.

Plus affectif qu’il ne veut l’avouer, plus sensible qu’il ne veut le laisser paraître, il se défend parfois avec brusquerie des élans de tendresse qui le poussent vers les autres. Il est déçu, – trop souvent; parce qu’il fait parfois crédit sans discernement, par besoin de faire confiance, de croire en l’être humain. Il défend ce qu’il appelle le droit ou la justice, avec naïveté. Il y laisse des plumes.

Il est à la fois très conscient de ce qu’il fait et soudain indifférent, de façon déroutante, à ce qui peut blesser l’autre. La douche écossaise. Plus à l’aise dans l’amitié que dans l’amour, à cause des blessures tôt reçues, il cache souvent ses vrais sentiments. On le croit plus froid et moins sensuel qu’il n’est.

Moraliste, mais avec ses propres critères de jugement, s’opposant volontiers aux idées à la mode, aux systèmes de pensée en vogue, il défend les idées simples, un certain humanisme. Au fond, c’est un idéaliste qui n’accepte pas toujours de le reconnaître. Il ennuie parfois son entourage par sa façon de lui faire la morale; un rien prêcheur, et pas mécontent de culpabiliser un peu son monde. Il rit doucement, si on se moque de lui sans méchanceté.

Le CAPRICORNE ne tient jamais rigueur de la franchise. Cela fait partie de son système moral. Au fond, il voudrait bien que tout le monde soit «beau et gentil» et souffre qu’il n’en soit rien Il ne s’y résigne jamais tout à fait. Parfois pourtant, il commet des actions qu’il se reproche…parce qu’il s’est arrangé, sur le mode POISSONS, avec sa conscience, et que le CAPRICORNE le contraindra à s’avouer sa faute et à battre sa coulpe. Un peu masochiste, il en arrive même à se punir lui-même.

Côté coeur, il arrive qu’il fasse le choix d’une vie simple, avec un être judicieusement élu.

S’il rencontre des tentations, il y résistera; non sans mérite. Là encore le CAPRICORNE empêchera le POISSONS de «pêcher en rond». S’il est célibataire ou libre, il n’aura de cesse que quelqu’un l’aime mais ne croira jamais que cela soit vraiment possible. Il en a pourtant un besoin dévastateur. Il est prêt à donner beaucoup; trop parfois. Il pressent qu’il sera mal aimé et déçu, car il sait aussi qu’il fait souvent le mauvais choix et qu’il donne à qui ne le mérite pas. Parfois maladroit dans son rapport avec les autres, et le sachant. Furieux contre lui-même de son besoin d’amour qu’il sent démesuré, régressif, parce qu’il ne l’envisage que fusionnel. Il aspire au bonheur tout en sachant qu’il le vit comme un désir infantile. Alors, parfois, il renonce à tout. Et c’est la tentation mystique ou spirituelle, moins décevante, en tant qu’aventure, que toute union humaine.

Pourtant, il ne se débarrasse jamais d’un fond de scepticisme, non pour jouer les esprits forts, mais parce que le doute est en lui. Il connaît des états dépressifs mais les surmonte presque toujours.

Il réunit en lui les secrets de la chèvre Amalthée et de sa métamorphose en moitié de sirène. Alchimie mystérieuse qui donne ici, au CAPRICORNE, l’accès aux voies de l’inconscient.

***VERSEAU ASCENDANT BELIER

***POISSONS ASCENDANT BELIER